• La libération du territoire et le retour à la République - CNRD 2013-2014
  • 1Num367-3 - Les brancardiers du 12ème Régiment d'infanterie [1915-1918]

    Les 338 plaques de verre stéréoscopiques qui composent le fonds ont été numérotées et légendées par le photographe lui-même, en respectant les déplacements de la division des brancardiers. La collection est toutefois incomplète puisque quelques numéros manquent. La moitié des clichés concerne la guerre dans la Meuse. Quant aux autres prises de vues, elles ont été réalisées dans l'Aisne, la Somme, le Territoire de Belfort et le Doubs.

    Ce fonds se divise en deux parties. La première s'attache à présenter les brancardiers, leurs activités et leur quotidien. La seconde dévoile les secteurs des opérations militaires dans lesquels ils sont intervenus. Elle offre de nombreuses vues sur les ouvrages militaires, les armes, le quotidien des soldats mais également sur les conséquences des combats (destructions, soldats tués...).

    Cet inventaire ne suit que partiellement l'ordre initial des clichés, mais s'efforce en revanche de restituer, à chaque fois que nécessaire, l'ordre des déplacements dans les départements traversés.

    Des termes d'argot militaire, utilisés dans les légendes, ont été conservés pour décrire les photographies. Il s'agit notamment de "cagnaville", pour abri léger de tranchée, et de "brancardville", pour poste de secours.

  • 59 J - Documents iconographiques et imprimés issus du fonds Edmond Bocquier

    Sont uniquement réunies ici les pièces iconographiques contenues dans son fonds et qui ont été numérisées.

    La totalité de ses travaux est présentée dans l'inventaire en ligne "59 J - Fonds Bocquier (XVe s. -1948)" du menu "Inventaires et catalogues en ligne", rubrique "Enseignement, Culture, Sports et Loisirs"

  • 1 Y - Fonds de la préfecture (an IX-1940)

    La gestion des établissements pénitentiaires, bien que propriété du Département depuis le 9 avril 1811, est rattachée au ministère de l'Intérieur jusqu'en mars 1911, puis à celui de la Justice, et placée sous l'autorité du préfet, son représentant local. Toute décision comptable ou administrative est soumise à son approbation, et ce sont donc les documents produits ou reçus à cet effet par les services de la préfecture qui forment ce fonds confié aux Archives départementales par versements successifs. Après le décret du 31 mai 1871, chaque département passe sous la tutelle d'une circonscription pénitentiaire regroupant plusieurs départements. Le contrôle et la gestion des prisons départementales sont donc assurés au niveau régional par un directeur de circonscription pénitentiaire. Ses décisions sont transmises au préfet du département concerné, lequel informe à son tour le ministère. La Vendée dépendra successivement des circonscriptions de Nantes en 1871, de Thouars en 1909 et de Bordeaux en 1926.

    Ce fonds issu de la préfecture permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement des prisons départementales, des chambres et dépôts de sûreté, ainsi que des dépôts de mendicité. Il s'articule autour de 4 grands axes :

    - La réglementation concernant ces établissements ;

    - Les prisons départementales et leur fonctionnement au travers d'enquêtes minstérielles, d'inspections générales, de rapports divers, de délibérations des commissions de surveillance, avec également une partie consacrée au personnel pénitentiaire et une autre à la comptabilité. On découvre le rôle prépondérant de l'Entreprise générale des services économiques assurant les dépenses liées aux détenus et leur fournissant un travail en atelier. On suit le parcours de jeunes détenus, âgés d'une dizaine d'années, parfois moins, à la lecture des pièces composant leur dossier nominatif, et l'on assiste à leur départ pour les colonies pénitentaires jusqu'à leur majorité. Officient par la suite les sociétés de patronage des libérés chargées de leur réinsertion ;

    - La spécificité des chambres et dépôts de sûreté, où transitaient nombre de prisonniers civils ou militaires ;

    - Les dépôts de mendicité créés pour accueillir les vagabonds et mendiants condamnés par les tribunaux correctionnels, mais également les mesures prises, tout au long du XIXe siècle, par les institutions départementales pour l'extinction de la mendicité.

  • 2 Y 3 - Fonds de l'établissement pénitentiaire des Sables-d'Olonne (1828-1954)

    Les archives de cet établissement pénitentiaire sont composées essentiellement de registres d'écrou qui constituent à eux seuls une mine d'informations sur la population carcérale. Ils précisent en effet, pour chaque détenu, les mentions d'état civil, l'origine sociale, la constitution morphologique, la profession et le degré d'instruction, le motif, la durée et la destination d'incarcération, etc. Seul le contenu de trois carnets d'ordres de service (1891-1930) complétés par un catalogue de la bibliothèque laisse deviner l'organisation de l'administration pénitentiaire, et il faut consulter la sous-série 1 Y (fonds de la préfecture) pour en parfaire la compréhension.

  • 2 Y 2 - Fonds de l'établissement pénitentiaire de Fontenay-le-Comte (an XI-1934)

    Les archives de l'établissement pénitentiaire sont composées essentiellement de registres d'écrou qui constituent à eux seuls une mine d'informations sur la population carcérale puisqu'ils précisent pour chaque détenu leur état civil, leur origine sociale, leur description morphologique, leur profession et degré d'instruction, le motif, la durée et la destination d'incarcération, etc. Les carnets d'ordres de service (1874-1926), les rapports journaliers du gardien-chef (1876-1885), les registres d'inscriptions des bijoux et objets précieux des détenus, les prescriptions médicales à leur encontre, ainsi que les registres de prêt d'ouvrages de la bibliothèque nous renseignent également, même si ce n'est que partiellement sur le fonctionnement de l'administration pénitientiaire, et il faut consulter également la sous-série 1 Y (fonds de la préfecture) pour en parfaire la compréhension.

  • 2 Y 1 - Fonds de l'établissement pénitentiaire de La Roche-sur-Yon (1811-1940)

    Les archives de l'établissement pénitentiaire sont composées essentiellement de registres d'écrou qui constituent à eux seuls une mine d'informations sur la population carcérale puisqu'ils précisent pour chaque détenu leur état civil, leur origine sociale, leur description morphologique, leur profession et degré d'instruction, le motif, la durée et la destination d'incarcération, etc. Seuls deux carnets d'ordres de service (1921-1930) renseignent sur le fonctionnement de l'administration pénitentiaire, et il faut consulter la sous-série 1 Y (fonds de la préfecture) pour en parfaire la compréhension. Il en est de même pour le personnel pénitentiaire qu'on ne découvre que sommairement par l'unique registre matricule des agents de surveillance [1879-1930].

  • Notaires de Fontenay-le-Comte : analyses d'un choix de pièces (1578-1701)

    M. Jean Maillaud réalisait, dans les années 1970, des descriptions précises d'un grand nombre de minutes de plusieurs notaires de Fontenay-le-Comte pour la période 1550-1650. Celles-ci ont été reprises dans cet inventaire, allégées des longues citations qui souvent les complétaient.

    Le minutier de Fontenay-le-Comte, pour cette même période, a été entièrement numérisé et est accessible en ligne ; l'inventaire précise, dans certains cas et grâce aux relevés effectués par M. Jaunet, le numéro de vue à partir duquel on peut consulter les minutes analysées.

  • 4 M 380-433 - Sûreté générale

    Il est seulement publié dans cet inventaire la partie "Surveillance des personnes et des mouvements politiques" de la sous-série 4 M. Les pièces concernant la période du Second Empire sont consultables en version numérisée et disposent d'analyses plus dévelopées.

  • 1 T 1225 à 2155 - Instruction publique. - Fonds de la préfecture

    Ponctué par de grandes lois scolaires, le XIXe siècle pose les bases de l'organisation actuelle de l'enseignement en France. Le réseau d'écoles primaires communales se structure petit à petit, les établissements d'enseignement secondaire s'affirment et se stabilisent au fil du siècle, le tout encouragé et contrôlé par l'Etat, le ministère chargé de l'instruction publique et leurs relais locaux respectifs : le préfet et l'inspecteur d'académie (à partir de 1850).


