• Bibliothèque administrative

    Les publications officielles et les ouvrages interprétatifs du droit forment l'essentiel de la bibliothèque administrative.

  • 1 R - Recrutement de l'armée (an IX-1942)

    La sous-série 1 R est constituée de deux fonds distincts. D'une part, des papiers proviennent de la préfecture, ce sont les dossiers de l'administration civile relatifs aux opérations du recrutement. D'autre part, les registres matricules sont toujours versés régulièrement par l'Armée de Terre.

    Cette sous-série est la plus importante de la série R qui traite des affaires militaires dans son ensemble. Composée en grande partie de registres, elle occupe 73 mètres linéaires de rayonnage.

    Dans un premier temps, seuls les registres de conscription et les registres matricules ont été cotés en sous-série 1 R. Les autres dossiers ont été intégrés par la suite, ce qui explique la cotation non continue de la sous-série.


    Fonds de la préfecture

    En tête du fonds de la préfecture sont placés les dossiers relatifs aux écoles militaires. Il s'agit essentiellement de listes de candidats vendéens ainsi que de leurs demandes d'attribution de bourse d'études. Les sociétés de préparation militaire regroupent, quant à elles, les écoles d'enfants de troupe, les sociétés de tir et les bataillons scolaires. Ces structures ont pour but de favoriser l'instruction militaire en dehors des cadres de l'armée.

    La partie la plus importante du fonds préfectoral est toutefois consacrée au recrutement de l'armée. Celui-ci se déroule en deux opérations successives : la conscription, puis la décision du conseil de révision. La conscription consiste à recenser les jeunes gens qui ont atteint l'âge légal pour le service militaire. Produits par les autorités civiles, les registres de conscription sont établis dans le cadre des circonscriptions administratives : département, arrondissement et canton. On en distingue deux grandes catégories : les listes pour le tirage au sort et les listes de conscrits.

    Les listes dressées pour le tirage au sort permettent de désigner les futurs conscrits. Elles apparaissent sous différents noms : tableaux généraux des conscrits, listes du tirage au sort des jeunes gens... Les mentions de l'état civil ainsi que la décision motivée du conseil de révision y sont consignées.

    Les listes de conscrits contiennent les noms de ceux qui doivent être effectivement incorporés, sous le nom de « listes départementales du contingent ». Elles comportent les mentions d'état civil, le numéro de tirage au sort, les signalement et nom du remplaçant qu'il est possible de s'acheter jusqu'en 1872. A partir de cette date, le service militaire obligatoire pour tous est instauré, le tirage au sort ne détermine plus désormais que la durée du service : cinq ans pour ceux qui ont tiré un « mauvais numéro », un an pour les autres. Les listes départementales du contingent sont également remplacées par celles du recrutement cantonal (mention de l'état civil, tirage au sort, exemption...). Ces dernières sont jointes aux listes de tirage au sort pour ne plus constituer qu'un volume par année à partir de 1881. Enfin, la loi du 21 mars 1905 supprime définitivement le tirage au sort et instaure un service militaire obligatoire pour tous de deux ans ; seuls les tableaux de recensement cantonaux restent alors en vigueur.

    Les listes de recensement dressées par les autorités civiles sont ensuite soumises au conseil de révision qui prend à l'égard de chaque homme une décision basée sur son aptitude physique au service militaire. On trouvera ainsi les listes des membres du conseil de révision, mais aussi les dossiers de ses séances. Les procès-verbaux fourniront, d'une manière plus concise, les décisions prises pour chaque homme. Une place particulière est accordée, par ailleurs, à la Première Guerre mondiale. Effectivement, pendant cette période, le conseil de révision se réunit exceptionnellement, en plus des séances ordinaires, pour réexaminer le cas des exemptés et réformés des classes précédentes. Des sursis sont également accordés aux membres de certaines professions.

    Enfin, chaque année, les opérations de l'appel font l'objet d'un rapport que le préfet adresse au ministre de la Guerre. On y trouvera des informations sur le déroulement des opérations du recrutement sur le territoire du département, mais aussi des renseignements statistiques sur les jeunes gens d'une même classe : taille, niveau d'instruction, profession, maladie.


    Fonds de l'Armée de Terre

    A côté d'un premier fonds d'archives préfectorales, le second provient de l'Armée de Terre. Les registres matricules sont effectivement tenus par l'Armée et versés, au bout de 75 ans, aux Archives départementales. C'est leur caractère départemental qui fonde cette mesure. Ce fonds constitue, par ailleurs, la partie non close de la série R puisque, tous les ans, l'Armée de Terre continue à verser aux Archives départementales une année de registres matricules. A partir de la classe 1940, ces derniers rejoindront la série W (archives contemporaines).

    Les registres matricules concernent uniquement les hommes qui ont accompli leur service militaire. Pour le département de la Vendée, ces registres débutent avec la classe 1865 (jeunes gens nés en 1845). On y trouvera le signalement et les états de service de chaque recrue : état civil du conscrit, renseignements sur son physique, décision du conseil de révision, corps d'affectation, adresses domiciliaires successives lors de son passage en position de réserviste, campagnes militaires, blessures, état de santé, éventuelles décorations, mesures disciplinaires et condamnations judiciaires.

    Les registres sont tenus par classe (année des 20 ans) et par bureau de recrutement (ressort géographique du lieu de résidence au même âge). A partir de la classe 1867, ils sont systématiquement complétés par des tables alphabétiques annuelles. Celles-ci donnent le numéro matricule de la personne qui est reporté sur les registres eux-mêmes.


    On constatera donc que les deux fonds de la sous-série 1 R constituent une source précieuse pour la connaissance de la population masculine du département tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1940.

  • 1 Num 431 - Correspondance de Louis Joguet (1914-1918)

    Le fonds est principalement constitué de la correspondance envoyée par Louis Joguet à sa femme Louise, du 13 décembre 1914 au 27 avril 1918 et pour une raison inconnue, la suite est manquante. Composée de 393 lettres et 541 cartes postales, la correspondance est relativement soutenue ; Louis écrit généralement tous les deux jours et quotidiennement à partir de son arrivée dans les Vosges en mai 1916. A cette période, ses journées de travail sont régulières, ce qui lui laisse toutes ses soirées de libre pour écrire. Cette abondance de lettres nous permet de suivre très précisément son parcours militaire, mais aussi de partager l'histoire de ce couple, finalement peu expressif dans l'intimité. Mariés depuis 9 ans, ils n'ont pas d'enfant mais accueille un jeune garçon, Gabriel Cornu, que Louis évoque de temps à autre dans ses lettres en l'appelant " le polisson ". En avril 1916, Louise est enceinte mais perd l'enfant à la fin de l'été.

    Une certaine routine s'est installée dans le foyer, Louis structure ses écrits toujours de la même manière : après l'immanquable " Ma chère Louise ", il décrit la météo, son quotidien, son travail, se renseigne sur ses affaires professionnelles et commente les nouvelles du pays. Enfin, il conclut toujours par la même formule " je t'embrasse bien fort, L. Joguet ".

    Cette correspondance met en lumière le rôle du vétérinaire pendant la Grande Guerre. Homme de l'ombre, souvent à l'arrière du front, celui-ci a la charge du traitement (blessures et maladies) des animaux et principalement des équidés. Si la présence du cheval est ponctuelle sur les champs de bataille, son emploi reste primordial dans la logistique militaire, et présente l'avantage d'être utilisable sur les terrains accidentés ou boueux, inaccessibles aux véhicules motorisés. Sa présence a également un effet positif sur le moral des troupes, mais elle favorise aussi la transmission de maladies et la dégradation des conditions sanitaires sur le front, causées par le fumier et les carcasses. Décimés par l'artillerie, les animaux souffrent de maladies et subissent comme les hommes les attaques chimiques.

    Le parcours vétérinaire de Louis connaît deux grandes phases : la première de décembre 1914 à février 1917, il est basé dans un cantonnement et assure son service en allant visiter les chevaux des batteries d'artillerie ou des régiments d'infanterie. Il se déplace à cheval et avoue à ses débuts être très peu à l'aise sur l'animal ; ses circuits font généralement une vingtaine de kilomètres et lui permettent de découvrir de somptueux paysages qu'il décrit souvent dans ses lettres (Limousin, Auvergne…). En rejoignant le front de la Somme durant l'été 1915, il découvre les premiers signes de guerre : lignes de tranchées, batteries actives, bruit sourd du canon dans le lointain. Les soldats ont alors ordre de ne plus mentionner de lieux géographiques et Louis indique seulement les initiales des villes où il travaille (14/12/15). Près du front, il assure le service pour 1000 animaux et prend en charge les chevaux de l'infanterie des cantonnements voisins, tout en faisant office de chef de service pour toute la division. Il voit les avions patrouillés au-dessus des lignes et rassure sa femme sur sa situation en lui expliquant qu'il n'est pas trop exposé. Durant cette période, Louis découvre la dure réalité de la guerre : canonnade intense, logement de fortune, il s'habitue malgré tout à cette " misère " et envoie un nombre important de cartes postales, qui illustrent des scènes de guerre ou des dommages matériels dans la Somme. De nombreux soldats britanniques sont basés dans son secteur et il se plaît à raconter à sa femme leurs étranges coutumes. A partir de février 1916, il suit à distance les grands événements qui se déroulent à Verdun (24/02 - 25/02 - 27/02 - 02/03 - 05/03). La dissolution de sa division entraîne son départ dans les Vosges où il rejoint un régiment de chasseurs. En poste pendant 9 mois dans les montagnes vosgiennes, il observe avec curiosité une meute de 400 chiens de traîneau d'Alaska venus épauler les soldats français enlisés sur ce front.

    La seconde phase de son parcours (à partir de février 1917) l'amène à occuper un poste beaucoup plus stable dans un " dépôt de chevaux " à Héricourt en Haute-Saône où les animaux sont regroupés et soignés sur place. A son arrivée, l'infirmerie vétérinaire est en voie d'organisation et il sent immédiatement l'intérêt de travailler dans un tel service. Là où précédemment il effectuait des soins rudimentaires pour remettre sur pied rapidement les chevaux, il a l'occasion au dépôt d'effectuer des opérations intéressantes et d'accroître ses compétences en chirurgie, qui lui seront utiles à son retour dans la vie civile. Durant cette période, la censure se durcit considérablement et 24 de ses lettres ont été contrôlées par l'autorité militaire, ce qui ne l'émeut guère " je n'aime pas raconter ce que je vois " (12/04/17).

    Ses lettres sont aussi l'occasion d'évoquer ses affaires professionnelles et ses finances. Il garde un œil avisé sur son commerce et n'hésite pas à donner des directives à sa femme pour régler les problèmes. Très soucieux par rapport à l'argent, il trouve que sa femme ne fait pas suffisamment attention à son train de vie. Durant l'été 1915, elle part deux mois en villégiature aux Sables-d'Olonne et son mari désapprouve ce voyage " tu oublies trop facilement que nous sommes en guerre [...] Je dépense et ne gagne rien, il faut donc réduire le plus possible tous les moyens de dépense. " (19/08/15). Il estime en outre que son séjour ne lui est aucunement bénéfique vu qu'elle est toujours autant indisposée.

    Louis n'évoque jamais d'amis ou de camarades à Bournezeau, il parle plutôt de connaissances, de clients ou de notables (Forgerit le notaire, Dorie le médecin). Lorsque sa femme est en manque d'argent, il lui suggère d'envoyer les notes de frais aux retardataires, mais lui demande d'agir avec tact et prudence pour laisser du temps aux éprouvés de la guerre (05/08/16).

    Il devient très souvent mélancolique à l'approche de son anniversaire ou de la période du nouvel an. Il apprend avec grande tristesse le décès de sa mère le 3 mai 1917 et s'inquiète aussitôt du sort de son père. Loin d'être un fervent catholique alors que sa femme est très pieuse, il lui signale ses passages à l'église et lui envoie parfois des cartes postales d'édifices religieux.

    Il relate souvent son quotidien de guerre, évoquant des personnages récurrents : son ami le docteur Birotheau, son chef de service Tyot, les officiers avec qui il prend pension, ses deux ordonnances Barthélémy et Py, ainsi que ses trois chevaux : " Paradis ", " Joyau " et une petite jument. Lorsqu'il parle du conflit, Louis est toujours très optimiste, ayant toute confiance dans l'armée française et l'État-major. Eloigné du front et des grandes batailles, il n'est au courant des évènements qu'à travers les journaux et les communiqués officiels. En 1916 quand la bataille de Verdun fait rage, il pense que la guerre finira avec l'été et qu'il sera rentré pour septembre. Il voue une très grande admiration à Georges Clemenceau " notre tigre national " et est persuadé de la victoire finale, lorsque celui-ci est nommé président du conseil en novembre 1917.

    Des photographies, des papiers personnels et militaires complètent l'ensemble. Seules les lettres et les cartes postales les plus intéressantes ont été numérisées (752).

  • 1 W - Cabinet du Préfet

    Très provisoirement, l'inventaire actuellement disponible s'arrête à la période de l'Occupation.

