• Congrégation des Filles de la Sagesse - Membres de la Congrégation et historique des établissements tenus par les soeurs

    Les archives de la Congrégation sont en cours de classement.

    En juillet 2016, un inventaire de la partie consacrée aux "Membres de la Congrégation" a été publié. L'ensemble recouvre les registres du personnel, les dossiers individuels de soeurs ainsi que le suivi de leurs obédiences en France et dans le monde. Il comprend également les registres de décès et de sorties des soeurs et les statistiques sur l'activité de la Congrégation.

    Réparties jusqu'en 1954 en soeurs de choeur et soeurs converses (ces dernières étaient employées aux travaux domestiques), les religieuses sont recensées dans plusieurs catégories de registres, ouverts par nom civil, par nom de religion - avec obédiences parfois, ou encore par matricules - avec ou sans obédiences. Pour chacune de ces catégories, plusieurs séries existent ; celle placée en tête d'inventaire est en général la plus complète et a été totalement ou en partie numérisée.
    N'oubliez pas de consulter les registres par entrée au postulat, au noviciat ou bien par voeux temporaires ; vous disposerez alors de l'état civil complet des soeurs. Ces documents sont également indispensables pour retrouver les personnes sorties de la Congrégation avant de prononcer leurs voeux perpétuels.

    En mars 2017, cet inventaire s'est enrichi de notices sur les maisons fondées par la Congrégation de par le monde. Une série de registres reprenant les faits marquants de tous les établissements encore ouverts au début du XIXe siècle est en effet tenue à jour jusqu'aux années 1950. On y suit les différentes étapes de l'implantation des communautés et les vicissitudes dues notamment aux décisions politiques - fermetures et réouvertures d'écoles, perte de l'administration des établissements de santé, évolution des matières enseignées…-. Ces documents ont été entièrement dépouillés - les dates de fondation de chacune des oeuvres sont précisées - et numérisés.
    D'autres séries de registres ont fait l'objet d'un dépouillement similaire : sur l'une d'elles sont retranscrites les premières lettres officielles échangées entre la Supérieure Générale et les autorités civiles au début du XIXe s. pour favoriser l'installation des différentes œuvres ; une autre résume leur situation financière.

    Les archives de ces établissements sont également conservées et réunies dans des dossiers qui représentent plus d'une centaine de ml. Elles permettent de retracer la vie des communautés (visites canoniques, chroniques, listes de soeurs, comptes et budgets...) et de connaitre leur situation administrative (traités, délibérations du Conseil général, décisions d'ouverture et de fermeture). De nombreuses photographies et des plans des lieux, en cas de travaux notamment, viennent illustrer l'ensemble. Pour certaines oeuvres, une volumineuse correspondance échangée en temps de guerre est à signaler. Il n'y a en revanche que peu de pièces administratives sur les structures dont les sœurs ont la charge (peu ou pas de listes d'élèves ou d'enfants secourus, peu ou pas de programmes scolaires).
    Ces dossiers sont très complémentaires des registres cités plus haut, voire la seule source de renseignements lorsque l'œuvre est ouverte ou réouverte après les années 1950.
    Ils sont classés suivant l'ordre alphabétique des communes accueillant des œuvres. Pour la France, les dossiers des établissements des communes commençant par la lettre A sont traités (sauf Auray) et disposent désormais d'analyses descriptives en ligne (juin 2017).

  • 15 J - Travaux Bouron sur les communes de Vendée

    Ce fonds est constitué des notes de M. Bouron. Elles ne sont pas le fruit de travaux originaux, mais la compilation de données publiées dans la Revue du Bas-Poitou, dans l'annuaire de la Société d'Emulation de la Vendée ou dans Le Phare pour les articles du Dr Marcel Baudouin. La plupart du temps, ces données sont reprises sans indication de source.

    La première partie concerne les communes de Vendée présentées par ordre alphabétique (15 J 1-292). Les notes qui composent ces dossiers permettent, pour chaque commune, de connaître sa situation géographique et géologique, l'étymologie de son nom, les découvertes archéologiques propres à retracer la préhistoire et l'histoire ancienne, les événements survenus pendant les guerres de religion et la guerre de Vendée, les faits majeurs, les légendes, les familles célèbres et les personnalités, les sites et monuments remarquables. Elles donnent en revanche peu d'indications sur l'histoire contemporaine.

    La deuxième partie de ce fonds est constituée de notes et de coupures de presse concernant l'histoire et la géographie de la Vendée (15 J 293-314) et de la France (15 J 315). Elle est présentée sous la rubrique " Enseignement, Culture, Sports et loisirs ".

  • G - Clergé séculier (XVe-XVIIIe siècles)

    Les Archives départementales de la Vendée conservent des fonds pour l'évêché et le chapitre de Luçon, et pour la partie vendéenne des évêchés de Maillezais puis de La Rochelle. Ces fonds sont d'inégale importance, celui de Luçon étant le plus volumineux.
    Viennent ensuite les titres des paroisses du Bas-Poitou situées dans le ressort de l'actuel département de la Vendée (de 8 G L'Aiguillon-sur-Vie à 208 G Xanton). D'une manière générale, les pièces de la série G, provenant des archives ecclésiastiques saisies à la Révolution, nous renseignent davantage sur les biens détenus par le clergé séculier que sur la vie religieuse d'alors.
    Rien ne subsiste des archives de l'Église constitutionnelle de la Vendée (1791-1793).

    Cet inventaire ne présente pour l'instant (septembre 2017) que quelques pièces qui ont été numérisées ; les autres articles, qui font l'objet d'un récolement papier, sont consultables sous forme d'originaux en salle de lecture.

  • Notaires du canton de La Châtaigneraie : analyses d'un choix de pièces (1556-1808)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Antigny, Bazoges-en-Pareds, Bouildroux, Breuil-Barret, Cheffois, Loge-Fougereuse, Menomblet, Mouilleron-en-Pareds, Saint-Germain-l'Aiguiller, Saint-Hilaire-de-Voust, Saint-Maurice-des-Noues, Saint-Maurice-le-Girard, Saint-Pierre-du-Chemin, Saint-Sulpice-en-Pareds, Thouarsais et Vouvant. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Montaigu, de Saint-Georges-de-Montaigu, de La Boissière-de-Montaigu et de Saint-Hilaire-de-Loulay : analyses d'un choix de pièces (1699-1821)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Boissière-de-Montaigu, Montaigu, Saint-Georges-de-Montaigu, et Saint-Hilaire-de-Loulay. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Justices inférieures d'Ancien Régime

    Voir chacun des titres

  • 3R - Anciens combattants et victimes de guerre

    Cet inventaire présente l'intégralité de la sous-série 3 R, enrichie de quelques articles des versements 1700 W et 2201 W. Ces derniers donnent, en effet, accès aux dossiers de demandes de cartes du combattant, et en complètent la collection.

    L'ensemble traite de l'aide apportée aux soldats blessés et aux victimes de guerre, par les pouvoirs publics. Il se concentre, principalement, sur la période de la Première Guerre mondiale.

    La première partie concerne le fonds de la préfecture. Ce fonds lacunaire regroupe, pour l'essentiel, les actes de décès de soldats vendéens pour la période s'étalant de 1792 à 1815, et quelques listes d'attribution de secours et de pensions aux anciens soldats et à leur famille, versés par la Préfecture, en marge des missions de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

    La seconde partie présente les archives de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, structure qui évolue au fil du temps, comme évoqué plus haut. Cette partie est la plus importante.

    L'office a à sa charge quatre catégories de population, qui ont en commun les blessures et souffrances induites par la guerre. Ce sont : les mutilés, les réformés, les anciens combattants et les pupilles de la Nation.

    Mutilés, réformés et anciens combattants :

    La guerre provoque la mort de millions de soldats, et en laisse des millions, blessés, souvent invalides.

    En 1919 la Nation leur reconnaît le droit à réparation ; ils peuvent désormais prétendre à une pension et à des secours couvrant le préjudice subi mais aussi à une assistance à la reconversion professionnelle, leur permettant de trouver un emploi compatible avec leur handicap.

    Les demandes de cartes d'invalidité affluent dès 1920, comme l'attestent les registres chronologiques de délivrance de 1920 à 1935 (3 R 59-60), et les dossiers de demande de renouvellement, effectuée tous les 3 ans (3 R 61-89, 358-364). Les bénéficiaires peuvent aspirer à des secours, des pensions, ou des prêts, permettant de faciliter leur condition de vie et leur projet professionnel. Nombreux sont les dossiers de demande de pensions et de secours. Classés par ordre alphabétique, ces dossiers présentent des informations sur la composition et la vie du foyer.

    En 1928, est institué le droit à la reconnaissance du combattant. Il permet, essentiellement, aux anciens soldats non pensionnés, de bénéficier d'une pension lors de leur retraite. Le combattant doit préalablement détenir la carte du combattant, qui lui est délivrée selon les critères suivants : avoir servi au moins 90 jours dans une unité combattante, être titulaire d'une distinction individuelle, avoir reçu une blessure de guerre homologuée par l'autorité militaire, avoir été évacué d'une unité combattante pour une blessure reçue ou une maladie contractée en service.

    Dès 1928, nombreux sont ceux qui ont reçu la carte, mais beaucoup ont dû la rendre à partir de 1932, une circulaire ministérielle du 29 juillet ayant modifiée les caractéristiques des unités combattantes. Près de 58 000 ont finalement pu l'obtenir. Les dossiers de demande de carte du combattant et de retraite du combattant sont assez pauvres en information, indiquant seulement l'état signalétique du demandeur. Ils sont classés par numéro d'ordre (numéro de la carte). On peut y accéder par des fichiers alphabétiques qui renvoient à ce numéro.

    Pupilles de la Nation :

    Sont pupilles de la Nation, les orphelins mineurs, dont le père ou le soutien de famille est mort de blessures ou de maladies contractées ou aggravées du fait de la guerre, les enfants nés avant la fin des hostilités ou dans les 300 jours qui suivent leur cessation, ou encore, lorsque le père, la mère ou le soutien de famille est blessé ou a contracté une maladie liée à la guerre, et se trouve dans l'incapacité de travailler. De même les enfants qui sont eux-mêmes victimes civiles.

