• Notaires de Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné : analyses d'un choix de pièces (1701-1814).

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain : analyses d'un choix de pièces (1700-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 194 J - Papiers des Amis du vieux Luçon

    Une partie du fonds porte sur le fonctionnement de l'association : statuts, conseil d'administration, liste des membres, comptes rendus des assemblées générales et des réunions mensuelles, correspondance, pièces comptables. L'autre partie présente ses activités : publications, programmes de manifestations, conférences - de nombreux articles de presse retracent le dynamisme de l'association -. Une documentation vient compléter l'ensemble, il s'agit de cartes postales, photographies, tracts.

  • Bibliothèque historique

    La bibliothèque des Archives départementales de la Vendée est à la fois historique et administrative.

    En 2016, près de 25.000 ouvrages et brochures sont répertoriés et environ 500 documents sont reçus chaque année, parmi lesquels se trouvent les mémoires universitaires ayant le département pour cadre géographique. La bibliothèque compte également plus de 2500 titres de périodiques (presse, revues historiques nationales et locales, périodiques édités localement, etc.), dont 500 titres vivants. Le plus ancien titre local toujours publié est l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée (depuis 1854), devenu Recherches vendéennes.



    UNE BIBLIOTHEQUE SPECIALISEE

    La bibliothèque met à la disposition des chercheurs des publications concernant le département de la Vendée, de la documentation administrative et professionnelle, des ouvrages historiques de référence et des ouvrages complémentaires des fonds conservés par le service d'archives.

    La bibliothèque comprend une Réserve, qui contient les ouvrages rares, anciens ou précieux. Toutes les publications antérieures à 1811 y sont intégrées.

    Les collections imprimées s'accroissent grâce à différents modes d'entrée : achats, dons, dépôts, versements effectués par les administrations ou dépôt administratif.



    LES USUELS EN LIBRE ACCES EN SALLE DE LECTURE

    Certains ouvrages de référence sont accessibles à tout moment en salle de lecture, ainsi que des collections complètes de périodiques :

    - Revue du Bas-Poitou, 1888-1972
    - Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1854-1993, puis Recherches vendéennes à partir de 1994
    - Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, depuis 1913
    - Bulletin de la société Olona, depuis 1929
    - Lettre aux amis de Noirmoutier, depuis 1971

    Les derniers numéros de certaines revues sont également disponibles en consultation dans la salle de lecture.

  • Série I - Protestantisme (1593-1791)

    La série I se compose principalement d'actes d'état civil. De l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685), les protestants disposent d'un état civil réformé dont cerpendant peu de registres sont parvenus jusqu'à nous. Cet état civil dispersé manque plus souvent pour la période dite du Désert, entre la révocation de l'Edit de Nantes et l'Edit de tolérance en 1787, où le protestantisme est pratiquement clandestin. L'Edit de tolérance offrira dans les années qui ont précédé la Révolution un "état civil de rattrapage" où les protestants viendront déclarer les mariages et les naissances qui ont eu lieu pendant la période du Désert. Tous cependant ne feront pas leur déclaration.

    La série I comporte aussi des pièces sur les églises réformées de La Chaume, de Mouchamps et Luçon, et des extraits d'actes synodaux de Thouars et Saint-Maixent.

  • Bibliothèque du Haras national de La Roche-sur-Yon

    La bibliothèque du Haras national de La Roche-sur-Yon complète le fonds d'archives coté 5 ETP.

    Comprenant 163 monographies et plus de soixante titres de périodiques, elle permet d'appréhender de manière globale le monde du cheval : les revues et ouvrages généralistes constituent une porte d'entrée dans l'univers équin ; le développement de l'élevage est abordé à travers des manuels, des ouvrages sur les différentes races et, plus spécifiquement, sur ce qui constitue la raison d'être des Haras, à savoir la définition et la mise en oeuvre de la politique d'orientation de l'élevage des équidés (génétique, reproduction, identification, généalogie, avec entre autres des stud-books) ; enfin une troisième partie traite des sports équestres et des courses hippiques, avec, principalement, des calendriers, programmes et comptes rendus des événenements. À noter pour ses très belles gravures, dont certaines en couleurs, l'ouvrage du baron Faverot de Kerbrech, général de division et écuyer de Napoléon III, intitulé "L'art de conduire et d'atteler, autrefois, aujourd'hui", paru en 1903 (BIB ATLAS 47).

    La partie locale, bien que peu importante, présente cependant des pièces intéressantes. À signaler par exemple : un numéro spécial (n° XXIX, 2e trim. 1991) de la revue "303" (BIB C 1148), consacré au cheval dans les Pays-de-la-Loire ; quelques ouvrages sur les races mulassières poitevines (baudet et autres) et sur le Haras de La Roche-sur-Yon, en particulier le mémoire universitaire de Martial Caillaud "Le dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon : création, mission et fonctionnement d'une administration (1846-1914)" (BIB MEM 831) ; et enfin un bel album consacré aux "Chevaux vendéens" daté du début du XXe siècle (BIB D 668/2) et un "Stud-book vendéen et charentais", illustré, de 1913 (BIB ADM C 151).

  • Périodiques historiques : état des collections, grands formats (presse)
  • Périodiques administratifs : état des collections, tous formats
  • Bibliothèque historique. Réserve précieuse

    COMPOSITION
    La réserve précieuse de la bibliothèque des Archives départementales de la Vendée comprend le fonds ancien (par convention, les ouvrages antérieurs à 1811) et des ouvrages contemporains publiés à peu d'exemplaires ou de bibliophilie, soit plus de 500 volumes à ce jour. Pour autant, elle ne constitue qu'une partie des imprimés anciens conservés aux Archives de la Vendée (cf. Sources complémentaires)

    Parmi les livres qui composent ce fonds, 6 volumes sont du XVIe siècle (le plus ancien, daté de 1543, est un commentaire de la coutume du Poitou par le jurisconsulte fontenaisien André Tiraqueau [RES 750] ) et 45 sont du XVIIe siècle. Si l'on excepte les quelques exemplaires datés de la première moitié du XIXe siècle et une poignée de livres plus récents, tous les autres imprimés sont du XVIIIe siècle, dont une centaine de l'époque révolutionnaire (1789-1800).

    Le fonds ancien réserve la première place à la Révolution française et notamment à la guerre de Vendée. Récits des combattants, rapports des représentants du peuple en mission, souvenirs ou mémoires des témoins oculaires, des descendants, pamphlets, poésies et romans donnent un aperçu de la "Littérature vendéenne" dont les origines remontent au début de la guerre elle-même et qui, depuis ce moment, n'a cessé de s'accroître. Viennent ensuite les publications juridiques. L'explication en est simple : des ouvrages, provenant des bureaux des juges de paix, avoués et notaires du département, ont été accueillis en même temps que leurs archives. Ils sont identifiables grâce aux ex libris. La religion est également représentée avec une bible de 1543 [RES 17], le "Catéchisme des Trois Henry" de 1756 [RES 218] et une des premières éditions du "Traitté de la perfection du chrestien" du cardinal de Richelieu [RES 197]. Les récits de voyage sont aussi présents, pour ne citer que le "Recueil de divers voyages faits en Afrique et en l'Amérique" édité par Henri Justel en 1674 [RES 39]. Tous les sujets ou presque sont abordés : on peut y voir, aussi bien des manuels scolaires, qu'un traité d'archivistique de 1769 [RES 120/1], des pièces de théâtre ou des livres de médecine.

    Quelques grands formats retiennent aussi l'attention. Le "Dictionnaire universel françois-latin" de Trévoux [RES 760/1-6] voisine avec l' "Atlas de Mercator" [RES 800/1-2]. Mais la majorité des livres est constituée de petits formats. Parmi les tout petits se trouvent les almanachs. La publication d'almanachs annuels eut un réel succès au XVIIIe siècle. Ces derniers sont ornés de gravures et recouverts d'une reliure d'attente en papier peint. Le plus ancien de la collection est un "Almanach de Poitou pour l'année 1732" [RES 112]. Le fonds possède plusieurs exemplaires de ce titre ainsi que quelques almanachs royaux.

    Enfin, mentionnons dans un autre registre, le splendide ensemble de gravures de 1612 représentant les bâtiments de la Rome antique [RES 44]. Le fonds contient aussi plusieurs belles impressions d'eaux-fortes montrant des paysages et monuments de l'Ouest de la France.


    RELIURES ET EX LIBRIS
    La grande majorité des reliures sont ordinaires, recouvertes de basane ou de veau brun avec un décor simple de fleurons et de filets. Signalons toutefois les reliures soignées de "La venerie de Jaques Du Fouilloux" [RES 243] et de l' "Almanach royal, année M.DCC.LXXIV" [RES 97].

    De nombreux livres anciens portent la marque des personnes ou institutions à qui ils ont appartenu : reliure armoriée, ex libris, notes de lectures, etc. Les ex libris manuscrits sont souvent le fait de personnages modestes ou de communautés religieuses. C'est ainsi que plusieurs ouvrages proviennent de bibliothèques juridiques, comme de celle Berryer, l'avocat des insurgés vendéens de 1832, ou religieuses, comme celle des Jésuites de Poitiers. Les ex libris imprimés, souvent armoriés, sont le fait de grandes familles à l'exemple des Villoutreys du Maine-et-Loire ou de bibliophiles comme Léon Audé. Parmi les envois, il convient de noter un dessin original d'Henri Boutet et les autographes de Jean Yole et de Georges Clemenceau.

  • Bibliothèque Maurice Maupilier

    La bibliothèque reflète les centres d'intérêt et abrite les publications du Père Maupilier. Il existe bien des manières de la découvrir.

    Les ouvrages religieux, traitant de l'histoire de l'Eglise, des missions d'évangélisation, des pèlerinages, de spiritualité et de mystique chrétienne, forment une part importante du fonds. L'histoire, spécialement l'histoire locale, l'onomastique, la linguistique, la philosophie, la littérature et les sciences sont des thèmes également présents ; ces études contribuent à la richesse des collections. Citons aussi, parmi les outils de travail, la "Biographie universelle ancienne et moderne" de Michaud.

    Le fonds aborde en profondeur l'histoire des Etats latins d'Orient du XIe au XIVe siècle. Les Lusignan, Mélusine, et surtout Baudouin IV de Jérusalem invitent à en savoir plus sur les croisades.

    Comme pour varier les plaisirs et réveiller les curiosités, la bibliothèque est une référence sur l'Inde, le Tibet, l'hindouisme et le bouddhisme. De nombreux ouvrages sur l'Asie orientale et l'islam enrichissent l'ensemble.

  • Travaux universitaires

    Depuis 1949, les chercheurs, ayant utilisé des sources d'archives, sont invités à déposer le résultat de leurs travaux, qu'ils soient dactylographiés ou imprimés, à la bibliothèque du service d'archives fréquenté (circulaire de la Direction des archives de France, AD 49-3 du 10 mars 1949 et AD 49-5 du 23 avril 1949).
    Dans ce cadre, les Archives de la Vendée ont réuni une collection de plus de 650 mémoires universitaires sur des thèmes et des périodes historiques variés.
    Cette collection est en constante évolution, de nouveaux travaux de recherche enrichissent périodiquement ce fonds par don individuel ou collectif (don de la faculté de géographie de l'Université de Nantes en 2012, don de l'Ecole nationale d'architecture de Nantes en 2014).

  • Résister par l'art et la littérature - CNRD 2015-2016

    Dans la geste de la Résistance, visitée chaque année par le Concours national de Résistance et de la Déportation, la place donnée cette année à l'art et à la littérature pourrait s'inscrire dans une lecture actualisée et anachronique. Nos sociétés démocratiques, apparemment apaisées, mettent en effet à distance la violence passée ou celle plus contemporaine d'autres sociétés. Contre ces désordres non civilisés, la culture est alors instituée comme un rempart. L'introduction au sujet de cette année proposée par la " Lettre de la Fondation de la Résistance " relève de cette tonalité. Elle formule un parallèle avec des " barbaries que l'on croyait à jamais disparues… Daesh, détruisant des trésors préislamiques de Syrie et d'Irak " (1). Pourtant le XXe siècle, qui fut celui des idéologies, a bien mobilisé les arts comme une arme culturelle au service de conflits totalisants. Il y avait même confrontation entre des arts et des littératures antagonistes, ce qui nous éloigne de la perception épurée d'aujourd'hui. L'histoire de la France et de l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale doit donc servir de contexte aux questions que les élèves vont se poser : Quelles sont les pratiques culturelles qui permettent de résister ? Quelles sont les références culturelles qui produisent de la résistance ? Quelles sont les convictions qui se traduisent ainsi ?

    Certains enseignants, à l'annonce du sujet, l'ont compris comme relevant des pratiques et des enseignements " neufs ", tels que l'histoire des arts et les démarches pluridisciplinaires (2). De fait nous avons nous-même insisté sur l'approche pluridisciplinaire du thème de ce concours lors de sa présentation aux Archives départementales de la Vendée, le 18 novembre dernier, mais tout est question d'équilibre. Soulignons que la résistance par l'art et la littérature ne peut pas être isolée des autres. C'est une des composantes de la Résistance, qui fut d'abord faite de refus mais aussi du choix de l'action, en France ou ailleurs. Les artistes, comme d'autres, y ont participé en combattant ou en portant la voix de la Résistance. Sur le territoire métropolitain, l'Occupation imposait toutefois une souplesse, voire des compromissions qui paraîtront en décalage avec les postures moralisantes et déjà décontextualisées de l'après-guerre. Il n'en demeure pas moins que la résistance clandestine des " Lettres françaises " ou des Éditions de Minuit, des ouvrages clandestins comme " Le silence de la mer " de Vercors et le poème " Liberté " de Paul Éluard furent nécessaires face à une collaboration intellectuelle et à un art officiel totalitaire.

    La production artistique dans le système concentrationnaire a suscité parmi les déportés une réaction ambigüe, gênée, duale, mesurée..., je ne sais comment la décrire exactement. Aussi faut-il avoir avec les élèves une approche nuancée de ce thème. Au recours à l'art, on a opposé la réalité des conditions d'internement qui n'en permettaient guère l'exercice. Ainsi, dans une précédente " Lettre de la Fondation de la Résistance ", les auteurs abordent ce " sujet de controverse (3) " entre déportés, avant de souligner que sa réalité illustre aussi l'expérience de l'univers concentrationnaire. Toute proportion gardée, ce mode de résistance " dans les prisons et les camps " peut susciter la même réserve aux prises avec l'occupant, comme en rend compte l'ouvrage de Julian Jackson, " La France sous l'Occupation ", et surtout son chapitre sur Les intellectuels, artistes et monde du spectacle (4). Il y confirme la place si particulière de la culture dans la vie publique française en soulignant qu'à la Libération, l'estime portée aux intellectuels dépendait autant de l'autorité morale qu'on leur attribuait que de leur action personnelle. Pour lui, durant l'Occupation, " la façon la plus sûre d'éviter de se compromettre était de partir. " Ce fut le cas, dans leur grande diversité, de Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Jean Renoir, Max Ophuls, Louis Jouvet, Jean-Pierre Aumont, etc., mais ils furent accusés par d'autres de laisser le champ libre à l'occupant et à la collaboration. Quant à ceux qui sont restés, l'appréciation qu'on leur a portée a plus dépendu de " rumeurs que [d'un] jugement équilibré de leur conduite. " Ainsi l'auteur cite des intellectuels communistes estimant que Montherlant, " quand il se rendait aux réceptions de l'Institut allemand, consentait à Auschwitz. " Julian Jackson évoque également quelques arrangements d'artistes et d'intellectuels assimilés ultérieurement à la Résistance, mais qui avaient été " pris dans un réseau compliqué de contraintes, où accommodations et compromis quotidiens allaient de pair avec moments de bravade ou de défiance. "

    La recherche de l'équilibre et de la justesse historique en dehors de tout jugement anachronique à l'emporte-pièce impose un effort de contextualisation, même dans les démarches transdisciplinaires. La résistance par l'art et la littérature s'inscrit dans un temps et dans des milieux particuliers. Le comédien qui travaille à la BBC n'est pas le jeune Maurice de La Pintière qui caricature la collaboration dans le secret de son journal (5). L'instituteur qui récite Péguy dans sa classe n'est pas le déporté qui dessine la vie à Auschwitz, cache et abandonne son carnet dans l'espoir d'une découverte ultérieure (6). Les exemples ne manquent pas de ces productions artistiques et littéraires (poèmes, caricatures, romans, détournements de chansons, etc.)

