Information

SALLE DE LECTURE 

Info du 18-12-2020

La salle de lecture est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h sur rendez-vous et dans la limité des places disponibles. Réservation au 0251377133.  Lire la suite

        

Actualité à la Une (18 janv.)

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Actualités précédentes

Retour sur l'actualité de 2020

Du nouveau sur "Noms de Vendée" : indexation des mariages jusqu’en 1919

-  Les "Notes généalogiques" de Jean Maillaud

  • Archives audiovisuelles isolées.

    Inventaire des documents audiovisuels d'origine privée (entrés par dépôts ou dons) confiés en petit nombre aux Archives de la Vendée sous forme d'originaux de tous formats cinématographiques (séries Ci) ou de fichiers numériques (série CiN). Ils illustrent de très nombreux domaines de la vie locale des années d'entre deux guerres jusqu'à nos jours. Ces films sont cotés en fonction du format cinématographique du film original : en 1 Ci (9,5 mm), 2 Ci (16 mm), 3 Ci (8 mm), 4 Ci (Super 8), 5 Ci (35 mm), 6 Ci (17,5 mm).

    Cet inventaire présente ces films dans un classement thématique. Il sera enrichi régulièrement des nouveaux films restaurés, numérisés et mis en ligne. La première édition comportait quelques films intéressants par leurs sujets ou leur date, telles les images en noir et blanc des nombreuses fêtes organisées à La Roche-sur-Yon dans les années 1930 qui rassemblaient la population endimanchée, qu'il s'agisse de courses cyclistes, de fêtes Place Napoléon ou de spectacles de rue (6 Ci 1-3). Monseigneur Gustave-Lazare Garnier, évêque de Luçon, entouré des séminaristes en vacances à Notre-Dame de Bourgenay (1 Ci 2), ou plus récemment, les festivités organisées par la ville de Luçon en 1972, filmées en couleurs, pour honorer le centenaire de la donation à la ville, de sa maison et de son jardin par Henri Dumaine (4 Ci 98).

    La mise à jour d'octobre 2018 permet de découvrir 8 nouveaux dépôts ou dons et 28 notices supplémentaires ainsi que quelques pépites telle la bénédiction après travaux de reconstruction de la nouvelle chapelle de Maison-Pré à La Pommeraie-sur-Sèvre en 1934 (1 Ci 13), la journée festive pour les 50 ans de l'école de garçons Saint-Joseph d'Antigny en 1948 (1 Ci 62) ou la fabrication manuelle de roues de vélo en 1978 (4 Ci 70).

  • Minutier ancien de La Châtaigneraie (1574-1805)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Châtaigneraie. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Minutier ancien de Bourneau, Marsais, Mouzeuil, Nalliers, Petosse, Pouillé, Saint-Cyr-des-Gâts, Saint-Laurent-de-la-Salle, Saint-Martin-des-Fontaines, Saint-Martin-sous-Mouzeuil, Sainte-Radégonde-la-Vineuse, Saint-Valérien et Sérigné) : analyses d'un choix de pièces (1541-1808)

    La totalité du minutier d'Ancien régime du canton de L'Hermenault a été numérisée (notaires en résidence à Bourneau, Marsais, Mouzeuil, Nalliers, Petosse, Pouillé, Saint-Cyr-des-Gâts, Saint-Laurent-de-la-Salle, Saint-Martin-des-Fontaines, Saint-Martin-sous-Mouzeuil, Sainte-Radégonde-la-Vineuse, Saint-Valérien et Sérigné). Les analyses présentées ici sont celles que MM. Jaunet et Panisson ont rédigées. Le relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles, les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse, ainsi qu'un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique. Il est à noter que tous les actes de Laurent Appraillé, notaire à Mouzeuil, de 1757 à avril 1778 ont été entièrement analysés.

  • 1 Num 24 - Fonds Godard des Breuzes (XVIIIe s.-1844)

    Les papiers de Pierre Godard témoignent du destin singulier, encore entouré de mystère, d'un de ces militaires qu'ont multipliés la Révolution et l'Empire. Très intégré au milieu des anciens révolutionnaires de la Vendée, il découvre ce département et s'y établit après la guerre civile, dont ses archives ne gardent aucun écho, pas plus que de la reconstruction du pays, qui marque pourtant durablement le paysage. La " grande guerre ", pour un nouvel arrivant vivant plus de sa pension que des rentes de la terre, paraît relever d'un passé révolu et sans conséquence pour lui.

  • 107 J - Papiers Marcel Filuzeau (Familles Pineau-Plantier de Noirmoutier, 1597-1948)

    Ce fonds est principalement constitué des papiers des familles Pineau-Plantier, la famille maternelle de Marcel Filuzeau, auxquels s'ajoutent des recherches historiques et généalogiques. Ces deux ensembles, organisés suivant la généalogie familiale, forment les deux premières parties de ce fonds.

    La 3e partie comprend les autres travaux de Marcel Filuzeau, de la documentation et quelques papiers personnels. Sa famille maternelle étant essentiellement noirmoutrine, il a recueilli une importante documentation sur l'île et son histoire. Il s'est aussi intéressé plus largement à la Vendée et à quelques autres départements.

  • Plans et affiches relatifs aux établissements classés

    Le présent catalogue dresse l'inventaire de plus de 2800 plans, cartes et affiches conservés dans les dossiers des établissements classés (cotés 5 M 78-327) et couvrant la période de 1830 à 1954. Cette appellation d' "établissement classé" désigne les ateliers et usines considérés comme dangereux, insalubres ou incommodes, et donc sources de pollutions ou de nuisances pour leur voisinage. Ces établissements - comme les abattoirs (ou tueries), conserveries, dépôts d'essence, garages, fabriques d'engrais, fours à chaux, porcheries et tanneries, pour ne citer que les plus nombreux - faisaient donc l'objet d'une réglementation particulière dont le suivi était assuré par les services de la préfecture.

    Le catalogue est organisé par ordre alphabétique des communes, puis par ordre chronologique des pièces.

    La plupart de ces pièces consistent en plans sommaires, manuscrits ou imprimés, indiquant l'aménagement de l'établissement ou sa situation dans son environnement proche. Certains plans plus soignés, parfois aquarellés, offrent des représentations détaillées d'une papeterie ou d'une manufacture de chandelles, ou permettent d'appréhender le maillage économique local à une époque où ce dernier était bien plus dense qu'aujourd'hui.

