• H Dépôt 5 - Archives de l'hôpital psychiatrique (1843-1966)

    Ce dépôt des archives de l'hôpital psychiatrique correspond aux pièces conservées depuis la création de l'établissement jusqu'aux années 1950. Les différentes séries du cadre de classement des archives hospitalières sont inégalement pourvues : celles relatives au personnel, aux finances et à la comptabilité, aux propriétés de l'hôpital et aux travaux sont très lacunaires. Les délibérations de la commission de surveillance, le chrono de la correspondance active du directeur médecin, les rapports annuels et les statistiques forment des collections continues (série L) ainsi que les rapports médicaux de services (série R). L'essentiel du fonds (90%) concerne la population de l'asile : livres de la loi, registres matricules, registres des sorties, registres des déclarations de décès et dossiers de malades (1843-1945).

  • Justices inférieures d'Ancien Régime

    Voir chacun des titres

  • 8 ETP - Association d'études vendéennes et comité d'expansion économique de la Vendée

    Les archives de l'Association d'études vendéennes (A.S.E.V.) sont essentiellement composées de dossiers relatifs aux assemblées générales. Un registre est d'ailleurs à signaler plus particulièrement : il s'agit de celui contenant le procès-verbal de l'assemblée générale extraordinaire du 23 mars 1963, qui modifie ses statuts et met en place le comité d'expansion économique de la Vendée (C.E.E.V.).
    Les dossiers versés par le C.E.E.V. concernent principalement son administration, de sa création à sa fusion avec la Société pour l'aménagement et le développement économique de la Vendée (S.O.D.E.V.) au 1er janvier 2004, et les études économiques qu'il a réalisées.
    La gestion du C.E.E.V. peut être étudiée au travers des procès-verbaux des assemblées générales, des conseils d'administration et des bureaux. Quant aux études économiques sur le département, elles sont réparties thématiquement (agriculture, pêche, collectivités locales, démographie et population, emploi et formation, fiscalité et industrie, situation économique et sociale).

  • 7 ETP - Chambre de Commerce et d'Industrie (1892-1990)

    Ce fonds regroupe les archives anciennes de la Chambre de Commerce et d'Industrie, depuis sa création (1892) jusqu'aux années 1970. Outre les délibérations de la Chambre et les dossiers du Bureau et de l'Assemblée générale, le fonds est constitué de l'ensemble des archives retraçant ses missions, qu'elles soient consultatives, représentatives ou actives dans l'appui individuel ou collectif auprès des commerces et des industries du département. Dans les dossiers d'appui collectif, on notera l'aménagement d'une zone industrielle au sud de La Roche-sur-Yon. Ce fonds contient également les documents relatifs aux infrastructures dont la gestion est confiée à la CCI, le port des Sables-d'Olonne et l'aérodrome des Ajoncs, à La Roche-sur-Yon.

  • 76 Fi - Plans de monuments historiques.

    Le fonds coté 76 Fi rassemble tous les plans versés par le Service départemental de l'architecture de Vendée aux Archives départementales de 1981 à 1986.

    Ces plans, tous réalisés ou reproduits dans le courant du XXe siècle, sont signés de l'Agence des bâtiments de France (des Deux-Sèvres et de la Vendée, puis de Vendée) ou du Service départemental de l'architecture. Ils représentent des édifices et des sites classés ou inscrits à l'inventaire des monuments historiques.

    Plus ou moins détaillés - certains consistent simplement en plans de situation - ce sont tous des tirages réalisés sur papier. Ils n'ont pas été conditionnés à plat dans des pochettes de polyester neutre, comme c'est habituellement le cas, mais sont conservés pliés dans des dossiers.

  • 6 J - Travaux de Philyppe-Bernard Jaunet

    Ses origines familiales amènent Philyppe-Bernard Jaunet à s'intéresser au Langon. Il s'attèle alors à la description de l'ensemble des minutes des notaires de cette résidence qui sont conservées aux Archives, soit plusieurs milliers d'actes des XVIIe et XVIIIe s. Il rédige en parallèle des notices biographiques de ces notaires et étend ses dépouillements à quelques études alentour. Pour ses travaux complémentaires sur les familles d'Arcemalle, de Verteuil et des Herbiers de l'Etenduère, il a consulté de nombreux originaux dont il a fait la description (complétant avantageusement les inventaires imprimés publiés par les institutions ressources) et des copies rassemblées ici.

  • 3R - Anciens combattants et victimes de guerre

    Cet inventaire présente l'intégralité de la sous-série 3 R, enrichie de quelques articles des versements 1700 W et 2201 W. Ces derniers donnent, en effet, accès aux dossiers de demandes de cartes du combattant, et en complètent la collection.

    L'ensemble traite de l'aide apportée aux soldats blessés et aux victimes de guerre, par les pouvoirs publics. Il se concentre, principalement, sur la période de la Première Guerre mondiale.

    La première partie concerne le fonds de la préfecture. Ce fonds lacunaire regroupe, pour l'essentiel, les actes de décès de soldats vendéens pour la période s'étalant de 1792 à 1815, et quelques listes d'attribution de secours et de pensions aux anciens soldats et à leur famille, versés par la Préfecture, en marge des missions de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre (ONACVG).

    La seconde partie présente les archives de l'Office national des anciens combattants et victimes de guerre, structure qui évolue au fil du temps, comme évoqué plus haut. Cette partie est la plus importante.

    L'office a à sa charge quatre catégories de population, qui ont en commun les blessures et souffrances induites par la guerre. Ce sont : les mutilés, les réformés, les anciens combattants et les pupilles de la Nation.

    Mutilés, réformés et anciens combattants :

    La guerre provoque la mort de millions de soldats, et en laisse des millions, blessés, souvent invalides.

    En 1919 la Nation leur reconnaît le droit à réparation ; ils peuvent désormais prétendre à une pension et à des secours couvrant le préjudice subi mais aussi à une assistance à la reconversion professionnelle, leur permettant de trouver un emploi compatible avec leur handicap.

    Les demandes de cartes d'invalidité affluent dès 1920, comme l'attestent les registres chronologiques de délivrance de 1920 à 1935 (3 R 59-60), et les dossiers de demande de renouvellement, effectuée tous les 3 ans (3 R 61-89, 358-364). Les bénéficiaires peuvent aspirer à des secours, des pensions, ou des prêts, permettant de faciliter leur condition de vie et leur projet professionnel. Nombreux sont les dossiers de demande de pensions et de secours. Classés par ordre alphabétique, ces dossiers présentent des informations sur la composition et la vie du foyer.

    En 1928, est institué le droit à la reconnaissance du combattant. Il permet, essentiellement, aux anciens soldats non pensionnés, de bénéficier d'une pension lors de leur retraite. Le combattant doit préalablement détenir la carte du combattant, qui lui est délivrée selon les critères suivants : avoir servi au moins 90 jours dans une unité combattante, être titulaire d'une distinction individuelle, avoir reçu une blessure de guerre homologuée par l'autorité militaire, avoir été évacué d'une unité combattante pour une blessure reçue ou une maladie contractée en service.

    Dès 1928, nombreux sont ceux qui ont reçu la carte, mais beaucoup ont dû la rendre à partir de 1932, une circulaire ministérielle du 29 juillet ayant modifiée les caractéristiques des unités combattantes. Près de 58 000 ont finalement pu l'obtenir. Les dossiers de demande de carte du combattant et de retraite du combattant sont assez pauvres en information, indiquant seulement l'état signalétique du demandeur. Ils sont classés par numéro d'ordre (numéro de la carte). On peut y accéder par des fichiers alphabétiques qui renvoient à ce numéro.

    Pupilles de la Nation :

    Sont pupilles de la Nation, les orphelins mineurs, dont le père ou le soutien de famille est mort de blessures ou de maladies contractées ou aggravées du fait de la guerre, les enfants nés avant la fin des hostilités ou dans les 300 jours qui suivent leur cessation, ou encore, lorsque le père, la mère ou le soutien de famille est blessé ou a contracté une maladie liée à la guerre, et se trouve dans l'incapacité de travailler. De même les enfants qui sont eux-mêmes victimes civiles.

    L'adoption par la Nation de ces pupilles (après jugement des tribunaux de Grande Instance), ouvre le droit à une aide morale et matérielle de l'Office, jusqu'à leur majorité. Ils sont inscrits dans le registre matricule par numéro d'ordre d'adoption (numéro matricule). Ces registres renseignent sur l'identité du pupille, mais aussi sur son représentant légal. Il est également possible de le retrouver par son nom grâce au fichier alphabétique et par lieu avec les listes communales.

    Chaque pupille est suivi sur les plans médicaux et scolaires. Des visites médicales ont lieu tous les trimestres, lorsque des soins sont nécessaires, l'Office prenant en charge totalité ou partie des frais médicaux afférents, en fonction des revenus des tuteurs. De même, l'Office distribue des bourses scolaires ou d'apprentissage, selon les résultats et le comportement du pupille. Les registres des subventions d'étude ou d'apprentissage classés de façon chronologique ou par établissements scolaires, renseignent sur l'établissement scolaire fréquenté et les notes moyennes de l'élève ou encore sur l'apprentissage choisi. Ils apportent ainsi des renseignements supplémentaires sur les pupilles.

    Ces derniers sont également aidés par des secours ou prêts ponctuels selon les difficultés financières rencontrées, ou les évènements familiaux, comme par exemple à l'occasion de leur mariage.

    Peu de dossiers individuels de pupilles ont été conservés et la plupart ne sont constitués que de demandes de subvention et de carnets de santé.

  • 4 ETP - Banque de France : archives du bureau auxilliaire de La Roche-sur-Yon (1872-2008)

    Les Archives départementales de la Vendée ont reçu en 2005 les versements des archives des trois établissements départementaux de la Banque de France : Fontenay-le-Comte, les Sables d'Olonne et la Roche-sur-Yon. Cette mesure s'est inscrite en 2005 dans une campagne de collecte nationale des archives historiques, conjointement menée par la Direction des Archives de France et la Banque de France. Cette opération a été mise en place dans un contexte de restructuration des succursales de la Banque de France dont certaines, comme celles de Fontenay-le-Comte et des Sables d'Olonne, ont du être fermées. Des dossiers complémentaires sont venus enrichir ce fonds en 2010.

    Créée le 18 janvier 1800, la Banque de France a le privilège de l'émission des billets de banque sur le territoire métropolitain. C'est également un organisme de réescompte auprès duquel toutes les autres banques sont assurées de pouvoir mobiliser le crédit qui leur est nécessaire. Enfin, elle assure l'exécution de la politique monétaire nationale.

    Instaurée dans le but de favoriser la reprise de l'activité économique après la forte récession de la période révolutionnaire, ses statuts limitent alors son champ d'action à la ville de Paris. Le 16 janvier 1808, un décret impérial décide l'implantation de succursales appelées " comptoirs d'escompte " dans les villes de province où le développement du commerce en fait sentir la nécessité. Jusqu'en 1848, peu de succursales sont créées puisqu'on ne recense alors que 15 établissements. Leur développement s'accroît, par contre, rapidement pendant la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. En effet, 150 comptoirs existent en 1900 et 259 sont dénombrés en 1928.

    En Vendée, le premier des établissements voit le jour à la Roche-sur-Yon en 1879. Un deuxième est implanté aux Sables d'Olonne en 1918 et un troisième à Fontenay-le-Comte dans les années 1920.

    Les archives de l'établissement de la Roche-sur-Yon sont les plus anciennes puisqu'elles commencent en 1872. On y trouve en effet, dès cette date, des copies de lettres sur la recherche d'un terrain pour l'implantation du comptoir. Outre les journaux comptables, les procès-verbaux des séances du conseil d'administration de 1879 à 1952 sont également consultables, ainsi que des copies relatant le pillage de la succursale par l'armée allemande le 28 août 1944. Ces archives contiennent également un échantillon de dossiers de surendettement des particuliers, pour les années 1991 à 2008.

  • 2 ETP - Banque de France : archives du bureau auxiliaire de Fontenay-le-Comte (1924-2006)

    Les Archives départementales de la Vendée ont reçu en 2005 les versements des archives des trois établissements départementaux de la Banque de France : Fontenay-le-Comte, les Sables-d'Olonne et La Roche-sur-Yon. Cette mesure s'est inscrite en 2005 dans une campagne de collecte nationale des archives historiques, conjointement menée par la Direction des Archives de France et la Banque de France. Cette opération a été mise en place dans un contexte de restructuration des succursales de la Banque de France dont certaines, comme celles de Fontenay-le-Comte et des Sables d'Olonne, ont du être fermées. Des dossiers complémentaires sont venus enrichir ce fonds en 2010.

    Créée le 18 janvier 1800, la Banque de France a le privilège de l'émission des billets de banque sur le territoire métropolitain. C'est également un organisme de réescompte auprès duquel toutes les autres banques sont assurées de pouvoir mobiliser le crédit qui leur est nécessaire. Enfin, elle assure l'exécution de la politique monétaire nationale.