  • 39 W - Dommages de guerre (1940-1966)

    Ce fonds d'archives contient les dossiers d'indemnisation des sinistrés de la Seconde Guerre mondiale. Il concerne autant les biens sinistrés appartenant aux services publics qu'à des particuliers.
    Les bâtiments dont la reconstruction nécessite des moyens financiers de grande ampleur ont fait l'objet de dossiers de priorité nationale pris en charge par l'Etat, pour accélérer l'exécution des travaux et relancer l'activité économique. Ces dossiers sont volumineux et contiennent de nombreux rapports, plans, cartes postales ou photographies qui témoignent des dégâts occasionnés et de leurs circonstances. De nombreuses pièces financières et mémoires d'entreprises décrivent la nature des travaux effectués et leurs coûts.
    Les dossiers qui ont permis aux sinistrés de bénéficier d'une indemnité sont organisés en trois sous-dossiers. Une partie financière se compose des pièces nécessaires à l'exécution du remboursement par la caisse d'indemnité (décisions d'engagement, réquisitions d'émission…). Une partie administrative contient les documents relatifs à la prise en charge des dossiers (déclarations de sinistre, demandes de paiement, renseignements sur les personnes, fiches d'identité). Enfin, une partie technique rassemble les pièces nécessaires à l'évaluation des dommages (factures, devis, etc.), à l'exécution des travaux (plans, permis de construire, etc.) et toutes autres preuves témoignant de la nature des dégâts (photographies, déclarations de témoins, pièces justificatives). Avant 1946, quelques sinistrés avaient déjà entrepris des demandes d'indemnisation sur la base des lois du 11 octobre 1940 et du 12 juillet 1941. Les demandes de paiement, d'allocations et l'apport des pièces justificatives étaient alors effectuées auprès des maires des communes, qui les centralisaient et se chargeaient de les transmettre à la préfecture.
    Ce fonds d'archives dresse un état des lieux des secteurs de l'industrie, du commerce, et de l'artisanat dans le département durant la guerre. Les dossiers renseignent aussi sur les professions des personnes sinistrées. Les petites entreprises familiales sont bien représentées. Cependant, de grandes industries et entreprises locales dans les secteurs de l'agroalimentaire (par exemple, les entreprises Fleury et Michon ou Saupiquet), de l'immobilier, du tourisme, des transports (SNCF, sociétés de chemin de fer), voire de l'industrie pétrolière sont également concernées.
    Ces documents mettent aussi en avant des activités en rapport avec les loisirs ou l'éducation. Ainsi, le fonds des dommages de guerre contient des dossiers de nombreuses colonies de vacances, de sociétés de tir, de sociétés d'éducation populaire, d'associations sportives, etc.
    L'agriculture est également représentée dans ces dossiers où l'on précise la taille des exploitations, la composition des cheptels, le matériel agricole de l'époque.
    De même, la présence de nombreux plans d'architecte permet de comparer les bâtiments agricoles et d'habitation avant leur destruction et après leur reconstruction.
    En outre, on trouve des informations concernant la nature des dommages causés et les activités de l'armée d'occupation : les inventaires et les bons de réquisition permettent d'évaluer ses besoins matériels, et les témoignages des proches des sinistrés peuvent renseigner sur ses mouvements. Enfin, ces dossiers sont également à consulter pour enrichir l'histoire familiale.

    Les dates extrêmes correspondent :
    - Pour la date de début : à la première déclaration de sinistre ou demande d'indemnité, ou à défaut la date d'une pièce justificative (par exemple un bon de réquisition).
    - Pour la date de fin : soit à la décision de remboursement, soit à la décision de classement définitif.

  • Notaires des Herbiers, d'Ardelay, de Beaurepaire, des Epesses, de Mouchamps et de Vendrennes : analyses d'un choix de pièces (1760-1814)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence au Bourg-sous-la-Roche, aux Clouzeaux, Mouilleron-le-Captif, Nesmy, Saint-André-d'Ornay, au Tablier, Venansault. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 31 Ci - Fonds Philbert Berthomé (Luçon, 1950-1985)

    Philbert Berthomé a déposé lui-même une grande partie de ses films en 2006. Sa fille Michèle Pineault a complété ce dépôt en 2014, afin que l'ensemble des réalisations de son père soit conservé aux Archives départementales, soit 149 films. Sa production est environ pour moitié vendéenne (65 films concernent la Vendée), l'autre moitié portant sur la vie de la famille Berthomé et des voyages à l'étranger.

    Seule la partie vendéenne est inventoriée. Ce présent instrument de recherche couvre ces 65 films. Trois thématiques apparaîssent et constituent le plan de classement : le quotidien et les évolutions urbaines de la ville de Luçon jusque dans les années 1980. Ses "Actualités luçonnaises" annuelles reflètent en effet tous les changements, ainsi que les temps forts festifs ou commémoratifs de "sa ville", différentes manifestations en Vendée, le milieu scolaire avec les images les plus anciennes du fonds (salle de classe à Château-Guibert et départ en colonie de vacances dans les années 1950), enfin le monde agricole et ses évolutions.

  • 198 J - Papiers Valentin Thomas (1921-1946)

    Les "Lettres à Pierrette sur l'astronomie" débutent le 24 août 1930, à la demande du docteur Armand Gombert, désireux d'initier sa fille à cette science du ciel dans laquelle son ami excelle. Pierrette, née à Bernay en 1922, est issue du second mariage du médecin (né à Évreux en 1869) avec Suzanne Lemarié (de 18 ans sa cadette). Le couple vit avec leur fille unique et une fidèle employée, Valentine Rolland, au 1 rue Jacques Daviel à Bernay, dans l'Eure. La lettre du 4 janvier 1939 signale un déménagement, a priori au 3 chemin Saint-Clair, juste à côté de la rue Daviel. Les Gombert séjournent aussi régulièrement dans une villa de vacances, appelée le "violon d'Ingres", à Franceville.

    Avant d'être médecin, Armand Gombert était instituteur, tout comme sa première épouse Maria Neveu, avec laquelle il eut trois enfants : Bernard, Jean et Suzanne (nés respectivement en 1893, 1894 et 1902). En 1945, son fils aîné décède dans un camp et les relations entre Armand et sa belle-fille se tendent. Selon l'enquête menée par Valentin pour réhabiliter son ami, la veuve de Bernard serait à l'origine des accusations de collaboration et de délation qui circulent dans la commune normande à l'encontre d'Armand et de sa seconde épouse. Dans les trois dernières lettres à Pierrette (fin 1945-début 1946), le docteur Gombert est très affecté par ces accusations. Son état de santé se dégrade progressivement et il décède le 12 octobre 1946, ce qui pourrait expliquer l'interruption brutale des lettres à Pierrette un peu plus tôt dans l'année. En effet, la jeune femme, alors âgée de 24 ans, ne lisait plus vraiment l'abondante correspondance de l'ingénieur retraité, que ce dernier continuait cependant à écrire à l'intention de son ami.

    Au fil de cette correspondance (plutôt unilatérale, comme il le regrette souvent), Valentin Thomas se révèle un professeur exigeant. D'une érudition peu commune, ce perfectionniste ne néglige aucun acteur, même éloigné, utile pour la compréhension du ciel, qu'il soit mathématicien, philosophe ou astrologue, grec, arabe ou chinois... Il est capable de consacrer des centaines de pages à Galilée, Keppler, Platon ou Aristote, allant même, dans le volume 72, jusqu'à dédier 1015 pages aux lois et principes fondamentaux de la chimie ! Ses cours s'appuient sur ses connaissances personnelles ainsi que sur des auteurs qu'il cite et dont les ouvrages peuplent sa chère bibliothèque (lors de son exode en juin 1940, il emporta 30 caisses de livres). Sa plume s'avère parfois piquante, l'ingénieur maniant les mots avec un esprit caustique, une verve presque poétique et peu de retenue dans ses critiques. Malgré tout, ce franc-maçon convaincu continue de croire en la "loi naturelle" et en la Bonté de "l'Homme" (seuls les "Boches" – désignation des Occupants parmi les plus policées de son champ lexical – ne bénéficient pas de la même complaisance !).

    Dans les premiers volumes, les nouvelles personnelles se limitent à quelques lignes, avant de grignoter de plus en plus de place sur le cours, jusqu'à devenir de véritables chroniques avec la guerre 1939-1945. Comme pour ses leçons d'astronomie – qui le mènent aux confins de bien d'autres matières –, Valentin met la même application à être aussi complet que possible. Il est ainsi question de la situation mondiale, de la scène politique française, de la vie quotidienne (qui reste difficile même après la Libération), mais aussi de sujets plus anecdotiques (comme les inventions scientifiques ou les exploits sportifs) et de relevés météorologiques quotidiens.

    Ses témoignages trahissent sa profonde défiance vis-à-vis du "félon" Pétain et du gouvernement de Vichy. Sa lettre du 23 novembre 1939 ayant été "volée par les puants valets de la censure", il décide de ne plus confier sa correspondance à la Poste et de la remettre lui-même aux Gombert. De leur côté, ces derniers enterrent les lettres reçues dans leur jardin, pour éviter qu'elles ne tombent entre de mauvaises mains (d'autant plus qu'ils logent des officiers allemands sous leur toit). Il est probable que les sept lettres lacunaires (écrites entre mars 1943 et juin 1945) aient été détériorées lors de ce séjour souterrain. Il est à noter que la collection de lettres décrites semble être l'originale et non pas la collection de "bleus" (doubles) que Valentin conservait chez lui. Très attaché à cette correspondance, son auteur l'aurait-il récupérée après le décès de son ami Gombert ? Cela reste une des énigmes de ce fonds, à la fois riche et surprenant.

  • 2 C - Contrôle des actes et Insinuation (1693-1828)

    Tous les bureaux dont l'existence est avérée sont présentés ici, même si aucun document n'a été conservé. Une exception toutefois, L'Ile-d'Yeu, totalement exclue du Contrôle mais mentionnée pour répondre aux éventuelles interrogations.

    Pour chaque bureau, les tables existantes, accompagnée d'une description, ont été placées en tête. Les registres de formalité, eux aussi présentés succinctement, sont ensuite listés ; puis viennent les sommiers et registres d'ordre, outils des receveurs pour repérer les impayés.

    Les ressorts des bureaux étant flous, il convient de se reporter à la liste des communes dressée à partir du dépouillement des registres et du minutier (liste commune au Contrôle des actes et à l'Enregistrement)

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    De nombreuses lacunes sont à déplorer parmi les registres du Contrôle des actes des notaires et des actes sous-seing privé comme dans ceux de l'insinuation et du centième denier. Créées tardivement, les tables ouvrant à ces différents registres ne sont également conservées que très partiellement, à l'exception de celles des bureaux de Fontenay-le-Comte, Luçon et Sainte-Hermine.

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    La consultation de cet ensemble permet un accès rapide au minutier, qui ne propose que très peu de répertoires chronologiques pour l'Ancien Régime.

    Les tables de sépultures, de testaments, de successions, de partages, de contrats de mariage, … sont complémentaires des registres paroissiaux et ainsi très utiles aux généalogistes. Les tables des vendeurs, acquéreurs ou bien encore des baux ainsi que les registres du Centième denier sont indispensables à qui fait l'histoire d'une propriété ou à l'histoire foncière plus généralement.

    Outre les actes passés devant notaire, le contrôle touche également ceux passés sous-seing privé (actes d'assemblées, copies de titres,…)

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    Quelques dépouillements de registres du contrôle des actes des bureaux de Bouin (2 C 53-54) et de Challans (2 C 72-102) ont pu être récupérés et sont intégrés aux notices correspondantes.

  • Notaires de La Garnache : analyses d'un choix de pièces (1712-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Garnache. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Correspondance adressée au général Travot, général de brigade commandant la subdivision de la Vendée aux Sables-d'Olonne, an 5-an 9.

    Ensemble de lettres reçues par le général Travot ou transmises à lui alors qu'il commandait la subdivision de la Vendée aux Sables d'Olonne

  • La négation de l'Homme dans l'univers concentrationnaire nazi - CNRD 2016-2017

    Les survivants des camps ont souvent parlé de " négation de l'homme ", pour caractériser les camps dans lequel ils avaient été envoyés et détenus, et les conditions de vie ou de mort qui leur étaient réservées. C'est cette référence qui a inspiré le thème 2016-2017. Il s'agira donc, pour les candidats, de rechercher ce qui a pu les conduire à employer cette expression, non issue du vocabulaire nazi, et de décrire ce qu'à leur avis elle recouvre.

    Sous l'expression " Univers concentrationnaire nazi " sont associés et mis en perspective les deux aspects de la déportation : celui conduisant au système concentrationnaire dit répressif (camps de concentration et camps spéciaux) et celui conduisant au système génocidaire (camps et centres de mise à mort ou d'extermination), de sorte que le thème couvre bien l'ensemble de la criminalité nazie.

    Le présent dossier n'a pas vocation à tout dire. Il se propose de donner des pistes permettant d'orienter le travail de préparation et de réflexion des candidats et invite à aller plus loin.

    Les commentaires historiques joints présentent les grandes lignes de la doctrine nationale-socialiste et le rôle de ce système idéologique dans le traitement imposé aux êtres humains déportés ou internés dans les camps. Ils expliquent en quoi ces traitements sont autant de manifestations de déni de leur humanité. Pour finir, ils montrent comment l'humain a persisté et parfois triomphé au cœur de la barbarie concentrationnaire et contre la volonté de ses responsables, quel qu'ait pu être par ailleurs le nombre de victimes.