    Un petit échantillon de ces documents (60 plans et 1 affiche) a été numérisé pour illustrer la grande diversité de ces établissements classés, reflets d'une partie de l'industrie et de l'artisanat vendéens des 19e et 20e siècles. En effet, dans cet inventaire se côtoient aussi bien des établissements renommés (la conserverie Saupiquet, le magasin yonnais des Galeries Modernes) que les innombrables dépôts d'essence et tueries, ou encore des fabriques plus insolites comme celles de tapis en caoutchouc ou d'huile de pieds de boeufs.

    Les documents cartographiques et iconographiques présentés dans ce catalogue font partie intégrante des dossiers de la sous-série 5 M (hygiène et santé publique) qu'elles illustrent et complètent. Ces dossiers ont été versés aux Archives départementales par la préfecture de la Vendée et sont librement consultables en salle de lecture.

  • 1 Num 533 – Album François Gérard (1932-1970)

    L’album présenté dans cet inventaire s’ouvre sur la collection de rubans de bachis portés par François Gérard durant sa carrière dans la Marine nationale, de 1937 à 1953 (1 Num 533 2). Suivent plus de 600 tirages photographiques noir et blanc, fixés par des coins autocollants sur 88 pages cartonnées reliées par un lacet, le tout sous une couverture en cuir marron décorée de motifs végétaux. La moitié de ces clichés illustre les escales et lieux visités par le marin (souvent par des photos-cartes achetées), l'autre moitié consiste en des tirages probablement uniques mais dont l'auteur n'est vraisemblablement pas toujours François Gérard (notamment pour ceux pris lors de manoeuvres ou de combats, ou encore lors de cérémonies officielles). Le marin a légendé la plupart des clichés, parfois avec force détails, sur l’envers au crayon de papier. La présence de ces notes confère un intérêt majeur à ces photos, qui deviennent ainsi les témoins d’un fragment de l’histoire de la Marine française, juste avant, pendant, et juste après la Seconde Guerre mondiale – notamment lors d’épisodes relativement méconnus comme la bataille de Dakar en septembre 1940.
    Le fils de François Gérard a également prêté quelques documents militaires permettant de retracer le parcours de son père, tous regroupés dans la première notice (1 Num 533 1). Ils sont très précieux pour comprendre la chronologie des événements vécus par le marin, tout particulièrement la page de son livret militaire listant ses affectations successives (vue 13). À noter également la présence d'un enregistrement sonore réalisé à New York en 1939, qui fait ressurgir la voix du jeune marin plus de 80 années plus tard.
    Le plan retenu distingue les papiers et portraits propres à François Gérard (1 Num 533 1 à 3) et les portraits des membres de sa famille et de ses compagnons d’armes (1 Num 533 36 à 39). Le reste de l’inventaire suit un déroulement chronologique, de ses débuts sur le Georges Leygues en 1937, jusqu’à son séjour à Amiens où il apprend le métier de facteur en 1954-1955, une fois retraité de l’Armée.

    François Gérard s’engage dans la Marine comme matelot canonnier en mars 1937, à la veille du second conflit mondial. La Marine française, récemment reconstruite, est alors l’une des plus puissantes au monde ; la 4e après celles de la Grande Bretagne, des États-Unis et du Japon. Le jeune matelot embarque fin 1937 sur le Georges Leygues, croiseur léger tout juste achevé, sur lequel il sillonne les océans Atlantique et Indien (1 Num 533 4 à 8). Dès cette époque, ses clichés sont riches d’instruction sur l’armement naval des bâtiments de guerre.
    L’album ne contient aucun cliché pris entre la déclaration de la guerre le 3 septembre 1939 et la signature de l’armistice le 22 juin 1940. Ce dernier exige le désarmement de la flotte de guerre, mais le gouvernement allemand déclare « qu’il n’a pas l’intention d’utiliser pendant la guerre, à ses propres fins, la flotte de guerre française stationnée dans les ports sous contrôle allemand » (extrait de l’article 8). La France conserve donc sa Marine, tout comme son empire colonial. Le ralliement de l’amiral Darlan, chef d’état-major de la Marine, à Pétain participe au sentiment majoritaire de solidarité envers le nouveau régime de Vichy au sein de la Marine française.
    Côté britannique, Churchill, très inquiet à l’idée que la puissante flotte française soit malgré tout récupérée par Hitler, lance l’opération Catapult qui entraine l’attaque de Mers el-Kébir début juillet 1940. Cet épisode dramatique (1300 marins français décèdent dans le port algérien) fait naître une forte hostilité à l’égard de l’allié d’hier chez les marins français. Ce ressentiment est probablement à l’origine des échecs de l’attaque de Dakar en septembre 1940 – pendant laquelle les navires français fidèles à Vichy repoussent les forces britanniques et gaullistes – et de la résistance française lors des débarquements alliés en Algérie et au Maroc en novembre 1942. François Gérard, heureusement absent à Mers el-Kébir, est témoin de ces deux derniers événements : à bord du Georges Leygues à Dakar les 23-25 septembre 1940 (1 Num 533 10) et dans le camp militaire de Casablanca les 8-10 novembre 1942 (1 Num 533 18). Ses clichés illustrent ces combats fratricides qui durèrent à chaque fois trois jours.
    Sur le sujet délicat de ces batailles qui virent s’affronter des Français, qu’il soit ici permis de préciser que, dans la majorité des cas, l’appartenance à l’un ou l’autre des camps dit opposés ne résultait pas d’un choix politique mais tout simplement des circonstances (notamment la localisation du navire au printemps 1940). Au final, entre 1939 et 1945, François Gérard aura combattu contre les Allemands, les Italiens, les Alliés quand ceux-ci se présentaient en ennemis, puis à nouveau contre les Allemands et les Japonais (aux côtés de ses adversaires passés). Tout cela avec le même sens du devoir, de la discipline, de l’esprit de sacrifice et un patriotisme exemplaire (extraits de la lettre de l’amiral vendéen Norbert Bonneau à Alain Gérard, datée du 9 avril 2015).
    Basculé dans le camp allié après le débarquement en Afrique du Nord, comme la plupart des unités françaises survivantes présentes sur ce continent, François Gérard est alors affecté sur le cuirassé Richelieu. Ce dernier, après une modernisation à New York en 1943, opère aux côtés de la Royal Navy en Atlantique puis dans l’Océan Indien (1 Num 533 19 à 29). Il est notamment présent lors de la signature de la reddition japonaise par Lord Mountbatten à Singapour, le 12 septembre 1945 (1 Num 533 23).
    Après le conflit mondial, François Gérard passe encore plusieurs mois à bord du Richelieu, avant de rentrer en France en juillet 1946. Le canonnier reste un an à Cherbourg, puis remonte sur quatre navires différents dont la Frégate Le Brix (1 Num 533 30 à 32).