    Cette année, nous avons fait le choix de présenter deux parcours singuliers dans la guerre, marqués par une grande sensibilité à la culture, ceux du Dr Henri Pigeanne (1901-1951) et de Maurice de La Pintière (1920-2006). Cette résistance par l'art et la littérature n'est en effet pas représentée que par des artistes reconnus, comme c'est le cas pour le docteur Pigeanne. On peut donc chercher à découvrir sur quelles références culturelles, familiales, sociales et scolaires reposaient les armes intellectuelles et culturelles des Français de cette période qui ont agi contre l'air du temps. Le Dr Pigeanne, dans le sud de la Vendée, membre actif d'un réseau de résistance, s'investissait aussi dans le théâtre, la littérature, la poésie... pour se manifester discrètement auprès de ses concitoyens pendant l'Occupation, puis de ses camarades de déportation à la toute fin de la guerre. Maurice de La Pintière, jeune élève des Beaux-Arts dans Paris occupé, caricaturait avec force et justesse les réalités de l'Occupation et de la collaboration du régime de Vichy avant de payer lourdement son engagement dans son emprisonnement en camp de concentration. Une expérience dont il rendra compte dès son retour dans des lavis.

    _________________________

    (1) Préface de la " Lettre de la Fondation de la Résistance " rédigée par Jacques Vistel, président de la fondation. Le numéro de l'année, consultable sur internet (http://www.fondationresistance.org/catalogue/index.html), aborde comme tous les ans le thème d'une manière riche et variée.
    (2) À ce sujet, on peut consulter le blog " Neoprof " où les réactions spontanées furent mitigées à l'annonce du thème. Les critiques portaient a priori sur la trop grande place de l'histoire des arts, la difficulté à incarner ce type de résistance, le prisme art et littérature alors que le terme de culture semblait plus adapté... (http://www.neoprofs.org/t89960-cnrd-2016-resister-par-l-art-et-la-litterature).
    (3) " Certains déportés estiment qu'il ne pouvait être question de risquer leur vie et celle de leurs camarades, pour se livrer à un exercice " interdit ", punissable de mort et au demeurant physiquement impossible (fatigue, épuisement, promiscuité) et matériellement inconcevable sans des concours suspects. Et de conclure que la création artistique dans les camps n'a été le fait que de quelques privilégiés non représentatifs de la déportation ", cité dans " Mémoire vivante ", numéro spécial CNRD de la " Lettre de la Fondation de la Résistance et de la Déportation ", décembre 2001, n° 32. http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00141.pdf
    (4) Julian Jackson. " La France sous l'Occupation ". Flammarion, 2004. Trad. de : France, the Dark Years, 1940-1944 [Arch. dép. Vendée, BIB B 2797]
    (5) Voir à ce propos l'ouvrage " Un chemin de déporté : des ténèbres à la lumière ", CVRH, 2005 [Arch. dép. Vendée, BIB D 714], qui présente les caricatures et les lavis de l'artiste d'origine vendéenne. Son fils, Bruno de La Pintière, présent lors de la présentation du CNRD aux Archive de la Vendée, nous a accompagné dans la présentation des œuvres. Elles peuvent faire l'objet d'une séance avec des élèves dans le cadre du service éducatif.
    (6) Le carnet de croquis d'Auschwitz est la seule collection de dessins du camp. Retrouvés en 1947 par un ancien détenu, gardien du mémorial, vingt-deux feuillets d'un auteur inconnu avaient été glissés dans une bouteille et dissimulés dans la fondation d'une baraque. Il en existe une première édition de 2014 par le Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau.

  • Documents iconographiques issus de la bibliothèque historique

    Ce catalogue a pour but de reproduire et de décrire une sélection d'illustrations, d'intérêt local, issues de la bibliothèque historique des Archives départementales de la Vendée.
    Dans ce fonds riche et varié sont représentés des portraits de personnages originaires de Vendée ou ayant un lien avec le département, des monuments et des lieux, publics, privés ou religieux, et des scènes historiques ou de la vie quotidienne. A ces documents, s'ajoutent des armoiries de municipalités, des cartes concernant la Vendée et des plans de communes du département.

    Ce catalogue se révèle une source intéressante pour illustrer une recherche sur un personnage. Il vient également compléter les catalogues des documents des cartes et plans, ceux des plans d'édifices et les collections de cartes postales.

  • Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée

    La Société d'émulation de la Vendée, à l'instar des autres sociétés savantes qui fleurissent au XIXe siècle, regroupe des érudits, des membres du clergé et des notables locaux avides de progrès et d'innovations, intéressés par la vie du département et désireux de mettre leurs efforts en commun afin de le promouvoir et de l'étudier.



    AUX ORIGINES DE LA SOCIETE D'EMULATION DE LA VENDEE

    Dans la séance tenue le 7 juillet 1854 par le bureau du comice agricole de La Roche-sur-Yon, Boby de La Chapelle, préfet du département, fait connaître les statuts d'une société qu'il souhaite former en Vendée, dont le " but est le développement de l'agriculture dans ses branches diverses, l'encouragement et le progrès de l'industrie, des lettres, des sciences et des arts. " Cette organisation, appelée Société d'émulation de la Vendée, se subdivise en trois groupes : Section d'agriculture ; Section d'horticulture et d'arboriculture ; Section des sciences et des arts.

    Mais qu'est-ce qu'une " société d'émulation " ? Le développement des sociétés savantes au cours du XIXe siècle s'inscrit dans la continuité des lieux de réunions informels, les salons, ou organisés, les académies et les bureaux d'encouragement à l'industrie et au commerce, qui virent le jour aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les académies, qui recrutaient par cooptation, travaillaient en séances au cours desquelles leurs membres donnaient des communications. Elles élargissaient leur audience en animant un réseau de correspondants et assuraient leur promotion en organisant des concours. Supprimées sous la Révolution, ces compagnies furent rétablies sous l'Empire et la Restauration mais leur vocation encyclopédique était alors désuète. De 1830 à 1850, une quarantaine de sociétés nouvelles voient le jour, principalement en province, bien que leur implantation soit très inégale. Prenons l'exemple des sociétés d'émulation. Si la plus ancienne, celle de l'Ain, est fondée en 1755, la plupart le seront au cours de la première moitié du XIXe siècle (une quinzaine est recensée à la veille de 1939). Elles s'implantent uniquement dans la moitié nord de la France, principalement dans l'Est, et apparaissent tardivement dans l'Ouest comme en témoigne l'exemple vendéen. Suivant le modèle des sociétés d'agriculture, plutôt que celui des sociétés d'histoire et d'archéologie plus tardives et plus littéraires, leurs membres se distinguent par leur intérêt pour l'agriculture, l'industrie et le commerce.

    Henri de Puiberneau, conseiller général et président du comice agricole de La Roche-sur-Yon, prend la tête de la Société d'émulation de la Vendée qui compte plus de 300 membres fondateurs. Les listes des membres, publiées très régulièrement jusqu'en 1922, puis périodiquement, ou sous forme de recensement des nouveaux adhérents, de 1949 à 1987, permettent d'apprécier la composition de l'association et des instances dirigeantes. Encore aujourd'hui se trouvent parmi les membres et les collaborateurs de nombreux universitaires, des conservateurs du patrimoine, des spécialistes, des autodidactes passionnés et éclairés…

    La Société se promet aussitôt d'organiser des conférences ainsi que des visites et, par son bulletin, d'être un lien entre les sections. Une assemblée générale annuelle réunit les sociétaires.

    Le premier volume de comptes rendus des travaux paraît en 1855, imprimé par Ivonnet à Napoléon (La Roche-sur-Yon), sous le titre d' " Annuaire… " soulignant une périodicité qui n'a jamais changé. Ce nom perdure de nos jours en dépit de changements réguliers (1). Les volumes s'ouvriront par un court almanach jusqu'en 1882 (interruption de 1863 et 1872). Cent-dix-huit volumes, riches de la qualité et de la diversité de plusieurs centaines d'articles, seront édités entre 1854 et 1993. Des stocks sont disponibles depuis 1949, en vente au siège de la Société (14 r Haxo, 85000 La Roche-sur-Yon).

    Les collections et la bibliothèque de l'association, constituées principalement par des dons et des échanges avec d'autres sociétés savantes, sont installées rue Haxo à partir de 1925.



    CENT-QUARANTE ANS D'ACTIVITES

    Au cours de ces cinquante premières années, par l'écho des manifestations et des travaux des comices agricoles et les écrits d'Alasonière, officier vétérinaire au dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon, la Société d'émulation encourage la modernisation de l'agriculture. A partir des années 1870, une lente transformation est perceptible même si la Société conserve son titre.

    Sous l'impulsion de l'archiviste paléographe Paul Marchegay, relayé par Louis de La Boutetière, Charles Mourain de Sourdeval, puis Eugène Louis et Alexandre Bitton, la Société réserve très tôt une grande place à la publication de documents inédits, chartes, lettres, mémoires et récits. La collection d'éditions de textes, parue sous le titre " Recherches historiques sur le département de la Vendée ", constitue, entre 1857 et 1878, un élément central de la revue.

    Jusqu'à sa mort en 1880, Ferdinand Baudry, archéologue et curé du Bernard, y fait part quant à lui des trouvailles qu'il effectue au lieu dit de Troussepoil. A partir de 1901, et pendant près d'un demi-siècle, c'est le docteur Marcel Baudouin, érudit éclectique et prolixe, qui alimente la rubrique archéologique. Il laisse une bibliographie impressionnante de plusieurs dizaines d'articles dont les descriptions demeurent précieuses bien que ses explications, parfois farfelues, appellent généralement des réserves. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Roger Joussaume et Jean-Loïc Le Quellec, brillants vulgarisateurs scientifiques, contribueront largement à la connaissance de la préhistoire de la Vendée.

    A partir de 1914, la Société d'émulation est dans la tourmente. La Première Guerre mondiale porte un coup d'arrêt à la publication qui ne reprendra qu'en 1922 avec un caractère résolument plus littéraire. Par son contenu, elle se rapproche alors de la " Revue du Bas-Poitou ", l'autre publication départementale.

    Puis, peu à peu, la Société se consacre presque essentiellement à l'histoire de la Vendée, en privilégiant la diffusion d'études originales et la promotion de travaux en préparation. On ne saurait citer tous les sujets qui sont traités. A titre d'exemple évoquons les notices communales de Léon Audé, les travaux de Guy de Raigniac sur les familles ou de Louis Troussier sur Noirmoutier et l'histoire des Sables-d'Olonne par Henri Renaud.

    Dans les années trente, la revue réserve quelques pages très utiles à la diffusion de la liste des monuments classés ou inscrits parmi les monuments historiques. L'idée sera reprise dans les bulletins de 1983, 1984 et 1988.

    Ayant cru un temps profiter de l'avènement du régionalisme, la Société est vite déçue et doit interrompre sa publication de 1942 à 1949.

    Un élargissement des domaines de recherche est initié dans le bulletin de 1966-1967, aussitôt dépassé par l'expérience novatrice des bulletins de 1968 et 1969, parus sous le titre prometteur de " Vendée 2000 ". La publication se veut alors " l'instrument de connaissances des réalités politiques, économiques et sociales du département dans le temps […], l'information permanente de tout ce qui concourt à l'expansion et au devenir du département… " Les géographes, comme Jean Renard ou Fernand Verger, qui jusque-là occupaient une place réduite, s'imposent alors avec des questions de géographie physique, de géographie humaine et d'aménagement du territoire. Du fait de difficultés financières la parenthèse " Vendée 2000 " est fermée dès la livraison de 1970-1971.

    Un dernier bulletin paraît dans la forme classique en 1990. Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de 1793, la Société publie un numéro spécial en 1993 sous la forme d'un recueil de mémoires et de journaux inédits intitulé " Les oubliés de la Guerre de Vendée " (tient lieu d'annuaire pour 1991 et 1992).

    La Société d'émulation compte aujourd'hui plus de 270 membres titulaires, auxquels elle propose des activités variées : des conférences, des publications, des visites commentées de sites et une revue annuelle publiée depuis 1994 sous le titre " Recherches vendéennes ".



    LA SOCIETE D'EMULATION ET LES ARCHIVES DEPARTEMENTALES

    La collaboration fructueuse qui lie traditionnellement la Société aux archivistes du département est illustrée par leur présence au sein du bureau, leurs nombreuses contributions et la publication de synthèses sur les entrées et l'activité des Archives départementales. Au milieu des années 1990, la Société d'émulation a servi de laboratoire pour expérimenter la numérisation de manuscrits et d'imprimés, ouvrant ainsi la voie aux chantiers massifs de reproduction numérique initiés par les Archives de la Vendée et bien d'autres départements. Cette expérience a abouti à la publication de six cédéroms. La Société et les Archives coopèrent actuellement à la création de dictionnaires historiques. Sans abandonner la revue, l'association s'associe au développement de nouveaux outils de recherche et de partage du savoir, en s'appuyant sur un réseau de fidèles qui participent à son essor.

    La Société a eu le souci constant de réaliser périodiquement des tables : années 1854-1869 publiées en 1871, années 1871-1880 diffusées en 1880, puis compilées et complétées jusqu'en 1900 en 1902, et années 1901-1953 parues en 1954.

    Elle a entrepris en 2006 l'analyse intégrale de sa publication annuelle. Ce travail a été accompli pour la période 1854-1932 par François-Xavier Brochard sous la direction du Comité des dictionnaires de la Société, composé de Françoise Baudat, Thierry Heckmann et Pierre-Yannick Legal. Une convention passée en août 2007 entre le Conseil général de la Vendée et la Société d'émulation prévoit la publication électronique des travaux de la Société sur le site internet des Archives départementales. C'est dans ce cadre qu'a été intégré le travail de description, portant sur les 80 premières années de la revue (1854-1932).

    Les bibliothécaires des Archives, Françoise Jaunas et Emmanuelle Roy, ont poursuivi le travail de mise en valeur jusqu'en 1990 avec la collaboration d'Ingrid Ninot.



    (1) La revue s'intitule : " Bulletin périodique : histoire, lettres, sciences, arts, agriculture - Société d'émulation de la Vendée " en 1905 et de 1912 à 1922 ; " Annuaire - Société d'émulation de la Vendée " de 1923 à 1956 ; " Société d'émulation de la Vendée : revue d'études historiques et archéologiques " de 1958 à 1965 ; " Annuaire - Société d'émulation de la Vendée " en 1966/1967 ; " Vendée 2000 " en 1968 et 1969 ; " Société d'émulation de la Vendée " à partir de 1970/1971, la mention d'annuaire réapparaissant en 1976 ; " Recherches vendéennes : annuaire de la Société d'émulation de la Vendée " depuis 1994.

  • Périodiques historiques : présentation d'articles

    Cette base de données regroupe une sélection d'articles parus dans les périodiques conservés aux Archives de la Vendée.

  • 59 J - Fonds Bocquier (XVe s. -1948)

    Les papiers d'Edmond Bocquier sont constitués principalement de ses travaux et de quelques papiers personnels. Ses travaux ont été classés suivant ses centres d'intérêt.

    La partie consacrée à la linguistique contient notamment son dictionnaire topographique de la Vendée. Cet ouvrage, bien qu'inachevé, constitue une référence majeure de la toponymie dans le département.

    Les articles consacrés à la géologie et à la géographie physique de la Vendée contiennent, en outre, un manuscrit inédit consacré aux mollusques.