    L'une des spécificités de la Vendée est la place majeure occupée dans l'instruction publique par les congrégations religieuses, notamment dans l'enseignement primaire des filles, y compris avant la loi du 10 avril 1867 qui impose l'ouverture d'écoles communales de filles. En 1900, la moitié des filles de plus de 6 ans fréquentent des écoles privées - les deux sexes confondus, plus d'un tiers des enfants du primaire sont alors scolarisés dans l'enseignement privé. L'enseignement est par conséquent l'un des lieux où s'expriment les tensions très vives entre population, communes et Etat à la toute fin du XIXe et au début du XXe siècle. L'impact de la loi de 1886 qui laïcise le personnel enseignant communal concerne principalement les écoles de filles : dans de nombreuses communes, l'école privée de filles tenait lieu d'école communale. Les constructions et les déclarations d'ouverture d'écoles privées suivent presque immédiatement les fermetures d'établissements laïcisés ; certaines écoles publiques peinent à conserver leurs effectifs, voire sont par endroits désertées ; des tensions entre écoles et Eglise se nouent, notamment autour des heures de catéchisme et des cérémonies religieuses. La politique du diocèse et des congrégations religieuses, sous la houlette de Mgr Catteau (1877-1915), favorise quant à elle la création et le maintien d'un réseau d'écoles privées légales, tant dans l'enseignement primaire que secondaire et technique, et ce malgré le contexte législatif qui restreint puis impose, sous peine d'interdiction d'enseigner, la sécularisation aux enseignants religieux. La baisse des effectifs de l'enseignement privé, causée par les lois scolaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, ne sera que brève ; l'enseignement privé dépassera rapidement sa position antérieure, devenant par la suite nettement et durablement majoritaire chez les filles comme chez les garçons.


    PANORAMA DES PRINCIPAUX TEXTES LÉGISLATIFS SCOLAIRES


    - Le décret du 3 brumaire an IV définit les trois degrés de l'enseignement (primaire, secondaire et spécial) et parachève l'organisation des écoles centrales, créées au chef-lieu de département (décret du 7 ventôse an III ).


    - La loi du 11 floréal an X confirme les trois degrés de l'enseignement, et précise les modalités de fonctionnement des établissements scolaires (écoles primaires, secondaires et lycées entretenus par l'Etat) : traitement des instituteurs, matières enseignées, surveillance de l'instruction, etc.


    - La loi du 17 mars 1808 et le décret du 17 mars 1808 organisent l'Université impériale, corps chargé de l'enseignement public dans l'Empire ; l'institution sera progressivement remplacée sous la monarchie par un ministère en charge de l'Instruction publique.


    - L'ordonnance du 29 février 1816 oblige les communes à pourvoir à l'instruction des enfants. Des comités gratuits et de charité, composés notamment du sous-préfet, du juge de paix et de notables locaux, sous la présidence du curé, sont mis en place au niveau des cantons afin de surveiller l'enseignement religieux et moral. Les instituteurs doivent désormais être titulaires d'un brevet de capacité, délivré par le recteur, et présentés au comité cantonal.


    - La loi du 28 juin 1833, dite loi Guizot, impose aux communes de plus de 500 habitants l'entretien d'une école primaire élémentaire de garçons. Une école primaire supérieure doit être établie dans celles de plus de 6000 habitants, ainsi que dans les villes-préfectures. Les écoles sont désormais contrôlées au niveau communal par un comité local de surveillance, au sein duquel siègent le maire, le curé ou le pasteur et des notables de la commune. La loi introduit également une distinction entre les écoles publiques, entretenues totalement ou en partie par les communes, les départements ou l'Etat, et les écoles privées, ouvertes par tout individu muni du brevet de capacité ou d'un certificat attestant de ses capacités d'enseigner.


    - La loi du 15 mars 1850, dite loi Falloux, renforce la loi du 28 juin 1833 en imposant l'entretien d'une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants. Elle met surtout en place des dispositions favorisant l'ouverture d'écoles privées, qui sont requalifiées "écoles libres". Le comité local de surveillance est maintenu. Une académie est créée par département, ainsi qu'un conseil académique (transformé en conseil départemental de l'instruction publique par la loi suivante) composé de membres de la préfecture, de l'inspection académique, de l'évêché et du conseil général.


    - La loi du 14 juin 1854, dite loi Fortoul, revient sur l'organisation des académies, qui regroupent désormais plusieurs départements. Un inspecteur d'académie est nommé par département ; il est vice-président du Conseil départemental de l'instruction publique, présidé par le préfet.


    - La loi du 10 avril 1867, dite loi Duruy, oblige les communes de plus de 500 habitants à entretenir une école de filles. Des caisses des écoles peuvent être créées par le conseil municipal afin d'apporter des secours aux élèves indigents. Toutes les écoles publiques, y compris celles libres tenant lieu d'école publique ou bénéficiant d'une subvention de l'Etat, sont soumises à l'inspection académique. Enfin, la loi s'attarde à préciser les conditions de salaire des instituteurs et institutrices.


    - Les lois des 16 juin 1881 et 28 mars 1882, dites lois Ferry, instaurent l'enseignement primaire public, gratuit et obligatoire de 6 à 13 ans. L'instruction religieuse n'a plus cours dans les écoles publiques, et devient facultative dans les écoles privées ; les dispositions de la loi de 1850 donnant aux ministres des cultes un droit d'inspection et de surveillance sont abrogées. Une commission scolaire doit être mise en place dans chaque commune, afin de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles.


    - La loi du 30 octobre 1886, dite loi Goblet, définit l'organisation de l'enseignement primaire, depuis les écoles maternelles jusqu'aux classes primaires supérieures et aux cours complémentaires, les conditions requises pour y enseigner, et le rôle des commissions scolaires et du conseil départemental (désormais chargé uniquement de l'enseignement primaire, il remplace celui de l'instruction publique). Cette loi asseoit par ailleurs le rôle des inspections académiques, précise que l'enseignement dans les écoles publiques sera exclusivement confié à un personnel laïc, et elle reprend la terminologie d'"écoles privées" (et non "écoles libres") de la loi de 1833.


    - En janvier 1902, le Conseil d'Etat soumet toute ouverture d'école où enseignent des congréganistes à l'obtention d'une autorisation préalable.


    - La loi du 7 juillet 1904 interdit l'enseignement aux congrégations religieuses : les enseignants doivent se séculariser ou cesser d'enseigner.



    La sous-série 1 T des Archives départementales, consacrée à l'enseignement, est constituée des fonds de quatre ensembles d'origines différentes : la préfecture (1 T 1225 à 2156), l'inspection académique (articles 1 T 1 à 745), les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices (articles 1 T 746 à 923) et les établissements scolaires (articles 1 T 924 à 1224).

  • Communiquer pour résister (1940-1945)

    Le thème du concours de la résistance 2012 est "Communiquer pour résister (1940-1945)".


    S'ADRESSER

    L'appel du 18 juin 1940 du général de Gaulle est l'acte fondateur de la Résistance. On sait, de la part des Anglais, toutes les précautions qui entourent sa diffusion et les limites de sa réception en France. Cependant ce message donne une adresse à la Résistance : un homme, presque inconnu. Un territoire qui symbolise la Resistance au nazisme : l'Angleterre et Londres. A partir de ce moment ceux qui partagent les conceptions de " l'ex colonel de Gaulle ", selon les termes des documents de Vichy, savent symboliquement puis pratiquement à qui s'adresser !

    Comment mesurer l'impact de ce message en France et en Vendée ? De Gaulle devient-il immédiatement l'interlocuteur clair de ceux qui s'engagent dans le refus de la défaite ? Le témoignage d'un résistant de la première heure en Vendée évoque, pendant l'été 1940, " la perspicacité " de ceux qui pouvaient " percer l'activité des patriotes qui, au 18 juin 1940, avaient répondu à l'appel de de Gaulle ".