    L'adoption par la Nation de ces pupilles (après jugement des tribunaux de Grande Instance), ouvre le droit à une aide morale et matérielle de l'Office, jusqu'à leur majorité. Ils sont inscrits dans le registre matricule par numéro d'ordre d'adoption (numéro matricule). Ces registres renseignent sur l'identité du pupille, mais aussi sur son représentant légal. Il est également possible de le retrouver par son nom grâce au fichier alphabétique et par lieu avec les listes communales.

    Chaque pupille est suivi sur les plans médicaux et scolaires. Des visites médicales ont lieu tous les trimestres, lorsque des soins sont nécessaires, l'Office prenant en charge totalité ou partie des frais médicaux afférents, en fonction des revenus des tuteurs. De même, l'Office distribue des bourses scolaires ou d'apprentissage, selon les résultats et le comportement du pupille. Les registres des subventions d'étude ou d'apprentissage classés de façon chronologique ou par établissements scolaires, renseignent sur l'établissement scolaire fréquenté et les notes moyennes de l'élève ou encore sur l'apprentissage choisi. Ils apportent ainsi des renseignements supplémentaires sur les pupilles.

    Ces derniers sont également aidés par des secours ou prêts ponctuels selon les difficultés financières rencontrées, ou les évènements familiaux, comme par exemple à l'occasion de leur mariage.

    Peu de dossiers individuels de pupilles ont été conservés et la plupart ne sont constitués que de demandes de subvention et de carnets de santé.

  • H Dépôt 5 - Archives de l'hôpital psychiatrique (1843-1966)

    Ce dépôt des archives de l'hôpital psychiatrique correspond aux pièces conservées depuis la création de l'établissement jusqu'aux années 1950. Les différentes séries du cadre de classement des archives hospitalières sont inégalement pourvues : celles relatives au personnel, aux finances et à la comptabilité, aux propriétés de l'hôpital et aux travaux sont très lacunaires. Les délibérations de la commission de surveillance, le chrono de la correspondance active du directeur médecin, les rapports annuels et les statistiques forment des collections continues (série L) ainsi que les rapports médicaux de services (série R). L'essentiel du fonds (90%) concerne la population de l'asile : livres de la loi, registres matricules, registres des sorties, registres des déclarations de décès et dossiers de malades (1843-1945).

  • Bibliothèque administrative

    Les publications officielles et les ouvrages interprétatifs du droit forment l'essentiel de la bibliothèque administrative.

  • 1 R - Recrutement de l'armée (an IX-1942)

    La sous-série 1 R est constituée de deux fonds distincts. D'une part, des papiers proviennent de la préfecture, ce sont les dossiers de l'administration civile relatifs aux opérations du recrutement. D'autre part, les registres matricules sont toujours versés régulièrement par l'Armée de Terre.

    Cette sous-série est la plus importante de la série R qui traite des affaires militaires dans son ensemble. Composée en grande partie de registres, elle occupe 73 mètres linéaires de rayonnage.

    Dans un premier temps, seuls les registres de conscription et les registres matricules ont été cotés en sous-série 1 R. Les autres dossiers ont été intégrés par la suite, ce qui explique la cotation non continue de la sous-série.


    Fonds de la préfecture

    En tête du fonds de la préfecture sont placés les dossiers relatifs aux écoles militaires. Il s'agit essentiellement de listes de candidats vendéens ainsi que de leurs demandes d'attribution de bourse d'études. Les sociétés de préparation militaire regroupent, quant à elles, les écoles d'enfants de troupe, les sociétés de tir et les bataillons scolaires. Ces structures ont pour but de favoriser l'instruction militaire en dehors des cadres de l'armée.

    La partie la plus importante du fonds préfectoral est toutefois consacrée au recrutement de l'armée. Celui-ci se déroule en deux opérations successives : la conscription, puis la décision du conseil de révision. La conscription consiste à recenser les jeunes gens qui ont atteint l'âge légal pour le service militaire. Produits par les autorités civiles, les registres de conscription sont établis dans le cadre des circonscriptions administratives : département, arrondissement et canton. On en distingue deux grandes catégories : les listes pour le tirage au sort et les listes de conscrits.

    Les listes dressées pour le tirage au sort permettent de désigner les futurs conscrits. Elles apparaissent sous différents noms : tableaux généraux des conscrits, listes du tirage au sort des jeunes gens... Les mentions de l'état civil ainsi que la décision motivée du conseil de révision y sont consignées.

    Les listes de conscrits contiennent les noms de ceux qui doivent être effectivement incorporés, sous le nom de « listes départementales du contingent ». Elles comportent les mentions d'état civil, le numéro de tirage au sort, les signalement et nom du remplaçant qu'il est possible de s'acheter jusqu'en 1872. A partir de cette date, le service militaire obligatoire pour tous est instauré, le tirage au sort ne détermine plus désormais que la durée du service : cinq ans pour ceux qui ont tiré un « mauvais numéro », un an pour les autres. Les listes départementales du contingent sont également remplacées par celles du recrutement cantonal (mention de l'état civil, tirage au sort, exemption...). Ces dernières sont jointes aux listes de tirage au sort pour ne plus constituer qu'un volume par année à partir de 1881. Enfin, la loi du 21 mars 1905 supprime définitivement le tirage au sort et instaure un service militaire obligatoire pour tous de deux ans ; seuls les tableaux de recensement cantonaux restent alors en vigueur.

    Les listes de recensement dressées par les autorités civiles sont ensuite soumises au conseil de révision qui prend à l'égard de chaque homme une décision basée sur son aptitude physique au service militaire. On trouvera ainsi les listes des membres du conseil de révision, mais aussi les dossiers de ses séances. Les procès-verbaux fourniront, d'une manière plus concise, les décisions prises pour chaque homme. Une place particulière est accordée, par ailleurs, à la Première Guerre mondiale. Effectivement, pendant cette période, le conseil de révision se réunit exceptionnellement, en plus des séances ordinaires, pour réexaminer le cas des exemptés et réformés des classes précédentes. Des sursis sont également accordés aux membres de certaines professions.

    Enfin, chaque année, les opérations de l'appel font l'objet d'un rapport que le préfet adresse au ministre de la Guerre. On y trouvera des informations sur le déroulement des opérations du recrutement sur le territoire du département, mais aussi des renseignements statistiques sur les jeunes gens d'une même classe : taille, niveau d'instruction, profession, maladie.


    Fonds de l'Armée de Terre

    A côté d'un premier fonds d'archives préfectorales, le second provient de l'Armée de Terre. Les registres matricules sont effectivement tenus par l'Armée et versés, au bout de 75 ans, aux Archives départementales. C'est leur caractère départemental qui fonde cette mesure. Ce fonds constitue, par ailleurs, la partie non close de la série R puisque, tous les ans, l'Armée de Terre continue à verser aux Archives départementales une année de registres matricules. A partir de la classe 1940, ces derniers rejoindront la série W (archives contemporaines).

    Les registres matricules concernent uniquement les hommes qui ont accompli leur service militaire. Pour le département de la Vendée, ces registres débutent avec la classe 1865 (jeunes gens nés en 1845). On y trouvera le signalement et les états de service de chaque recrue : état civil du conscrit, renseignements sur son physique, décision du conseil de révision, corps d'affectation, adresses domiciliaires successives lors de son passage en position de réserviste, campagnes militaires, blessures, état de santé, éventuelles décorations, mesures disciplinaires et condamnations judiciaires.

    Les registres sont tenus par classe (année des 20 ans) et par bureau de recrutement (ressort géographique du lieu de résidence au même âge). A partir de la classe 1867, ils sont systématiquement complétés par des tables alphabétiques annuelles. Celles-ci donnent le numéro matricule de la personne qui est reporté sur les registres eux-mêmes.


    On constatera donc que les deux fonds de la sous-série 1 R constituent une source précieuse pour la connaissance de la population masculine du département tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1940.

  • 211 J - Tracts et imprimés sur Mai 68, réunis par Olivier Rigoir, entre 1966 et 2008

    Lorsque les événements éclatent en mai 1968 - ils se poursuivront jusqu'en juillet -, Olivier Rigoir décide de collecter les tracts émis, parfois en très petit nombre, par les étudiants principalement, ainsi que par le monde politique, syndical et ouvrier. On entend par tracts, les affichettes, brochures, circulaires, motions, communiqués de presse, rapports de commissions, comptes rendus de réunion, revues ronéotées et autres papillons de propagande polémique ou d'information, illustrés ou non. Nombreux sont les documents tirés sur du mauvais papier avec une encre de qualité médiocre.

    Olivier Rigoir s'intéresse aussi à la presse contemporaine du mouvement, qu'elle soit d'information générale ou partisane, nationale ou internationale.

    A ce fonds initial, viennent s'ajouter des publications (ouvrages et périodiques) éditées " à chaud " ou à l'occasion de l'anniversaire des événements.

    La collection a été organisée en trois ensembles : Les documents militants ; Les événements de Mai 68 vus par les médias ; Les études rétrospectives.

    Les documents provenant du monde étudiant sont rassemblés dans la première partie. L'Université française est partagée traditionnellement en quatre facultés, auxquelles on a joint les grands établissements littéraires et scientifiques : Droit et sciences économiques - dont dépend Olivier Rigoir - ; Lettres et sciences humaines ; Médecine et pharmacie ; Sciences. Ces facultés sont divisées en centres universitaires qui répondent eux-mêmes à une hiérarchie bien définie.

    Au sein de chacune se mettent en place, en mai 1968, des comités de grève, des comités d'action et des commissions spécialisées. Dans ces groupes, ou au sein des associations étudiantes préexistantes, étudiants, enseignants et non-enseignants discutent de politique générale, du système de l'enseignement supérieur et des structures à mettre en place à l'avenir, du lien avec le monde du travail, mais aussi de la gestion du mouvement et de l'occupation des locaux universitaires au jour le jour. La collection d'Olivier Rigoir témoigne de cette effervescence et de cette volonté d'expérimenter la démocratie directe.

    Après ceux des facultés, ont pris place les tracts émanant des syndicats et des mouvements étudiants, puis d'organisations politiques (mouvements et partis), du monde du travail (syndicats et salariés) et de divers organismes.

    L'ensemble des acteurs du mouvement est donc représenté, bien que la différence de volume de chaque dossier soit le reflet de l'engagement du collecteur, de son réseau et du hasard de ses rencontres.