    Les articles 59 J 16 à 34 rendent compte de son implication dans la recherche ethnographique et folklorique. Son questionnaire sur le folklore vendéen en 1943 prend sa source dans la démarche qu'il a entamée dès les premières années du 20e siècle : face à l'épuisement de son 1er questionnaire, il décide de rédiger une nouvelle enquête, plus complète. Il est rejoint dans sa démarche et soutenu par le Comité départemental du folklore, créé en novembre 1943 et affilié à la Société nationale du folklore (elle-même rattachée au Musée des Arts et Traditions populaires, créé suite à la renaissance du mouvement folkloriste en 1937).

    Ses travaux sur la préhistoire et les fouilles archéologiques sont l'occasion d'échanges avec le Dr Baudouin et Waïtzenegger. Il accumule aussi une importante documentation sur l'histoire du Bas-Poitou et de la Vendée.

    Parallèlement à ce classement thématique, il constitue des dossiers documentaires sur les communes et des notices sur les personnalités locales. Ces dossiers sont constitués principalement de coupures de presse et parfois enrichis de documentation, d'illustrations et de correspondance avec des érudits locaux. Ils complètent la partie thématique.

    Les papiers personnels conservés dans le fonds comprennent une partie de la correspondance scientifique reçue par Edmond Bocquier. Elle constitue une importante source documentaire, malheureusement lacunaire, et permet d'entrevoir les relations qu'il entretient avec les scientifiques de son temps. Ainsi la correspondance échangée avec le Dr Marcel Baudouin, bien que lacunaire, contient tout de même près d'une centaine de lettres. Elle est complétée par les lettres conservées dans les dossiers documentaires et les dossiers de communes. Les pièces d'archives et quelques imprimés ayant appartenu à Bocquier ont été intégrés à cette partie.

    Bien que déjà important, ce fonds ne constitue pas la totalité de la masse documentaire accumulée par Edmond Bocquier : Mme Bocquier a elle-même opéré une sélection dans ce qu'elle souhaitait remettre aux Archives de la Vendée, ce qu'elle souhaitait conserver et ce qu'elle a remis à d'autres institutions.

    Pour ses recherches, Edmond Bocquier avait constitué une importante bibliothèque et plusieurs collections. Sa bibliothèque a été répartie, selon ses voeux, entre les Archives de la Vendée, la bibliothèque municipale de La Roche-sur-Yon et celle de l'école normale d'instituteurs. Il semble que les ouvrages à caractère historique aient été confiés aux Archives où ils ont été intégrés au fonds historique, alors que la bibliothèque municipale se voyait remettre les ouvrages à caractère scientifique et l'école normale, les ouvrages pédagogiques.

    Ses cartes et plans ont été intégrés dans les fonds Fi des Archives départementales (1 Fi, 7 Fi et 8 Fi) où ils sont identifiés comme provenant du "Don de Mme H. E. Bocquier" [Mme Hélène Edmond Bocquier].

    Ses collections minéralogiques ont été confiées à l'école normale d'instituteurs de La Roche-sur-Yon tandis que les collections préhistoriques et conchyliologiques ont rejoint le musée de La Roche-sur-Yon.

    Aux papiers d'Edmond Bocquier ont été joints deux autres fonds : les papiers de Louis-Pierre Fallourd, son oncle, et ceux d'Eugène Waïtzenegger, son beau-père.

    Les papiers Fallourd ont été remis à Edmond Bocquier par sa cousine, Mme Auriol-Fallourd, en septembre 1938. Ils portent sur la généalogie de cette famille et l'histoire de Foussais-Payré, son berceau, et ont été constitués par Louis-Pierre Fallourd (né en 1834), instituteur. S'y ajoutent un peu de sa correspondance et des papiers de son fils, Etienne Fallourd (né en 1874), relatifs à sa carrière militaire coloniale.

    Edmond Bocquier entretenait un lien particulier avec cette famille puisqu'il a été élevé par Louis Fallourd, fils de Louis-Pierre, instituteur lui aussi, et Elisa Jouannin, la soeur de sa mère, pendant 10 ans (de 1887 à 1897).

    Eugène Waïtzenegger (1864-1945), passionné d'histoire et de préhistoire, s'intéresse plus particulièrement au nord-ouest de la Vendée, où l'a conduit sa carrière d'agent-voyer au service vicinal. Sa profession lui permet de recueillir des informations archéologiques et d'orienter ses fouilles. Il collabore à différentes revues notamment la Terre Vendéenne, créée par Edmond Bocquier, et la Revue du Bas-Poitou, dans lesquelles il signe ses travaux du nom de Waïtzen-Necker, comme son père Balthazar. Outre les travaux d'Eugène Waïtzenegger, ce fonds comprend les papiers qui lui ont été remis par Mme Philibert Chaignon, descendante des Goubaud, de Saint-Etienne-du-Bois. Ces papiers lui ont permis d'établir des liens entre les Goullard, seigneurs de Boisbellefemme et de la Roussière, et les Goubaud.

  • 32 J - Chartrier du Landreau (1300-XIXe s.)

    Le fonds d'archives coté 32 J aux Archives départementales de la Vendée est connu sous le nom de chartrier du Landreau. Il comprend en fait les titres de plusieurs seigneuries situées sur les différentes paroisses des Herbiers, à Saint-Paul-en-Pareds, à Saint-Florent-des-Bois et à Luynes (Indre-et-Loire). Il comprend aussi les papiers des familles qui s'y sont succédées. L'ensemble du fonds contient 59 articles dont près de la moitié ont été numérisés. Les titres des seigneuries, à l'exception de celle des Noyers (Saint-Paul-en-Pareds), ont été vérifiés et quelques modifications apportées au classement d'origine des pièces non reliées. Les papiers des familles sont restés en l'état : ils comportent non seulement des pièces personnelles mais aussi des titres relatifs à la gestion de leurs biens après la Révolution.

    En 1710 une partie de la châtellenie des Herbiers, passe par mariage à la famille Jousbert du Landreau. C'est René Julien Jousbert, seigneur du Landreau, mais aussi du Plessis-Tesselin, de la Barette, de la moitié de la châtellenie des Herbiers, et ancien capitaine au régiment du roi, qui est à l'initiative du chartrier. Il en confie le classement au feudiste Jacques Moisgas dont le travail s'est vraisemblablement échelonné de 1777 à 1786. Il est à noter que les derniers volumes de titres ont souvent été préparés par Moisgas mais non reliés : ils sont donc souvent lacunaires et moins bien conservés.

  • Administration des Douanes (1792-1994)

    Le fonds reflète l'activité de l'administration des douanes sur le territoire vendéen. En effet, on y retrouve l'exercice des bureaux et des brigades.

    Les bureaux lèvent les taxes, nombreuses, comme en attestent les registres finanicers ainsi que les dossiers de reçus de taxes.

    Au XIXème siècle, le bureau des Sables-d'Olonne était aussi un bureau d'inspection, qui rendait compte, par des rapports mensuels et trimestriels, de l'activité des bureaux et des brigades de sa circonscription à la Direction de La Rochelle.

    Les brigades, quant à elles (branche armée de l'administration des douanes), avaient, pour l'essentiel, mission de contrôle et de surveillance du territoire de leur circonscription, dans un esprit de lutte contre la fraude et la contrebande.

    Ainsi, surtout pour le XIXème siècle, elles surveillaient et contrôlaient les marais salants et le transit du sel, denrée très importante, comme l'attestent les différentes instructions relatives au sel et l'établissement de statistiques concernant le sel de Noirmoutier (1839-1896).

    De même, elles étaient chargées de la surveillance et du contrôle de l'activité des ports auxquels elles étaient attachées. La surveillance s'exerçait sur l'environnement du port, quant au contrôle il se concentrait sur la navigation et les marchandises. Les navires étaient francisés (immatriculés) et répertoriés, chacun ayant son dossier individuel, dans lequel se trouve acte de francisation, certificat de jauge, actes de vente ou de cession, quittances de taxes, laisser-passer. Ces dossiers composent la majeure partie du fonds (14 ml). Des manifestes étaient aussi rédigés à chaque entrée et sortie des navires dans un port (document obligatoire donnant un état général du chargement composant la cargaison d'un navire). Donc, le transit des marchandises faisait l'objet d'un contrôle, tout comme leur stockage dans les entrepôts, pour lesquels toutes les entrées et sorties étaient consignées dans les sommiers des entrepôts.

  • Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours

    De caractère avant tout militaire, ces archives ont été réunies par le baron de Damas dans l'exercice de ses fonctions de sous-chef d'état-major du duc d'Angoulême, lequel était alors lieutenant général du roi chargé de résister au retour de Buonaparte dans les provinces du Midi. Constitué de deux grosses liasses, ce fonds ne comprend pas de pièces antérieures au 8 avril 1815, jour de la capitulation du Prince à Lapalud (Vaucluse), qui lui permit de partir en exil en Espagne où il demeura à Barcelone. C'est alors que commence ce fonds, les rares pièces antérieures y ayant été ajoutées par la suite. La série primitive de ces archives est composée de lettres de ralliement qui arrivent, à partir de la toute fin mai, et d'abord très timidement. S'y ajoute ce qui relève de la constitution d'une armée en Espagne, en vue de la reconquête, les émigrés se regroupant à Figueres, en Catalogne, et à Vitoria, près de la côte atlantique. La correspondance est alors entretenue avec ceux qui rejoignent les dépôts militaires français, avec leurs commandants français, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Une troisième série d'archives témoigne de la constitution d'un véritable bureau de l'information autour du baron de Damas. Tenue à l'écart, la petite cour du duc d'Angoulême cherche en effet à réunir toute information venue de France, alors que la frontière est hermétiquement fermée. Des intermédiaires font passer des nouvelles, voire les rapports d'espions qui se risquent en Ariège, à Toulouse et à Perpignan. Puis vient le temps de la reconquête ou restauration. Celle-ci commence d'abord à l'Est, à Toulon ou Marseille, où interviennent des agents du Prince qui s'étaient retirés, non en Espagne, mais à Gênes. Munis de larges pouvoirs, ils sont chargés de nommer de nouveaux gouverneurs des divisions militaires, quand ils ne le deviennent pas eux-mêmes, ainsi que les responsables civil et militaire de chaque département, un commissaire du roi en guise de préfet, et un commandant militaire. Ces derniers entreprennent aussitôt une correspondance directe avec le duc d'Angoulême ou Damas, par les voies détournées qu'impose la résistance à la Restauration en Languedoc. Finalement, à la fin de juillet et en août, quand se dissipent cette résistance et que s'affermit l'autorité royale, le fonds d'archives prend une forme plus classique, avec une multiplication des correspondants et des sujets abordés.

    Le lecteur, introduit par ce fonds d'archives dans la proximité immédiate du duc d'Angoulême, sera peut-être surpris de constater que Damas semble toujours faire écran entre ce prince du sang et lui. Alors qu'un bonne part de la correspondance est en effet adressée à Son Altesse Royale, aucune pièce n'est toutefois signée de sa main car les réponses sont toujours faites en son nom. Un petit papier permet néanmoins d'entendre sa voix : un secrétaire, dont la main n'est pas celle de Damas, a recueilli au brouillon et au style indirect les idées de la réponse à faire à deux correspondants (cf. l'article 59) : " [Ecrivez-lui] que j'approuve tout ce qu'il a fait…, qu'il fasse beaucoup de compliments de ma part à, [etc.]. "

    On signalera enfin au lecteur le piège que lui tend une homonymie entre deux personnages principaux qu'il ne faut pourtant pas confondre : le baron de Damas d'une part, toujours aux côtés du Prince, et le comte de Damas ou de Damas-Crux, placé à la tête des Français à la frontière atlantique, avant de les conduire jusqu'à Bordeaux.

    Sur les derniers jours de la reconquête et restauration, soit dès la mi-juillet 1815 par endroit, règne l'ombre menaçante de la fin des pouvoirs exceptionnels. De nouvelles autorités nommées par le cabinet ministériel s'installent en effet à leur tour et remplacent les provisoires, qui avaient pourtant conquis les places. C'est alors sans doute que le baron de Damas, comme les autres, plia bagage et classa ses archives. Chaque pièce ou presque fut cotée, et le tout réparti en chemises thématiques. Le système de classement n'était toutefois pas assez rigoureux pour qu'on puisse le restaurer tel quel dans la présentation que nous en donnons.

  • Notaires de l'Ile-d'Yeu : analyses d'un choix de pièces (1625-an VIII)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires de l'Ile-d'Yeu. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Cartes postales éditées par Jules Robuchon

    L'approche de Jules Robuchon est nouvelle pour son époque. L'esthétisme de ces photographies de monuments est indéniable mais il a eu également à cœur d'être le témoin de son temps. Les scènes de la vie quotidienne des Vendéens sont nombreuses (travaux à la ferme, jour de foire, activités portuaires…), en effet il est le premier à représenter les bourrines de Saint-Hilaire-de-Riez pour illustrer ce type d'habitat traditionnel.

    Ses clichés présentés ici sous le titre " Coiffes est costumes " datent d'avant 1880, à l'époque où l'essentiel de son travail résidait dans l'élaboration de portraits.

    Reconnaissable à ce regard souvent poétique du photographe sur sa région, la signature physique des cartes postales est caractéristique. Jules Robuchon appose son tampon encreur " PHOT. Jules ROBUCHON, Poitiers " tout d'abord sur de très rares documents en bas et à droite de la carte (en plus de sa signature JR et de son texte à la plume), avant de le mettre définitivement de façon verticale sur le côté gauche de la carte de bas en haut. C'est dans cette version qu'ont été retrouvé le plus grand nombre des cartes postales du photographe.

    Toutes les cartes de cet inventaire sont issues de photographies prises par Jules Robuchon, qu'elles aient été imprimées à Nancy ou par lui-même, ainsi que celles, posthumes, éditées sous son nom par sa fille Eugénie. Les cartes postales sont issues des 519 clichés figurant dans " Paysages et monuments du Poitou " mais aussi de photographies non publiées dans cet ouvrage.

    Afin de constituer la collection la plus complète des éditions Robuchon, toutes les cartes postales issues d'un même cliché, ont été retenues pour peu qu'elles présentent des différences (légende, imprimeur ou encore couleur du tampon encreur).

    Les cartes éditées par Eugénie après 1922 sont identifiées comme " semi-modernes ", tandis que celles de son père sont dites " anciennes ".

    Grâce à plusieurs prêteurs, et surtout à M. Jean Meunier, la collection de cartes postales de Robuchon des Archives de la Vendée a largement été enrichie. Ainsi 518 cartes postales ont pu être ici réunies, qu'ils en soient vivement remerciés.

  • 1Num372 - Fonds Robin

    Photographies des membres des familles Robin et Garnier complétées par des archives relatives à Marcel Robin (documents de son salon de coiffure et papiers concernant son engagement dans la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale)

  • 107 J - Papiers Marcel Filuzeau (Familles Pineau-Plantier de Noirmoutier, 1597-1948)

    Ce fonds est principalement constitué des papiers des familles Pineau-Plantier, la famille maternelle de Marcel Filuzeau, auxquels s'ajoutent des recherches historiques et généalogiques. Ces deux ensembles, organisés suivant la généalogie familiale, forment les deux premières parties de ce fonds.

  • Collection Ramuntcho

    Après la mort de Raymond Bergevin en 1953, les Archives de Charente-Maritime, légataires

    de l'éditeur, décident de confier aux Archives de la Vendée ce qui concernait le département, à

    savoir des cartes postales lui servant à la vente, des tirages sur papier, la plupart annotés

    comme des épreuves de travail, quelques cyanotypes, des négatifs souples ainsi que

    quelques plaques de verre. Voilà de quoi constituer un fonds Ramuntcho qui portera la cote 20

    Fi. Ce dernier a ensuite été complété grâce à des dons ou des achats de cartes postales. Le

    fonds en compte désormais 1804, toutes numérisées et présentées ici.

    Depuis 2008, de nombreux collectionneurs ont proposé aux Archives de la Vendée de

    participer à l'enrichissement en prêtant les exemplaires non encore référencés dans le fonds.

    Vous les retrouverez sous les cotes commençant par 1 Num. En février 2016, date de sa

    dernière mise jour, l'inventaire présente désormais 3315 cartes postales.