    Cette " perspicacité " doit nous faire comprendre qu'en Vendée, comme ailleurs, le niveau d'appropriation du message gaulliste est loin d'être massif et spontané. Cependant au début de l'année 1941, ces mêmes témoignages qui évoquent la constitution progressive des réseaux de résistance mentionnent le rôle de la " BBC gaulliste " qui organise la campagne des V. Cette lettre est rapidement associée à de Gaulle lui-même et à sa prémonition d'une victoire finale. On constate assez rapidement l'assimilation entre l'homme, ses convictions et l'outil de communication qui relaye son action, la BBC. À Challans, ce sont de jeunes garçons qui ont entre 14 et 17 ans qui inscrivent la lettre sur divers immeubles de la localité. Les premiers messages sont passés.

    On trouve un autre mot d'ordre qui permet d'évaluer la portée de la voix de de Gaulle en Vendée. En octobre 1941, il invite à un arrêt de travail en solidarité avec des otages fusillés. Le 31, le commissaire de police qui rédige un rapport à la Feldkommandantur, s'empresse de ne mentionner aucune manifestation sauf celle d'un " ivrogne qui, 10 minutes avant l'heure fixée, tentait de discourir sur la place Napoléon..."

    Mais la référence à de Gaulle dans les papillons et les tracts de l'année 1941 est de plus en plus dense. Des exemplaires sont lancés depuis des bicyclettes dans les rues de La Châtaigneraie, dans la matinée du 13 août 1941. Ce même jour et au même endroit, " des inscriptions outrageantes à l'égard du gouvernement sont apposées sur les murs (...) Pétain : au berceau, Darlan : au poteau, de Gaulle : au boulot ".

    Le message correspond à un argumentaire qui n'est pas isolé puisqu'on le retrouve au même moment sur des cartes portales détournées, adressées au préfet et qui font office de tracts. Dans ce slogan, les conceptions gaullistes sont assimilées par les acteurs de la Résistance, même si les hésitations sur l'orthographe et le positionnement des barres de la croix de lorraine sur certaines cartes portales, révèlent un niveau d'appropriation encore incomplet des symboles, mais pas du message.

    De Gaulle devient, par un acte de communication fondateur, l'interlocuteur de la Résistance. Mais Londres et la France Libre sont une référence lointaine. À qui s'adresser pour s'engager en Résistance ? Il ne faut pas oublier les pesanteurs du contexte. D'une manière générale, la débâcle a assommé une bonne partie de la population.

    Le régime de Vichy a dénoncé les faiblesses de la République, et la contestation de la légitimité de Pétain est loin d'être massive. En Vendée, le territoire est occupé par les Allemands qui vont délimiter une zone interdite le long de la côte. Ces éléments construisent une ambiance de tension et de méfiance qui font craindre la dénonciation. Avant même de penser aux réseaux structurés, il faut évoquer la circulation de la parole, la discussion en confiance, et là ce sont les lieux de sociabilité classiques qui jouent d'abord un rôle. Les cafés par exemple.

    Les témoignages sur la Résistance aux Sables-d'Olonne précisent que " le 14 juillet 1940, un groupe important de patriotes sablais se réunit chez madame Bégaud, café rue de la Patrie, pour chanter la Marseillaise, se réconforter mutuellement, se jurer à soi-même et aux autres qu'isolément ou en groupe, on luttera contre l'influence teutonne, on sabotera son travail de propagande et de fortification des côtes ". A La Barre-de-Monts aussi, c'est dans le café Chaigneau, dont le propriétaire est aussi secrétaire de mairie, que deux réseaux fusionnent.

    Les réseaux se construisent dans des espaces de proximité qui garantissent une certaine sécurité. On retrouve cette logique dans ce qui rapproche de nombreux instituteurs républicains. À Saint-Gilles-Croix-de-Vie, l'instituteur à la retraite Charrier peut compter sur son ami Edmond Bocquier, lui-même directeur honoraire de l'école normale et adjoint au maire, pour rassembler des documents qui sont ensuite transmis à un agent gaulliste. Si tous les instituteurs vendéens n'appartenaient pas à des réseaux, leur engagements collectif est assez significatif pour qu'un témoignage de l'après-guerre mentionne d'un individu qu'il est " le seul instituteur qui ait été pro-allemand... je répète : ce fut le seul instituteur de Vendée qui ne fit honneur à la formation laïque pendant toute l'Occupation ". Les réseaux se fondent sur l'équilibre fragile de la méfiance et de la confiance. On sait ainsi que les cafés furent aussi des souricières pour des arrestations collectives des réseaux, et que des dénonciations eurent lieu après de simples discussions animées.

    CONTREDIRE

    La Résistance cherche à dénoncer la propagande de Vichy ou des Allemands pour établir une autre vérité, qui doit toucher l'opinion publique. Les tracts et papillons d'inspiration gaulliste que nous avons évoqués plus haut, s'inscrivent dans cette démarche quand, par exemple, ils opposent la croix de Lorraine et la croix gammée sur une carte postale représentant Pétain. La dénonciation de la " collaboration avec l'ennemi (qui) est une honte, la majorité du peuple (étant) contre la collaboration, à bas Darlan et Pétain traitres à la patrie " inscrits au dos d'une carte postale du printemps 41, s'oppose clairement à la politique lancée à Montoire.

    Cependant on note dans ces documents une attitude encore ambiguë vis-à-vis de Pétain. Dans certaines cartes on ne condamne clairement que Darlan et Laval, dans d'autres Pétain est associé à la croix de Lorraine, comme si on avait du mal à accepter la trahison du vainqueur de Verdun. Conception qui alimentera la théorie du glaive et du bouclier de l'après-guerre ?

    Par contre, dans d'autres documents détournés, Pétain est clairement désigné comme le responsable de la politique menée. C'est le cas de cette affiche du journal "l'Illustration" de la première guerre mondiale, arrachée, pliée et envoyée au préfet " pour transmission à Vichy ". Là, on ne se reconnait plus dans l'homme de 1940.

    Maurice de La Pintière, dans ses caricatures, porte un regard très juste sur la réalité du régime de Vichy, qu'il partage avec ceux qui entrent dans son petit réseau de résistance des Beaux-Arts à Paris. Ces jeunes élèves distribuent des tracts et fabriquent de fausses cartes d'identité. Toujours un carnet à la main, La Pintière croque jusqu'en 1943, le début du conflit, la défaite, puis la politique de Vichy dont la Collaboration. Si sa vision mondiale de la guerre participe de la justesse de son propos, il est intéressant de constater qu'il n'est pas question de de Gaulle dans ses caricatures. Cependant, au début de 1943, quand il veut s'engager plus loin dans l'action résistante, ce sont les Forces française libres qu'il cherche à rejoindre.

    Il contredit donc la diffamation de la République et dénonce la prise de pouvoir autoritaire de Pétain. Il contredit l'idée d'indépendance de la France dans la collaboration avec Hitler, en soulignant la prédation économique de l'Allemagne nazie. Il contredit encore la manipulation de la Relève, instaurée par Laval, en insistant sur la réalité de ce marché de dupes.

    La contradiction est aussi la stratégie de la communication des Alliés. Quand ils débarquent en Afrique du nord, en 1942, la réaction des autorités de Vichy est très vive. Les services de propagande américains élaborent alors un petit dépliant qui fait un parallèle entre l'intervention de 1917 et celle de 1942. " Souvenez-vous " est le mot d'ordre du tract qui espère," place de la Concorde, un nouveau défilé de la victoire ".

    Dans le journal, "l'Amérique en guerre", bon nombre d'articles contredisent la suprématie allemande en mettant en avant " les dernière armes anti-sous-marines de la Grande Bretagne " qui imposent " leur dernière plongée " aux sous-marins du Reich.