    Instaurée dans le but de favoriser la reprise de l'activité économique après la forte récession de la période révolutionnaire, ses statuts limitent alors son champ d'action à la ville de Paris. Le 16 janvier 1808, un décret impérial décide l'implantation de succursales appelées " comptoirs d'escompte " dans les villes de province où le développement du commerce en fait sentir la nécessité. Jusqu'en 1848, peu de succursales sont créées puisqu'on ne recense alors que 15 établissements. Leur développement s'accroît, par contre, rapidement pendant la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. En effet, 150 comptoirs existent en 1900 et 259 sont dénombrés en 1928.

    En Vendée, le premier des établissements voit le jour à La Roche-sur-Yon en 1879. Un deuxième est implanté aux Sables-d'Olonne en 1918 et un troisième à Fontenay-le-Comte dans les années 1920.

    Les archives du bureau auxiliaire de Fontenay-le-Comte sont constituées de journaux comptables et d'un grand livre pour la période 1924 à 1973, avec une lacune pour la période 1925-1933. Elles contiennent également un échantillon de dossiers de surendettement des particuliers, qui couvre les années 1994 à 2006. Le peu de documents que l'on trouve dans ce versement s'explique par le fait que la succursale de Fontenay-le-Comte dépend de celle de Niort, où se trouvent les autres dossiers.

  • 3 ETP - Banque de France : archives du bureau auxiliaire des Sables-d'Olonne (1902-2005)

    Les Archives départementales de la Vendée ont reçu en 2005 les versements des archives des trois établissements départementaux de la Banque de France : Fontenay-le-Comte, les Sables-d'Olonne et La Roche-sur-Yon. Cette mesure s'est inscrite en 2005 dans une campagne de collecte nationale des archives historiques, conjointement menée par la Direction des Archives de France et la Banque de France. Cette opération a été mise en place dans un contexte de restructuration des succursales de la Banque de France dont certaines, comme celles de Fontenay-le-Comte et des Sables d'Olonne, ont du être fermées. Des dossiers complémentaires sont venus enrichir ce fonds en 2010.

    Créée le 18 janvier 1800, la Banque de France a le privilège de l'émission des billets de banque sur le territoire métropolitain. C'est également un organisme de réescompte auprès duquel toutes les autres banques sont assurées de pouvoir mobiliser le crédit qui leur est nécessaire. Enfin, elle assure l'exécution de la politique monétaire nationale.

    Instaurée dans le but de favoriser la reprise de l'activité économique après la forte récession de la période révolutionnaire, ses statuts limitent alors son champ d'action à la ville de Paris. Le 16 janvier 1808, un décret impérial décide l'implantation de succursales appelées " comptoirs d'escompte " dans les villes de province où le développement du commerce en fait sentir la nécessité. Jusqu'en 1848, peu de succursales sont créées puisqu'on ne recense alors que 15 établissements. Leur développement s'accroît, par contre, rapidement pendant la seconde moitié du XIXe siècle et la première moitié du XXe siècle. En effet, 150 comptoirs existent en 1900 et 259 sont dénombrés en 1928.

    En Vendée, le premier des établissements voit le jour à la Roche-sur-Yon en 1879. Un deuxième est implanté aux Sables d'Olonne en 1918 et un troisième à Fontenay-le-Comte dans les années 1920.

    Le versement des archives de la succursale des Sables d'Olonne est le plus complet des 3 avec des dossiers qui couvrent la période 1902-2006 : on peut à la fois consulter le dossier de création du bâtiment, les livres de comptes et journaux comptables, ainsi que les activités engendrées par la Seconde Guerre Mondiale (évacuation de comptoirs, transfert de fonds, ordres du Devisenschuzkommando, restitutions des biens spoliés des juifs). Ces archives contiennent également un échantillon de dossiers de surendettement des particuliers, pour les années 1998 à 2005.

  • 134 J - Travaux de Jean Vincent (principalement sur Les Herbiers)

    La première partie de ce fonds est formée de catalogues et inventaires ; la seconde des travaux de recherches historiques que Jean Vincent a menés sur les Herbiers et sa région principalement.

    Certains dossiers sont des études très poussées, parfois en plusieurs tomes ; d'autres, en revanche, sont des descriptions plus succinctes, accompagnées de photographies.

    Ce fonds met en valeur le patrimoine herbretais, qu'il soit d'ordre public ou privé, écrit ou architectural.

  • 14 J - Collection de Lespinay (1748-1939)

    La marquise de Lespinay, née Marie-Thérèse Benoist d'Azy, s'est attachée à retracer l'histoire et la généalogie de la famille de son époux, Zénobe de Lespinay, depuis le XVe siècle jusqu'à son fils Jean, mort à la guerre en 1918.

    Pour cela elle a constitué une collection de dossiers contenant des notes, des illustrations, des copies et des transcriptions d'actes conservés dans différentes bibliothèques et dépôts d'archives (archives nationales, archives départementales de la Loire-Atlantique et de la Vendée, archives municipales de Nantes, bibliothèque municipale de Nantes dans les papiers Dugast-Matifeux).

    Elle s'est aussi appuyée sur les archives de la famille de Lespinay conservées au château de la Mouhée à Chantonnay. Cette partie de ses notes est d'autant plus précieuse que la majorité de ces archives a brûlé avec le château en 1951.

    Cette documentation a permis à la marquise de Lespinay de publier, en 1937 et 1939, deux ouvrages sur l'histoire et la généalogie de la famille.

  • Cadastre des communes de L'Ile-d'Elle aux Lucs-sur-Boulogne

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Cadastre des communes de La Caillère-Saint-Hilaire à La Chapelle-Thémer

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Cadastre des communes de Damvix à Froidfond

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • 211 J - Tracts et imprimés sur Mai 68, réunis par Olivier Rigoir, entre 1966 et 2008

    Lorsque les événements éclatent en mai 1968 - ils se poursuivront jusqu'en juillet -, Olivier Rigoir décide de collecter les tracts émis, parfois en très petit nombre, par les étudiants principalement, ainsi que par le monde politique, syndical et ouvrier. On entend par tracts, les affichettes, brochures, circulaires, motions, communiqués de presse, rapports de commissions, comptes rendus de réunion, revues ronéotées et autres papillons de propagande polémique ou d'information, illustrés ou non. Nombreux sont les documents tirés sur du mauvais papier avec une encre de qualité médiocre.

    Olivier Rigoir s'intéresse aussi à la presse contemporaine du mouvement, qu'elle soit d'information générale ou partisane, nationale ou internationale.

    A ce fonds initial, viennent s'ajouter des publications (ouvrages et périodiques) éditées " à chaud " ou à l'occasion de l'anniversaire des événements.

    La collection a été organisée en trois ensembles : Les documents militants ; Les événements de Mai 68 vus par les médias ; Les études rétrospectives.

    Les documents provenant du monde étudiant sont rassemblés dans la première partie. L'Université française est partagée traditionnellement en quatre facultés, auxquelles on a joint les grands établissements littéraires et scientifiques : Droit et sciences économiques - dont dépend Olivier Rigoir - ; Lettres et sciences humaines ; Médecine et pharmacie ; Sciences. Ces facultés sont divisées en centres universitaires qui répondent eux-mêmes à une hiérarchie bien définie.

    Au sein de chacune se mettent en place, en mai 1968, des comités de grève, des comités d'action et des commissions spécialisées. Dans ces groupes, ou au sein des associations étudiantes préexistantes, étudiants, enseignants et non-enseignants discutent de politique générale, du système de l'enseignement supérieur et des structures à mettre en place à l'avenir, du lien avec le monde du travail, mais aussi de la gestion du mouvement et de l'occupation des locaux universitaires au jour le jour. La collection d'Olivier Rigoir témoigne de cette effervescence et de cette volonté d'expérimenter la démocratie directe.

    Après ceux des facultés, ont pris place les tracts émanant des syndicats et des mouvements étudiants, puis d'organisations politiques (mouvements et partis), du monde du travail (syndicats et salariés) et de divers organismes.

    L'ensemble des acteurs du mouvement est donc représenté, bien que la différence de volume de chaque dossier soit le reflet de l'engagement du collecteur, de son réseau et du hasard de ses rencontres.

    Sur de nombreux tracts, Olivier Rigoir a pris soin de noter au crayon la date de récupération et/ou de diffusion. Bien qu'il puisse y avoir une différence avec la date réelle de production, celle-ci est assurément faible. De plus, la mention informe sur la date de la réception de l'information par le public. Quand deux tracts identiques portent deux dates différentes, ils ont été conservés. La concentration des tracts entre la mi-mai et la mi-juin est représentatif de l'évolution de la crise. Certaines pièces sont annotées de la main du collecteur.

    Le mouvement de Mai 68 fut aussi une source d'inspiration pour les écrivains et les artistes, confirmés ou d'un jour. Quelques poèmes, pièces de théâtre, chansons et recueils d'affiches et de graffitis apposés sur les murs de Paris présents dans le fonds en témoignent.

    Le printemps 1968 voit également fleurir de nombreux journaux engagés. Cette presse étudiante, ouvrière et révolutionnaire est particulièrement éphémère et irrégulière. Olivier Rigoir a rassemblé une vingtaine de titres, représentés par un - parfois le seul paru - ou plusieurs numéros.

    Les journaux et magazines d'information réunis par Olivier Rigoir forment la deuxième partie du fonds. Ils permettent de suivre le déroulement des événements au jour le jour, et de mesurer le rôle joué par les médias pendant le mouvement. A noter la revue de presse des articles du " Monde " qui couvre la totalité des événements (211 J 38-39). Quatre reproductions de photographies sont réunies à cet ensemble, elles montrent la violence des manifestations.

    La bibliographie sur Mai 68 est abondante. Le fonds contient seulement une quinzaine de témoignages d'acteurs du mouvement et d'analyses parus dès 1968, des notes de lecture, des coupures de presse sur les suites de la crise, ainsi que des numéros spéciaux de magazines et des articles édités à l'occasion des derniers anniversaires de Mai 68 (1978, 1988, 1998 et 2008).

  • Archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense (Vincennes)

    L'inventaire des archives militaires de la guerre de Vendée conservées au Service historique de la Défense à Vincennes réunit quatre fonds d'archives. Trois sont contemporains de la guerre de Vendée (1793-1796) : la correspondance du ministère de la Guerre avec les armées de l'Ouest, les états de situation que ces mêmes armées ont adressés au ministère et les jugements des commissions militaires. Le quatrième fonds date de la Restauration (à partir de 1815) et contient des listes nominatives d'anciens combattants des armées royales dressées dans le cadre d'attribution de gratifications et de pensions. En complément, une vingtaine de mémoires manuscrits sont présentés. Au total, 78 articles conservés au Service historique de la Défense et concernant dans leur intégralité la guerre de Vendée ont été analysés et numérisés en 29.274 vues. Dans un guide des sources rédigé par J. Hussenet et disponible sur le site des Archives départementales de la Vendée, on trouvera également les références à d'autres articles qui concernent partiellement la guerre de Vendée et les soulèvements de 1799, 1815 et 1832 ; ces articles n'ont pas fait l'objet d'une numérisation.

    Etats de situation

    Placés en tête de l'inventaire, des états de situation au nombre de 400 livrent les effectifs des troupes républicaines mobilisées en Vendée entre juin 1793 et mars 1796. La majorité des pièces se présente sous forme de tableaux, parfois très grands, qui peuvent recouvrir des échelons différents de l'armée républicaine. Ainsi des pièces fournissent-elles des chiffres à l'échelle d'un bataillon alors que d'autres, les plus nombreuses, regroupent les effectifs d'une division de l'armée de l'Ouest, voir même de toute l'armée.

    Chaque tableau a été analysé avec l'indication de sa date, de la force armée concernée et de l'effectif total des hommes qui y est noté. Mais les états de situation fournissent bien d'autres informations qui peuvent s'avérer très détaillées : effectifs des officiers et des soldats, nombre de prisonniers, hospitalisés et déserteurs, distinction entre les troupes de garnison et les troupes disponibles ou entre les différents corps d'armée (infanterie, artillerie, cavalerie…), nom des troupes et leur lieu de cantonnement, nombre de chevaux, de pièces d'artillerie et de fusils, etc. En revanche, on ne trouvera pas de noms de soldats républicains, à l'exception de ceux des généraux. Et quand ces derniers ont signé l'état de situation de leur unité, leur nom a été suivi dans l'inventaire du signe °.