  • Notaires de Noirmoutier : analyses d'un choix de pièces (1699-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Noirmoutier. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Catalogue d'affiches de la Guerre 1939-1945

    Ce catalogue regroupe une centaine d'affiches relatives à la Seconde Guerre mondiale, provenant des fonds d'archives contemporaines (série W) et de la collection d'affiches isolées (8 Fi) des Archives de la Vendée, ainsi que de deux fonds d'archives communales déposées, celui de Luçon (E Dépôt 128) et celui de Notre-Dame-de-Riez (E Dépôt 189).

    Transmises par les services de propagandes à l'administration préfectorale et aux maires du département, ces affiches ont été placardées sur les murs pendant le conflit et l'immédiat après-guerre. Destinés à une éphémère actualité, des milliers d'exemplaires ont disparu, détruits par les intempéries ou remplacés par d'autres. Une petite partie d'entre eux, conservée par l'administration à titre de doubles puis versée aux Archives départementales, constitue un intéressant témoignage du quotidien des Vendéens pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Des réquisitions du gouvernement d'Edouard Daladier en 1938 aux commémorations d'après-guerre, 96 affiches jalonnent cette période douloureuse de l'histoire française. La grande majorité d'entre elles émane du régime de Vichy et des autorités allemandes, mettant en avant leurs politiques et leurs axes de propagande.

    Les deux premières parties distinguent, successivement, les messages délivrés par l'Etat français et ceux émis par l'Occupant. Trois thèmes sont ensuite développés : les affaires militaires, les prisonniers de guerre et les travailleurs en Allemagne, puis la période succédant immédiatement à la Libération.

    Bien que les affiches sélectionnées et présentées ici aient souvent été diffusées sur le plan national, certaines s'adressent plus particulièrement, ou exclusivement, aux habitants des communes vendéennes.

  • 282 J - Fonds Léonard

    Cette collection a été constituée par Jacques Léonard au cours de ses recherches sur l'évolution du jeu d'aluette. Il est à signaler qu'elle ne comprend pas de portraits des cartiers vendéens, installés à La Roche-sur-Yon : Pierre Bizière, père et fils (1824-1870), Tramezal et Marais (vers 1860), la veuve Marais (vers 1878).

    En 1890, un décret impose la taxation des jeux de cartes, matérialisée par un cachet fiscal bleu (sur le deux d'épée). Cette imposition reste en vigueur jusqu'au 1er janvier 1959 et permet d'aider à dater certains de ces jeux.

    Un peu de vocabulaire :

    Enseignes :

    - enseignes françaises : pique, coeur, carreau, trèfle

    - enseignes latines (italiennes ou espagnoles, utilisées dans le jeu d'aluette) : denier, coupe, bâton, épée

    - enseignes germaniques : grelot, coeur, gland, feuille

    Portrait : terme général pour désigner les têtes caractérisant un jeu de cartes. Il est généralement associé à un éditeur

  • AAIN - Papiers de la famille Jacobsen

    Les archives présentées ici proviennent de deux dépôts réalisés par les descendants d'une seule branche de la famille Jacobsen, celle de Raphaël Jacobsen (1873-1962) mais elles concernent l'intégralité de la lignée sur l'île de Noirmoutier, depuis Cornil-Guislain qui s'y installe à la fin des années 1730, jusqu'à son arrière-petit-fils Henri, décédé en 1913.
    Le démembrement des archives est le fruit de l'histoire familiale : lors de la succession d'Auguste, Henri et Ludovic s'opposent à leur frère Antonin qui, comme aîné, avait souhaité, en vain, les conserver toutes. La complexité des partages explique nombre de lacunes, mais ce fonds permet tout de même de comprendre la saga Jacobsen et les liens étroits que cette famille entretient avec l'île de Noirmoutier.

    Les documents liés à la vie personnelle et officielle des Jacobsen ne font que suggérer l'implication de cette famille dans la vie sociale et politique de l'île. Pourtant Jean-Corneille est député de l'île en 1775 puis maire de Noirmoutier (1805-1830) et conseiller général de la Vendée (1805-1830), Auguste maire de Noirmoutier (1847-1865), sans oublier les activités de négociant exercées sur plusieurs générations.
    Les archives relatives à la gestion des biens sont les plus riches et les plus homogènes. Cette homogénéité est le fruit du fonctionnement familial : Auguste d'abord, puis son fils Henri, sont désignés pour gérer en leur nom et au nom de leurs frères et soeurs, la plus grande partie des biens restés en indivis. Auguste gère non seulement les biens de la famille Jacobsen, mais aussi ceux de familles alliées, les Vallée et les Lamandé, et les biens du comte de Vatimesnil, au nombre desquels on compte l'abbaye de la Blanche. Il tient pour cela différentes séries de registres comptables. Son fils Henri et après lui ses petit-fils Henri et Raphaël constituent des dossiers thématiques relatifs à la gestion des propriétés familiales, aussi bien sur l'île que sur le continent. On y découvre la stratégie familiale d'implantation foncière au sein de l'île, puis l'amorce d'un retrait progressif de Noirmoutier, à travers la vente des terrains du Bois de la Chaise, mais surtout le morcellement des propriétés, dû en grande partie aux litiges survenus suite à la séparation d'Alexandre Jacobsen et de Virginie Baussan.

    Les dessèchements forment un ensemble à part, caractéristique de ces archives familiales. L'importance de ces documents est toutefois très inégale selon les dessèchements. Ce fonds ne contient aucune trace des travaux entrepris par Cornil-Guislain Jacobsen à la Lyde, première entreprise de dessèchement réalisée par la famille à partir de 1745, alors qu'un certain nombre de documents viennent expliquer les circonstances du dessèchement de la Crosnière initié dans les années 1760. Cette concession a fait l'objet d'une attention particulière de la part de Cornil-Guislain, puisqu'il y fonde une paroisse et demande à y être inhumé. Plusieurs dossiers concernent également l'importante concession obtenue par Joubert des Ouches et Cornil-Guislain sur des terrains à dessécher à Noirmoutier (Luzan et la Tresson notamment), mais aussi sur le continent (les Rouches à Notre-Dame-de-Monts). Seules quelques traces subsistent dans les archives familiales des travaux effectués dans les années 1810 par Jean-Corneille au Petit et au Grand Müllembourg.
    Les archives les plus complètes sont celles d'Auguste pour la Nouvelle-Brille et la Tresson, dessèchements réalisés de 1829 à 1834. Après ce qui ressemble à de vaines tentatives de dessécher par elle-même ces terrains, la famille Jacobsen fait appel à des actionnaires, par le biais de sociétés de dessèchement, mais elle garde la main avec un nombre plus important d'actions et la fonction de gérant. A la fin des travaux, les terrains nouvellement desséchés sont partagés entre les actionnaires, ces sociétés dissoutes et remplacées par des syndicats chargés de gérer les parties en indivis et d'entretenir les digues. Plusieurs dossiers concernent également les Ilots, terrain qui a sans doute représenté la dernière entreprise de dessèchement tentée par les Jacobsen à partir des années 1860.

    Enfin, la partie "Documentation et imprimés" permet d'avoir un aperçu de l'étendue de la bibliothèque de la famille Jacobsen, à travers les ouvrages et les catalogues qui sont parvenus jusqu'à nous, tout en offrant plusieurs dossiers relatifs à l'histoire familiale.

  • Recherches vendéennes : présentation des articles (1994-2016)

    Cette base de données se compose des notices des articles publiés annuellement dans la revue "Recherches vendéennes" depuis 1994, soit plus de 450 notices. Chaque bulletin y est analysé de la manière la plus exhaustive possible à l'exception des éditoriaux et comptes rendus de lecture.

    Les "Recherches vendéennes" sont nées en 1994 à la création du Centre vendéen de recherches historiques (CVRH), qui a proposé à la Société d'émulation de la Vendée (SEV) de donner plus d'ampleur à sa revue, plutôt que de la doubler d'une publication différente. Les deux institutions en sont donc coéditrices et ont choisi ensemble pour la diriger Alain Gérard - auquel Michel Chamard succède en 2012, puis Pierre Legal en 2014 - et Thierry Heckmann, l'un directeur du CVRH, et l'autre directeur des Archives départementales. La revue offre aux chercheurs le moyen de faire connaître leurs travaux et publie aussi des textes inédits, organisant chaque livraison autour d'un thème principal, voire sous forme de numéro spécial. "Recherches vendéennes" a pris la suite de l' "Annuaire de la société d'émulation de la Vendée", périodique paru sans interruption depuis 1854.

    La base d'articles est un outil de recherche sur l'histoire de la Vendée, mais aussi un véritable observatoire qui participe à la veille scientifique de cette thématique. Outre les services normalement rendus par un recensement thématique de ce type, elle permet d'évaluer les forces et les faiblesses de la recherche, d'y repérer les thèmes et problématiques émergents ou immergents.

  • Notaires de Notre-Dame-de-Monts, du Perrier et de Soullans : analyse d'un choix de pièces (1684-an X)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Notre-Dame-de-Monts, au Perrier et à Soullans. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Collection de cartes postales isolées

    Cet inventaire est consacré à la sous-série 6 Fi qui regroupe les cartes postales isolées conservées aux Archives de la Vendée. Les particuliers sont désormais nombreux à avoir contribué à enrichir ce catalogue par le prêt de leurs collections. Le dernier d'entre eux, M. Soulard, a complété de plus de 70 cartes postales les vues sur le Gois. Il s'agit donc d'une collection ouverte, amenée à être régulièrement augmentée.

    Fin 2015, ce catalogue comptait 8230 cartes postales pour 246 communes. Avec cette dernière mise à jour de janvier 2017, le nombre de cartes postales présentées est désormais de 8 853 et 249 communes sont illustrées.

    Les informations relatives à l'édition et au photographe, recherchées par les cartophiles, sont indiquées dans la description. Autre indication de contexte, la date d'oblitération ou d'écriture a en général été relevée.

    Le plan de classement du présent inventaire est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique : portraits, scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite les représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée.

  • 266 J - Papiers Amand Henry relatifs à l'abbé Grelier

    Le fonds est constitué de pièces personnelles et de travaux de l'abbé Grelier, confiés à son ami Amand Henry. La famille Henry y a joint de la documentation relative au décès de l'abbé Grelier, à ses obsèques et à l'inauguration d'une plaque souvenir à Challans en 1975.

  • 60 J - Fonds Grelier

    La reprise de l'inventaire du Fonds Grelier a permis de mettre en exergue les éléments constitutifs de ce fonds : outre les papiers de l'abbé Charles Grelier et de sa famille, il comprend plusieurs fonds d'archives familiales ou personnelles.

    Les papiers des familles Grelier et alliées révèlent l'ancienneté de leur implantation dans le Marais breton et leur implication dans la vie locale. Ce sont essentiellement les papiers personnels de l'abbé Charles Grelier et notamment une abondante correspondance, commencée par sa mère et entretenue tout au long de sa vie avec des paroissiens et des religieux, souvent installés dans de lointaines missions.

    Les travaux de l'abbé Grelier constituent la plus grande part de ce fonds d'archives. Ils portent sur trois thèmes principaux : clergé vendéen, hagiographie, Challans et sa région. Charles Grelier commence très tôt à publier le fruit de ses recherches mais, d'une nature modeste, il refuse souvent de les signer : les volumes qu'il a constitués et commentés permettent de mesurer l'étendue de son oeuvre et d'envisager la constitution d'une bibliographie. Ses dossiers de travail conservent aussi l'ébauche de travaux inédits.

    Fort d'un réseau de chercheurs et d'une documentation qu'il partage volontiers, l'abbé Grelier est vite reconnu comme l'historien incontournable du Marais breton vendéen. A ce titre, plusieurs familles lui confient leurs papiers à charge pour lui de les conserver et de les valoriser. C'est ainsi que des pièces isolées, mais surtout que les papiers des familles Boux de Casson et Merland et les travaux de Charles-Edouard Gallet sont entrés dans ses collections.

    Dans le discours qu'il prononce à ses obsèques en 1911, l'abbé Grelier reconnait Charles-Edouard Gallet pour son maître, tant pour ses travaux d'histoire locale que d'archéologie. Les deux hommes sont membres de plusieurs sociétés savantes et l'estime doit être réciproque puisque Charles-Edouard Gallet, historien de Beauvoir et de Bouin, poète et romancier, fait de l'abbé Grelier le dépositaire de ses travaux. Celui-ci rend hommage à son aîné en faisant publier dès 1912 ses Essais poétiques, mais son roman, écrit sous le pseudonyme de L. de Saint-Génin et la suite de ses travaux sur l'histoire du marais septentrional de la Vendée restent inédits.

  • Notaires de Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné : analyses d'un choix de pièces (1701-1814).

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain : analyses d'un choix de pièces (1700-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 194 J - Papiers des Amis du vieux Luçon

    Une partie du fonds porte sur le fonctionnement de l'association : statuts, conseil d'administration, liste des membres, comptes rendus des assemblées générales et des réunions mensuelles, correspondance, pièces comptables. L'autre partie présente ses activités : publications, programmes de manifestations, conférences - de nombreux articles de presse retracent le dynamisme de l'association -. Une documentation vient compléter l'ensemble, il s'agit de cartes postales, photographies, tracts.

  • Bibliothèque historique

    La bibliothèque des Archives départementales de la Vendée est à la fois historique et administrative.