    Sur de nombreux tracts, Olivier Rigoir a pris soin de noter au crayon la date de récupération et/ou de diffusion. Bien qu'il puisse y avoir une différence avec la date réelle de production, celle-ci est assurément faible. De plus, la mention informe sur la date de la réception de l'information par le public. Quand deux tracts identiques portent deux dates différentes, ils ont été conservés. La concentration des tracts entre la mi-mai et la mi-juin est représentatif de l'évolution de la crise. Certaines pièces sont annotées de la main du collecteur.

    Le mouvement de Mai 68 fut aussi une source d'inspiration pour les écrivains et les artistes, confirmés ou d'un jour. Quelques poèmes, pièces de théâtre, chansons et recueils d'affiches et de graffitis apposés sur les murs de Paris présents dans le fonds en témoignent.

    Le printemps 1968 voit également fleurir de nombreux journaux engagés. Cette presse étudiante, ouvrière et révolutionnaire est particulièrement éphémère et irrégulière. Olivier Rigoir a rassemblé une vingtaine de titres, représentés par un - parfois le seul paru - ou plusieurs numéros.

    Les journaux et magazines d'information réunis par Olivier Rigoir forment la deuxième partie du fonds. Ils permettent de suivre le déroulement des événements au jour le jour, et de mesurer le rôle joué par les médias pendant le mouvement. A noter la revue de presse des articles du " Monde " qui couvre la totalité des événements (211 J 38-39). Quatre reproductions de photographies sont réunies à cet ensemble, elles montrent la violence des manifestations.

    La bibliographie sur Mai 68 est abondante. Le fonds contient seulement une quinzaine de témoignages d'acteurs du mouvement et d'analyses parus dès 1968, des notes de lecture, des coupures de presse sur les suites de la crise, ainsi que des numéros spéciaux de magazines et des articles édités à l'occasion des derniers anniversaires de Mai 68 (1978, 1988, 1998 et 2008).

  • 1 Num 431 - Correspondance de Louis Joguet (1914-1918)

    Le fonds est principalement constitué de la correspondance envoyée par Louis Joguet à sa femme Louise, du 13 décembre 1914 au 27 avril 1918 et pour une raison inconnue, la suite est manquante. Composée de 393 lettres et 541 cartes postales, la correspondance est relativement soutenue ; Louis écrit généralement tous les deux jours et quotidiennement à partir de son arrivée dans les Vosges en mai 1916. A cette période, ses journées de travail sont régulières, ce qui lui laisse toutes ses soirées de libre pour écrire. Cette abondance de lettres nous permet de suivre très précisément son parcours militaire, mais aussi de partager l'histoire de ce couple, finalement peu expressif dans l'intimité. Mariés depuis 9 ans, ils n'ont pas d'enfant mais accueille un jeune garçon, Gabriel Cornu, que Louis évoque de temps à autre dans ses lettres en l'appelant " le polisson ". En avril 1916, Louise est enceinte mais perd l'enfant à la fin de l'été.

    Une certaine routine s'est installée dans le foyer, Louis structure ses écrits toujours de la même manière : après l'immanquable " Ma chère Louise ", il décrit la météo, son quotidien, son travail, se renseigne sur ses affaires professionnelles et commente les nouvelles du pays. Enfin, il conclut toujours par la même formule " je t'embrasse bien fort, L. Joguet ".

    Cette correspondance met en lumière le rôle du vétérinaire pendant la Grande Guerre. Homme de l'ombre, souvent à l'arrière du front, celui-ci a la charge du traitement (blessures et maladies) des animaux et principalement des équidés. Si la présence du cheval est ponctuelle sur les champs de bataille, son emploi reste primordial dans la logistique militaire, et présente l'avantage d'être utilisable sur les terrains accidentés ou boueux, inaccessibles aux véhicules motorisés. Sa présence a également un effet positif sur le moral des troupes, mais elle favorise aussi la transmission de maladies et la dégradation des conditions sanitaires sur le front, causées par le fumier et les carcasses. Décimés par l'artillerie, les animaux souffrent de maladies et subissent comme les hommes les attaques chimiques.

    Le parcours vétérinaire de Louis connaît deux grandes phases : la première de décembre 1914 à février 1917, il est basé dans un cantonnement et assure son service en allant visiter les chevaux des batteries d'artillerie ou des régiments d'infanterie. Il se déplace à cheval et avoue à ses débuts être très peu à l'aise sur l'animal ; ses circuits font généralement une vingtaine de kilomètres et lui permettent de découvrir de somptueux paysages qu'il décrit souvent dans ses lettres (Limousin, Auvergne…). En rejoignant le front de la Somme durant l'été 1915, il découvre les premiers signes de guerre : lignes de tranchées, batteries actives, bruit sourd du canon dans le lointain. Les soldats ont alors ordre de ne plus mentionner de lieux géographiques et Louis indique seulement les initiales des villes où il travaille (14/12/15). Près du front, il assure le service pour 1000 animaux et prend en charge les chevaux de l'infanterie des cantonnements voisins, tout en faisant office de chef de service pour toute la division. Il voit les avions patrouillés au-dessus des lignes et rassure sa femme sur sa situation en lui expliquant qu'il n'est pas trop exposé. Durant cette période, Louis découvre la dure réalité de la guerre : canonnade intense, logement de fortune, il s'habitue malgré tout à cette " misère " et envoie un nombre important de cartes postales, qui illustrent des scènes de guerre ou des dommages matériels dans la Somme. De nombreux soldats britanniques sont basés dans son secteur et il se plaît à raconter à sa femme leurs étranges coutumes. A partir de février 1916, il suit à distance les grands événements qui se déroulent à Verdun (24/02 - 25/02 - 27/02 - 02/03 - 05/03). La dissolution de sa division entraîne son départ dans les Vosges où il rejoint un régiment de chasseurs. En poste pendant 9 mois dans les montagnes vosgiennes, il observe avec curiosité une meute de 400 chiens de traîneau d'Alaska venus épauler les soldats français enlisés sur ce front.

    La seconde phase de son parcours (à partir de février 1917) l'amène à occuper un poste beaucoup plus stable dans un " dépôt de chevaux " à Héricourt en Haute-Saône où les animaux sont regroupés et soignés sur place. A son arrivée, l'infirmerie vétérinaire est en voie d'organisation et il sent immédiatement l'intérêt de travailler dans un tel service. Là où précédemment il effectuait des soins rudimentaires pour remettre sur pied rapidement les chevaux, il a l'occasion au dépôt d'effectuer des opérations intéressantes et d'accroître ses compétences en chirurgie, qui lui seront utiles à son retour dans la vie civile. Durant cette période, la censure se durcit considérablement et 24 de ses lettres ont été contrôlées par l'autorité militaire, ce qui ne l'émeut guère " je n'aime pas raconter ce que je vois " (12/04/17).

    Ses lettres sont aussi l'occasion d'évoquer ses affaires professionnelles et ses finances. Il garde un œil avisé sur son commerce et n'hésite pas à donner des directives à sa femme pour régler les problèmes. Très soucieux par rapport à l'argent, il trouve que sa femme ne fait pas suffisamment attention à son train de vie. Durant l'été 1915, elle part deux mois en villégiature aux Sables-d'Olonne et son mari désapprouve ce voyage " tu oublies trop facilement que nous sommes en guerre [...] Je dépense et ne gagne rien, il faut donc réduire le plus possible tous les moyens de dépense. " (19/08/15). Il estime en outre que son séjour ne lui est aucunement bénéfique vu qu'elle est toujours autant indisposée.

    Louis n'évoque jamais d'amis ou de camarades à Bournezeau, il parle plutôt de connaissances, de clients ou de notables (Forgerit le notaire, Dorie le médecin). Lorsque sa femme est en manque d'argent, il lui suggère d'envoyer les notes de frais aux retardataires, mais lui demande d'agir avec tact et prudence pour laisser du temps aux éprouvés de la guerre (05/08/16).

    Il devient très souvent mélancolique à l'approche de son anniversaire ou de la période du nouvel an. Il apprend avec grande tristesse le décès de sa mère le 3 mai 1917 et s'inquiète aussitôt du sort de son père. Loin d'être un fervent catholique alors que sa femme est très pieuse, il lui signale ses passages à l'église et lui envoie parfois des cartes postales d'édifices religieux.

    Il relate souvent son quotidien de guerre, évoquant des personnages récurrents : son ami le docteur Birotheau, son chef de service Tyot, les officiers avec qui il prend pension, ses deux ordonnances Barthélémy et Py, ainsi que ses trois chevaux : " Paradis ", " Joyau " et une petite jument. Lorsqu'il parle du conflit, Louis est toujours très optimiste, ayant toute confiance dans l'armée française et l'État-major. Eloigné du front et des grandes batailles, il n'est au courant des évènements qu'à travers les journaux et les communiqués officiels. En 1916 quand la bataille de Verdun fait rage, il pense que la guerre finira avec l'été et qu'il sera rentré pour septembre. Il voue une très grande admiration à Georges Clemenceau " notre tigre national " et est persuadé de la victoire finale, lorsque celui-ci est nommé président du conseil en novembre 1917.

    Des photographies, des papiers personnels et militaires complètent l'ensemble. Seules les lettres et les cartes postales les plus intéressantes ont été numérisées (752).

  • 1 W - Cabinet du Préfet

    Très provisoirement, l'inventaire actuellement disponible s'arrête à la période de l'Occupation.

