• Fonds Piobetta (1910-1969)

    Le fonds Piobetta, coté 44 Fi, est composé pour l'essentiel des portraits des principaux protagonistes de cette famille, lettrés et engagés pendant les deux conflits mondiaux. Quelques papiers personnels permettent également de mieux cerner leurs parcours respectifs.

  • 2 E - Etat civil

    Avant 1792 : les registres paroissiaux

    Avant la Révolution, l'état civil repose sur l'enregistrement des actes de catholicité : baptêmes, mariages et sépultures. Le roi oblige les prêtres des paroisses à les tenir, pour son compte et en français, depuis l'ordonnance de Villers-Cotterêts d'août 1539.

    Certains registres sont même antérieurs. En Vendée, le plus ancien est celui des baptêmes, rédigé en latin, par le curé de La Bruffière dès 1508. A Chambretaud, un registre de baptêmes couvre la période 1515-1529. Viennent ensuite chronologiquement (années 1520 à 1570), toujours pour des registres de baptêmes, les paroisses de Saint-Gervais, Challans, Bouin, Saint-Gilles-sur-Vie, Le Tablier, Saint-Philbert-de-Bouaine, Luçon et Fontenay-le-Comte (paroisse de Notre-Dame).

    En avril 1667, Louis XIV réforme les dispositions précédentes par l'ordonnance de Saint-Germain-en-Laye, dite aussi " code Louis ". Il impose que les registres, désormais annuels, soient tenus en double exemplaire, l'un restant dans la paroisse, alors que l'autre est déposé au greffe du bailliage ou de la sénéchaussée. Le code Louis prescrit également la signature des minutes (actes originaux). La déclaration royale d'avril 1736 impose, quant à elle, la signature des deux registres par les parties, de cette façon ce sont désormais deux originaux qui sont conservés. Cette date marque le début de beaucoup de collections en Vendée.

    Des registres sont également propres aux communautés religieuses et aux hôpitaux. L'abbaye de Trizay inscrit ainsi ses sépultures entre 1786 et 1787. A Fontenay-le-Comte, les communautés des Cordeliers et de Saint-Lazare, le couvent Saint-François, l'Hôtel Dieu et l'hôpital Saint-Louis enregistrent leurs propres actes de catholicité. Les hôpitaux de Luçon, Montaigu et des Sables d'Olonne font de même. Les protestants possèdent également leurs registres particuliers de l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685), puis à partir de 1787.

    Parfois les prêtres ne se contentent pas de l'enregistrement des actes, ils fournissent en complément des détails sur la vie paroissiale sous forme de chroniques, de listes de premiers communiants et de confirmands. Les abjurations des protestants peuvent également être consignées comme à Mouchamps (mars 1660-mars 1685) et à Payré-sur-Vendée (1681, 1685-1698).



    A partir de 1792 : les registres d'état civil

    A partir de la loi du 20 septembre 1792, l'état civil est laïcisé. Les municipalités sont désormais chargées de l'enregistrement des naissances, mariages et décès. Dans les communes, tous les habitants sont donc concernés quelle que soit leur religion. La rédaction de tables décennales et annuelles est désormais préconisée, et un double des registres continue d'être déposé au greffe du tribunal.

    Des registres particuliers au début de cette période sont à signaler. De nombreux registres sont en effet tenus clandestinement par des prêtres réfractaires. En 1791 et 1792, un déficit se constate dans l'enregistrement des actes de catholicité au fur et à mesure du remplacement des prêtres réfractaires au serment constitutionnel, par d'autres, dits jureurs, et considérés par la population comme des " intrus ". Les fidèles, en effet, ne fréquentent pas ces nouveaux ministres du culte. Pour des raisons plus générales, l'opprobre s'étend souvent aux nouvelles municipalités, en particulier à la tenue de leur état civil laïcisé (naissance, mariage et décès) qui s'impose à tous les citoyens à compter de la réception de la loi qui l'instaure. Aussi très peu de registres de ce genre sont-ils conservés en Vendée pour les derniers mois de 1792, c'est le cas cependant de Saint-Jean-de-Monts. Les registres suivants ont bien souvent disparu dans toute la zone insurgée. Ils ne réapparaîtront progressivement qu'après le soulèvement, tout en restant parfois boudés par une partie de la population.