    La richesse documentaire de ce fonds photographique ne réside pas seulement dans les épisodes de la guerre 1939-1945 décrits ci-dessus, mais aussi dans les nombreuses images des pays traversés par François Gérard au gré de ses escales. Le marin semble avoir eu à cœur d’illustrer les lieux visités par des clichés ou, plus souvent, par l’achat de petites photos-cartes touristiques. Ainsi, 315 vues d’une douzaine d’états figurent dans cet inventaire. Parmi eux : le Maroc et tout particulièrement Casablanca où le marin passa deux ans, l’Égypte (passage obligé vers l’Océan Indien), Singapour, Ceylan, l’Afrique du Sud, le Sénégal ou encore l’Écosse et la ville de New York photographiée en 1939 (lors de l’Exposition internationale) et en 1943.

  • Fichier historique du diocèse de Luçon (révision en cours, 2020)

    RECUPERATION DU TRAVAIL DE L'ABBE DELHOMMEAU (mai 2020)

    L'abbé Delhommeau a rédigé près de 32 000 notices descriptives de documents consacrés à l'histoire religieuse de la Vendée et conservés dans plusieurs institutions ou dans des collections privées. Celles-ci doivent être saisies sur excel pour permettre l'interrogation en plein texte. La saisie sert également à repérer les doublons qui sont systématqiuement retirés.


    Toutes les cotes conservées aux Archives de la Vendée sont vérifiées et réactualisées en cas de recotation des originaux décrits. Lorsqu'un document n'a pu être clairement identifié, la mention "pièce non repérée, année de constat" suit la cote relevée par l'abbé. De nombreux liens vers des documents numérisés ont également été ajoutés afin de faciliter le travail du chercheur.


    Point sur la reprise :

    Depuis avril 2020, la totalité des 32 000 fiches ont été saisies (travail commencé en 2018)

    En mai 2020, 4781 notices sont publiées dans le présent inventaire (Abbayes d'hommes, Ordre de Saint-Benoist : 2308 notices, Ordre de Citeaux : 515 notices, Ordre des camaldules : 57 notices, Ordre des chanoines de Prémontré : 1073 notices et Ordre de Saint-Augustin : 828 notices)

    Que les nombreuses personnes qui ont participé à la saisie des fiches soient ici remerciées. La vérification des références vendéennes est assurée par Juliette Grison et Françoise Baudat


    FONDS CONSULTÉS POUR LA CONSTITUTION DU FICHIER HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LUÇON


    FONDS PARISIENS (Dépouillements de 1956 à 1982)
    - Archives nationales (dans l'ordre alphabétique des cotes) : Conseil du roi, Agence générale du clergé, Commission des réguliers, ordres militaires et hospitaliers, titres domaniaux, biens des établissements religieux supprimés, affaires et biens des protestants, comité ecclésiastique, police générale, cultes, biens nationaux, tribunal révolutionnaire.
    - Bibliothèque nationale : manuscrits latins et nouvelles acquisitions latines, les manuscrits français et nouvelles acquisitions françaises, les collections Baluze, Clérambault, Dupuy, Duchesne, Moreau, Gaignières, Joly de Fleury, Joursanvault, Morel de Choisy, Mélanges Colbert, Cinq-Cents de Colbert. - Les Estampes et les Cartes et plans.
    - Bibliothèque de l'Arsenal : l'ensemble des documents relatifs à l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec l'archevêque de Noailles, archevêque de Paris, dans les années 1710-1714, quelques papiers des cardinaux-ministres Richelieu et Mazarin, quelques lettres des évêques de Luçon, Lescure et Verthamon.
    - Bibliothèque Mazarine : les manuscrits de la bibliothèque Colbertine - un frère du ministre Jean-Baptiste Colbert fut pendant dix ans évêque de Luçon -, l'inventaire de la bibliothèque du cardinal de Richelieu, quelques pièces relatives à sa disgrâce et à son exil en Avignon en 1617, une liasse concernant le séjour de Rabelais en Bas-Poitou.
    - Bibliothèque Sainte-Geneviève : les actes des synodes du diocèse de Luçon des années 1565, 1629, 1693 et 1724 et un fonds complétant celui de la bibliothèque de l'Arsenal concernant l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec le cardinal de Noailles.
    - Bibliothèque de l'Institut : dans la collection Godefroy, les papiers concernant la nomination de Richelieu au Conseil d'État du roi et une partie des multiples démarches du roi, de la reine-mère, des ambassadeurs et des ministres qui ont abouti à la promotion de l'évêque de Luçon au cardinalat, au mois de septembre 1622.
    - Bibliothèque de la Chambre des députés : le fonds de l'hôtel de Luçon à Paris.
    - Bibliothèque de l'Inspection du Génie : les albums de Claude Masse, ingénieur du roi en tournée dans le Bas-Poitou dans les premières années du XVIIIe siècle.
    - Archives du ministère des Affaires Étrangères : y fut déposée par ordre du roi la majeure partie des papiers de la succession du cardinal de Richelieu. On y trouve en outre des documents concernant des évêques de Luçon : Lescure, Rabutin de Bussy et Verthamon. Le fonds Rome est riche en pièces relatives au jansénisme et à la constitution Unigenitus. Le fonds Angleterre contient une documentation intitulée "La France et l'Angleterre en 1793". Enfin, plusieurs pièces concernant, une fois de plus, le cardinal de Richelieu et aussi l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec le cardinal de Noailles, ont été tirées du fonds Correspondance politique, Rome.
    - Archives du ministère de la Guerre : importante documentation relative aux "nouveaux convertis" du début du XVIIIe siècle, et règlements proposés par l'évêque de Luçon pour les nouveaux convertis de son diocèse.
    - Archives du ministère de la Marine : quelques pièces de la correspondance échangée entre Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV, et Nicolas, son frère, évêque de Luçon.