  • 39 W - Dommages de guerre (1940-1966)

    Ce fonds d'archives contient les dossiers d'indemnisation des sinistrés de la Seconde Guerre mondiale. Il concerne autant les biens sinistrés appartenant aux services publics qu'à des particuliers.
    Les bâtiments dont la reconstruction nécessite des moyens financiers de grande ampleur ont fait l'objet de dossiers de priorité nationale pris en charge par l'Etat, pour accélérer l'exécution des travaux et relancer l'activité économique. Ces dossiers sont volumineux et contiennent de nombreux rapports, plans, cartes postales ou photographies qui témoignent des dégâts occasionnés et de leurs circonstances. De nombreuses pièces financières et mémoires d'entreprises décrivent la nature des travaux effectués et leurs coûts.
    Les dossiers qui ont permis aux sinistrés de bénéficier d'une indemnité sont organisés en trois sous-dossiers. Une partie financière se compose des pièces nécessaires à l'exécution du remboursement par la caisse d'indemnité (décisions d'engagement, réquisitions d'émission…). Une partie administrative contient les documents relatifs à la prise en charge des dossiers (déclarations de sinistre, demandes de paiement, renseignements sur les personnes, fiches d'identité). Enfin, une partie technique rassemble les pièces nécessaires à l'évaluation des dommages (factures, devis, etc.), à l'exécution des travaux (plans, permis de construire, etc.) et toutes autres preuves témoignant de la nature des dégâts (photographies, déclarations de témoins, pièces justificatives). Avant 1946, quelques sinistrés avaient déjà entrepris des demandes d'indemnisation sur la base des lois du 11 octobre 1940 et du 12 juillet 1941. Les demandes de paiement, d'allocations et l'apport des pièces justificatives étaient alors effectuées auprès des maires des communes, qui les centralisaient et se chargeaient de les transmettre à la préfecture.
    Ce fonds d'archives dresse un état des lieux des secteurs de l'industrie, du commerce, et de l'artisanat dans le département durant la guerre. Les dossiers renseignent aussi sur les professions des personnes sinistrées. Les petites entreprises familiales sont bien représentées. Cependant, de grandes industries et entreprises locales dans les secteurs de l'agroalimentaire (par exemple, les entreprises Fleury et Michon ou Saupiquet), de l'immobilier, du tourisme, des transports (SNCF, sociétés de chemin de fer), voire de l'industrie pétrolière sont également concernées.
    Ces documents mettent aussi en avant des activités en rapport avec les loisirs ou l'éducation. Ainsi, le fonds des dommages de guerre contient des dossiers de nombreuses colonies de vacances, de sociétés de tir, de sociétés d'éducation populaire, d'associations sportives, etc.
    L'agriculture est également représentée dans ces dossiers où l'on précise la taille des exploitations, la composition des cheptels, le matériel agricole de l'époque.
    De même, la présence de nombreux plans d'architecte permet de comparer les bâtiments agricoles et d'habitation avant leur destruction et après leur reconstruction.
    En outre, on trouve des informations concernant la nature des dommages causés et les activités de l'armée d'occupation : les inventaires et les bons de réquisition permettent d'évaluer ses besoins matériels, et les témoignages des proches des sinistrés peuvent renseigner sur ses mouvements. Enfin, ces dossiers sont également à consulter pour enrichir l'histoire familiale.

    Les dates extrêmes correspondent :
    - Pour la date de début : à la première déclaration de sinistre ou demande d'indemnité, ou à défaut la date d'une pièce justificative (par exemple un bon de réquisition).
    - Pour la date de fin : soit à la décision de remboursement, soit à la décision de classement définitif.

  • Notaires des Herbiers, d'Ardelay, de Beaurepaire, des Epesses, de Mouchamps et de Vendrennes : analyses d'un choix de pièces (1760-1814)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence au Bourg-sous-la-Roche, aux Clouzeaux, Mouilleron-le-Captif, Nesmy, Saint-André-d'Ornay, au Tablier, Venansault. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 31 Ci - Fonds Philbert Berthomé (Luçon, 1950-1985)

    Philbert Berthomé a déposé lui-même une grande partie de ses films en 2006. Sa fille Michèle Pineault a complété ce dépôt en 2014, afin que l'ensemble des réalisations de son père soit conservé aux Archives départementales, soit 149 films. Sa production est environ pour moitié vendéenne (65 films concernent la Vendée), l'autre moitié portant sur la vie de la famille Berthomé et des voyages à l'étranger.

    Seule la partie vendéenne est inventoriée. Ce présent instrument de recherche couvre ces 65 films. Trois thématiques apparaîssent et constituent le plan de classement : le quotidien et les évolutions urbaines de la ville de Luçon jusque dans les années 1980. Ses "Actualités luçonnaises" annuelles reflètent en effet tous les changements, ainsi que les temps forts festifs ou commémoratifs de "sa ville", différentes manifestations en Vendée, le milieu scolaire avec les images les plus anciennes du fonds (salle de classe à Château-Guibert et départ en colonie de vacances dans les années 1950), enfin le monde agricole et ses évolutions.

  • 198 J - Papiers Valentin Thomas (1921-1946)

    Les "Lettres à Pierrette sur l'astronomie" débutent le 24 août 1930, à la demande du docteur Armand Gombert, désireux d'initier sa fille à cette science du ciel dans laquelle son ami excelle. Pierrette, née à Bernay en 1922, est issue du second mariage du médecin (né à Évreux en 1869) avec Suzanne Lemarié (de 18 ans sa cadette). Le couple vit avec leur fille unique et une fidèle employée, Valentine Rolland, au 1 rue Jacques Daviel à Bernay, dans l'Eure. La lettre du 4 janvier 1939 signale un déménagement, a priori au 3 chemin Saint-Clair, juste à côté de la rue Daviel. Les Gombert séjournent aussi régulièrement dans une villa de vacances, appelée le "violon d'Ingres", à Franceville.

    Avant d'être médecin, Armand Gombert était instituteur, tout comme sa première épouse Maria Neveu, avec laquelle il eut trois enfants : Bernard, Jean et Suzanne (nés respectivement en 1893, 1894 et 1902). En 1945, son fils aîné décède dans un camp et les relations entre Armand et sa belle-fille se tendent. Selon l'enquête menée par Valentin pour réhabiliter son ami, la veuve de Bernard serait à l'origine des accusations de collaboration et de délation qui circulent dans la commune normande à l'encontre d'Armand et de sa seconde épouse. Dans les trois dernières lettres à Pierrette (fin 1945-début 1946), le docteur Gombert est très affecté par ces accusations. Son état de santé se dégrade progressivement et il décède le 12 octobre 1946, ce qui pourrait expliquer l'interruption brutale des lettres à Pierrette un peu plus tôt dans l'année. En effet, la jeune femme, alors âgée de 24 ans, ne lisait plus vraiment l'abondante correspondance de l'ingénieur retraité, que ce dernier continuait cependant à écrire à l'intention de son ami.

    Au fil de cette correspondance (plutôt unilatérale, comme il le regrette souvent), Valentin Thomas se révèle un professeur exigeant. D'une érudition peu commune, ce perfectionniste ne néglige aucun acteur, même éloigné, utile pour la compréhension du ciel, qu'il soit mathématicien, philosophe ou astrologue, grec, arabe ou chinois... Il est capable de consacrer des centaines de pages à Galilée, Keppler, Platon ou Aristote, allant même, dans le volume 72, jusqu'à dédier 1015 pages aux lois et principes fondamentaux de la chimie ! Ses cours s'appuient sur ses connaissances personnelles ainsi que sur des auteurs qu'il cite et dont les ouvrages peuplent sa chère bibliothèque (lors de son exode en juin 1940, il emporta 30 caisses de livres). Sa plume s'avère parfois piquante, l'ingénieur maniant les mots avec un esprit caustique, une verve presque poétique et peu de retenue dans ses critiques. Malgré tout, ce franc-maçon convaincu continue de croire en la "loi naturelle" et en la Bonté de "l'Homme" (seuls les "Boches" – désignation des Occupants parmi les plus policées de son champ lexical – ne bénéficient pas de la même complaisance !).

    Dans les premiers volumes, les nouvelles personnelles se limitent à quelques lignes, avant de grignoter de plus en plus de place sur le cours, jusqu'à devenir de véritables chroniques avec la guerre 1939-1945. Comme pour ses leçons d'astronomie – qui le mènent aux confins de bien d'autres matières –, Valentin met la même application à être aussi complet que possible. Il est ainsi question de la situation mondiale, de la scène politique française, de la vie quotidienne (qui reste difficile même après la Libération), mais aussi de sujets plus anecdotiques (comme les inventions scientifiques ou les exploits sportifs) et de relevés météorologiques quotidiens.

    Ses témoignages trahissent sa profonde défiance vis-à-vis du "félon" Pétain et du gouvernement de Vichy. Sa lettre du 23 novembre 1939 ayant été "volée par les puants valets de la censure", il décide de ne plus confier sa correspondance à la Poste et de la remettre lui-même aux Gombert. De leur côté, ces derniers enterrent les lettres reçues dans leur jardin, pour éviter qu'elles ne tombent entre de mauvaises mains (d'autant plus qu'ils logent des officiers allemands sous leur toit). Il est probable que les sept lettres lacunaires (écrites entre mars 1943 et juin 1945) aient été détériorées lors de ce séjour souterrain. Il est à noter que la collection de lettres décrites semble être l'originale et non pas la collection de "bleus" (doubles) que Valentin conservait chez lui. Très attaché à cette correspondance, son auteur l'aurait-il récupérée après le décès de son ami Gombert ? Cela reste une des énigmes de ce fonds, à la fois riche et surprenant.

  • Album paléographique

    Parallèlement aux instruments de recherches électroniques (inventaires, répertoires, catalogues, etc.) publiés sur leur site, les Archives de la Vendée proposent dans l' " Album paléographique " un corpus d'éditions de textes qui est régulièrement enrichi.

    En juin 2016, ce recueil contient une cinquantaine de textes du XIe au XVIIIe siècle, interrogeables en plein texte. Il ne vise pas la publication d'une édition critique exhaustive, car cela nécessiterait un travail trop important pour pouvoir être réalisé rapidement. Les objectifs sont de proposer aux chercheurs, à des fins de recherche, un accès facile à des textes inédits, de permettre aux étudiants ou amateurs de s'exercer de façon autonome à la pratique de la paléographie et d'encourager des éditions critiques.

    Chaque pièce numérisée est accompagnée d'une transcription ligne pour ligne, d'une notice descriptive ainsi que, le cas échéant, d'une traduction et d'observations sur les particularités paléographiques de l'acte. Les documents qui font l'objet d'un travail de transcription collaborative sur le L@boratoire des internautes, et pour lesquels quelques termes restent à transcrire, sont séparés de ceux dont la transcription est achevée.

    UN PROJET MARQUANT : LA PUBLICATION DE 40 CHARTES BÉNÉDICTINES DES XIE ET XIIE SIÈCLES

    Jusqu'au début du XIIe siècle, le corpus des chartes conservé aux Archives de la Vendée compte quelques dizaines de pièces. Certaines ont fait l'objet de transcription au XIXe siècle mais rarement de traduction, si bien qu'elles ont été peu, voire pas utilisées, alors qu'il s'agit de sources fondamentales pour l'histoire du peuplement, de l'aménagement des territoires, de la justice, ainsi que pour la toponymie.

