Les archives de la Vendée

Critère(s) de recherche: 1 Num 1/165-1-5

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Pièces isolées Inventaire complet (pdf)

  • Archives familiales

    • Documents isolés

      • XIXe-XXIe siècles

        • 1 J 2743 - 

          Article de presse de l'abbé Bousquet consacré à la disparition de l'abbé Pierre René Giraudet, aumônier vendéen volontaire des déportés, paru dans "Messages de l'aumônerie générale" du 30 juin 1945.

        • 1 J 2734 - 

          Faire-part de décès du marquis Jean-Alexis-Marie de Lespinay, lieutenant à l'Etat-Major de l'infanterie divisionnaire de la 22e division, le 4 novembre 1918 à Vaux-Champagne (Ardennes).

        • 16 J 39 - 

          Diplôme délivré par la Loge féminine le Libre-Examen et les Hospitaliers de la Palestine réunis à Lucie Guérin, le 10 avril 1895 (1 p. photocopie).

        • 1 J 3031 - 

          Cahier des charges d'adjudication des métairies de Château-Musset, à Saint-Sigismond et d'Ambreuil, à Coulon (Deux-Sèvres), 5 janvier 1812.

        • 1 J 2780 - 

          Papiers de famille Bedois. 1672-2000

          • (1 J 2780). "Généalogie des familles Bedois, Puichaud, Duplessis" et "Filiations Duplessis" / Pierre Bedois, 2000. - 18 p. dact. et 1 tableau.

          • (1 J 2780). Grosse d'un contrat de mariage entre Jacques Lansier, sieur de la Bouthière, avocat au Parlement, juge ordinaire du comte de Palluau, fils de Jacques Lansier, sieur de la Marcelle et de Françoise Pelletier avec Hélayne Gazeau, fille de feu Richard Gazeau, sieur des Vrignolles et de Marie Javri, par devant Me R. Orieau, notaire de Palluau, 27 juin 1672 ; grosse d'un contrat d'arrentement consenti par Marie Moynard veuve Bourcier, de Vieillevigne, au profit d'Etienne Chardavoine, marchand à Legé, 31 janvier 1763 par devant Me Milleau, notaire à Rocheservière ; pièces d'une procédure mise en oeuvre par Robineau de la Chauvinière et autres contre les tenanciers du tènement des Embardières (Saint-Etienne-du-Bois) afin de récupérer les droits de terrage [1790-1791].

          • (1 J 2780). Jus Romanum, familiae erciscundae ; droit français, des obligations conditionnelles ; procédure civile, du délai de grâce : thèse pour la licence en droit / Casimir Puichaud, 1876. - Poitiers, Faculté de droit, impr. 66 p. dact.
            F. et C. Puichaud, " Lettres de madame Denise-Jeanne-Catherine de La Rochefoucault-Bayer", 1818-1839. - 35 p., dact. (tiré à part extrait des Bulletins de la Société de statistique, sciences, lettres et arts des Deux-Sèvres et préfacé par l'un des auteurs) (Denise-Jeanne-Catherine de Mauroy est l'épouse de Jean de La Rochefoucault-Bayer, pair de France).
            Fl. et C. Puichaud, "Procès-verbal de démolition de treize temples protestants du Poitou, conformément à l'arrêté du 6 août 1665", 1888. - 26 p., dact. (tiré à part des Mémoires de la Société de statistique, sciences, lettres et arts des Deux-Sèvres). Il s'agit des temples de Sainte-Hermine, Puybelliard, Luçon, La Chaume, Belleville, Le Boupère, Chantonnay, Saint-Gilles-sur-Vie, Mareuil, La Jaudonnière, Mouilleron, Saint-Fulgent, Lande-Blanche.
            Notes manuscrites sur le château des Bouchaux, la seigneurie des Thénies et des Roches-Baritaud ; tirés à part.

          • (1 J 2780). Pièces relatives au litige opposant les communes de Beaufou et Palluau sur la délimitation de leur territoire, 1771-an XII.

        • 1 J 2827 - 

          Papiers de famille Pascaud (Pacaud), de Champagné-les-Marais, 1735-1771 - 4 pièces.
          Le dossier est composé de grosses de minutes notariales et d'un acte sous-seing privé : transaction portant rétrocession du moulin de la Motte, d'une maison et de terres à Nalliers pour faute de paiement de rente de Pierre Pascaud à Jacques Bonnet, 1735 ; partage de la cabane de Lormeau-Mirande à Champagné, 1740 ; contrat de mariage Pierre Thubin, demeurant à Payré et de Marie Pascaud, demeurant à Champagné, 1753 ; bail à ferme d'une maison, bâtiments et terres à Chaillé-les-Marais, par Philippe Planchot à Michel Phelippon, 1771.

        • 1 J 3066 - 

          Livret individuel de mobilisation de Bréaud Zacharie Ferdinand (RSY, classe de mobilisation modifiée 1896, n° 931).

        • 1 J 2195 - 

          L.A.S. de [Marie Louise Victoire de] Donnissan, marquise de La Rochejaquelein et d'Auguste [de la Ville de Beaugé], à Thouars ; 4 juin 1808. - 2 f. (3 p.), 36,8 x 24,3 cm.
          Elle regrette de ne pouvoir rendre visite à M. et Mme de Beaugé, prise par un "très grand procès" relatif à Clisson qu'on vient de lui intenter. Auguste interroge M. de Beaugé sur les évènements de la Guerre de Vendée pour répondre à M. de Beauchamp, historien : il s'interroge sur les dates des Conseils de Châtillon et des Herbiers.

        • 1 Num 1/288-1-4 - 

          Papiers d'Arthur Guillemet (FLC, classe 1916, n°1269) né le 7 mars 1896 à Saint-Pierre-du-Chemin, apprenti horticulteur parti en compagnonnage en Allemagne et fait prisonnier civil le 4 août 1914 à Donaueschingen. Rapatrié en France le 13 octobre 1918, il rejoint aussitôt le service armé au 24e régiment d'infanterie coloniale. - 7 photographies, 5 documents personnels, 1 carte postale et 1 lettre. 1913-1919.

          • 1 - 

            (1Num1/288/1). Photographies d'Arthur Guillemet : portrait à 17 ans en civil (vue 1) ; posant avec un camarade pendant son compagnonnage à Orléans (vues 2-3) ; prisonnier civil en Allemagne pendant la guerre (vues 4-5) et groupes de prisonniers (vues 6-11) ; portrait en tenue militaire du 24e régiment d'infanterie coloniale après-guerre (vue 12). Les cartes postales qu'il avait sur lui au moment de son arrestation en août 1914 ont été tamponnées par les autorités allemandes. 1913-[1919]

          • 2 - 

            (1Num1/288/2). Certificat de travail de l'établissement Picherit à Fontenay-le-Comte où Arthur a travaillé comme apprenti-jardinier en 1913 et qui a été tamponné par le bureau du commandant du camp de Holzminden (vue 1) ; certificat de travail de l'établissement Friedrich Sinai à Francfort-sur-le-Main (Allemagne) daté du 3 août 1914, la veille de son arrestation par les autorités militaires allemandes (vue 2).

          • 3 - 

            (1Num1/288/3). Fragment du récit de sa deuxième tentative d'évasion durant l'hiver 1918 et des sanctions qui ont suivi. Jeté en cellule pour trois mois, il a notamment été frappé par le sergent du poste au bras gauche et a gardé des séquelles de ces coups (vue 1) ; chanson du prisonnier recopiée au crayon de bois sur une feuille (vue 2) ; document militaire du 24e régiment d'infanterie coloniale certifiant qu'Arthur Guillemet a bien été détenu comme prisonnier civil en Allemagne du 4 août 1914 au 11 octobre 1918 (vue 3). 1918-1919

          • 4 - 

            (1Num1/288/4). Carte postale envoyée par sa sœur Berthe le 18 mai 1915 alors qu'il est au camp d'Holzminden. Elle lui donne des nouvelles de ses frères, de la famille et lui envoie un colis de nourriture (vues 1-2) ; lettre envoyée le 7 août 1915 au père d'Arthur par Charles Kurtz un ancien camarade de détention, libéré en raison de son âge (62 ans). Il donne des nouvelles rassurantes d'Arthur mais évoque des conditions de vie très difficiles pour les prisonniers (vues 3-4).

        • 1 J 2826 - 

          Papiers de famille François Touzeau, de Bouin (grosses de minutes notariales, d'actes sous seing privé concernant des biens à Bouin et Bois-de-Céné). 1843-1859

        • 1 J 2802 - 

          Faire-part de décès de Victor-Marie de Chabot, le 28 mai 1904 et du comte Félix de Villebois-Mareuil, à Saint-Hilaire-de-Loulay, le 7 juin 1896. - 3 pièces. 1896-1904

        • 1 J 2825 - 

          Papiers de famille Luneau-Méchin de la Chillais, de Bouin (grosses de minutes notariales, d'actes sous seing privé concernant des biens à Bouin et à Bois-de-Céné). 1756-1856

        • 1 J 3040 - 

          Papiers Gustave Mignen, médecin à Montaigu : état des lieux de sa métairie de la Poupetière à Saint-Denis-la-Chevasse, 1887 ; acquêts de terres, 1892-1893. - 3 pièces. 1887-1893

        • 1 J 2749 - 

          Plan de l'hippodrome des Terres-Noires (1/2000e) à La Roche-sur-Yon du 5 avril 1908, programmes des courses du 2 juillet 1906 et 4 juillet 1910. 1906-1910

        • 1 J 2833 - 

          Mémoire de Marie-Eugénie Voineau Duplessis à l'intendant de Poitiers pour être déchargés, elle, ses frères et soeurs, du paiement de la taxe au 1/20e sur des terres situées à Montreuil-sur-Mer, 1780. - 3 pièces ms.

        • 1 J 2787 - 

          Permis de chasse délivré à Louis Coumailleau, demeurant à Château-Guibert, 18 novembre 1857.

        • 1 J 3064 - 

          Transcription des dispositions prises par le Président du conseil, du projet de loi sur l'accroissement des effectifs de la gendarmerie dans les départements de l'Ouest "théâtre de graves désordres depuis 1830...", extraits de la loi concernant les fonctions de police judiciaire attribuées aux commandants de compagnie et aux lieutenant de gendarmerie et de l'ordonnance portant règlement sur le service de la gendarmerie. - Carnet ms 36 p. signé Collin, Mouchamps, 17 octobre 1835.

        • 1 J 2832 - 

          Papiers de familles Buet et alliées, à Saint-Denis-la-Chevasse et aux Lucs-sur-Boulogne, 1703-1869.

          • (1J2832). Famille Buet. - Gestion de biens, Saint-Denis-la-Chevasse, 1703-1846.
            - Nicolas Buet : succession de René Ratouit, son beau-frère, 1703-1750 ; nomination de greffier des assises des fiefs et seigneuries de Jeanne Mauclerc à Saint-Denis-la-Chevasse (cachet de cire rouge), 18 déc. 1766 ; quittance de Mme Clemenceau veuve Marchegaysière, 1766.
            - Benjamin Buet (et Louise Mercier son épouse), fils de Nicolas Buet : quittances, baux, acquisitions, ventes, échange, inventaire après décès, partage, 1783-1825 ; procès-verbaux de visite des métairies de Montreuil, de la Maisonneuve et de la Durbellière, 1790-1791 ; baux à ferme de métairies (biens nationaux) : de la Pinière, de la Fumoire, de la Jaubretière, an V.
            - Pierre Buet, fils de Nicolas Buet : quitttance, 1787.
            - Rosalie Buet : succession de Gabriel Texier, son mari, et nomination d'un tuteur subrogé pour ses enfants mineurs, 1831- 1836.
            - Benjamin Buet : succession de Rose Raynard, sa femme, 19 oct. 1832 ; sa nomination d'adjoint au maire, 1840 ; reçus de contributions directes, 1835-1846.

          • (1J2832). Famille Texier. - Achats, rentes de biens situés communes de Saint-Denis-la-Chevasse, Les Lucs-sur-Boulogne, Mormaison et Venansault, par Gabriel-Jacques Texier, ses fils Jacques-Louis-Augustin et Aimé-Benjamin et sa belle-fille Rosalie Buet, veuve de Gabriel-Louis Texier, an IX-1846. - Successions de Jacques Mercier, René-Jacques-Augustin Texier, Marguerite-Madeleine Mercier, Jean Mercier (respectivement beau-frère, père, femme et beau-frère de Gabriel-Jacques Texier) et de Gabriel-Jacques Texier, quittances, 1806-1853.
            - Remplacement comme conscrit, pour le service militaire et dans le service de la garde nationale de Gabriel-Louis, Aimé-Benjamin et Jacques-Louis-Augustin Texier, 1809-1817.
            - Partages de biens communs, 1823-1836. - Visite de la borderie de la Graizaudière (Les Lucs-sur-Boulogne), 1832.

          • (1J2832). Famille Mercier. - Gestion de biens par Pierre et Jean Mercier, 1775-1835. - Succession de Marie-Claire, Pierre-André Haincaud et Marie Mercier, sa femme, 18 nov. 1817. - Convocation devant le conseil de préfecture des propriétaires de prairies intéressés par le barrage de Plessis-Buet sur la rivière de la Boulogne, pour non respect des conditions d'entretien définies par l'arrêté du 13 nov. 1838, 13 juin 1839.

          • (1J2832). Famille Gouraud. - Achat, reconnaissance de dette et état des inscriptions faites au bureau des hypothèques de La Roche-sur-Yon par Joseph Gouraud, de Saint-Denis-la-Chevasse, 1819-1827.

          • (1J2832). Autres familles. - Partage de biens entre Louis Bony, Charles et Pierre Bazin, héritiers de Marie Bazin, 1751. - Quittance d'une vente de bois à Alexis Ratouit, 29 mars 1799. - Acquisition de terres aux Lucs et Saint-Denis-la-Chevasse par Pierre Boussaud, Charles Remaud et Aimé Bossis, 1806-1839. - Partage de biens aux Lucs entre Pierre, René et Jean Rousseau et Pierre Vollard, 8 janv. 1811. - Procès-verbal de visite de la maison noble et dépendances de la Maisonneuve à Saint-Denis-la-Chevasse, [1780]. - Comptes du Plessis-Buet aux Lucs-sur-Boulogne, 1829. - Notes ms, affichette des nouvelles foires franches à La Jaudonnière, 1869.

        • 1 J 2788 - 

          Collection de faire-part de décès. - 17 pièces. 1953-1959

        • 1 J 2831 - 

          Papiers de famille Simon, Croix-de-Vie, 1714-1873.

          • (1J2831). Extraits d'actes de naissance et de baptême, grosses de contrat de mariage, testaments, procuration, successions et enterrement, 1714, 1753-1873, concernant les familles Orsonneau, Héraud, Mornet, Faveau (Favaud), Lucasson, Caillaud, Simon, Gaborit, Nicou, Grolleau, Crémoy. - Office de greffier de la baronnie de l'île de Rié (Saint-Hilaire-de-Riez) octroyé par Paul-Jérôme Phelypeaux à François Crémoy, 10 sept. 1754. - Quittance, 1772. - Vente d'une maison à Croix-de-Vie par Anthoine Gratton à Innocent Delavaud, 1767. - Arrêt rendu au comité de Pallluau entre Jean de Grateloup, curé de Notre-Dame-de-Riez, Jean Rabelot, marchand et les héritiers de Pierre Mercier, ancien curé de ladite Notre-Dame, 1760. - Arrêt rendu par la cour consulaire de Poitiers dans un litige opposant Modeste Denis et Louis Sallo, marchands, 1772. - Arrêt du sénéchal rendu en faveur d'Honoré François Goupilleau, notaire, et de François Robin, officier marinier contre Jean-Marie Nobiron, 1868. - Grosse d'un titre de rente due par Louise Naulleau veuve Bonnin à Catherine Caillaud, 1774. - Partage de la borderie du Petit Verger (Saint-Hilaire-de-Riez), 1789. - Bail à ferme, 1776. - Règlement pour la formation d'une société de commerce entre Y. Richard et C. Collinet (commune de Saint-Gilles-Croix-de-Vie), 1817. - Rétablissement d'un chemin communal sur un terrain privé : différend entre Pierre Simon et la commune de Croix-de-Vie, 1825-1848.

          • (1 J 2831). Laissez-passer délivrés à Pierre Peinson (cachets de cire rouge " municipalité du Havre de Vie " (Saint-Gilles-Croix-de-Vie), an II-an III (3 pièces). - Réquisitions d'effets, d'équipement et armement, (notamment à Luçon), par les armées de la République, an II-an IV (7 pièces).

          • (1 J 2831). Pièces se rapportant à l'activité municipale de P. Simon, adjoint au maire de Croix-de-Vie : "Souscription patriotique des femmes de France pour concourir à la libération des départements occupés", soutien local, 1872. - Convocations à une réunion du bureau de bienfaisance et correspondance, 1873. - Bail d'un terrain accordé à M. Glatigny-Quëmet, confiseur, pour y établir une "cabane de bain de mer", 1873.