    FONDS CONSERVÉS EN PROVINCE (Dépouillements de 1957 à 1961)
    - Archives de la Vendée et des départements voisins : les mois d'été des années 1957 à 1961 passés dans l'Ouest m'ont permis le dépouillement minutieux des Archives de la Vendée, comme il se doit, et des départements voisins de Charente-Maritime, Gironde, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres et Vienne. Des fiches ont été établies pour les documents concernant le diocèse de Luçon conservés dans les séries instruction publique, familles et seigneuries, état civil, clergé séculier, clergé régulier, culte protestant, documents entrés par voie extraordinaire, administration de l'époque révolutionnaire, domaines nationaux, cultes.
    - Archives diocésaines de Luçon : une collection d'inventaires analytiques pour les séries closes peut faire double emploi avec l'actuel fichier, mais ils ont longtemps et grandement facilité les recherches.
    - Archives diocésaines de Poitiers : on y trouve un certain nombre de pièces antérieures à 1317, date de la création des évêchés de Luçon et de Maillezais dont les territoires furent démembrés de l'évêché de Poitiers qui couvrait, à l'époque, la province entière du Poitou. On y trouve aussi, mais pour une période plus proche de nous, dans les papiers de la famille de Curzon, des lettres de Mgr de Mercy, évêque de Luçon et de ses vicaires généraux de l'époque révolutionnaire.

    - Archives diocésaines de La Rochelle : elles ont conservé une partie des archives de l'ancien diocèse de Maillezais, supprimé en 1648, notamment une collection d'ordonnances épiscopales et synodales, une bonne partie des procès-verbaux des visites épiscopales des XVIIe et XVIIIe siècles, une documentation concernant les établissements religieux, au nombre desquels les couvents des cordelières, des Filles de Notre-Dame et des dames de l'Union-Chrétienne de Fontenay-le-Comte, et des Filles de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre.
    - Archives diocésaines de Bordeaux : de 1317 à la création relativement récente des régions apostoliques, les évêques de Luçon étaient au nombre des suffragants de l'archevêque métropolitain de Bordeaux. Cette dépendance canonique a laissé quelques traces aux Archives.
    - Archives diocésaines de Nantes : quelques pièces concernant les paroisses de Cugand, La Bernardière, La Bruffière, Saint-André-Treize-Voies et Bouin qui dépendirent jusqu'au concordat de 1801 de l'évêché de Nantes.
    - Archives paroissiales de la Vendée : quelques centaines d'analyses concernent des documents des archives paroissiales, également antérieurs à 1801, conservés dans les presbytères de la Vendée.
    - Médiathèque de la ville de Poitiers : elle possède, outre un très riche fonds d'archives, les 88 cahiers de notes de Dom Léonard Fonteneau, religieux de la congrégation de Saint-Maur en résidence de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, chargé par ses supérieurs, vers 1740, de relever dans les évêchés, les abbayes, les prieurés, les couvents et les châteaux du Poitou tous les documents nécessaires pour la rédaction et publication d'une Histoire religieuse du Poitou. Entre les années 1740 et 1773, Dom Fonteneau visita, dans l'actuel diocèse de Luçon, les abbayes de La Blanche, Boisgrolland, Breuil-Herbaud, des Fontenelles, de La Grainetière, l'Ile-Chauvet, Saint-Michel-en-l'Herm, Talmont et de Trizay, la plupart des prieurés et couvents et, bien sûr, l'évêché de Luçon, où il passa le mois de juillet 1765 à copier les 138 pièces (991 pages) qu'il y découvrit et qui constituent le volume XIV de sa collection.
    - Médiathèque de la ville de Niort : elle possède les originaux de la plupart des documents que Dom Fonteneau copia aux Archives de l'évêché de Luçon. En effet, lorsque, vers 1845, La Fontenelle de Vaudoré, conseiller à la Cour de Poitiers, entreprit la rédaction de son Histoire du monastère et des évêques de Luçon, il se fit remettre, probablement sans difficulté, l'ensemble des fonds de l'évêché. Le travail sortit des presses de Gaudin, imprimeur à Fontenay-le-Comte, en 1847, quelques mois après le décès de l'auteur qui, en bon conseiller général des Deux-Sèvres, avait légué à la ville de Niort tous les manuscrits en sa possession, au nombre desquels ceux empruntés à l'évêché de Luçon qu'on peut consulter aujourd'hui sous les cotes Mss 153, 154 et 167. On trouvera aussi sous les cotes Mss 142 à 146 et sous l'étiquette Papiers Prézeau-La Fontenelle, le journal du couvent des carmes de La Flocellière, de 1613 à 1690, et des pièces concernant les abbayes de Trizay, Saint-Michel-en-l'Herm, d'Angles, de Talmont et de Moreilles, les paroisses du Langon, de 1431 à 1778, de Maillezais et de l'île d'Yeu.
    - Médiathèque de la ville de La Rochelle : riche de documents relatifs à l'ancien diocèse de Maillezais, qui occupait sept des cantons du nord-est et du sud-est de l'actuelle Vendée, elle possède entre autres les registres des insinuations ecclésiastiques, les procès-verbaux de plusieurs visites pastorales des XVIIe et XVIIIe siècles, et les précieux mémoires des pères Arcère et Jaillot, concernant l'ancien diocèse.
    - Médiathèque de la ville de Nantes : elle est bien connue des Vendéens pour sa collection de documents de l'époque révolutionnaire dite Dugast-Matifeux. Charles Dugast-Matifeux, né à Montaigu au début du XIXe siècle, conseiller municipal de Montaigu, se porta acquéreur de la correspondance et de tous les papiers du conventionnel Philippe-Charles-Aimé Goupilleau, procureur-syndic du district de Montaigu, membre du Comité de sûreté générale puis du Conseil des Cinq-Cents. Élu sur le tard conseiller municipal de Nantes, Charles Dugast-Matifeux légua à la ville, en 1894, l'ensemble des papiers de Goupilleau, augmenté des siens, au total 98 volumes de pièces originales et autres qui forment une des sources les plus importantes pour l'histoire de la Révolution française et de la chouannerie dans l'Ouest.