    Correspondance active et passive du ministère de la Guerre

    La correspondance active et passive du ministère de la Guerre constitue le fonds le plus volumineux des quatre ; 35 cartons et registres sont publiés, soit plus de 8.500 pièces d'archives analysées et numérisées en 21.872 vues. La correspondance s'étend sur trois ans, entre mars 1793 et mars 1796. Les correspondants du ministère sont les militaires présents sur le terrain (généraux, commissaires des guerres, commandants des places et des bataillons), mais aussi des autorités civiles qu'elles soient nationales ou locales (Convention, Comité de salut public, représentants en mission, administrateurs des départements et des districts). Le fonds contient également des lettres échangées entre généraux, entre représentants en mission, ou entre une administration locale et un général. La quasi-totalité de la correspondance est donc constituée d'échanges entre républicains. A signaler toutefois quelques rares pièces vendéennes transmises au ministère de la Guerre en raison de leur saisie, comme la correspondance du chef vendéen Jaudonnet de Laugrenière (SHD B 5/5-16).

    L'ensemble est classé chronologiquement par armée. Celle de Réserve créée le 1er mars 1793 est transformée, dès le 30 avril, en armée des Côtes de La Rochelle. Le territoire de cette dernière va de l'embouchure de la Gironde jusqu'à celle de la Loire et comprend la rive droite de la Loire depuis Ingrande. Le 2 octobre 1793, l'armée des Côtes de La Rochelle, l'armée de Mayence et une partie de l'armée des Côtes de Brest sont réunies pour former l'armée de l'Ouest jusqu'en 1795. En parallèle, on suit sur des territoires plus au nord l'armée des Côtes puis, à l'issue de sa séparation en deux, l'armée des Côtes de Brest et celle des Côtes de Cherbourg. Enfin en 1795, l'armée de l'Ouest, l'armée des Côtes de Brest et l'armée des Côtes de Cherbourg fusionnent pour former l'armée des Côtes de l'Océan.

    L'inventaire est très détaillé. Toutes les lettres sont analysées, les noms des correspondants indiqués, des citations sont parfois ajoutées. Les pièces sont réparties jour par jour dans un ordre géographique qui, le plus souvent, part de Paris, se rapproche du théâtre de la guerre (Tours, Chinon), puis le contourne par le sud (Saint-Maixent, Niort, Luçon), l'ouest (Les Sables-d'Olonne), et le nord (Nantes, Angers), avant de pénétrer au coeur du pays insurgé. Très nombreuses, les signatures autographes des auteurs des lettres ont été signalées par le signe ° qui suit les noms concernés. Les cachets présentant un intérêt ont été numérisés en couleur et sont même représentés en une seule pièce recomposée lorsqu'ils sont brisés.

    A la fin du XIXe siècle, chaque pièce d'archives a été accompagnée d'un bulletin analytique qui a été également numérisé et placé avant la pièce concernée. Ils existent aussi des bulletins isolés qui contiennent des analyses de lettres transcrites dans des registres de correspondance. Vingt-et-un registres sont présentés dans l'inventaire, ils couvrent essentiellement la période de la guerre de Vendée (1793-1796), mais vont également au-delà avec la correspondance du général Travot entre 1800 et 1803 et celle de la 12e division militaire pendant le soulèvement de mai-juin 1815. On trouvera, en complément, le registre de la procédure judiciaire contre le général Travot aboutissant à sa condamnation à mort le 20 mars 1816.

    Commissions militaires

    Etablies auprès des armées républicaines présentes dans l'Ouest, les commissions militaires adressent au ministère de la Guerre leurs jugements qui se présentent souvent sous forme d'affiches imprimées. Ce sont les jugements des commissions militaires réunies, entre juillet 1793 et décembre 1795, principalement à Niort, Angers, Saumur, Les Sables-d'Olonne, Fontenay-le-Comte, Tours, Nantes, Ancenis, Rennes, Vitré et Le Mans qui ont été analysés. Soit près de 1800 personnes jugées dont les noms sont indiqués dans l'inventaire. Il s'agit de soldats des armées républicaines et de civils vendéens emprisonnés à la suite de combats ou arrêtés sur dénonciation.

    Les militaires sont le plus souvent accusés de vol, désertion et violence, et les sentences vont de la peine de mort à l'acquittement en passant par des années de fers ou de prison. Les condamnations évoluent vers une plus grande clémence à partir de la fin de l'année 1794.

    Pour les Vendéens, on trouvera surtout leurs jugements parmi les archives de la commission militaire de Rennes. Etablie près des armées de l'Ouest et des Côtes de Brest réunies, celle-ci juge à partir de novembre 1793 les Vendéens et les chouans faits prisonniers pendant la Virée de Galerne. Entre les 21 décembre 1793 et 15 février 1794, elle prononce 111 peines de mort.

    Pensions et gratifications attribuées aux anciens combattants des armées royales de l'Ouest

    Sous la Restauration, les anciens combattants de la guerre de Vendée et des insurrections de 1799 et 1815 sont récompensés par l'attribution de pensions et de gratifications. Des états nominatifs sont dressés au niveau départemental, puis envoyés à Paris. Ils sont fort riches en information sur les personnes concernées ou leurs ayants droit : date et lieu de naissance, domicile, profession, état des services et blessures. Au début de la Monarchie de Juillet, les listes sont revues, et la conduite politique postérieure à la Révolution de 1830 peut alors faire l'objet de commentaire. Les états nominatifs se présentent sous forme de tableaux et ont été classés par corps des armées royales ou par département (départements de la Vendée militaire et départements bretons).

    Mémoires

    Enfin vingt-quatre mémoires manuscrits concernant la guerre de Vendée ont été numérisés. Citons ceux des généraux Aubertin, Kléber, Rossignol et Turreau qui ont fait, par ailleurs, l'objet de publications dès le XIXe siècle.

  • Minutier ancien de Champagné-les-Marais, Le Gué-de-Velluire, Moreilles, Puyravault, Sainte-Radégonde-des-Noyers et Vouillé-les-Marais (1611-an IX)

    La totalité du minutier d'Ancien Régime du canton de Chaillé-les-Marais a été numérisée. Les analyses présentées ici sont celles que MM. Jaunet et Panisson ont rédigées. Le relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant tous les notaires du canton, en résidence à Champagné-les-Marais, au Gué-de-Velluire, à Moreilles, à Puyravault, à Sainte-Radégonde-des-Noyers, à Vouillé-les-Marais. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Minutier ancien de Bourneau, Marsais, Mouzeuil, Nalliers, Petosse, Pouillé, Saint-Cyr-des-Gâts, Saint-Laurent-de-la-Salle, Saint-Martin-des-Fontaines, Saint-Martin-sous-Mouzeuil, Sainte-Radégonde-la-Vineuse, Saint-Valérien et Sérigné (1541-1808)

    La totalité du minutier d'Ancien Régime du canton de L'Hermenault a été numérisée. Les analyses présentées ici sont celles que MM. Jaunet et Panisson ont rédigées. Le relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant tous les notaires du canton, en résidence à Bourneau, Marsais, Mouzeuil, Nalliers, Petosse, Pouillé, Saint-Cyr-des-Gâts, Saint-Laurent-de-la-Salle, Saint-Martin-des-Fontaines, Saint-Martin-sous-Mouzeuil, Sainte-Radégonde-la-Vineuse, Saint-Valérien et Sérigné. Il est à noter que tous les actes de Laurent Appraillé, notaire à Mouzeuil, de 1757 à avril 1778 ont été entièrement analysés. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de La Châtaigneraie : analyses d un choix de pièces (1702-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Châtaigneraie. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 5 K - Conseil de préfecture de la Vendée (an VIII-1924)

    Le fonds est constitué de deux ensembles.

    Le premier comprend plusieurs séries de registres correspondant aux différentes attributions du conseil de préfecture. Le lecteur pourra se référer aux nombreux registres d'ordre qui introduisent les registres d'arrêtés, se substituant parfois même à eux tant les lacunes sont importantes.

    Le second est composé des dossiers des procédures instruites par cette juridiction. La plupart d'entre eux contiennent les correspondances échangées entre les pétitionnaires et l'administration, les motifs de la requête ainsi que les pièces justificatives (rapports d'experts et d'architectes, mémoires d'avoués ou avocats, plans, devis...). On a pris soin de noter le nom et le lieu de résidence du pétitionnaire, sa profession et l'objet du litige. Classés par ordre chronologique plutôt que par type d'affaire, les dossiers sont malheureusement extrêmement lacunaires pour la première moitié du XIXe siècle.

    Les contentieux traités par le conseil de préfecture touchent de nombreux domaines (biens domaniaux, contributions directes et indirectes, élections, gestion des organismes de droit public, voies de communication, travaux publics) et intéressent l'ensemble du département. Les tables par nom de pétitionnaires et par nom de communes sont nombreuses et facilitent la recherche. Nombre d'entrepreneurs, en litige avec une commune après avoir effectué des travaux, sont également cités.

    La consultation de la sous-série 5 K apporte ainsi d'intéressants compléments d'informations sur la vie économique, sociale et même politique de la Vendée du XIXe et du tout début XXe.

  • Collection de dessins, estampes et photographies isolés

    Cet inventaire regroupe les pièces isolées réalisées selon les techniques suivantes : dessins, peintures, estampes, photographies et tous les moyens d'impression dérivés, cotés différemment selon le procédé et selon la provenance.

    La sous-série 1 Fi est consacrée aux dessins, peintures et estampes isolés conservés aux Archives de la Vendée. Les documents y sont cotés à la pièce, avec une distinction selon le format : de 1 Fi 1 à 1000 pour les documents de grande taille, à partir de 1 Fi 1001 pour les documents de plus petite taille (inférieure à 40 x 60 cm).

    Les sous-séries 2 Fi à 5 Fi accueillent les clichés photographiques isolés des Archives de la Vendée en distinguant les supports : les tirages photographiques (2 Fi), les négatifs (3 Fi), les plaques de verre (4 Fi) et les diapositives (5 Fi). L'existence de sous-séries distinctes s'explique notamment par des normes de conservation différentes, adaptées à chacun de ces supports.

    Le présent inventaire comprend également des pièces prêtées par des particuliers et consultables sous forme numérisée (sous la cote 1 Num).

    Il s'agit donc d'une collection ouverte, constituée par des achats, des dons ou des prêts pour numérisation, et qui est ainsi amenée à être régulièrement enrichie.

    La mise à jour de ce mois de janvier 2018 porte à 879 tirages photographiques, 824 plaques de verre, 188 estampes, 56 dessins, 1 peinture et 134 impressions photomécaniques, le nombre de documents présentés dans cet inventaire.
    Le plan de classement est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique.

    Est présentée dans un premier temps une importante galerie de portraits, distinguant les groupes, les insurgés vendéens puis les autres personnages classés par ordre alphabétique. Suit une série de scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite des représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée - les quelques pièces concernant des sites en dehors du département étant regroupées à la fin. Les autres thèmes sont réunis dans une quatrième partie, alors que des reproductions d'oeuvres d'artistes vendéens forment un cinquième chapitre.

  • Pièces isolées

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • 155 Ci - Fonds Laforge
  • Congrégation des Filles de la Sagesse - Documents iconographiques illustrant l action et les oeuvres de la congrégation

    Ce catalogue est réalisé pour présenter photographies, cartes postales ou tout autre document iconographique illustrant la présence et l'action de la Congrégation de par le monde. Il sera enrichi au fur et à mesure des classements.

    Pour cette première publication (février 2018), il est entièrement consacré aux établissements fondés à Haïti depuis 1875 par les Filles de la Sagesse. Retrouvez les dossiers d'archives relatifs à ces établissements dans l'inventaire "Congrégation des Filles de la Sagesse - Membres de la Congrégation et historique des établissements tenus par les soeurs" publié sur ce même site (voir la rubrique "Cultes", "Etablissements religieux" dans le menu "Inventaires et catalogues en ligne")

  • 4 K - Arrêtés du préfet de la Vendée (an VIII-1926)

    L'originalité de la sous-série 4 K est de réunir des pièces réglementaires de la préfecture, de l'an VIII à 1926. Les arrêtés, conservés dans des catégories de registres de plus en plus variées et bientôt sous forme de liasses, ont eu tendance à s'éparpiller... Il semble bien que la disparition de leur collection fin XIXe s. corresponde à un autre mode de conservation, par répartition dans les dossiers d'affaires les concernant : ainsi prit fin la transcription sur registre.
    Derrière l'aspect formel de ces actes et des registres austères qui les renferment, se cachent une foule de renseignements sur la vie économique et sociale, et même politique sur toute l'étendue du département : nomination de personnel, élections municipales, ouvertures et fermetures de débits de boissons et de tabac...

  • S engager pour libérer la France - CNRD 2017-2018

    Depuis 2010, Les Archives départementales de la Vendée mettent à disposition des enseignants et des élèves des documents et des pistes de réflexion pour préparer le Concours national de la Résistance et de la Déportation.
    Pour le thème du concours 2017-2018, ce dossier propose un commentaire historique et une sélection de pièces d'archives et d'études historiques récentes illustrant l'engagement de Vendéennes et de Vendéens pour libérer la France.
    Il permet d'approfondir et d'illustrer certains des axes de réflexion développés au sein de la brochure nationale du CNRD, coordonnée cette année par la Fondation de la France libre sous la responsabilité de M. Tristan Lecoq, Inspecteur général de l'Education nationale [en ligne : https://www.reseau-canope.fr/cnrd/axes/2018].