    INFORMER

    Les inscriptions sur les murs, les papillons lancés à la sauvette, les lettres anonymes et les tracts sont la première expression de la Résistance. Ces actes sont spontanés ou déjà structurés, mais l'organisation d'une presse résistante demande une organisation toute particulière.

    Le contrôle sur la presse est évident. En zone nord, le contrôle allemand est total, alors qu'en zone sud, les publications dépendent des services de censure de Vichy et des services des préfectures. Les journaux sont des instruments de combat et de propagande, comme le prouve un document de la préfecture de Poitiers, en novembre 1941, qui demande au préfet de la Roche-sur-Yon de faire " insérer dans la presse du département un communiqué qui condamne la diffusion de tracts communiste et gaullistes, sous peine de répression des autorités françaises et d'occupation ".

    Pendant l'Occupation, on compte près de 1000 journaux clandestins, parfois avec une existence éphémère. En zone nord, Pantagruel, Franc-Tireur, Libération-Nord, Défense de la France, et en zone sud, Combat, Cahiers de Témoignage chrétien et Libération. Cet engagement pour une information libre est très risqué, et parfois les journaux font paraitre très peu de numéros. C'est que les autorités contrôlent les outils, comme les presses d'imprimerie ou le papier. Ainsi le préfet de la Vendée et ses collègues reçoivent l'ordre de rechercher et de surveiller les individus qui achètent des caractères et d'autres matériels d'imprimerie. Les Alliés et la France libre à Londres peuvent pallier ces contraintes en compilant et en diffusant la presse clandestine, comme dans ces tracts largués en Vendée en 1943, qui rendent " hommage à la presse clandestine, " en soulignant les risques que prennent les journalistes pour écrire ces journaux sous les yeux de l'ennemi, et en insistant sur le contenu des informations qui valorisent " les splendides victoires britanniques, américaines et de l'Armée rouge ". Le courrier de l'air donne a lire aux Vendéens une "revue de la presse libre apportée par les amis de la RAF et distribuée au patriotes français ". Là, ce sont des titres internationaux qui sont rendus abordables, comme le Times, le Daily Telegraph.

    En France, la résistance communiste est la plus à même d'organiser une presse d'opposition. De fait, L'Humanité clandestine compte 317 numéros, et c'est le plus diffusé des journaux. Mais le parti communiste est à l'origine d'un ensemble de publications impressionnant pendant la guerre. Dans les consignes données aux militants, on voit régulièrement la nécessité de récupérer, cacher et utiliser les matériels d'imprimerie et les machines à écrire. Ce constat nous amène à l'analyse d'un autre aspect de la communication pour résister, celui de la propagation des convictions.

    PROPAGER

    Les conflits du XXe siècle ont une dimension idéologique centrale. Les idées doivent être véhiculées, et la propagande les diffuse alors que la censure les contrôle. Ces outils ne sont pas exclusivement ceux des totalitarismes, les démocraties aussi savent les utiliser pour arriver à leurs fins, mais les réseaux communistes de résistance instituent ce principe en système. Il n'est que de lire les reproductions de documents communistes qui parviennent aux autorités vendéennes, à partir de 1941, pour le comprendre.

    A partir de l'agression de l'URSS par l'Allemagne, la machine communiste s'est mise en branle d'une manière systémique. La tradition centralisatrice et révolutionnaire facilite l'organisation du parti dans la clandestinité, et la maitrise de la communication est essentielle, autant pour relayer les ordres de Moscou que pour diffuser la propagande ou organiser le fonctionnement des réseaux. C'est la dimension propagandiste qui nous intéresse en premier, car la presse ou les tracts communistes retrouvés en Vendée mettent clairement en avant l'action de l'URSS pendant la guerre.

    Si cette propagande s'adresse au peuple français, un journal comme l'Avant-Garde s'adresse aussi à la clientèle classique du Parti, c'est-à-dire le monde ouvrier, comme le montre un numéro de juin 1941 qui salut " les jeunes galibots et les jeunes mineurs ". Ce constat pousse à s'interroger sur la consistance de la résistance de nature communiste en Vendée. En 1943, le Front National est mis en place et, dans le département, il rassemble, selon les états réalisés après la guerre, "une soixantaine de membres dans la clandestinité, mais il ne regroupe pas que des communistes, et en 1944 il comporte 5000 adhérents de toutes nuances politiques mais surtout de gauche en raison de sa direction communiste ". L'activité communiste se développe aussi dans la mouvance des réseaux de territoires limitrophes, et entre autres, dans la région nantaise et autour de Saint- Nazaire.

    Très vite, les Alliés aussi prennent conscience de la nécessité de mener une guerre psychologique et de propagande. Que ce soit pour les Anglais ou les Américains, le but est de " porter un coup décisif au coeur du moral ennemi, et de soutenir le moral des populations occupées ". Les largages par avion sont dans la continuité de la M ballon Unit qui existe depuis 1915. Les Américains s'inscrivent dans une guerre psychologique qui doit à la fois semer la confusion chez l'ennemi, décourager et susciter la méfiance, conforter les thèses défaitistes pour inciter à cesser le combat. On retrouve ces logiques dans les tracts largués en Vendée, comme ils le sont par millions entre 1940 et 1944 sur toute l'Europe. Il est difficile d'évaluer l'impact de cette propagande aérienne. Les principaux titres sont le Courrier de l'air, l'Amérique en guerre... Ils tombent sur les communes rurales de Vendée à partir des bombes psychologiques ou des box drop, techniques élaborés par les Anglais.

    Mais les liens avec les Alliés et les gaullistes débouchent aussi sur une volonté d'action.

    AGIR

    Nous avons évoqué précédemment des outils et des manières de résister. Elles vont de la résistance spontanée et plus ou moins individuelle du début de la guerre, avec les graffitis, à la constitution de réseaux en contact avec les Alliés. Elles passent par des actes de contestation de la politique de collaboration, qui ne doivent pas faire oublier les risques de la simple écoute de la BBC. Mais la question du CNRD permet aussi d'évoquer l'action des résistants, au sens propre du terme. Et comment les moyens de communication permirent de les optimiser ?

    Avec le recul, il est finalement difficile d'en rendre compte. L'action clandestine est par nature discrète, et elle laisse peu de traces, sinon dans les rapports des autorités d'occupation et de Vichy, et dans les témoignages postérieurs à la guerre.

    Le gaullisme, nous l'avons constaté, a progressivement, mais rapidement, une influence sur la résistance vendéenne. L'entrée en résistance d'Edouard Cosset, instituteur public, le confirme. Lieutenant de réserve en 1940, dans la débâcle, il s'apprête à partir pour l'Afrique du nord quand un ordre contraire lui parvient. Jugé ensuite indésirable par l'administration vichyste, il rentre dans la clandestinité à la Roche-sur-Yon en juillet 1940. Là, il reçoit la visite d'un inconnu qui porte le portrait de son fils, évacué à Dunkerque et qui se trouve en Angleterre. Il accepte de prendre en charge des exfiltrations vers l'Algérie et l'Angleterre. Ce travail nécessitait des contacts discrets mais réguliers avec les Alliés. C'est là que la BBC et ses fameux messages jouent leur rôle.

    On le constate dans le cas d'Ernest Seigneuret, qui fonde un service de renseignement dès septembre 1940, et programme l'évasion de prisonniers nord-africains et de trois aviateurs français via Limoges vers l'Angleterre. Le message à la BBC, " les 3 sangliers sont bien arrivés ", confirme la réussite de l'affaire. Pour recevoir des armes, comme le mentionne un autre témoignage pour un réseau des Sables-d'Olonne lors de la libération de la ville, les résistants attendent avec impatience que " la maison soit en brique ".

    Les maquis ne sont pas massivement représentés en Vendée. A la fin de la guerre, ils prennent une certaine consistance et doivent eux aussi avoir des liens avec l'extérieur par le biais des matériels de radio. Un exposé des élèves du collège Piobetta, consultable sur le site internet des Archives départementales, mentionne à ce sujet le maquis de Dompierre-sur-Yon.