    FONDS DU VATICAN (Dépouillements de 1982 à 1990)
    Il fallut faire un choix et se borner à relever dans les fonds des Archives Vaticanes, les pièces les plus importantes pour l'histoire du diocèse. Elles se trouvent en majorité dans les volumes d'enregistrement des bulles papales, dans les registres et les liasses de la Chambre apostolique, de la Secrétairerie d'État, de la Congrégation consistoriale, pour la période antérieure à la Révolution française.
    Pour les années postérieures à 1789, il fallut chercher dans les papiers du Conseil pour les Affaires publiques de l'Église créé en 1790 pour l'examen, à la demande du roi Louis XVI, du texte de la constitution civile du clergé, dans la série Emigrati francesi pour ce qui concerne les prêtres et religieux français réfugiés dans les États pontificaux, enfin dans la série Epoca napoleonica pour la politique religieuse de la France sous le Consulat et les multiples démarches qui ont abouti, le 15 juillet 1801, au texte de la " convention passée entre le Saint-Siège et le premier Consul de la République française", autrement dit le concordat.

  • Cadastre des communes du Tablier à Xanton-Chassenon

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Pièces isolées

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • Archives communales de Loge-Fougereuse (1632-1992)

    Cet inventaire décrit les pièces isolées déposées par la commune de Loge-Fougereuse aux Archives départementales de la Vendée sous la cote E DEPOT 125. Il présente également, sans rendre compte de l'intégralité du fonds, les séries les plus facilement identifiables toujours conservées en mairie, comme les registres d'état civil, de délibérations, d'arrêtés, ainsi que les documents cadastraux dits primitifs et napoléoniens.


    Chef-lieu de canton jusqu'en l'an X puis rattachée à celui de La Châtaigneraie, la commune fait partie de l'arrondissement de Fontenay-le-Comte.

  • 1940, Entrer en résistance : comprendre, refuser, résister. Pistes pédagogiques et documents sur l'accueil des réfugiés des Ardennes en Vendée (1940) - CNRD 2019-2020 et 2020-2021

    EVACUES DES ARDENNES, REFUGIES EN VENDEE (1939-1942)


    2020, donne l’occasion d’une actualité croisée sur l’année 1940 : le thème retenu pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation 2019-2020 "1940, entrer en résistance : comprendre, refuser, résister" (sujet reconduit en 2020-2021 en raison de la crise sanitaire), et la commémoration du soixante-dixième anniversaire de l’exode des Ardennais en Vendée.


    "Le plan d’évacuation des populations exposées à l’ennemi", élaboré par le ministère de la Guerre au début de l’année 1939, attribue à la Vendée la charge de recevoir les habitants des Ardennes. C’est donc essentiellement de ce département que seront issus les réfugiés, rejoints à partir d’août et septembre 1943 par les Nantais qui fuient les bombardements alliés. Dès la déclaration de guerre, en septembre et octobre 1939, arrivent les premiers convois : orphelins, malades, vieillards évacués des hôpitaux et des hospices. Les réfugiés restent toutefois peu nombreux pendant la période de la "drôle de guerre". Le 10 mai 1940, c’est l’exode massif. En une semaine, le département des Ardennes se vide de la quasi-totalité de sa population, qui arrive en Vendée en colonnes désorganisées par la guerre éclair que mènent les Allemands. Le nombre de réfugiés ardennais est évalué à 82 000 personnes réparties dans les communes du département.

    L’ensemble documentaire proposé, centré sur cet exode, participe à l’étude de la première partie du thème du CNRD "Comprendre". En effet, l’arrivée des réfugiés, anticipée mais brutale, a pu participer dans une opinion publique touchée au cœur par l'occupation (réquisitions, vexations, peur de l'occupant), à la prise de conscience des effondrements du printemps et de l’été 1940. Au-delà de l’étude de l’exode, ces documents permettent de remettre en contexte ces événements qui ont pu inciter certains individus au refus et à l’entrée en résistance. Les dossiers documentaires réalisés pour les précédentes sessions du CNRD permettent de traiter ces deux thématiques. Les pistes pédagogiques présentées en tête du dossier mettent en avant les pièces à privilégier et indiquent comment les utiliser pour appréhender le contexte historique et initier des pistes d'étude. Ainsi, on peut se référer aux remontrances adressées à quelques jeunes Vendéens de Challans, en avril 1941, lors de la "campagne des V" : le premier individu cité et donc celui considéré comme le meneur était un Ardennais ! Ce document se trouve dans le dossier du CNRD 2012 "Communiquer pour résister" (document n° 3).

    Les enseignants pourront avantageusement se référer au guide des sources en ligne "Retrouver un réfugié en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale", afin de prendre connaissances de ressources plus amples dans laquelle nous avons sélectionné les documents du dossier.

    Dans la bibliographie, figurent notamment l'ouvrage "Il y a soixante-dix ans dans les Ardennes (1939-1945)" paru aux éditions Terres ardennaises en 2013 et deux études de Christophe Dubois : une communication sur "Les réfugiés des Ardennes en Vendée" parue dans les actes du colloque du CVRH de 2012, "Les Vendéens face à la Seconde Guerre mondiale", pp. 101 à 108 et un ouvrage "Les réfugiés des Ardennes en Vendée, 1940 : histoire et mémoire" (CVRH, 2020). Ces imprimés sont consultables aux Archives départementales.

  • Sous-série 1 Q - Biens nationaux

    La sous-série 1 Q a été classée par Marcel Faucheux au tout début des années 1960 ; ce classement a fait l'objet d'un inventaire imprimé, actuellement en cours de révision. Il s'agit de préciser les analyses, de les replacer dans un contexte chronologique plus cohérent et d'insérer au travail initial les nombreux dépouillements réalisés à l'époque que l'on a pu compléter récemment. Ainsi, toutes les ventes font désormais l'objet d'un descriptif, mentionnant le nom du bien, son ancien propriétaire, l'adjudacataire et la date de l'enchère. Les prêtes-noms ont également été relevés.

    Une importante campagne de numérisation est également menée en parallèle.

    Le présent inventaire est incomplet, seuls sont diffusés ici les articles révus et ceux étant accompagnés d'images en ligne (décembre 2020).

    Les ventes sont d'abord organisées au niveau des districts (jusqu'à l'an IV) puis pris en charge par l'administration départementale.

    Un recensement des biens à mettre sous séquestre a d'abord été effectué, suivi d'une estimation de chacun d'eux par des experts désignés. Des soumissionaires - particuliers ou municipalités désirant acquérir un bien spécifique - font ensuite connaitre le prix auquel ils souhaitent enchérir. Vient enfin la vente aux enchères, organisée sur une dizaine de jours.