  • 40 Fi 1 - Fonds des photographes René Simonneau et Charles Petit

    Les plaques de verre conservées dans ce fonds proviennent de deux photographes fontenaisiens, René Simonneau et Charles Petit, sans qu'il soit possible de les attribuer précisément à l'un ou l'autre de ces professionnels, excepté pour celles qui sont signées (40 Fi 1 46/21) ou celles qui concernent la famille Simonneau. Toutefois, les plus anciennes (antérieures à 1925) semblent avoir été réalisées par Charles Petit, peut-être même par son prédécesseur, Gaborit.

    Ainsi, il est difficile de qualifier leur technique respective. Chacun utilise, pour les portraits en studio, des décors variés, s'adaptant ainsi aux circonstances qui amènent les "modèles " : mariage, communion, permission pour soldats en garnison, et tous les instants à célébrer en famille ou seul. On retrouve trois principaux types de décors : architecture antique, fenêtre et paysage champêtre, paysage vaporeux. Les portraits en buste sont plutôt sur fond uni ou flouté. De même, les "défauts" de certaines photographies exposent les ficelles du métier de nos artistes, comme l'ajustement du décor à l'intérieur du studio et les diverses astuces créées pour produire une belle photo.

    Charles Petit fait preuve de créativité en reconstituant, par exemple, un salon de couture (40 Fi 1/17, vue 7) dans son studio. René Simonneau n'est pas en reste, faisant poser son fils en habit de marin (40 Fi 1/4, vue 6) et bénéficiant de l'aide de quatre assistantes dans son travail (40 Fi 1/17, vue 8).

    L'un et l'autre se font aussi reporter. A Fontenay, Charles Petit couvre les faits marquant la rue de la République : l'arrivée de l'électricité, les travaux de voirie..., (40 Fi 1/46) et René Simonneau s'intéresse aux aménagements intervenus dans la ville entre 1925 et 1936 : constructions du Crédit Lyonnais et de la passerelle surplombant la Vendée. Ce dernier sillonne également le Sud-Vendée (et parfois le territoire français) pour photographier bâtiments et châteaux pour les éditeurs de cartes postales.

    Enfin, pour illustrer les articles de journaux, tous les deux nous font revivre plus de 50 ans d'un événement cher aux Fontenaisiens, la "fameuse" fête des fleurs (ou cavalcade) qui anime les rues de la ville de ses chars fleuris durant le week-end de la Pentecôte.

  • 5 ETP - Fonds du haras de La Roche-sur-Yon (1807-2004)

    Ce fonds donne une vision complète du fonctionnement et des activités du haras de La Roche-sur-Yon sur un siècle et demi.

    Les notes de service et les registres d'observations révèlent l'organisation de ce dépôt d'étalons situé au cœur de la ville, lieu de travail mais aussi lieu de vie du directeur, des officiers et des palefreniers. On conserve pour ces derniers les registres-contrôle de 1847 à 1933 ainsi que des dossiers de personnel, riches de renseignements multiples sur leur carrière, leur situation militaire et parfois leurs familles grâce aux attributions de logements de fonction. Les travaux réalisés au haras depuis 1879 sont également illustrés de plans.
    On suit la marche globale du dépôt d'étalons grâce aux rapports aux préfets et aux inspecteurs généraux, ou dans la correspondance au ministre de l'Agriculture. Les monographies sur l'élevage en Vendée, les préparations aux conférences et les articles de presse réunis par le directeur constituent également des éléments d'information sur les activités du haras.
    Les registres et dossiers d'étalons, agrémentés parfois de photos que complète la collection de photos des étalons du haras, permet l'étude des étalons nationaux. La collection de 184 ml de carnets à souche de saillies pourra aussi servir à constituer la généalogie des chevaux de la région. Ces documents additionnés à ceux des concours d'élevage sont une source formidable pour l'histoire locale du cheval. Ils rendent compte de l'évolution des races et des sélections effectuées dans la circonscription sous l'effet des primes d'encouragement à l'élevage. Quant aux dossiers des stations de monte, ils donnent une idée des pratiques d'élevage locales.

    On peut dresser une histoire des courses dans la circonscription grâce à la correspondance, aux déclarations et aux documents comptables des sociétés organisatrices. Des dossiers similaires pour les sociétés hippiques, les associations équestres, les établissements professionnels témoignent des utilisations locales du cheval. La pratique sportive et touristique est également bien illustrée, ainsi que l'organisation des compétitions ; signalons ici les programmes et résultats des concours internationaux de saut d'obstacles organisés à La Baule, ou encore les listes d'obtention des brevets d'équitation de la circonscription de 1962 à 1988.

  • Collection de cartes postales éditées et envoyées pendant la Première Guerre mondiale

    La collection de cartes postales présentée ici provient des nombreux prêts qui ont été proposés aux Archives de la Vendée lors de la Grande Collecte 1914-1918.

    Ces cartes postales, écrites pour la plupart, ont été dans bien des cas numérisées recto verso, sauf avis contraire des prêteurs ou lorsqu'il s'agit d'une série. La date de la correspondance, ou plus rarement celle de l'oblitération, est précisée en présentation du contenu, ainsi que le nom de son auteur si son témoignage apporte un éclairage nouveau (une mention permet de retrouver ses autres écrits).

    A noter : les cartes représentant des périodes de manoeuvres ou des armes proviennent de clichés pris avant le conflit.

  • 1 Num 20 - Cartes postales de Vendée (Collection Meunier)

    Cet inventaire présente ici réunis tous les thèmes que Jean Meunier s'est appliqué à illustrer à travers plus de 4500 cartes postales. La collection de ce cartophile passionné couvre 279 communes vendéennes, soit quasiment la totalité du département ! Les châteaux, les églises, les monuments aux morts de la guerre 1914-1918, ainsi que les calvaires et les grottes de Lourdes sont particulièrement bien représentés.
    Trois éditeurs de cartes postales ont aussi retenu plus particulièrement son attention : le photographe Jules Robuchon (dont les cartes postales sont présentées dans un inventaire particulier), le libraire Eugène Poupin de Mortagne-sur-Sèvre (auquel succède son gendre, M. Jehly) et son collègue fontenaisien, Armand Robin, auteur de la collection "Les châteaux de la Vendée".
    Enfin, une des caractéristiques de cette importante collection est de contenir une proportion significative de cartes postales "animées", c'est-à-dire représentatives de l'activité humaine, notamment sur le thème de l'agriculture (developpé sous le titre "Scènes de la vie quotidienne"). Ces cartes postales "vivantes" sont le reflet d'une époque - le début du 20e siècle - où les petits commerces animent les bourgs, où le maréchal-ferrant s'installe dans la rue à côté des premières automobiles, et où les travaux agricoles et les cérémonies religieuses rythment le quotidien des Vendéens.

  • Archives des baronnies des Essarts et de Rié - fonds conservé à Turin (Archivio di Stato di Torino)

    Ce fonds d'archives, comme l'explique l'historique ci-dessous, semble composé d'une part d'un reliquat, et d'autre part des dossiers de la cession des baronnies des Essarts et de Rié, faite en 1716. Ceux-ci (1 Num 231/105-120) commencent avec des essais malheureux, le comte de La Massais, châtelain du Parc Soubise, ayant renoncé à les acquérir en 1705 (1 Num 231/106), puis le comte de Pontchartrain n'ayant pas été capable de les payer (1 Num 231/109, 110). Le plus intéressant tient aux descriptions des baronnies ainsi qu'à l'estimation réelle de leur valeur. Quant au reliquat des archives, on peut distinguer, pour chaque baronnie, ce qui relève de la seigneurie à proprement parler (suzeraineté, vassalité, censiers, justice) et ce qui relève de la ferme générale, en particulier des séries de baux à ferme suivis des comptes détaillés rendus par les fermiers au terme de leur bail, avec les pièces justificatives les accompagnant.

    Plus concrètement, on relèvera la particularité de certains dossiers, souvent mis en valeur par le plan de classement. Aux Essarts, il s'agit de l'activité du sénéchal et d'enquêtes judiciaires contre ceux qui exploitent frauduleusement la forêt ; on dispose aussi de pièces sur un conflit de juridiction à Saint-Martin-des-Noyers, et d'un bel ensemble sur la châtellenie d'Aubigny, tombée en déshérence et disputée entre la baronnie et les créanciers du dernier châtelain, un Linax, disparu à la guerre. Les comptes des fermiers et les actions engagées contre eux portent souvent sur l'état des moulins, dont des procès-verbaux de visites font part du mauvais état comme des travaux attendus. On dispose encore d'un certain nombre de traces des travaux effectués au château des Essarts, et d'une description des mauvaises récoltes de 1682 (1 Num 231/43).

    Pour la baronnie de Rié, on dispose d'un inventaire détaillé des archives dressé en 1674 (1 Num 231/49), de censiers et de rôles comme ceux du " moutage ", qui semble être une particularité fondatrice du régime de la baronnie (1 Num 231/63-80). On relèvera de fortes particularités bien documentées : l'exercice du droit sur les bris de mer après naufrage (1 Num 231/54-57), la charge pour la seigneurie d'assurer le passage d'eau entre Croix-de-Vie et Saint Gilles, comme d'entretenir le quai de Croix-de-Vie.

    On prendra garde au fait au fait que les Essarts ne sont documentés que de 1649 à 1686/1690, tandis que Rié dispose en plus d'une fenêtre d'observation pour certaines questions entre 1580 et 1617.

    Le cadre de classement aide à repérer les thèmes principaux. Il peut néanmoins être question du même thème, mais de façon isolée, au détour d'un article. On aura donc intérêt à interroger le moteur de recherche présent dans l'inventaire, particulièrement sur les mots suivants :

    - Au sujet des bâtiments des baronnies : château, halle, fourches patibulaires, auditoire, parquet, prison, grenier, moulin, fuie, four banal, quai

    - Au sujet du personnel : gouverneur, sénéchal, greffier, procureur fiscal, sergent, agent, mais aussi fermier général, receveur

    - Au sujet des droits seigneuriaux : cens, censier, assises, tenanciers, moutage, tendage ou tendiz, gabarre, naufrage

    - Au sujet de l'exercice de la justice : justice, assassin, capture, exécution

  • 1 Num 403 - Papiers Pasquier (1914-1919)

    Le fonds est essentiellement constitué de la correspondance entre Michel Pasquier et Léonie Baron, sa femme. Il s'agit surtout de lettres adressées par Michel ; quelques lettres et cartes postales de Léonie ont été renvoyées du front par Michel, le plus souvent après les avoir annotées ou avoir utilisé le papier restant, elles ont alors été intégrées chronologiquement, en privilégiant les dates portées par Michel.
    Entre les époux, la correspondance, déjà soutenue, devient quasi quotidienne à compter de septembre 1915 : Léonie qui pense son époux plus au danger depuis qu'il est arrivé dans la Marne, lui demande d'écrire tous les jours s'il le peut.
    Il existe des lacunes qui peuvent porter sur plusieurs jours voire plusieurs mois : parfois le contenu permet de conclure que Michel n'a pas écrit pendant quelques jours ou qu'il est en permission, souvent ces manques sont inexpliqués (février, août et octobre 1915, deuxième quinzaine de juillet 1917, janvier, février, juillet, novembre et décembre 1918). Des manques plus ponctuels peuvent être l'effet de pertes, de la censure (comme la lettre du 8 juillet 1916) ou de probables destructions (lettre du 1er mars 1915). Malgré ces lacunes, il reste 1090 lettres échangées entre les époux correspondant à 1667 jours d'absence, du 4 août 1914 au 25 février 1919. Elles ont été conservées à la demande expresse de Michel en janvier 1915 ; plusieurs fois, il regrette de devoir détruire celles de sa femme mais il ne peut ni les garder sur lui, ni les renvoyer toutes.
    Les lettres de Michel sont souvent construites suivant une même structure : il commence par recenser les lettres reçues, évoque sa santé, fait des voeux pour sa santé à elle ; suit le corps de la lettre qui rend compte des dernières heures ou des derniers jours puis de son programme pour la suite de la journée et le lendemain. Il termine sur quelques considérations météorologiques, l'assure de son amour et l'appelle à garder courage, enfin il signe "P. Michel" ou "M. Pasquier". Les quelques lettres de Léonie qui ont été conservées sont moins construites et elle avoue elle même avoir une orthographe et une grammaire difficiles, allant jusqu'à espérer que son époux la comprend. Bien que mariée, elle signe toutes ses correspondances "Léonie Baron".

    Dans ses lettres, Michel commente la situation sur le front mais parfois aussi de façon plus générale l'attitude de la hiérarchie militaire et les positions des alliés et des ennemis. La plupart du temps, il désigne les Allemands sous le nom de "boches".
    Malgré la censure, Michel localise souvent ses lettres : il veut pouvoir reconstituer son trajet s'il revient de la guerre. Lors de certaines périodes plus tendues, comme au moment de son départ vers Verdun, ils reçoivent l'interdiction formelle de signaler leur destination ; il utilise alors un subterfuge pour indiquer à son épouse sa direction car Léonie accorde elle aussi beaucoup d'importance à ces informations. Dans les lettres écrites au cours des combats, il se montre centré sur lui et pourtant il ne donne que peu de détails sur la situation ; dans ces moments, il refuse systématiquement d'évoquer l'avenir et rappelle qu'il pourrait mourir d'un moment à l'autre. Une fois à l'abri, il évoque les dangers auxquels il a dû faire face et dresse le bilan de ces opérations ; il se montre alors plus ouvert, prenant des nouvelles de la famille et des camarades ailleurs sur le front. Quand elle lui demande d'utiliser ses problèmes d'oreilles pour obtenir un poste moins exposé ou se faire démobiliser, lui refuse : il a un très bon poste aux cuisines et ne voudrait pas être considéré comme un lâche par ses camarades.
    Pour les époux, la présence de camarades aux côtés de Michel est essentielle : il signale à sa femme les rencontres avec d'autres soldats de Chambretaud ou avec ceux qu'elle pourrait connaître. Le plus souvent, ils sont identifiés par leur prénom et le hameau dans lequel ils résident ; seul Maurice de Suyrot est appelé "Monsieur" mais les rapports avec ces anciennes familles évoluent. Ils se donnent des nouvelles des autres soldats de la commune : c'est parfois lui qui sur le front rend compte des événements, parfois c'est elle qui lui annonce le décès de soldats blessés ou tombés ailleurs dans la zone de combat. Dans les moments difficiles, comme après les combats de Verdun, c'est auprès d'eux qu'il trouve du réconfort ; c'est au même moment qu'il fait la connaissance de Célestin Brin, de Beaurepaire, avec qui il passe plusieurs mois. Les deux hommes sont jeunes mariés (juillet 1913 pour Célestin) et ont perdu plusieurs frères sur le front (2 pour Michel, 3 pour Célestin). C'est quand Michel intègre pour la première fois un régiment non vendéen, le 233e RI en novembre 1917, que son isolement devient pesant au point d'influer gravement sur son moral. Tout change lorsqu'à la fin de février 1918, il est intégré à une compagnie comprenant nombre d'anciens du 293e RI ; lorsqu'il revient d'Allemagne en février 1919, il se montre d'abord inquiet pour le trajet jusqu'à ce qu'il apprenne qu'il fera son retour en compagnie d'anciens du 293e.

    Les époux évoquent aussi les difficultés de la vie à l'arrière. Michel affirme plusieurs fois que sa femme est finalement plus malheureuse que lui : elle s'inquiète continuellement pour lui, comme le font tous les proches des soldats au front, alors que lui passe parfois de bons moments entre camarades, à l'abri des obus. A l'arrière, les familles doivent faire face à des rumeurs qui minent leur moral. A la fin du conflit, les problèmes de ravitaillement se font de plus en plus présents, le pain est l'objet de restrictions drastiques. Ces problèmes découlent des difficultés dans la gestion des terres : Michel, comme cultivateur, s'inquiète souvent de la façon dont sont entretenues les terres, dont sont faites les récoltes. D'ailleurs dans les premières années du conflit, il est persuadé que la guerre ne pourra pas durer faute pour l'Europe de pouvoir se ravitailler.