        • 1 J 2979 - 

          Henri-Noël Parenteau, chirurgien, époux de Marie-Louise-Charlotte Pisagou Logerie, demeurant à Luçon : testament de sa femme, 23 janvier 1769 ; gestion de biens, 1812, 1813 ; cahiers de comptes, 1811-1814, 1816 ; partage de leur succession, 4 avril 1816. 1769-1816

        • 16 J 35 - 

          Généalogies des familles Ronsard, Le Fort, Girard de Villesaison, Balde de Saint-Morest et Toubeau de Maisonneuve (13 p. ms) ; article sur la fondation de la confrérie des marchands en 1473 à Vitré (2 p. dact.) ; château de Culan dans le Cher (1 p. dac. ill.) ; correspondance relative à l'Hôtel d'Asfeld et la plaque de la "Marmite des pauvres" à Saint-Malo (2 p. dact) (copies). 1986

        • 16 J 37 - 

          J. Jeannoir, "Généalogie musulmane" : article paru dans "La Voix du Retraité", n° 978. - 1 p. [1987]

        • 1 J 2744 - 

          Généalogie et photographies d'Henri Pierre Félix Joseph Charrier (LRSY, classe 1894, n° 458), tué à Verdun en 1916 (copies). 2002

        • 1 J 3065 - 

          Livret individuel de mobilisation, classe 1909, livret de solde pour officier marinier et marin et fascicule de mobilisation 1938, de Guilloton Léon Henri Prosper (RSY, classe de mobilisation modifiée 1913, n° 1287), et photographies d'un couple [épicier-cordonnier à Longeville] et d'un groupe de militaires. 1909-1938

        • 1 J 2786 - 

          Michelle et Jacques Sultan, "Mémoires d'un luçonnais de 102 ans, année 2011". - 14 p. dact.
          Transcription de ses souvenirs de jeunesse, des Première et Seconde Guerres mondiales.

        • 1 J 2829 - 

          Livre de comptes domestiques, 9 juill. 1880-[janvier] 1888. 1880-1888

        • 1 J 3011 - 

          Procès-verbal de visite de la métairie de l'Audrière, à Chauché, appartenant à Félicité Baraud, demeurant à Chavagnes-en-Paillers, 3 mai 1819.

        • 1 J 2828 - 

          Papiers de famille Logeais, La Roche-sur-Yon, 1777-1874.

          • (1J2828). Louis Gréau, géomètre à La Roche-sur-Yon : extrait d'acte de baptême à La Chaize-le-Vicomte, 1777 ; reconnaissances de dettes par les époux Gréau, débiteurs, 1835-1838.

          • (1J2828). Jacques Logeais, "artiste-vétérinaire" à La Roche-sur-Yon : créances et saisies de biens, 1811-1826 ; location de jardins appartenant à la ville, 1823-1825 ; demande d'autorisation pour faire reconstruire la façade de sa maison et se mettre à l'alignement adressée au préfet, 15 mars 1828 ; concession de terrains à bâtir en ville faite à J. Logeais par Aimé Durand, aubergiste, 8 mai 1828 ; acquit de paiement pour servir à la circulation de 40 kg de sel, 23 juill. 1828.

          • (1J2828). Pierre-Louis Landreau, greffier signataire du procès-verbal de la nomination d'un expert, à la requête de l'abbé de Jard (Vendée), pour l'affermage du château de la Grange à Jard-sur-Mer et de la métairie de Saint-Nicolas, 24 juill. 1781. - Marie-Anne Landreau, veuve de Jacques Logeais : nomination d'un tuteur subrogé de ses quatre filles mineures par le conseil de famille, Pierre Tapon, meunier à Jard-sur-Mer, 18 nov. 1828 ; affermage à Germain Pelletier, boulanger à La Roche-sur-Yon, d'une maison pour y construire une boulangerie aux frais de la bailleresse, 1832 ; reçu pour paiement d'amende, 1834 ; bail d'une maison rue de Saumur à Arnaud, sabotier, 1844 ; appointements du sacristain Bastien de l'église de La Roche-sur-Yon, 1844. - Benjamin Landreau, propriétaire à la Touche (Saint-Martin-de-Brem) : choix d'un garde, François Renolleau, pour ses propriétés situées commune d'Olonne-sur-Mer, 27 janv. 1867 ; demande de L. Rousseau pour être nommé titulaire d'un débit de tabac, 28 sept. 1869, à Aizenay ; achat d'un marais à sel et à poissons dit "marais prieur" et deux parcelles de terre (Saint-Martin-de-Brem), 1874 ; saisie de biens appartenant à Auguste Menard, cultivateur, son débiteur (Saint-Nicolas-de-Brem et Brétignolles), 1874.

        • 1 J 3012 - 

          Famille Barbier, fief de la Tauvrenière (Corbaon puis Château-Guibert) :
          Hommage rendu par Marie-Jeanne Gendronneau, veuve Barbier, à l'abbesse de Fontevrault, 9 juin 1746 (copie) ; requête de Pierre-Marc Barbier, son fils, s'opposant au paiement d'une surtaxe des droits de francs-fiefs des dépendances nobles de la maison du Retail et dudit fief, 15 février 1757 ; état nominatif des possesseurs de terres situées audit fief et sujettes à terrage à la sixième partie des fruits, appartenant à Pierre-Marc Barbier, XVIIIe s. ; quittance d'un tonneau de froment de rente donné par Moreau la Mentellerie à Barbier le jeune, 10 pluviôse an X (30 janvier 1802) ; reconnaissance de dette par Louis Petiteau au Champ-Saint-Père, envers Victor-Alexandre Barbier, de Sainte-Gemme-la-Plaine, pour le prix de ferme de la métairie de la Tauvrenière, 17 pluviôse an XII (7 février 1804). - 6 pièces. [1746]-1804

        • 1 J 3028 - 

          Bail à ferme pour sept années de la métairie de la Bourlière à Sérigné, par Charles Gourrin à Christophe et Louis Bobin père et fils, 19 août 1806 ; sommation et citation à comparaître pour mauvaise exploitation de ladite métairie, 1811, 1819. - 3 pièces. 1806-1819

        • 89 Fi 404 - 

          Reçu pour les frais de succession de Pierre Bouhyer, 23 février 1801. Avertissement des contributions directes dues par le curé [Ferdinand] Coudrin sur la commune de Treize-Septiers, 1946. Ensemble de 24 cartes postales (liasse non numérisée). 1801-1946

        • 1 J 2777 - 

          Articles de presse consacrés à l'enseignement libre et aux mariages religieux [années 1950-1960] ; discours de Mme Louis Goarant-Astoul sur l'éducation chrétienne, lors d'un meeting au Sacré-Coeur le 6 avril 1946 (5 p. ms) ; éloges funèbres et copie d'article de presse à l'occasion du décès de Louis Goarant, fervent défenseur de l'école libre, en décembre 1984. 1946-1984

        • 1 Num 1/292-201 - 

          Feuille de route du soldat Pierre Jean Brosseau, originaire de La Flocellière, appartenant au 56e Régiment, 1808.

        • 1 J 3038 - 

          Jacques et Claude Devaud père, papetiers à Saint-Hilaire-de-Mortagne : arrentement du petit moulin à papier situé au tènement de l'Eraudière, en faveur de Gilles Jardin (ou Jardain), garçon papetier et Jeanne Martin sa future femme, saleronne papetière, par devant Hullin, notaire à Mortagne-sur-Sèvre, 25 novembre 1785 ; lettre patente reconnaissant Jacques Leger Jeanneau, maître papetier comme propriétaire incommuable des biens acquis de Claude Devaud, à Saint-Hilaire-de-Mortagne, 29 décembre 1791 ; quittance d'amortissement de rente délivrée à Jacques Devaud, par Jacques Godet, marchand à La Verrie, 11 juillet 1806. 1785-1806

        • 1 J 2742 - 

          Faire-part de mariage d'Auguste Brin, de Mortagne-sur-Sèvre, sous-lieutenant au 4e bataillon de l'air, et de Solange Bregeon, d'Ardelay, le 22 juillet 1935 à Mortagne-sur-Sèvre.

        • 1 J 3020 - 

          Papiers de famille Guérin, Cugand. 1808-XXe siècle

          • (1J3020). Ensemble composé de grosses d'actes notariés concernant Cugand : ventes de maisons, jardins et terres, 1808-1899 ; arrêté préfectoral autorisant Marie Guitton à crêpir la façade de sa maison, 1908 ; cessions d'une boulangerie, 1912, 1920 ; contrat de mariage Guérin Célestin et Célestine Ménard, 1912. - 9 pièces.

          • (1J3020). Cahier de chants retranscrits par Gabriel Ménard, 126 p. ms, [début XXe s.]

        • 1 J 2775 - 

          Journal quotiden d'Edouard Caby, musicien auteur compositeur à La Roche-sur-Yon, 1929. - 272 p. ms

        • 89 Fi 407 - 

          Ordre d'appel sous les drapeaux délivré à Jean Jacques Pierre André Babu (RSY, classe 1908, n° 1861) en 1913 et carte de ravitaillement destiné [au même soldat] par le chef de camp du Bois de Boulogne du Centre d'Instruction Automobile d'Artillerie Lourde, 1918. 1913-1918

        • 1 J 2817 - 

          Liste nominative des détenus natifs de la Vendée, à la maison centrale de détention de Fontevraud, du 1er août 1814 au 18 oct. 1816, 1998 - 3 p. dact.

        • 1 J 2741 - 

          Certificat d'examen de grammaire décerné à Léon Bouhier (né le 14 octobre 1847 à Challans), élève de 4e au lycée impérial de Nantes, le 25 août 1863.

        • 1 J 2186 - 

          Album sur des fêtes yonnaises au début du 20e siècle constitué par Eugène Édouard Julien Guillet (1877-1944), épicier à La Roche-sur-Yon : comité des fêtes (vue 1), fête des fleurs de 1912 (vues 2-3), fêtes du centenaire de 1913 (vues 4-10), Mi-Carême de 1922 (vue 11), fête des fleurs de 1923 (vues 12-14), Mi-Carême de 1926, 1928-1930 (vues 15-20), autres fêtes non datées (vues 21-31), fête des fleurs de 1930 (vues 32-34), groupe d'hommes de la classe 1897 de La Roche-sur-Yon (photographié par L. Amiaud, vue 35), accompagné d'une notice généalogique sur la famille Guillet-Galipaud (vues 36-38). XIXe-XXe siècles

        • 16 J 42 - 

          Correspondance adressée à Henry Polycarpe Texier de Saint-Germain (ancien émigré) : lettre de Coquillaud contestant la restitution de la métairie des Laiteries à La Meilleraie-Tillay, vendue comme bien national, 12 nivôse an X ; lettres du préfet relatives à la levée de séquestre de ses biens, 12 et 14 frimaire an XIV ; correspondances du bureau de l'enregistrement de Pouzauges relatives à la restitution de ses biens et des sommes à percevoir pour régularisation 1806-1808 ; correspondances du préfet et du sous-préfet à Louis Charles Texier de Saint-Germain, maire de La Meilleraie-Tillay, relative aux travaux de restauration et à l'acquisition de l'église, 1827-1828. - (Photocopies). an X-1828

        • 1 Num 1/292-202 - 

          Menu du déjeuner organisé pour la journée du 28 mars 1935, au cours de laquelle le président Herriot inaugure, à Luçon, un pavillon de l'hôpital, l'établissement de bains-douches et la statue de Richelieu.

        • 1 J 2773 - 

          Journée de formation organisée par le Diocèse de Luçon (service Chrétien pour les relations avec les autres religions) sur le thème "Chrétiens et musulmans, quelle rencontre possible ? Mieux connaître l'islam pour vivre ensemble", à La Roche-sur-Yon, 12 janvier 2008.
          (Programme, interventions diverses dont celle du Père Roger Michel, repères chronologiques sur l'islam, sourate du Coran).

        • 1 J 2774 - 

          Généalogie de Lorgeril, du Xe s. au XIVe s. - Tableau avec armoiries. 2008

        • 1 J 2754 - 

          Livre de roulage de Louis Robuchon, voiturier à L'Orbrie, 1er janv. 1839-1857. - 53 p. ms. an X-1857

        • 1 J 2803 - 

          Archives familiales de Mélanie Joséphine Bürckel épouse de Jules Pauphilet : livret de famille tenu en 1906, bulletin de décès de son époux Mort pour la France en 1915, certificat d'attribution de la médaille militaire en 1923, livre-journal de recettes tenu par Mme Pauphilet, gérante d'une épicerie-mercerie à La Roche-sur-Yon de 1920 à 1923, quittances de paiement d'impôt en 1922 ; reçu pour frais de cession de fonds de commerce en 1918 ; bail d'un appartement à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) en 1939. 1906-1939

        • 1 J 2986 - 

          Accessits d'histoire-géographie-physique, de grammaire et d'instruction religieuse obtenus par Melle L. Travers, élève à l'Institution de Melle du Garreau à La Roche-sur-Yon, 29 juillet 1882. - 3 pièces impr. et ms., 135 x 94 mm.

        • 1 J 2805 - 

          Livret militaire de Prosper Louis Boisliveau (FLC, classe 1921, n° 437), prescription médicale (1926), certificat d'incorporation à la 179e compagnie muletière, 18e escadron du Train, 8 sept. 1939, certificat de décès le 21 février 1953, une médaille. 1901-1953

        • 1 J 3067 - 

          Transcription dactylographiée des carnets de guerre d'Eugène Marie Augustin AUNEAU (RSY, classe 1906, n° 755), 1915-1919, réalisée par son petit-fils Joseph Mornet, 160 p. ill.

        • 1 J 2779 - 

          Collection de faire-part de mariages, 1859-[1925]. - 13 pièces.
          (Il s'agit des familles de La Fleuriaye/Kerguern/Bougan, de La Bassetière/d'Aviau de Ternay, Le Maignan de l'Ecorse/de La Chevasnerie/de Boisfossé, de La Roche-Saint-André/de Lauzon, de Baudry d'Asson/de Coral, de Béjarry/de Suyrot, Jacobsen/le Nepvou de Carfort/de Tinguy du Pouët, de Tinguy de la Giroulière/Jacobsen, Surineau/de Villars).

        • 1 J 2990 - 

          Jugement en faveur de M. Joguet, directeur de l'école privée de Moutiers-sur-le-Lay, opposé au ministère public, et relatif à l'emploi des moniteurs ou auxiliaires dans l'enseignement primaire, 28 juillet 1913.

        • 1 J 2778 - 

          Michel Graglia, "1914-1918, d'un monde à l'autre - les affiches font l'histoire", 2011. - 46 p. illustrées de 139 affiches.
          Catalogue de l'exposition qui a eu lieu à Beaune (galerie Graglia) du 18 novembre au 31 décembre 2011 (copie).

        • 1 J 3069 - 

          Correspondance envoyée de Montargis par René Véronneau à ses parents, M. et Mme Léon Véronneau de Saint-Mesmin, le 28 août 1940, et d'un camp de prisonniers M-Stammlager III A (Allemagne) le 27 juin 1944 ; correspondance d'Yves et Simone Pipaud à leur fils Robert Pipaud, sergent chef, prisonnier au stalag VII A (Allemagne), 5 novembre 1942. 1940-1944

        • 1 J 2809 - 

          Faire-part de décès de Mme Albertine Boudoin, épouse Victor Bunout, à Luçon, le 17 septembre 1922.

        • 1 J 2735 - 

          Copie du récit de Germain Regnaudineau, curé de Challans, de l'expédition de Louis XIII et de son armée contre Soubise dans la région de Saint-Gilles, du 14 au 16 avril 1622, et de la destruction du château de La Garnache sur ordre du roi, qu'il a porté sur le registre des baptêmes de sa paroisse. - 3 p. ms. XIXe siècle

        • 1 J 2992 - 

          Papiers Alfred Brabant (chauffeur de Georges Clemenceau)
          - Police d'abonnement à l'électricité pour une maison à Jard-sur-Mer, 1928 ; facture des travaux effectués sur la tombe de Clemenceau au Colombier à Mouchamps, 1933 ; facture et quittance pour un caveau à Saint-Vincent-sur-Jard, traitement, 1942. 1928-1942

        • 1 J 3039 - 

          Déclaration rendue par Nicolas Buet, fermier à Chauché, à Jeanne-Renée Bertrand, veuve de Pierre-François Mauclerc, à cause de sa métairie du Châtenay, à Saint-Denis-la-Chevasse, par devant Audureau, notaire audit Saint-Denis, 24 août 1767 (Minute originale).

        • 1 J 2993 - 

          Transcription du certificat de fait d'armes de Mathurin Musseau, natif de Bouin, second sur la gabarre "La Marie-Claire", contre la flotte anglaise le 5 vendémiaire an IV (27 septembre 1795) devant Noirmoutier, 8 frimaire an XIII (29 novembre 1804), et correspondance afférente, 1961. - 7 pièces. [1961]

        • 1 J 3073 - 

          Notes sur l'histoire de la famille Chauviteau, originaire de l'Ile-d'Yeu, établie à Cuba, à la tête de plusieurs plantations de café, 18e-19e s., généalogie, 6 p. imp., ill. XXIe siècle

        • 1 J 3074 - 

          Portraits de Pierre Leger en uniforme du 114e R.I. et posant avec ses camarades. Lettre envoyée du front, 12 janvier 1918.