    Avec la collaboration d'un éminent médiéviste, M. Robert Durand, qu'elles tiennent à remercier chaleureusement, les Archives de la Vendée ont remédié à cet obstacle en débutant l'édition de leurs chartes médiévales par celles relevant de l'abbaye bénédictine de Marmoutier (Tours) qui possédait plusieurs prieurés en Bas-Poitou.

    Concrètement, les actes ont été numérisés en couleur, traduits par M. Durand, puis analysés et pourvus par les Archives d'un appareil critique minimum portant sur la datation, l'identification des personnes et des lieux, la bibliographie utile, etc. Les traductions et analyses ont ensuite été rapprochées des transcriptions réalisées par l'Institut de recherche et d'histoire des textes vers 2010 (base TELMA) ou parfois par Paul Marchegay au XIXe siècle (Cartulaires du Bas-Poitou, BIB B 1366).

    LA CORRESPONDANCE DU PREFET MERLET A SA FEMME

    Les 171 lettres que le préfet Merlet a envoyé à son épouse pendant son affectation en Vendée de l'an IX à 1809 ont fait l'objet d'une transcription par Anne Lorvoire dans le cadre de son master. Merci vivement à elle d'avoir autorisé la publication de ce travail.

  • Bibliothèque Émile Brethé

    La bibliothèque d'Émile Brethé reflète ses centres d'intérêt et intègre ses travaux. Les éditions vont du XVIe au XXe siècle.

    La majeure partie du fonds est consacrée à la littérature, avec un intérêt marqué pour le XVIe siècle, ainsi qu'à l'histoire locale. Parmi cet ensemble de très grande qualité, on retient "Les commentaires sur la coutume du Poitou" d'André Tiraqueau édités en 1546 (BIB 5 G 746), "Les Plaisirs d'un gentilhomme champêtre" de Nicolas Rapin paru en 1581 (BIB 5 G 253) et les oeuvres du poète poitevin Scévole de Sainte-Marthe, représentant la floraison intellectuelle de la fin du XVIe siècle. On relève également l' "Art de faire éclorre et d'élever en toute saison des oiseaux domestiques de toutes espèces" de Réaumur publié en 1751 (BIB 5 G 381/1-2). Sont aussi présents tous les auteurs régionalistes poitevins de la première moitié du XXe siècle, tels que René Vallette, Louis Chaigne, Gaston Chéreau, Louis Merle, Ernest Pérochon. Dans cette bibliothèque d'un parfait "honnête homme" du XXe siècle, on trouve aussi des ouvrages d'histoire générale, de religion, de géographie, d'art (nombreux catalogues de musées et d'expositions) et d'éducation (collection de livres pour enfants et de manuels scolaires).

    Bibliophile averti, Émile Brethé a fait relier avec soin la majorité de ses ouvrages et a lui-même calligraphié les titres de certains à l'encre de chine. On peut admirer des reliures à la hollandaise, classiques, à la bradel et des cartonnages, ainsi que des éditions originales en feuillets. De nombreux ouvrages sont numérotés et portent des envois d'auteurs locaux (Louis Chaigne, Jean Yole, Jacques Nanteuil) ou nationaux (Georges Clemenceau, François Mauriac), ainsi que des ex libris, manuscrits ou imprimés, parfois armoriés (A. de La Bouralière). L'état de conservation de l'ensemble est remarquable.

    En complément, les Archives de la Vendée conservent les papiers personnels d'Émile Brethé (formation, carrière d'enseignant, activités associatives et culturelles, recherches et correspondance), des papiers de familles et des collections (autographes, documents iconographiques, disques) réunis sous la cote 176 J.

  • 2 C - Contrôle des actes et Insinuation (1693-1828)

    Tous les bureaux dont l'existence est avérée sont présentés ici, même si aucun document n'a été conservé. Une exception toutefois, L'Ile-d'Yeu, totalement exclue du Contrôle mais mentionnée pour répondre aux éventuelles interrogations.

    Pour chaque bureau, les tables existantes, accompagnée d'une description, ont été placées en tête. Les registres de formalité, eux aussi présentés succinctement, sont ensuite listés ; puis viennent les sommiers et registres d'ordre, outils des receveurs pour repérer les impayés.

    Les ressorts des bureaux étant flous, il convient de se reporter à la liste des communes dressée à partir du dépouillement des registres et du minutier (liste commune au Contrôle des actes et à l'Enregistrement)

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    De nombreuses lacunes sont à déplorer parmi les registres du Contrôle des actes des notaires et des actes sous-seing privé comme dans ceux de l'insinuation et du centième denier. Créées tardivement, les tables ouvrant à ces différents registres ne sont également conservées que très partiellement, à l'exception de celles des bureaux de Fontenay-le-Comte, Luçon et Sainte-Hermine.

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    La consultation de cet ensemble permet un accès rapide au minutier, qui ne propose que très peu de répertoires chronologiques pour l'Ancien Régime.

    Les tables de sépultures, de testaments, de successions, de partages, de contrats de mariage, … sont complémentaires des registres paroissiaux et ainsi très utiles aux généalogistes. Les tables des vendeurs, acquéreurs ou bien encore des baux ainsi que les registres du Centième denier sont indispensables à qui fait l'histoire d'une propriété ou à l'histoire foncière plus généralement.

    Outre les actes passés devant notaire, le contrôle touche également ceux passés sous-seing privé (actes d'assemblées, copies de titres,…)

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    Quelques dépouillements de registres du contrôle des actes des bureaux de Bouin (2 C 53-54) et de Challans (2 C 72-102) ont pu être récupérés et sont intégrés aux notices correspondantes.

  • Pièces isolées

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • Notaires de La Garnache : analyses d'un choix de pièces (1712-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Garnache. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Collection de partitions publiées par les Editions Biton, Librairie Saint-Joseph (Saint-Laurent-sur-Sèvre).

    Ce ne sont pas moins de 215 oeuvres (motets latins, messes polyphoniques, pièces pour orgues et harmoniums...) créées par 65 compositeurs, qui forment le catalogue de la maison d'édition Biton. Louis-Joseph Biton fut l'ami des grands compositeurs de musique religieuse de son temps, en premier lieu Fernand de La Tombelle, qui lui confia une cinquantaine de ses créations et lui dédia sa "Cantate à Saint-Joseph", mais aussi le père Anthonin Lhoumeau, les abbés Louis et Constant Boyer, Oscar Van Durme, Léon Saint-Requier... Beaucoup d'oeuvres parurent dans la collection de prestige Selecta Opera. L'artiste et architecte Maurice Laurentin a quant à lui illustré la première de couverture de certains livrets.
    Le présent fonds comprend 600 pièces de musique notée, plus deux manuels : "Les principes d'exécution du chant grégorien rythmé d'après la méthode des Bénédictins de Solesmes", s.d. (1er quart 20e S.) et "De l'éducation de l'oreille en vue de l'exécution de la musique sacrée", abbé Léon Raimbaud, 1952 ?, nouvelle éd. rev. et augm. Le nombre de pièces s'explique ainsi : Un certain nombre (environ une cinquantaine) sont des recueils d'oeuvres ayant parfois été réédités plusieurs fois. Chaque oeuvre faisant l'objet d'une publication séparée comprend souvent plusieurs" formats" : par exemple, un feuillet de chant, un livret moyen format et un grand format. Elle peut avoir plusieurs éditions correspondant aux différents registres de voix (soprani et alti, ténors...) ou aux différents accompagnements (pour orgue ou harmonium, pour harpe et piano...). Au total, on peut estimer que plus de la moitié des oeuvres éditées par la maison Biton sont présentes dans le fonds.

  • Archives communales de Luçon : catalogue des plans et affiches (1825-1960)

    Les Archives historiques de la ville de Luçon déposées aux Archives de la Vendée (consultables sous la cote E Dépôt 128) sont particulièrement riches (59,5 ml), notamment pour leur importante collection de documents iconographiques et cartographiques. En effet, 977 affiches et 845 plans illustrent la mémoire écrite de ce chef-lieu du Sud-Vendée. C'est pour mettre en valeur une telle richesse qu'un inventaire particulier - complémentaire de celui des archives historiques - a été réalisé ; chaque pièce y est décrite en détails et 524 d'entre elles sont numérisées (soit 29 % du fonds).

    De l'affiche la plus ancienne (un arrêté préfectoral sur les droits de navigation sur le canal de Luçon en 1825, EE Dépôt 128 3 O 10/2) à la plus récente (annonçant l'ouverture du communal le 15 avril 1960, EE Dépôt 128 1 N 2/4), ce sont 135 années de l'histoire luçonnaise qui se racontent en images. Si les plans témoignent de l'évolution de l'aménagement urbain, les affiches reflètent davantage la vie quotidienne, à travers les réglementations mises en place sous les régimes successifs.

    Les sujets illustrés sont aussi variés que les compétences municipales : de l'agriculture à l'assistance publique, en passant par les affaires militaires, la police et les finances communales.

    Certains domaines d'activité engendrent cependant davantage de documents cartographiques que d'autres : les édifices communaux (série M) et les travaux publics et transports (série O) représentent, à eux seuls, plus de la moitié du fonds. Parmi les plans de bâtiments, près de 200 concernent des établissements scolaires, les autres représentent les nombreux édifices publics dont la ville se dote aux 19e et 20e siècles, comme l'hôtel de ville, la justice de paix, l'hôpital ou la poste. L'histoire des différents projets de halles, par exemple, se dessine au fil des plans extraits des dossiers d'archives cotés E Dépôt 128 1 M 14 et 1 M 15. Le minage (halle aux blés) de 1865 - une des premières réalisations luçonnaises de l'architecte Léon Ballereau (1823-1877) - sera ensuite réaménagé en Bains-douches à la fin des années 1920 (plans extraits du E Dépôt 128 1 M 19). L'émergence des loisirs dans la première moitié du 20e siècle se traduit aussi par la réalisation de l'hippodrome et de la piscine municipale (E Dépôt 128 5 M 1). L'empreinte de Pierre Hyacinthe Dumaine, légataire de l'actuelle mairie et du jardin contigu qui porte son nom, est également présente, à travers les plans d'aménagement de ces lieux, mais aussi avec ceux du cimetière que la ville devait édifier pour la famille du donateur (E Dépôt 128 2 M 4). Enfin, les chantiers de voirie, notamment les alignements de rues, l'arrivée du tramway et la fourniture de la ville en eau, électricité et gaz sont également illustrés. Tous ces plans font ressurgir les aménagements urbains successifs, sous les coups de crayons de plusieurs générations d'architectes, de Julien Ballereau à Jean-Baptiste Durand, en passant par Arsène Charier et Émile Bordelais (pour n'en citer que quelques-uns).