    Les procès-verbaux de vente ont systématiquement été dépouillés et numérisés. Lorsque ceux-ci sont lacunaires, l'information manquante a été relevée dans les "états de biens vendus" dressés périodiquement par les services organisateurs.

    Avertissement :
    - les noms de famille : il a été difficile d'en homogénéiser les formes tant celles-ci sont variables. N'hésitez pas à multiplier les recherches ou à utiliser la troncature (*)

    - les noms de commune : les ventes interviennent avant la grande campagne de fusion de communes qui a lieu en 1828. C'est donc les anciens noms qui ont été retenus pour localiser plus précisément les biens. (ex Saint-Hilaire-sur-l’Autise et Saint-Étienne-des-Loges plutôt que Saint-Hilaire-des-Loges, formée seulement en 1828 par la réunion de ces deux communes)

    - les documents sont souvent réunis par canton ; il s'agit des cantons révolutionnaires dont les contours sont très différents de ceux des cantons actuels. Vous en trouverez le détail en annexe de cette introduction.

  • Fonds BF

    Confiées en 2017 aux Archives Départementales de la Vendée, les archives et la bibliothèque du cabinet généalogique Beauchet-Filleau rassemblent les sources et les travaux accumulés par six générations d’érudits poitevins au cours d’un chantier considérable : celui de l’élaboration du fameux « Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou ».
    La tradition d’érudition de cette famille poitevine remonte au XVIIe siècle, époque pendant laquelle plusieurs Filleau s’illustrèrent en tant que magistrats, juristes et hommes de lettres. Henri Filleau (1758-1832) fut l’initiateur du projet du dictionnaire. Grâce à sa charge de procureur du roi au présidial de Poitiers, il réunit de nombreux documents sur les familles du Poitou et entreprit les premières recherches généalogiques du futur cabinet.
    Héritier de ses travaux, son petit-fils Henri Beauchet-Filleau (1818-1895) embrassa le projet : figure majeure de la famille, il consacra sa vie à la rédaction et la publication de l’ouvrage, entraînant dans son sillage plusieurs générations de Beauchet-Filleau. Ses manuscrits, ou « registres » comme il les appelle, et sa collection de pièces d’archives forment aujourd’hui les deux premiers sous-ensembles du fonds d’archives du cabinet Beauchet-Filleau. Cotés 295 J 1 et 295 J 2, ils représentent respectivement six et douze mètres linéaires.
    Le fonds contient également le travail de Dom Georges Beauchet-Filleau (1852-1941), l’un des trois fils de Henri Beauchet-Filleau. Moine bénédictin à l’abbaye de la Source, il entreprit de dépouiller méthodiquement de nombreuses sources, notamment parisiennes, pour le compte du cabinet généalogique. Il fut aidé dans cette tâche par son frère, Dom Henri. Les résultats de leurs recherches ont été consignés au propre dans des volumes baptisés « registres de l’Oncle Georges » qui représentent un sous-ensemble de six mètres linéaires côté 295 J 3.
    À cela s’ajoutent les travaux et les instruments de travail du cabinet qui représentent un autre sous-ensemble d’une cinquantaine de mètres linéaires (295 J 4), ainsi que trois mètres linéaires de correspondance reçue par ses différents membres au XIXe et au XXe siècle (295 J 5).
    Face à la diversité et la richesse de ce fonds, il s’est avéré nécessaire de procéder par étape. L’inventaire publié ce jour (octobre 2020) est partiel et sera progressivement complété. Il se divise pour l’instant en deux parties : dans la première sont décrits les cinquante premiers registres de Henri Beauchet-Filleau (295 J 1-1 à 295 J 1-50), à savoir l’équivalent de deux mètres linéaires, et dans la seconde se trouve l’inventaire des sources dépouillées dans cinq des registres de l’Oncle Georges (n°11, 21, 22, 23 et 25).

  • 133 Ci - Fonds Laudijois

    Le fonds 133 Ci est composé d’un ensemble de 113 bobines de films de la famille CROS-DELABRE. Tourné par Paul CROS entre 1931 et 1963 en 9,5 mm (films muets, principalement en noir et blanc), il a fait l'objet d’un dépôt aux Archives départementales de la Vendée en 2013 par Dominique THUILLIER-LAUDIJOIS (petite-fille de l’auteur) et son époux Pierre LAUDIJOIS.

    Le fonds combine intérêt familial, local, historique et biographique. Le plan de classement suit les différents lieux d'habitation et de villégiature (habituels ou occasionnels) de la famille du début des années 1930 aux années 1960.

    Les films tournés en Ile-de-France nous permettent de suivre le cercle familial proche de ces différents lieux de résidences : Paris pour Paul CROS et sa femme Marguerite DELABRE, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour les beaux-parents DELABRE, Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) pour Roger DELABRE (beau-frère de Paul CROS) puis Montgeron (Essonne) pour Ginette CROS (1921-2002, fille de Paul CROS) et son époux René THUILLIER (1913-1989). Ces images documentent le quotidien et les loisirs de la famille : promenade dans les bois proches de Paris, camping l’été. A signaler, les films 133 Ci 2-7 et 133 Ci 2-8 tournés dans le bois de Vincennes en 1931, année de l’Exposition coloniale internationale, et le 133 Ci 4-5 illustrant une cérémonie officielle (non identifiée) à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), probablement dans les mêmes années.

    Parallèlement, les images tournées en Bourgogne et plus précisément en Côte-d’Or (Vanvey-sur-Ource, Menesble, Leuglay) correspondent aux séjours familiaux chez des cousins de Marguerite DELABRE dans les années 1930 et 1940. On partage le quotidien et les loisirs de la famille tout en découvrant des paysages et architectures plus ruraux ainsi qu’une évocation de la vie et des travaux à la ferme (133 Ci 5-2 et 133 Ci 5-4). De plus, les 133 Ci 5-5 et 133 ci 5-6 représentent une communion célébrée en 1931.