    Mariés depuis seulement 3 mois au moment de la mobilisation, le couple se construit en grande partie à travers cette correspondance. Au fil des lettres, les époux se montrent plus proches ; cette évolution ne se fait pas progressivement, elle est rythmée par les permissions qui sont pour le couple l'occasion de rapprochements. Au retour, Michel se montre souvent plus tendre, plus sentimental. Alors que Léonie évoque souvent l'après-guerre, Michel a plus de mal à se projeter et il refuse de s'engager, que ce soit pour le bail d'une borderie ou le fait d'élever leur filleul Joseph. D'ailleurs, il est d'abord soulagé à l'idée qu'elle ne soit pas enceinte ; il préférerait vivre cela à ses côtés. Pourtant, voyant la guerre se prolonger, c'est après chaque permission une déception de savoir qu'elle ne l'est toujours pas. Les deux époux trouvent du réconfort dans la pratique religieuse et s'en remettent à Dieu pour l'avenir ; ils espèrent être réunis, que ce soit sur terre ou au ciel.
    Cette correspondance est aussi l'occasion de voir les relations qu'ils entretiennent avec leurs familles respectives. Avec la famille Pasquier du Tourny, les relations qui semblaient tendues au début de la guerre s'apaisent. Les deux frères ainés de Michel sont morts et l'attitude de Léonie qui leur apportent toute l'aide possible contribue au rapprochement. Pourtant la mort du père de Michel en avril 1917 ravive les tensions, chacun ayant peur d'être lésé dans le règlement de la succession. Les relations des époux avec les parents Baron sont très bonnes mais Léonie, qui vit encore chez eux, s'entend très mal avec sa soeur Célestine, au point qu'elle s'installe seule dans sa propre maison en novembre 1916. Michel, loin de ces considérations, prend du recul et demande à sa femme de faire l'effort de pardonner pour conserver de bonnes relations. Ils sont très soucieux de la façon dont les choses pourraient être perçues par les Chambretaudais.

    En plus des lettres, il envoie à ses proches de nombreux souvenirs : des photographies de lui, des lieux et des monuments, des médailles, des colliers, une épinglette, une tabatière...

    Très disert au début de la guerre, Michel entretient des relations avec de nombreux correspondants, qu'il s'agisse de la famille (sa femme, ses parents et sa soeur Marie-Louise au Tourny, sa soeur Marie et son époux Constant Mothais, soeur Marie-Saint-Jonas, sa tante) ou des amis. Pourtant, il avoue lui même avoir de moins en moins le courage d'écrire ; s'il continue avec toujours autant d'assiduité à écrire à Léonie, de plus en plus, il lui demande de transmettre les nouvelles à leurs proches. Quelques lettres reçues ou adressées à d'autres correspondants ont été intégrées à la fin du fonds ; elles ne sont pas représentatives de ces échanges mais donnent un échantillon de ces multiples correspondances.

  • 154 J - Papiers de l'abbé Prim (1885-2001)

    Les papiers de l'abbé Prim ont été déposés aux Archives de la Vendée en 2002, par Mme Bleuzé, nièce de l'abbé.

    Ces papiers comprennent à la fois des papiers personnels et familiaux et les travaux de l'abbé.

    La première partie consacrée à la famille de l'abbé Prim, comprend de la correspondance et des photographies. Ces dernières, notamment une collection de portraits identifiés par l'abbé, ainsi que les documents relatifs aux activités de son frère Jacques dans la marine, ont été numérisés pour pouvoir être rendus à la famille.

    La deuxième partie de ce fonds traite des activités et de la correspondance de l'abbé Prim. Elle met en exergue ses activités au sein d'associations, il fut d'ailleurs à l'origine de plusieurs d'entre elles, et son investissement dans le monde de la musique.

    La troisième partie consacrée aux travaux de l'abbé, développe ses différents centres d'intérêts. Outre sa passion pour la musique, ses travaux sont très influencés par son parcours : Luçon, sa ville natale, la seconde guerre mondiale, la vie et l'évolution de l'Église catholique. Le classement retenu pour ce fonds laisse apparaître la pratique documentaire de l'abbé. Dans la mesure du possible, son système de références a été expliqué afin de rendre pertinents les renvois d'un ensemble à l'autre. Les collections constituées par l'abbé Prim ont été intégrées à cette partie : on y trouve notamment une collection de disques et une de cartes postales. Ces deux ensembles n'ont pas été traités et ne peuvent être communiqués à l'heure actuelle. Le fichier alphabétique par auteur de la bibliothèque musicale de l'abbé Prim, conservé sous la cote 154 J 37, permet de se faire une idée de la collection de disques.

    Grand amateur de photographies, il conserve nombre de clichés. Ces photographies ont été classées à part en 2 collections, l'une chronologique, l'autre thématique, suivant l'ébauche de classement faite par l'abbé lui-même. Réalisées par l'abbé ou à sa demande, elles illustrent les différents thèmes abordés dans le reste de l'inventaire, qu'il s'agisse de son parcours personnel ou de ses travaux. Un échantillon de ces photographies a été numérisé. Le choix s'est porté sur celles qui étaient les plus représentatives de sa vie et celles en lien avec la Vendée. C'est le cas des photographies de sa formation à Richelieu et au séminaire, de son service militaire à Fontenay-le-Comte, de la maîtrise de Luçon et de celles de l'oflag.

    Deux autres petits fonds ont été joints aux papiers de l'abbé Prim : ceux de Marie Thierry et de Mgr Dubois. Marie Thierry était jusqu'en 1994 au service de l'abbé Prim. A son décès, c'est à lui qu'elle lègue ses papiers personnels. Elle était dans les années 1960 au service de Mgr Dubois alias le poète Jean d'Ys, et avait elle-même hérité de ses papiers personnels.

  • 40 Fi 2 - Photographies de Jean Robuchon (1922-1935)

    Le fonds de photographies de Jean Robuchon est composé de 1925 plaques de verre, majoritairement stéréoscopiques au format 6 x 13 cm. Ce photographe amateur avait visiblement pour habitude de réaliser un double de ses plaques négatives noir et blanc en positif monochrome. Le choix a été fait de numériser systématiquement les deux vues, positive et négative, lorsqu'elles existent. Le cliché positif est alors présenté en premier, sauf lorsque le négatif est de meilleure qualité.

    Les plaques de verre du fonds sont en partie légendées : sur la boîte en bois qui les contenait et/ou sur une étiquette collée sur la bande noire maintenant les deux plaques de verre des positifs (ces légendes n'apparaissant pas ou peu sur les images, numérisées par transparence). Les légendes, manuscrites, semblent être l'oeuvre de deux auteurs différents, contemporains des clichés - sûrement Marthe et Jean. Une vingtaine de photographies non identifiées ont pu l'être grâce aux internautes qui ont su les reconnaître sur le L@boratoire : un grand merci à eux ! Il reste cependant des lieux non identifiés ou pour lesquels un doute subsiste ; n'hésitez pas à informer les Archives de la Vendée si vous les reconnaissez.

    L'inventaire présente tout d'abord les membres de la famille et leurs proches. Viennent ensuite des photos reportages et des reproductions d'illustrations pour des ouvrages, ensemble qui manifeste l'intérêt de Jean Robuchon pour le monde qui l'entoure comme pour les travaux historiques. Toutefois la majorité des clichés reflète les nombreux voyages réalisés par l'avocat et sa femme entre 1922 et 1935 : en Vendée (environ 300 plaques), en France (1450 plaques) et à l'étranger (100 plaques). En effet, comme son lointain cousin le photographe Jules Robuchon, Jean a sillonné l'hexagone en immortalisant les lieux visités. Peu de régions ont échappé à son objectif, cependant les destinations privilégiées du couple semblent avoir été la Bretagne (près de 570 plaques) et les Pyrénées (environ 430). Il est possible que les plaques non stéréoscopiques, de format 8,5 x 10 cm et 9 x 12 cm, aient été, soit achetées, soit réalisées par François Robuchon, le père de Jean.

    Les clichés réalisés en Vendée concernent principalement le sud-est du département : Fontenay-le-Comte (où habitent Marthe et Jean depuis leur mariage en 1920), Mervent, Vouvant, L'Orbrie (lieu de résidence des parents de Jean), Maillezais, Nieul-sur-l'Autise et Bouillé-Courdault.

    Sont également représentées une dizaine de communes du bocage (dans les cantons des Herbiers, de Mortagne-sur-Sèvre, de Pouzauges et de La Châtaigneraie) et quelques unes sur la côte (dont Les Sables-d'Olonne et L'Ile-d'Yeu) et autour de Luçon.

    Quant aux photographies de l'étranger, elles concernent surtout des pays limitrophes, comme l'Espagne et la Suisse, visités lors de séjours dans les Pyrénées ou les Alpes. Marthe et Jean se sont également rendus à Jersey en 1928 et à Londres en 1934. Par contre, les clichés pris en Italie et en Égypte ne seraient pas l'oeuvre de Jean, comme semblent l'indiquer l'absence de négatif, la présence de légendes imprimées et des anachronismes vestimentaires.

  • Notaires du Langon : analyses du minutier d'Ancien Régime (1688-1818)

    Le minutier d'Ancien régime du Langon conservé aux Archives départementales sous les cotes 3 E 39/53-118 et 3 E 62/246-248 regroupe un peu plus de 10 700 actes et couvre la période de 1688 à 1818. Ces actes produits par les notaires de l'époque ont été entièrement numérisés et analysés avec un numéro de vue correspondant pour chacun d'eux.

    Sa mise en ligne le rend totalement interrogeable par type d'acte, constitue une base de données nomatives très importante (noms des intervenants, lieux-dits) et reflète l'activité économique et sociale d'une micro-société dans une circonscription géographique définie. C'est ainsi que 1245 contrats de mariage, 174 assemblées d'habitants, 551 testaments, 3429 acquêts ont été relevés, sans compter nombre d'inventaires, baux et fermes, rentes, ventes, contrats d'apprentissage, etc.

  • 63 J - Papiers Henri Pigeanne (1919-1982)

    Ce fonds réunit les papiers d'Henri Pigeanne, médecin à L'Aiguillon-sur-Mer, de 1931 à 1951. On y trouve notamment ses écrits liés à ses activités littéraires et théâtrales, une correspondance abondante avec sa femme en 1940, ses notes prises durant son internement au camp de Neuengamme de juin 1944 à avril 1945, des témoignages de ses activités de résistant.

  • Collections d'Emile Brethé

    Cet inventaire réunit les collections d'Émile Brethé : gravures (à signaler le portrait de Nicolas Rapin, dont les oeuvres ont été étudiées par Brethé), manuscrits (série d'autographes, un exemplaire des Mémoires de la marquise de Donnissan) ; imprimés des XVIIIe et XIXe siècles concernant essentiellement Niort et Fontenay-le-Comte ; cartes postales et photographies relatives au patrimoine du Poitou (architecture, paysages, folklore) et plus particulièrement de la Vendée et des Deux-Sèvres. La plupart des photographies sont de la main de Brethé. On trouvera également une collection d'images pieuses et de cartes publicitaires en couleur (fin XIXe-début XXe s.) ; Brethé a aussi recueilli de son père des photographies du Tonkin, et de son oncle, une série de cartes postales d'Indochine et du Maroc (fin XIXe-début XXe s.). On trouvera enfin un ensemble de disques de groupes folkloriques vendéens (années 1960-1980).
    Les collections d'Émile Brethé sont à mettre en relation avec ses papiers personnels et de famille dont l'inventaire est aussi disponible (176 J).

  • 176 J - Fonds Brethé (1526-2003)

    Ce fonds rassemble les papiers personnels d'Émile Brethé relatifs à sa formation, sa carrière d'enseignant, ses activités associatives et culturelles, ses publications et sa correspondance.

    La seconde partie de ce fonds est composée de papiers de familles, celle d'Émile Brethé et de sa mère, Nathalie Gaultier-Dupairray, et celle de sa première épouse, Marguerite Texier.

    Les collections de manuscrits, imprimés et documents iconographiques (photos, gravures, cartes postales) qu'il a réunies sont présentées dans un autre inventaire en ligne, intitulé "176 J - Collection d'Emile Brethé".

  • Bibliothèque du vicomte Paul de Chabot

    Le vicomte de Chabot a laissé une bibliothèque d'histoire au riche fonds vendéen, dont les livres, souvent rares, sont reliés avec soin et dorés d'un motif héraldique caractéristique, le chabot (un poisson).

    Nous ne présentons ici qu'une partie de cette bibliothèque constituée uniquement de brochures et de tirés à part d'articles parus dans des revues historiques.

    A l'exception d'une quinzaine de brochures ayant trait à la famille de Chabot, l'ensemble du fonds est dédié à la "Littérature vendéenne" dont les fondements remontent au début du soulèvement vendéen lui-même et qui, depuis ce moment, n'a cessé de s'enrichir.
    Il peut être partagé en deux parties. D'une part, Paul de Chabot s'est intéressé aux sources imprimées des insurrections de 1793, 1815 et 1832 : récits des combattants, rapports des représentants du peuple en mission, souvenirs ou mémoires des témoins oculaires et de leurs descendants, auxquels nous lions les publications ayant trait au souvenir de la guerre de Vendée (visites princières, cérémonies commémoratives, littérature, etc.) Ce premier groupe représente deux cinquièmes du fonds. Il est entièrement accessible soit en ligne, soit dans la salle de lecture des Archives de la Vendée (cotes de renvois vers la bibliothèque des Archives.) D'autre part, le collectionneur a réuni des ouvrages et articles de revue, publiés jusqu'aux années 1960, pour livrer au public quelque trouvaille, un document inédit, envisager un fait sous un jour nouveau ou s'indigner des conclusions d'autres publications. Ces écrits sont souvent inspirés par la fidélité au soulèvement de 1793. Le courant héritier des Vendéens est en effet ici très représenté. Animé par des religieux, comme l'abbé Uzureau ou l'abbé Bossard, et des érudits locaux, appuyé par les sociétés savantes de la région, il publie une foule d'études ponctuelles pour la plupart toujours utiles. Ce second groupe est pour partie seulement accessible ; certains travaux ne concernant pas la Vendée ont été écartés.

  • Bibliothèque de théologie pastorale et d'histoire religieuse

    La bibliothèque du grand séminaire est spécialisée en sciences philosophiques et théologiques.
    Le lot donné aux Archives de Vendée comporte 113 volumes, tant anciens que modernes, de théologie, d'histoire et de belles-lettres, ainsi que 4 titres de périodiques. Parmi cette collection figure le "Manuale sacrarum caeremoniarum" (1646) du grand prieur de Maillezais, dom Baudry, le bréviaire édité en 1767 par Mgr Gaultier d'Ancyse, le "Recueil de fables..." satiriques de l'abbé Lamontagne (1883), des pièces littéraires en vers ou en prose écrites par des prêtres vendéens et plusieurs ouvrages rares sur l'histoire religieuse du diocèse.
    Les lettres pastorales, circulaires et mandements imprimés des évêques de Luçon (1821-1933) forment l'ensemble documentaire le plus intéressant du fonds. Ils ont été numérisés puis océrisés, avant d'être mis à la disposition des chercheurs.