    En 2016, près de 25.000 ouvrages et brochures sont répertoriés et environ 500 documents sont reçus chaque année, parmi lesquels se trouvent les mémoires universitaires ayant le département pour cadre géographique. La bibliothèque compte également plus de 2500 titres de périodiques (presse, revues historiques nationales et locales, périodiques édités localement, etc.), dont 500 titres vivants. Le plus ancien titre local toujours publié est l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée (depuis 1854), devenu Recherches vendéennes.



    UNE BIBLIOTHEQUE SPECIALISEE

    La bibliothèque met à la disposition des chercheurs des publications concernant le département de la Vendée, de la documentation administrative et professionnelle, des ouvrages historiques de référence et des ouvrages complémentaires des fonds conservés par le service d'archives.

    La bibliothèque comprend une Réserve, qui contient les ouvrages rares, anciens ou précieux. Toutes les publications antérieures à 1811 y sont intégrées.

    Les collections imprimées s'accroissent grâce à différents modes d'entrée : achats, dons, dépôts, versements effectués par les administrations ou dépôt administratif.



    LES USUELS EN LIBRE ACCES EN SALLE DE LECTURE

    Certains ouvrages de référence sont accessibles à tout moment en salle de lecture, ainsi que des collections complètes de périodiques :

    - Revue du Bas-Poitou, 1888-1972
    - Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1854-1993, puis Recherches vendéennes à partir de 1994
    - Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, depuis 1913
    - Bulletin de la société Olona, depuis 1929
    - Lettre aux amis de Noirmoutier, depuis 1971

    Les derniers numéros de certaines revues sont également disponibles en consultation dans la salle de lecture.

  • Série I - Protestantisme (1593-1791)

    La série I se compose principalement d'actes d'état civil. De l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685), les protestants disposent d'un état civil réformé dont cerpendant peu de registres sont parvenus jusqu'à nous. Cet état civil dispersé manque plus souvent pour la période dite du Désert, entre la révocation de l'Edit de Nantes et l'Edit de tolérance en 1787, où le protestantisme est pratiquement clandestin. L'Edit de tolérance offrira dans les années qui ont précédé la Révolution un "état civil de rattrapage" où les protestants viendront déclarer les mariages et les naissances qui ont eu lieu pendant la période du Désert. Tous cependant ne feront pas leur déclaration.

    La série I comporte aussi des pièces sur les églises réformées de La Chaume, de Mouchamps et Luçon, et des extraits d'actes synodaux de Thouars et Saint-Maixent.

  • Périodiques historiques : état des collections, grands formats (presse)
  • Périodiques administratifs : état des collections, tous formats
  • Bibliothèque historique. Réserve précieuse

    COMPOSITION
    La réserve précieuse de la bibliothèque des Archives départementales de la Vendée comprend le fonds ancien (par convention, les ouvrages antérieurs à 1811) et des ouvrages contemporains publiés à peu d'exemplaires ou de bibliophilie, soit plus de 500 volumes à ce jour. Pour autant, elle ne constitue qu'une partie des imprimés anciens conservés aux Archives de la Vendée (cf. Sources complémentaires)

    Parmi les livres qui composent ce fonds, 6 volumes sont du XVIe siècle (le plus ancien, daté de 1543, est un commentaire de la coutume du Poitou par le jurisconsulte fontenaisien André Tiraqueau [RES 750] ) et 45 sont du XVIIe siècle. Si l'on excepte les quelques exemplaires datés de la première moitié du XIXe siècle et une poignée de livres plus récents, tous les autres imprimés sont du XVIIIe siècle, dont une centaine de l'époque révolutionnaire (1789-1800).

    Le fonds ancien réserve la première place à la Révolution française et notamment à la guerre de Vendée. Récits des combattants, rapports des représentants du peuple en mission, souvenirs ou mémoires des témoins oculaires, des descendants, pamphlets, poésies et romans donnent un aperçu de la "Littérature vendéenne" dont les origines remontent au début de la guerre elle-même et qui, depuis ce moment, n'a cessé de s'accroître. Viennent ensuite les publications juridiques. L'explication en est simple : des ouvrages, provenant des bureaux des juges de paix, avoués et notaires du département, ont été accueillis en même temps que leurs archives. Ils sont identifiables grâce aux ex libris. La religion est également représentée avec une bible de 1543 [RES 17], le "Catéchisme des Trois Henry" de 1756 [RES 218] et une des premières éditions du "Traitté de la perfection du chrestien" du cardinal de Richelieu [RES 197]. Les récits de voyage sont aussi présents, pour ne citer que le "Recueil de divers voyages faits en Afrique et en l'Amérique" édité par Henri Justel en 1674 [RES 39]. Tous les sujets ou presque sont abordés : on peut y voir, aussi bien des manuels scolaires, qu'un traité d'archivistique de 1769 [RES 120/1], des pièces de théâtre ou des livres de médecine.

    Quelques grands formats retiennent aussi l'attention. Le "Dictionnaire universel françois-latin" de Trévoux [RES 760/1-6] voisine avec l' "Atlas de Mercator" [RES 800/1-2]. Mais la majorité des livres est constituée de petits formats. Parmi les tout petits se trouvent les almanachs. La publication d'almanachs annuels eut un réel succès au XVIIIe siècle. Ces derniers sont ornés de gravures et recouverts d'une reliure d'attente en papier peint. Le plus ancien de la collection est un "Almanach de Poitou pour l'année 1732" [RES 112]. Le fonds possède plusieurs exemplaires de ce titre ainsi que quelques almanachs royaux.

    Enfin, mentionnons dans un autre registre, le splendide ensemble de gravures de 1612 représentant les bâtiments de la Rome antique [RES 44]. Le fonds contient aussi plusieurs belles impressions d'eaux-fortes montrant des paysages et monuments de l'Ouest de la France.


    RELIURES ET EX LIBRIS
    La grande majorité des reliures sont ordinaires, recouvertes de basane ou de veau brun avec un décor simple de fleurons et de filets. Signalons toutefois les reliures soignées de "La venerie de Jaques Du Fouilloux" [RES 243] et de l' "Almanach royal, année M.DCC.LXXIV" [RES 97].

    De nombreux livres anciens portent la marque des personnes ou institutions à qui ils ont appartenu : reliure armoriée, ex libris, notes de lectures, etc. Les ex libris manuscrits sont souvent le fait de personnages modestes ou de communautés religieuses. C'est ainsi que plusieurs ouvrages proviennent de bibliothèques juridiques, comme de celle Berryer, l'avocat des insurgés vendéens de 1832, ou religieuses, comme celle des Jésuites de Poitiers. Les ex libris imprimés, souvent armoriés, sont le fait de grandes familles à l'exemple des Villoutreys du Maine-et-Loire ou de bibliophiles comme Léon Audé. Parmi les envois, il convient de noter un dessin original d'Henri Boutet et les autographes de Jean Yole et de Georges Clemenceau.

  • Travaux universitaires

    Depuis 1949, les chercheurs, ayant utilisé des sources d'archives, sont invités à déposer le résultat de leurs travaux, qu'ils soient dactylographiés ou imprimés, à la bibliothèque du service d'archives fréquenté (circulaire de la Direction des archives de France, AD 49-3 du 10 mars 1949 et AD 49-5 du 23 avril 1949).
    Dans ce cadre, les Archives de la Vendée ont réuni une collection de plus de 650 mémoires universitaires sur des thèmes et des périodes historiques variés.
    Cette collection est en constante évolution, de nouveaux travaux de recherche enrichissent périodiquement ce fonds par don individuel ou collectif (don de la faculté de géographie de l'Université de Nantes en 2012, don de l'Ecole nationale d'architecture de Nantes en 2014).

  • Résister par l'art et la littérature - CNRD 2015-2016

    Dans la geste de la Résistance, visitée chaque année par le Concours national de Résistance et de la Déportation, la place donnée cette année à l'art et à la littérature pourrait s'inscrire dans une lecture actualisée et anachronique. Nos sociétés démocratiques, apparemment apaisées, mettent en effet à distance la violence passée ou celle plus contemporaine d'autres sociétés. Contre ces désordres non civilisés, la culture est alors instituée comme un rempart. L'introduction au sujet de cette année proposée par la " Lettre de la Fondation de la Résistance " relève de cette tonalité. Elle formule un parallèle avec des " barbaries que l'on croyait à jamais disparues… Daesh, détruisant des trésors préislamiques de Syrie et d'Irak " (1). Pourtant le XXe siècle, qui fut celui des idéologies, a bien mobilisé les arts comme une arme culturelle au service de conflits totalisants. Il y avait même confrontation entre des arts et des littératures antagonistes, ce qui nous éloigne de la perception épurée d'aujourd'hui. L'histoire de la France et de l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale doit donc servir de contexte aux questions que les élèves vont se poser : Quelles sont les pratiques culturelles qui permettent de résister ? Quelles sont les références culturelles qui produisent de la résistance ? Quelles sont les convictions qui se traduisent ainsi ?

    Certains enseignants, à l'annonce du sujet, l'ont compris comme relevant des pratiques et des enseignements " neufs ", tels que l'histoire des arts et les démarches pluridisciplinaires (2). De fait nous avons nous-même insisté sur l'approche pluridisciplinaire du thème de ce concours lors de sa présentation aux Archives départementales de la Vendée, le 18 novembre dernier, mais tout est question d'équilibre. Soulignons que la résistance par l'art et la littérature ne peut pas être isolée des autres. C'est une des composantes de la Résistance, qui fut d'abord faite de refus mais aussi du choix de l'action, en France ou ailleurs. Les artistes, comme d'autres, y ont participé en combattant ou en portant la voix de la Résistance. Sur le territoire métropolitain, l'Occupation imposait toutefois une souplesse, voire des compromissions qui paraîtront en décalage avec les postures moralisantes et déjà décontextualisées de l'après-guerre. Il n'en demeure pas moins que la résistance clandestine des " Lettres françaises " ou des Éditions de Minuit, des ouvrages clandestins comme " Le silence de la mer " de Vercors et le poème " Liberté " de Paul Éluard furent nécessaires face à une collaboration intellectuelle et à un art officiel totalitaire.

    La production artistique dans le système concentrationnaire a suscité parmi les déportés une réaction ambigüe, gênée, duale, mesurée..., je ne sais comment la décrire exactement. Aussi faut-il avoir avec les élèves une approche nuancée de ce thème. Au recours à l'art, on a opposé la réalité des conditions d'internement qui n'en permettaient guère l'exercice. Ainsi, dans une précédente " Lettre de la Fondation de la Résistance ", les auteurs abordent ce " sujet de controverse (3) " entre déportés, avant de souligner que sa réalité illustre aussi l'expérience de l'univers concentrationnaire. Toute proportion gardée, ce mode de résistance " dans les prisons et les camps " peut susciter la même réserve aux prises avec l'occupant, comme en rend compte l'ouvrage de Julian Jackson, " La France sous l'Occupation ", et surtout son chapitre sur Les intellectuels, artistes et monde du spectacle (4). Il y confirme la place si particulière de la culture dans la vie publique française en soulignant qu'à la Libération, l'estime portée aux intellectuels dépendait autant de l'autorité morale qu'on leur attribuait que de leur action personnelle. Pour lui, durant l'Occupation, " la façon la plus sûre d'éviter de se compromettre était de partir. " Ce fut le cas, dans leur grande diversité, de Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Jean Renoir, Max Ophuls, Louis Jouvet, Jean-Pierre Aumont, etc., mais ils furent accusés par d'autres de laisser le champ libre à l'occupant et à la collaboration. Quant à ceux qui sont restés, l'appréciation qu'on leur a portée a plus dépendu de " rumeurs que [d'un] jugement équilibré de leur conduite. " Ainsi l'auteur cite des intellectuels communistes estimant que Montherlant, " quand il se rendait aux réceptions de l'Institut allemand, consentait à Auschwitz. " Julian Jackson évoque également quelques arrangements d'artistes et d'intellectuels assimilés ultérieurement à la Résistance, mais qui avaient été " pris dans un réseau compliqué de contraintes, où accommodations et compromis quotidiens allaient de pair avec moments de bravade ou de défiance. "

    La recherche de l'équilibre et de la justesse historique en dehors de tout jugement anachronique à l'emporte-pièce impose un effort de contextualisation, même dans les démarches transdisciplinaires. La résistance par l'art et la littérature s'inscrit dans un temps et dans des milieux particuliers. Le comédien qui travaille à la BBC n'est pas le jeune Maurice de La Pintière qui caricature la collaboration dans le secret de son journal (5). L'instituteur qui récite Péguy dans sa classe n'est pas le déporté qui dessine la vie à Auschwitz, cache et abandonne son carnet dans l'espoir d'une découverte ultérieure (6). Les exemples ne manquent pas de ces productions artistiques et littéraires (poèmes, caricatures, romans, détournements de chansons, etc.)