    De la même façon que pour les plans, certains domaines de compétences communales génèrent une forte production d'affiches. C'est le cas notamment des fêtes publiques (les célébrations du 14 juillet et des armistices revenant chaque année !), mais surtout des élections, qu'elles soient politiques ou professionnelles, à l'origine de quelque 230 affiches, sur une période allant de la Monarchie de Juillet à la Ve République. Par ailleurs, le fonds comporte une centaine d'affiches imprimées en temps de guerre, en 1870-1871 et pendant les deux conflits mondiaux. Le choix a été fait de toutes les numériser (exception faite de celles sur les taxations des denrées alimentaires) afin de mettre particulièrement en valeur ces témoignages du quotidien pendant le conflit armé ou pendant l'Occupation allemande.

    Enfin, au-delà de Luçon, ces documents iconographiques témoignent aussi de l'histoire de la Vendée. Les nombreuses affiches sorties des imprimeries yonnaises pour faire connaître et appliquer les arrêtés préfectoraux furent, en effet, placardées dans toutes les communes du département. La ville de Luçon conserve également des pièces relatives à d'autres communes vendéennes, comme ce règlement de police du port de Noirmoutier daté de 1857 ((Fi) E Dépôt 128 3 O 10/12), cette affiche annonçant la fermeture du tour d'exposition pour les enfants abandonnés de l'hospice de La Roche-sur-Yon en 1861 ((Fi) E Dépôt 128 5 Q 24/1) ou encore ce plan de l'hippodrome sablais de la Lande en 1921 (EE Dépôt 128 5 M 1/8).

  • Correspondance adressée au général Travot, général de brigade commandant la subdivision de la Vendée aux Sables-d'Olonne, an 5-an 9.

    Ensemble de lettres reçues par le général Travot ou transmises à lui alors qu'il commandait la subdivision de la Vendée aux Sables d'Olonne

  • La négation de l'Homme dans l'univers concentrationnaire nazi - CNRD 2016-2017

    Les survivants des camps ont souvent parlé de " négation de l'homme ", pour caractériser les camps dans lequel ils avaient été envoyés et détenus, et les conditions de vie ou de mort qui leur étaient réservées. C'est cette référence qui a inspiré le thème 2016-2017. Il s'agira donc, pour les candidats, de rechercher ce qui a pu les conduire à employer cette expression, non issue du vocabulaire nazi, et de décrire ce qu'à leur avis elle recouvre.

    Sous l'expression " Univers concentrationnaire nazi " sont associés et mis en perspective les deux aspects de la déportation : celui conduisant au système concentrationnaire dit répressif (camps de concentration et camps spéciaux) et celui conduisant au système génocidaire (camps et centres de mise à mort ou d'extermination), de sorte que le thème couvre bien l'ensemble de la criminalité nazie.

    Le présent dossier n'a pas vocation à tout dire. Il se propose de donner des pistes permettant d'orienter le travail de préparation et de réflexion des candidats et invite à aller plus loin.

    Les commentaires historiques joints présentent les grandes lignes de la doctrine nationale-socialiste et le rôle de ce système idéologique dans le traitement imposé aux êtres humains déportés ou internés dans les camps. Ils expliquent en quoi ces traitements sont autant de manifestations de déni de leur humanité. Pour finir, ils montrent comment l'humain a persisté et parfois triomphé au cœur de la barbarie concentrationnaire et contre la volonté de ses responsables, quel qu'ait pu être par ailleurs le nombre de victimes.

  • Notaires de Noirmoutier : analyses d'un choix de pièces (1699-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Noirmoutier. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales

    Ce présent inventaire (janvier 2017) constitue la première tranche d'un programme de numérisation des archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales. A partir du guide des sources établi par Jacques Hussenet et disponible en ligne sur le site des Archives de la Vendée (onglet "Clefs pour la recherche", menu "Guides de recherche"), 86 articles ou parties d'articles ont été retenus pour être analysés et numérisés. Il s'agit d'archives des organes centraux de l'Etat : comité de salut public, tribunal révolutionnaire, police générale... La première tranche correspond à 47 articles ou parties d'articles numérisés en 10029 vues. Une introduction sera proposée lorsque la seconde tranche du programme sera achevée dans le courant de l'année 2017. Celle-ci contiendra pour l'essentiel des archives du comité de salut public (série AF II).

  • Pièces isolées (consultation en salle de lecture)

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • Catalogue d'affiches de la Guerre 1939-1945

    Ce catalogue regroupe une centaine d'affiches relatives à la Seconde Guerre mondiale, provenant des fonds d'archives contemporaines (série W) et de la collection d'affiches isolées (8 Fi) des Archives de la Vendée, ainsi que de deux fonds d'archives communales déposées, celui de Luçon (E Dépôt 128) et celui de Notre-Dame-de-Riez (E Dépôt 189).

    Transmises par les services de propagandes à l'administration préfectorale et aux maires du département, ces affiches ont été placardées sur les murs pendant le conflit et l'immédiat après-guerre. Destinés à une éphémère actualité, des milliers d'exemplaires ont disparu, détruits par les intempéries ou remplacés par d'autres. Une petite partie d'entre eux, conservée par l'administration à titre de doubles puis versée aux Archives départementales, constitue un intéressant témoignage du quotidien des Vendéens pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Des réquisitions du gouvernement d'Edouard Daladier en 1938 aux commémorations d'après-guerre, 96 affiches jalonnent cette période douloureuse de l'histoire française. La grande majorité d'entre elles émane du régime de Vichy et des autorités allemandes, mettant en avant leurs politiques et leurs axes de propagande.

    Les deux premières parties distinguent, successivement, les messages délivrés par l'Etat français et ceux émis par l'Occupant. Trois thèmes sont ensuite développés : les affaires militaires, les prisonniers de guerre et les travailleurs en Allemagne, puis la période succédant immédiatement à la Libération.

    Bien que les affiches sélectionnées et présentées ici aient souvent été diffusées sur le plan national, certaines s'adressent plus particulièrement, ou exclusivement, aux habitants des communes vendéennes.

  • 6 J - Travaux de Philyppe-Bernard Jaunet

    Ses origines familiales amènent Philyppe-Bernard Jaunet à s'intéresser au Langon. Il s'attèle alors à la description de l'ensemble des minutes des notaires de cette résidence qui sont conservées aux Archives, soit plusieurs milliers d'actes des XVIIe et XVIIIe s. Il rédige en parallèle des notices biographiques de ces notaires et étend ses dépouillements à quelques études alentour. Pour ses travaux complémentaires sur les familles d'Arcemalle, de Verteuil et des Herbiers de l'Etenduère, il a consulté de nombreux originaux dont il a fait la description (complétant avantageusement les inventaires imprimés publiés par les institutions ressources) et des copies rassemblées ici.

  • 282 J - Fonds Léonard

    Cette collection a été constituée par Jacques Léonard au cours de ses recherches sur l'évolution du jeu d'aluette. Il est à signaler qu'elle ne comprend pas de portraits des cartiers vendéens, installés à La Roche-sur-Yon : Pierre Bizière, père et fils (1824-1870), Tramezal et Marais (vers 1860), la veuve Marais (vers 1878).

    En 1890, un décret impose la taxation des jeux de cartes, matérialisée par un cachet fiscal bleu (sur le deux d'épée). Cette imposition reste en vigueur jusqu'au 1er janvier 1959 et permet d'aider à dater certains de ces jeux.

    Un peu de vocabulaire :

    Enseignes :

    - enseignes françaises : pique, coeur, carreau, trèfle

    - enseignes latines (italiennes ou espagnoles, utilisées dans le jeu d'aluette) : denier, coupe, bâton, épée

    - enseignes germaniques : grelot, coeur, gland, feuille

    Portrait : terme général pour désigner les têtes caractérisant un jeu de cartes. Il est généralement associé à un éditeur

  • AAIN - Papiers de la famille Jacobsen

    Les archives présentées ici proviennent de deux dépôts réalisés par les descendants d'une seule branche de la famille Jacobsen, celle de Raphaël Jacobsen (1873-1962) mais elles concernent l'intégralité de la lignée sur l'île de Noirmoutier, depuis Cornil-Guislain qui s'y installe à la fin des années 1730, jusqu'à son arrière-petit-fils Henri, décédé en 1913.
    Le démembrement des archives est le fruit de l'histoire familiale : lors de la succession d'Auguste, Henri et Ludovic s'opposent à leur frère Antonin qui, comme aîné, avait souhaité, en vain, les conserver toutes. La complexité des partages explique nombre de lacunes, mais ce fonds permet tout de même de comprendre la saga Jacobsen et les liens étroits que cette famille entretient avec l'île de Noirmoutier.

    Les documents liés à la vie personnelle et officielle des Jacobsen ne font que suggérer l'implication de cette famille dans la vie sociale et politique de l'île. Pourtant Jean-Corneille est député de l'île en 1775 puis maire de Noirmoutier (1805-1830) et conseiller général de la Vendée (1805-1830), Auguste maire de Noirmoutier (1847-1865), sans oublier les activités de négociant exercées sur plusieurs générations.
    Les archives relatives à la gestion des biens sont les plus riches et les plus homogènes. Cette homogénéité est le fruit du fonctionnement familial : Auguste d'abord, puis son fils Henri, sont désignés pour gérer en leur nom et au nom de leurs frères et soeurs, la plus grande partie des biens restés en indivis. Auguste gère non seulement les biens de la famille Jacobsen, mais aussi ceux de familles alliées, les Vallée et les Lamandé, et les biens du comte de Vatimesnil, au nombre desquels on compte l'abbaye de la Blanche. Il tient pour cela différentes séries de registres comptables. Son fils Henri et après lui ses petit-fils Henri et Raphaël constituent des dossiers thématiques relatifs à la gestion des propriétés familiales, aussi bien sur l'île que sur le continent. On y découvre la stratégie familiale d'implantation foncière au sein de l'île, puis l'amorce d'un retrait progressif de Noirmoutier, à travers la vente des terrains du Bois de la Chaise, mais surtout le morcellement des propriétés, dû en grande partie aux litiges survenus suite à la séparation d'Alexandre Jacobsen et de Virginie Baussan.