    Dans les années 1930 et 1940, la famille a aussi l’habitude de se rendre pour la période estivale dans le Pas-de-Calais et plus particulièrement dans la commune du Portel. La vie dans cette station balnéaire est longuement filmée ainsi que les loisirs en famille sur la plage avec des illustrations de la pratique des bains de mer dès 1931. Le port de Boulogne-sur-Mer à la même époque y est également représenté (133 Ci 2-9, 133 Ci 2-10 et 133 Ci 6-6). En outre, les images tournées au Portel en 1931 (133 Ci 2-9 à 12) puis en 1946 (133 Ci 4-1, 133 Ci 4-2) sont extrêmement intéressantes car elles témoignent de la destruction du front de mer durant la Seconde Guerre mondiale (bombardement de la ville par les alliés en septembre 1943).

    Une autre partie du fonds porte sur la Vendée et plus particulièrement sur Les Sables-d’Olonne où la famille a passé ses vacances d'été à partir de 1955 (133 Ci 161 et 2, 133 Ci 16-4). Les images font revivre les lieux emblématiques de la ville (Grande plage, port de pêche, chenal, Remblai, Lac de Tanchet, quartier des Présidents, la Chaume, puits d'Enfer). Les films témoignent par ailleurs des activités liées à la pêche au thon (133 Ci 16-1) et à la construction navale (133 ci 16-4). Une scène dans le chantier naval du port des Sables-d’Olonne nous permet même d'assister en direct à un accident de lancement (?) assez spectaculaire (133 Ci 16-4, voir 00.08.59.19).


    Enfin, le fonds comprend un ensemble de films tournés dans les années 1930 dans d’autres lieux de villégiature plus occasionnels pour la famille : La Roche-Posay (133 Ci 1-1 à 4, 133 Ci 2-13 et 14), les Vosges (133 Ci 3-9 à 13), l’Aisne (133 Ci 1-5 et 6), le Calvados (Lisieux 133 Ci 3-3) ou la Lozère (133 Ci 5-8). A signaler les courtes apparitions de Paul CROS, auteur de la quasi intégralité des images du fonds, dans les séquences 133 Ci 2-13 (de 00:14:41:00 à 00:15:24:00), 133 Ci 3-13 (00:14:44:24) et 133 Ci 4-7 (de 00:07:12:04 à 00:07:20:00) tournées respectivement à La Roche-Posay, dans les Vosges et dans les environs de Menton (Alpes-Maritimes). Image en couleur du 8 mai 1963, la séquence 133 Ci 4-7 (00:06:47:12 à 00:07:12:00) apporte également un témoignage après-guerre de l’environnement amical et politique de Ginette CROS, devenue résistante communiste pendant la Seconde Guerre mondiale (apparition de Jeanne BRUNSCHWIG, de Rose et de Robert MENSION, militants communistes résistants).

  • Collection de dessins, estampes et photographies isolés

    Cet inventaire regroupe les pièces isolées réalisées selon les techniques suivantes : dessins, peintures, estampes, photographies et tous les moyens d'impression dérivés, cotés différemment selon le procédé et selon la provenance.

    La sous-série 1 Fi est consacrée aux dessins, peintures et estampes isolés conservés aux Archives de la Vendée. Les documents y sont cotés à la pièce, avec une distinction selon le format : de 1 Fi 1 à 1000 pour les documents de grande taille, à partir de 1 Fi 1001 pour les documents de plus petite taille (inférieure à 40 x 60 cm).

    Les sous-séries 2 Fi à 5 Fi accueillent les clichés photographiques isolés des Archives de la Vendée en distinguant les supports : les tirages photographiques (2 Fi), les négatifs (3 Fi), les plaques de verre (4 Fi) et les diapositives (5 Fi). L'existence de sous-séries distinctes s'explique notamment par des normes de conservation différentes, adaptées à chacun de ces supports.

    Le présent inventaire comprend également des pièces prêtées par des particuliers et consultables sous forme numérisée (sous la cote 1 Num).

    Il s'agit donc d'une collection ouverte, constituée par des achats, des dons ou des prêts pour numérisation, et qui est ainsi amenée à être régulièrement enrichie.

    La mise à jour de ce mois de juillet 2020 porte à 3421 le nombre de documents iconographiques présentés dans cet inventaire, soit 63 pièces de plus que lors de la dernière mise à jour (en janvier 2020).
    Le plan de classement est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique.

    Est présentée dans un premier temps une importante galerie de portraits, distinguant les groupes, les insurgés vendéens puis les autres personnages classés par ordre alphabétique. Suit une série de scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite des représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée - les quelques pièces concernant des sites en dehors du département étant regroupées à la fin. Les autres thèmes sont réunis dans une quatrième partie, alors que des reproductions d'oeuvres d'artistes vendéens forment un cinquième chapitre.

  • Amis de l'Ile de Noirmoutier : 1 E - Don Louis Troussier et 38 E - Don Eon-Duval

    Les deux fonds réunis dans cet inventaire (AAIN 1 E - Don Louis Troussier en 1939 et AAIN 38 E - Don Eon-Duval en 1977) sont étroitement liés et ne peuvent être présentés séparément, sans que l'intérêt de l'un ou de l'autre n'en pâtisse. Ce sont en effet les travaux des deux historiens de l'île, Viaud-Grand-Marais et Troussier qui constituent la partie la plus importante de ces fonds ; notes et publications étant réparties dans les deux, il a semblé indispensable de les rapprocher pour ne pas multiplier les renvois et redonner cohérence à l'ensemble. De nombreux documents provenant des archives communales de Noirmoutier ainsi que des grands dépôts régionaux ont été retranscrits et analysés ; une importante correspondance scientifique illustre également les sujets traités dans leurs travaux (archéologie, géologie, météorologie, mais avant tout l'histoire de Noirmoutier). Parmi les pièces à citer se trouvent le " Guide du voyageur à Noirmoutier " illustré de dessins au crayon par Marie Viaud-Grand-Marais, l'" Essai de glossaire du patois noirmoutrin " publié par Louis Troussier dans le journal "le Phare" et annoté de sa main, et les copies faites des différentes versions de la " Description topographique de l'île de Noirmoutier " de Commard de Puylorson.

    On peut également trouver dans ces 2 fonds un nombre important de pièces originales, issues pour une grande partie des archives communales de Noirmoutier (période révolutionnaire essentiellement) ; d'autres émanent de l'abbaye de la Blanche ; d'autres encore sont les oeuvres manuscrites de Lubin Impost, dit Lidener.

    Les pièces familiales enfin sont éparses mais laissent suggérer au lecteur l'importance des membres de la famille Viaud, gens de mer et notables, sur l'île.