    Cette année, nous avons fait le choix de présenter deux parcours singuliers dans la guerre, marqués par une grande sensibilité à la culture, ceux du Dr Henri Pigeanne (1901-1951) et de Maurice de La Pintière (1920-2006). Cette résistance par l'art et la littérature n'est en effet pas représentée que par des artistes reconnus, comme c'est le cas pour le docteur Pigeanne. On peut donc chercher à découvrir sur quelles références culturelles, familiales, sociales et scolaires reposaient les armes intellectuelles et culturelles des Français de cette période qui ont agi contre l'air du temps. Le Dr Pigeanne, dans le sud de la Vendée, membre actif d'un réseau de résistance, s'investissait aussi dans le théâtre, la littérature, la poésie... pour se manifester discrètement auprès de ses concitoyens pendant l'Occupation, puis de ses camarades de déportation à la toute fin de la guerre. Maurice de La Pintière, jeune élève des Beaux-Arts dans Paris occupé, caricaturait avec force et justesse les réalités de l'Occupation et de la collaboration du régime de Vichy avant de payer lourdement son engagement dans son emprisonnement en camp de concentration. Une expérience dont il rendra compte dès son retour dans des lavis.

    _________________________

    (1) Préface de la " Lettre de la Fondation de la Résistance " rédigée par Jacques Vistel, président de la fondation. Le numéro de l'année, consultable sur internet (http://www.fondationresistance.org/catalogue/index.html), aborde comme tous les ans le thème d'une manière riche et variée.
    (2) À ce sujet, on peut consulter le blog " Neoprof " où les réactions spontanées furent mitigées à l'annonce du thème. Les critiques portaient a priori sur la trop grande place de l'histoire des arts, la difficulté à incarner ce type de résistance, le prisme art et littérature alors que le terme de culture semblait plus adapté... (http://www.neoprofs.org/t89960-cnrd-2016-resister-par-l-art-et-la-litterature).
    (3) " Certains déportés estiment qu'il ne pouvait être question de risquer leur vie et celle de leurs camarades, pour se livrer à un exercice " interdit ", punissable de mort et au demeurant physiquement impossible (fatigue, épuisement, promiscuité) et matériellement inconcevable sans des concours suspects. Et de conclure que la création artistique dans les camps n'a été le fait que de quelques privilégiés non représentatifs de la déportation ", cité dans " Mémoire vivante ", numéro spécial CNRD de la " Lettre de la Fondation de la Résistance et de la Déportation ", décembre 2001, n° 32. http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00141.pdf
    (4) Julian Jackson. " La France sous l'Occupation ". Flammarion, 2004. Trad. de : France, the Dark Years, 1940-1944 [Arch. dép. Vendée, BIB B 2797]
    (5) Voir à ce propos l'ouvrage " Un chemin de déporté : des ténèbres à la lumière ", CVRH, 2005 [Arch. dép. Vendée, BIB D 714], qui présente les caricatures et les lavis de l'artiste d'origine vendéenne. Son fils, Bruno de La Pintière, présent lors de la présentation du CNRD aux Archive de la Vendée, nous a accompagné dans la présentation des œuvres. Elles peuvent faire l'objet d'une séance avec des élèves dans le cadre du service éducatif.
    (6) Le carnet de croquis d'Auschwitz est la seule collection de dessins du camp. Retrouvés en 1947 par un ancien détenu, gardien du mémorial, vingt-deux feuillets d'un auteur inconnu avaient été glissés dans une bouteille et dissimulés dans la fondation d'une baraque. Il en existe une première édition de 2014 par le Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau.

  • Documents iconographiques issus de la bibliothèque historique

    Ce catalogue a pour but de reproduire et de décrire une sélection d'illustrations, d'intérêt local, issues de la bibliothèque historique des Archives départementales de la Vendée.
    Dans ce fonds riche et varié sont représentés des portraits de personnages originaires de Vendée ou ayant un lien avec le département, des monuments et des lieux, publics, privés ou religieux, et des scènes historiques ou de la vie quotidienne. A ces documents, s'ajoutent des armoiries de municipalités, des cartes concernant la Vendée et des plans de communes du département.

    Ce catalogue se révèle une source intéressante pour illustrer une recherche sur un personnage. Il vient également compléter les catalogues des documents des cartes et plans, ceux des plans d'édifices et les collections de cartes postales.

  • Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée

    La Société d'émulation de la Vendée, à l'instar des autres sociétés savantes qui fleurissent au XIXe siècle, regroupe des érudits, des membres du clergé et des notables locaux avides de progrès et d'innovations, intéressés par la vie du département et désireux de mettre leurs efforts en commun afin de le promouvoir et de l'étudier.



    AUX ORIGINES DE LA SOCIETE D'EMULATION DE LA VENDEE

    Dans la séance tenue le 7 juillet 1854 par le bureau du comice agricole de La Roche-sur-Yon, Boby de La Chapelle, préfet du département, fait connaître les statuts d'une société qu'il souhaite former en Vendée, dont le " but est le développement de l'agriculture dans ses branches diverses, l'encouragement et le progrès de l'industrie, des lettres, des sciences et des arts. " Cette organisation, appelée Société d'émulation de la Vendée, se subdivise en trois groupes : Section d'agriculture ; Section d'horticulture et d'arboriculture ; Section des sciences et des arts.

    Mais qu'est-ce qu'une " société d'émulation " ? Le développement des sociétés savantes au cours du XIXe siècle s'inscrit dans la continuité des lieux de réunions informels, les salons, ou organisés, les académies et les bureaux d'encouragement à l'industrie et au commerce, qui virent le jour aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les académies, qui recrutaient par cooptation, travaillaient en séances au cours desquelles leurs membres donnaient des communications. Elles élargissaient leur audience en animant un réseau de correspondants et assuraient leur promotion en organisant des concours. Supprimées sous la Révolution, ces compagnies furent rétablies sous l'Empire et la Restauration mais leur vocation encyclopédique était alors désuète. De 1830 à 1850, une quarantaine de sociétés nouvelles voient le jour, principalement en province, bien que leur implantation soit très inégale. Prenons l'exemple des sociétés d'émulation. Si la plus ancienne, celle de l'Ain, est fondée en 1755, la plupart le seront au cours de la première moitié du XIXe siècle (une quinzaine est recensée à la veille de 1939). Elles s'implantent uniquement dans la moitié nord de la France, principalement dans l'Est, et apparaissent tardivement dans l'Ouest comme en témoigne l'exemple vendéen. Suivant le modèle des sociétés d'agriculture, plutôt que celui des sociétés d'histoire et d'archéologie plus tardives et plus littéraires, leurs membres se distinguent par leur intérêt pour l'agriculture, l'industrie et le commerce.

    Henri de Puiberneau, conseiller général et président du comice agricole de La Roche-sur-Yon, prend la tête de la Société d'émulation de la Vendée qui compte plus de 300 membres fondateurs. Les listes des membres, publiées très régulièrement jusqu'en 1922, puis périodiquement, ou sous forme de recensement des nouveaux adhérents, de 1949 à 1987, permettent d'apprécier la composition de l'association et des instances dirigeantes. Encore aujourd'hui se trouvent parmi les membres et les collaborateurs de nombreux universitaires, des conservateurs du patrimoine, des spécialistes, des autodidactes passionnés et éclairés…

    La Société se promet aussitôt d'organiser des conférences ainsi que des visites et, par son bulletin, d'être un lien entre les sections. Une assemblée générale annuelle réunit les sociétaires.

    Le premier volume de comptes rendus des travaux paraît en 1855, imprimé par Ivonnet à Napoléon (La Roche-sur-Yon), sous le titre d' " Annuaire… " soulignant une périodicité qui n'a jamais changé. Ce nom perdure de nos jours en dépit de changements réguliers (1). Les volumes s'ouvriront par un court almanach jusqu'en 1882 (interruption de 1863 et 1872). Cent-dix-huit volumes, riches de la qualité et de la diversité de plusieurs centaines d'articles, seront édités entre 1854 et 1993. Des stocks sont disponibles depuis 1949, en vente au siège de la Société (14 r Haxo, 85000 La Roche-sur-Yon).

    Les collections et la bibliothèque de l'association, constituées principalement par des dons et des échanges avec d'autres sociétés savantes, sont installées rue Haxo à partir de 1925.



    CENT-QUARANTE ANS D'ACTIVITES

    Au cours de ces cinquante premières années, par l'écho des manifestations et des travaux des comices agricoles et les écrits d'Alasonière, officier vétérinaire au dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon, la Société d'émulation encourage la modernisation de l'agriculture. A partir des années 1870, une lente transformation est perceptible même si la Société conserve son titre.

    Sous l'impulsion de l'archiviste paléographe Paul Marchegay, relayé par Louis de La Boutetière, Charles Mourain de Sourdeval, puis Eugène Louis et Alexandre Bitton, la Société réserve très tôt une grande place à la publication de documents inédits, chartes, lettres, mémoires et récits. La collection d'éditions de textes, parue sous le titre " Recherches historiques sur le département de la Vendée ", constitue, entre 1857 et 1878, un élément central de la revue.

    Jusqu'à sa mort en 1880, Ferdinand Baudry, archéologue et curé du Bernard, y fait part quant à lui des trouvailles qu'il effectue au lieu dit de Troussepoil. A partir de 1901, et pendant près d'un demi-siècle, c'est le docteur Marcel Baudouin, érudit éclectique et prolixe, qui alimente la rubrique archéologique. Il laisse une bibliographie impressionnante de plusieurs dizaines d'articles dont les descriptions demeurent précieuses bien que ses explications, parfois farfelues, appellent généralement des réserves. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Roger Joussaume et Jean-Loïc Le Quellec, brillants vulgarisateurs scientifiques, contribueront largement à la connaissance de la préhistoire de la Vendée.

    A partir de 1914, la Société d'émulation est dans la tourmente. La Première Guerre mondiale porte un coup d'arrêt à la publication qui ne reprendra qu'en 1922 avec un caractère résolument plus littéraire. Par son contenu, elle se rapproche alors de la " Revue du Bas-Poitou ", l'autre publication départementale.

    Puis, peu à peu, la Société se consacre presque essentiellement à l'histoire de la Vendée, en privilégiant la diffusion d'études originales et la promotion de travaux en préparation. On ne saurait citer tous les sujets qui sont traités. A titre d'exemple évoquons les notices communales de Léon Audé, les travaux de Guy de Raigniac sur les familles ou de Louis Troussier sur Noirmoutier et l'histoire des Sables-d'Olonne par Henri Renaud.

    Dans les années trente, la revue réserve quelques pages très utiles à la diffusion de la liste des monuments classés ou inscrits parmi les monuments historiques. L'idée sera reprise dans les bulletins de 1983, 1984 et 1988.

    Ayant cru un temps profiter de l'avènement du régionalisme, la Société est vite déçue et doit interrompre sa publication de 1942 à 1949.

    Un élargissement des domaines de recherche est initié dans le bulletin de 1966-1967, aussitôt dépassé par l'expérience novatrice des bulletins de 1968 et 1969, parus sous le titre prometteur de " Vendée 2000 ". La publication se veut alors " l'instrument de connaissances des réalités politiques, économiques et sociales du département dans le temps […], l'information permanente de tout ce qui concourt à l'expansion et au devenir du département… " Les géographes, comme Jean Renard ou Fernand Verger, qui jusque-là occupaient une place réduite, s'imposent alors avec des questions de géographie physique, de géographie humaine et d'aménagement du territoire. Du fait de difficultés financières la parenthèse " Vendée 2000 " est fermée dès la livraison de 1970-1971.

    Un dernier bulletin paraît dans la forme classique en 1990. Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de 1793, la Société publie un numéro spécial en 1993 sous la forme d'un recueil de mémoires et de journaux inédits intitulé " Les oubliés de la Guerre de Vendée " (tient lieu d'annuaire pour 1991 et 1992).

    La Société d'émulation compte aujourd'hui plus de 270 membres titulaires, auxquels elle propose des activités variées : des conférences, des publications, des visites commentées de sites et une revue annuelle publiée depuis 1994 sous le titre " Recherches vendéennes ".



    LA SOCIETE D'EMULATION ET LES ARCHIVES DEPARTEMENTALES

    La collaboration fructueuse qui lie traditionnellement la Société aux archivistes du département est illustrée par leur présence au sein du bureau, leurs nombreuses contributions et la publication de synthèses sur les entrées et l'activité des Archives départementales. Au milieu des années 1990, la Société d'émulation a servi de laboratoire pour expérimenter la numérisation de manuscrits et d'imprimés, ouvrant ainsi la voie aux chantiers massifs de reproduction numérique initiés par les Archives de la Vendée et bien d'autres départements. Cette expérience a abouti à la publication de six cédéroms. La Société et les Archives coopèrent actuellement à la création de dictionnaires historiques. Sans abandonner la revue, l'association s'associe au développement de nouveaux outils de recherche et de partage du savoir, en s'appuyant sur un réseau de fidèles qui participent à son essor.

    La Société a eu le souci constant de réaliser périodiquement des tables : années 1854-1869 publiées en 1871, années 1871-1880 diffusées en 1880, puis compilées et complétées jusqu'en 1900 en 1902, et années 1901-1953 parues en 1954.

    Elle a entrepris en 2006 l'analyse intégrale de sa publication annuelle. Ce travail a été accompli pour la période 1854-1932 par François-Xavier Brochard sous la direction du Comité des dictionnaires de la Société, composé de Françoise Baudat, Thierry Heckmann et Pierre-Yannick Legal. Une convention passée en août 2007 entre le Conseil général de la Vendée et la Société d'émulation prévoit la publication électronique des travaux de la Société sur le site internet des Archives départementales. C'est dans ce cadre qu'a été intégré le travail de description, portant sur les 80 premières années de la revue (1854-1932).