    Les dessèchements forment un ensemble à part, caractéristique de ces archives familiales. L'importance de ces documents est toutefois très inégale selon les dessèchements. Ce fonds ne contient aucune trace des travaux entrepris par Cornil-Guislain Jacobsen à la Lyde, première entreprise de dessèchement réalisée par la famille à partir de 1745, alors qu'un certain nombre de documents viennent expliquer les circonstances du dessèchement de la Crosnière initié dans les années 1760. Cette concession a fait l'objet d'une attention particulière de la part de Cornil-Guislain, puisqu'il y fonde une paroisse et demande à y être inhumé. Plusieurs dossiers concernent également l'importante concession obtenue par Joubert des Ouches et Cornil-Guislain sur des terrains à dessécher à Noirmoutier (Luzan et la Tresson notamment), mais aussi sur le continent (les Rouches à Notre-Dame-de-Monts). Seules quelques traces subsistent dans les archives familiales des travaux effectués dans les années 1810 par Jean-Corneille au Petit et au Grand Müllembourg.
    Les archives les plus complètes sont celles d'Auguste pour la Nouvelle-Brille et la Tresson, dessèchements réalisés de 1829 à 1834. Après ce qui ressemble à de vaines tentatives de dessécher par elle-même ces terrains, la famille Jacobsen fait appel à des actionnaires, par le biais de sociétés de dessèchement, mais elle garde la main avec un nombre plus important d'actions et la fonction de gérant. A la fin des travaux, les terrains nouvellement desséchés sont partagés entre les actionnaires, ces sociétés dissoutes et remplacées par des syndicats chargés de gérer les parties en indivis et d'entretenir les digues. Plusieurs dossiers concernent également les Ilots, terrain qui a sans doute représenté la dernière entreprise de dessèchement tentée par les Jacobsen à partir des années 1860.

    Enfin, la partie "Documentation et imprimés" permet d'avoir un aperçu de l'étendue de la bibliothèque de la famille Jacobsen, à travers les ouvrages et les catalogues qui sont parvenus jusqu'à nous, tout en offrant plusieurs dossiers relatifs à l'histoire familiale.

  • Recherches vendéennes : présentation des articles (1994-2016)

    Cette base de données se compose des notices des articles publiés annuellement dans la revue "Recherches vendéennes" depuis 1994, soit plus de 450 notices. Chaque bulletin y est analysé de la manière la plus exhaustive possible à l'exception des éditoriaux et comptes rendus de lecture.

    Les "Recherches vendéennes" sont nées en 1994 à la création du Centre vendéen de recherches historiques (CVRH), qui a proposé à la Société d'émulation de la Vendée (SEV) de donner plus d'ampleur à sa revue, plutôt que de la doubler d'une publication différente. Les deux institutions en sont donc coéditrices et ont choisi ensemble pour la diriger Alain Gérard - auquel Michel Chamard succède en 2012, puis Pierre Legal en 2014 - et Thierry Heckmann, l'un directeur du CVRH, et l'autre directeur des Archives départementales. La revue offre aux chercheurs le moyen de faire connaître leurs travaux et publie aussi des textes inédits, organisant chaque livraison autour d'un thème principal, voire sous forme de numéro spécial. "Recherches vendéennes" a pris la suite de l' "Annuaire de la société d'émulation de la Vendée", périodique paru sans interruption depuis 1854.

    La base d'articles est un outil de recherche sur l'histoire de la Vendée, mais aussi un véritable observatoire qui participe à la veille scientifique de cette thématique. Outre les services normalement rendus par un recensement thématique de ce type, elle permet d'évaluer les forces et les faiblesses de la recherche, d'y repérer les thèmes et problématiques émergents ou immergents.

  • Notaires de Notre-Dame-de-Monts, du Perrier et de Soullans : analyse d'un choix de pièces (1684-an X)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Notre-Dame-de-Monts, au Perrier et à Soullans. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Collection de cartes postales isolées

    Cet inventaire est consacré à la sous-série 6 Fi qui regroupe les cartes postales isolées conservées aux Archives de la Vendée. Les particuliers sont désormais nombreux à avoir contribué à enrichir ce catalogue par le prêt de leurs collections. Le dernier d'entre eux, M. Soulard, a complété de plus de 70 cartes postales les vues sur le Gois. Il s'agit donc d'une collection ouverte, amenée à être régulièrement augmentée.

    Fin 2015, ce catalogue comptait 8230 cartes postales pour 246 communes. Avec cette dernière mise à jour de janvier 2017, le nombre de cartes postales présentées est désormais de 8 853 et 249 communes sont illustrées.

    Les informations relatives à l'édition et au photographe, recherchées par les cartophiles, sont indiquées dans la description. Autre indication de contexte, la date d'oblitération ou d'écriture a en général été relevée.

    Le plan de classement du présent inventaire est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique : portraits, scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite les représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée.

  • 266 J - Papiers Amand Henry relatifs à l'abbé Grelier

    Le fonds est constitué de pièces personnelles et de travaux de l'abbé Grelier, confiés à son ami Amand Henry. La famille Henry y a joint de la documentation relative au décès de l'abbé Grelier, à ses obsèques et à l'inauguration d'une plaque souvenir à Challans en 1975.

  • Plans d'édifices (Rochetrejoux à Xanton-Chassenon)

    Le catalogue des plans d'édifices des communes de Rochetrejoux à Xanton-Chassenon offre une sélection de documents cartographiques représentant des monuments et des lieux publics, privés ou de culte des 115 dernières communes vendéennes, par ordre alphabétique. Près de 700 plans, tirages d'architecte et photographies sont ainsi analysés, datés et numérisés dans le but de rendre plus accessibles ces intéressants témoins de l'évolution de notre patrimoine bâti. Ces documents sont issus des dossiers administratifs ou de fonds privés conservés aux Archives départementales dans différentes séries (principalement la sous-série 1 O - Affaires communales et la série T - Instruction publique, sciences et arts) mais regroupés ici par commune.

    Les écoles, les églises, les presbytères et les mairies (souvent situées dans l'école des garçons) sont les édifices les plus représentés mais on trouve également de nombreux plans relatifs aux casernes de gendarmerie, aux halles, aux cimetières ou aux monuments aux morts de la 1ère guerre mondiale. Plus rares sont les représentations de bâtiments privés, comme cette maison à Saint-Gilles-sur-Vie ou cette ancienne forge à Saint-Fulgent.
    Les documents cartographiques ne consistent pas toujours en des plans, coupes ou élévations d'édifices mais aussi en vues d'ensemble du quartier ou du bourg, moins détaillées mais très pratiques pour situer des bâtiments qui ont régulièrement changé de situation. La sélection des plans s'opère en fonction de leur intérêt historique et esthétique ainsi que dans un souci de représentativité pour chaque commune et chaque édifice. Ce catalogue offre ainsi une sorte de " vitrine " - que nous espérons alléchante - de ce que le lecteur intéressé par l'histoire de sa commune peut trouver pour illustrer ses recherches ; c'est à la fois une piste et une invitation à venir consulter nos fonds !

    Ce catalogue se révèle également une source intéressante pour l'histoire des personnes, notamment des instituteurs et des propriétaires immobiliers des communes du département. En effet, de nombreux instituteurs et institutrices, aussi bien dans l'enseignement public que privé, sont à l'origine des plans d'écoles, le plus souvent en tant que demandeurs pour l'ouverture d'une classe. Leur nom est alors mentionné dans la description du document cartographique et peut être retrouvé rapidement par le biais d'une recherche simple. Il est tout aussi aisé de rechercher en plein texte le nom des propriétaires d'immeubles achetés par la commune pour être transformés en bâtiments publics (écoles ou casernes par exemple).

  • Plans d'édifices (L'Aiguillon-sur-Mer à Givrand)

    Le catalogue des plans d'édifices des communes de L'Aiguillon-sur-Mer à Givrand offre une sélection de documents cartographiques représentant des monuments et des lieux publics, privés ou de culte des 100 premières communes vendéennes, par ordre alphabétique. Plus de 750 plans, tirages d'architecte et photographies sont ainsi analysés, datés et numérisés dans le but de rendre plus accessibles ces intéressants témoins de l'évolution de notre patrimoine bâti. Ces documents sont issus des dossiers administratifs ou de fonds privés conservés aux Archives départementales dans différentes séries (principalement la sous-série 1 O - Affaires communales et la série T - Instruction publique, sciences et arts) mais regroupés ici par commune.

    Les écoles, les églises, les presbytères et les mairies (souvent situées dans l'école des garçons) sont les édifices les plus représentés mais on trouve également de nombreux plans relatifs aux casernes de gendarmerie, aux halles, aux cimetières ou aux monuments aux morts de la 1re guerre mondiale. Plus rares sont les représentations de bâtiments privés, comme cette maison de La Châtaigneraie dont la coupe vient étayer un procès-verbal d'audience de cour d'assises.
    A ces plans, coupes ou élévations d'édifices, s'ajoutent des documents cartographiques, vues d'ensemble de quartier ou de bourg, moins détaillés mais très pratiques pour situer des bâtiments qui ont régulièrement changé de situation. La sélection des plans s'est opérée en fonction de leur intérêt historique et esthétique ainsi que dans un souci de représentativité pour chaque commune et chaque édifice. Ce catalogue offre ainsi une sorte de "vitrine" - que nous espérons alléchante - de ce que le lecteur intéressé par l'histoire de sa commune peut trouver pour illustrer ses recherches ; c'est à la fois une piste et une invitation à venir consulter nos fonds !

    Ce catalogue se révèle également une source intéressante pour l'histoire des personnes, notamment des instituteurs et des propriétaires immobiliers des communes du département. En effet, de nombreux instituteurs et institutrices, aussi bien dans l'enseignement public que privé, sont à l'origine des plans d'écoles, le plus souvent en tant que demandeurs pour l'ouverture d'une classe. Leur nom est alors mentionné dans la description du document cartographique et peut être retrouvé rapidement par le biais d'une recherche simple. Il est tout aussi aisé de rechercher en plein texte le nom des propriétaires d'immeubles achetés par la commune pour être transformés en bâtiments publics (écoles ou casernes par exemple).

  • 60 J - Fonds Grelier

    La reprise de l'inventaire du Fonds Grelier a permis de mettre en exergue les éléments constitutifs de ce fonds : outre les papiers de l'abbé Charles Grelier et de sa famille, il comprend plusieurs fonds d'archives familiales ou personnelles.