    Le renseignement est une des activités centrales des résistants vendéens, surtout dans le contexte de la construction du mur de l'atlantique. L'un des animateurs du Front National aux Sables-d'Olonne impressionne ses compagnons par sa connaissance " par cœur des côtes vendéennes, de la pointe de Saint-Gildas à celle de l'Aiguillon, avec toutes les défenses naturelles et les fortins allemands, et les amis courageux et les planques, refuges. De plus il parlait l'anglais couramment ". Le réseau Front National prend d'ailleurs beaucoup de risques en flirtant avec des Français travaillant pour l'organisation Todt, qui vont dénoncer certains d'entre eux dans un double jeu. Dans un autre réseau, celui de La Barre-de-Monts, les résistants " collaborent à l'établissement d'un plan des fortifications de l'île de Noirmoutier, qui fut emporté par un mystérieux militaire...vers quelque deuxième bureau clandestin ". On voit bien les exigences de la clandestinité pour la survie de ces réseaux, mais aussi les problèmes qu'elle pose pour l'analyse historique. Rien de linéaire et de lisible dans la durée. Ainsi avons-nous mentionné le rôle d'Edmond Bocquier dans la Résistance. Les documents qu'il collecte sont le résultat de ses pérégrinations sur le littoral, sous couvert d'un travail d'érudition locale. Il dessine sur du papier à cigarette, que l'on peut cacher ou avaler facilement, les fortifications dans la région de Saint-Gilles. Il ne faut pas négliger non plus son rôle comme adjoint au maire, qui lui donne accès à de nombreuses informations.

    La Résistance doit pouvoir communiquer dans le secret. On a évoqué plus haut la restriction des traces écrites dont la saisie entrainait des arrestations. Dans le cas du Front National, l'un des animateurs du réseau est arrêté avec ses carnets, mais les " listes numérotées ne purent jamais être interprétées ".

  • 4 T - Affaires culturelles (1806-1940)

    La première partie de ce fonds concerne les différents types de spectacle (théâtre, musique, cinéma) et l'organisation des infrastructures destinées à les accueillir. On y trouve également la gestion des établissements culturels (bibliothèques, musées), dont la préfecture supervise le fonctionnement, tout en participant à leur développement par l'enrichissement de leurs collections. Le fonds rend ensuite compte du contrôle exercé sur les sociétés savantes, dont on s'assure qu'elles se limitent aux questions culturelles et scientifiques, et sur les projets nationaux de recherche scientifique dont le préfet coordonne les travaux locaux. Il comprend enfin les pièces relatives aux commissions consultatives chargées des procédures d'inventaire et de classement des richesses du département (monuments historiques, objets d'art, sites naturels), ainsi que des dossiers d'érection des monuments commémoratifs (ces derniers incluent les monuments aux morts de la guerre de 1914-1918, pourtant édifices communaux, car leur plan de construction est préalablement validé par une commission départementale).

  • 225 J - Fonds Archaix

    Le fonds Archaix comprend les papiers de l'Association des amis de l'abbaye de Nieul-sur-l'Autise, à sa création (1936-1939) et pour la période 1956-1966. Ils concernent la vie de l'association (assemblées générales, élections du bureau, comptabilité) et les actions entreprises : restauration du site, mise en valeur touristique (organisation de visites et de conférences, élaboration de brochures et de cartes postales).

  • Carnets de guerre et correspondance d'Abel Epaud (1914-1919)

    Les cinq carnets de guerre manuscrits, tenus quotidiennement par Abel Epaud ont été dactylographiés postérieurement par sa famille. Ces carnets ne couvrent pas la totalité de la guerre, mais seulement la période du 30 juillet 1914 au 11 janvier 1917, à la différence de sa correspondance plus complète. Les quatre premiers carnets donnent beaucoup de détails sur le quotidien de la vie militaire au front, le dernier est beaucoup plus lapidaire. La correspondance qu'Abel Epaud adresse à sa famille, principalement à sa grande soeur, couvre la totalité du conflit, du 13 août 1914 au 26 juillet 1919. Seul le dernier mois est sans correspondance : la dernière carte date du 26 juillet, il est démobilisé le 22 août 1919. Dans la correspondance reçue par Abel, l'on trouve celles de cousins mobilisés eux aussi, les cartes postales de l'un d'eux mobilisé dans la Marine, sont expédiées de fronts fort éloignés de la France : Grèce, Russie ...

  • 1 Num 253 - Photographies de Lucien Violleau (1925-1944)

    Ces photographies sont extraites de la transcription des "Mémoires" de Lucien Violleau réalisée par sa fille Marie-Claude Pouvreau. En plus de quelques photographies de famille, elles illustrent toute la période couverte par ses "Mémoires" : le régiment, la guerre et sa captivité. La plupart des légendes sont de Lucien Violleau lui-même : il avait annoté les photographies au dos.

  • 144 J - Manuscrits Collinet (Les Sables-d'Olonne, 1739-1804)

    André Collinet, " philosophe " et acquis à la Révolution, a laissé des " Mémoires " pour l'histoire de la ville des Sables-d'Olonne de 1739 à 1804. Sous forme de journal, ces " Mémoires " tiennent aussi du livre de raison et comprennent de longues citations ou réflexions sur des sujets très divers.

    Ils ont connu deux rédactions plus élaborées dont ne subsistent que des séries incomplètes : 19 carnets in-8° (cotés ici 144 J 1-19), dont manquaient déjà en 1913 les numéros 8 à 11 (période de 1782 à 1788), et les pages 445 à 624 d'un registre in-4° allant de l'an III à 1804 (coté ici 144 J 20). Le matériau de base est constitué par une troisième série disparate de carnets (cotés 144 J 21-34) comprenant des notes prises au jour le jour : on pourra comparer les passages parallèles sur une même période en notant le choix retenu et les ajouts qui prouvent que le mémorialiste utilisait d'autres sources ; outre ces notes, les carnets, employés parfois tête-bêche, réunissent de longues citations des philosophes ou d'auteurs éclairés de son temps (le comte de Mirabeau entre autres), des listes de livres qui nous dévoilent la culture de l'auteur, des considérations économiques sur l'exploitation et le commerce du sel tout particulièrement, des chansons aussi. On ajoutera à cette série deux essais littéraires (144 J 30-31 et 34) qui utilisent les connaissances du Canada qu'avait le marin Collinet et ses lectures sur les bons sauvages : " Récréation nautique ou les aventures de Thomas Franchimon et d'Henriette d'Arcemal " ainsi que " Mont Ardor, histoire pour faire suite à Bihibis ". Cette série de notes, vraisemblablement très lacunaire comme le montre les cotes des carnets, comprend encore un fragment de " Bihibis ". Le relevé ci-dessous rend caduc celui qu'avait publié M. Gourhand dans " l'Annuaire de la Société d'émulation " en 1958 (p. 24-28), qui est incomplet.

    Longtemps méconnus, les carnets de Collinet ont pu subir la censure de leurs détenteurs : tantôt des pages ont disparu, tantôt un groupe de feuillets arrachés subsiste. Les idées de Collinet, parfois très critiques vis-à-vis de la religion, ont-elles heurté ? Son fils Armand, mort en 1852, a légué ces carnets à la fille de son ami Jean-Baptiste Delille, Mme Guyétant, qui à son tour les déposa à la cure de La Chaume au début du siècle. Microfilmés en 1957 aux archives nationales sous la cote 146 Mi (film copié aux archives de Vendée sous la cote 1 Mi 44), ils ont été déposés en 1962 sauf cinq, retrouvés par la suite et déposés en 1986. A cet ensemble s'ajoutent les n° 20 et 21 donnés en 1969 par M. Bodart de Nice et qui étaient restés anonymes jusqu'à leur récent rapprochement avec les autres.