    Les bibliothécaires des Archives, Françoise Jaunas et Emmanuelle Roy, ont poursuivi le travail de mise en valeur jusqu'en 1990 avec la collaboration d'Ingrid Ninot.



    (1) La revue s'intitule : " Bulletin périodique : histoire, lettres, sciences, arts, agriculture - Société d'émulation de la Vendée " en 1905 et de 1912 à 1922 ; " Annuaire - Société d'émulation de la Vendée " de 1923 à 1956 ; " Société d'émulation de la Vendée : revue d'études historiques et archéologiques " de 1958 à 1965 ; " Annuaire - Société d'émulation de la Vendée " en 1966/1967 ; " Vendée 2000 " en 1968 et 1969 ; " Société d'émulation de la Vendée " à partir de 1970/1971, la mention d'annuaire réapparaissant en 1976 ; " Recherches vendéennes : annuaire de la Société d'émulation de la Vendée " depuis 1994.

  • Périodiques historiques : présentation d'articles

    Cette base de données regroupe une sélection d'articles parus dans les périodiques conservés aux Archives de la Vendée.

  • 59 J - Fonds Bocquier (XVe s. -1948)

    Les papiers d'Edmond Bocquier sont constitués principalement de ses travaux et de quelques papiers personnels. Ses travaux ont été classés suivant ses centres d'intérêt.

    La partie consacrée à la linguistique contient notamment son dictionnaire topographique de la Vendée. Cet ouvrage, bien qu'inachevé, constitue une référence majeure de la toponymie dans le département.

    Les articles consacrés à la géologie et à la géographie physique de la Vendée contiennent, en outre, un manuscrit inédit consacré aux mollusques.

    Les articles 59 J 16 à 34 rendent compte de son implication dans la recherche ethnographique et folklorique. Son questionnaire sur le folklore vendéen en 1943 prend sa source dans la démarche qu'il a entamée dès les premières années du 20e siècle : face à l'épuisement de son 1er questionnaire, il décide de rédiger une nouvelle enquête, plus complète. Il est rejoint dans sa démarche et soutenu par le Comité départemental du folklore, créé en novembre 1943 et affilié à la Société nationale du folklore (elle-même rattachée au Musée des Arts et Traditions populaires, créé suite à la renaissance du mouvement folkloriste en 1937).

    Ses travaux sur la préhistoire et les fouilles archéologiques sont l'occasion d'échanges avec le Dr Baudouin et Waïtzenegger. Il accumule aussi une importante documentation sur l'histoire du Bas-Poitou et de la Vendée.

    Parallèlement à ce classement thématique, il constitue des dossiers documentaires sur les communes et des notices sur les personnalités locales. Ces dossiers sont constitués principalement de coupures de presse et parfois enrichis de documentation, d'illustrations et de correspondance avec des érudits locaux. Ils complètent la partie thématique.

    Les papiers personnels conservés dans le fonds comprennent une partie de la correspondance scientifique reçue par Edmond Bocquier. Elle constitue une importante source documentaire, malheureusement lacunaire, et permet d'entrevoir les relations qu'il entretient avec les scientifiques de son temps. Ainsi la correspondance échangée avec le Dr Marcel Baudouin, bien que lacunaire, contient tout de même près d'une centaine de lettres. Elle est complétée par les lettres conservées dans les dossiers documentaires et les dossiers de communes. Les pièces d'archives et quelques imprimés ayant appartenu à Bocquier ont été intégrés à cette partie.

    Bien que déjà important, ce fonds ne constitue pas la totalité de la masse documentaire accumulée par Edmond Bocquier : Mme Bocquier a elle-même opéré une sélection dans ce qu'elle souhaitait remettre aux Archives de la Vendée, ce qu'elle souhaitait conserver et ce qu'elle a remis à d'autres institutions.

    Pour ses recherches, Edmond Bocquier avait constitué une importante bibliothèque et plusieurs collections. Sa bibliothèque a été répartie, selon ses voeux, entre les Archives de la Vendée, la bibliothèque municipale de La Roche-sur-Yon et celle de l'école normale d'instituteurs. Il semble que les ouvrages à caractère historique aient été confiés aux Archives où ils ont été intégrés au fonds historique, alors que la bibliothèque municipale se voyait remettre les ouvrages à caractère scientifique et l'école normale, les ouvrages pédagogiques.

    Ses cartes et plans ont été intégrés dans les fonds Fi des Archives départementales (1 Fi, 7 Fi et 8 Fi) où ils sont identifiés comme provenant du "Don de Mme H. E. Bocquier" [Mme Hélène Edmond Bocquier].

    Ses collections minéralogiques ont été confiées à l'école normale d'instituteurs de La Roche-sur-Yon tandis que les collections préhistoriques et conchyliologiques ont rejoint le musée de La Roche-sur-Yon.

    Aux papiers d'Edmond Bocquier ont été joints deux autres fonds : les papiers de Louis-Pierre Fallourd, son oncle, et ceux d'Eugène Waïtzenegger, son beau-père.

    Les papiers Fallourd ont été remis à Edmond Bocquier par sa cousine, Mme Auriol-Fallourd, en septembre 1938. Ils portent sur la généalogie de cette famille et l'histoire de Foussais-Payré, son berceau, et ont été constitués par Louis-Pierre Fallourd (né en 1834), instituteur. S'y ajoutent un peu de sa correspondance et des papiers de son fils, Etienne Fallourd (né en 1874), relatifs à sa carrière militaire coloniale.

    Edmond Bocquier entretenait un lien particulier avec cette famille puisqu'il a été élevé par Louis Fallourd, fils de Louis-Pierre, instituteur lui aussi, et Elisa Jouannin, la soeur de sa mère, pendant 10 ans (de 1887 à 1897).

    Eugène Waïtzenegger (1864-1945), passionné d'histoire et de préhistoire, s'intéresse plus particulièrement au nord-ouest de la Vendée, où l'a conduit sa carrière d'agent-voyer au service vicinal. Sa profession lui permet de recueillir des informations archéologiques et d'orienter ses fouilles. Il collabore à différentes revues notamment la Terre Vendéenne, créée par Edmond Bocquier, et la Revue du Bas-Poitou, dans lesquelles il signe ses travaux du nom de Waïtzen-Necker, comme son père Balthazar. Outre les travaux d'Eugène Waïtzenegger, ce fonds comprend les papiers qui lui ont été remis par Mme Philibert Chaignon, descendante des Goubaud, de Saint-Etienne-du-Bois. Ces papiers lui ont permis d'établir des liens entre les Goullard, seigneurs de Boisbellefemme et de la Roussière, et les Goubaud.

  • 32 J - Chartrier du Landreau (1300-XIXe s.)

    Le fonds d'archives coté 32 J aux Archives départementales de la Vendée est connu sous le nom de chartrier du Landreau. Il comprend en fait les titres de plusieurs seigneuries situées sur les différentes paroisses des Herbiers, à Saint-Paul-en-Pareds, à Saint-Florent-des-Bois et à Luynes (Indre-et-Loire). Il comprend aussi les papiers des familles qui s'y sont succédées. L'ensemble du fonds contient 59 articles dont près de la moitié ont été numérisés. Les titres des seigneuries, à l'exception de celle des Noyers (Saint-Paul-en-Pareds), ont été vérifiés et quelques modifications apportées au classement d'origine des pièces non reliées. Les papiers des familles sont restés en l'état : ils comportent non seulement des pièces personnelles mais aussi des titres relatifs à la gestion de leurs biens après la Révolution.

    En 1710 une partie de la châtellenie des Herbiers, passe par mariage à la famille Jousbert du Landreau. C'est René Julien Jousbert, seigneur du Landreau, mais aussi du Plessis-Tesselin, de la Barette, de la moitié de la châtellenie des Herbiers, et ancien capitaine au régiment du roi, qui est à l'initiative du chartrier. Il en confie le classement au feudiste Jacques Moisgas dont le travail s'est vraisemblablement échelonné de 1777 à 1786. Il est à noter que les derniers volumes de titres ont souvent été préparés par Moisgas mais non reliés : ils sont donc souvent lacunaires et moins bien conservés.

  • Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours

    De caractère avant tout militaire, ces archives ont été réunies par le baron de Damas dans l'exercice de ses fonctions de sous-chef d'état-major du duc d'Angoulême, lequel était alors lieutenant général du roi chargé de résister au retour de Buonaparte dans les provinces du Midi. Constitué de deux grosses liasses, ce fonds ne comprend pas de pièces antérieures au 8 avril 1815, jour de la capitulation du Prince à Lapalud (Vaucluse), qui lui permit de partir en exil en Espagne où il demeura à Barcelone. C'est alors que commence ce fonds, les rares pièces antérieures y ayant été ajoutées par la suite. La série primitive de ces archives est composée de lettres de ralliement qui arrivent, à partir de la toute fin mai, et d'abord très timidement. S'y ajoute ce qui relève de la constitution d'une armée en Espagne, en vue de la reconquête, les émigrés se regroupant à Figueres, en Catalogne, et à Vitoria, près de la côte atlantique. La correspondance est alors entretenue avec ceux qui rejoignent les dépôts militaires français, avec leurs commandants français, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Une troisième série d'archives témoigne de la constitution d'un véritable bureau de l'information autour du baron de Damas. Tenue à l'écart, la petite cour du duc d'Angoulême cherche en effet à réunir toute information venue de France, alors que la frontière est hermétiquement fermée. Des intermédiaires font passer des nouvelles, voire les rapports d'espions qui se risquent en Ariège, à Toulouse et à Perpignan. Puis vient le temps de la reconquête ou restauration. Celle-ci commence d'abord à l'Est, à Toulon ou Marseille, où interviennent des agents du Prince qui s'étaient retirés, non en Espagne, mais à Gênes. Munis de larges pouvoirs, ils sont chargés de nommer de nouveaux gouverneurs des divisions militaires, quand ils ne le deviennent pas eux-mêmes, ainsi que les responsables civil et militaire de chaque département, un commissaire du roi en guise de préfet, et un commandant militaire. Ces derniers entreprennent aussitôt une correspondance directe avec le duc d'Angoulême ou Damas, par les voies détournées qu'impose la résistance à la Restauration en Languedoc. Finalement, à la fin de juillet et en août, quand se dissipent cette résistance et que s'affermit l'autorité royale, le fonds d'archives prend une forme plus classique, avec une multiplication des correspondants et des sujets abordés.

    Le lecteur, introduit par ce fonds d'archives dans la proximité immédiate du duc d'Angoulême, sera peut-être surpris de constater que Damas semble toujours faire écran entre ce prince du sang et lui. Alors qu'un bonne part de la correspondance est en effet adressée à Son Altesse Royale, aucune pièce n'est toutefois signée de sa main car les réponses sont toujours faites en son nom. Un petit papier permet néanmoins d'entendre sa voix : un secrétaire, dont la main n'est pas celle de Damas, a recueilli au brouillon et au style indirect les idées de la réponse à faire à deux correspondants (cf. l'article 59) : " [Ecrivez-lui] que j'approuve tout ce qu'il a fait…, qu'il fasse beaucoup de compliments de ma part à, [etc.]. "

    On signalera enfin au lecteur le piège que lui tend une homonymie entre deux personnages principaux qu'il ne faut pourtant pas confondre : le baron de Damas d'une part, toujours aux côtés du Prince, et le comte de Damas ou de Damas-Crux, placé à la tête des Français à la frontière atlantique, avant de les conduire jusqu'à Bordeaux.

    Sur les derniers jours de la reconquête et restauration, soit dès la mi-juillet 1815 par endroit, règne l'ombre menaçante de la fin des pouvoirs exceptionnels. De nouvelles autorités nommées par le cabinet ministériel s'installent en effet à leur tour et remplacent les provisoires, qui avaient pourtant conquis les places. C'est alors sans doute que le baron de Damas, comme les autres, plia bagage et classa ses archives. Chaque pièce ou presque fut cotée, et le tout réparti en chemises thématiques. Le système de classement n'était toutefois pas assez rigoureux pour qu'on puisse le restaurer tel quel dans la présentation que nous en donnons.

  • Notaires de l'Ile-d'Yeu : analyses d'un choix de pièces (1625-an VIII)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires de l'Ile-d'Yeu. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Cartes postales éditées par Jules Robuchon

    L'approche de Jules Robuchon est nouvelle pour son époque. L'esthétisme de ces photographies de monuments est indéniable mais il a eu également à cœur d'être le témoin de son temps. Les scènes de la vie quotidienne des Vendéens sont nombreuses (travaux à la ferme, jour de foire, activités portuaires…), en effet il est le premier à représenter les bourrines de Saint-Hilaire-de-Riez pour illustrer ce type d'habitat traditionnel.

    Ses clichés présentés ici sous le titre " Coiffes est costumes " datent d'avant 1880, à l'époque où l'essentiel de son travail résidait dans l'élaboration de portraits.

    Reconnaissable à ce regard souvent poétique du photographe sur sa région, la signature physique des cartes postales est caractéristique. Jules Robuchon appose son tampon encreur " PHOT. Jules ROBUCHON, Poitiers " tout d'abord sur de très rares documents en bas et à droite de la carte (en plus de sa signature JR et de son texte à la plume), avant de le mettre définitivement de façon verticale sur le côté gauche de la carte de bas en haut. C'est dans cette version qu'ont été retrouvé le plus grand nombre des cartes postales du photographe.