    Les refus ne sont pas de la négligence : le besoin pastoral et civil à la fin du XVIIIe siècle ne saurait plus se passer du recours à ces actes. Aussi voit-on l'organisation du soulèvement vendéen tenter de rétablir leur tenue au cours de 1793, les registres étant ouverts au nom " du commissaire général de l'armée catholique et royale " ou bien au nom " du commissaire du Conseil supérieur scéant à Châtillon-sur-Sèvre, l'an 1er du règne de Louis XVII " (Saint-Christophe-la-Chartreuse, La Grolle, La Meilleraie).

    Plus fréquemment, et dès mars 1793, les prêtres réfractaires qui n'ont pas été déportés et qui reprennent leur ministère, tiennent à nouveau des listes d'actes qui ne concernent pas seulement un ressort paroissial, mais reflètent leur rayonnement pastoral. Ils ont de plus le souci de rappeler les sacrements donnés dans une totale clandestinité auparavant. Aussi ne doit-on pas s'étonner du désordre chronologique de leur enregistrement tout au long de la décennie allant de 1793 à 1802 : il correspond aux transcriptions redevenues possibles à chaque sortie de clandestinité. Des registres ont pu être tenus dans les bois, comme à Grasla en 1794 (paroisse des Brouzils). Ils se limitent le plus souvent aux actes les plus utiles (baptêmes et mariages), mais un prêtre des Lucs-sur-Boulogne a tout de même pu dresser, au lendemain du massacre de 564 personnes, les 28 février et 1er mars 1794, un véritable martyrologe.

    Les actes de catholicité de la Révolution ont souvent rejoint les archives communales ou celles des greffes des tribunaux. Ils ont en effet servi de pièces à l'appui des reconstitutions de l'état civil, menées par voie d'enquête judiciaire dès l'an X (1802), puis bien souvent à nouveau entre 1815 et 1823.



    Tout étant numérisé jusqu'en 1905, cet inventaire ne présente ici que les registres postérieurs à cette date. Il est à noter que ces registres ne contiennent que peu de mentions marginales contrairement aux registres conservés en mairie.

  • Archives audiovisuelles isolées.

    Inventaire des documents audiovisuels d'origine privée (entrés par dépôts ou dons) confiés en petit nombre aux Archives de la Vendée sous forme d'originaux de tous formats cinématographiques (séries Ci) ou de fichiers numériques (série CiN). Ils illustrent de très nombreux domaines de la vie locale des années d'entre deux guerres jusqu'à nos jours. Ces films sont cotés en fonction du format cinématographique du film original : en 1 Ci (9,5 mm), 2 Ci (16 mm), 3 Ci (8 mm), 4 Ci (Super 8), 5 Ci (35 mm), 6 Ci (17,5 mm).

    Cet inventaire présente ces films dans un classement thématique. Il sera enrichi régulièrement des nouveaux films restaurés, numérisés et mis en ligne. La première édition comportait quelques films intéressants par leurs sujets ou leur date, telles les images en noir et blanc des nombreuses fêtes organisées à La Roche-sur-Yon dans les années 1930 qui rassemblaient la population endimanchée, qu'il s'agisse de courses cyclistes, de fêtes Place Napoléon ou de spectacles de rue (6 Ci 1-3). Monseigneur Gustave-Lazare Garnier, évêque de Luçon, entouré des séminaristes en vacances à Notre-Dame de Bourgenay (1 Ci 2), ou plus récemment, les festivités organisées par la ville de Luçon en 1972, filmées en couleurs, pour honorer le centenaire de la donation à la ville, de sa maison et de son jardin par Henri Dumaine (4 Ci 98).

    La mise à jour d'octobre 2018 permet de découvrir 8 nouveaux dépôts ou dons et 28 notices supplémentaires ainsi que quelques pépites telle la bénédiction après travaux de reconstruction de la nouvelle chapelle de Maison-Pré à La Pommeraie-sur-Sèvre en 1934 (1 Ci 13), la journée festive pour les 50 ans de l'école de garçons Saint-Joseph d'Antigny en 1948 (1 Ci 62) ou la fabrication manuelle de roues de vélo en 1978 (4 Ci 70).

  • 2 C - Contrôle des actes et Insinuation (1693-1828)

    Tous les bureaux dont l'existence est avérée sont présentés ici, même si aucun document n'a été conservé. Une exception toutefois, L'Ile-d'Yeu, totalement exclue du Contrôle mais mentionnée pour répondre aux éventuelles interrogations.

    Pour chaque bureau, les tables existantes, accompagnée d'une description, ont été placées en tête. Les registres de formalité, eux aussi présentés succinctement, sont ensuite listés ; puis viennent les sommiers et registres d'ordre, outils des receveurs pour repérer les impayés.