        • 1 J 2891 - 

          Dépôt d'une procuration passée à Guadalajara (Mexique), par Pierre-Joseph Duverger et son gendre Nicolas-Louis-Léopold Dérode, en vue de régler la succession de Marie-Anne-Louise Hucheloup, épouse du premier, par devant Me Guitton, notaire à La Roche-sur-Yon, 19 octobre 1864. - 2 pièces.

        • 1 J 2969 - 

          Simon-Nicolas Tiffereau, propriétaire cultivateur à Puyravault : états des inscriptions hypothécaires prises contre lui, 1814 ; sursis de paiement de créances et hypothèque sur un pré, par devant Hérard, notaire à La Rochelle, 1814, 1818 ; affiche de la vente par adjudication d'une maison sise à La Rochelle le 27 juin 1821. - 5 pièces. 1814-1821

        • 1 J 2843 - 

          Carnet de guerre et sa transcription dactylographiée augmentée de cartes du théâtre de la guerre, photographies et portrait d'Armand-Aimé-Ferdinand Tessier (RSY, classe 1905, n° 1242). 1914-1945

        • 1 J 2885 - 

          Certificat d'état civil de Louis Moynardeau, fils de Jean Moynardeau et Louise Rabiller, demeurant à Beaufou, 24 mars 1811 ; permis de chasse délivré à Léopold Lachèze, notaire à Floirac (Lot), 26 septembre 1891. 1811-1891

        • 1 J 2870 - 

          Papiers militaires du caporal Pierre-Jean-Luc Demigné, né le 4 avril 1799 à Angles, domicilié à Longeville : congé de service de l'armée active délivré par le 58e régiment d'infanterie de ligne de Mont-Louis, décembre 1825 ; feuille de route pour rentrer dans ses foyers, 28 décembre 1825-1826 ; billet de sortie de l'hôpital militaire de Villefranche (Pyrénées-Orientales), 9 janvier 1826.

        • 1 J 2940 - 

          André-Charles de Hillerin, de Fontenay-le-Comte : comptes de tutelle de ses deux petits-enfants, Anastasie-Virginie-Désirée et Marc-Charles, 1848-1862 ; liquidation de la communauté de biens existant entre lui et feue Catherine Thibaut, sa femme, 1859. - 3 pièces.

        • 1 J 2942 - 

          Avis défavorables à la demande d'emploi de contrôleur de la marque d'or et d'argent en Vendée, faite par Hypolite Grimaldi, orfèvre à Fontenay-le-Comte, mai-juin 1816. - 5 pièces.

        • 1 J 2904 - 

          Inscription d'une hypothèque sur une borderie et ses dépendances, à Saint-Hilaire-le-Vouhis, comme garantie de remboursement de la créance faite par Françoise Gaborieau à Antoine Savarit, 25 mars 1814.

        • 1 J 2893 - 

          Papiers de famille Jousbert du Landreau
          - Pierre-Marie Jousbert du Landreau, de Niort : constitution de rente en faveur de Marthe Gaudicheau, demeurant à Fontenay-le-Comte, 12 oct. 1819, quittances de Marthe Gaudicheau, 1819-1820, 1836.
          - Marie-Alexandre Jousbert du Landreau ép. Grellet des Prades, demeurant à Souché et Gédéon-Marie Jousbert du Landreau, de Niort : acquisition d'un quart dans leur part des droits auxquels peut prétendre Amable-Louis de Janvre, de Saint-Maixent, prêtre conventuel de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, en vertu de la loi du 26 avril 1825 indemnisant les émigrés, auprès de Gédéon Amant Parfait et Daniel Victoire de Janvre, demeurant à Niort, 11 août 1825. 1819-1836

        • 1 J 2911 - 

          Extraits des registres paroissiaux de Soullans relatifs à la famille Draon et aux familles alliées : Guesneau, Laidin, Prudhomme et Crochet, 1737-1786. - 11 p. dact. 1986

        • 1 J 2910 - 

          Joseph-Marie Guerry de La Fortinière, Chavagnes-en-Paillers : "Livre des comptes, état des revenus de ma femme et des miens en rentes, fermes et des gages des domestiques, créances, dettes, et ce à compter de la Saint-Georges, 23 avril 1799 (4 floréal an 7) ", 1799-1817, 78 p. ms ; procès-verbaux de visite des métairies de l'Ulière, 5 messidor an V, et de la Barre à Chavagnes-en-Paillers, 22 germinal an XI, de la Cantinière à Saint-Martin-des-Noyers (28 floréal an XI) ; 2 p. ms de recettes médicinales.

        • 1 J 2894 - 

          Papiers de famille Snider-Gaud, La Roche-sur-Yon, XIXe s.
          Laurent Snider, époux de Félicité Legendre, veuve en premières noces de Pierre-Benjamin Gaud : liquidation de communauté et successions de Pierre-Benjamin Gaud et Antoine-Alfred-Benjamin Gaud, père et fils, 18 février 1859 ; inventaire après décès et vente d'une propriété située à La Roche-sur-Yon, comprenant un fond de commerce de vins en gros et provenant de sa succession, 23 septembre 1881 ; quittance concernant la succession de sa femme, 10 janvier 1882. 1859-1882

        • 1 J 2953 - 

          Diplôme de licencié en droit délivré à Pierre-Eugène-Joseph de Fontaine, né à Fontenay-le-Comte en 1825, 28 août 1849.
          Copie XIXe s. délivrée par la mairie de Fontenay-le-Comte avec copie de sa réception au serment d'avocat en 1850 au dos. [XIXe]

        • 1 J 2922 - 

          Mémoire adressé au préfet de la Vendée par les familles Dumottier de La Fayette et De Turpin-Crissé, demeurant à Paris et en Seine-et-Marne, propriétaires des prés-marais situés sur les rives de la Sèvre Niortaise, en litige avec les habitants des communes de Benet, Coulon, Saint-Sigismond (section du Mazeau), dont dépendaient autrefois ces terres, et réglementation des droits d'usage, de 1470 à 1837, [XIXe siècle s.]. - 10 p.

        • 1 J 2901 - 

          Timothée-Charles-Modeste Espinasseau : arrentement de la métairie noble des Giraudières, sise à Saint-Hilaire-le-Vouhis, appartenant à Charles Léonard Barthélémy de Verteuil, 1768 ; acquêt de la maison des Giraudières audit de Verteuil, 1772 ; ratification de la vente par lettre royale scellée au cachet du présidial de Poitiers, de la maison noble et métairie des Giraudières à Charles Vexiau le 3 juin 1783, 1787 ; ratification de l'amortissement de la rente et quittances sur ladite métairie par Charles Vexiau, 1784-1788 ; paiement de frais de procès contre Pierre Arrivé, 24 janvier 1786. 1768-1788

        • 1 J 2909 - 

          Album intitulé "Propriété de Mr et Mme C. Tétaud, Logis des Ruffinières, 85 La Roche-sur-Yon"., comprenant l'historique du logis, des relevés cadastraux et photographiques, plans et cartes. - 16 p., 295 x 420 mm. 1982

        • 1 J 2927 - 

          Note du ministère de la Marine et des Colonies relative à la suppression des douves à poissons du littoral vendéen, notamment la pêcherie Messager aux Sables-d'Olonne. [1857]

        • 1 J 2899 - 

          Dhondt Léopold-Jean, employé des Chemins de fer du Nord (Amiens) : acte de naissance à Nieul-le-Dolent, 14 juin 1842 ; conseil de la famille Sochteman visant à consentir à son mariage avec la mineure Léonie-Sophie-Mélanie Sochteman, demeurant à Amiens, 16 mai 1865. 1842-1865

        • 1 J 2907 - 

          Diplôme de bachelier ès-lettres délivré à Jean-Baptiste-Franklin Vidal, natif de Sainte-Hermine, 24 mai 1825.

        • 1 J 2924 - 

          Pièce de procédure opposant Eugène Gouin, sénateur et banquier à Tours, acquéreur du domaine de Malitourne à Luynes (Indre-et-Loire) aux créanciers de René-Clément-Hippolyte de Jousbert du Landreau (Angers), dont la saisie immobilière a été convertie en vente volontaire, 29 novembre 1888. - 54 p.

        • 1 J 3061 - 

          Diplôme de réception comme Compagnon menuisier du devoir attribué à Sébastien Durant dit Poite-vin, né à La Mothe-Achard, 7 avril 1844.

        • 1 J 2915 - 

          Fichier des livres de la bibliothèque de M. Pilastre, non conservés aux Archives départementales et concernant la Vendée et le Poitou, XXe siècle s. - 180 fiches ms.

        • 1 J 2836 - 

          Papiers de famille Mercier (de) Valenton, Les Sables-d'Olonne, XVIIe-XIXe s. 1653-1913

          • (1J2836). G[uy] Collineau, "Les municipalités sablaises, 1749-1790", épreuve de l'article paru dans la Revue du Bas-Poitou de 1906 (p. 380-393), 44 p. ms.

          • (1J2836). Alexandre Mercier Valenton, "Souvenirs des prisons où étaient détenus les prisonniers de guerre français en Angleterre de 1803 à 1814" (numérisé), écrit en 1863, 40 p. ms ; ordres de service et nominations en tant que commis principal puis sous-commissaire de marine en Martinique, à Paris puis à Rochefort 1814-1827, 30 pièces.

          • (1J2836). Notes généalogiques sur la famille Mercier-Valenton, XIXe s., [40 p. ] ms ; extraits d'actes de mariage et décès, grosses de testament, de succession et de partage, 1770-1913.

          • (1J2836). Vente de biens dans le Puy-de-Dôme, par Guillaume Coppat à Guillaume Blaise Faure et ratification par les héritiers, 1653-1690.

          • (1J2836). Réception au grade de capitaine au long cours de Raymond Mercier Valenton, 20 août 1808. - Dispense ecclésiastique accordée, au nom du pape Grégoire XVI, par René-François Soyer, évêque de Luçon, à Hippolyte Mercier Valenton pour épouser sa cousine germaine Elisabeth Mercier Valenton, fille de Raymond Mercier Valenton et de Rose Dupleix, 24 mai 1842.

        • 1 J 2835 - 

          Papiers de famille Dupleix, Les Sables-d'Olonne et Beauvoir-sur-Mer, XIXe siècle s.
          Notes généalogiques sur les branches aînée et cadette, XIXe s., 18 et 2 p. ms. ; extraits d'acte de naissance de Rose-Osmane-Joséphine Dupleix (17 fructidor an II), de décès de Rose-Osmane Duret de la Fraudière épouse Dupleix, sa mère (25 germinal an III), et de Guillaume Dupleix, son père (24 février 1809), à Beauvoir-sur-Mer, 1818.

        • 1 J 2890 - 

          Testament d'Henri-Edouard Tireau, clerc de notaire demeurant à Napoléon-Vendée (La Roche-sur-Yon), fils de Bénigne Henriette Désiré Boisson épouse Orrillard, 25 mai 1864 (enveloppe avec cachets de cire rouge).

        • 1 J 2977 - 

          Transcription du testament de Jehan Peltier, curé de Chambretaud, 16 août 1460. - 2 ex., XXe siècle s.

        • 1 J 3059 - 

          Carte de membre des gardes civiques républicaines du lycée de La Roche-sur-Yon, au nom de Michel Bailly, des Essarts. - 1 photographie. 1944-1945

        • 1 J 2916 - 

          Papiers militaires de François-Marie-Louis-Auguste Gellereau (né en 1891 à Luçon), médecin : livret militaire, états de service, 1914-1919 ; ordre de mobilisation, juin 1939 ; démobilisation, juillet 1940 ; mutation, ordre de mission, certificats de position, laissez-passer FFI, affectation au centre départemental de libération des prisonniers de guerre de Bordeaux, 1945. 1914-1945

        • 1 J 3053 - 

          Papiers de famille Fleury, autres pièces :
          - Famille Tillier, Sainte-Hermine : extraits d'actes de publication de mariage et de décès, 1807-1839 (4 pièces)
          - sentences du juge de paix et du tribunal de première instance condamnant les époux Bély-Poitevineau, demeurant à Chantonnay, à rembourser leurs dettes, 1908. 1807-1908

        • 1 J 2978 - 

          Papiers de famille Pellizati :
          - Gestion de biens, 1788-1895.
          - Dominique Pellizati, médecin, demeurant à Talmont, époux de Marie-Sophie-Delphine Bousseau, demeurant à Bourbon-Vendée (La Roche-sur-Yon) : contrat de mariage, 22 janvier 1818.
          - Léonide-Sophie-Alexandrine Pellizati (Napoléon-Vendée), veuve Buet, épouse Claude-Armand Gouraud : contrat de mariage, 6 février 1860 (acte incomplet).

        • 1 J 2049 - 

          Pierre Sorin (RSY, classe 1908, n° 947) est né le 7 mai 1890 à Palluau et il est conducteur d'autos. Ses parents travaillent au château de la Naulière. [1914]-[1919]

          • 1 - 

            (1 J 2049/1). Portraits de Pierre Sorin en uniforme militaire, en médaillon (vue 1), au milieu d'un village en ruines (vue 2), et de soldats (vues 3-5).

          • 2 - 

            (1 J 2049/2). son livret de mobilisation (vues 1-5) ; carte postale envoyée à ses parents (vues 6-7) ; historique dactylographié du 64e R.I. où Pierre Sorin a servi (vues 8-21).

        • 1 J 2553 - 

          Objets : 2 bagues de pigeon voyageur ; 2 broches, l'une du double coeur vendéen avec l'inscription "Pour Dieu, pour la France, bat le coeur de Vendée", l'autre, avec l'inscription "Espoir et Salut de la France" entourant un coeur ensanglanté surmonté d'une croix.

        • 16 J 13 - 

          Projet de rapport à l'empereur sur la pacification de la Vendée rédigé par Joseph Fouché [15 juin 1815]. - 2 p. ms. (photocopie). [1815]

        • 1 J 2485 - 

          "Réponse aux calomnies publiées par Joseph-François-Élisabeth Guillou Du Bretin dans un écrit imprimé, 1er févr. 1821". - [1821], 16 p.
          Dans ce libelle, l'auteur, un prêtre défroqué, réfute les accusations de Guillou d'enrichissement malhonnête.

        • 1 J 2551 - 

          Vente par Louis Libaud, vigneron demeurant à la Favrie de Saint-Philbert-de-Bouaine, à Pierre Sauvaget, laboureur demeurant à Painfaux de Saint-Philbert-de-Bouaine, d'une pièce de vigne au tènement de la Favrie, 30 septembre 1822.

        • 16 J 4 - 

          Acte de donation par Madame la marquise de La Rochejaquelein à ses enfants, le 27 mars 1841, passé devant Me Bordas, notaire (acte conservé aux Archives du Loiret, 3 E 42045, photocopie).

        • 1 J 2317 - 

          Cahier manuscrit, vraisemblablement d'un militaire, contenant des chansons, des poèmes, des parodies de sermons, des saynètes et des recettes. [1850]

        • 16 J 7 - 

          Arrêté de nomination de Jean Pierre Berton, instituteur primaire à Foussais, 31 août 1846 (photocopie).

        • 1 J 2664 - 

          Jeanne-Marie-Léonie Gallet (épouse Griveaud), sage-femme : extraits de naissance (1825) et de décès (1903) ; 2 lettres et leur transcription envoyées par M. Guigniard, secrétaire perpétuel de l'Académie des Inscriptions et belles-lettres (Institut impérial de France) pour la recommander à l'examen de sage-femme (1864-1865) ; extrait d'un journal belge racontant les confidences de [Mme Griveaud] à qui 2 enfants d'un neveu de Napoléon Ier ont été confiés secrètement, puis enlevés en 1829 ; extrait d'un acte de naissance déclaré par Mme Griveaud en tant que sage-femme (1879). 1862-1903

        • 1 J 2726 - 

          Papiers concernant Henri Auguste Elie Machereau. Né le 12 avril 1843 au Boupère, compagnon du Tour de France, serrurier puis forgeron aux Herbiers puis à Dompierre-sur-Yon. Il se marie aux Herbiers, le 21 février 1870, avec Marie Eugénie Motais. Sa correspondance est écrite durant le siège de Paris. 1870-[1918]

          • (1 J 2726). Son livret militaire.

          • (1 J 2726). 19 lettres adressées à sa femme (qu'il signe Gustave), juill. 1870-févr. 1871, 1 lettre d'une cousine adressée à sa femme demandant de ses nouvelles, 17 févr. 1871, et 1 lettre où il réclame son congé, 8 févr. 1873.