  • 1 Num 430 - Papiers Trichet et Daniau

    Les papiers Trichet et Daniau rassemblent la correspondance de deux frères, Joseph Gabriel et Eusèbe Trichet, et de leur cousin, Arthur Daniau, adressée principalement à Juliette Trichet, respectivement leur soeur et cousine. Un peu plus jeune que ses trois correspondants, Juliette Trichet est née en 1898, également à La Chapelle-Hermier, où elle est couturière ; elle épousera après la guerre, en octobre 1919, Fernand Thomas, un camarade de ses deux frères (voir la notice de Fernand Marius Auguste Thomas dans le Dictionnaire des Vendéens).
    La correspondance est surtout constituée de cartes postales, mais on trouvera aussi des lettres envoyées par Joseph Gabriel et Eusèbe Trichet à leurs parents. Leur père, Emmanuel, devient en janvier 1917 maire de La Chapelle-Hermier et c'est, dans cette fonction, qu'il apprend la mort de son second fils en mars 1918.
    Appartenant aux classes 1915 et 1916, Joseph Gabriel, Eusèbe Trichet et Arthur Daniau ont en commun d'être incorporés alors que la guerre est déjà déclarée. De ce fait, ils suivent une courte instruction militaire de quelques mois avant d'être envoyés dans la zone armée. On peut ainsi suivre en parallèle leurs premières impressions de la vie militaire dans les casernes de Paris, Cholet et Vannes, puis en première ligne. Leurs tempéraments se révèlent alors assez différents. Joseph Gabriel et Eusèbe Trichet s'attachent à décrire leur nouvel équipement, tandis qu'Arthur Daniau insiste davantage sur la dureté de ce nouveau " métier " (1 Num 430/10, vue 8).
    Au fil des lettres, le caractère des deux frères Trichet se confirme comme étant plus fort que celui de leur cousin. Avant son départ au front, Joseph Gabriel n'hésite pas à projeter un aller-retour en Vendée alors qu'il ne dispose pas de permission (1 Num 430/1, vues 17-20). Quant à son frère, Eusèbe, il se fait souvent critique dans ses observations : les routes sont dans un état " pitoyable " (1 Num 430/6, vue 38), l'eau est imbuvable (vue 42), la " nourriture très faible " (vue 81), son mécontentement s'affirme quand il ne peut pas assister à la messe dominicale (vue 81) et est à son comble au début de l'année 1918 : " Qu'est-ce qu'ils attendent pour accepter la paix ? Qu'une seule chose, c'est que nous soyons vraiment tous perdus " (vue 122).
    La foi réunit les deux familles, et les deux frères Trichet s'en remettent souvent à la grâce de Dieu : " si le Bon Dieu me fait la grâce de retourner au pays ", écrit Joseph Gabriel en juin 1915 (1 Num 430/1, vue 34), et son frère Eusèbe à Verdun en juillet 1916 : " je prie souvent le Bon Dieu et la Ste Vierge de me préserver des dangers " (1 Num 430/6, vue 48). Ils ne manquent pas non plus d'évoquer, comme leur cousin Arthur, la fête de la nativité de la Vierge célébrée le 8 septembre par un pèlerinage à Notre-Dame de Garreau, dans leur commune natale (1 Num 430/7, vue 2 et 1 Num 430/10, vue 34).
    Leurs correspondances fournissent quelques détails sur les emplois du temps dans les tranchées et sur des batailles. Dans la Somme en avril 1916, Arthur Daniau explique l'alternance des journées passées en première et en seconde lignes : " je suis en 1ère ligne depuis 3 jours. Dans 2 jours, on va en 2e ligne pour 5 jours, ensuite 5 jours en 1ère et c'est le truc qu'on fait depuis 2 mois " (1 Num 430/10, vue 28). De son côté, Joseph Gabriel Trichet précise son travail nocturne : " nous allons toutes les nuits en premières lignes travailler, nous partons le soir à 7h et nous retournons à 6h " (1 Num 430/1, vue 52). On sait également qu'il participe aux premières semaines de la bataille de la Somme déclenchées le 1er juillet 1916 (1 Num 430/1, vue 57), tandis qu'au même moment, son frère Eusèbe est engagé dans la " fournaise " de Verdun (1 Num 430/6, vue 48).

  • Périodiques historiques : état des collections, petits formats
  • 1 Num 429 - Correspondance d'Alphonse Paillat (1914-1915)

    Le fonds est constitué de la correspondance envoyée par Alphonse Paillat à sa femme Angélina du 21 septembre 1914 au 6 octobre 1915, date de sa dernière lettre, écrite trois jours avant son décès. La correspondance, composée de 179 lettres auxquelles s'ajoutent 6 cartes postales, est quasiment complète, Alphonse ayant pris bien soin de numéroter ses courriers. Les échanges sont relativement soutenus, Alphonse écrit tous les deux jours, ce qui permet de suivre très clairement son parcours militaire, mais aussi de rentrer dans l'intimité de son couple. Marié depuis 4 ans avec Angélina, ils ont un petit garçon André et s'apprêtent à accueillir un deuxième enfant. Cette correspondance est un témoignage poignant d'un homme happé par la guerre et conscient à demi-mot que l'issue sera tragique.

    Les lettres d'Alphonse sont relativement longues et bien écrites. Il commence toujours en faisant un récapitulatif des lettres reçues, puis évoque sa santé et celle de sa famille, élément bien évidemment récurrent. Il continue en questionnant sa femme qui lui répond en le tenant au courant des nouvelles du pays, qu'elles soient bonnes ou mauvaises. Cela ne le choque pas, bien conscient qu'à l'arrière aussi les temps sont difficiles. De son côté, il reste franc avec sa femme : " je suis en danger, il est vrai, mais il le faut ; il faut imposer une barrière aux boches et même plus " (13/01/15).

    Sa famille est le sujet principal de sa correspondance. Alphonse qui devient père d'une petite fille au moment de sa mobilisation, est profondément attaché aux siens. La séparation si douloureuse soit-elle, est rendue nécessaire pour l'avenir de ses enfants " Cette guerre est terrible il est vrai, mais il faut que ce soit la dernière, il ne faut pas que plus tard vous soyez obligés de recommencer chers petits " (03/02/15).

    Sa femme s'inquiète continuellement pour lui, Alphonse se montre alors doux, sentimental et très attentionné : " ma petite femme aimée ", " ma bonne chérie ", " mon Angélina chérie ", " mon petit loup chéri "… Les rapports au sein du couple sont égaux et ouverts ; Alphonse lui demande toujours son avis sur une situation ou un problème " j'espère que tu accepteras. Dis le moi sur ta prochaine lettre " (15/03/15). Son amour pour sa femme est tel que parfois, il s'inquiète davantage pour elle que pour lui dans les tranchées. Il n'hésite pas à lui prodiguer des conseils afin qu'elle se repose et qu'elle s'occupe au mieux des enfants : " je suis inquiet de toi, tu me sembles bien fatiguée ; ne te néglige pas je t'en supplie encore une fois " (03/01/15). Il veut que sa femme se soigne et prenne du fortifiant, le répétant dans plusieurs de ses lettres (05 et 19/07/15). Il l'encourage à être forte au cas où il lui arriverait malheur.

    Alphonse voue également une très grande affection à ses enfants, son fils André et sa fille Renée, qu'il surnomme " dédé ", " nenée " ou " mes petits mignons ". Il questionne sans cesse Angélina sur les évolutions et les progrès de chacun. Malgré l'éloignement, il essaye d'être présent dans l'éducation de ses enfants et lui demande d'être plus sévère avec André qui en grandissant, fait quelques bêtises (03/05/15).

    Alphonse est donc un mari et un père aimant, mais c'est aussi un fils unique qui tente de veiller à distance sur ses vieux parents. Avec la guerre, Angélina s'est rapprochée d'eux à la demande de son mari. Elle leur voue un attachement indéniable, ce qui rassure Alphonse. Son père, tisserand, n'a plus d'activité, il travaille de temps à autre à la gare de Monsireigne, mais l'emploi reste précaire. Il est heureux d'apprendre le 3 mai 1915 que son père a trouvé un travail dans une carrière toute proche du domicile, où il ne manquera pas de besogne.

    Alphonse est très soucieux par rapport aux finances de la famille, craignant que celle-ci soit dans le besoin. Il n'hésite pas à se sacrifier : " je n'ai point besoin d'argent pour le moment, aussi ma petite, je te défends de m'en envoyer sans que je te le dise. Obéis-moi et tu me feras bien plaisir. Vous en avez plus besoin que moi " (07/01/15). L'avenir incertain et son possible non-retour au foyer, l'obligent à veiller en permanence à cet aspect primordial.

    La guerre, quant à elle, est finalement peu évoquée. Lorsqu'Alphonse en parle, il est convaincu de son bien-fondé et de sa nécessité. Il déteste profondément les Allemands responsables de cette situation dramatique, et considère la guerre comme une tâche sacrée (05/07/15). Il a une grande confiance dans les dirigeants français, et ne critique jamais les décisions prises. Il donne toujours des nouvelles positives du front où la progression est toujours en leur faveur " nos canons tonnent incessamment […] aussi nous progressons sur plusieurs points. " (03/01/15), " nous leur flanquons la pile dans l'Est en ce moment et nos alliés les Russes également " (05/03/15).

    Outre cette correspondance adressée à sa femme, il écrit parfois des cartes postales directement à ses enfants. S'ajoutent aux lettres, la fiche diagnostic de ses blessures, une revue " Les cahiers des régiments fontenaisiens ", des photographies et un cahier de chansons datant de son service militaire (1907-1909).

  • 1 Num 410 - Carnets de guerre de Félix Braud (1914-1917)

    Félix Braud rédige son journal de guerre sur 11 petits carnets (14x9 cm), de 1914 à 1917. L'année 1918 est manquante, aussi peut-on se demander si les carnets suivants ont été perdus ou s'il a simplement cessé d'écrire. Son récit, entre le carnet de guerre et le journal intime, est pour lui, une parenthèse réconfortante dans le tourbillon de la guerre : " La guerre est une affreuse chose et les spectacles horribles, vus, lus ou entendus chaque jour s'effacent comme par enchantement au souvenir de vos charmants visages. "

    Ses deux premiers carnets sont bien tenus (presque au jour le jour), très rédigés et bien remplis. Les suivants sont plus courts et aérés, avec des notes prises à la volée. Il écrit seulement quand un fait marquant s'est produit ; sur certaines journées, il commente heure par heure les événements qui se déroulent (2e carnet, vue 58). Il ajoute fréquemment avec un autre stylo, des annotations qui viennent compléter le récit initial. Un nouveau carnet est repris généralement après une permission ou une nouvelle année.

    L'écriture est un moment de répit qui lui permet de prendre du recul, de noter ses réflexions, ses interrogations et de mettre des mots sur ce qu'il vit. N'étant pas en première ligne, il sait finalement peu de choses sur les opérations militaires, mais très observateur, il commente régulièrement les mouvements des bataillons (2e carnet, vues 57-58). Il suit les évènements à distance, entendant la canonnade au loin et supposant telles ou telles attaques, menées ou subies.

    Félix décrit principalement son métier de vaguemestre et détaille de façon précise ses tournées : l'infirmerie, les différentes compagnies, le poste de secours et le poste de commandement (2e carnet, vues 77-78). Son service postal (SP) se compose de quatre hommes nommés Richou, Blanchard, Romeuf et Lort, qui se répartissent les secteurs à distribuer (4e carnet, vues 16-17). Ses carnets contiennent des laissez-passer nécessaires à ses tournées (5e, 6e, 7e carnets).

    Outre son travail et son état d'esprit journalier, il évoque souvent la météo, la canonnade continuelle, les cérémonies militaires auxquelles il participe, les attaques subies, et aime raconter de façon plus légère l'histoire et l'architecture des villes traversées : Saint-Leu-Taverny (aujourd'hui Taverny et Saint-Leu-la-Forêt) (1er carnet, vues 12-17), Compiègne (8e carnet, vues 21-23), Bergues et son superbe beffroi (10e carnet, vues 24-25).

    Au cours de ses tournées postales, il prend le temps d'admirer le paysage et malgré la guerre, reste sensible à un beau coucher de soleil ou à un beau paysage. Réfléchi et humain, il se pose énormément de questions quant à l'origine et à l'utilité de la guerre : " Pourquoi faut-il que par un si beau jour d'automne les hommes s'entretuent ? Est-ce pour cela que Dieu nous a mis sur la Terre ? Quelles responsabilités écrasantes encourent les hommes coupables d'avoir déchainé le terrible fléau dont souffre à l'heure actuelle le monde civilisé ? " (2e carnet, vue 78 et 6e carnet, vues 21-22). Pratiquant, Félix signale les occasions où il a pu se rendre à la messe.

    Des photographies, des papiers personnels de Félix et des papiers militaires concernant le 72e régiment territorial d'infanterie complètent le fonds.

  • Archives de Salidieu (1374-1632)

    Archives seigneuriales de Salidieu (titres, assises et pièces familiales)

  • Fichier historique du diocèse de Luçon

    FONDS CONSULTÉS POUR LA CONSTITUTION DU FICHIER HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LUÇON

    FONDS PARISIENS (Dépouillements de 1956 à 1982)
    - Archives nationales (dans l'ordre alphabétique des cotes) : Conseil du roi, Agence générale du clergé, Commission des réguliers, ordres militaires et hospitaliers, titres domaniaux, biens des établissements religieux supprimés, affaires et biens des protestants, comité ecclésiastique, police générale, cultes, biens nationaux, tribunal révolutionnaire.
    - Bibliothèque nationale : manuscrits latins et nouvelles acquisitions latines, les manuscrits français et nouvelles acquisitions françaises, les collections Baluze, Clérambault, Dupuy, Duchesne, Moreau, Gaignières, Joly de Fleury, Joursanvault, Morel de Choisy, Mélanges Colbert, Cinq-Cents de Colbert. - Les Estampes et les Cartes et plans.
    - Bibliothèque de l'Arsenal : l'ensemble des documents relatifs à l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec l'archevêque de Noailles, archevêque de Paris, dans les années 1710-1714, quelques papiers des cardinaux-ministres Richelieu et Mazarin, quelques lettres des évêques de Luçon, Lescure et Verthamon.
    - Bibliothèque Mazarine : les manuscrits de la bibliothèque Colbertine - un frère du ministre Jean-Baptiste Colbert fut pendant dix ans évêque de Luçon -, l'inventaire de la bibliothèque du cardinal de Richelieu, quelques pièces relatives à sa disgrâce et à son exil en Avignon en 1617, une liasse concernant le séjour de Rabelais en Bas-Poitou.
    - Bibliothèque Sainte-Geneviève : les actes des synodes du diocèse de Luçon des années 1565, 1629, 1693 et 1724 et un fonds complétant celui de la bibliothèque de l'Arsenal concernant l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec le cardinal de Noailles.
    - Bibliothèque de l'Institut : dans la collection Godefroy, les papiers concernant la nomination de Richelieu au Conseil d'État du roi et une partie des multiples démarches du roi, de la reine-mère, des ambassadeurs et des ministres qui ont abouti à la promotion de l'évêque de Luçon au cardinalat, au mois de septembre 1622.
    - Bibliothèque de la Chambre des députés : le fonds de l'hôtel de Luçon à Paris.
    - Bibliothèque de l'Inspection du Génie : les albums de Claude Masse, ingénieur du roi en tournée dans le Bas-Poitou dans les premières années du XVIIIe siècle.
    - Archives du ministère des Affaires Étrangères : y fut déposée par ordre du roi la majeure partie des papiers de la succession du cardinal de Richelieu. On y trouve en outre des documents concernant des évêques de Luçon : Lescure, Rabutin de Bussy et Verthamon. Le fonds Rome est riche en pièces relatives au jansénisme et à la constitution Unigenitus. Le fonds Angleterre contient une documentation intitulée "La France et l'Angleterre en 1793". Enfin, plusieurs pièces concernant, une fois de plus, le cardinal de Richelieu et aussi l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec le cardinal de Noailles, ont été tirées du fonds Correspondance politique, Rome.
    - Archives du ministère de la Guerre : importante documentation relative aux "nouveaux convertis" du début du XVIIIe siècle, et règlements proposés par l'évêque de Luçon pour les nouveaux convertis de son diocèse.
    - Archives du ministère de la Marine : quelques pièces de la correspondance échangée entre Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV, et Nicolas, son frère, évêque de Luçon.

    FONDS CONSERVÉS EN PROVINCE (Dépouillements de 1957 à 1961)
    - Archives de la Vendée et des départements voisins : les mois d'été des années 1957 à 1961 passés dans l'Ouest m'ont permis le dépouillement minutieux des Archives de la Vendée, comme il se doit, et des départements voisins de Charente-Maritime, Gironde, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres et Vienne. Des fiches ont été établies pour les documents concernant le diocèse de Luçon conservés dans les séries instruction publique, familles et seigneuries, état civil, clergé séculier, clergé régulier, culte protestant, documents entrés par voie extraordinaire, administration de l'époque révolutionnaire, domaines nationaux, cultes.
    - Archives diocésaines de Luçon : une collection d'inventaires analytiques pour les séries closes peut faire double emploi avec l'actuel fichier, mais ils ont longtemps et grandement facilité les recherches.
    - Archives diocésaines de Poitiers : on y trouve un certain nombre de pièces antérieures à 1317, date de la création des évêchés de Luçon et de Maillezais dont les territoires furent démembrés de l'évêché de Poitiers qui couvrait, à l'époque, la province entière du Poitou. On y trouve aussi, mais pour une période plus proche de nous, dans les papiers de la famille de Curzon, des lettres de Mgr de Mercy, évêque de Luçon et de ses vicaires généraux de l'époque révolutionnaire.

