Les archives de la Vendée

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Pièces isolées Inventaire complet (pdf)

        • 1 Num 1/286-1-2 - 

          Carnet de route de René Pelletier (FLC, classe 1910, n°1110) sergent à la 3e section de mitrailleurs du 65e régiment d'infanterie. Son parcours l'amène dans les Ardennes, en Belgique où il participe au combat de Maissin et dans la Marne. Son récit est le témoignage d'un début de guerre raté par l'armée française, victime de l'organisation et de la détermination allemande. Patriote, il s'insurge contre les généraux qui ont fui pendant les combats, laissant les soldats sans commandement. Avec amertume, il raconte la débandade française, le manque de coordination et le repli toujours plus en arrière. Son carnet s'arrête le 7 septembre en pleine bataille de la Marne.
          Entre les notes de son carnet, il rédige le 1er septembre 1914 un brouillon de lettre adressée à sa mère, où il lui raconte l'effrayant spectacle de la guerre, le courage de sa section qui n'a pas faibli devant l'ennemi et se montre encore très virulent envers les officiers (vues 2-6). - 27 p. ms. 1914. [1911]-1914

          Modalités d'entrée :

          Collecte 14-18. Prêt Barreaud, 2014

          Typologie documentaire : journal / portrait / photographie
          Contexte historique : 1914-1918
          Personne(s) : Pelletier, Ernest René Joseph
          Matière : guerre 1914-1918 / soldat
          Sources complémentaires aux Archives de la Vendée :

          Voir la notice biographique d'Ernest René Joseph Pelletier dans le Dictionnaire des Vendéens


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            (1Num1/286/1). Portrait de René Pelletier en tenue militaire du 65e régiment d'infanterie.

            1 vue  - (1Num1/286/1). Portrait de René Pelletier en tenue militaire du 65e régiment d'infanterie. (ouvre la visionneuse)

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          • 2 - 

            (1Num1/286/2). Mobilisé dès le début du conflit, René Pelletier arrive dans son dépôt nantais le 5 août 1914. Le lendemain, il embarque en train et se rend à la frontière belge où il cantonne entre Sedan (Ardennes) et Bouillon (Belgique). Le 22 août 1914, il est engagé dans la bataille de Maissin où des combats épouvantables ont lieu ; les pertes sont très nombreuses et une grande majorité des officiers a été tuée. René assiste impuissant au carnage voyant les villages brûlés et les habitants évacués. Le 24 août, les soldats reculent et prennent position sur les bords de la Meuse où ils commencent à creuser les premières tranchées. Le 26 août, René décrit des scènes de débandade lorsque les Allemands réussissent à passer la rivière. Son corps d'armée ne dispose plus de commandement car tous les généraux se sont repliés, laissant les soldats livrés à eux-mêmes (vue 9). Le lendemain, les troupes tentent de repartir de l'avant mais l'ennemi est toujours bien présent et continue d'attaquer. Des rumeurs venues des officiers d'artillerie laissent entendre que le 11e corps d'armée a été sacrifié pour permettre aux autres corps de s'organiser et de venir en soutien. Le seul colonel encore présent félicite la section de mitrailleurs qui par ses tirs, a sauvé le reste du 65e régiment. Le 28 août, le 17e corps d'armée arrive enfin en renfort mais se replie presque immédiatement, René exprime toute sa frustration les jours suivants.

            15 vues  - (1Num1/286/2). Mobilisé dès le début du conflit, René Pelletier arrive dans son dépôt nantais le 5 août 1914. Le lendemain, il embarque en train et se rend à la frontière belge où il cantonne entre Sedan (Ardennes) et Bouillon (Belgique). Le 22 août 1914, il est engagé dans la bataille de Maissin où des combats épouvantables ont lieu ; les pertes sont très nombreuses et une grande majorité des officiers a été tuée. René assiste impuissant au carnage voyant les villages brûlés et les habitants évacués. Le 24 août, les soldats reculent et prennent position sur les bords de la Meuse où ils commencent à creuser les premières tranchées. Le 26 août, René décrit des scènes de débandade lorsque les Allemands réussissent à passer la rivière. Son corps d'armée ne dispose plus de commandement car tous les généraux se sont repliés, laissant les soldats livrés à eux-mêmes (vue 9). Le lendemain, les troupes tentent de repartir de l'avant mais l'ennemi est toujours bien présent et continue d'attaquer. Des rumeurs venues des officiers d'artillerie laissent entendre que le 11e corps d'armée a été sacrifié pour permettre aux autres corps de s'organiser et de venir en soutien. Le seul colonel encore présent félicite la section de mitrailleurs qui par ses tirs, a sauvé le reste du 65e régiment. Le 28 août, le 17e corps d'armée arrive enfin en renfort mais se replie presque immédiatement, René exprime toute sa frustration les jours suivants. (ouvre la visionneuse)

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