  • 1 M - Affaires générales et politiques (an VIII-1828)

    Il est seulement publié dans cet inventaire la partie "Affaires générales et politiques" de la sous-série 1 M. Les dossiers de demande de pensions des soldats vendéens ou de leurs veuves sont consultables en version numérisée et disposent de dépouillement pour chacun des articles.

  • Cadastre des communes de Maché à Mervent

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Cadastre des communes de La Garnache à L'Hermenault

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Cadastre des communes de L'Aiguillon-sur-Mer à Avrillé

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Cadastre des communes de Barbâtre à La Boissière-des-Landes

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Cadastre des communes de Chasnais à Curzon

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales

    A la date du 3 janvier 2018, l'inventaire des archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales constitue un ensemble très conséquent : 86 articles ou parties d'articles contenant 14.387 pièces et représentant 5 mètres linéaires sont numérisés en 25.156 images et décrits dans 1.616 notices. L'inventaire n'est toutefois pas définitivement clos et pourra être enrichi, par la suite, d'articles complémentaires.

    Cette publication s'inscrit dans le cadre d'une convention de partenariat établie entre le Département de la Vendée et les Archives nationales. Celle-ci a été signée en septembre 2016 par Thierry Heckmann, directeur des Archives départementales de la Vendée, et Françoise Banat-Berger, directrice des Archives nationales. Sa mise en œuvre et son suivi ont été assurés aux Archives nationales par Emmanuel Rousseau, directeur des fonds, ainsi que par les responsables des séries d'archives concernées : Marion Veyssière, responsable du Département de la Justice et de l'Intérieur ; Samuel Gibiat, responsable du Département de l'Exécutif et du Législatif, assisté de Cécile Robin ; Geneviève Profit et Henri Pinoteau, conservateurs au Département de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et de l'Agriculture ; Pascal Riviale, chargé d'études documentaires au Département de l'Education, de la Culture et des Affaires sociales ; Amable Sablon du Corail, responsable du Département du Moyen Age et de l'Ancien Régime ; et Isabelle Aristide, responsable du Département des archives privées.

    Les archives portant sur la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales ont fait l'objet en 2013 d'un guide des sources, disponible en ligne sur le site des Archives de la Vendée (onglet "Clefs pour la recherche", menu "Guides de recherche", mise à jour du guide en janvier 2018). Son auteur, Jacques Hussenet, y recense plus de 400 références. Parmi celles-ci, 86 articles ou parties d'articles répartis dans 17 sous-séries d'archives ont été choisis en vue d'être analysés, numérisés et mis en ligne. C'est également à Jacques Hussenet que l'on doit la description détaillée de l'intégralité des articles sélectionnés, réalisée aux Archives nationales, à partir des originaux. La numérisation en couleur, suivie du contrôle de la qualité de chaque image s'est ensuite effectuée aux Archives de la Vendée.

    Le périmètre couvert par les 86 articles numérisés est large. Chronologiquement, la période englobe bien sûr les années de la guerre de Vendée (mars 1793-février 1795), mais aussi celles qui la précédent et l'expliquent (1790-février 1793) ainsi que celles qui la suivent et s'y rattachent (mars 1795-1799, puis 1809-1816 pour les primes accordées à la reconstruction des maisons). Géographiquement, le territoire de la Vendée dite militaire, réparti sur quatre départements, est couvert : Vendée, Maine-et-Loire, Loire-Atlantique et Deux-Sèvres, complété par celui de la Virée de Galerne jusqu'à Granville. Par ailleurs, le choix a été fait de reproduire les archives par ensemble entier (dossier, sous-dossier ou plaquette), et non par pièces isolées.

    Le plan de classement retenu pour présenter les pièces numérisées suit le cadre de classement des Archives nationales. Les sous-séries concernées sont aujourd'hui conservées dans six départements des Archives nationales, essentiellement dans les deux premiers cités :
    -Département de l'Exécutif et du Législatif : sous-séries AF/II, D/III, D/XXIX et D/XLII
    -Département de la Justice et de l'Intérieur : sous-séries B/II, BB/3, F/1, F/7, F/19 et W
    -Département de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et de l'Agriculture : articles F/10/268 et F/12/1544/51
    -Département de l'Education, de la Culture et des Affaires sociales : articles F/13/1822
    -Département du Moyen Age et de l'Ancien Régime : articles M/669, T/492, AD/XVIIIc/251 et AD/XVIIIc/306
    -Département des archives privées : article 220AP/1.

    SOUS-SÉRIE AF/II : COMITÉ DE SALUT PUBLIC

    Les archives de la sous-série AF/II constituent, en quantité, la partie la plus importante de l'inventaire avec près de la moitié des pièces présentées (6.760 pièces provenant de 25 articles et numérisées en 10.448 images). Celles-ci ont la particularité d'avoir toutes été montées sur onglets, puis reliées en volumes à couverture cartonnée, appelés plaquettes dont 90 sont reproduites. Un même article pouvant contenir plusieurs plaquettes, leur numéro est systématiquement indiqué en référence dans chaque notice. Il est précisé que la numérisation des pièces montées sur onglets, puis reliées ne s'est pas effectuée à la manière des feuilles volantes. Une pièce de quatre pages est habituellement numérisée en recto/verso, soit deux vues (1ère vue : pages 1-4 ; 2e vue : pages 2-3). Dans le cas d'une pièce également de quatre pages montée sur onglet, la numérisation s'est faite en trois vues (1ère vue : page 1 ; 2e vue : pages 2-3 ; 3e vue : page 4). Il est aussi à noter que des écritures sont parfois occultées par des onglets. Une attention particulière a été portée à ces pièces au moment de leur numérisation pour rendre lisible le maximum de texte, sans altérer leur état matériel. Les plaquettes contiennent également de nombreuses affiches, quelquefois de très grand format, dépliées pour leur reproduction. On ne s'étonnera pas de trouver des plis parfois très marqués visibles sur les images, ce qui peut gêner la lecture de caractères imprimés.

    Les archives réunies dans la sous-série AF/II proviennent des organismes chargés de l'exercice du pouvoir exécutif pendant la Convention. La partie la plus importante est constituée des archives du Comité de Salut public réparties par secteur d'activités : finances, justice, police, relations extérieures, intérieur, missions des représentants du peuple, marine et colonies. Ce sont les missions des représentants du peuple qui nous intéressent ici. Les 90 plaquettes numérisées concernent, d'une part, les missions des représentants du peuple dans les quatre départements de la Vendée militaire (AF/II/115, 119, 143A et 146A ; en tête de chaque article : liste nominative des représentants du peuple) et, d'autre part, les missions des représentants du peuple affectés aux armées (AF/II/264/A à 280). Il s'agit de l'armée des Côtes de La Rochelle créée le 30 avril 1793 dont le périmètre d'action s'étend de l'embouchure de la Gironde à celle de la Loire et comprend la rive droite de la Loire depuis Ingrandes ; de l'armée des Côtes de Brest créée également en 1793 pour le territoire des côtes de la Bretagne jusqu'à l'embouchure de la Loire ; et de l'armée de l'Ouest née le 2 octobre 1793 de la réunion de l'armée des Côtes de La Rochelle, de l'armée de Mayence et d'une partie de l'armée des Côtes de Brest, cette dernière fonctionnant jusqu'en 1795. Pour ces missions près les armées, les pièces sont réparties en trois grands ensembles : une série chronologique (AF/II/264/A à 270/B), une série alphabétique classée par noms des représentants du peuple (AF/II/271 à 276) et une série dite de mélanges (AF/II/277 à 280). Autrement dit, ces trois ensembles sont très complémentaires, et on peut retrouver dans chacun d'eux les missions d'un même représentant du peuple. Ont été ajoutés deux articles relatifs à l'organisation et l'administration militaires (AF/II/202) ainsi qu'au personnel militaire des armées de l'Ouest comprenant notamment des états nominatifs d'officiers (AF/II/293/D).

    Les représentants du peuple sont investis par la Convention de pouvoirs illimités. Missionnés près des armées, leurs mesures couvrent de vastes domaines : levées d'hommes et de chevaux, appel à des renforts, habillement et équipement des troupes, ravitaillement en subsistances, réquisition de grains et de fourrages, hôpitaux militaires, nominations d'officiers, indiscipline, pillages, désertions, soldes et prisonniers de guerre… L'emprisonnement et la libération de suspects et de prisonniers, la lutte contre la chouannerie, la surveillance et la défense de la Loire et des côtes du littoral, l'abattage d'arbres, haies et genêts, les réfugiés patriotes de l'Ouest, l'exercice du culte, l'organisation administrative (directoires, districts, tribunaux, comités révolutionnaires et de surveillance, sociétés populaires, prisons) ainsi que l'approvisionnement et les assignats font aussi partie de leurs prérogatives.

    On suit également les événements de la guerre, en particulier ses premiers mois de mars à juin 1793 (AF/II/265/A à 266 et AF/II/278 à 280), et ceux de la Virée de Galerne d'octobre à décembre 1793 : la montée des Vendéens jusqu'à Granville (AF/II/268 et 275), puis leur retraite qui se termine au Mans et dans les marais de Savenay où le reste de l'armée vendéenne est écrasé (AF/II/276-277). Suivent la paix de la Jaunaye (février 1795, AF/II/270/A et AF/II/280), l'échec du débarquement des émigrés dans la baie de Quiberon (juin-juillet 1795, AF/II/270/B et AF/II/280) et la reprise des hostilités par Charette et Stofflet (juillet 1795, AF/II/270/B et AF/II/280).

    On trouvera également des rapports d'espions et des papiers saisis chez les Vendéens (AF/II/277), la correspondance du général Huché (février-mars 1794, AF/II/278) ainsi que de nombreuses pièces sur la chouannerie (AF/II/280).

    SOUS-SÉRIE B/II : VOTES PLÉBISCITAIRES

    Dans la sous-série B/II, ce sont les procès-verbaux d'acceptation de la Constitution de 1793, dans les quatre départements de la Vendée militaire, et ceux de la Constitution de l'an III, en Vendée seulement, qui ont été numérisés. La Constitution de l'an Ier (1793) qui ne sera pas appliquée, est votée par la Convention le 24 juin 1793. Son approbation par les citoyens réunis en assemblées primaires se déroule principalement à partir de la mi-juillet, mais beaucoup ont déjà quitté le territoire insurgé de leur commune pour se réfugier à Nantes, Poitiers ou Niort. La Constitution de l'an III est adoptée par la Convention le 22 août 1795 (5 fructidor an III).

    SOUS-SÉRIE BB/3 : TRIBUNAUX MILITAIRES ET CRIMINELS

    La série BB des Archives nationales contient les archives du ministère de la Justice, et sa sous-série BB/3 est surtout consacrée aux affaires politiques et criminelles de la Révolution à la Monarchie de Juillet. Les articles numérisés proviennent de tribunaux ou commissions militaires (BB/3/8 : Granville, Laval, Les Sables-d'Olonne et Fontenay-le-Comte) et de tribunaux criminels des départements (BB/3/11 : Nantes et Angers ; BB/3/15 : Niort). Les personnes jugées et condamnées à mort, sauf à de très rares exceptions, sont des civils, membres de l'armée vendéenne ou accusés de complicité avec les insurgés. Les documents se présentent souvent sous la forme d'affiches imprimées.

    Le Service historique de la Défense, à Vincennes, conserve également des archives de commissions militaires que les Archives de la Vendée ont aussi numérisées. On les consultera, sur ce site, dans l'inventaire des archives militaires de la guerre de Vendée. Elles contiennent des jugements de civils, mais aussi beaucoup de jugements de militaires accusés de vol, désertion et violence. Les jugements rendus par d'autres commissions militaires se consultent également sur place, dans les services d'Archives départementales (série L), et parfois en ligne, comme ceux de la commission militaire des Sables-d'Olonne (site des Archives de la Vendée, L 1590).

    SOUS-SÉRIE D : MISSIONS DES REPRÉSENTANTS DU PEUPLE ET COMITÉS DES ASSEMBLÉES RÉVOLUTIONNAIRES

    Dans la série D, six articles appartenant à trois sous-séries ont été numérisés (2.058 images) : Comité de Législation (D/III), Comité des rapports de la Constituante (D/XXIX) et Comité de Salut public (D/XLII).