    - Archives diocésaines de La Rochelle : elles ont conservé une partie des archives de l'ancien diocèse de Maillezais, supprimé en 1648, notamment une collection d'ordonnances épiscopales et synodales, une bonne partie des procès-verbaux des visites épiscopales des XVIIe et XVIIIe siècles, une documentation concernant les établissements religieux, au nombre desquels les couvents des cordelières, des Filles de Notre-Dame et des dames de l'Union-Chrétienne de Fontenay-le-Comte, et des Filles de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre.
    - Archives diocésaines de Bordeaux : de 1317 à la création relativement récente des régions apostoliques, les évêques de Luçon étaient au nombre des suffragants de l'archevêque métropolitain de Bordeaux. Cette dépendance canonique a laissé quelques traces aux Archives.
    - Archives diocésaines de Nantes : quelques pièces concernant les paroisses de Cugand, La Bernardière, La Bruffière, Saint-André-Treize-Voies et Bouin qui dépendirent jusqu'au concordat de 1801 de l'évêché de Nantes.
    - Archives paroissiales de la Vendée : quelques centaines d'analyses concernent des documents des archives paroissiales, également antérieurs à 1801, conservés dans les presbytères de la Vendée.
    - Médiathèque de la ville de Poitiers : elle possède, outre un très riche fonds d'archives, les 88 cahiers de notes de Dom Léonard Fonteneau, religieux de la congrégation de Saint-Maur en résidence de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, chargé par ses supérieurs, vers 1740, de relever dans les évêchés, les abbayes, les prieurés, les couvents et les châteaux du Poitou tous les documents nécessaires pour la rédaction et publication d'une Histoire religieuse du Poitou. Entre les années 1740 et 1773, Dom Fonteneau visita, dans l'actuel diocèse de Luçon, les abbayes de La Blanche, Boisgrolland, Breuil-Herbaud, des Fontenelles, de La Grainetière, l'Ile-Chauvet, Saint-Michel-en-l'Herm, Talmont et de Trizay, la plupart des prieurés et couvents et, bien sûr, l'évêché de Luçon, où il passa le mois de juillet 1765 à copier les 138 pièces (991 pages) qu'il y découvrit et qui constituent le volume XIV de sa collection.
    - Médiathèque de la ville de Niort : elle possède les originaux de la plupart des documents que Dom Fonteneau copia aux Archives de l'évêché de Luçon. En effet, lorsque, vers 1845, La Fontenelle de Vaudoré, conseiller à la Cour de Poitiers, entreprit la rédaction de son Histoire du monastère et des évêques de Luçon, il se fit remettre, probablement sans difficulté, l'ensemble des fonds de l'évêché. Le travail sortit des presses de Gaudin, imprimeur à Fontenay-le-Comte, en 1847, quelques mois après le décès de l'auteur qui, en bon conseiller général des Deux-Sèvres, avait légué à la ville de Niort tous les manuscrits en sa possession, au nombre desquels ceux empruntés à l'évêché de Luçon qu'on peut consulter aujourd'hui sous les cotes Mss 153, 154 et 167. On trouvera aussi sous les cotes Mss 142 à 146 et sous l'étiquette Papiers Prézeau-La Fontenelle, le journal du couvent des carmes de La Flocellière, de 1613 à 1690, et des pièces concernant les abbayes de Trizay, Saint-Michel-en-l'Herm, d'Angles, de Talmont et de Moreilles, les paroisses du Langon, de 1431 à 1778, de Maillezais et de l'île d'Yeu.
    - Médiathèque de la ville de La Rochelle : riche de documents relatifs à l'ancien diocèse de Maillezais, qui occupait sept des cantons du nord-est et du sud-est de l'actuelle Vendée, elle possède entre autres les registres des insinuations ecclésiastiques, les procès-verbaux de plusieurs visites pastorales des XVIIe et XVIIIe siècles, et les précieux mémoires des pères Arcère et Jaillot, concernant l'ancien diocèse.
    - Médiathèque de la ville de Nantes : elle est bien connue des Vendéens pour sa collection de documents de l'époque révolutionnaire dite Dugast-Matifeux. Charles Dugast-Matifeux, né à Montaigu au début du XIXe siècle, conseiller municipal de Montaigu, se porta acquéreur de la correspondance et de tous les papiers du conventionnel Philippe-Charles-Aimé Goupilleau, procureur-syndic du district de Montaigu, membre du Comité de sûreté générale puis du Conseil des Cinq-Cents. Élu sur le tard conseiller municipal de Nantes, Charles Dugast-Matifeux légua à la ville, en 1894, l'ensemble des papiers de Goupilleau, augmenté des siens, au total 98 volumes de pièces originales et autres qui forment une des sources les plus importantes pour l'histoire de la Révolution française et de la chouannerie dans l'Ouest.

    FONDS DU VATICAN (Dépouillements de 1982 à 1990)
    Il fallut faire un choix et se borner à relever dans les fonds des Archives Vaticanes, les pièces les plus importantes pour l'histoire du diocèse. Elles se trouvent en majorité dans les volumes d'enregistrement des bulles papales, dans les registres et les liasses de la Chambre apostolique, de la Secrétairerie d'État, de la Congrégation consistoriale, pour la période antérieure à la Révolution française.
    Pour les années postérieures à 1789, il fallut chercher dans les papiers du Conseil pour les Affaires publiques de l'Église créé en 1790 pour l'examen, à la demande du roi Louis XVI, du texte de la constitution civile du clergé, dans la série Emigrati francesi pour ce qui concerne les prêtres et religieux français réfugiés dans les États pontificaux, enfin dans la série Epoca napoleonica pour la politique religieuse de la France sous le Consulat et les multiples démarches qui ont abouti, le 15 juillet 1801, au texte de la " convention passée entre le Saint-Siège et le premier Consul de la République française", autrement dit le concordat.

  • Sélection Gallica sur le thème de la guerre de Vendée

    Gallica est une bibliothèque numérique, encyclopédique et raisonnée, consultable à l'adresse http://gallica.bnf.fr/

    Elle offre accès à tous types de supports : imprimés (monographies, périodiques et presse) en mode image et en mode texte, manuscrits, documents sonores, documents iconographiques, cartes et plans. Elle se définit comme le portail d'accès aux collections numériques françaises. A ce titre, Gallica donne accès :
    - aux collections libres de droits, ou dont les droits ont été négociés avec les ayants droit, numérisées par la Bibliothèque nationale de France ;
    - aux collections des partenaires publics (bibliothèques, centres de recherches...) sélectionnées pour leur complémentarité scientifique et leur compatibilité technique avec les collections de la BNF.

    Vous trouverez notamment dans Gallica, une sélection d'ouvrages et d'articles sur les guerres de Vendée et beaucoup d'autres documents représentatifs de l'histoire et de la littérature vendéenne. Cet ensemble forme une bibliothèque de base du chercheur en histoire locale, en ce qui concerne les ouvrages libres de droit, principalement la production des érudits du XIXe siècle. Il nous a semblé qu'une liste de ces publications pourrait rendre service aux chercheurs, en complément des ressources numérisées, issues ou non des collections patrimoniales des Archives de la Vendée, proposées sur notre site.

    La "Revue du souvenir vendéen" a initié avant nous ce travail de repérage entre 2006 et 2008 (n° 234, 238, 240, 242 et 245). Nous nous sommes appuyés sur cet inventaire que nous avons enrichi de commentaires bibliographiques et de présentations historiques.

  • Atlas cantonal de la Vendée

    Après un premier projet avorté en 1874, le Conseil général de la Vendée décide, dans sa séance du 25 avril 1879, de confier la réalisation d'un atlas cantonal du département à l'agent voyer en chef Raoul Prévoteau. Ce dernier vient d'achever la carte routière et hydrographique du département, qui lui servira de modèle pour les cartes cantonales. Dans le but de faire de cet atlas "un des plus complets parmi les atlas départementaux", l'échelle est fixée à 1/50.000 et les cartes devront contenir des indications sur la géologie, l'histoire naturelle, l'histoire et la population.
    Sept ans plus tard, en 1886, les dépenses de l'atlas cantonal sont soldées : sur le budget initial fixé à 35.000 francs, seuls 33.026 francs ont été utilisés. Ravi du soin apporté à cette réalisation - qui vient d'obtenir un diplôme d'honneur à l'exposition de Nantes - le Conseil général décide d'allouer la somme restante aux auteurs de l'atlas, l'agent voyer en chef Raoul Prévoteau et son adjoint dans cette opération Joseph Désiry (informations tirées des bulletins des délibérations du Conseil général, 1879 à 1887, consultables aux Archives de la Vendée sous la cote BIB ADM PB 14).

    Cet atlas offre une cartographie complète du département à la fin du XIXe siècle, ainsi qu'une mine d'informations aussi bien géographiques qu'historiques. La lecture de la légende révèle la richesse de ces cartes : sont reportés sur chacune d'elle, en plus des indications topographiques classiques, le nombre d'habitants et la superficie des communes, l'altitude, l'emplacement des églises, des bureaux de poste et de télégraphe, des moulins, usines et phares, des mines et gisements houillers, ainsi que des vestiges archéologiques et historiques !

  • 1Num416 - Correspondance et photographies de Gabriel Turquet (1916-1918)

    Le fonds est constitué de la correspondance envoyée par Gabriel Turquet à ses parents, du 4 mai 1917 au 12 novembre 1918, soit 398 lettres, complétée par 317 photographies prises sur le front. La collection sur plaques de verre, paraît toutefois incomplète car il semblerait que Gabriel ait pris davantage de clichés. Disposant d'un appareil Kodak, il remercie souvent ses parents de lui avoir appris la photographie, véritable échappatoire pour lui dans cette guerre. Ses images permettent à ses proches de le suivre dans le conflit : " le bombardement recommence déjà. Enfin nous en sommes cachés par la petite butte que vous connaissez maintenant par les photos " (26 mai 1917).

    Dans quasiment chacune de ses lettres, Gabriel parle de ses photographies et demande régulièrement à ses parents de lui envoyer des pellicules. En retour, son frère se charge de tirer les images, qu'il renvoie aussitôt par colis à Gabriel. Celui-ci reçoit de nombreuses commandes de la part de ses camarades qui apprécient de se faire " tirer le portrait " (25 mai et 9 juillet 1918). Sa collection a une grande valeur à ses yeux : " si on me demandait de vendre ma collection je ne la lâcherais pour aucun prix. J'y tiens beaucoup trop. " (12 août 1918).

    L'ordre chronologique de la correspondance a été respecté. Gabriel écrit quasiment tous les jours à ses parents et lorsqu'il est dans l'impossibilité de le faire, il griffonne quelques mots pour les rassurer : " demain une lettre plus longue " ou " Déménagement. Bons baisers. A demain une bonne lettre ". Ses parents font de même et lorsque les courriers n'arrivent pas, Gabriel se sent très triste : " Encore aujourd'hui une véritable journée de printemps, mais pour le petit cœur de Gabriel ce n'est pas une journée de printemps, pas de lettres. " (9 mars 1918).
    Ses lettres sont longues et explicites ; il raconte ses journées en donnant beaucoup de détails, en revanche il parle peu de sa santé sauf quand il lui arrive un problème : " j'ai eu mal à la tête " ou " j'ai perdu connaissance à cause des gaz ". Il préfère raconter sa vie quotidienne et utilise des guillemets et des points d'exclamation pour rendre son discours plus vivant. Par sa jeunesse, il semble insouciant, mêlant humour et blagues : " non ce n'est pas une guerre de position mais bien une guerre de déménagement " ou " ce matin, la charcuterie boche est en grande quantité bien haute devant nous (vous devinez que je veux dire les saucisses ballons observatoires) ". Il a très souvent des anecdotes à raconter qui dédramatise sa correspondance (9 juillet 1917). A la fin de ses lettres, il prend des nouvelles de la famille, passant tout le monde en revue. Il conseille à ses parents de se reposer et de prendre soin d'eux ; il félicite son frère pour ses études et aime se remémorer leurs balades à bicyclette en Bretagne et en Vendée.
    La religion tient une part importante dans sa vie et il essaye d'aller à la messe dès qu'il le peut. Lorsqu'il se trouve dans des secteurs difficiles, il demande toujours à ses parents et à son frère de prier pour lui.

    Gabriel ne cache pas la réalité de la guerre à ses proches et raconte facilement les combats et les engagements auxquels il participe. En revanche, n'étant pas autorisé à donner des indications géographiques, il utilise de l'encre invisible pour dissimuler les lieux où il se trouve (11 juin 1917). Il apprend également la sténographie (2 juillet 1917), toujours pour cette même raison (9 juillet 1917 et 22 janvier 1918). Gabriel aime être au front et ne supporte pas de rester à l'arrière, où il se considère comme un embusqué : " moi je trouve que le front est assez intéressant et même je trouve la vie au front agréable […] la vie d'aventure à un certain point intéressant mais il y a aussi le danger " (1 octobre 1917).
    En 1917, il est plutôt optimiste quant à la situation générale, précisant que les Allemands échouent à chaque tentative d'attaque et ne comprenant pas pourquoi ils insistent autant dans cette guerre : " ils peuvent se plaindre mais pourtant pour eux ce serait si simple d'en finir, ils n'auraient qu'à f… le camp de chez nous " (16 juillet 1917), ou bien " il y a bien des choses que je ne puis vous dire dans une lettre, mais qui nous prouvent bien que nous sommes les plus forts " (30 juillet 1917). L'année suivante, son discours n'est plus tout à fait le même ; les combats deviennent plus acharnés et violents, ce qui l'incite à davantage de retenue et d'inquiétude.

    Le fonds se compose de trois parties : les portraits de Gabriel, sa correspondance et les photographies associées et enfin, ses autres clichés classés par thème.

  • 1 T - Instruction publique. - Fonds de l'inspection académique, des écoles normales et des établissements scolaires

    Ponctué par de grandes lois scolaires, le XIXe siècle pose les bases de l'organisation actuelle de l'enseignement en France. Le réseau d'écoles primaires communales se structure petit à petit, les établissements d'enseignement secondaire s'affirment et se stabilisent au fil du siècle, le tout encouragé et contrôlé par l'Etat, le ministère chargé de l'instruction publique et leurs relais locaux respectifs : le préfet et l'inspecteur d'académie (à partir de 1850).


    L'une des spécificités de la Vendée est la place majeure occupée dans l'instruction publique par les congrégations religieuses, notamment dans l'enseignement primaire des filles, y compris avant la loi du 10 avril 1867 qui impose l'ouverture d'écoles communales de filles. En 1900, la moitié des filles de plus de 6 ans fréquentent des écoles privées - les deux sexes confondus, plus d'un tiers des enfants du primaire sont alors scolarisés dans l'enseignement privé. L'enseignement est par conséquent l'un des lieux où s'expriment les tensions très vives entre population, communes et Etat à la toute fin du XIXe et au début du XXe siècle. L'impact de la loi de 1886 qui laïcise le personnel enseignant communal concerne principalement les écoles de filles : dans de nombreuses communes, l'école privée de filles tenait lieu d'école communale. Les constructions et les déclarations d'ouverture d'écoles privées suivent presque immédiatement les fermetures d'établissements laïcisés ; certaines écoles publiques peinent à conserver leurs effectifs, voire sont par endroits désertées ; des tensions entre écoles et Eglise se nouent, notamment autour des heures de catéchisme et des cérémonies religieuses. La politique du diocèse et des congrégations religieuses, sous la houlette de Mgr Catteau (1877-1915), favorise quant à elle la création et le maintien d'un réseau d'écoles privées légales, tant dans l'enseignement primaire que secondaire et technique, et ce malgré le contexte législatif qui restreint puis impose, sous peine d'interdiction d'enseigner, la sécularisation aux enseignants religieux. La baisse des effectifs de l'enseignement privé, causée par les lois scolaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, ne sera que brève ; l'enseignement privé dépassera rapidement sa position antérieure, devenant par la suite nettement et durablement majoritaire chez les filles comme chez les garçons.