            Sa lettre du 23 septembre 1870 relate l'attaque contre les Prussiens le lundi 19 septembre à Bicêtre. Malgré leur petit nombre, son régiment n'a subi que quelques pertes (2 morts et 6 blessés), tandis que les Prussiens ont eu 600 tués et 30 blessés (lettre signée Gustave Machereau, soldat au 70 régiment de lignes, 5e compagnie, 4e bataillon à Paris).
            Celle du 1er octobre est écrite au lendemain d'une bataille éprouvante qui a duré cinq heures : "c'est encore la main tremblante de la sanglante bataille que nous avons eu hier... on ne voyait que les balles et les obus ainsi que les boulets de canon... l'on voyait les hommes tomber comme les mouches..."

          • (1 J 2726). Photographie de la forge de la Courollière à Dompierre-sur-Yon ouverte par Eugénie Machereau, fin XIXe s.

          • (1 J 2726). Photographie de groupe avec Arthur Mocquillon, gendre de Machereau, soldat de la Première Guerre mondiale (à gauche sur la photo, LRSY, classe 1906, n° 344).

        • 16 J 31 - 

          Invitation au pèlerinage de "Notre-Dame des Lucs" en date du 30 août 1874, par Jean-Louis Bart, prêtre aux Lucs-sur-Boulogne. 1 p. dact. (photocopie).

        • 16 J 44 - 

          Pierre Marais, soldat du 293e R.I. : bulletin de santé, notices nécrologiques ; 7 lettres écrites du front à ses parents, à sa femme et son fils (photocopies). 1914-1915

        • 1 J 2612 - 

          Bulletin de notes de Gaston Delaroze, élève de l'Institution Richelieu à Luçon, 1878-1880 ; reçus de paiement de sa pension, 1877-1878 ; prospectus de l'institution, 1878. 1877-1880

        • 16 J 5 - 

          L'abbé Paul Allain / B. Guinaudeau. - Paris, impr., 315 p. (photocopie).

          "Est-ce une autobiographie ? Je n'en sais rien et peu m'importe, comme peu doit importer au lecteur. Ce qui est certain, c'est que c'est là une oeuvre d'observation et de pensée très forte et très libre. Simplement l'histoire d'un prêtre chez qui la vocation avait pourtant semblé s'affirmer dans les premières années d'étude et de prêtrise, mais qui, doué de sentiments trop fins, de trop vive et trop délicate sensibilité, s'en va, abandonne sa paroisse, parce que dans le combat entre sa raison et sa volonté, c'est la raison qui est la plus forte". Critique d'Arsène Alexandre dans le journal "Le passe-temps et le parterre réunis", de Lyon. 1897

        • 16 J 46 - 

          Georges Alexis Piat, mousse, puis second maître technicien à bord du sous-marin " Franklin " : extraits de son livret de solde (1909-1919), certificat de bonne conduite et de capacité, citation à l'ordre de l'escadrille signée Adhémar de Cransac, capitaine de vaisseau, chef de division et un ordre du jour de la division des Flottilles de l'Adriatique datant du 12 novembre 1918 (photocopies). 1909-1919

        • 1 Num 1/286-1-2 - 

          Carnet de route de René Pelletier (FLC, classe 1910, n°1110) sergent à la 3e section de mitrailleurs du 65e régiment d'infanterie. Son parcours l'amène dans les Ardennes, en Belgique où il participe au combat de Maissin et dans la Marne. Son récit est le témoignage d'un début de guerre raté par l'armée française, victime de l'organisation et de la détermination allemande. Patriote, il s'insurge contre les généraux qui ont fui pendant les combats, laissant les soldats sans commandement. Avec amertume, il raconte la débandade française, le manque de coordination et le repli toujours plus en arrière. Son carnet s'arrête le 7 septembre en pleine bataille de la Marne.
          Entre les notes de son carnet, il rédige le 1er septembre 1914 un brouillon de lettre adressée à sa mère, où il lui raconte l'effrayant spectacle de la guerre, le courage de sa section qui n'a pas faibli devant l'ennemi et se montre encore très virulent envers les officiers (vues 2-6). - 27 p. ms. 1914. [1911]-1914

          • 1 - 

            (1Num1/286/1). Portrait de René Pelletier en tenue militaire du 65e régiment d'infanterie.

          • 2 - 

            (1Num1/286/2). Mobilisé dès le début du conflit, René Pelletier arrive dans son dépôt nantais le 5 août 1914. Le lendemain, il embarque en train et se rend à la frontière belge où il cantonne entre Sedan (Ardennes) et Bouillon (Belgique). Le 22 août 1914, il est engagé dans la bataille de Maissin où des combats épouvantables ont lieu ; les pertes sont très nombreuses et une grande majorité des officiers a été tuée. René assiste impuissant au carnage voyant les villages brûlés et les habitants évacués. Le 24 août, les soldats reculent et prennent position sur les bords de la Meuse où ils commencent à creuser les premières tranchées. Le 26 août, René décrit des scènes de débandade lorsque les Allemands réussissent à passer la rivière. Son corps d'armée ne dispose plus de commandement car tous les généraux se sont repliés, laissant les soldats livrés à eux-mêmes (vue 9). Le lendemain, les troupes tentent de repartir de l'avant mais l'ennemi est toujours bien présent et continue d'attaquer. Des rumeurs venues des officiers d'artillerie laissent entendre que le 11e corps d'armée a été sacrifié pour permettre aux autres corps de s'organiser et de venir en soutien. Le seul colonel encore présent félicite la section de mitrailleurs qui par ses tirs, a sauvé le reste du 65e régiment. Le 28 août, le 17e corps d'armée arrive enfin en renfort mais se replie presque immédiatement, René exprime toute sa frustration les jours suivants.

        • 1 Num 1/287-3 - 

          Carnet de route de Jean-Louis Retureau (RSY, classe 1901, n°1894) soldat au 93e régiment d'infanterie, commencé le jour de son départ aux armées le 7 septembre 1914 et tenu pendant tout son premier mois de guerre. Il participe à la première bataille de la Marne puis à la bataille d'Albert, prenant des notes au jour le jour jusqu'à son évacuation du front pour maladie le 8 octobre 1914 - 35 p. ms. 1914.

        • 1 J 2366 - 

          Etat des inscriptions hypothécaires prises au bureau des hypothèques des Sables-d'Olonne sur les biens de Pierre-Philippe Potier, notaire demeurant à Jard. 1805

        • 1 J 2543 - 

          Vente de terres à Jard et Saint-Hilaire-de-Talmont par Jacques Logeais à Jean Herbert, les deux demeurant au village d'Islande à Saint-Hilaire-de-Talmont, le 12 février 1811 (grosse d'acte passé à Talmont devant Me Gillaizeau).

        • 1 J 2450 - 

          Contrat de mariage de Louis Frappier, laboureur à Longeville, et Louise Lambert, servante au Bernard, passé à Talmont devant Me Gillaizeau, le 23 février 1813.

        • 1 J 2542 - 

          Acquêts et partages relatifs à la métairie du Plessis (Le Bernard) impliquant les familles Vinet puis Favreau, 12 juillet 1895-13 janvier 1937. - 8 actes passés devant les notaires de Moutiers-les-Mauxfaits. 1895-1937

        • 1 Num 1/95-1 - 

          Cahier de chansons, commencé le 24 février 1899, par Ambroise Brochu (FLC, classe 1895, n°440) alors qu'il était infirmier au 93e régiment d'infanterie à La Roche-sur-Yon. - 92 p. , ms. , (2 pages manquantes).
          Ce cahier contient également des petits récits, à caractère humoristique voire sarcastique. [1899]-[1919]

        • 1 J 2661 - 

          Livrets militaires de Pierre Mandin (FLC, classe 1897, n°956) et d'Auguste Armand Benjamin Mandin (LRY, classe 1915, n°53). 1897-1919

        • 1 J 2031 - 

          Camille Orseau : photographie d'un mariage auquel il assistait ainsi que son frère, ses parents et ses oncle et tante, [1910], image pieuse de souvenir de communion solennelle, 1917, diplômes reconnaissant son action au sein de la Fraternelle d'Angles, 1957 et 1982, et mérite social comme secrétaire de cette société, 1959 (vues 1 à 5).
          Photographie des mariages Guiet à La Jonchère du 26 sept. 1905 et Faivre-Veillon à Angles du 2 avril 1929 (vues 6-7).
          Portrait de Maximin Guiet (RSY, classe 1911, n° 1483), soldat du 64e R. I. , oncle de Camille, décédé en 1917 et croix de guerre d'Edmond Orseau (FLC, classe 1897, n° 493), soldat du 84e régiment territorial d'infanterie, père de Camille, décédé en 1914 (vues 8 à 10). 1905-1982

        • 1 J 2556 - 

          Commandant Antoine Veyssière, IVe Bataillon du 287e Régiment. 1895-1918

          • (1J2556). Compositions de tactiques, 1895 ; programmes de fêtes, 1898 et 1905 ; plan de la revue de Bétheny, 1901 ; chanson militaire ; causerie sur "L'éducation morale par l'image, la 116e demi-brigade de bataille " par le lieutenant Veyssière, Vannes, 1911, 51 pages.

          • (1J2556). Ordres adressés au capitaine Veyssière pour la bataille de Sedan, 1914 (avec cartes militaires annotées) ; notes de services, 1915-1916 ; ordre préparatoire, ordres d'attaques, plan d'engagement, comptes-rendus de combats, 1916 ; rapport sur les opérations exécutées pendant l'attaque de l'Aisne, 1916 ; plan d'engagement de la phalange Austerlitz lors des attaques des tranchées et ouvrages " Coran " et " Farbus " et lors de celle de Beaumont avec croquis militaires, cartes, photographies aériennes et photographies d'officiers et de sous-officiers, août 1917 ; croquis de la marche de la phalange à la bataille de Picardie, 1918 ; rapport annexé à la demande de citation à l'ordre de l'armée en faveur du commandant Veyssière, 1917 ; citation à l'ordre de la phalange commandée par le commandant Veyssière, 1918.

        • 1 Num 1/120-2 - 

          Trois mouchoirs d'instruction militaire en coton blanc d'environ 70 cm de côté, imprimés par E. Renault à Rouen en noir et rouge.
          Les trois mouchoirs, faisant partie d'une série de 13, sont intitulés :
          N° 2 Démontage et remontage du fusil modèle 1874. 2 tampons en marge.
          N° 3 Cavalerie.
          N° 9 [i. e. 9 bis] Démontage et remontage du fusil modèle 1886 (modifié en 1893). 2 tampons en marge. [1900]-[1920]

        • 1 Num 1/97-1 - 

          Arsène Louis Pascal Gousseau, dit Marcel (FLC, classe 1903, n° 1173), né à Maillé, sergent au 137e régiment d'infanterie, décédé à Ovillers-la-Boisselle (Somme) le 28 septembre 1914. 1907-1921

          • (1 Num 1/97-1). 4 photographies de soldats du 137e régiment d'infanterie prises à Fontenay-le-Comte, entre 1904 et 1914.
            Arsène Gousseau est le 2e à droite (vue 1), au centre du 1er rang (vues 2, datée au verso du 18 avril 1907 et 3). Formation militaire dans la cour de la caserne Du Chaffault (vue 4).

          • (1 Num 1/97-1). Composition de la 3e section, de la 2e compagnie du 137e régiment d'infanterie, section commandée par le sergent Gousseau (vue 1), et "Journal de marche" tenu par Arsène Gousseau de son départ de la caserne, le 7 septembre 1914, à sa mort le 28 du même mois (vue 2). - 2 f., ms.
            Au bas de l'état nominatif, le matériel collectif à l'usage de la section est listé.

          • (1 Num 1/97-1). Correspondance adressée par Arsène Gousseau à sa femme Germaine et à son fils Marcel. - 8 lettres, ms.
            Lorsqu'Arsène quitte la caserne de Fontenay-le-Comte le 7 septembre 1914, son épouse attend leur deuxième enfant ; Marie naitra le 19 octobre, deux semaines après la mort de son père. Dans ses lettres, il raconte l'attente à la caserne, le voyage, le recul allemand lors de la bataille de la Marne, les rencontres d'amis, et il se veut rassurant sur le danger qu'il court.

          • (1 Num 1/97-1). Correspondance relative à la mort d'Arsène Gousseau et à son lieu de sépulture, adressée par des connaissances, des témoins ou l'administration à sa femme, 1914-1921, et images de la nécropole nationale d'Albert (Somme). - 7 lettres, 1 note ms., 2 cartes postales et 2 photographies.
            Arsène est décédé à Ovillers-la-Boisselle (Somme) le 28 septembre 1914. Il a d'abord été enterré dans une fosse commune au bord de la route Albert-Bapaume avec 70 autres corps, avant d'être inhumé en 1921 dans le cimetière militaire voisin d'Ovillers, puis dans la nécropole nationale d'Albert.

        • 1 J 1912 - 

          L. S. d'Armand Mallet, soldat au 2e régiment d'infanterie coloniale à sa soeur, à Nantes, 1907-1915. - 16 pièces.
          Correspondance familiale et du front ainsi que la notification de son décès le 27 sept. 1915 à Braux-Sainte-Cotière (Marne), 15 déc. 1915.

        • 1 Num 1/90 - 

          Cahier de chansons recopiées par Arthur Robin, alors qu'il effectue son service militaire dans le 26e R.I.à la caserne Thiry à Nancy. - 121 p. ms (certaines pages sont manquantes).
          Le cahier se termine par deux monologues, une chanson et la liste des 163 régiments d'infanterie français et leur lieu d'implantation. [1908]-[1910]

        • 1 J 2652 - 

          - Pièces établissant l'historique de propriété d'une maison située à Fontenay-le-Comte, 104, rue de la République (l'origine en est une vente, comme bien national, d'un terrain appartenant au couvent des Dominicains à Jacques Mouliade).
          - Papiers de Joseph Constant Henri SACHOT, né le 1er février 1910 au petit-Bourg-des-Herbiers, docteur vétérinaire au 104, rue de la République, capitaine de réserve : affectations, nominations, décoration (médaille militaire coloniale en 1933 pour son intervention au Maroc) au sein de l'Armée de Terre, 1933-1949 ; conventions signées pour assurer le service vétérinaire des chevaux de l'armée à Fontenay-le-Comte, notes de service, correspondance, 1938, 1948 ; arrêtés de nomination comme vétérinaire pour les communes de Fontenay-le-Comte, Nieul-sur-L'Autise, Pissote et frais afférents, 1934-1955, carnet de comptes et documents fiscaux, 1950-1958. an III-1958

        • 1 Num 1/279-1-3 - 

          Photographies, correspondance et papiers militaires d'Armand Benéteau (RSY, classe 1909, n°616) né le 1er mars 1889 aux Essarts et soldat au 137e puis au 128e régiment d'infanterie, tué au combat de Mesnil-lès-Hurlus (Marne) le 24 février 1915. [1911]-[1920].

          • 1 - 

            (1Num1/279/1). Portrait d'Armand Benéteau en uniforme militaire du 137e régiment d'infanterie et photographie de groupe de la classe 1909 du 137e régiment d'infanterie (Armand est au 3e rang, le 8e en partant de la gauche) ; coupure de journal annonçant son décès à Mesnil-lès-Hurlus en février 1915 ; portrait posthume avec ses décorations : la croix de guerre et la médaille militaire.

          • 2 - 

            (1Num1/279/2). Correspondance adressée à ses parents et ses trois soeurs, Véronique, Marie-Louise et Armande du 18 octobre 1914 au 7 février 1915. - 5 cartes postales et 8 lettres.
            En octobre 1914, Armand rejoint son régiment au dépôt de La Roche-sur-Yon. Le 8 janvier 1915, il apprend son affectation au 128e régiment d'infanterie et son départ immédiat pour l'Argonne (vues 11-12). Il arrive le 13 janvier à Vienne-le-Château (Marne) où il fait part de ses premières impressions. Envoyé immédiatement dans les tranchées, il découvre les conditions de vie difficiles des fantassins " par endroit, l'eau dépasse les genoux " (vue 15). Le 18 janvier, son régiment est relevé et part en repos à quelques kilomètres du front dans la Meuse, Armand est bien content d'être à l'abri des canons et des balles. Dans sa dernière lettre, il est dans l'incertitude quant à sa future destination ; il est finalement tué quelques jours plus tard, le 24 février 1915 au combat de Mesnil-lès-Hurlus (Marne).

          • 3 - 

            (1Num1/279/3). Citation à l'ordre du régiment n°1781 (vue 1) ; attribution de la médaille militaire à titre posthume et courrier indiquant l'envoi de l'insigne (vues 2-5) ; deux diplômes à sa mémoire (vues 6-7).

        • 1 J 2648 - 

          Familles Crabeil, Soulet, Charron : livrets de famille et livrets militaires de 2 poilus, photographies, livrets d'épargne, correspondance, baux. 1911-1993

          • (1J2648/1) Crabeil Valentin Célestin Maurice Constant Auguste (RSY, classe 1936, n° 371) : livret militaire, citation, fiche de démobilisation, photographies du régiment, correspondance pour une demande de carte de combattant, photographie de son mariage avec Juliette Soulet, livret de caisse d'épargne, certificat d'études primaires et fiche d'état civil de son épouse, notes ms, 1922-1993.