    Les ressorts des bureaux étant flous, il convient de se reporter à la liste des communes dressée à partir du dépouillement des registres et du minutier (liste commune au Contrôle des actes et à l'Enregistrement)

    *****

    De nombreuses lacunes sont à déplorer parmi les registres du Contrôle des actes des notaires et des actes sous-seing privé comme dans ceux de l'insinuation et du centième denier. Créées tardivement, les tables ouvrant à ces différents registres ne sont également conservées que très partiellement, à l'exception de celles des bureaux de Fontenay-le-Comte, Luçon et Sainte-Hermine.

    ****

    La consultation de cet ensemble permet un accès rapide au minutier, qui ne propose que très peu de répertoires chronologiques pour l'Ancien Régime.

    Les tables de sépultures, de testaments, de successions, de partages, de contrats de mariage, … sont complémentaires des registres paroissiaux et ainsi très utiles aux généalogistes. Les tables des vendeurs, acquéreurs ou bien encore des baux ainsi que les registres du Centième denier sont indispensables à qui fait l'histoire d'une propriété ou à l'histoire foncière plus généralement.

    Outre les actes passés devant notaire, le contrôle touche également ceux passés sous-seing privé (actes d'assemblées, copies de titres,…)

    ****

    Quelques dépouillements de registres du contrôle des actes des bureaux de Bouin (2 C 53-54) et de Challans (2 C 72-102) ont pu être récupérés et sont intégrés aux notices correspondantes.

  • Pièces isolées

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • 1 O - Affaires communales (avant 1940)

    La gestion communale (délibérations, décisions) est soumise au contrôle de la préfecture depuis l'époque révolutionnaire.

    La sous-série 1 Ø réunit tous les documents produits dans le cadre de ce contrôle et qui concernent le personnel, les biens, les bâtiments et les équipements communaux, excepté la voirie. Les dossiers sont en général composés des décisions communales accompagnées de correspondance, auxquelles sont joints devis et plans s'il s'agit de construction ou de réparation d'édifices.

    Cette sous-série s'est enrichie au fur et à mesure des versements successifs de la préfecture, sans être ni remaniée, ni recotée. Sa présentation n'est donc pas toujours homogène et un même sujet peut être présent dans plusieurs articles pour peu que ceux-ci aient été intégrés à des époques différentes.

    Il faut également signaler que la partie "Généralités" devra être reprise intégralement, les articles qu'elle contient devant être répartis dans les rubriques correspondantes.

    Les dossiers sont classés par communes, présentées dans l'ordre alphabétique, et respectent en général la répartition suivante :

    - Employés communaux

    - Police municipale

    - Revenus et charges (tarifs et taxes divers, acquisitions ou ventes de terrains, emprunts, baux…)

    - Édifices et services publics (bâtiments communaux autres que religieux et notamment les bâtiments d'enseignement mais aussi les halles, les bains-douches… et les équipements sportifs ou autres - pompes, puits). Rappel : ces dossiers contiennent très souvent des documents techniques (devis, plans).

    - Édifices du culte (église, presbytère, cimetière : dossier sur agrandissement ou l'aménagement de ce site).

    Les litiges et contentieux que connaissent les communes : certains travaux publics (tels que curage de fossés…) et tous les dossiers singuliers ont été isolés en fin d'article.

    À noter : pour des raisons pratiques, certains dossiers de legs ont été laissés en 1 Ø au lieu d'être recotés en 4 Ø.

  • 4 Q - Conservation des Hypothèques de La Roche-sur-Yon (an IV-1956)

    Identifier un nom, une personne, une famille, n'est pas chose aisée, à l'échelle d'un département, car les tables et index disponibles sont limités à l'espace d'une seule commune (exemples de l'état civil et du cadastre) ou ne concernent qu'une seule année (exemple d'une classe d'âge concernée par le recrutement militaire).

    Les tables alphabétiques des hypothèques corrigent ces deux limites en ouvrant la recherche à tout un arrondissement, sur un siècle et demi, de 1800 à 1955, sans avoir à se soucier d'une orthographe exacte. Les " registres indicateurs ", renvoient en effet à des folios regroupant les orthographes différentes d'un même nom. Il est vrai que les noms qu'ils rassemblent sont ceux des personnes ayant disposé d'une propriété en Vendée, quelle que soit sa surface. Ils occupent néanmoins plus de 300 volumes, correspondant à des centaines de milliers de noms, soit une grande partie de la population.