    Le Comité de Législation exerçait un travail juridique et législatif et traitait un contentieux administratif et judiciaire d'affaires particulières. A cet égard, on trouve, dans son fonds, des dossiers de dénonciation contre des représentants du peuple. Nous intéressent ici celui des représentants du peuple Hentz et Francastel auxquels est adjoint le général Huché (D/III/348) et celui du représentant Lequinio (D/III/353). Ces dossiers rassemblent, d'une part, des lettres d'accusation et de dénonciation émanant de citoyens, de membres de sociétés populaires ou d'autorités locales et, d'autre part, de la correspondance des représentants du peuple et des arrêtés qu'ils ont pris (sept. 1793-1795).

    Le Comité des rapports de la Constituante avait pour tâche d'enquêter sur les délits, désordres et troubles survenus dans les départements. Le fonds est constitué en majorité de lettres, pétitions, plaintes et dénonciations classées par département. Les articles numérisés concernent les quatre départements de la future Vendée militaire (D/XXIX/8, 14 et 15) et sont riches en information sur les troubles et soulèvements populaires des années 1790-1791 survenus en opposition à la construction du nouveau régime (installation des nouvelles administrations, vente des biens nationaux, serment des prêtres à la Constitution civile). Ils sont à rapprocher des archives de la Police générale des années 1791-1792 (F/7/3682/1, F/7/3690/1 et F/7/3695/1).

    La sous-série D/XLII constitue une petite partie du fonds du Comité de Salut public versé aux Archives nationales au moment de la mise en place du Directoire (brumaire an IV). Il s'agit de dossiers d'affaires considérés alors comme terminées, la majeure partie des archives du Comité de Salut public étant conservée dans la sous-série AF/II. L'article reproduit (D/XLII/3) est un ensemble de pièces rassemblées, semble-t-il, pour les besoins du Comité de Salut public. On y trouve la correspondance de représentants du peuple en mission près les armées, de militaires (généraux et officiers), d'autorités locales et de particuliers. Son intérêt réside aussi dans la présence de 182 lettres émanant de chefs vendéens écrites entre mai 1793 et janvier 1794 et signées Marigny, Sapinaud ou d'Elbée pour n'en citer que quelques-uns.

    SOUS-SÉRIE F/1 : MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR, ADMINISTRATION GÉNÉRALE

    La sous-série F/1a contient des documents d'intérêt général provenant en majorité du Cabinet du ministre de l'Intérieur et du Secrétariat général du ministère. Trois articles ont été reproduits : un concerne l'administration générale de la Vendée de 1790 à 1828 (F/1a/438 : installation des nouvelles administrations, vente des biens nationaux…), les deux autres rassemblent les rapports des commissaires observateurs, Bodson et Petiot, envoyés par le Comité de Salut public en Loire-Inférieure, Vendée et Charente-Inférieure entre juillet et septembre 1793 (F/1a/550-551).

    La sous-série F/1bII est réservée au personnel administratif des départements, arrondissements, districts, cantons et communes. L'article numérisé concerne la Vendée de 1791 à 1800 : nominations, destitutions, remplacements, fonctionnement des institutions, inorganisation des territoires insurgés, rapport sur la situation politique du département… (478 pièces).

    SOUS-SÉRIE F/7 : POLICE GÉNÉRALE

    La sous-série F/7, appelée Police générale, renferme les papiers des autorités chargées des affaires de police au niveau national depuis juillet 1789. Les articles numérisés relatifs à la guerre de Vendée (3.605 vues) proviennent de trois fonds : celui des commissaires de police avec un dossier consacré à la Loire-inférieure (F/7/3289), celui de la statistique personnelle et morale avec trois dossiers pour les départements de Maine-et-Loire, Deux-Sèvres et Vendée (F/7/3682/1, F/7/3690/1 et F/7/3695/1), et celui du Comité de sûreté générale (six articles : F/7/4422 ; F/7/4563-4564 et 4574-4575 ; F/7/4634).

    Les trois articles issus du fonds de la statistique personnelle et morale sont particulièrement intéressants pour les périodes qui précèdent et suivent la guerre de Vendée. Les années 1791 et 1792 sont marquées par des troubles et soulèvements populaires notamment à l'encontre du clergé constitutionnel qui vient de prêter le serment à la Constitution civile du clergé. Les autorités locales en font le récit et réclament aide et secours : région des Mauges, Apremont, Saint-Christophe-du-Ligneron… (Maine-et-Loire : F/7/3682/1 ; Vendée : F/7/3695/1 ; sources complémentaires : sous-série D/XXIX). Et dans les Deux-Sèvres, c'est une insurrection qui éclate en août 1792 dans la région de Bressuire (Maine-et-Loire : F/7/3682/1 et Deux-Sèvres : F/7/3690/1). Pour les années 1797 à 1799, on trouvera des pièces sur la situation politique des anciens territoires insurgés et leur surveillance rapprochée ainsi que sur les craintes d'insurrection.

    Créé par la Convention le 2 octobre 1792, le Comité de Sûreté générale devient, sous la Terreur, le deuxième organe de l'Etat après le Comité de Salut public. Composé de douze membres élus chaque mois par la Convention, il est investi des fonctions de sécurité, surveillance et police, y compris sur les autorités civiles et militaires. Les personnes à juger sont ensuite traduites devant le Tribunal révolutionnaire (sous-série W). En parallèle des archives du Tribunal révolutionnaire, on trouvera donc, dans son fonds, un dossier sur le Comité révolutionnaire de Nantes et Phélippes-Tronjolly, ancien président du Tribunal criminel et révolutionnaire de la Loire-Inférieure (F/7/4422) ainsi qu'un autre sur le représentant Carrier (F/7/4634). Ces dossiers sont à rapprocher des archives judiciaires : articles W/114 (affaire des 132 Nantais et Phélippes-Tronjolly), W/449 (affaire des 132 Nantais expédiés par Carrier au Tribunal révolutionnaire) et W/493 (procès du Comité révolutionnaire de Nantes et de Carrier), mais aussi des publications imprimées de la Convention sur le procès Carrier (AD/XVIIIc/251). Les quatre autres articles numérisés contiennent principalement des arrêtés du Comité de Sûreté générale portant sur des arrestations, détentions et surtout des mises en liberté classés par département (1794-1795, F/7/4563-4564 et 4574-4575). On notera également la présence de pièces sur les débuts de l'insurrection, durant la première quinzaine de mars 1793 (F/7/4575).

    SOUS-SÉRIE F/10 : AGRICULTURE

    L'article numérisé (F/10/268) est consacré à la reconstruction de la Vendée sous l'impulsion de la Commission d'agriculture et des arts, puis du Directoire exécutif (an III - an V). On notera le mémoire sur l'agriculture du département que Cavoleau, futur auteur de la " Description générale du département de la Vendée ", adresse au ministre de l'Intérieur le 29 floréal an IV (18 mai 1796), ainsi qu'un dossier sur les forges et les mines à utiliser pour relever l'agriculture des territoires détruits par la guerre.

    SOUS-SÉRIE F/12 : INDUSTRIE ET COMMERCE

    L'article numérisé (F/12/1544/51) contient les tableaux fixant, pour chaque district du département de la Vendée, le prix des denrées en application des lois du Maximum. La première loi du Maximum votée le 4 mai 1793 fixe un prix de vente maximal, établi et révisable par chaque administration départementale, uniquement pour le blé et la farine. Elle est suivie d'autres lois, dont celle du 29 septembre 1793, beaucoup plus larges, qui imposent un maximum pour un grand nombre de denrées de première nécessité. Les lois du Maximum sont abolies le 4 nivôse an III (24 décembre 1794).

    SOUS-SÉRIE F/13 : BÂTIMENTS CIVILS

    L'article numérisé (F13/1822) rassemble les listes nominatives des propriétaires des départements de la Vendée, de la Loire-Inférieure et des Deux-Sèvres qui ont demandé à bénéficier de la prime accordée pour la reconstruction des maisons détruites par la guerre (1808-1816).

    Lors de son passage en Vendée, les 7 et 8 août 1808, Napoléon observe par lui-même l'étendue des destructions, encore bien visibles. Par un décret daté du 8 août 1808 et pris à Napoléon, nom donné à la ville de La Roche-sur-Yon depuis 1804, il accorde aux Vendéens des aides à la reconstruction. Le département bénéficie d'une exemption d'impôts fonciers durant 15 ans pour les habitations détruites pendant la guerre et reconstruites avant le 1er janvier 1812 ; des primes à la reconstruction sont aussi attribuées aux 2000 premières maisons rebâties. Le décret du 24 février 1811 étend les primes à la reconstruction aux départements de la Loire-Inférieure et des Deux-Sèvres.

    SOUS-SÉRIE F/19 : CULTES

    Dans la sous-série F/19 consacrée aux cultes, les dossiers relatifs aux prêtres réfractaires en 1796 (an IV - an V) dans les quatre départements de la Vendée militaire ont été reproduits : enquêtes, arrestations et détentions.

    SOUS-SÉRIE W : TRIBUNAL RÉVOLUTIONNAIRE

    La sous-série W contient les papiers des tribunaux criminels révolutionnaires centraux. Les articles W/7 à 121 correspondent aux papiers du parquet, ce sont des pièces réunies contre les accusés et remises au parquet entre les mains de l'accusateur public, Fouquier-Tinville, et ses successeurs. Les articles W/279 à 493 comprennent les papiers du greffe du Tribunal révolutionnaire, essentiellement des dossiers de procédure. Créé le 10 mars 1793, le Tribunal révolutionnaire, un des principaux organes de la Terreur, est une juridiction criminelle extraordinaire chargée de juger les conspirateurs et contre-révolutionnaires, sans appel et sans recours au Tribunal de cassation, la sentence exécutoire dans les vingt-quatre heures étant l'acquittement ou la mort. Il est composé de juges et jurés élus par la Convention et d'un accusateur public, également élu, qui représente le parquet. Le décret du 19 floréal an II (8 mai 1794) lui attribue la connaissance exclusive de tous les crimes contre-révolutionnaires quel que soit le lieu où ils ont été commis. Le Tribunal révolutionnaire est supprimé par le décret du 12 prairial an III (31 mai 1795).

    Vingt-et-une affaires relatives à la guerre de Vendée sont numérisées (3.972 images). Les pièces sont conservées sous la forme de liasses ou de plaquettes (voir ci-dessus les indications données sur les modalités de numérisation des plaquettes de la sous-série AF/II) et sont toutes numérotées. Leur ordre a souvent été modifié au profit d'une présentation qui permet de suivre le déroulement chronologique des affaires, de l'arrestation des accusés à leur jugement. On y trouve des mandats d'arrêts, actes d'accusation, procès-verbaux d'incarcération, des témoignages, dénonciations, interrogatoires, assignations de témoins, procès-verbaux des séances du Tribunal, des extraits de délibérations des autorités locales, des mémoires justificatifs manuscrits et imprimés et enfin des jugements. Les papiers saisis comme pièces à conviction, antérieurs aux procès, sont réunis à part dans chaque affaire. On remarquera avec intérêt que c'est là un des rares lieux de conservation de pièces vendéennes avec la documentation propre du Comité de Salut public (voir plus haut la sous-série D/XLII).

    Les affaires sont présentées dans l'ordre numérique des cotes, on y distingue quatre ensembles :
    -Le procès du Comité révolutionnaire de Nantes et du représentant Carrier qui se conclut, le 26 frimaire an III, par l'acquittement d'une trentaine de prévenus et la condamnation à mort de Carrier (W/493) ainsi que les procédures engagées contre l'adjudant-général Hector dit Legros (W/70), et René Ferrand, marinier de Tours (W/71), prévenus de complicité avec le Comité révolutionnaire de Nantes. Sources complémentaires : F/7/4634, AD/XVIIIc/251.

    -L'affaire des 132 Nantais envoyés par Carrier à pied jusqu'à Paris, devant le Tribunal révolutionnaire, et acquittés le 28 fructidor an II et le procès parallèle de Phélippes-Tronjolly, ancien président du Tribunal criminel et révolutionnaire de la Loire-Inférieure (W/113 : dossiers nominatifs des 132 Nantais ; W/114 : trois dossiers de mélanges sur l'affaire des 132 Nantais et le procès de Phélippes-Tronjolly ; W/449 : emprisonnement à Paris et jugement des 132 Nantais). Sources complémentaires : F/7/4422.

    -Six procédures contre des généraux républicains : le général Duhoux, suite à la défaite des Ponts-de-Cé du 19 septembre 1793 (W/27) ; l'adjudant-général Sandoz, suite à la bataille de Luçon du 28 juin 1793 (W/285) ; le général Biron, ancien général en chef de l'armée des Côtes de La Rochelle, condamné à mort le 10 nivôse an II (W/305b) ; le général Marcé, condamné à mort le 9 pluviôse an II, suite à la défaite du 19 mars 1793 contre les Vendéens (W/316) ; le général Quétineau, condamné à mort le 26 ventôse an II, suite à la prise de Thouars par les Vendéens le 5 mai 1793 (W/338) ; le général Beysser, jugé avec les veuves d'Hébert et de Camille Desmoulins, et condamné à mort le 24 germinal an II (W/345).