    Les érudits sablais n'ont longtemps connu et cité Collinet que d'après des copies. Ainsi Ferdinand Ydier dans " Olona " (III, 1958, n° 9-10, p. 2 et ss.) signalait-il une copie de H. Riand tirée de celle de Borgnet et la sienne, prélevée sur celle du P. Tougeron vers 1920 qui lui-même l'avait tirée de celle d'Amédée Odin, exemplaire utilisé en son temps par Chassin ! Aucune d'entre elles n'a pu être localisée à ce jour (1990). Cf. Chassin. " Préparation de la guerre de Vendée ", t. I, p. XXIII, et Eugène Remaud, " Pages d'histoire sablaise : un bourgeois de La Chaume au XVIIIe siècle ", " Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée ", 1913, 2e fasc., p. 45 et ss.

  • 186 J - Fonds Rigoir (1902-1943)

    La première partie du fonds contient des papiers de Charles Maurras, journaliste et homme politique français, l'un des fondateurs du quotidien royaliste, l'Action française.

    La seconde partie est constituée d'un ensemble de documents relatifs au groupement de Méridionaux d'Action Française.

  • 210 J - Fonds Rouillé (1697-1982)

    La première partie du fonds regroupe les travaux d'Augustin Rouillé sur les assignats : une version de l'ouvrage qu'il a rédigé sur le sujet, accompagnée d'épreuves et de matériel d'impression, la correspondance relative à l'ouvrage ainsi que des notes et de la documentation, cette dernière étant notamment composée d'un ensemble important d'imprimés révolutionnaires (190 pièces).

    La seconde partie correspond aux collections d'Augustin Rouillé, soit quelques monnaies de confiance, de la presse ancienne et des documents figurés ou manuscrits. Enfin, on trouvera un dossier plus tardif concernant la vente de la collection numismatique Tessier en 1982.

  • 1Num267 - J.A.C. des Brouzils

    Ce fonds contient les statuts et règlements de cette association ainsi que ses publications (le bulletin jaciste a été la seule publication catholique sur la commune de 1945 à 1946)

  • L'appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu'en 1945

    Le thème du concours de la résistance 2010 est "L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945"

    Le refus de la défaite du général de Gaulle, en juin 1940, est l’acte fondateur de la Résistance. A Londres, dans les territoires de l’empire, mais aussi en métropole, en zone libre ou zone occupée, des hommes et des femmes décident de "continuer le combat".

    Les réactions et les implications sont diverses. Chacune est l’aune de l’indignation que suscite la présence de l’occupant. Le dossier présenté ici en montre des exemples sur le territoire de la Vendée. En premier lieu, on transmet à la préfecture, un "référendum clandestin" où s’exprime le refus d’une "soumission à l’Allemagne". La Croix de Lorraine fleurit bientôt sur les lettres anonymes, la croix gammée sur les portraits de Pétain, et c’est des Sables d’Olonne qu’un "groupe d’anciens combattants" écrit au préfet pour s’indigner "qu’on associe le peuple français à cette criminelle folie pour le seul profit d’une nation…qui a décidé cette fois de nous réduire en esclavage".

    Le préfet rend compte, à Vichy et aux Allemands de ce que l’on nomme les "menées anti-nationales". Si les mouvements communistes sont rapidement et clairement identifiés, ceux qui s’en démarquent se voient attribuer dans un premier temps le qualificatif "d’anglo-américains" puis sont progressivement identifiés comme des "partisans de l’ex-général de Gaulle".

    La propagande s’organise. Sur les murs de Challans en avril 1941, la lettre V (pour Victoire) et les Croix de Lorraine sont apposés sur de nombreux murs du centre ville. En août 1941, c’est à La Chataigneraie et à Saint-Florent-des-Bois que sont découverts des tracts gaullistes. L’écoute comme la détention d’un poste de TSF deviennent des délits, durement réprimés par l’occupant, à l’image de cette infirmière de La Roche-sur-Yon, arrêtée à son domicile le 26 décembre 1942 pour "écoute d’une émission radiophonique anglaise".

    Mais c’est surtout à compter de l’année 1943 que l’existence de réseaux de résistance apparaît au grand jour et tout particulièrement leur activité principale, la cache des armes et des munitions parachutés par l’aviation anglaise, dans un département où les Alliés entretiennent l’hypothèse d’un débarquement. Les commissaires de police signalent alors au préfet que des particuliers ont été arrêtés par les autorités d’occupation "pour des motifs inconnus".

    C’est en fait tout un démantèlement de réseau qui s’opère, celui de l’O.C.M. (Organisation civile et militaire). Au 2 boulevard d’Italie, à La Roche-sur-Yon, le 2 septembre, c’est au domicile d’un couple "en fuite" qu’une cache d’arme est découverte et au même moment deux jeunes employés de la préfecture, un professeur de lycée et un secrétaire du commissariat de police de La Roche-sur-Yon sont arrêtés pour leur participation à ces actions.

    Les arrestations seront régulières jusqu’à la fin de la guerre et contribueront à "décapiter" les réseaux en place, par la déportation des principaux cadres des mouvements de résistance. A partir des maquis, notamment ceux de Mervent et de Dompierre-sur-Yon, les rescapés, rejoints par des réfractaires du Service du Travail Obligatoire organiseront la participation des forces résistantes à la libération du territoire.

    La Vendée est libérée au tout début de septembre 1944 et le 17 septembre, place Napoléon à La Roche-sur-Yon, la foule acclame le commandant des F.F.I (le colonel David) et le nouveau préfet Léon Martin sous les vivats "Vive la France, Vive de Gaulle".

  • 1 Num 253 - Papiers Lucien Violleau (1937-2007)

    Lucien Violleau tient, de son incorporation en 1937 à sa libération en 1945 un journal qu'il intitule "Mes mémoires" et qui prend la forme de 3 carnets. Écrit dans un premier temps à la 3e personne et dans un style télégraphique, la forme évolue rapidement -dès les premiers mois de régiment- vers une forme plus littéraire et plus personnelle. Selon les événements, la périodicité de ces mémoires varie du quotidien à l'hebdomadaire voire au mensuel : Lucien Violleau refuse de tomber dans un compte-rendu routinier des événements. Il rend compte à la fois de sa vie personnelle mais aussi de la situation plus générale : ainsi lorsqu'il est prisonnier en Allemagne, il décrit ses activités dans les kommandos de travail, ses relations avec ses employeurs, ses gardiens et ses codétenus et aussi l'évolution de la situation internationale telle qu'il la ressent et la comprend.

    Il tient parallèlement une collection de 4 carnets de chants illustrés. Ils sont pour Lucien Violleau un divertissement : il y copie les paroles de chansons célèbres mais aussi des parodies, qui sur des airs connus, retrace la vie au régiment ou dans les camps de prisonniers. Ces carnets sont illustrés et ponctués de quelques réflexions personnelles sur sa situation.

    Le dernier volume présenté sous le titre de "Transcription des Mémoires" est un livret réalisé par sa fille Marie-Claude Pouvreau en 2007 pour faire connaitre dans la famille l'existence de ces "Mémoires" et les mettre en valeur sans risquer de dégrader les originaux. Mme Pouvreau explique sa démarche dans un court préambule. Cette transcription est illustrée par des photographies prises au cours de cette période par des proches de Lucien Violleau. Ces photographies sont présentées dans un inventaire à part.

  • 7 J 1-6 - Travaux de Pierre Prouzeau sur la généalogie

    Les travaux de Pierre Prouzeau ont été donnés aux Archives départementales par leur auteur et réunis dans un fonds coté 7 J.

    Le présent inventaire (articles 7 J 1 à 6) décrit la partie du fonds consacrée à ses travaux généalogiques. Ayant réalisé parfois plusieurs éditions d'un même travail, il en a confié ses différentes versions.

    Pierre Prouzeau a également retracé l'histoire de la région de Velluire, berceau de sa famille. Ces travaux sont cotés 7 J 7 à 18 ; vous en retrouverez la description sous le thème "Communes, Dossiers communaux".