  • Cartes postales éditées par Jules Robuchon

    L'approche de Jules Robuchon est nouvelle pour son époque. L'esthétisme de ces photographies de monuments est indéniable mais il a eu également à coeur d'être le témoin de son temps. Les scènes de la vie quotidienne des Vendéens sont nombreuses (travaux à la ferme, jour de foire, activités portuaires…), en effet il est le premier à représenter les bourrines de Saint-Hilaire-de-Riez pour illustrer ce type d'habitat traditionnel.

    Ses clichés présentés ici sous le titre "Coiffes est costumes" datent d'avant 1880, à l'époque où l'essentiel de son travail résidait dans l'élaboration de portraits.

    Reconnaissable à ce regard souvent poétique du photographe sur sa région, la signature physique des cartes postales est caractéristique. Jules Robuchon appose son tampon encreur "PHOT. Jules ROBUCHON, Poitiers" tout d'abord sur de très rares documents en bas et à droite de la carte (en plus de sa signature JR et de son texte à la plume), avant de le mettre définitivement de façon verticale sur le côté gauche de la carte de bas en haut. C'est dans cette version qu'ont été retrouvé le plus grand nombre des cartes postales du photographe.

    Toutes les cartes de cet inventaire sont issues de photographies prises par Jules Robuchon, qu'elles aient été imprimées à Nancy ou par lui-même, ainsi que celles, posthumes, éditées sous son nom par sa fille Eugénie. Les cartes postales sont issues des 519 clichés figurant dans "Paysages et monuments du Poitou" mais aussi de photographies non publiées dans cet ouvrage.

    Afin de constituer la collection la plus complète des éditions Robuchon, toutes les cartes postales issues d'un même cliché, ont été retenues pour peu qu'elles présentent des différences (légende, imprimeur ou encore couleur du tampon encreur).

    Les cartes éditées par Eugénie après 1922 sont identifiées comme "semi-modernes", tandis que celles de son père sont dites "anciennes".

    Grâce à plusieurs prêteurs, et surtout à M. Jean Meunier, la collection de cartes postales de Jules Robuchon présentée sur le site des Archives de la Vendée a été largement enrichie ; qu'ils en soient vivement remerciés.

  • Fonds Constant Guesdon (photographe à Chavagnes-en-Paillers)

    De nombreux habitants de Chavagnes-en-Paillers posèrent devant l’objectif de Constant Guesdon, au rythme des communions et des mariages mais aussi sans occasion particulière si ce n’est celle de laisser un souvenir (particulièrement pendant la guerre 1914-1918). Les portraits de l’horloger-photographe reflètent ainsi la vie d’une partie de la population de cette commune rurale du bocage vendéen, gonflée par la présence de plusieurs communautés religieuses, et dont le nombre d’habitants avoisine les 3000 dans cette première moitié du 20 siècle. Les habitants des villes voisines ont aussi fait appel au photographe chavagnais, principalement ceux de La Rabatelière, Saint-André-Goule-d’Oie, Saint-Georges-de-Montaigu, La Boissière-de-Montaigu, Les Brouzils, Chauché et Saint-Fulgent. 
    Après quelques clichés pris devant des maisons (parfois avec un drap tendu en fond), Constant se met à réaliser ses prises de vue dans son jardin, devant le mur en pierre dans lequel est aménagée une petite niche occupée par une statue de la Sainte Vierge et décorée par ses filles. Il utilise également une toile de fond fleurie puis une toile mouchetée, mais il photographie principalement en extérieur : après son jardin, c’est sur sa terrasse que sont pris les clichés à partir des années 1930. 

    L’immense majorité des œuvres de Constant Guesdon consiste en des portraits. La centaine de clichés représentant des lieux, objets et fêtes religieuses sera traitée dans un second temps, avec les photos prises par Marie Guesdon. Cet inventaire présente les 1300 portraits et photos de groupes réalisés par Constant entre 1905 et 1939 (cotés 38 Fi), auxquels s’ajoutent les 200 portraits de communiants pris par Marie à partir de 1940 (cotés 41 Fi) – avant-goût des 8000 clichés du fonds Marie Guesdon ! 
    L’intérêt majeur de ce fonds photographique s’appuie sur le colossal travail d’identification mené par Charles Baudry, Chavagnais et ami de la famille Guesdon, qui a patiemment remis des noms sur un grand nombre des visages immortalisés par Constant et Marie Guesdon. Grace à lui, 75 % des 1500 photographies présentées sont identifiées, totalement ou partiellement. 

    Dans une première partie, le présent inventaire regroupe tous les clichés relatifs à la famille du photographe : Constant Guesdon, sa femme Armandine Maudet, ses filles Marie et Marcelle, puis ses parents, ses frères et sœurs, et enfin les enfants de ces derniers. 
    Dans la seconde partie, le classement est avant tout thématique. Sont d’abord présentés les portraits réalisés sans occasion particulière : on y croise les regards d’enfants, de femmes et d’hommes venus poser seuls et en famille. Viennent ensuite les événements immortalisés de façon plus systématique (communions, mariages, vies religieuse et scolaire) et les photographies réalisées dans un contexte particulier (soldats, réfugiés, métiers et regroupements associatifs). A l’intérieur de ces thèmes, le classement suit un ordre chronologique ou alphabétique. Les portraits identifiés sont également distingués de ceux restés anonymes – les premiers ayant un intérêt généalogique évident, les seconds permettant de s’intéresser à l’évolution des techniques utilisées par le photographe. 
    L’organisation du présent inventaire étant thématique, une même personne peut apparaître à différents endroits, sur un portrait individuel et parmi les invités d’une noce par exemple. Vous pouvez la retrouver en saisissant son prénom et son nom, dans l’onglet « Rechercher dans l’inventaire ». C’est le cas par exemple de Juliette Bossy (née à Chavagnes-en-Paillers le 23 octobre 1912), photographiée en communiante en 1919, sur un portrait individuel l’année suivante, au remariage de sa mère en 1921 puis à une noce en 1927, et enfin avec ses enfants en 1938 et en 1942.

    Par défaut, les portraits mis en ligne comportent des numéros pour faciliter la description des personnes photographiées. Ces numéros ne sont pas portés sur les portraits individuels et les photographies de couples. 
    Les femmes apparaissent toujours sous leur nom de naissance, leur nom d’épouse est parfois précisé.

  • Bureau de l'Enregistrement de Fontenay-le-Comte (1791-)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

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