          • (1J2648/2) Soulet Arthur (FLC, classe 1911, n° 667) : livret de famille, livret militaire, fascicule de mobilisation, photographies (en tenue militaire, en famille, entouré de soldats), boîtier renfermant 3 éclats d'obus, 2 lettres envoyées à sa soeur en 1916, livret de caisse d'épargne, livret de sociétaire à la mutualité scolaire fontenaisienne, photographie de son mariage avec Marie Charron, livret de caisse d'épargne de Marie Charron, 1901-[1950]

          • (1J2648/3) Soulet Auguste (FLC, classe 1915, n° 320) : portrait en tenue du 30e régiment d'infanterie, 1918-1919, photographie de son mariage avec Madeleine Perrinaud (années 1920).

          • (1J2648/4) Charon (Charron) Pierre Alexis (FLC, classe 1863, n° 179) : livret de famille, livret militaire, livret de mobilisation dans la garde nationale en 1870, 1876-1893 ; photographie d'un de ses fils, Pierre Charron, soldat du 51e régiment d'infanterie, [1914-1918].

          • (1J2648/5) Baux : terres et métairies à la Bunetrie et au bourg de Saint-Maurice-le-Girard, 1899-1928 ; borderie de l'Egluère à Antigny, 1939-1945 ; métairie de la Bodinière à Saint-Sulpice-en-Pareds, 1947 ; métairie des Combes à Mouilleron-en-Pareds, 1882 et procès-verbal de visite le 10 novembre 1862. Vente d'une parcelle de terre à Saint-Maurice le Girard, 1909.

        • 1 Num 1/219-2 - 

          Cahier de chansons et monologues appartenant à Joseph François Vairé (RSY, classe 1911, n° 1055), né le 15 mars 1891 à Saint-Christophe-du-Ligneron, canonnier au 48e puis au 35e régiment d'artillerie, tué à l'ennemi le 24 décembre 1916. - 88 p., ms., (4 pages manquantes). Ce cahier est illustré de dessins. 1912-[1916]

        • 1 Num 1/283-1-6 - 

          Papiers d'Ernest Henri Louis Joseph Roy (FLC, classe 1911, n°1036) né le 27 novembre 1891 à Saint-Laurent-de-la-Salle, soldat au 114e régiment d'infanterie et au 80e RI, affecté à la compagnie de mitrailleuses. Son parcours militaire le conduit sur toute la ligne de front, du Nord à l'Est de la France en passant par la Belgique. Sa campagne est marquée par l'enfer des combats de Verdun, où il va lutter pour sa survie et pour la défense de la côte 304. 1913-[1919].

          • 1 - 

            (1Num1/283/1). Portrait d'Ernest Roy en tenue militaire du 114e régiment d'infanterie (vue 1) ; feuille d'observations de l'hôpital de Dieppe datée au 17 mai 1915 concernant sa fièvre typhoïde contractée en revenant des tranchées (vue 2) ; document médical relatif à sa blessure par éclats d'obus survenue le 7 mai 1916 à la côte 304 (Meuse) (vue 3) ; citation à l'ordre général du régiment n°277 du 22 octobre 1918 (vue 4).

          • 2 - 

            (1Num1/283/2). Carnet de route d'Ernest Roy, de son service militaire commencé en 1913 à sa démobilisation en 1919, sans doute retranscrit postérieurement à partir de ses notes. 1 cahier, 125 pages, ms. 1913-1919

            Service militaire et mobilisation, 9 octobre 1913 au 5 février 1915.
            Le 9 octobre 1913, Ernest est incorporé au 114e régiment d'infanterie à Saint-Maixent-l'École (Deux-Sèvres), affecté au service auxiliaire en raison d'une musculature insuffisante. Il est envoyé à la caserne de Parthenay pour occuper un poste de secrétaire à la bibliothèque des officiers.
            Le 25 juillet 1914, des bruits de guerre circulent et agitent la caserne. Le 1er août à 17h00, les troupes sont réunies dans la cour par le commandant qui annonce le décret de mobilisation générale. Ernest passe à la compagnie hors-rang (CHR) avec pour mission d'habiller les réservistes (12 000 hommes). Le 23 août, les premiers blessés du front arrivent et sont évacués vers l'hôpital où de nombreux infirmiers ont été réquisitionnés. Le 5 septembre, Ernest reprend son poste à la bibliothèque, mais deux mois plus tard, il passe à la commission de réforme qui le reconnaît bon pour le service armé (vue 16). Il ne s'y oppose pas, ne voulant pas être considéré comme un lâche.

          • 3 - 

            (1Num1/283/3). En Flandre et en Artois, du 6 février 1915 au 13 avril 1916.
            Ernest part le 6 février 1915 en renfort au 114e et arrive en Belgique près d'Ypres. Attendant son tour pour monter en ligne, il voit revenir les soldats dans un triste état, tout couvert de boue (vues 2-3). Son baptême du feu a lieu le 18 février, il découvre pour la première fois des tranchées, très boueuses et encore rudimentaires. Il y reste 4 jours à travailler la nuit et à se reposer la journée " quelle drôle de vie tout de même que cette vie de tranchée " (vues 3-4). A sa sortie, il souffre d'embarras gastriques et est évacué à l'hôpital de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais). Le diagnostic confirme la fièvre typhoïde, attrapée en buvant de l'eau souillée. Il survit grâce à la vaccination et aux bons soins des infirmières de la Croix-Rouge. Fin avril, il part à Dieppe puis à Evreux et rentre un mois au pays finir sa convalescence. De retour dans son dépôt à Parthenay le 21 juin 1915, il obtient une permission agricole pour travailler aux champs dans les communes voisines. Par la suite, il se porte volontaire pour suivre un stage de mitrailleur et prend la direction du centre d'instruction de Poitiers où il étudie le télémètre et le fonctionnement des mitrailleuses (vue 12).
            Le 1er septembre, il rejoint le 2e bataillon du 114e RI à Beaumetz-lès-Loges (Pas-de-Calais), affecté à la compagnie de mitrailleuses comme télémétreur. Le 25 septembre, une offensive est lancée " qui a été complètement loupée ", et son bataillon y a été massacré (vue 14).
            1916, le régiment est dans la Somme au camp de Saint Riquier près d'Abbeville. Ernest est ravi d'être basé près d'une ville où il peut sortir et faire des achats. Les soldats ont l'honneur d'être passés en revue par le général Joffre (vue 17). Après une nouvelle période dans les tranchées du Pas-de-Calais entre Neuville-Saint-Vaast et Souchez, son régiment part en mars en grand repos à Sailly-Flibeaucourt (Somme) loin des obus.

          • 4 - 

            (1Num1/283/4). Combats de Verdun, du 16 avril 1916 au 24 septembre 1917.
            Le 16 avril 1916, il arrive dans la Marne en réserve, à quelques kilomètres de Verdun. Le 6 mai, c'est le grand départ en auto vers le secteur tant redouté ; les soldats sont déposés dans un bois et doivent rejoindre la côte 304 dans des conditions difficiles (nuit, vent, orage). Le 7 mai, Ernest découvre l'enfer sur terre, tapi toute la journée dans un trou d'obus sous une avalanche de fer pour tenir la position. Hagard et désorienté, il sort pour communiquer un ordre du lieutenant, lorsqu'il est blessé " que s'est-il passé à ce moment, je n'en sais rien, toujours est-il que je me suis relevé tout étourdi et que je n'ai eu qu'une idée, m'arracher de là ". Souffrant de commotion et contusions multiples, il est évacué à Saint-Amand-Montrond (Cher), bien heureux de quitter cette fournaise " loin des Boches et de leurs maudits obus " (vue 5).
            Le 10 juillet et après un retour à Parthenay, il est envoyé un mois en stage de mitrailleuses au camp du Ruchard (Indre-et-Loire), puis à Poitiers où il s'exerce aux tirs. Le 18 septembre, Ernest est affecté au 80e régiment d'infanterie et retourne à Verdun, mis à la disposition du génie pour effectuer des travaux : creusement de boyaux pour enterrer des fils téléphoniques, construction de voies Decauville… Fin janvier 1917, il passe en renfort à la 3e compagnie et est envoyé à Dombasle-en-Argonne (Meuse). L'hiver est si rigoureux que même le pain est gelé. Sa première période de tranchées avec le 80e RI (toujours à la côte 304) se déroule plutôt bien dans un secteur redevenu calme. Les soldats alternent séjour dans les tranchées et repos au bois de Béthelainville jusqu'à la fin mai 1917. Le 1er juin, il est désigné pour aller faire un stage de fusil-mitrailleur à Fleury-sur-Aire, ravi de s'éloigner des tranchées. De retour à Verdun en juillet, une grande offensive française est en préparation, sa compagnie se rapproche des lignes vers le Mort-Homme, mais reste en réserve. Le 20 août alors que l'attaque bat son plein, la côte 304 est enlevée aux Allemands ainsi que plusieurs autres positions stratégiques.

          • 5 - 

            (1Num1/283/5). Toujours dans les tranchées, du 10 octobre 1917 au 19 août 1919.
            10 octobre 1917, son régiment est envoyé en période de grand repos à Châtenois (Haute-Saône), Ernest occupe son temps à la surveillance de la gare de Lure avec une vingtaine de ses camarades (vue 2). Fin novembre, il rejoint les tranchées de l'Alsace entre Bitschwiller-lès-Thann et Masevaux.
            1918. Début avril, le régiment rejoint la Somme et remonte vers la Belgique. En mai, Ernest cantonne à Poperinge dans un camp anglais et passe 10 jours de grande souffrance dans les tranchées de première ligne : bombardement intensif, attaque meurtrière, la plupart de ses camarades sont blessés ou tués.
            Le 24 août, il rejoint un nouveau secteur aussi peu enviable, dans les tranchées de Pont-Saint-Mard (Aisne). L'armée française est à l'attaque et les offensives quotidiennes sont très éprouvantes pour les hommes. Les objectifs sont atteints mais les pertes nombreuses, Ernest voit encore mourir plusieurs de ses bons camarades (septembre-octobre 1918). Le 12 octobre, un nouvel ordre d'attaque est donné, les soldats français avancent jusqu'à Couvron-et-Aumencourt et continuent leur remontée vers Crécy-sur-Serre (Aisne). Les Allemands se replient et Ernest prédit leur débâcle (vue 11).

          • 6 - 

            (1Num1/283/6). Correspondance d'Ernest Roy adressée à ses parents par cartes postales du 11 octobre 1913 au 11 mai 1919. - 67 cartes postales (seules 31 cartes ont été numérisées). 1913-1919
            La correspondance envoyée à ses parents complète le carnet de route en reprenant certains événements : les permissions agricoles (vue 14), sa blessure aux combats de Verdun (vues 28-30), son stage de fusil-mitrailleur (vue 36), les gardes à la gare de Lure (vues 47-48). Ernest y exprime davantage ses émotions et ses sentiments (vue 56), trouvant du réconfort dans l'écriture et dans les lettres reçues par sa famille.

        • 1 Num 1/218-21-24 - 

          Photographies et médaille militaire de René Maurice Hilleret (Châtellerault, classe 1911, n°745), soldat au 49e puis au 109e régiment d'artillerie lourde. Grièvement blessé le 7 septembre 1914, il perd l'usage d'un bras. S'y ajoutent un journal en langue française "L'Indépendant" daté du 17 septembre 1916, période à laquelle il est dans les Balkans, un portrait du frère de sa femme et des photographies de soldats non identifiés. 1913-1923

          • (1Num1/218/21) Photographies de René Hilleret avant guerre en 1913 (2ème en partant de la droite) (vues 1-2), avec un groupe de soldats à Annonay en Ardèche (troisième rang, debout le 2ème à gauche près de la soeur) (vues 3-4) et à son mariage le 20 août 1917 avec Germaine Morisset (vues 5-6).

          • (1Num1/218/22) Médaille militaire attribuée à René le 12 février 1923.

          • (1Num1/218/23) Journal en langue française " L'Indépendant " daté du 17 septembre 1916 et imprimé à Salonique, ramené par René alors en poste dans les Balkans.

          • (1Num1/218/24) Portrait du frère de Germaine, la femme de René (vues 1-2) et trois groupes de soldats non identifiés (vues 3-8).

        • 1 Num 1/260-2-6 - 

          Photographies et correspondance de Louis Rocher (FLC, Classe 1907, n°919), soldat au 137e régiment d'infanterie, adressée à sa femme Emilienne, du 4 mars 1915 au 26 août 1916. Louis est engagé dans la bataille de l'Artois, avant d'être envoyé sur le front de la Marne, où il est grièvement blessé à Tahure par éclats d'obus. Evacué en Auvergne dans différents hôpitaux, il fait part de toutes les souffrances causées par sa blessure. Ses cartes sont toutes signées Gabriel, sans doute son prénom d'usage. S'ajoute également une carte postale écrite par sa femme et adressée à sa mère. - 33 cartes postales. 1915-1916. 1911-1916

          • (1Num1/260/2). Photographies de Louis Rocher sur un cheval et avec un camarade (à droite, vue 3), pendant son service militaire en 1911 au 93e régiment d'infanterie.

          • (1Num1/260/3). Dans les tranchées de l'Artois, 1915. - 11 cartes postales.
            Le 4 mars 1915, Louis est à Nantes en partance pour le front. Quelques jours plus tard, le 20 mars, sa compagnie stationne à Bus-lès-Artois (Somme) et rejoint régulièrement les tranchées d'Hébuterne (Pas-de-Calais) (vue 6). Louis découvre alors la dure réalité de la guerre et se trouve très affecté par sa nouvelle vie : "je t'envoie cette carte pour te faire part de ma triste existence." La carte postale représente l'église d'Hébuterne photographiée après des bombardements et Louis explique que maintenant, il n'en reste plus rien (vues 7-8). Très croyant, la foi l'aide à surmonter toutes ses émotions et ses peurs : "nous espérons que Dieu sera avec nous" (vue 14). Il tente également de réconforter sa femme, inquiètée par les nouvelles reçues (vue 20).

          • (1Num1/260/4). Hôpital du Mont-Dore (Puy-de-Dôme), 1915-1916. - 14 cartes postales.
            Le 12 octobre 1915, Louis est à l'hôpital temporaire du Mont-Dore après avoir été grièvement blessé le 3 octobre à Tahure (Marne). Il souffre d'une fracture à la jambe droite et doit garder le lit, ne pouvant se déplacer que sur un brancard. Sa femme lui rend visite et assiste impuissante à ses douleurs (vues 6-8). Son séjour à l'hôpital se poursuit début 1916, où de nouveaux blessés arrivent du front de Verdun (vue 26).

          • (1Num1/260/5). Hôpitaux de Clermont-Ferrand et Vichy (Allier), 1916. - 7 cartes postales.
            Le 22 juillet 1916, Louis poursuit ses soins et entre à l'hôpital temporaire n°82 de Clermont-Ferrand. Il s'y ennuie profondément et passe son temps à la messe. Le 23 août, il change de nouveau d'hôpital et arrive à Vichy, tout étonné de découvrir cette station thermale " Oh si tu voyais Vichy […] ici ce n'est pas la guerre à part les 6 ou 7000 blessés " (vue 12).

          • (1Num1/260/6). Carte postale écrite le 3 novembre 1915 par Emilienne à sa mère, au retour de sa visite à Louis, soigné à l'hôpital du Mont-Dore. Elle a été choquée de découvrir son mari blessé "je ne croyais pas voir mon pauvre Gabriel dans cet état, il n'est pas bien rouge et faible et de l'entendre pleurer, ça me faisait bien de la peine".

        • 1 Num 1/253-2 - 

          Carnet de guerre de Louis Sicard (RSY, classe 1907, n°1505) soldat au 293e régiment d'infanterie, commencé le 12 août 1914 et arrêté le 30 juin 1915. Louis participe à toutes les grandes phases de la première année de la guerre : batailles des frontières, de la Marne et de la Somme. Son journal prend fin en juin 1915 lorsqu'il est évacué à l'hôpital de Lorient après avoir été blessé au talon lors du combat d'Hébuterne (Pas-de-Calais). - ms. , 30 p. 1914-1915

        • 16 J 33 - 

          Lettre de L. Vincendeau, prêtre, adressée au frère de Louis Auguste Blandin (FLC, classe 1895, n°360) relatant les circonstances de son décès survenu le 2 mai ; 21 mai 1917. - 4 p. ms. (photocopies).