  • 1Num63 - Papiers Guiberteau (1828-1887)

    Dans la famille Guiberteau, on est charpentier menuisier de père en fils. François-Alexandre n'échappe pas à la règle.

    Sont rassemblées ici les lettres qu'il a écrites à ses parents des différentes régions où son Tour de France comme compagnon charpentier l'a mèné, dans la première moitié du XIXe siècle, en Touraine, dans le Loiret, mais aussi dans l'Yonne.
    Ses relations avec sa famille y apparaissent difficiles : il se plaint notamment de l'indifférence de ses parents qui ne lui répondent pas, alors qu'il refuse les lettres que son frère Victor, également compagnon menuisier, lui adresse. Il faut dire qu'ils sont fâchés.

    Dans la correspondance des deux frères, car trois lettres de Victor sont aussi conservées, les ennuis financiers sont les principales préoccupations par exemple pour se procurer des outils nécessaires au travail, ou plus encore pour s'installer à leur compte. Au fil des lettres, les conditions de vie ne semblent guère s'améliorer d'autant plus que surgissent des obstacles comme le froid de l'hiver qui stoppe le travail, ou des accidents, ainsi François-Alexandre chute-t-il d'un échafaudage à l'été 1830.

    Ce n'est qu'au début des années 1880 qu'on le retrouve alors qu'il habite Paris avec sa femme. Ils donnent tous les deux l'image d'un vieux couple d'ouvriers qui n'est pas épargné par la misère. Dix ans après le siège de Paris par les Prussiens, François-Alexandre se souvient dans une lettre écrite au maire de Curzon, des rigueurs de la période de guerre suivis des mois de chômage qui l'ont ruiné. Depuis 1865, il ne fait plus de charpente, mais a rejoint sa femme dans le travail de la machine à coudre, ce qui ne les empêche pas de se coucher " souvent avec la faim ", écrit-il à sa famille. En Vendée, à cette même date, les ouvriers sont fort peu nombreux, la correspondance de François-Alexandre Guiberteau est ici l'occasion de suivre, même par intermittence, le destin que l'on imagine malheureux, de l'un d'entre eux d'origine vendéenne de surcroît.

  • 1 Num 24 - Fonds Godard des Breuzes (XVIIIe s.-1844)

    Les papiers de Pierre Godard témoignent du destin singulier, encore entouré de mystère, d'un de ces militaires qu'ont multipliés la Révolution et l'Empire. Très intégré au milieu des anciens révolutionnaires de la Vendée, il découvre ce département et s'y établit après la guerre civile, dont ses archives ne gardent aucun écho, pas plus que de la reconstruction du pays, qui marque pourtant durablement le paysage. La " grande guerre ", pour un nouvel arrivant vivant plus de sa pension que des rentes de la terre, paraît relever d'un passé révolu et sans conséquence pour lui.

  • 187 J - Papiers Annibal Marrot (1788-an III)

    Ce fonds réunit des papiers rassemblés par Annibal Marrot, principalement entre 1789 et 1794, au cours de sa carrière militaire. De son passage dans différents corps d'armée (régiment de Beaujolais, compagnie de Loraille, Armée des Pyrénées), on conserve avant tout des pièces concernant la vie matérielle des hommes de troupe (recettes, dépenses, soldes), mais aussi d'autres, plus personnelles, qui font suite à la saisie de sa malle à Metz, en février 1794, et aux démarches entreprises pour la récupérer.

    En revanche, son parcours dans l'Armée de l'Ouest en 1794 présente un intérêt tout particulier pour l'histoire de la Vendée. En effet, sur une courte période, au moins entre le 19 fructidor an II (5 sept. 1794) et le 24 vendémiaire an III (15 oct. 1794), comme le laissent à penser les pièces du fonds principalement circonscrites à ces deux dates, Annibal Marrot, alors adjudant général, commande la brigade de Luçon. Cette dernière réunit les troupes républicaines présentes dans un périmètre autour de Luçon qui va des Pineaux-Saint-Ouen au nord, au port de Moricq à l'ouest, et à Moreilles à l'est. La guerre de Vendée n'est pas encore achevée. On est encore loin de la paix de la Jaunaye (février 1795), mais la phase la plus terrible est passée : l'action des Luçonnais, provoquant l'arrestation du général incendiaire Huché en avril 1794, a marqué un coup d'arrêt à la politique de terre brûlée et d'extermination pratiquée jusqu'aux abords de la ville. En juillet, la chute de Robespierre enlevait définitivement la Terreur de l'ordre du jour. On évoque de plus en plus une amnistie, tandis que les mesures d'exception sont levées. Quand Marrot découvre Luçon, la place est en état de siège depuis la mi-avril, et sous l'autorité supérieure d'un conseil défensif composé de militaires et présidé par le général. Six jours après son arrivée, le 25 fructidor, l'état de siège est levé, le conseil défensif dissout, et les militaires exclus de l'administration de la ville.

    Du fait de sa position, Marrot concentre des informations sur le territoire qui relève de son commandement. Ainsi trois types de listes (effectifs, listes de noms, habillements et armes manquants) donnent-elles une idée des forces républicaines présentes sur le terrain, par bataillon et lieu de cantonnement (Luçon, La Claye, Mortevieille, Saint-Cyr-en-Talmondais, Moricq, Les Pineaux-Saint-Ouen, Les Moutiers-sur-Lay, Bessay et Moreilles). Le commandement de Marrot coïncide avec une période difficile pour les militaires, qui font les frais de la liberté retrouvée par des Luçonnais aux yeux desquels ils représentaient la dictature. On veut au moins restreindre les débordements de la troupe qui a ruiné les bâtiments qu'elle occupe et transformé la ville en une sentine. Cependant la guerre, ou au moins l'insécurité, persiste alentour. Le 9 vendémiaire (30 sept. 1794) la malle poste provenant des Sables est pillée avant d'arriver à Luçon.

    Au cours de cette période, Marrot est logiquement le destinataire d'une nombreuse correspondance, 88 lettres de 18 expéditeurs différents sont conservées dans le fonds. Six d'entre eux, les plus gradés souvent, sont bien connus de l'histoire de cette période : Descloseaux, commandant la 1re division de l'Armée de l'Ouest ; Alexandre Roger, chef d'état-major de cette même division ; le général Bonnaire ; ou même les commandants de la place de Luçon et des camps de Saint-Ouen et de Pierre-Levée, Ceyras, Valentin et Cordellier l'ainé, frère de Cordellier-Delanoue commandant d'une colonne infernale. Chacun d'eux a une notice dans la table générale de Chassin (Etudes documentaires sur la Révolution française. [IV], La Vendée et la chouannerie : table générale alphabétique et analytique des trois séries, 1789-1815 / Charles-Louis Chassin. - Paris : P. Dupont, 1900), ce qui n'est pas le cas de tous les autres dont la transcription des noms reste parfois même incertaine. Toujours est-il que l'ensemble de ces lettres témoigne des difficultés matérielles rencontrées. Il y est beaucoup question de besoins en hommes et en subsistances, de mouvements de troupes entre les camps, du manque de discipline, et plus rarement d'actions engagées contre les " brigands ".

    La courte période couverte par ce fonds trouve certainement son explication dans la destitution de Marrot, pour avoir laissé commettre des violences et pillages, en octobre 1794 (notice au nom de " Marotte " dans la table générale de Chassin).

  • 27 J - Archives du MRP, fédération de Vendée (1944-1957)

    Les archives de la fédération MRP de Vendée couvrent la période 1944-1957, mais surtout les années 1945-1947 pendant lesquelles le parti enregistre ses meilleurs résultats électoraux.

    Le classement proposé s'articule autour de l'organisation hiérarchique régissant le MRP, des instances dirigeantes à la base, composée de sections, en passant par la fédération départementale.

    La première partie permet donc d'appréhender les grandes idées et ambitions politiques du parti, définies et discutées lors de ses congrès nationaux et annuels. On y trouvera cependant quelques rapports circonstanciés émanant de la fédération de Vendée.