    PANORAMA DES PRINCIPAUX TEXTES LÉGISLATIFS SCOLAIRES


    - Le décret du 3 brumaire an IV définit les trois degrés de l'enseignement (primaire, secondaire et spécial) et parachève l'organisation des écoles centrales, créées au chef-lieu de département (décret du 7 ventôse an III ).

    - La loi du 11 floréal an X confirme les trois degrés de l'enseignement et précise les modalités de fonctionnement des établissements scolaires (écoles primaires, secondaires et lycées entretenus par l'Etat) : traitement des instituteurs, matières enseignées, surveillance de l'instruction, etc.

    - La loi du 17 mars 1808 et le décret du 17 mars 1808 organisent l'Université impériale, corps chargé de l'enseignement public dans l'Empire ; l'institution sera progressivement remplacée sous la monarchie par un ministère en charge de l'Instruction publique.

    - L'ordonnance du 29 février 1816 oblige les communes à pouvoir à l'instruction des enfants. Des comités gratuits et de charité, composés notamment du sous-préfet, du juge de paix et de notables locaux sous la présidence du curé, sont mis en place au niveau des cantons afin de surveiller l'enseignement religieux et moral. Les instituteurs doivent désormais être titulaire d'un brevet de capacité délivré par le recteur et présentés au comité cantonal.

    - La loi du 28 juin 1833, dite loi Guizot, impose aux communes de plus de 500 habitants l'entretien d'une école primaire élémentaire de garçons. Une école primaire supérieure doit être mise en place par celles de plus de 6000 habitants. Les écoles sont désormais contrôlées au niveau communal par un comité local de surveillance au sein duquel siègent le maire, le curé ou le pasteur et des notables de la commune.

    - La loi du 15 mars 1850, dite loi Falloux, renforce la loi du 28 juin 1833 en imposant l'entretien d'une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants. Elle met surtout en place des dispositions favorisant l'ouverture d'écoles privées, qui sont requalifiées "écoles libres". Le comité local de surveillance est maintenu. Une académie est créée par département, ainsi qu'un conseil académique (transformé en conseil départemental de l'instruction publique par la loi suivante) composé de membres de la préfecture, de l'inspection académique, de l'évêché et du conseil général.

    - La loi du 14 juin 1854, dite loi Fortoul, revient sur l'organisation des académies qui regroupent désormais plusieurs départements. Un inspecteur d'académie est nommé par département ; il est vice-président du Conseil départemental de l'instruction publique, présidé par le préfet.

    - La loi du 10 avril 1867, dite loi Duruy, oblige les communes de plus de 500 habitants à entretenir une école de filles. Des caisses des écoles peuvent être créées par le conseil municipal afin d'apporter des secours aux élèves indigents. Toutes les écoles publiques, y compris celles libres tenant lieu d'école publique ou bénéficiant d'une subvention de l'Etat, sont soumises à l'inspection académique. Enfin, la loi s'attarde à préciser les conditions de salaire des instituteurs et institutrices.

    - Les lois des 16 juin 1881 et 28 mars 1882, dites lois Ferry, instaurent l'enseignement primaire public, gratuit et obligatoire de 6 à 13 ans. L'instruction religieuse n'a plus cours dans les écoles publiques, et devient facultative dans les écoles privées ; les dispositions de la loi de 1850 donnant aux ministres des cultes un droit d'inspection et de surveillance sont abrogées. Une commission scolaire doit être mise en place dans chaque commune afin de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles.

    - La loi du 30 octobre 1886, dite loi Goblet, définit l'organisation de l'enseignement primaire, depuis les écoles maternelles jusqu'aux classes primaires supérieures et cours complémentaires, les conditions requises pour y enseigner et le rôle des commissions scolaires et du conseil départemental (désormais chargé uniquement de l'enseignement primaire, et qui remplace celui de l'instruction publique). Cette loi assoit par ailleurs le rôle des inspections académiques et précise que l'enseignement dans les écoles publiques sera exclusivement confié à un personnel laïc

    - En janvier 1902, le Conseil d'Etat soumet toute ouverture d'école où enseignent des congréganistes à l'obtention d'une autorisation préalable.

    - La loi du 7 juillet 1904 interdit l'enseignement aux congrégations religieuses : les enseignants doivent se séculariser ou cesser d'enseigner.


    La sous-série 1 T des Archives départementales consacrée à l'enseignement est constituée des fonds de quatre ensembles de producteurs différents : la préfecture (articles 1 T 1225 à 1 T 2155), l'inspection académique (articles 1 T 1 à 1 T 745), les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices (articles 1 T 746 à 1 T 923) et les établissements scolaires (articles 1 T 924 à 1 T 1224).


    Les documents conservés concernent principalement la gestion du personnel (traitement, dossiers de personnel) et des écoles primaires. Les archives relatives à l'organisation de l'inspection académique ou des écoles normales sont plus lacunaires, victimes notamment de destructions (incendie de l'école normale de garçons par exemple) ou de perte lors de transferts successifs.



    Ces différents fonds sont extrêmement complémentaires pour toute étude sur l'enseignement. Les deux administrations que sont la préfecture et l'inspection académique jouent un rôle incontournable en matière de question scolaire dans le département (fonctionnement des écoles, personnel, contrôle de l'enseignement privé). A la tête du Conseil départemental de l'instruction publique (1854) siège le préfet, secondé par l'inspecteur d'académie, vice-président. Initialement nommés par le recteur sur proposition des comités cantonaux (1816), puis par les comités d'arrondissement (1833) et enfin par les conseils municipaux sur proposition du conseil académique du département (1850), les instituteurs sont à partir de 1886 nommés par le préfet, sur proposition de l'inspecteur d'académie. Ces interactions entre administration se retrouvent également entre l'inspection académique et les écoles normales : l'inspecteur d'académie est président des conseils d'administration des écoles (1889), procède à l'enregistrement des candidats au concours d'entrée, et préside la commission d'examen. Ces mêmes écoles normales relèvent par ailleurs de l'autorité du préfet et du conseil général au niveau matériel et financier.

  • 9 R et 10 R - Prisonniers de guerre ennemis (1914-1920) et Organismes temporaires du temps de la Première Guerre mondiale (1914-1929).

    Sous-série 9 R :

    Dès 1914, les prisonniers de guerre ennemis sont utilisés comme main-d'oeuvre par les départements et les communes qui en font la demande. Ils sont notamment employés aux travaux des champs pour remplacer les soldats partis au front.
    On trouvera dans cet inventaire les demandes publiques, de sociétés ou de particuliers pour l'emploi d'équipes de prisonniers de guerre, ainsi que la correspondance et les instructions relatives à leur gestion (garde, logement, salaires, etc.)


    Sous-série 10 R :

    Cette sous-série regroupe les fonds d'archives constitués par les différents organismes temporaires qui ont fonctionné durant la Première Guerre mondiale. En effet, les conditions d'occupation du territoire et la durée du conflit ont généré des besoins de réorganisation des services de l'Etat, y compris au niveau départemental. Un certain nombre de services ont ainsi été créés pour une durée et des objectifs déterminés, puis supprimés plus ou moins rapidement après la fin de la guerre.

    Sont donc réunies ici les archives du Service des réfugiés, de l'Office départemental du charbon, de l'Office départemental des céréales, du Comité départemental de répartition du sucre, du Service de l'essence et du pétrole, ainsi que de commissions et comités économiques et agricoles. A côté des papiers de ces services spécifiques du temps de guerre, les archives relatives aux oeuvres de guerre et aux dommages de guerre sont également décrites dans cet inventaire.

    Le Service des réfugiés. Les premiers réfugiés, attendus dans le département au début de septembre 1914, ne sont arrivés que fin octobre. Tout au long de la guerre se sont succédés les convois et, au gré des nouvelles du front, les rapatriements et les départs temporaires. Le Service départemental des réfugiés, dirigé par Pascal Lanco, qui occupe également les fonctions d'archiviste départemental, se compose du Contrôle des réfugiés (organisé par un arrêté préfectoral du 5 novembre 1914) et de la Commission départementale des réfugiés. Il gère l'arrivée et l'accueil des réfugiés, leur logement, leur éventuel emploi et la mobilisation des classes concernées, les secours et aides (qui leur sont accordés ou non par la commission départementale) et enfin leur retour. Le service est supprimé à partir du 1er janvier 1923.

    L'Office départemental du charbon. En avril 1917, la supervision de l'approvisionnement en charbon est d'abord confiée à un groupement de négociants, sous l'égide de la Chambre de commerce et d'industrie du département. Le 30 mai 1917, l'Office départemental du charbon est à son tour créé, afin de contrôler l'activité du groupement charbonnier, et surtout de faciliter l'approvisionnement en charbon de l'industrie, de l'agriculture (pour les campagnes de battages), des foyers domestiques et des administrations. On retrouvera donc dans cet inventaire des documents relatifs aux recensements des besoins, puis à la répartition des produits. Ce service est également supprimé en 1923.

    L'Office départemental des céréales. Institué par arrêté préfectoral du 31 juillet 1917, son rôle est de " surveiller l'exécution des opérations d'achat de céréales, assurer l'approvisionnement des meuneries et boulangeries, surveiller la mouture des céréales panifiables et les livraisons de farines, ainsi que la fabrication et la vente du pain " (10 R 89). Il s'associe également au préfet pour fixer le montant des taxes sur la farine et le pain. Il se compose du Bureau permanent des céréales et du Contrôle des stocks. Un décret du 24 octobre 1918 fait disparaître l'Office départemental au profit de son organe d'exécution, le Bureau permanent, qui, dans la réalité, assurait déjà les prérogatives de l'Office. Placé sous l'autorité de la préfecture, mais bien distinct des autres services départementaux du ravitaillement, il a pour mission de collecter, répartir et distribuer les grains, farines, avoines, produits mélassés et sons. Le Contrôle des stocks agit en amont du Bureau permanent, à qui il fait connaître les disponibilités en céréales. Le Bureau permanent des céréales est liquidé en Vendée courant juillet-août 1923.

    Le Comité départemental de répartition du sucre. Créé le 11 novembre 1916, il a pour mission de procéder à la répartition du sucre auprès des grossistes et des détaillants (eux-mêmes répartiteurs auprès de la population). Ses archives sont constituées, d'une part des dossiers relatifs à l'organisation du service, et d'autre part de ceux concernant l'approvisionnement et la répartition des produits. Ce service disparaît en février 1921.

    Le Service de l'essence et du pétrole. Ce service dépend du Service du ravitaillement général de la population, qui préexiste et perdure au-delà de la guerre et dont les archives sont conservées en sous-série 6 M. L'institution, par un décret du 4 décembre 1917, d'une taxe de 2 francs sur les carnets d'essence, conduit le préfet à nommer un régisseur propre à ce service en mai 1918 (Paul Bression). On retrouve dans cet inventaire les pièces relatives à cette gestion : la comptabilité du service, les enquêtes pour connaître les besoins et l'approvisionnement en essence et pétrole. La circulaire du ministère de l'Agriculture et du Ravitaillement du 21 mai 1919 met fin à ce service à partir du 1er juin.


    Des commissions et des comités économiques et agricoles apparaissent entre 1915 et 1916 en Vendée pour pallier le manque d'ouvriers et aux difficultés d'approvisionnement liés à la mobilisation des hommes sur le front.

    La Commission mixte industrielle composée de patrons et d'ouvriers est créée suite à la circulaire du 5 février 1915. Elle a pour but de favoriser un retour à une vie économique normale par une gestion de la main-d'oeuvre et de l'approvisionnement.
    En parallèle, le décret du 25 octobre 1915 prévoit pour chaque région militaire la création d'un Comité consultatif d'action économique, afin de maintenir et de développer l'activité agricole, industrielle et commerciale pour la durée de la guerre. Un sous-comité par département devait en dépendre avec une mission identique à celle de la commission mixte industrielle déjà existante. Ces deux entités sont fusionnées par circulaire du 4 décembre 1915, la Vendée ayant retenu le nom de sous-comité consultatif d'action économique.

    La Commission départementale de la main d'oeuvre agricole doit centraliser les demandes de main-d'œuvre, puis la répartir entre les communes. Il s'agit d'équipes de militaires, de journaliers agricoles ou encore de prisonniers de guerre ennemis. La commission instruit également les demandes de sursis des spécialistes indispensables à l'exploitation agricole qui sont mobilisés. Elle est créée par la circulaire du 22 décembre 1915, et dissoute le 30 septembre 1919.

    Les Comités communaux d'action agricole sont placés sous l'autorité de la commission de la main-d'oeuvre agricole pour les besoins en main-d'oeuvre militaire et sous celle du sous-comité départemental d'action économique pour le reste. Ils sont créés en février 1916.

    La Commission consultative agricole, établie en Vendée par application de la circulaire du 5 août 1914, sous la présidence du préfet, se réunit pour la première fois le 15 juillet 1915. Elle est chargée de l'étude des questions relatives à l'alimentation de la population civile. En Vendée, l'activité de cette commission est bien développée et plus importante que celle du sous-comité consultatif d'action économique.


    Les oeuvres de guerre. Il s'agit des archives provenant d'associations, autorisées par la préfecture, agissant pour différentes causes autour des réfugiés et des mobilisés. Trois oeuvres sont concernées, ainsi que la Croix-Rouge américaine sur laquelle on conserve quelques documents.

    Le Comité départemental franco-belge s'occupe de l'aide aux réfugiés de la Belgique et des départements envahis. Il agit en étroite collaboration avec le Service des réfugiés.

    Le Comité vendéen d'assistance aux blessés de la tuberculose et de la protection des réformés n°2. Les réformés n°2 sont des soldats dont la maladie ou l'infirmité n'est pas imputable au service. La lutte à grande échelle contre la tuberculose est initiée en France par la Fondation Rockefeller, à partir de 1916. Son action est relayée par des oeuvres françaises à l'échelon national, puis local. Le rôle du Comité vendéen est, d'une part, de recenser les réformés par commune et d'établir des dossiers individuels, et, d'autre part, d'organiser les visites à domicile et la diffusion des règles d'hygiène élémentaire pour éviter la propagation de la maladie. En raison des renseignements à caractère médical insérés dans les dossiers individuels, ceux-ci ne sont pas communicables avant la fin du délai réglementaire (sauf sur dérogation).

    Le Comité départemental de secours aux blessés, aux soldats du front, aux réfugiés et aux prisonniers de guerre. Il agit essentiellement en faveur des soldats du front et des prisonniers de guerre, recevant à la fois des souscriptions en nature et des subventions. Réuni pour la première fois le 14 septembre 1914, le comité est présidé par le préfet et siège à la préfecture.
    Il fusionne, le 1er mars 1920, avec le Comité vendéen d'assistance aux blessés de la tuberculose et de la protection des réformés et avec le Comité départemental franco-belge. La nouvelle institution est dissoute le 1er septembre 1923.


    Les dommages de guerre. Bien qu'éloigné du théâtre des opérations militaires, le département de la Vendée a quand même déposé des demandes de réparation au titre des dommages de guerre. Il s'agit surtout de dossiers relatifs aux pertes de matériel subies par les bateaux de pêche de L'Ile-d'Yeu. Sont réunies sous une unique cote les instructions générales et quelques dossiers individuels établis entre 1920 et 1927.

  • 207 J - Archives de l'Animation Culturelle Luçonnaise (A.C.L.)

    Les archives de l'Animation Culturelle de Luçon sont constituées des bilans et projets annuels, d'articles de presse et de programmes relatant les animations proposées à Luçon, de 1982 à 1991.

Voir par page : 10 20 50 100