        • 1 J 2687 - 

          "Maurice Chaineau, Lettres adressées à sa femme, Virginie Lardière, durant sa mobilisation". - 93 p. , dact., 2017.
          Transcription de la correspondance entretenue par Maurice Chaineau avec son épouse, Virginie Lardière (travail réalisé et introduit par Jean Bouteiller, son petit-fils, qui en avait publié un condensé dans les annales du Cercle généalogique vendéen en 1998).
          Mobilisé dès début août 1914, Maurice (RSY, classe 1904, n°1304) part pour la frontière quelques jours plus tard. Il fait part de sa santé, de ses craintes et de son recours à la prière et à la religion pour supporter l'éloignement et la dureté de la guerre. Il décède le 26 septembre 1915 à Villes-sur-Tourbe dans la Marne. Sa femme, chargée de la fille de Maurice issue d'un premier mariage et de leur enfant commun, va tenir, en l'absence de son époux, la ferme de la Litaudière à Treize-Septiers avec toutes les difficultés que cela représente. 2010

        • 1 Num 1/112-1-2 - 

          Récit du torpillage du croiseur le "Provence II" le 26 février 1916, raconté par le sergent Ulysse Biret (FLC, classe 1908, n°226) survivant du naufrage. Lancé en 1906 comme paquebot transatlantique, le navire est converti en croiseur-auxiliaire pendant la Première Guerre mondiale et rebaptisé "Provence II" car un cuirassé français porte déjà ce nom. Utilisé à partir de janvier 1915 pour le transport de troupes vers les Dardanelles, il appareille le 23 février 1916 de Toulon pour rejoindre Salonique, avec à son bord 1800 hommes du 3e régiment colonial. Le 26 février, il est torpillé au large du cap Matapan (Grèce) par le sous-marin allemand U-35 et sombre en quelques minutes, faisant plus d'un millier de disparus.
          Ulysse écrit un premier témoignage sur le vif, une semaine seulement après le naufrage (5 mars 1916) alors qu'il est à bord du navire-hôpital "Canada" en route pour Salonique avec les rescapés. De retour en France et pendant sa convalescence à l'hôpital de La Seyne-sur-Mer (Var), il reprend et complète son récit. - 24 p. ms. 2 ill. 1916. [1914]-1916

          • 1 - 

            (1Num1/112/1). Portrait d'Ulysse Biret en tenue militaire ; cartes postales du transatlantique le "Provence" avant son usage en croiseur-auxiliaire pour l'armée française : la première a été envoyée le 23 février 1916 à sa femme juste avant son départ pour Salonique et la seconde a subi le naufrage dans la poche d'Ulysse ; carte postale du bâtiment-hôpital "Canada" qui a ramené les rescapés vers Salonique le 29 février 1916.

          • 2 - 

            (1Num1/112/2). Le 23 février 1916 à Toulon, Ulysse Biret embarque à bord du croiseur-auxiliaire le "Provence II" rejoindre l'armée d'Orient à Salonique en compagnie de 1800 soldats, 450 hommes d'équipage et 300 chevaux et mulets. Le 26 février à quinze heures, le navire est touché par une torpille lancée d'un sous-marin allemand (vue 8 et dessin vue 9). L'évacuation est immédiatement ordonnée par le commandant, ce qui provoque la panique chez les hommes qui en grande majorité ne savent pas nager. Les canots de sauvetage sont détachés avec une telle précipitation qu'ils entraînent la chute des hommes déjà à bord, avant de venir s'écraser sur les malheureux tombés à l'eau (vue 10). Ulysse resté sur le pont supérieur voit la proue se dresser à la verticale, et alors que le bateau s'enfonce rapidement dans les profondeurs, des cris de détresse résonnent sur la mer. Aspiré par le fond, il reste accroché jusqu'au bout au bastingage avant de remonter miraculeusement à la surface dans un tourbillon d'eau et de débris, réussissant à s'accrocher de toutes ses forces à une grande caisse en bois. Autour de lui flottent cadavres et morceaux d'épaves et ce n'est qu'après vingt minutes d'effort à lutter contre les vagues, qu'il parvient à rejoindre un radeau de survie où s'entassent une vingtaine d'hommes. Choqués et gelés, les naufragés passent la nuit à espérer qu'un bateau vienne les secourir et ce n'est qu'au petit jour, qu'ils aperçoivent soulagés les feux du torpilleur français le "Fantassin" venu à leur rescousse.

        • 1 Num 1/268-8-11 - 

          Correspondance d'Armand Nerrière (RSY, classe 1915, n°1754), soldat au 65e puis au 91e régiment d'infanterie, adressée à sa soeur et marraine Marie. Il est engagé dans les batailles les plus sanglantes de la guerre (Argonne, Verdun, Somme) et perd la vie le 6 octobre 1916 au Bois de Saint-Pierre-Vaast près de Rancourt (Somme), à quelques kilomètres de l'endroit où fut tué son frère René en 1915. - 67 lettres. 1914-1916.

          • 1 - 

            (1Num1/268/8). Dans l'attente de son incorporation à La Bruffière et en instruction militaire à Nantes, du 18 octobre 1914 au 31 mars 1915. - 8 lettres.
            Le 14 décembre 1914, Armand est sur le point de partir à Nantes rejoindre le 65e régiment d'infanterie, en compagnie de trois camarades de La Bruffière, et de débuter son instruction militaire.

          • 2 - 

            (1Num1/268/9). Combats dans l'Argonne et séjour à l'hôpital, 1er mai au 25 novembre 1915. - 15 lettres.
            En mai, Armand est dans les tranchées de la Meuse où il alterne surveillance en première ligne " à 40 mètres des boches " (vue 4) et période de repos. Ses premiers jours de tranchées ont été difficiles " on n'était pas fier quand on entendait les coups de canon ", mais il n'a pas d'autres choix que de s'y habituer " maintenant cela ne me fait rien car il en tombe plus de cent à une cinquante de mètres de moi " (vue 5). Le 23 mai, il s'enquiert de son frère René " je serais content de savoir ce qu'il est devenu " (vues 7-8), mais apprend sa mort, survenue un mois plus tôt le 22 avril 1915 à Louvencourt (Somme).
            Il voit des camarades périrent autour de lui " les boches font sauter la mine, cela renverse toute la tranchée et cela enterre souvent une dizaine d'hommes qui étouffent " (vue 19). En septembre, il est évacué à l'hôpital souffrant de dysenterie.

          • 3 - 

            (1Num1/268/10). Dans le secteur de Verdun, du 8 janvier au 30 juillet 1916. - 31 lettres.
            8 janvier 1916, Armand est dans les tranchées de la Meuse à une vingtaine de kilomètres de Verdun. L'hiver est très rude et les conditions de vie des fantassins sont particulièrement éprouvantes " on travaille beaucoup car les tranchées ne font que s'écrouler quand il mouille, on a de l'eau jusqu'à la mi-jambe " (vue 5). En février, ce sont des attaques allemandes qui dévastent les tranchées françaises (vues 6-7) et des troupes sont envoyées en renfort pour réparer les dégâts occasionnés (vues 8-10). Les soldats sont affaiblis par le manque de nourriture car les cuisines n'ont pas été épargnées par les obus et Armand remercie sa soeur pour ses envois de colis (vue 11).
            Les mois passent, ponctués d'attaques allemandes, de contre-attaques, d'amélioration des défenses (vues 26-27), de gardes en première ligne (vues 38-40) et de repos à l'arrière.

          • 4 - 

            (1Num1/268/11). Bataille de la Somme : les combats pour Combles et Sailly-Saillisel, 5 août au 1er octobre 1916. - 13 lettres.
            Armand part quelques jours au Camp de Mailly dans l'Aube, avant de rejoindre le front de la Somme à quelques kilomètres d'Amiens. Le secteur est très agité par les tirs d'artillerie car les troupes françaises se préparent à une offensive " pour charger, j'ai mon fusil mitrailleur et au lieu de la baïonnette, j'aurai le revolver mais on ne l'a pas encore touché " (vue 15). Il participe au combat de Combles et raconte quelques jours plus tard, la violence de l'attaque. Sa dernière lettre, en date du 1er octobre 1916, montre toute l'horreur du champ de bataille " ça sent très mauvais car c'est plein de cadavres d'hommes et de chevaux [...] On se fait un petit trou le plus vite que l'on peut et là on reste la journée sans pouvoir bouger ". Armand écrit ses derniers mots " à la grâce de Dieu, je pense en sortir vivant, ce n'est plus une guerre, ça pourrait s'appeler boucherie " (vues 25-26). Le 6 octobre, il part livrer son dernier combat à Sailly-Saillisel, trouvant la mort au Bois de Saint-Pierre-Vaast.

        • 1 Num 1/266-2-6 - 

          Correspondance d'Arsène Ragot (FLC, classe 1907, n°1190) canonnier-conducteur puis brigadier aux 28e et 48e régiments d'artillerie, à sa femme Berthe, du 5 août 1914 au 17 juin 1919. Sa femme lui écrit également quelques cartes postales, évoquant principalement l'activité de la ferme à Saint-Martin-sous-Mouzeuil (Mouzeauil-Saint-Martin), et les travaux agricoles. - 88 cartes postales. 1914-1919.

          • (1Num1/266/2). Batailles de la Marne et de l'Aisne, du 5 août au 20 novembre 1914. - 16 cartes postales.
            Le 5 août 1914, Arsène Ragot, jeune paysan de Saint-Martin-sous-Mouzeuil est à Séné dans le Morbihan où il récupère ses effets militaires en compagnie d'autres vendéens. Canonnier-conducteur au 28e régiment d'artillerie, il est affecté au train régimentaire " on est plusieurs conducteurs qui n'avons pas de chevaux, nous sommes deux affectés à une fourragère, nous la chargeons à la gare et déchargeons aux batteries, les deux conducteurs nous aident, c'est vite fait." (vue 36).
            Le 14 août, il stationne à Rogny dans l'Aisne, tout près de la frontière belge. Un mois plus tard, il est au nord de Reims où la canonnade fait " rage " (bataille de la Marne) et donne des nouvelles rassurantes à ses proches " j'ai engraissé un peu je crois " ou le plus souvent " je me porte très bien, ma santé est toujours excellente ".
            Le 22 octobre, en réserve à Limé dans l'Aisne, il envoie à Berthe des morceaux de tissus d'uniformes anglais et allemand. La tristesse se fait sentir dans ses propos, bien conscient de vivre les moments les plus difficiles de sa vie " il me semble que je n'aurais qu'à penser au passé pour me trouver toujours heureux et gai, même au milieu des difficultés dont la vie est semée ".

          • (1Num1/266/3). Dans l'Aisne, du 5 janvier au 24 décembre 1915. - 26 cartes postales.
            Début janvier 1915, Arsène Ragot est toujours en poste au train régimentaire, plutôt heureux de sa situation et de son poste qu'il espère garder le plus longtemps possible " j'ai un des meilleurs postes, si je puis le conserver jusqu'à la fin de la guerre, j'ai bien des chances de te retrouver ". A cette période, la bataille de Crouy (Aisne) fait rage " cette forte canonnade que je t'avais parlée vous en avez peut être vu les résultats sur les journaux. C'était l'attaque la pire par les français de la cote 132 […] Les résultats, on ne les connaîtra que par les journaux " (vue 6).
            En décembre 1915, les soldats effectuent des exercices contre les gaz asphyxiants " dans une carrière les majors avaient fichu des gaz asphyxiants et on nous faisait passer là-dedans avec nos masques et nos lunettes " (vue 52).

          • (1Num1/266/4). Dans la Marne, du 12 janvier au 14 septembre 1916. - 30 cartes postales.
            En janvier 1916, Arsène est dans la Marne du côté de Mareuil-sur-Ay. Le 11 juillet, il apprend que son beau-frère Maximin Rimbaud a été capturé par les Allemands mais qu'il est en vie " avec quelques colis, il sera sûr de revenir un jour " (vues 34-36). En août, les moissons battent leur plein et Arsène fait des projets pour l'après guerre " que c'est cher aussi 5 francs par boisselée pour faire couper l'avoine. Après la guerre, si nous avons le bonheur d'être tous bien portants, nous achèterons une moissonneuse " (vue 42).

          • (1Num1/266/5). Du 6 mars 1917 au 17 juin 1919. - 7 cartes postales.
            Le 6 mars 1917, Arsène est toujours en poste près du front " nos batteries sont en position tout près des anciennes " et rassure sa famille comme il le peut " c'est peu dangereux lorsqu'il n'y a pas d'actions offensives ".

          • (1Num1/266/6). Correspondance de Berthe à l'attention d'Arsène, du 15 novembre 1915 au 31 mai 1916. - 9 cartes postales.
            Berthe donne des nouvelles des hommes du pays " Gabriel Millet repartait hier pour le front [...] On a appris ce matin qu'Octave Bourbiche était blessé à la jambe gauche, il a été transporté à l'hôpital d'Amiens " (vue 1), " Henri Turcot a reçu l'ordre de partir au 3e colonial à Rochefort, Alcide Rivière part lui aussi samedi " (vue 10).
            Elle répond à ses questions sur la ferme, les récoltes, les animaux domestiques et le rassure sur un quotidien rendu difficile par l'absence des hommes et la longueur de la guerre " tous les hommes qui sont de reste travaillent le plus qu'ils peuvent et beaucoup de petits gars de 13 à 14 ans prennent la charrue. "
            Berthe l'informe des achats effectués à la foire du Langon " j'ai acheté un petit cochon pour 31 francs 50, [...] de la graine de betteraves, elle vaut 14 sous la livre cette année " et de son côté, il la conseille à distance, bien triste de ne pas être à ses côtés pour l'aider à l'ouvrage.

        • 1 Num 1/276-1-2 - 

          Extraits d'un carnet tenu par Ludovic Limouzin (FLC, classe 1904, n°1530) soldat au 337e régiment d'infanterie, pendant sa captivité en Allemagne. Ludovic est fait prisonnier le 7 septembre 1914 au cours de la première bataille de la Marne et est interné dans différents camps allemands pendant toute la période de guerre. - ms, 7 p. 1914-1917.

          • 1 - 

            (1Num1/276/1). Brouillon de la lettre qu'il adresse à sa femme lorsqu'il apprend le décès de sa fille Marie âgée de 7 ans, survenu le 27 novembre 1915.

          • 2 - 

            (1Num1/276/2). Liste des colis et mandats reçus au cours de sa captivité à Osnabrück et à [Bokelat?].

        • 1 Num 1/235-1-2 - 

          Papiers d'Alcide Brillouet (FLC, classe 1903, n° 601). 1914-1918

          • (1Num1/235/1). Portraits d'Alcide Brillouet, en studio (vues 1-2), dans le camp de prisonnier de Haus-Spital en Allemagne (vue 3)

          • (1Num1/235/2). Carnet non paginé de 44 p., commencé dès la mobilisation puis tenu au fil des réflexions d'Alcide Brillouet.

            Parti de Puymaufrais, le 3 août, pour Angers où il est affecté à la compagnie 11/13 du 6è génie, il rejoint Paris le 13 puis, par étapes et après un petit temps de manœuvre, arrive à Morchies (Pas-de-Calais) le 27, et c'est les premiers coups de canon.
            La 61e division, dont sa compagnie fait partie, engagée le même jour dans un affrontement avec les Allemands essuie un échec. Le lendemain, l'ennemi, dix fois plus nombreux, l'emporte et c'est la déroute de Péronne (Nord) : la moitié des hommes meurt et l'armement est saisi. Ses camarades et lui se réfugient à Bertincourt où ils sont faits prisonniers. Après avoir enterré leurs soldats, ils partent pour l'Allemagne en traversant le Nord et la Belgique -ce n'est que désolation et ruine-, et atteignent le camp de Haus-Spital le 13 septembre. La nourriture y est correcte et suffisante et ils ont du temps libre ; ils sont 11 000 et sont contraints à construire des maisons pour s'abriter mais le froid les saisit ; ils reçoivent des nouvelles des combats et désirent tous la fin de la guerre ; les habitants de Munster s'approchent du camp pour se moquer de leurs longues barbes non entretenues (vues 7-8).
            Suivent, sans réel fil chronologique, récits des évènements, monologue et chansons, souvent grivoises, notes de ce qu'il aimerait insérer dans ses courriers à sa famille (sa femme et ses deux enfants) ainsi que de longs passages consacrés aux aménagements à apporter à sa maison et à son programme de travail - il est charpentier- à son retour dans son foyer.

        • 1 Num 1/165-1-5 - 

          Journal de guerre et photographie d'Ernest Alfred Thièvre (Versailles (Yvelines), classe 1900, n° 4048), né le 22 janvier 1880 à Evry-Petit-Bourg (aujourd'hui Evry, Essonne), sergent à la 24e section d'infirmiers militaires à la mobilisation, nommé interprète auprès du corps expéditionnaire américain en mars 1918. - 3 carnets, non paginé, ms. et 1 photographie. 1914-1919

          Présentation du contenu :

          De la mobilisation à sa démobilisation le 17 février 1919, Ernest Thièvre prend des notes au jour le jour sur ses activités, ses déplacements et ses impressions. Ses carnets lui servent aussi à enregistrer les numéros des lettres qu'il envoie et de celles qu'il reçoit (à partir du 26 octobre 1914).