    La seconde partie réunit les documents plus spécifiques à la fédération même si elle comporte également nombre de circulaires et instructions de politique générale qui oriente le militantisme provincial ; les rapports des congrès fédéraux, riches en informations, sont eux, de nature à éclairer l'action départementale. D'autres éléments mettent en évidence les structures internes et la gestion financière de la fédération.

    Enfin, la troisième partie relative aux sections, permet d'apprécier l'extension et l'assise du parti en Vendée.

  • 25 J - Collection Pailloux (XIVe s.-1958)

    L'étude de cette collection a montré qu'il existait à l'origine au moins un fonds de famille. Cependant les manipulations successives et l'introduction de pièces étrangères en rendent la reconstitution impossible.

    La première partie, intitulée "familles" lors de l'acquisition de ce fonds, a fait l'objet en 2007 d'un récolement détaillé à la suite duquel les analyses existantes ont été complétées. Les articles semblant constituer de petits fonds familiaux ont été rapprochés et les autres pièces forment la rubrique "pièces non rattachées".

    La deuxième partie nommée "dossiers de localités" contient principalement des pièces liées à la gestion de terre. Elle n'a pas été l'objet d'un recensement exhaustif et certaines pièces pourraient probablement être rapprochées des fonds de familles. Ces deux parties sont complétées par la troisième dite "pièces diverses" qui contient essentiellement des pièces de procédure, de la correspondance et des notes d'érudits.

    D'autres documents, originaux et imprimés, concernent les marais, les magasins militaires de Luçon pour l'Armée de l'ouest, et les travaux de médecine ; on les retrouvera sous les rubriques "marais vendéens", "Armée de l'Ouest" et "Imprimés".

  • 64 J - Papiers Léon de Mornac (1552-1870)

    Les papiers de Léon Boscal de Réals de Mornac constituent un petit fonds qui nous renseigne sur son étonnante carrière, mais également sur la famille de sa mère, les Leroux de La Corbinière, et qui a comme particularité de réunir un grand nombre de correspondances familiales ou d'affaires, du XVIIe au XIXe siècle.

    Ses papiers, d'abord dispersés, sont entrés aux Archives départementales à trois reprises, en 1934, en 1975 puis en 2003.

  • 1 Num 273 - Documents relatifs au 3e corps de l'Armée catholique et royale de Vendée commandé par le comte Bertrand de Suzannet (1815-1816)

    On trouvera dans ce fonds :

    - le Registre de contrôle et les états nominatifs du 3e corps de l'armée catholique et royale commandé par le comte Bertrand de Suzannet (jusqu'au 22 juin 1815). Ces derniers sont complétés de pièces justificatives pour l'obtention de traitements et gratifications.

    - Un ensemble de correspondances réunies par Jean-Marie de La Villegille, sous-chef de l'état-major général du 3e corps, permettant de connaitre les faits d'armes de juin-juillet 1815 comme le contexte de la rédaction des états nominatifs et des demandes de gratifications (1815-1816)

    - les " Mémoires " de Charles d'Autichamp et du comte de Suzannet sur les opérations de l'Armée d'Anjou et l'Armée catholique et royale (1815)

  • 10 J - Travaux du pasteur Romane-Musculus sur le protestantisme

    Le pasteur Romane-Musculus s'est intéressé à l'histoire du protestantisme en général et plus particulièrement en Bas-Poitou.

    Les catalogues généraux ont été présentés en tête du fonds. La suite de ses travaux a été répartie en 3 ensembles : l'un sur les familles protestantes et leurs généalogies, le 2e sur l'Église réformée de Pouzauges et le dernier sur la période révolutionnaire.

  • 26 W - Office National des Anciens Combattants : archives du Service des Réfugiés et des Prisonniers de Guerre (1938-1948)

    Ce sous-fonds contient les dossiers relatifs à l'organisation du service et de l'accueil des réfugiés, aux opérations particulières d'évacuation et les documents concernant le rapatriement des prisonniers de guerre.

  • 1Num32 - Papiers du Père Bulteau (1901-1951)

    Le fonds rend compte de l'activité d'un Père missionnaire, Joseph Bulteau, originaire des Brouzils, et parti, à deux reprises, en mission en Corée où il meurt en captivité en 1951. Après un premier article de présentation du fonds, les pièces des articles 2 à 12, principalement des lettres et des sermons, sont classées chronologiquement suivant les différentes périodes de la vie du Père Bulteau. Les articles 13 à 21 constituent un dossier iconographique de photographies et de cartes postales.

  • Commission militaire des Sables-d'Olonne
  • 15 J - Travaux Bouron sur l'histoire et la géographie

    Ce fonds est constitué des notes de M. Bouron. Elles ne sont pas le fruit de travaux originaux, mais la compilation de données publiées dans la Revue du Bas-Poitou, dans l'annuaire de la Société d'Emulation de la Vendée ou dans Le Phare pour les articles du Dr Marcel Baudouin. La plupart du temps, ces données sont reprises sans indication de source.

    La première partie est constituée de notes sur l'histoire des communes de Vendée. S'agissant d'une reprise des travaux du Dr Baudouin publiés dans Le Phare (15 J 314), cette partie de l'inventaire n'a pas été mise en ligne. Il peut toutefois être consulté en salle de lecture sous la rubrique " Communes, dossiers communaux ".

    La deuxième partie de ce fonds est constituée de notes et de coupures de presse concernant l'histoire et la géographie de la Vendée (15 J 293-314). Ces notes, classées thématiquement, couvrent l'histoire du département de la préhistoire à la moitié du XIXe siècle. Il faut signaler la présence d'articles publiés par le Dr Baudouin dans l'édition vendéenne du Phare entre les années 1920 et 1940 (15 J 313-314). Regroupés en 2 séries, ces articles sont une source indispensable pour traiter le folklore et la préhistoire en Vendée. Les collections constituées par M. Bouron ont l'avantage d'être quasiment complètes : celle sur le folklore et le totémisme compte environ 230 articles et celle sur la préhistoire dans les villes de Vendée couvre 302 communes (les articles manquants sont ceux concernant Froidfond, Saint Malô-du-Bois, Charzais et Treize-Septiers).
    Enfin, un dernier article (15 J 315) comprend quelques notes plus générales sur l'histoire économique et sociale de la France.

  • 23 W - Affaires communales (après 1940)

    La gestion communale (délibérations, décisions) est soumise au contrôle de la préfecture depuis l'époque révolutionnaire.

    La sous-série 23 W réunit tous les documents produits dans le cadre de ce contrôle et qui concernent le personnel, les biens, les bâtiments, les équipements communaux et la voirie. Les dossiers sont en général composés des décisions communales accompagnées de correspondance, auxquelles sont joints devis et plans s'il s'agit de construction ou de réparation d'édifices.

    Contrairement à la sous-série 1 O (Affaires communales avant 1940), la sous-série 23 W comprend plus d'éléments relatifs à la voirie et moins d'articles relatifs aux édifices publics et privés.

  • 75 J - Papiers Gluard (XIXe-XXe s.)

    Le fonds comporte les papiers familiaux et personnels de la famille Gluard.

  • 4 U 1 - Justice de paix de Beauvoir-sur-Mer (an VIII-1959)

    Juridictions de base établies dans chaque chef-lieu de canton, les justices de paix fonctionnent jusqu'au 31 décembre 1958. A cette date, seuls les bureaux installés au chef-lieu d'arrondissement restent en activité et prennent le titre de tribunaux d'instance (toujours en vigueur). La richesse des fonds conservés mérite d'être soulignée. On y trouvera aussi bien des actes de société que des statuts de caisses rurales, contrats d'apprentissage, jugements en matière prud'homale et électorale, tandis que les actes civils réunissent les décisions des conseils de famille, ainsi que des actes de notoriété, procès-verbaux d'enquête, visites de lieux, contentieux de la nationalité...

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