Les archives de la Vendée

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Bulletin du Syndicat des agriculteurs de la Vendée (1926-1941) Inventaire complet (pdf)

  • Contenu ou introduction :

  • Comme le rappelle Albert Vauchez, professeur départemental d'agriculture, dans son rapport au préfet en 1885 "La Vendée a été un des premiers départements, si ce n'est le premier, à posséder des syndicats agricoles." Aussitôt le vote de la loi du 21 mars 1884 sur les syndicats professionnels, quelques syndicats communaux furent créés. En raison de leurs faibles moyens, ces petites associations n'eurent qu'une existence éphémère et ont rapidement fusionné en (ou se sont affiliées aux) deux organismes départementaux : le "Syndicat des agriculteurs de la Vendée" créé par Charles de Bretagne le 12 avril 1886 (Arch. dép. Vendée, 4M41) et, la même année, le "Syndicat agricole départemental" créé par Albert Vauchez le 13 décembre 1886 (Arch. dép. Vendée, 4M41). D'approche politique différente, tous deux vont développer chacun de leur côté l'instruction professionnelle agricole, la mise en place des caisses rurales et du crédit agricole, les achats groupés des produits et machines nécessaires à l'agriculture, etc. De ces groupements d'achats naîtront les coopératives d'approvisionnement : la Coopérative agricole départementale (1920) créée par le Syndicat agricole départemental, et la Coopérative des producteurs de Vendée (1929) créée par le Syndicat des agriculteurs de la Vendée. [{/lb}] [{/lb}] Charles Le Roux de Bretagne (Douai (Nord), 1838-Saint-Vincent-sur-Graon, 1907), propriétaire terrien et châtelain du logis de la Bijoire, est à l'origine du syndicat des Moutiers-les-Mauxfaits. En 1886, le syndicat, auquel les agriculteurs des Moutiers appartenaient avec ceux des cantons des Sables-d'Olonne et de Talmont, étend son action à tout le département, et voit le nombre de ses membres augmenter : 2 000 en 1897, 5 000 en 1913, 12 000 en 1923 et 21 000 en 1929. Le bulletin d'information numérisé ici (4 num 460) est servi gratuitement, dès 1889, aux adhérents qui versent une cotisation annuelle de 7 francs. Le syndicat œuvrera aux côtés du clergé et de la JAC au développement de l'enseignement agricole (création de l'école d'agriculture la Forêt à La Mothe-Achard en 1923). Comme dans d'autres départements, l'aristocratie vendéenne s'est impliquée dans le premier essor du syndicalisme agricole, avec la bénédiction du clergé local. Il s'agissait, pour elle, d'impulser une amélioration des exploitations agricoles, afin de répondre aux aspirations d'une frange croissante de la paysannerie, tout en préservant son autorité naturelle et en s'opposant à la concurrence des milieux républicains (incarnés en Vendée dans le Syndicat agricole départemental). Forte de sa puissance foncière, de ses ressources financières et d'un important réseau de sociabilité, elle peut proposer des services économiques et financiers qui la consacrent comme un acteur majeur du développement des campagnes. [{/lb}] [{/lb}] Le bulletin du Syndicat des agriculteurs de la Vendée est un vecteur de l'information professionnelle. D'abord mensuel, il devient hebdomadaire en 1924. Intitulé "Chez nous" à partir de 1938, il est remplacé par "Le Paysan de la Vendée" en janvier 1942. Le bulletin disparaît à la Libération.

  • Communicabilité :

  • La collection, entièrement numérisée, est accessible en ligne. Les originaux ne sont donc plus communiqués en salle de lecture.

  • Modalités de reproduction :

  • Reproduction numérique sur demande

  • Sources complémentaires :

  • Aux Archives de la Vendée

    BIB 2 PG 20 - Bulletin mensuel / Syndicat agricole départemental de la Vendée, Caisse régionale de crédit agricole mutuel de la Vendée (1903-1913, lac.)

  • Bibliographie :

  • Monographie agricole du département de la Vendée / T. Sarazin, R. Martin. - La Roche-sur-Yon : Impr. yonnaise, 1937. - 535-VIII p.-[1] pl. dép.