          Modalités d'entrée :

          Collecte 14-18. Prêt Ydier, 2013

          Typologie documentaire : Journal / Photographie
          Contexte historique : 1914-1918
          Personne(s) : Thièvre, Ernest Alfred
          Matière : Guerre 1914-1918 / Soldat / Métier de la santé

          • (1 Num 1/165-1). 1er carnet, 3 août 1914-12 août 1915
            - Front des Vosges (3 août-4 sept. 1914, vues 2-9) : Parti de Versailles le 9 août 1914, Ernest Thièvre rejoint le massif des Vosges. Accueil enthousiaste dans les gares (09-08). Le 18 août, il conduit une première intervention pour ramener des blessés, regroupés au poste de secours de Russ (Bas-Rhin), à Schirmeck (Bas-Rhin). Les victimes sont pansées sommairement à l'école du village puis ramenés par chariots à boeufs. Commence alors une retraite d'une semaine à travers les Vosges (19 à 26-08) et au milieu les civils (23-08). Le 30 août, Ernest reçoit ses premières lettres.
            - Bataille de la Marne (5-30 sept. 1914, vues 9-11) : Le 5 septembre, il gagne la région de Châlons-en-Champagne (Marne). Le spectacle qu'il découvre près de Sompuis l'horrifie (ruines, dépouilles humaines et animales, troupeaux errant, personne ayant perdu la raison, etc.) (11 et 12-09).
            - Guerre de siège dans nord de la France (1er oct. 1914-12 août 1915, vues 11-27) : Début octobre, il rejoint la région de Béthune (Pas-de-Calais) et constate, au passage dans la capitale, le bon accueil des Parisiens. Il note les convois de civils (11-10) et l'arrivée de nombreuses troupes anglaises (13-10). Le 11 décembre, il assiste à un conseil de guerre où, contrairement aux affaires habituelles de mutilations ou d'abandons de poste, on juge une famille de civils accusée d'espionnage (signaux lumineux). Le lendemain, il est surprit par sa visite d'une tranchée allemande à Vermelles (Pas-de-Calais) : " Dans une tranchée allemande, j'ai vu un véritable appartement qui devait être occupé par un officier. A terre de la paille, sur les murs du linoléum, dans l'épaisseur de la muraille un buffet, un lit, un piano ! A côté une petite pièce qui servait de cuisine avec un fourneau, des fauteuils, des canapés ! C'est fantastique ". La fin de l'année est marquée par la bataille de Givenchy-lès-La Bassée (17 et 21-12). Ernest recopie une chanson créée par Demerle, un brancardier (04-01-1915, vues 17-18). Nouvelle affaire d'espionnage (10-01). Le 16 janvier, Ernest reçoit les premiers journaux. Le 8 mars, il croise le cortège de Millerand, ministre de la Guerre. Le 9 mai, début de la bataille d'Artois.

          • (1 Num 1/165-2). 2e carnet, 25 août 1915-27 mai 1917
            - Guerre de siège dans nord de la France [suite] (25 août 1915-25 février 1916, vues 2-10) : Revenu près de Béthune (Pas-de-Calais) après une première permission, il apprend que son frère Henri, qu'il croyait prisonnier, est mort depuis le 20 juillet (16-09-1915). Après six jours de préparation d'artillerie, la Seconde bataille de Champagne est engagée (25-09). A le cafard à son retour de permission (12-01-1916). Participe à une expérience de tolérance aux gaz asphyxiants avec, puis sans protection (15-01). Est cantonné dans la Somme en février.
            - Bataille de Verdun (26 février-5 avril 1916, vues 10-13) : Du 6 au 21 mars, en poste à la caserne Chever près du fort de Belrupt (Belrupt-en-Verdunois, Meuse), où il endure bombardements aériens (08-03) et gaz lacrymogènes (09-03) ; du 21 mars au 5 avril, cantonné près de Bar-le-Duc (Meuse). Le 24 mars, il croise Poincaré, Joffre et le prince de Serbie en route pour Souilly (Meuse), où se trouve l'état-major de Pétain. Le 25 mars, il assiste à l'exécution d'un homme du 17e régiment d'infanterie condamné pour le meurtre de son caporal.
            - Front de Champagne (11 avril-11 août 1916, vues 13-17) : De retour de permission pour la mort de son père, il retrouve sa division à Vraux (Marne) (11-04). Départ pour Somme-Suippes (Marne) le 21 avril. Représentations théâtrales (12-05) ou cinématographiques (20-05) occupent les soirées. A ramené sa chienne Rita de permission pour chasser les rats (08-06). Note la suppression du tabac le 5 juillet.
            - Bataille de la Somme et hiver 1916-1917 (12 aout 1916-27 mai 1917, vues 17-30) : La division est envoyée dans l'Oise. Le 6 septembre, sa chienne se fait écraser : " Elle était pour moi un peu de là-bas ". Les postes varient régulièrement ensuite : environs de Vesoul (Haute-Saône) le 23 déc. 1916, Montreux-Vieux (Haut-Rhin) le 21 janv. 1917, Territoire de Belfort le 10 févr., Courtémont (Marne) le 8 avril où il apprend son départ pour l'Aisne le 18 mai. Il se livre le 14 mai à des réflexions sur le socialisme.

          • (1 Num 1/165-3). 3e carnet, 5 juin 1917-17 fév. 1919
            Le carnet sert surtout à noter les affectations : Laffaux (Aisne) du 5 juin au 21 août 1917, où il est témoin d'un combat aérien victorieux (27-07), puis au sud-ouest de Soissons jusqu'au 31 octobre, repos à Crécy-la-Chapelle (Seine-et-Marne), départ pour Montbéliard (Doubs) le 8 déc., puis pour Kruth (Haut-Rhin) le 6 janv. 1918.
            Est nommé interprète le 23 mars 1918. Après une formation à l'école des interprètes à Biesles (Haute-Marne), il est affecté à l'état major du 61e régiment d'infanterie en formation dans l'Aisne (05-05), puis auprès du corps expéditionnaire américain (163rd field hospital) établi dans les Vosges (16-06). La fin de l'été est marquée par la bataille de Saint-Mihiel (Meuse) (12-09).

          • (1 Num 1/165-4). Portrait d'Ernest Thièvre (vue 1) et sa carte d'identité d'interprète de la Mission militaire française près l'Armée américaine (1918) (vues 2-3)

          • (1 Num 1/165-5). Monnaie de nécessité : bon communal de 10 centimes diffusé par la commune de Lille [ca 1917]

        • 1 Num 1/273-1-6 - 

          Correspondance d'Edmond Auguste Bodet (Parthenay, classe 1897, n°2199), soldat-cuisinier au 67e régiment territorial d'infanterie, adressée à sa famille. Né le 7 août 1877 à Combrand (Deux-Sèvres), Edmond épouse Florine Augustine Pacreau, dite Berthe, le 16 mai 1905 au Pin (Deux-Sèvres). Lorsque la guerre éclate, le couple a déjà trois enfants : Joseph, Agnès et la petite Berthe, âgée de 2 mois à la mobilisation de son père. Un dernier fils viendra compléter la fratrie en 1921.
          S'ajoutent à cette correspondance, des photographies, des cartes postales envoyées par les trois frères de Berthe (Eugène, Firmin et Aimé Pacreau) à leur soeur et à Edmond, leur beau-frère. - 111 cartes postales et 3 photographies. 1914-1919.

          • 1 - 

            (1Num1/273/1). Portrait d'Edmond Bodet (vue 1) ; les cuisiniers du 67e régiment territorial d'infanterie : Malinge, Couty, Fichet, Edmond Bodet (croix), Grolleau, Verger, Martin, Rambaud, Jolin, [Renaudin], Brevet, Charpiault, Midi, Moreau, Déret, Charretier, Gachet, Favreau, Métayer, Billaud, Puchaud (fourrier), Menetteau, Roullaud, Leguen, Jozereau (vues 2-4)

          • 2 - 

            (1Num1/273/2). Cantonnement en Seine-et-Marne, août-décembre 1914. - 38 cartes postales.
            Après être parti de Cerizay (Deux-Sèvres), Edmond passe l'automne dans différents cantonnements en Seine-et-Marne, de Guermantes à Lagny-sur-Marne. Le 8 novembre, il voit arriver de nombreux blessés du front de l'Est (vue 38). En compagnie d'Alexis Boiteau, un ami de Combrand, il évoque régulièrement le pays, qui lui manque tant. Fin novembre, il est à Rouvres et envoie la carte postale d'une ferme où son régiment est logé (vue 49). Il part ensuite dans la commune voisine de Marchémoret, où il se fait vacciner (vues 60-62). Il en profite pour aller voir les villages détruits pendant la bataille de la Marne et est choqué de voir de ses propres yeux les nombreuses tombes de soldats français et allemands (vue 62). Début décembre, en marche vers l'Oise, Edmond stationne à Nanteuil-le-Haudouin puis à Pont-Sainte-Maxence. Sa femme lui demande de conserver une bonne hygiène afin d'éviter les épidémies (vues 72-74).
            Edmond écrit souvent des cartes à ses enfants et veille, malgré la distance, à être présent dans leur éducation.

          • 3 - 

            (1Num1/273/3). Champagne-Ardenne, avril 1916-septembre 1917. - 32 cartes postales.
            Le 13 février 1917, il est dans la Marne, près de Reims. Il rédige davantage, souvent sur deux cartes postales. En septembre, les vendanges débutent et il évoque les belles vignes de Champagne. Il participe quelques jours plus tard aux opérations de vinification (vue 46) et travaille pour la maison Moët & Chandon en compagnie de civils (vue 48).
            Les 8 dernières cartes postales ne sont ni datées, ni localisées, mais les illustrations permettent de savoir qu'Edmond se trouve toujours en Champagne-Ardenne (vues 49-64).

          • 4 - 

            (1Num1/273/4). Reims, mai 1918-janvier 1919. - 17 cartes postales.
            Le 27 novembre 1918, Edmond envoie une carte postale japonaise laissée dans un foyer par des soldats nippons lors de leur passage à Reims (vues 9-10). L'armistice signé, il travaille à la remise en état de la ville et déblaie une usine de chaussures, pour la remettre rapidement en état de marche.
            1919, il est toujours à Reims et attend avec impatience son retour au foyer, il clôt sa correspondance avec une carte postale japonaise (vues 33-34).

          • 5 - 

            (1Num1/273/5). Cartes postales d'Eugène Pacreau, soldat au 65e puis au 211e régiment territorial d'infanterie, envoyées à son beau-frère Edmond, août 1916-décembre 1918. - 10 cartes postales.
            Hiver 1917, Eugène travaille aux cuisines, heureux d'être à l'abri et espère ne plus retourner aux tranchées (vues 6-8). Le 19 juin 1917, il devient ordonnance de deux officiers du Trésor (en charge de l'entretien des effets, armes et cheval) et passe au 14e escadron du train.

          • 6 - 

            (1Num1/273/6). Cartes postales d'Eugène et de Firmin Pacreau adressées à leur sœur Berthe, décembre 1914-décembre 1918. - 14 cartes postales.
            Le 20 avril 1915, Eugène est à Saint-Gaultier (Indre) où il attend son départ au front. Il écrit très souvent à son beau-frère Edmond et à ses deux frères Firmin et Aimé. Il travaille à la construction de lignes de chemin de fer (vue 12) et s'occupe de la cuisine. Il écrit également de nombreuses cartes à son neveu et filleul Joseph (vues 10, 18, 20, 22).
            Les trois dernières cartes sont envoyées par Firmin à sa sœur (vues 23-28).

        • 1 Num 1/268-6-7 - 

          Correspondance de René Nerrière (RSY, classe 1908, n°1572), soldat à la 11e compagnie du 64e régiment d'infanterie, adressée à sa sœur Marie. Mobilisé dès août 1914, René traverse la France pour rejoindre la Belgique, où s'engage la bataille des frontières. Durant l'hiver qui suit, il est en position sur le front de la Somme et son quotidien se passe dans des tranchées encore rudimentaires, où il tente de survivre dans le froid et la boue. Il est tué le 22 avril 1915 à Louvencourt (Somme) d'une blessure au crâne. Ses deux autres frères sont également engagés dans le conflit : Armand le plus jeune, décède le 6 octobre 1916 dans le même département et seul Maximin, le cadet, reviendra vivant de la guerre. - 28 lettres. 1914-1915.

          • 1 - 

            (1Num1/268/6). 21 septembre au 27 décembre 1914. - 13 lettres.
            Le 1er novembre 1914, René est dans les tranchées de la Somme où le front se stabilise. Les soldats organisent les défenses, creusent des tranchées et des abris. Malgré ces travaux pour améliorer le confort de vie, René ne dispose que d'une tente pour s'abriter et couche à même le sol avec une simple couverture. En décembre, il se trouve à Colincamps (Somme), non loin de son frère Maximin avec qui il entretient une correspondance. Ce dernier, canonnier dans l'artillerie, est très souvent au repos et bénéficie de meilleures conditions de vie que son frère, fantassin dans les tranchées.

          • 2 - 

            (1Num1/268/7). 8 janvier au 20 avril 1915. - 15 lettres.
            Toujours dans la Somme, René alterne travail dans les tranchées et repos à l'arrière. Les conditions sont toujours très difficiles " on est dans les tranchées je te dirai qu'on est rudement sale de ce temps là car il mouille tous les jours " (vues 5-6). Fin février, il perd la notion du temps, ne sachant plus quel jour il vit. Son quotidien est toujours le même et une certaine lassitude s'installe. René écrit sa dernière lettre le 20 avril, deux jours avant sa mort. Il évoque son jeune frère Armand, fraîchement mobilisé " il va probablement trouver cela dur quand il sera sous les obus comme tous ses camarades " (vues 29-30).

        • 1 Num 416/69 - 

          Transcription (non datée) d'un carnet de notes appartenant à Alexis Ange Marie Mathurin Danard (Rennes, classe 1906, n°2082), sergent au 41e régiment d'infanterie. Le récit est quasi-journalier du 1er août 1914 au 4 juillet 1915. Alexis participe à la bataille des Ardennes puis à la bataille de la Marne avant d'être envoyé dans l'Artois. Il est évacué malade le 30 décembre 1914 pour une entérite, passant près de 6 mois en convalescence. - (1914-1915). 28p. dact.

          Son feuillet matricule précise qu'il revient au dépôt de Rennes après sa maladie ; il passe le 29 novembre 1915 au 70e régiment d'infanterie puis au 296e le 31 mai 1916 et devient sous-lieutenant. Porté disparu le 23 octobre 1916 au cours de la bataille de la Somme, entre Le Transloy et Sailly-Saillisel, il se trouve en fait prisonnier des Allemands. Rapatrié le 9 janvier 1919 au centre de Cherbourg, il mis en congé illimité de démobilisation le 3 avril et reprend alors son métier de clerc de notaire en Mayenne. 1914-[1915]

        • 1 Num 1/272-1-5 - 

          Papiers de Clovis Papon (RSY, classe 1907, n°1492) né le 19 décembre 1887 à Saint-Hilaire-de-Talmont et caporal au 93e régiment d'infanterie. Gravement blessé au bout de deux mois de guerre, il est fait prisonnier par les Allemands. Rapatrié en France en décembre 1918, il décède en mars 1919, des suites de ses blessures de guerre. - 4 photographies, 2 carnets de 15 p. ms, 3 lettres et 3 pièces administratives. 1914-1920.

          • 1 - 

            (1Num1/272/1). Photographies prises au cours de la captivité de Clovis Papon : un portrait en pied fait en studio devant un paysage de montagne (Suisse?) ; trois photographies de groupes avec des prisonniers de guerre d'unités différentes, l'une en forêt de Mannheim (2e à gauche), montrant chaque prisonnier portant un matricule grossièrement cousu sur l'uniforme à hauteur de la poitrine, et deux autres devant l'Hôtel du Nord à Interlaken en Suisse (précision de la famille).

          • 2 - 

            (1Num1/272/2). Premier carnet tenu en captivité : chansons (vues 1-6), liste des lettres et colis reçus en oct-nov.1914?, liste de camarades vendéens (prisonniers?) (vues 8-9) et transcription de lettres surtout à sa femme où il explique les circonstances de sa blessure de guerre (vue 9).

          • 3 - 

            (1Num1/272/3). Second carnet tenu en captivité : transcription de lettres adressées à sa famille, 30 novembre 1915-12 mars 1916.
            Le 30 novembre 1915, Clovis Papon regrette de n'avoir encore jamais vu sa fille, née en mars 1915 alors qu'il était déjà prisonnier en Allemagne. Un mois plus tard, il explique à sa femme les circonstances de sa blessure et de sa capture par les Allemands " le 28 septembre, je tombais sur le champ de bataille avec la jambe droite cassée et plusieurs autres blessures sans gravité. Quatre jours après, j'étais ramassé par les Allemands et conduit en Allemagne à l'hôpital de Hanovre. " (vue 6). Son rétablissement est long et difficile, il met 2 mois à se lever et 4, à marcher avec des béquilles.
            En février 1916, les médecins allemands ne le considèrent pas assez mutilé pour retourner en France, aussi est-il envoyé de Celle dans un autre camp, à Mannheim dans le Grand duché de Bade. Il réaffirme à sa femme, perplexe, la gravité de sa blessure " Rassure toi je ne suis pas malade, ce que j'ai, tu le sais et je vais encore te le dire : j'ai eu la jambe droite cassée par un éclat d'obus. Le tibia et le péroné étaient brisés et ma jambe en se recollant s'est raccourcie. Voilà ce que j'ai. " (vue 13).