    La tenue des tables alphabétiques est un défi avec le temps, les nouveaux noms débordant bientôt les blancs laissés à leur disposition le premier jour, ce qui oblige à des multiples renvois. Là encore, ce défaut est très amoindri. Dans un premier temps en effet, les tables ont été entièrement refaites à un moment ou un autre dans un arrondissement, ce qui a permis de reconstituer un ordre alphabétique cohérent. Puis, lorsque le système vieillit à nouveau, on doubla les tables alphabétiques d'une autre série de tables pour enregistrer les " noms nouveaux " à la suite les uns des autres, dans l'ordre de leur apparition. En 1955, ont été constituées des " registres indicateurs ", sortes de tables générales renvoyant aux deux autres. La complexité très relative de ce triple ensemble permet de parcourir rapidement plusieurs centaines de milliers de noms sur 150 ans.

    On consultera donc d'abord les registres indicateurs, placés en tête de série, qui renvoient à un numéro de volume et à un feuillet de l'un des registres suivants : Les premiers numéros correspondent à la table alphabétique (des premiers patronymes enregistrés), les suivants aux " nouveaux noms " venant la compléter.
    Pour chaque nom, une ligne est attribuée au prénom d'une personne particulière, dans un ordre cette fois-ci plutôt chronologique, et avec un renvoi au compte hypothécaire et des indications d'identité de plus en plus nombreuses au fil du temps.

    L'enregistrement se fait au lieu du bien. Une même personne peut donc avoir un compte hypothécaire dans les 3 conservations.

    -Les tables contiennent les noms et prénoms des personnes, la profession des hommes, les domiciles successifs.
    La profession des femmes n'est jamais mentionnée, en revanche leur nom d'épouse est précisé (elles entrent dans les tables par leur nom de jeune fille) ainsi que le fait qu'elles soient veuves, célibataires ou divorcées.
    Pour les hommes on trouve parfois la mention de leur état matrimonial : célibataire, veuf

    Le nom de leur épouse peut être parfois noté.
    Les liens de famille (frère, père, sœur, fils, cousin, cousine) peuvent être précisés.
    La mention et la date du décès apparaissent parfois
    Les dates et lieux de naissances apparaissent à partir des années 1860.

  • 4 Q - Conservation des hypothèques de Fontenay-le-Comte (an IV-1956)

    Identifier un nom, une personne, une famille, n'est pas chose aisée, à l'échelle d'un département, car les tables et index disponibles sont limités à l'espace d'une seule commune (exemples de l'état civil et du cadastre) ou ne concernent qu'une seule année (exemple d'une classe d'âge concernée par le recrutement militaire).

    Les tables alphabétiques des hypothèques corrigent ces deux limites en ouvrant la recherche à tout un arrondissement, sur un siècle et demi, de 1800 à 1955, sans avoir à se soucier d'une orthographe exacte. Les " registres indicateurs ", renvoient en effet à des folios regroupant les orthographes différentes d'un même nom. Il est vrai que les noms qu'ils rassemblent sont ceux des personnes ayant disposé d'une propriété en Vendée, quelle que soit sa surface. Ils occupent néanmoins plus de 300 volumes, correspondant à des centaines de milliers de noms, soit une grande partie de la population.

    La tenue des tables alphabétiques est un défi avec le temps, les nouveaux noms débordant bientôt les blancs laissés à leur disposition le premier jour, ce qui oblige à des multiples renvois. Là encore, ce défaut est très amoindri. Dans un premier temps en effet, les tables ont été entièrement refaites à un moment ou un autre dans un arrondissement, ce qui a permis de reconstituer un ordre alphabétique cohérent. Puis, lorsque le système vieillit à nouveau, on doubla les tables alphabétiques d'une autre série de tables pour enregistrer les " noms nouveaux " à la suite les uns des autres, dans l'ordre de leur apparition. En 1955, ont été constituées des " registres indicateurs ", sortes de tables générales renvoyant aux deux autres. La complexité très relative de ce triple ensemble permet de parcourir rapidement plusieurs centaines de milliers de noms sur 150 ans.

    On consultera donc d'abord les registres indicateurs, placés en tête de série, qui renvoient à un numéro de volume et à un feuillet de l'un des registres suivants : Les premiers numéros correspondent à la table alphabétique (des premiers patronymes enregistrés), les suivants aux " nouveaux noms " venant la compléter.
    Pour chaque nom, une ligne est attribuée au prénom d'une personne particulière, dans un ordre cette fois-ci plutôt chronologique, et avec un renvoi au compte hypothécaire et des indications d'identité de plus en plus nombreuses au fil du temps.