    -Huit procédures contre des Vendéens : les notables composant le Comité provisoire de Saumur mis en place par les Vendéens après la prise de la ville (W/7) ; Marthe Pouillé, originaire d'Airvault (Deux-Sèvres), accusée de diffuser des documents émanant du Conseil supérieur de Châtillon-sur-Sèvre (W/8) ; six habitants des Mauges et du Saumurois accusés de complicité avec les insurgés vendéens (W/45) ; quatre notables de Fontenay-le-Comte, membres du Comité provisoire établi dans la ville par l'armée vendéenne (W/279) ; six habitants des Ponts-de-Cé, dont cinq officiers municipaux, condamnés à mort le 17 brumaire an II (W/294b) ; François-Jean Pichard dit Dupage, ancien procureur-général-syndic de la Vendée, " convaincu d'avoir été un des principaux auteurs de la guerre de Vendée ", condamné à mort le 9 floréal an II (W/354) ; Pichard-La Caillère et Savary-Calais, membres du " Comité provisoire établi par les Brigands " à Fontenay-le-Comte et acquittés le 23 vendémiaire an III (W/468) ; Jean-Antoine Vial, ancien maire de Chalonnes-sur-Loire, acquitté le 29 vendémiaire an III (W/472).

    SOUS-SÉRIE AD/XVIII : ARCHIVES IMPRIMÉES DES ASSEMBLÉES

    La sous-série AD/XVIII est constituée des archives imprimées du pouvoir législatif de la Révolution à la IVe République. Deux volumes des publications de la Convention sont présentés : le volume AD/XVIIIc/251 contient notamment cinq imprimés sur le procès Carrier ; le volume AD/XVIIIc/306 rassemble 24 imprimés sur la guerre de Vendée (1791-1795) : du rapport d'enquête des commissaires civils Gallois et Gensonné envoyés en Vendée et dans les Deux-Sèvres en août-septembre 1791 au discours de Barère devant la Convention le 1er août 1793, en passant par les mémoires justificatifs de Westermann, Grignon, Sandoz, Turreau et Tuncq…

    SÉRIE M : MÉLANGES

    Parmi les dossiers constitués sur la Révolution dans la série M dite de " Mélanges ", plusieurs concernent la guerre de Vendée et, plus particulièrement, les débuts de l'insurrection de mars à mai 1793 (M/669). Il s'agit sans doute de papiers administratifs trouvés dans les bureaux des ministères et déposés dans la série de " Mélanges ", pendant les tris révolutionnaires. On y trouvera aussi le mémoire présenté, le 1er juillet 1793, au Comité de Salut public par Jean-Antoine Vial, maire de Chalonnes-sur-Loire, sur l'origine de la guerre de Vendée dans les Mauges et les moyens d'y remédier.

    SÉRIE T : PAPIERS SÉQUESTRÉS PENDANT LA RÉVOLUTION

    La série T constituée de papiers privés tombés dans le domaine public rassemble, pour une grande part, des documents séquestrés pendant la Révolution dans le département de la Seine provenant de particuliers émigrés ou condamnés. Dans le cas qui nous intéresse, il s'agit des papiers saisis chez le représentant Carrier à l'occasion de son procès (T/492).

    S'échelonnant d'octobre 1792 à octobre 1794 (vendémiaire an III), ces derniers mêlent correspondance privée et publique et sont principalement répartis en deux ensembles dont la distinction n'est pas toujours apparente : une correspondance dite " politique " et l'autre dite de " l'armée de la Vendée ". Il en ressort les relations de Carrier avec son département d'origine, le Cantal, ainsi que ses missions à Rennes puis à Nantes. Elu député du Cantal à la Convention, Carrier entretient une correspondance avec les autorités du département et notamment la société populaire d'Aurillac qu'il a contribué à créer. En août 1793, il est envoyé par la Convention en mission dans les départements de Bretagne que l'on dit agités par les fédéralistes. Il reste cinq semaines à Rennes, avant d'arriver à Nantes, le 8 octobre 1793, pour cent jours. Il est rappelé à Paris, par le Comité de Salut public, le 8 février 1794. L'acquittement, le 16 octobre 1794, des Nantais envoyés par Carrier devant le Tribunal révolutionnaire à Paris provoque le même jour l'ouverture du procès du Comité révolutionnaire de Nantes, puis celui de Carrier.

    Sources complémentaires. Procès de Carrier, du Comité révolutionnaire de Nantes et de Phélippes-Tronjolly, ancien président du Tribunal criminel et révolutionnaire de la Loire-Inférieure : F/7/4634 (Comité de Sûreté générale), W/70-71, 493 (Tribunal révolutionnaire).

    SÉRIE AP : ARCHIVES PRIVÉES

    Un registre de correspondance du général Willot (octobre-novembre 1795) est conservé dans les archives privées (220AP/1). Arrivé en Vendée le 1er octobre 1795 avec l'Armée des Pyrénées-occidentales pour renforcer l'Armée de l'Ouest, le général Willot prend la tête, dans la nouvelle organisation décidée par Hoche, de la 3e division de l'Armée de l'Ouest basée à Fontenay. Il y reste jusqu'au 15 janvier 1796. On trouvera également sa correspondance parmi celle des généraux de l'Armée de l'Ouest conservée au Service historique de la Défense et disponible, sous forme numérisée, sur ce site (SHD B 5/12 et SHD B 5/34 : octobre 1795-janvier 1796).

    La numérisation des archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales se situe dans la continuité d'un autre partenariat que les Archives de la Vendée ont passé avec le Service historique de la Défense. Celui-ci s'est achevé en 2013 par la publication de 50.000 pages disponibles depuis sur le site des Archives de la Vendée. Aux Archives nationales, les documents proviennent des organes centraux de l'Etat à l'époque révolutionnaire : Comité de Salut public, Tribunal révolutionnaire, Police générale... Au Service historique de la Défense, ils proviennent du ministère de la Guerre : correspondance avec les autorités militaires et civiles présentes sur le terrain, effectifs et localisation des troupes républicaines mobilisées en Vendée, jugements de militaires et d'insurgés par des commissions militaires (1793-1796) et listes nominatives des anciens combattants des armées royales dressées pour l'attribution de gratifications et de pensions sous la Restauration. Avec ces deux publications, ce sont les sources majeures de la guerre de la Vendée, dans ses aspects militaires, judiciaires et administratifs que les Archives de la Vendée offrent à la consultation, complétées par des pièces vendéennes conservées dans les fonds publics à la faveur de saisies.

    Malgré tout, beaucoup d'autres sources restent à consulter, sur place, dans les services d'Archives. Pour les fonds parisiens (Archives nationales, Service historique de la Défense et autres fonds d'Ile-de-France), les guides disponibles sur le site des Archives de la Vendée permettent de les identifier aisément et constituent déjà une première approche. Pour les fonds des départements de l'Ouest, on consultera les inventaires des séries L (période révolutionnaire) et J (archives privées). La guerre de Vendée ne manque donc pas d'archives. Souhaitons que leur mise en valeur mette fin aux citations de citation au profit d'une approche directe des pièces authentiques par le public lui-même. La portée de ce meilleur recours aux sources n'est pas mince tant la guerre de Vendée est riche en clés historiques pour l'histoire nationale, locale et familiale.
    Juliette Grison

  • 1 Num 415 - Correspondance et photographies d'Henri Belaud (1914-1918)

    Le fonds est constitué de la correspondance échangée entre Henri Belaud et ses amis et surtout à sa famille (notamment sa femme et son fils) de novembre 1914 à décembre 1918. Elle est complétée par les lettres de ses compagnons militaires et les messages de son beau-frère Léandre Baudry qui écrit aussi à ses parents et à sa sœur. Cette collection de cartes postales est accompagnée de 65 clichés pris par Henri Belaud lors de son expédition sur le Front d'Orient.

    Les mots qu'Henri envoie à ses proches sont relativement brefs et consacrés pour l'essentiel à sa santé, excellente, et aux conditions météorologiques (le froid de l'hiver et la neige à Salonique et les orages ainsi que la chaleur avoisinant les 47° à Monastir). Il évoque peu la guerre et la vie quotidienne dans les campements, comme s'il ne se passait rien sur le Front d'Orient. Henri ne cesse de se demander ce qu'ils font là-bas : il écrit le 31 janvier 1917 de Salonique, " Je me demande de quoi il veulent faire de nous depuis d'un long moi parrès et san tirez un seul coup de canons. Anfaint il faut laissez cuire le mouton ? ", et le 13 juin de Monastir, " Le front est assez calme, le canon c'est tue c'est derniers jours sen savoir que nous faisont ici ".
    Les bribes d'anecdotes qu'il consent à livrer se réduisent à trois actions. Le 15 novembre 1916, il se trouve au port de Marseille : " Notre matérielle est ambarqué sur le Sagres et des cheveaux et quelques hommes " ; le 13 janvier 1917, il annonce la venue à Salonique où il se trouve d'" une inspection du chef d'escadron et lundi celui du colonel inspecteur d'artillerie " ; enfin, le 24 août 1917, Henri écrit que " le feu […] a détruit une partit de Salonique. Il vat falloir surment serrez la ceinture dain crant car il y a beaucoup de marchandise de brulée et il nous faut nourire le civile ". Dans ce dernier épisode, le soldat fait probablement référence au terrible incendie du 18 août qui a ravagé la ville de Salonique dont les vieux quartiers étaient essentiellement construits en bois.
    Au calme apparent régnant sur le Front d'Orient s'oppose l'action et la violence de la campagne de Verdun relatées dans la correspondance de Léandre Baudry, le beau-frère d'Henri. Léandre Henri Elie Baudry est né le 17 juin 1891 à Bazoges-en-Pareds et tout comme Henri, il est cultivateur. Incorporé à compter du 10 octobre 1912 au 27e régiment d'infanterie, à Dijon. Il passe au 408e le 1er avril 1915 (l'illustration de la carte postale du 27 octobre 1916 le représente avec ses camarades du 408e, ainsi que la suivante). Le 7 juin 1915, il écrit " le canon gronde beaucoup et on compte beaucoup sur une attaque ", le 25 juin " je suis encore en 2e ligne pour 3 jours après je passe en 1ère pour 12 jours ", puis le 14 mars 1916 " malgré le dur passage que je viens de me trouver j'aie eut aussi la chance de m'en dire sain et sauf mais malheureusement en y laissant beaucoup de camarades… ". De mai à juin 1915, il reste 34 jours dans les tranchées. Il est moins chanceux que son beau-frère, puisqu'il est porté disparu le 15 juillet 1918, au bois d'Eclisse près de Chaumuzy (Marne). Il est en fait fait prisonnier le 13 juillet 1918 et sera rapatrié lors de l'Armistice.

    Les mots comme les clichés d'Henri Belaud sont dépourvus de violence et ses correspondants se félicitent de cette bonne fortune : " tu es bien mieux que celui qui est dans les tranchées ! ". Equipé de son appareil photo, il prend soin de photographier tout ce qu'il découvre : les vestiges de la Grèce, les rues de Salonique et de Monastir investies par les soldats et les villages perchés dans les montagnes enneigées. Ses camarades du 106e régiment d'artillerie lourde posent également pour lui sur le campement et autour de pièces d'artillerie ou bien sont pris sur le vif en train d'exécuter des travaux agricoles, nécessaires à leur survie. Henri photographie également les différentes populations composant la Macédoine : serbes, bulgares, grecs et albanais apparaissent sur les clichés dans leur costume traditionnel, errant dans les vieux quartiers de Monastir, sous les remparts de la citadelle de Salonique ou tout simplement se tenant devant leur modeste maison. La plupart du temps, ils travaillent dans les champs (culture de maïs), parfois même sous la surveillance d'une unité coloniale.
    Le périple d'Henri Belaud est ainsi restitué en 65 plaques de verre ainsi que grâce aux illustrations des cartes postales qu'il a soigneusement choisies pour sa famille.

  • Petits fonds d'archives audiovisuelles.

    Inventaire des documents audiovisuels d'origine privée (entrés par dépôts ou dons) confiés en petit nombre aux Archives de la Vendée sous forme d'originaux de tous formats cinématographiques (séries Ci) ou de fichiers numériques (série CiN). Ils illustrent de très nombreux domaines de la vie locale des années d'entre deux guerres jusqu'à nos jours. Ces films sont cotés en fonction du format cinématographique du film original : en 1 Ci (9,5 mm), 2 Ci (16 mm), 3 Ci (8 mm), 4 Ci (Super 8), 5 Ci (35 mm), 6 Ci (17,5 mm).