    Toutes les cartes de cet inventaire sont issues de photographies prises par Jules Robuchon, qu'elles aient été imprimées à Nancy ou par lui-même, ainsi que celles, posthumes, éditées sous son nom par sa fille Eugénie. Les cartes postales sont issues des 519 clichés figurant dans " Paysages et monuments du Poitou " mais aussi de photographies non publiées dans cet ouvrage.

    Afin de constituer la collection la plus complète des éditions Robuchon, toutes les cartes postales issues d'un même cliché, ont été retenues pour peu qu'elles présentent des différences (légende, imprimeur ou encore couleur du tampon encreur).

    Les cartes éditées par Eugénie après 1922 sont identifiées comme " semi-modernes ", tandis que celles de son père sont dites " anciennes ".

    Grâce à plusieurs prêteurs, et surtout à M. Jean Meunier, la collection de cartes postales de Robuchon des Archives de la Vendée a largement été enrichie. Ainsi 518 cartes postales ont pu être ici réunies, qu'ils en soient vivement remerciés.

  • 1Num372 - Fonds Robin

    Photographies des membres des familles Robin et Garnier complétées par des archives relatives à Marcel Robin (documents de son salon de coiffure et papiers concernant son engagement dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale)

  • 107 J - Papiers Marcel Filuzeau (Familles Pineau-Plantier de Noirmoutier, 1597-1948)

    Ce fonds est principalement constitué des papiers des familles Pineau-Plantier, la famille maternelle de Marcel Filuzeau, auxquels s'ajoutent des recherches historiques et généalogiques. Ces deux ensembles, organisés suivant la généalogie familiale, forment les deux premières parties de ce fonds.

  • Collection Ramuntcho

    Après la mort de Raymond Bergevin en 1953, les Archives de Charente-Maritime, légataires

    de l'éditeur, décident de confier aux Archives de la Vendée ce qui concernait le département, à

    savoir des cartes postales lui servant à la vente, des tirages sur papier, la plupart annotés

    comme des épreuves de travail, quelques cyanotypes, des négatifs souples ainsi que

    quelques plaques de verre. Voilà de quoi constituer un fonds Ramuntcho qui portera la cote 20

    Fi. Ce dernier a ensuite été complété grâce à des dons ou des achats de cartes postales. Le

    fonds en compte désormais 1804, toutes numérisées et présentées ici.

    Depuis 2008, de nombreux collectionneurs ont proposé aux Archives de la Vendée de

    participer à l'enrichissement en prêtant les exemplaires non encore référencés dans le fonds.

    Vous les retrouverez sous les cotes commençant par 1 Num. En février 2016, date de sa

    dernière mise jour, l'inventaire présente désormais 3315 cartes postales.

  • 40 Fi 1 - Fonds des photographes René Simonneau et Charles Petit

    Les plaques de verre conservées dans ce fonds proviennent de deux photographes fontenaisiens, René Simonneau et Charles Petit, sans qu'il soit possible de les attribuer précisément à l'un ou l'autre de ces professionnels, excepté pour celles qui sont signées (40 Fi 1 46/21) ou celles qui concernent la famille Simonneau. Toutefois, les plus anciennes (antérieures à 1925) semblent avoir été réalisées par Charles Petit, peut-être même par son prédécesseur, Gaborit.

    Ainsi, il est difficile de qualifier leur technique respective. Chacun utilise, pour les portraits en studio, des décors variés, s'adaptant ainsi aux circonstances qui amènent les "modèles " : mariage, communion, permission pour soldats en garnison, et tous les instants à célébrer en famille ou seul. On retrouve trois principaux types de décors : architecture antique, fenêtre et paysage champêtre, paysage vaporeux. Les portraits en buste sont plutôt sur fond uni ou flouté. De même, les "défauts" de certaines photographies exposent les ficelles du métier de nos artistes, comme l'ajustement du décor à l'intérieur du studio et les diverses astuces créées pour produire une belle photo.

    Charles Petit fait preuve de créativité en reconstituant, par exemple, un salon de couture (40 Fi 1/17, vue 7) dans son studio. René Simonneau n'est pas en reste, faisant poser son fils en habit de marin (40 Fi 1/4, vue 6) et bénéficiant de l'aide de quatre assistantes dans son travail (40 Fi 1/17, vue 8).

    L'un et l'autre se font aussi reporter. A Fontenay, Charles Petit couvre les faits marquant la rue de la République : l'arrivée de l'électricité, les travaux de voirie..., (40 Fi 1/46) et René Simonneau s'intéresse aux aménagements intervenus dans la ville entre 1925 et 1936 : constructions du Crédit Lyonnais et de la passerelle surplombant la Vendée. Ce dernier sillonne également le Sud-Vendée (et parfois le territoire français) pour photographier bâtiments et châteaux pour les éditeurs de cartes postales.

    Enfin, pour illustrer les articles de journaux, tous les deux nous font revivre plus de 50 ans d'un événement cher aux Fontenaisiens, la "fameuse" fête des fleurs (ou cavalcade) qui anime les rues de la ville de ses chars fleuris durant le week-end de la Pentecôte.

  • Collection de cartes postales éditées et envoyées pendant la Première Guerre mondiale

    La collection de cartes postales présentée ici provient des nombreux prêts qui ont été proposés aux Archives de la Vendée lors de la Grande Collecte 1914-1918.

    Ces cartes postales, écrites pour la plupart, ont été dans bien des cas numérisées recto verso, sauf avis contraire des prêteurs ou lorsqu'il s'agit d'une série. La date de la correspondance, ou plus rarement celle de l'oblitération, est précisée en présentation du contenu, ainsi que le nom de son auteur si son témoignage apporte un éclairage nouveau (une mention permet de retrouver ses autres écrits).

    A noter : les cartes représentant des périodes de manoeuvres ou des armes proviennent de clichés pris avant le conflit.

  • 1 Num 20 - Cartes postales de Vendée (Collection Meunier)

    Cet inventaire présente ici réunis tous les thèmes que Jean Meunier s'est appliqué à illustrer à travers plus de 4500 cartes postales. La collection de ce cartophile passionné couvre 279 communes vendéennes, soit quasiment la totalité du département ! Les châteaux, les églises, les monuments aux morts de la guerre 1914-1918, ainsi que les calvaires et les grottes de Lourdes sont particulièrement bien représentés.
    Trois éditeurs de cartes postales ont aussi retenu plus particulièrement son attention : le photographe Jules Robuchon (dont les cartes postales sont présentées dans un inventaire particulier), le libraire Eugène Poupin de Mortagne-sur-Sèvre (auquel succède son gendre, M. Jehly) et son collègue fontenaisien, Armand Robin, auteur de la collection "Les châteaux de la Vendée".
    Enfin, une des caractéristiques de cette importante collection est de contenir une proportion significative de cartes postales "animées", c'est-à-dire représentatives de l'activité humaine, notamment sur le thème de l'agriculture (developpé sous le titre "Scènes de la vie quotidienne"). Ces cartes postales "vivantes" sont le reflet d'une époque - le début du 20e siècle - où les petits commerces animent les bourgs, où le maréchal-ferrant s'installe dans la rue à côté des premières automobiles, et où les travaux agricoles et les cérémonies religieuses rythment le quotidien des Vendéens.

  • Archives des baronnies des Essarts et de Rié - fonds conservé à Turin (Archivio di Stato di Torino)

    Ce fonds d'archives, comme l'explique l'historique ci-dessous, semble composé d'une part d'un reliquat, et d'autre part des dossiers de la cession des baronnies des Essarts et de Rié, faite en 1716. Ceux-ci (1 Num 231/105-120) commencent avec des essais malheureux, le comte de La Massais, châtelain du Parc Soubise, ayant renoncé à les acquérir en 1705 (1 Num 231/106), puis le comte de Pontchartrain n'ayant pas été capable de les payer (1 Num 231/109, 110). Le plus intéressant tient aux descriptions des baronnies ainsi qu'à l'estimation réelle de leur valeur. Quant au reliquat des archives, on peut distinguer, pour chaque baronnie, ce qui relève de la seigneurie à proprement parler (suzeraineté, vassalité, censiers, justice) et ce qui relève de la ferme générale, en particulier des séries de baux à ferme suivis des comptes détaillés rendus par les fermiers au terme de leur bail, avec les pièces justificatives les accompagnant.

    Plus concrètement, on relèvera la particularité de certains dossiers, souvent mis en valeur par le plan de classement. Aux Essarts, il s'agit de l'activité du sénéchal et d'enquêtes judiciaires contre ceux qui exploitent frauduleusement la forêt ; on dispose aussi de pièces sur un conflit de juridiction à Saint-Martin-des-Noyers, et d'un bel ensemble sur la châtellenie d'Aubigny, tombée en déshérence et disputée entre la baronnie et les créanciers du dernier châtelain, un Linax, disparu à la guerre. Les comptes des fermiers et les actions engagées contre eux portent souvent sur l'état des moulins, dont des procès-verbaux de visites font part du mauvais état comme des travaux attendus. On dispose encore d'un certain nombre de traces des travaux effectués au château des Essarts, et d'une description des mauvaises récoltes de 1682 (1 Num 231/43).

    Pour la baronnie de Rié, on dispose d'un inventaire détaillé des archives dressé en 1674 (1 Num 231/49), de censiers et de rôles comme ceux du " moutage ", qui semble être une particularité fondatrice du régime de la baronnie (1 Num 231/63-80). On relèvera de fortes particularités bien documentées : l'exercice du droit sur les bris de mer après naufrage (1 Num 231/54-57), la charge pour la seigneurie d'assurer le passage d'eau entre Croix-de-Vie et Saint Gilles, comme d'entretenir le quai de Croix-de-Vie.

    On prendra garde au fait au fait que les Essarts ne sont documentés que de 1649 à 1686/1690, tandis que Rié dispose en plus d'une fenêtre d'observation pour certaines questions entre 1580 et 1617.

    Le cadre de classement aide à repérer les thèmes principaux. Il peut néanmoins être question du même thème, mais de façon isolée, au détour d'un article. On aura donc intérêt à interroger le moteur de recherche présent dans l'inventaire, particulièrement sur les mots suivants :

    - Au sujet des bâtiments des baronnies : château, halle, fourches patibulaires, auditoire, parquet, prison, grenier, moulin, fuie, four banal, quai

    - Au sujet du personnel : gouverneur, sénéchal, greffier, procureur fiscal, sergent, agent, mais aussi fermier général, receveur

    - Au sujet des droits seigneuriaux : cens, censier, assises, tenanciers, moutage, tendage ou tendiz, gabarre, naufrage

    - Au sujet de l'exercice de la justice : justice, assassin, capture, exécution

  • 1 Num 403 - Papiers Pasquier (1914-1919)

    Le fonds est essentiellement constitué de la correspondance entre Michel Pasquier et Léonie Baron, sa femme. Il s'agit surtout de lettres adressées par Michel ; quelques lettres et cartes postales de Léonie ont été renvoyées du front par Michel, le plus souvent après les avoir annotées ou avoir utilisé le papier restant, elles ont alors été intégrées chronologiquement, en privilégiant les dates portées par Michel.
    Entre les époux, la correspondance, déjà soutenue, devient quasi quotidienne à compter de septembre 1915 : Léonie qui pense son époux plus au danger depuis qu'il est arrivé dans la Marne, lui demande d'écrire tous les jours s'il le peut.
    Il existe des lacunes qui peuvent porter sur plusieurs jours voire plusieurs mois : parfois le contenu permet de conclure que Michel n'a pas écrit pendant quelques jours ou qu'il est en permission, souvent ces manques sont inexpliqués (février, août et octobre 1915, deuxième quinzaine de juillet 1917, janvier, février, juillet, novembre et décembre 1918). Des manques plus ponctuels peuvent être l'effet de pertes, de la censure (comme la lettre du 8 juillet 1916) ou de probables destructions (lettre du 1er mars 1915). Malgré ces lacunes, il reste 1090 lettres échangées entre les époux correspondant à 1667 jours d'absence, du 4 août 1914 au 25 février 1919. Elles ont été conservées à la demande expresse de Michel en janvier 1915 ; plusieurs fois, il regrette de devoir détruire celles de sa femme mais il ne peut ni les garder sur lui, ni les renvoyer toutes.
    Les lettres de Michel sont souvent construites suivant une même structure : il commence par recenser les lettres reçues, évoque sa santé, fait des voeux pour sa santé à elle ; suit le corps de la lettre qui rend compte des dernières heures ou des derniers jours puis de son programme pour la suite de la journée et le lendemain. Il termine sur quelques considérations météorologiques, l'assure de son amour et l'appelle à garder courage, enfin il signe "P. Michel" ou "M. Pasquier". Les quelques lettres de Léonie qui ont été conservées sont moins construites et elle avoue elle même avoir une orthographe et une grammaire difficiles, allant jusqu'à espérer que son époux la comprend. Bien que mariée, elle signe toutes ses correspondances "Léonie Baron".