    Les papiers des familles Grelier et alliées révèlent l'ancienneté de leur implantation dans le Marais breton et leur implication dans la vie locale. Ce sont essentiellement les papiers personnels de l'abbé Charles Grelier et notamment une abondante correspondance, commencée par sa mère et entretenue tout au long de sa vie avec des paroissiens et des religieux, souvent installés dans de lointaines missions.

    Les travaux de l'abbé Grelier constituent la plus grande part de ce fonds d'archives. Ils portent sur trois thèmes principaux : clergé vendéen, hagiographie, Challans et sa région. Charles Grelier commence très tôt à publier le fruit de ses recherches mais, d'une nature modeste, il refuse souvent de les signer : les volumes qu'il a constitués et commentés permettent de mesurer l'étendue de son oeuvre et d'envisager la constitution d'une bibliographie. Ses dossiers de travail conservent aussi l'ébauche de travaux inédits.

    Fort d'un réseau de chercheurs et d'une documentation qu'il partage volontiers, l'abbé Grelier est vite reconnu comme l'historien incontournable du Marais breton vendéen. A ce titre, plusieurs familles lui confient leurs papiers à charge pour lui de les conserver et de les valoriser. C'est ainsi que des pièces isolées, mais surtout que les papiers des familles Boux de Casson et Merland et les travaux de Charles-Edouard Gallet sont entrés dans ses collections.

    Dans le discours qu'il prononce à ses obsèques en 1911, l'abbé Grelier reconnait Charles-Edouard Gallet pour son maître, tant pour ses travaux d'histoire locale que d'archéologie. Les deux hommes sont membres de plusieurs sociétés savantes et l'estime doit être réciproque puisque Charles-Edouard Gallet, historien de Beauvoir et de Bouin, poète et romancier, fait de l'abbé Grelier le dépositaire de ses travaux. Celui-ci rend hommage à son aîné en faisant publier dès 1912 ses Essais poétiques, mais son roman, écrit sous le pseudonyme de L. de Saint-Génin et la suite de ses travaux sur l'histoire du marais septentrional de la Vendée restent inédits.

  • Notaires de Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné : analyses d'un choix de pièces (1701-1814).

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain : analyses d'un choix de pièces (1700-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 194 J - Papiers des Amis du vieux Luçon

    Une partie du fonds porte sur le fonctionnement de l'association : statuts, conseil d'administration, liste des membres, comptes rendus des assemblées générales et des réunions mensuelles, correspondance, pièces comptables. L'autre partie présente ses activités : publications, programmes de manifestations, conférences - de nombreux articles de presse retracent le dynamisme de l'association -. Une documentation vient compléter l'ensemble, il s'agit de cartes postales, photographies, tracts.

  • Bibliothèque historique

    La bibliothèque des Archives départementales de la Vendée est à la fois historique et administrative.

    En 2016, près de 25.000 ouvrages et brochures sont répertoriés et environ 500 documents sont reçus chaque année, parmi lesquels se trouvent les mémoires universitaires ayant le département pour cadre géographique. La bibliothèque compte également plus de 2500 titres de périodiques (presse, revues historiques nationales et locales, périodiques édités localement, etc.), dont 500 titres vivants. Le plus ancien titre local toujours publié est l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée (depuis 1854), devenu Recherches vendéennes.



    UNE BIBLIOTHEQUE SPECIALISEE

    La bibliothèque met à la disposition des chercheurs des publications concernant le département de la Vendée, de la documentation administrative et professionnelle, des ouvrages historiques de référence et des ouvrages complémentaires des fonds conservés par le service d'archives.

    La bibliothèque comprend une Réserve, qui contient les ouvrages rares, anciens ou précieux. Toutes les publications antérieures à 1811 y sont intégrées.

    Les collections imprimées s'accroissent grâce à différents modes d'entrée : achats, dons, dépôts, versements effectués par les administrations ou dépôt administratif.



    LES USUELS EN LIBRE ACCES EN SALLE DE LECTURE

    Certains ouvrages de référence sont accessibles à tout moment en salle de lecture, ainsi que des collections complètes de périodiques :

    - Revue du Bas-Poitou, 1888-1972
    - Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1854-1993, puis Recherches vendéennes à partir de 1994
    - Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, depuis 1913
    - Bulletin de la société Olona, depuis 1929
    - Lettre aux amis de Noirmoutier, depuis 1971

    Les derniers numéros de certaines revues sont également disponibles en consultation dans la salle de lecture.

  • Série I - Protestantisme (1593-1791)

    La série I se compose principalement d'actes d'état civil. De l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685), les protestants disposent d'un état civil réformé dont cerpendant peu de registres sont parvenus jusqu'à nous. Cet état civil dispersé manque plus souvent pour la période dite du Désert, entre la révocation de l'Edit de Nantes et l'Edit de tolérance en 1787, où le protestantisme est pratiquement clandestin. L'Edit de tolérance offrira dans les années qui ont précédé la Révolution un "état civil de rattrapage" où les protestants viendront déclarer les mariages et les naissances qui ont eu lieu pendant la période du Désert. Tous cependant ne feront pas leur déclaration.

    La série I comporte aussi des pièces sur les églises réformées de La Chaume, de Mouchamps et Luçon, et des extraits d'actes synodaux de Thouars et Saint-Maixent.

  • Notaires de La Châtaigneraie : analyses d'un choix de pièces (1702-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Châtaigneraie. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Bibliothèque du Haras national de La Roche-sur-Yon

    La bibliothèque du Haras national de La Roche-sur-Yon complète le fonds d'archives coté 5 ETP.

    Comprenant 163 monographies et plus de soixante titres de périodiques, elle permet d'appréhender de manière globale le monde du cheval : les revues et ouvrages généralistes constituent une porte d'entrée dans l'univers équin ; le développement de l'élevage est abordé à travers des manuels, des ouvrages sur les différentes races et, plus spécifiquement, sur ce qui constitue la raison d'être des Haras, à savoir la définition et la mise en oeuvre de la politique d'orientation de l'élevage des équidés (génétique, reproduction, identification, généalogie, avec entre autres des stud-books) ; enfin une troisième partie traite des sports équestres et des courses hippiques, avec, principalement, des calendriers, programmes et comptes rendus des événenements. À noter pour ses très belles gravures, dont certaines en couleurs, l'ouvrage du baron Faverot de Kerbrech, général de division et écuyer de Napoléon III, intitulé "L'art de conduire et d'atteler, autrefois, aujourd'hui", paru en 1903 (BIB ATLAS 47).

    La partie locale, bien que peu importante, présente cependant des pièces intéressantes. À signaler par exemple : un numéro spécial (n° XXIX, 2e trim. 1991) de la revue "303" (BIB C 1148), consacré au cheval dans les Pays-de-la-Loire ; quelques ouvrages sur les races mulassières poitevines (baudet et autres) et sur le Haras de La Roche-sur-Yon, en particulier le mémoire universitaire de Martial Caillaud "Le dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon : création, mission et fonctionnement d'une administration (1846-1914)" (BIB MEM 831) ; et enfin un bel album consacré aux "Chevaux vendéens" daté du début du XXe siècle (BIB D 668/2) et un "Stud-book vendéen et charentais", illustré, de 1913 (BIB ADM C 151).

  • Périodiques historiques : état des collections, grands formats (presse)
  • Périodiques administratifs : état des collections, tous formats
  • Fonds Rigoir (imprimés)

    Ce fonds se compose de trois sous-ensembles.

    Premièrement, les rapports présentés annuellement aux assemblées générales des actionnaires du Crédit foncier de France (1852 à 2004). Cette collection a été réunie par le donateur dans le cadre de son activité professionnelle. Créée en 1852 sous le nom de Banque foncière de Paris, cette société de crédit foncier prend rapidement le nom de Crédit foncier de France. En quelques années, le Crédit foncier de France devient un partenaire essentiel de l'Etat : il participe à la modernisation du secteur agricole, en proposant des prêts à long terme, et des villes, en finançant les collectivités territoriales ; il contribue à organiser l'épargne des particuliers ; il soutient activement la reconstruction au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. L'analyse de ses rapports ouvre des perspectives de recherche. Par exemple, les bilans économiques, les chiffres financiers et les statistiques présentés de manière homogène, autorisent une étude quantitative et la liste complète des administrateurs et des dirigeants permet d'engager une analyse prosopographique des responsables de la banque.

    Deuxièmement, les revues et ouvrages publiées par l'Action française ou relevant de sa mouvance, dont le donateur était le dépositaire. L'Action française est un mouvement politique royaliste et nationaliste. Par le caractère éminemment provocateur de ses publications, l'Action Française entretient une agitation politique permanente, tout en apparaissant comme le seul groupe conservateur proposant une doctrine cohérente. Dans l'Entre-deux-guerres, elle dispose d'un certain nombre d'organes pour diffuser ses idées :
    - Le quotidien "L'Action française", le journal officiel du mouvement, et son almanach ;
    - "L'Action française du dimanche" destiné aux milieux agricoles et son almanach ;
    - "Pampres et lys", le bulletin des Méridionaux de l'Action française ;
    - "L'Ordre provençal", la version méridionale de "L'Action française du dimanche" ;
    - L'Institut d'Action française, fondé en février 1906 pour étudier les grands problèmes politiques, sociaux, religieux. Ses cours sont publiés à partir de 1923 dans les "Cours et conférences d'Action française".
    Deux autres titres sont étroitement liés à l'Action française et animés par le même objectif de propagande intellectuelle :
    - La "Revue des causes célèbres, politiques et criminelles" donnant le compte rendu et les croquis d'audience des procès relatifs à la défense nationale (pacifistes, espions, etc.) qui ont suivi la Grande Guerre ;
    - Les "Cahiers du Cercle Fustel de Coulanges et de l'Ecole française" sur la question scolaire.
    Ces périodiques témoignent de l'influence intellectuelle du mouvement au cours de la première moitié du XXe siècle. Les oeuvres de Charles Maurras et Georges Valois sont rattachées à cette partie.

    Enfin, des titres de presse édités en France ou à l'étranger depuis 1944 : des quotidiens ou des mensuels d'information parus seulement quelques mois, et des journaux satiriques. A quoi s'ajoutent divers imprimés révolutionnaires, notamment sur les premiers mois de la Révolution et le procès de Louis XVI.

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