    Cet inventaire présente ces films dans un classement thématique. Il sera enrichi régulièrement des nouveaux films restaurés, numérisés et mis en ligne. Cette première édition comporte quelques films intéressants par leurs sujets ou leur date, telles les images en noir et blanc des nombreuses fêtes organisées à La Roche-sur-Yon, dans les années 1930 qui rassemblaient la population endimanchée, qu'il s'agisse de courses cyclistes, de fêtes Place Napoléon ou de spectacles de rue (6 Ci 1-3). Monseigneur Gustave-Lazare Garnier, évêque de Luçon, entouré des séminaristes en vacances à Notre-Dame de Bourgenay (1 Ci 2), ou plus récemment, les festivités organisées par la ville de Luçon en 1972, filmées en couleurs, pour honorer le centenaire de la donation à la ville, de sa maison et de son jardin par Henri Dumaine (4 Ci 98).

  • Notaires de La Roche-sur-Yon : analyses d'un choix de pièces (1741-1810)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Roche-sur-Yon. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires du canton des Essarts : analyses d'un choix de pièces (1663-1837)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Boulogne, Dompierre-sur-Yon, Saint-Martin-des-Noyers, Sainte-Cécile. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires du canton de La Châtaigneraie : analyses d'un choix de pièces (1556-1808)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Antigny, Bazoges-en-Pareds, Bouildroux, Breuil-Barret, Cheffois, Loge-Fougereuse, Menomblet, Mouilleron-en-Pareds, Saint-Germain-l'Aiguiller, Saint-Hilaire-de-Voust, Saint-Maurice-des-Noues, Saint-Maurice-le-Girard, Saint-Pierre-du-Chemin, Saint-Sulpice-en-Pareds, Thouarsais et Vouvant. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Paroisses (archives des paroisses et chroniques)

    Cet inventaire réunit des chroniques rédigées par les prêtres desservant les paroisses concernées.

  • Evêchés et chapitres (XVe-XVIIIe siècles)

    Les Archives départementales de la Vendée conservent, en série G, des fonds pour l'évêché et le chapitre de Luçon, et pour la partie vendéenne des évêchés de Maillezais puis de La Rochelle. Ces fonds sont d'inégale importance, celui de Luçon étant le plus volumineux. Des documents provenant du même ensemble sont conservés parmi les Archives diocésaines de Luçon ; certains d'entre eux sont également intégrés à cet inventaire (ils sont repérables à la mention AHDLu).
    En octobre 2017, seules les pièces analysées et numérisées sont présentées ici.

    D'une manière générale, les pièces de la série G, provenant des archives ecclésiastiques saisies à la Révolution, nous renseignent davantage sur les biens détenus par le clergé séculier que sur la vie religieuse d'alors.
    Rien ne subsiste des archives de l'Église constitutionnelle de la Vendée (1791-1793).

    Les autres articles de la série G des Archives de la Vendée, qui font l'objet d'un récolement papier, sont consultables sous forme d'originaux en salle de lecture.

  • Papiers Merlet (1761-1838)

    Artisan principal de l'installation du régime consulaire puis impérial dans le département de la Vendée, Jean-François Merlet en fut préfet de 1800 à 1809. Mettant fin à une période de guerre civile encore larvée, il inaugure un XIXe siècle assez profondément pacifié pour mettre désormais en échec toutes les provocations politiques cherchant à ranimer la guerre civile à la façon de 1793 et 1794.

    Merlet installe avec succès la nouvelle Église concordataire, puis transfère la préfecture de Fontenay à La Roche-sur-Yon en 1804. Il y reçoit Napoléon en août 1808 et rejoint Strasbourg l'année suivante, où il préside désormais une commission chargée de la navigation du Rhin, de Bâle à l'embouchure. Déçu par cette nouvelle charge, il en démissionne en 1812 et il attend vainement un meilleur poste que Napoléon n'a pas le loisir de lui offrir, pas plus que Louis XVIII, qui le reçoit pourtant en audience, sur l'instance de certains de ses anciens administrés de Vendée.

    Jean-François Merlet est un libéral, attaché de tout temps à l'établissement d'un régime constitutionnel. En 1815, cela fait 25 ans que la France en cherche un à tâtons, mais l'arrivée au pouvoir des ultras paraît en menacer l'avenir, et elle compromet aussi définitivement celui de Merlet. Né en 1761, avocat au bailliage de Saumur depuis 1784, Merlet s'est d'abord jeté avec fougue dans la Révolution. Très engagé dans la préparation des États généraux, puis dans l'administration de sa ville où il va créer une société des Amis de la constitution, affiliée au club des Jacobins, il est ensuite procureur syndic du district de Saumur en 1790 et député de Maine-et-Loire en septembre 1791. Élu président de l'Assemblée législative le 7 août 1792, vraisemblablement en raison de son attachement à la constitution, face aux pressions révolutionnaires croissantes, il assiste impuissant à l'écroulement du premier régime constitutionnel de la France. Il s'engage peu après, en mars 1793, contre le soulèvement de la Vendée, qui lui paraît alors un retour en arrière, politiquement plus grave que la fuite en avant soutenue par les débuts de la Terreur.

    La réserve qu'il manifeste par la suite, jusqu'à l'arrivée au pouvoir de Bonaparte, témoigne d'une crise de conscience. Forcé en effet en 1793, de prendre parti, à une heure où toute nuance était impossible, il ne pardonnera pas aux Jacobins, " exaltés " et autres " extravagants ", de l'avoir enrôlé à son insu avec ceux qui allaient perpétrer un crime massif sur la Vendée. Six ans et demi plus tard, le Consulat de Bonaparte signifiait pour la première fois la possibilité d'une rupture avec eux. Il reprend donc avec bonheur du service, et n'a pas de mal à faire reconnaître ses qualités. Il fait preuve en Vendée d'une grande vigilance vis-à-vis des révolutionnaires nostalgiques d'une époque de sang. Persuadé de la volonté de paix de la population, il s'emploie à la conforter. Il n'a de cesse d'en témoigner auprès de ses nombreux correspondants et du gouvernement, car la crainte d'un ressentiment vendéen, toujours susceptible de s'enflammer en soulèvement, est commune à toute la France.

    Sans ménagement pour les fauteurs de troubles, qu'il s'agisse des révolutionnaires aux accusations exagérées, ou des derniers trublions royalistes, ou encore des prêtres refusant le concordat, Merlet sait néanmoins accompagner cette détermination bonapartiste de beaucoup de sollicitude en faveur des victimes de la guerre, des émigrés rentrés, des ecclésiastiques de retour. Il sait faire accepter le régime impérial au point que la conscription y réussit mieux que dans de nombreux autres départements. Cette installation dans la paix est tellement son oeuvre personnelle qu'en 1814, à la chute de Napoléon, les royalistes notoires, brutalement sortis de l'ombre où on les avait relégués, réclamèrent au représentant du roi Louis XVIII venu découvrir les provinces, le retour de Merlet comme préfet de la Vendée.

  • 81 J - Fonds Gauly

    Les archives de la famille Gauly ont été classées en trois grands ensembles : les pièces relatives à la gestion de leurs biens, leurs papiers personnels et enfin leurs collections.

    Les documents concernant la gestion de leurs biens ont été classés suivant leur situation géographique puis suivant la famille d'origine. Cette répartition permet de souligner l'importance des biens situés à La Réorthe. Les alliances avec les familles Angibaud et Gaborit renforcent encore cet état de fait. L'apport de biens en dehors du département est surtout le fait des dernières générations de Gauly, ceux que leurs activités militaires amènent à voyager.

    Le classement des papiers personnels présente la famille Gauly puis les familles alliées suivant la généalogie. Chaque génération est accompagnée des enfants n'ayant pas donné lieu à la branche principale, celle qui nous intéresse. Des dossiers personnels ont pu être constitués à partir de Philippe Henry Gauly. Avant le XVIIIe siècle, seules quelques pièces éparses permettent de retracer l'histoire des familles alliées. Ces dossiers illustrent les fonctions de différents membres de la famille Gauly notamment leurs activités judiciaires et militaires.

    L'esprit de conservation des différentes générations de Gauly qui a présidé à la sauvegarde d'un fonds familial riche transparait particulièrement dans la troisième partie de cet inventaire grâce aux collections réunies par différents membres de la famille.

    S'il est souvent difficile d'attribuer à tel ou tel la réunion de ces pièces, quelques ensembles font exception et peuvent être clairement assignés à leurs auteurs. Ainsi les collections de tracts et autres pièces politiques conservées sous les cotes 81 J 267 et 81 J 280 ont été constituées respectivement par Benjamin et Aimé Gauly. Ces deux frères sont très impliqués dans la vie politique du département à une époque ou le suffrage censitaire limite le nombre d'électeurs. Un autre volume factice, présenté sous la cote 81 J 210, était probablement la propriété du chapitre de Luçon. Il comprend un grand nombre de pièces sur l'histoire religieuse et politique du XVIIe et du début du XVIIIe siècle. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer son entrée dans les archives familiales : il pourrait avoir été acquis par René Gaborit ou Pierre Angibaud, tous deux chanoines de Luçon ou plus probablement par Benjamin Gauly, curé constitutionnel, proche de l'évêque Rodrigue qui devient ensuite administrateur du département. L'importance de ces collections a fait choisir une présentation pièce à pièce suivant un cadre thématique, seule la cote permet de reconstituer le volume initial.

    Il faut aussi signaler la présence d'ouvrages exceptionnels sur la Vendée concernant notamment l'agriculture, avec les travaux d'André Pervinquière (1785) et ceux de Tillier (vers 1835-1840), et l'enseignement.

  • Notaires des Essarts : analyses d'un choix de pièces (1768-1818)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence aux Essarts. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Collection de cartes géologiques

    La sous-série 18 Fi est consacrée aux cartes géologiques conservées aux Archives de la Vendée. Les documents cartographiques y sont cotés à la pièce, avec une distinction selon le format : de 18 Fi 1 à 1000 pour les cartes mises à plat (rangées dans un meuble à plans), de 18 Fi 1001 à 2000 pour les cartes pliées (conservées en boîtes). Cet inventaire présente également des pièces prêtées par des particuliers et consultables sous forme numérisée (sous la cote 1 Num). Il s'agit donc d'une collection ouverte, amenée à être enrichie.

    Le présent inventaire a été largement complété par Jean-Marc Viaud, géologue vendéen co-auteur de plusieurs cartes géologiques du département. Ses différents dons et prêts ont notamment permis de réunir la totalité des premières éditions des cartes géologiques au 1/80 000 couvrant le territoire vendéen (1890-1926, toutes numérisées).

    Une carte géologique représente, sous forme de plages de couleur, les roches affleurantes ou celles du sous-sol situées sous la terre arable, la végétation ou les constructions. Pour des raisons de repérage, les informations géologiques sont superposées à un fond de carte topographique (cartes manuscrites, de l'État-Major puis de l'Institut Géographique National).

    Les cartes géologiques sont de précieux outils pour l'exploitation de ressources minérales, la gestion des eaux souterraines, la lutte contre les pollutions, la prévention des risques naturels, l'implantation des ouvrages de génie civil ou l'optimisation de l'urbanisme et des terroirs. Les informations qu'elles contiennent intéressent donc de nombreux secteurs professionnels (mines, énergies, agriculture, travaux publics...), ainsi que les enseignants, les chercheurs et tous les amateurs curieux de connaître leur environnement (informations extraites des notices explicatives du BRGM pour les cartes au 1/50 000).

  • 15 J - Travaux Bouron sur les communes de Vendée

    Ce fonds est constitué des notes de M. Bouron. Elles ne sont pas le fruit de travaux originaux, mais la compilation de données publiées dans la Revue du Bas-Poitou, dans l'annuaire de la Société d'Emulation de la Vendée ou dans Le Phare pour les articles du Dr Marcel Baudouin. La plupart du temps, ces données sont reprises sans indication de source.

    La première partie concerne les communes de Vendée présentées par ordre alphabétique (15 J 1-292). Les notes qui composent ces dossiers permettent, pour chaque commune, de connaître sa situation géographique et géologique, l'étymologie de son nom, les découvertes archéologiques propres à retracer la préhistoire et l'histoire ancienne, les événements survenus pendant les guerres de religion et la guerre de Vendée, les faits majeurs, les légendes, les familles célèbres et les personnalités, les sites et monuments remarquables. Elles donnent en revanche peu d'indications sur l'histoire contemporaine.

    La deuxième partie de ce fonds est constituée de notes et de coupures de presse concernant l'histoire et la géographie de la Vendée (15 J 293-314) et de la France (15 J 315). Elle est présentée sous la rubrique " Enseignement, Culture, Sports et loisirs ".

  • Notaires de Montaigu, de Saint-Georges-de-Montaigu, de La Boissière-de-Montaigu et de Saint-Hilaire-de-Loulay : analyses d'un choix de pièces (1699-1821)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Boissière-de-Montaigu, Montaigu, Saint-Georges-de-Montaigu, et Saint-Hilaire-de-Loulay. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Bibliothèque administrative

    Les publications officielles et les ouvrages interprétatifs du droit forment l'essentiel de la bibliothèque administrative.