    Dans ses lettres, Michel commente la situation sur le front mais parfois aussi de façon plus générale l'attitude de la hiérarchie militaire et les positions des alliés et des ennemis. La plupart du temps, il désigne les Allemands sous le nom de "boches".
    Malgré la censure, Michel localise souvent ses lettres : il veut pouvoir reconstituer son trajet s'il revient de la guerre. Lors de certaines périodes plus tendues, comme au moment de son départ vers Verdun, ils reçoivent l'interdiction formelle de signaler leur destination ; il utilise alors un subterfuge pour indiquer à son épouse sa direction car Léonie accorde elle aussi beaucoup d'importance à ces informations. Dans les lettres écrites au cours des combats, il se montre centré sur lui et pourtant il ne donne que peu de détails sur la situation ; dans ces moments, il refuse systématiquement d'évoquer l'avenir et rappelle qu'il pourrait mourir d'un moment à l'autre. Une fois à l'abri, il évoque les dangers auxquels il a dû faire face et dresse le bilan de ces opérations ; il se montre alors plus ouvert, prenant des nouvelles de la famille et des camarades ailleurs sur le front. Quand elle lui demande d'utiliser ses problèmes d'oreilles pour obtenir un poste moins exposé ou se faire démobiliser, lui refuse : il a un très bon poste aux cuisines et ne voudrait pas être considéré comme un lâche par ses camarades.
    Pour les époux, la présence de camarades aux côtés de Michel est essentielle : il signale à sa femme les rencontres avec d'autres soldats de Chambretaud ou avec ceux qu'elle pourrait connaître. Le plus souvent, ils sont identifiés par leur prénom et le hameau dans lequel ils résident ; seul Maurice de Suyrot est appelé "Monsieur" mais les rapports avec ces anciennes familles évoluent. Ils se donnent des nouvelles des autres soldats de la commune : c'est parfois lui qui sur le front rend compte des événements, parfois c'est elle qui lui annonce le décès de soldats blessés ou tombés ailleurs dans la zone de combat. Dans les moments difficiles, comme après les combats de Verdun, c'est auprès d'eux qu'il trouve du réconfort ; c'est au même moment qu'il fait la connaissance de Célestin Brin, de Beaurepaire, avec qui il passe plusieurs mois. Les deux hommes sont jeunes mariés (juillet 1913 pour Célestin) et ont perdu plusieurs frères sur le front (2 pour Michel, 3 pour Célestin). C'est quand Michel intègre pour la première fois un régiment non vendéen, le 233e RI en novembre 1917, que son isolement devient pesant au point d'influer gravement sur son moral. Tout change lorsqu'à la fin de février 1918, il est intégré à une compagnie comprenant nombre d'anciens du 293e RI ; lorsqu'il revient d'Allemagne en février 1919, il se montre d'abord inquiet pour le trajet jusqu'à ce qu'il apprenne qu'il fera son retour en compagnie d'anciens du 293e.

    Les époux évoquent aussi les difficultés de la vie à l'arrière. Michel affirme plusieurs fois que sa femme est finalement plus malheureuse que lui : elle s'inquiète continuellement pour lui, comme le font tous les proches des soldats au front, alors que lui passe parfois de bons moments entre camarades, à l'abri des obus. A l'arrière, les familles doivent faire face à des rumeurs qui minent leur moral. A la fin du conflit, les problèmes de ravitaillement se font de plus en plus présents, le pain est l'objet de restrictions drastiques. Ces problèmes découlent des difficultés dans la gestion des terres : Michel, comme cultivateur, s'inquiète souvent de la façon dont sont entretenues les terres, dont sont faites les récoltes. D'ailleurs dans les premières années du conflit, il est persuadé que la guerre ne pourra pas durer faute pour l'Europe de pouvoir se ravitailler.

    Mariés depuis seulement 3 mois au moment de la mobilisation, le couple se construit en grande partie à travers cette correspondance. Au fil des lettres, les époux se montrent plus proches ; cette évolution ne se fait pas progressivement, elle est rythmée par les permissions qui sont pour le couple l'occasion de rapprochements. Au retour, Michel se montre souvent plus tendre, plus sentimental. Alors que Léonie évoque souvent l'après-guerre, Michel a plus de mal à se projeter et il refuse de s'engager, que ce soit pour le bail d'une borderie ou le fait d'élever leur filleul Joseph. D'ailleurs, il est d'abord soulagé à l'idée qu'elle ne soit pas enceinte ; il préférerait vivre cela à ses côtés. Pourtant, voyant la guerre se prolonger, c'est après chaque permission une déception de savoir qu'elle ne l'est toujours pas. Les deux époux trouvent du réconfort dans la pratique religieuse et s'en remettent à Dieu pour l'avenir ; ils espèrent être réunis, que ce soit sur terre ou au ciel.
    Cette correspondance est aussi l'occasion de voir les relations qu'ils entretiennent avec leurs familles respectives. Avec la famille Pasquier du Tourny, les relations qui semblaient tendues au début de la guerre s'apaisent. Les deux frères ainés de Michel sont morts et l'attitude de Léonie qui leur apportent toute l'aide possible contribue au rapprochement. Pourtant la mort du père de Michel en avril 1917 ravive les tensions, chacun ayant peur d'être lésé dans le règlement de la succession. Les relations des époux avec les parents Baron sont très bonnes mais Léonie, qui vit encore chez eux, s'entend très mal avec sa soeur Célestine, au point qu'elle s'installe seule dans sa propre maison en novembre 1916. Michel, loin de ces considérations, prend du recul et demande à sa femme de faire l'effort de pardonner pour conserver de bonnes relations. Ils sont très soucieux de la façon dont les choses pourraient être perçues par les Chambretaudais.

    En plus des lettres, il envoie à ses proches de nombreux souvenirs : des photographies de lui, des lieux et des monuments, des médailles, des colliers, une épinglette, une tabatière...

    Très disert au début de la guerre, Michel entretient des relations avec de nombreux correspondants, qu'il s'agisse de la famille (sa femme, ses parents et sa soeur Marie-Louise au Tourny, sa soeur Marie et son époux Constant Mothais, soeur Marie-Saint-Jonas, sa tante) ou des amis. Pourtant, il avoue lui même avoir de moins en moins le courage d'écrire ; s'il continue avec toujours autant d'assiduité à écrire à Léonie, de plus en plus, il lui demande de transmettre les nouvelles à leurs proches. Quelques lettres reçues ou adressées à d'autres correspondants ont été intégrées à la fin du fonds ; elles ne sont pas représentatives de ces échanges mais donnent un échantillon de ces multiples correspondances.

  • 154 J - Papiers de l'abbé Prim (1885-2001)

    Les papiers de l'abbé Prim ont été déposés aux Archives de la Vendée en 2002, par Mme Bleuzé, nièce de l'abbé.

    Ces papiers comprennent à la fois des papiers personnels et familiaux et les travaux de l'abbé.

    La première partie consacrée à la famille de l'abbé Prim, comprend de la correspondance et des photographies. Ces dernières, notamment une collection de portraits identifiés par l'abbé, ainsi que les documents relatifs aux activités de son frère Jacques dans la marine, ont été numérisés pour pouvoir être rendus à la famille.

    La deuxième partie de ce fonds traite des activités et de la correspondance de l'abbé Prim. Elle met en exergue ses activités au sein d'associations, il fut d'ailleurs à l'origine de plusieurs d'entre elles, et son investissement dans le monde de la musique.

    La troisième partie consacrée aux travaux de l'abbé, développe ses différents centres d'intérêts. Outre sa passion pour la musique, ses travaux sont très influencés par son parcours : Luçon, sa ville natale, la seconde guerre mondiale, la vie et l'évolution de l'Église catholique. Le classement retenu pour ce fonds laisse apparaître la pratique documentaire de l'abbé. Dans la mesure du possible, son système de références a été expliqué afin de rendre pertinents les renvois d'un ensemble à l'autre. Les collections constituées par l'abbé Prim ont été intégrées à cette partie : on y trouve notamment une collection de disques et une de cartes postales. Ces deux ensembles n'ont pas été traités et ne peuvent être communiqués à l'heure actuelle. Le fichier alphabétique par auteur de la bibliothèque musicale de l'abbé Prim, conservé sous la cote 154 J 37, permet de se faire une idée de la collection de disques.

    Grand amateur de photographies, il conserve nombre de clichés. Ces photographies ont été classées à part en 2 collections, l'une chronologique, l'autre thématique, suivant l'ébauche de classement faite par l'abbé lui-même. Réalisées par l'abbé ou à sa demande, elles illustrent les différents thèmes abordés dans le reste de l'inventaire, qu'il s'agisse de son parcours personnel ou de ses travaux. Un échantillon de ces photographies a été numérisé. Le choix s'est porté sur celles qui étaient les plus représentatives de sa vie et celles en lien avec la Vendée. C'est le cas des photographies de sa formation à Richelieu et au séminaire, de son service militaire à Fontenay-le-Comte, de la maîtrise de Luçon et de celles de l'oflag.

    Deux autres petits fonds ont été joints aux papiers de l'abbé Prim : ceux de Marie Thierry et de Mgr Dubois. Marie Thierry était jusqu'en 1994 au service de l'abbé Prim. A son décès, c'est à lui qu'elle lègue ses papiers personnels. Elle était dans les années 1960 au service de Mgr Dubois alias le poète Jean d'Ys, et avait elle-même hérité de ses papiers personnels.

  • 40 Fi 2 - Photographies de Jean Robuchon (1922-1935)

    Le fonds de photographies de Jean Robuchon est composé de 1925 plaques de verre, majoritairement stéréoscopiques au format 6 x 13 cm. Ce photographe amateur avait visiblement pour habitude de réaliser un double de ses plaques négatives noir et blanc en positif monochrome. Le choix a été fait de numériser systématiquement les deux vues, positive et négative, lorsqu'elles existent. Le cliché positif est alors présenté en premier, sauf lorsque le négatif est de meilleure qualité.

    Les plaques de verre du fonds sont en partie légendées : sur la boîte en bois qui les contenait et/ou sur une étiquette collée sur la bande noire maintenant les deux plaques de verre des positifs (ces légendes n'apparaissant pas ou peu sur les images, numérisées par transparence). Les légendes, manuscrites, semblent être l'oeuvre de deux auteurs différents, contemporains des clichés - sûrement Marthe et Jean. Une vingtaine de photographies non identifiées ont pu l'être grâce aux internautes qui ont su les reconnaître sur le L@boratoire : un grand merci à eux ! Il reste cependant des lieux non identifiés ou pour lesquels un doute subsiste ; n'hésitez pas à informer les Archives de la Vendée si vous les reconnaissez.

    L'inventaire présente tout d'abord les membres de la famille et leurs proches. Viennent ensuite des photos reportages et des reproductions d'illustrations pour des ouvrages, ensemble qui manifeste l'intérêt de Jean Robuchon pour le monde qui l'entoure comme pour les travaux historiques. Toutefois la majorité des clichés reflète les nombreux voyages réalisés par l'avocat et sa femme entre 1922 et 1935 : en Vendée (environ 300 plaques), en France (1450 plaques) et à l'étranger (100 plaques). En effet, comme son lointain cousin le photographe Jules Robuchon, Jean a sillonné l'hexagone en immortalisant les lieux visités. Peu de régions ont échappé à son objectif, cependant les destinations privilégiées du couple semblent avoir été la Bretagne (près de 570 plaques) et les Pyrénées (environ 430). Il est possible que les plaques non stéréoscopiques, de format 8,5 x 10 cm et 9 x 12 cm, aient été, soit achetées, soit réalisées par François Robuchon, le père de Jean.

    Les clichés réalisés en Vendée concernent principalement le sud-est du département : Fontenay-le-Comte (où habitent Marthe et Jean depuis leur mariage en 1920), Mervent, Vouvant, L'Orbrie (lieu de résidence des parents de Jean), Maillezais, Nieul-sur-l'Autise et Bouillé-Courdault.

    Sont également représentées une dizaine de communes du bocage (dans les cantons des Herbiers, de Mortagne-sur-Sèvre, de Pouzauges et de La Châtaigneraie) et quelques unes sur la côte (dont Les Sables-d'Olonne et L'Ile-d'Yeu) et autour de Luçon.

    Quant aux photographies de l'étranger, elles concernent surtout des pays limitrophes, comme l'Espagne et la Suisse, visités lors de séjours dans les Pyrénées ou les Alpes. Marthe et Jean se sont également rendus à Jersey en 1928 et à Londres en 1934. Par contre, les clichés pris en Italie et en Égypte ne seraient pas l'oeuvre de Jean, comme semblent l'indiquer l'absence de négatif, la présence de légendes imprimées et des anachronismes vestimentaires.

  • Notaires du Langon : analyses du minutier d'Ancien Régime (1688-1818)

    Le minutier d'Ancien régime du Langon conservé aux Archives départementales sous les cotes 3 E 39/53-118 et 3 E 62/246-248 regroupe un peu plus de 10 700 actes et couvre la période de 1688 à 1818. Ces actes produits par les notaires de l'époque ont été entièrement numérisés et analysés avec un numéro de vue correspondant pour chacun d'eux.

    Sa mise en ligne le rend totalement interrogeable par type d'acte, constitue une base de données nomatives très importante (noms des intervenants, lieux-dits) et reflète l'activité économique et sociale d'une micro-société dans une circonscription géographique définie. C'est ainsi que 1245 contrats de mariage, 174 assemblées d'habitants, 551 testaments, 3429 acquêts ont été relevés, sans compter nombre d'inventaires, baux et fermes, rentes, ventes, contrats d'apprentissage, etc.

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