    L'enregistrement se fait au lieu du bien. Une même personne peut donc avoir un compte hypothécaire dans les 3 conservations.

    -Les tables contiennent les noms et prénoms des personnes, la profession des hommes, les domiciles successifs.
    La profession des femmes n'est jamais mentionnée, en revanche leur nom d'épouse est précisé (elles entrent dans les tables par leur nom de jeune fille) ainsi que le fait qu'elles soient veuves, célibataires ou divorcées.
    Pour les hommes on trouve parfois la mention de leur état matrimonial : célibataire, veuf

    Le nom de leur épouse peut être parfois noté.
    Les liens de famille (frère, père, sœur, fils, cousin, cousine) peuvent être précisés.
    La mention et la date du décès apparaissent parfois
    Les dates et lieux de naissances apparaissent à partir des années 1860.

  • 4 Q - Conservation des hypothèques des Sables-d'Olonne (an VII-1956)

    Identifier un nom, une personne, une famille, n'est pas chose aisée, à l'échelle d'un département, car les tables et index disponibles sont limités à l'espace d'une seule commune (exemples de l'état civil et du cadastre) ou ne concernent qu'une seule année (exemple d'une classe d'âge concernée par le recrutement militaire).

    Les tables alphabétiques des hypothèques corrigent ces deux limites en ouvrant la recherche à tout un arrondissement, sur un siècle et demi, de 1800 à 1955, sans avoir à se soucier d'une orthographe exacte. Les " registres indicateurs ", renvoient en effet à des folios regroupant les orthographes différentes d'un même nom. Il est vrai que les noms qu'ils rassemblent sont ceux des personnes ayant disposé d'une propriété en Vendée, quelle que soit sa surface. Ils occupent néanmoins plus de 300 volumes, correspondant à des centaines de milliers de noms, soit une grande partie de la population.

    La tenue des tables alphabétiques est un défi avec le temps, les nouveaux noms débordant bientôt les blancs laissés à leur disposition le premier jour, ce qui oblige à des multiples renvois. Là encore, ce défaut est très amoindri. Dans un premier temps en effet, les tables ont été entièrement refaites à un moment ou un autre dans un arrondissement, ce qui a permis de reconstituer un ordre alphabétique cohérent. Puis, lorsque le système vieillit à nouveau, on doubla les tables alphabétiques d'une autre série de tables pour enregistrer les " noms nouveaux " à la suite les uns des autres, dans l'ordre de leur apparition. En 1955, ont été constituées des " registres indicateurs ", sortes de tables générales renvoyant aux deux autres. La complexité très relative de ce triple ensemble permet de parcourir rapidement plusieurs centaines de milliers de noms sur 150 ans.

    On consultera donc d'abord les registres indicateurs, placés en tête de série, qui renvoient à un numéro de volume et à un feuillet de l'un des registres suivants : Les premiers numéros correspondent à la table alphabétique (des premiers patronymes enregistrés), les suivants aux " nouveaux noms " venant la compléter.
    Pour chaque nom, une ligne est attribuée au prénom d'une personne particulière, dans un ordre cette fois-ci plutôt chronologique, et avec un renvoi au compte hypothécaire et des indications d'identité de plus en plus nombreuses au fil du temps.

    L'enregistrement se fait au lieu du bien. Une même personne peut donc avoir un compte hypothécaire dans les 3 conservations.

    -Les tables contiennent les noms et prénoms des personnes, la profession des hommes, les domiciles successifs.
    La profession des femmes n'est jamais mentionnée, en revanche leur nom d'épouse est précisé (elles entrent dans les tables par leur nom de jeune fille) ainsi que le fait qu'elles soient veuves, célibataires ou divorcées.
    Pour les hommes on trouve parfois la mention de leur état matrimonial : célibataire, veuf

    Le nom de leur épouse peut être parfois noté.
    Les liens de famille (frère, père, sœur, fils, cousin, cousine) peuvent être précisés.
    La mention et la date du décès apparaissent parfois
    Les dates et lieux de naissances apparaissent à partir des années 1860.

  • Bureau de l'Enregistrement des Essarts (1847-1957)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau des Essarts est créé en 1847 mais que les tables sont ouvertes par anticipation en 1842. Elles renvoient aux actes enregistrés au bureau de La Roche-sur-Yon de 1842 au 30 juin 1847.

    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau des Essarts en 1957 mais ils renvoient désormais aux actes du bureau de La Roche-sur-Yon.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

Voir par page : 10 20 50 100