  • 1 R - Recrutement de l'armée (an IX-1942)

    La sous-série 1 R est constituée de deux fonds distincts. D'une part, des papiers proviennent de la préfecture, ce sont les dossiers de l'administration civile relatifs aux opérations du recrutement. D'autre part, les registres matricules sont toujours versés régulièrement par l'Armée de Terre.

    Cette sous-série est la plus importante de la série R qui traite des affaires militaires dans son ensemble. Composée en grande partie de registres, elle occupe 73 mètres linéaires de rayonnage.

    Dans un premier temps, seuls les registres de conscription et les registres matricules ont été cotés en sous-série 1 R. Les autres dossiers ont été intégrés par la suite, ce qui explique la cotation non continue de la sous-série.


    Fonds de la préfecture

    En tête du fonds de la préfecture sont placés les dossiers relatifs aux écoles militaires. Il s'agit essentiellement de listes de candidats vendéens ainsi que de leurs demandes d'attribution de bourse d'études. Les sociétés de préparation militaire regroupent, quant à elles, les écoles d'enfants de troupe, les sociétés de tir et les bataillons scolaires. Ces structures ont pour but de favoriser l'instruction militaire en dehors des cadres de l'armée.

    La partie la plus importante du fonds préfectoral est toutefois consacrée au recrutement de l'armée. Celui-ci se déroule en deux opérations successives : la conscription, puis la décision du conseil de révision. La conscription consiste à recenser les jeunes gens qui ont atteint l'âge légal pour le service militaire. Produits par les autorités civiles, les registres de conscription sont établis dans le cadre des circonscriptions administratives : département, arrondissement et canton. On en distingue deux grandes catégories : les listes pour le tirage au sort et les listes de conscrits.

    Les listes dressées pour le tirage au sort permettent de désigner les futurs conscrits. Elles apparaissent sous différents noms : tableaux généraux des conscrits, listes du tirage au sort des jeunes gens... Les mentions de l'état civil ainsi que la décision motivée du conseil de révision y sont consignées.

    Les listes de conscrits contiennent les noms de ceux qui doivent être effectivement incorporés, sous le nom de « listes départementales du contingent ». Elles comportent les mentions d'état civil, le numéro de tirage au sort, les signalement et nom du remplaçant qu'il est possible de s'acheter jusqu'en 1872. A partir de cette date, le service militaire obligatoire pour tous est instauré, le tirage au sort ne détermine plus désormais que la durée du service : cinq ans pour ceux qui ont tiré un « mauvais numéro », un an pour les autres. Les listes départementales du contingent sont également remplacées par celles du recrutement cantonal (mention de l'état civil, tirage au sort, exemption...). Ces dernières sont jointes aux listes de tirage au sort pour ne plus constituer qu'un volume par année à partir de 1881. Enfin, la loi du 21 mars 1905 supprime définitivement le tirage au sort et instaure un service militaire obligatoire pour tous de deux ans ; seuls les tableaux de recensement cantonaux restent alors en vigueur.

    Les listes de recensement dressées par les autorités civiles sont ensuite soumises au conseil de révision qui prend à l'égard de chaque homme une décision basée sur son aptitude physique au service militaire. On trouvera ainsi les listes des membres du conseil de révision, mais aussi les dossiers de ses séances. Les procès-verbaux fourniront, d'une manière plus concise, les décisions prises pour chaque homme. Une place particulière est accordée, par ailleurs, à la Première Guerre mondiale. Effectivement, pendant cette période, le conseil de révision se réunit exceptionnellement, en plus des séances ordinaires, pour réexaminer le cas des exemptés et réformés des classes précédentes. Des sursis sont également accordés aux membres de certaines professions.

    Enfin, chaque année, les opérations de l'appel font l'objet d'un rapport que le préfet adresse au ministre de la Guerre. On y trouvera des informations sur le déroulement des opérations du recrutement sur le territoire du département, mais aussi des renseignements statistiques sur les jeunes gens d'une même classe : taille, niveau d'instruction, profession, maladie.


    Fonds de l'Armée de Terre

    A côté d'un premier fonds d'archives préfectorales, le second provient de l'Armée de Terre. Les registres matricules sont effectivement tenus par l'Armée et versés, au bout de 75 ans, aux Archives départementales. C'est leur caractère départemental qui fonde cette mesure. Ce fonds constitue, par ailleurs, la partie non close de la série R puisque, tous les ans, l'Armée de Terre continue à verser aux Archives départementales une année de registres matricules. A partir de la classe 1940, ces derniers rejoindront la série W (archives contemporaines).

    Les registres matricules concernent uniquement les hommes qui ont accompli leur service militaire. Pour le département de la Vendée, ces registres débutent avec la classe 1865 (jeunes gens nés en 1845). On y trouvera le signalement et les états de service de chaque recrue : état civil du conscrit, renseignements sur son physique, décision du conseil de révision, corps d'affectation, adresses domiciliaires successives lors de son passage en position de réserviste, campagnes militaires, blessures, état de santé, éventuelles décorations, mesures disciplinaires et condamnations judiciaires.

    Les registres sont tenus par classe (année des 20 ans) et par bureau de recrutement (ressort géographique du lieu de résidence au même âge). A partir de la classe 1867, ils sont systématiquement complétés par des tables alphabétiques annuelles. Celles-ci donnent le numéro matricule de la personne qui est reporté sur les registres eux-mêmes.


    On constatera donc que les deux fonds de la sous-série 1 R constituent une source précieuse pour la connaissance de la population masculine du département tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1940.

  • 1 Num 431 - Correspondance de Louis Joguet (1914-1918)

    Le fonds est principalement constitué de la correspondance envoyée par Louis Joguet à sa femme Louise, du 13 décembre 1914 au 27 avril 1918 et pour une raison inconnue, la suite est manquante. Composée de 393 lettres et 541 cartes postales, la correspondance est relativement soutenue ; Louis écrit généralement tous les deux jours et quotidiennement à partir de son arrivée dans les Vosges en mai 1916. A cette période, ses journées de travail sont régulières, ce qui lui laisse toutes ses soirées de libre pour écrire. Cette abondance de lettres nous permet de suivre très précisément son parcours militaire, mais aussi de partager l'histoire de ce couple, finalement peu expressif dans l'intimité. Mariés depuis 9 ans, ils n'ont pas d'enfant mais accueille un jeune garçon, Gabriel Cornu, que Louis évoque de temps à autre dans ses lettres en l'appelant " le polisson ". En avril 1916, Louise est enceinte mais perd l'enfant à la fin de l'été.

    Une certaine routine s'est installée dans le foyer, Louis structure ses écrits toujours de la même manière : après l'immanquable " Ma chère Louise ", il décrit la météo, son quotidien, son travail, se renseigne sur ses affaires professionnelles et commente les nouvelles du pays. Enfin, il conclut toujours par la même formule " je t'embrasse bien fort, L. Joguet ".

    Cette correspondance met en lumière le rôle du vétérinaire pendant la Grande Guerre. Homme de l'ombre, souvent à l'arrière du front, celui-ci a la charge du traitement (blessures et maladies) des animaux et principalement des équidés. Si la présence du cheval est ponctuelle sur les champs de bataille, son emploi reste primordial dans la logistique militaire, et présente l'avantage d'être utilisable sur les terrains accidentés ou boueux, inaccessibles aux véhicules motorisés. Sa présence a également un effet positif sur le moral des troupes, mais elle favorise aussi la transmission de maladies et la dégradation des conditions sanitaires sur le front, causées par le fumier et les carcasses. Décimés par l'artillerie, les animaux souffrent de maladies et subissent comme les hommes les attaques chimiques.

    Le parcours vétérinaire de Louis connaît deux grandes phases : la première de décembre 1914 à février 1917, il est basé dans un cantonnement et assure son service en allant visiter les chevaux des batteries d'artillerie ou des régiments d'infanterie. Il se déplace à cheval et avoue à ses débuts être très peu à l'aise sur l'animal ; ses circuits font généralement une vingtaine de kilomètres et lui permettent de découvrir de somptueux paysages qu'il décrit souvent dans ses lettres (Limousin, Auvergne…). En rejoignant le front de la Somme durant l'été 1915, il découvre les premiers signes de guerre : lignes de tranchées, batteries actives, bruit sourd du canon dans le lointain. Les soldats ont alors ordre de ne plus mentionner de lieux géographiques et Louis indique seulement les initiales des villes où il travaille (14/12/15). Près du front, il assure le service pour 1000 animaux et prend en charge les chevaux de l'infanterie des cantonnements voisins, tout en faisant office de chef de service pour toute la division. Il voit les avions patrouillés au-dessus des lignes et rassure sa femme sur sa situation en lui expliquant qu'il n'est pas trop exposé. Durant cette période, Louis découvre la dure réalité de la guerre : canonnade intense, logement de fortune, il s'habitue malgré tout à cette " misère " et envoie un nombre important de cartes postales, qui illustrent des scènes de guerre ou des dommages matériels dans la Somme. De nombreux soldats britanniques sont basés dans son secteur et il se plaît à raconter à sa femme leurs étranges coutumes. A partir de février 1916, il suit à distance les grands événements qui se déroulent à Verdun (24/02 - 25/02 - 27/02 - 02/03 - 05/03). La dissolution de sa division entraîne son départ dans les Vosges où il rejoint un régiment de chasseurs. En poste pendant 9 mois dans les montagnes vosgiennes, il observe avec curiosité une meute de 400 chiens de traîneau d'Alaska venus épauler les soldats français enlisés sur ce front.

    La seconde phase de son parcours (à partir de février 1917) l'amène à occuper un poste beaucoup plus stable dans un " dépôt de chevaux " à Héricourt en Haute-Saône où les animaux sont regroupés et soignés sur place. A son arrivée, l'infirmerie vétérinaire est en voie d'organisation et il sent immédiatement l'intérêt de travailler dans un tel service. Là où précédemment il effectuait des soins rudimentaires pour remettre sur pied rapidement les chevaux, il a l'occasion au dépôt d'effectuer des opérations intéressantes et d'accroître ses compétences en chirurgie, qui lui seront utiles à son retour dans la vie civile. Durant cette période, la censure se durcit considérablement et 24 de ses lettres ont été contrôlées par l'autorité militaire, ce qui ne l'émeut guère " je n'aime pas raconter ce que je vois " (12/04/17).

    Ses lettres sont aussi l'occasion d'évoquer ses affaires professionnelles et ses finances. Il garde un œil avisé sur son commerce et n'hésite pas à donner des directives à sa femme pour régler les problèmes. Très soucieux par rapport à l'argent, il trouve que sa femme ne fait pas suffisamment attention à son train de vie. Durant l'été 1915, elle part deux mois en villégiature aux Sables-d'Olonne et son mari désapprouve ce voyage " tu oublies trop facilement que nous sommes en guerre [...] Je dépense et ne gagne rien, il faut donc réduire le plus possible tous les moyens de dépense. " (19/08/15). Il estime en outre que son séjour ne lui est aucunement bénéfique vu qu'elle est toujours autant indisposée.

    Louis n'évoque jamais d'amis ou de camarades à Bournezeau, il parle plutôt de connaissances, de clients ou de notables (Forgerit le notaire, Dorie le médecin). Lorsque sa femme est en manque d'argent, il lui suggère d'envoyer les notes de frais aux retardataires, mais lui demande d'agir avec tact et prudence pour laisser du temps aux éprouvés de la guerre (05/08/16).

    Il devient très souvent mélancolique à l'approche de son anniversaire ou de la période du nouvel an. Il apprend avec grande tristesse le décès de sa mère le 3 mai 1917 et s'inquiète aussitôt du sort de son père. Loin d'être un fervent catholique alors que sa femme est très pieuse, il lui signale ses passages à l'église et lui envoie parfois des cartes postales d'édifices religieux.

    Il relate souvent son quotidien de guerre, évoquant des personnages récurrents : son ami le docteur Birotheau, son chef de service Tyot, les officiers avec qui il prend pension, ses deux ordonnances Barthélémy et Py, ainsi que ses trois chevaux : " Paradis ", " Joyau " et une petite jument. Lorsqu'il parle du conflit, Louis est toujours très optimiste, ayant toute confiance dans l'armée française et l'État-major. Eloigné du front et des grandes batailles, il n'est au courant des évènements qu'à travers les journaux et les communiqués officiels. En 1916 quand la bataille de Verdun fait rage, il pense que la guerre finira avec l'été et qu'il sera rentré pour septembre. Il voue une très grande admiration à Georges Clemenceau " notre tigre national " et est persuadé de la victoire finale, lorsque celui-ci est nommé président du conseil en novembre 1917.

    Des photographies, des papiers personnels et militaires complètent l'ensemble. Seules les lettres et les cartes postales les plus intéressantes ont été numérisées (752).

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