          • 4 - 

            (1Num1/272/4). Lettre envoyée le 13 février 1916 par Clovis annonçant à sa femme son transfert du camp de prisonniers de Celle à celui de Mannheim ; deux lettres reçues de son frère Sylvain en novembre 1914 et janvier 1915.

          • 5 - 

            (1Num1/272/5). Pièces administratives : copie du certificat dressé à Interlaken par un médecin Suisse, établissant de quelles blessures souffre le caporal Clovis Papon, du 93e régiment d'infanterie, blessé le 28 septembre 1914 au nord d'Albert (Somme), mars 1918. - Certificat de travail en qualité de vannier, de septembre 1917 à avril 1918, établi à Interlaken par l'officier chargé des ateliers nationaux d'internés français en Suisse (Ambassade de France à Berne, office du travail des internés français), Interlaken, 19 avril 1918. - Extrait de l'acte de décès de Clovis Papon, grand blessé rapatrié, mort en son domicile de Saint-Hilaire-de-Talmont le 31 mars 1919, pendant un congé de convalescence.

        • 1 Num 1/277-1-3 - 

          Photographies et carnet de Pierre Monnier (RSY, classe 1903, n°1870) soldat au 2e régiment de zouaves, mort le 6 juillet 1915 à l'hôpital de Fort-Mahon (Somme) des suites de ses blessures de guerre. [1914]-1915.

          • 1 - 

            (1Num1/277/1). Pierre Monnier (debout, 1er à droite) avec ses camarades de régiment (vue 1) ; en convalescence après avoir été atteint de la typhoïde en octobre 1914 (à gauche du curé avec des béquilles). La photographie a été envoyée à sa femme 2 mois après son décès survenu le 6 juillet 1915 dans la Somme, sans doute par un de ses camarades (vues 2-3).

          • 2 - 

            (1Num1/277/2). Carnet dans lequel il prend quelques notes en listant notamment les lieux où il se rend avec son régiment et les adresses de ses amis. Se trouvent dans ce carnet, une petite photographie de sa femme Louise, avec qui il est marié depuis 1909, et divers documents concernant sa fièvre typhoïde contractée en octobre 1914 (vues 7-10).

          • 3 - 

            (1Num1/277/3). Monnaie de nécessité : bon de 1 franc diffusé par la chambre de commerce de La Roche-sur-Yon et de la Vendée. 1915

        • 1 Num 1/93-1 - 

          Jean Julien Edmond Chénay : récit ms. du combat de Lombartzyde (Middelkerke, Belgique) auquel à pris part la 9e compagnie du 12e régiment territorial, le 11 novembre 1914 (1 p.) (vues 1-2) ; photographie du "petit état major de la 9e compagnie du 12e territorial", ca 1915 (Edmond est le premier à gauche) (vues 3-4).
          Brouillon du programme d'une " matinée musicale et littéraire ", organisée à l'hôpital de la Pinellerie (Saintes, Charente-Maritime), le 26 janvier 1915 (vues 5-6). 1914-1915

        • 1 Num 1/181 - 

          Correspondance de Jean Auvrignon à ses parents et à son frères Joseph (67 lettres). S'y ajoutent sept autres lettres, un court journal de guerre, deux cartes postales et une photographie, ainsi que deux certificats.
          Jean Joseph Marie Auvrignon (classe 1908, Cholet, n° 1313), né à Beaupréau (Maine-et-Loire) le 5 avril 1888, est le fils de Pierre Mathurin et de Marie Jeanne Pilet. Affecté au 114e régiment d'infanterie le 3 août 1914, il est blessé à Zonnebecke (Belgique) le 24 octobre de la même année lors de la première bataille d'Ypres, et hospitalisé à Rennes. Il repart au front le 15 décembre 1914, d'abord en Belgique, puis dans le Pas-de-Calais en avril 1915. Il disparaît le 10 mai à Loos-en-Gohelle (Pas-de-Calais) lors de la bataille de l'Artois, et est déclaré décédé trois jours plus tard. Il reçoit la croix de guerre avec étoile de bronze, avec la citation " Brave soldat. Tombé glorieusement pour la France, le 10 mai 1915, à Loos ". 1914-1915

          • (1 Num 1/181/1). Photographie de Jean Auvrignon en uniforme du 114e régiment d'infanterie, avec cinq de ses camarades dont les noms et les domiciles sont écrits à l'encre. Jean est désigné par une croix.

          • (1 Num 1/181/2). Journal de guerre, 3 août-24 octobre 1914. (21 p.)
            Ecrit au crayon à papier dans un carnet, le journal couvre la première période au front de Jean Auvrignon, jusqu'à sa blessure le 24 octobre 1914. Il s'interrompt pour son rapatriement, lors de sa traversée à bord du navire hôpital La Bretagne. Très patriote, Jean part à la guerre avec enthousiasme, décidé à taper "dur et ferme" pour donner à "ces sales boches... une leçon qu'ils méritent depuis longtemps". Après un voyage de 35 heures "au milieu des acclamations des habitants", alors que "sonne le jour du réveil d'un pays qui se lève d'un seul coup pour repousser l'envahisseur", Jean raconte les différents événements auxquels il participe, de l'Alsace jusqu'à la Belgique.

          • (1 Num 1/181/3). Lettres de Jean Auvrignon à ses parents, 7 août 1914-3 mai 1915 (44 lettres + 2 cartes postales).
            Jean envoie en moyenne une lettre tous les deux jours et insiste sur le réconfort que lui procurent les lettres reçues. Il donne des nouvelles de sa santé et des Vendéens qu'il côtoie et demande l'envoi d'argent et de colis.
            1914, 7 août. " Nous sommes tous gais comme des pinsons ".
            1915, 3 janv. S'il décrit peu les lieux et les batailles, c'est que " nous sommes condamnés à être discrets… rapport à l'espionnage " (vues 16-17).
            24 janv., " la vie a beaucoup augmenté… les Belges profitent de la guerre pour nous [estamper ?]… c'est inutile de les engraisser avec notre argent, c'est assez de se faire tuer pour eux ".
            Mardi gras [10 fév.], la religion est pour lui une aide précieuse " notre vie est bien monotone et je peux vous dire que je ne sais pas comment celui qui ne croit à rien peut vivre de cette vie là ".
            26 mars, il espère " qu'on va nous faire donner le grand coup le plus tôt possible pour en finir avec ces sales bêtes " (vues 56-57).
            10 avril, défilé devant les généraux : " le régiment a eu des compliments du chef de corps d'armée ainsi que du grand Foch... nous avons vu les Hindous qui galopaient…[et] également plusieurs généraux anglais parmi lesquels Sir John French leur généralissime ".
            25 avril, il admire le travail accompli sur le front " ce n'est pas possible de se figurer le travail qui a été fait dans les environs… car le terrain est plat et pour arriver aux tranchées il faut faire quatre kilomètres de boyaux qui sont étroits comme des tripes à boudins ". Ayant des poux, il pense que c'est dû au fait que, dans les tranchées " nous avons couché après les bataillons d'Afrique et les tirailleurs qui ont laissé pas mal de petites bêtes tout à fait désagréables " (vues 76-77).
            27 avril, " nous avons été saper c'est-à-dire creuser des souterrains pour faire sauter leurs tranchées mais ce n'est pas avantageux ".

          • (1 Num 1/181/4). Lettres de Jean Auvrignon à son frère Joseph, [ca 17] août 1914-3 mai 1915 (23 lettres).
            Joseph est sapeur au 77e de ligne, section hors rang, au dépôt de Cholet (Maine-et-Loire). Jean lui donne des nouvelles des autres soldats qu'il côtoie et lui raconte, plus qu'à ses parents et parfois de façon très crue, les événements auxquels il est confronté.
            1914, [ca 17] août. Lors d'un assaut, le capitaine a été tué alors qu'il " sortait de brûler la cervelle à un de ses soldats qui ne pouvait plus marcher ".
            1915, 31 janv. Jean s'émerveille des nouvelles tranchées " tu ne te figures pas le travail qu'elles ont dû coûter et j'en avais vu de belles mais pas encore de pareilles " (vues 17-18).
            18 févr., un cheval ayant été tué et les aides majors ayant " entrepris d'ouvrir le cheval pour voir ce qui l'avait tué, on a trouvé que le culot de l'obus qui d'ordinaire était en cuivre était en aluminium, mais ce qui avait tué le cheval était bel et bien un morceau de verre cassé qui faisait 10 centimètres de long ". Jean se demande si les Allemands " ménagent le plomb et qu'ils mettent du verre en guise de shrapnels ".
            1er mars, un soldat avec qui il s'était lié d'amitié est décédé. Un obus est tombé dans la tranchée " on n'a retrouvé que sa montre, sa tabatière et son porte-monnaie et quelques bouts de boyaux ainsi qu'un main coupée et dépouillée, quelques morceaux de capote brûlés et c'est tout ".
            6 avril, Jean s'irrite de ce que, lors des repos, " nous faisons des marches et des exercices comme à la caserne " (vues 35-36).
            11 avril, de retour depuis peu en France, il assiste à une messe " Monsieur le curé a exalté dans ses paroles la sainte ardeur que le vaillant corps d'armée dont nous faisons partie à montré pour les citations et la conduite de ses soldats. Beaucoup de paroissiens pleuraient et lui aussi, le curé, en criant vive la France ".
            15 avril, : " nous sommes parés et près pour le grand coup ... la grande trouée sera chose faite avant peu ".
            3 mai, " paraîtrait que l'Italie cogne… tant mieux, plus on est plus on rit et ça marchera plus vite ".

          • (1 Num 1/181/5). Autres courriers (7 lettres).
            24 et 25 oct. 1914, 2 lettres de Fonteneau, brancardier à la 17e division du 9e corps d'armée, écrites à Joseph sur la demande de Jean, pour lui annoncer la blessure à l'épaule de ce dernier " au moment où il chargeait à la baïonnette ".
            5 nov. 1914, 11 et 28 fév. 1915. 3 lettres de Jean Auvrignon à sa sœur Marie, la première écrite de Rennes lors de son hospitalisation, les deux autres des tranchées. Dans la deuxième, il demande l'envoi du journal "L'ami du peuple".
            3 janv. 1915, lettre de Jean à sa filleule Joséphine, écrite du dépôt de Parthenay (Deux-Sèvres).
            [ca 13 mai 1915], lettre de Pierre Humeau dans laquelle il annonce à Joseph que son frère Jean est porté disparu lors des violents combats de Loos (Loos-en-Gohelle, Pas-de-Calais) des jours précédents.

          • (1 Num 1/181/6). Certificat de bonne conduite, 15 août 1911 ; certificat de médaille militaire (croix de guerre avec étoile de bronze), 27 févr. 1922.

        • 1 Num 1/104 - 

          Correspondance active du soldat Camille BILLAUD (RSY, classe 1912, n° 83), originaire de La Chaize-le-Vicomte, à ses parents (64 lettres). S'y ajoutent 5 autres lettres et un fragment de journal de marche. 1914-1916

          • (1 Num 1/104). Lettres de Camille BILLAUD à ses parents, 1914.
            28 juillet (première lettre), alors à Fontenay-le-Comte avec le 137e Régiment d'infanterie auquel il est affecté, Camille craint de partir à la guerre dans les cinq jours à venir. Ayant eu la certitude du départ, il rouvre sa lettre pour le noter et exprime sa grande tristesse à cette idée.
            2 août, le régiment est mobilisé "vous prierez pour moi c'est comme si j'étais mort".
            Du 15 au 23 août, on suit son itinéraire grâce à un fragment de journal de marche. Il participe au combat de Maissin (Belgique), le 22 août, dans le cadre de la bataille des frontières.
            2 oct., l'emploi de conducteur, qu'il occupe depuis août, risque d'être bientôt pris par de vieux réservistes car "de notre classe et de la classe 11 et 13,…il y en a presque pas de reste ".
            21 nov., première lettre écrite des tranchées (Camille commence la plupart de ses lettres en parlant de sa santé, souvent bonne, et espère qu'il en est de même pour ses parents. Il s'intéresse aux travaux de la ferme. Le froid, la faim, la boue, les demandes et avis de réception de vivres, de vêtements et d'argent, des indications sur la cherté de la vie là où il se trouve, sont des thèmes récurrents, de même que les nouvelles, données ou reçues, de ses amis mobilisés. Il précise également souvent sa position : au repos à l'arrière, en 1ère ligne, ...).
            1er déc., le général a félicité le régiment, estimant que les Vendéens sont de bons guerriers "vous comprenez que c'est que pour nous encourager ".
            24 déc., relatant l'attaque du 17 déc. sur la cote 143 (Beaumont, Somme), très meurtrière, il estime à 360 le nombre de soldats du régiment restés sur le terrain : " on a chargé à la baïonnette… on n'a rien fait de bon, on n'a fait que des morts et des blessés mais maintenant on ne veut plus reprendre à faire des attaques pareilles, personne ne veut marcher dans tout le régiment ".

          • (1 Num 1/104). Lettres de Camille BILLAUD à ses parents, 1er semestre 1915.
            4 janv., le capitaine veut emmener ses hommes, alors à l'arrière, à l'exercice. La compagnie refuse.
            31 janv., alors au repos à Mailly-Maillet (Somme), la compagnie part le lendemain pour les tranchées. Camille se plaint de son général de corps d'armée qui ne veut pas leur accorder de repos car "il voudrait gagner des victoires pour avoir des médailles".
            27 févr., de violentes critiques sont émises contre le capitaine : "quelques-uns … parlaient de le descendre de dessus son cheval avec une balle".
            mars, après avoir tué une biche, il s'inquiète des sanctions, puis rassure ses parents quant à celles-ci.
            24 mars, le régiment a quitté la Somme pour le Pas-de-Calais.
            12 avril, dans la nuit du 10 au 11 Avril, le 2e bataillon subit une violente attaque allemande par surprise "il y a eu assez de pertes dans ce pauvre deuxième bataillon".
            2 mai, il pense que les Allemands seront vainqueurs car "on n'a que des officiers de parade".
            16 mai, des soldats de la classe 15 les ayant rejoints, Camille pense que cela va leur permettre de " chasser les boches ".
            21 mai, un soldat a été fusillé car il s'était enivré.
            25 mai, alors au repos dans un bourg équivalent à celui de La Chaize-le-Vicomte, il constate que les jeunes filles "sont presque toutes enceintes… J'ai vu dire que partout où il y a des soldats c'est la même chose".
            16 juin, il ressent le besoin de reprendre des forces - après la bataille de Toutvent (Hébuterne, Pas-de-Calais) commencée le 7 juin - " après huit jours comme j'ai passé… si ce n'est pas les balles ou les obus qui tuent, il faudra mourir pour les fatigues et le chagrin".

          • (1 Num 1/104). Lettres de Camille BILLAUD à ses parents, 2e semestre 1915.
            10 juill., un prisonnier allemand ayant affirmé qu'ils ont " de quoi pour faire la guerre encore un an ", Camille juge que " tout cela c'est de la frime ". Il parle de la guerre de 1870 qu'il considère moins dure que celle de 14.
            5 août, revue de plusieurs régiments devant le général de corps d'armée. Le drapeau est décoré de la légion d'honneur et la compagnie citée à l'ordre de l'armée.
            17 août, il révèle, tout en sachant que c'est défendu, qu'ils sont alors à " Beauséjour presque dans l'Argonne au camp de Chalant ".
            1er sept., dans sa lettre à l'une de ses soeurs, Camille indique qu'ils ont quitté la Somme et sont plus au nord. Il craint l'approche de l'hiver.
            16 sept., " le chagrin mange les hommes ".
            14 oct., " l'attaque que nous avons commencée le 25 du mois dernier dure tout le temps…" - il s'agit de l'offensive sur Tahure, dans le cadre de la deuxième bataille de Champagne - " bientôt nous n'avons plus d'officiers de reste dans notre corps d'armée, il y a 7 colonels de morts… ce qui fait que le corps d'armée est presque foutu ".
            22 oct., ils devaient attaquer la veille mais l'attaque est manquée car " le 65 n'a pas voulu marcher … nous n'avons pas été plus sots qu'eux, nous n'avons pas bougé non plus ".
            24 oct., alors en 2e ligne (sa lettre est datée de 11h30), il doit bientôt passer en 1ère pour reprendre l'attaque manquée - attaque de la Courtine (Marne) - " je me vois en grand danger ". Camille écrit cette lettre sur la partie vierge d'une lettre reçue de sa soeur Constantine le 7 oct.
            16 déc., après l'attaque de la Courtine, 10% des hommes du 137e RI, dont C. Billaud, se voient accorder une permission "C'est dur lorsque on est chez soi en permission de retourner dans l'enfer ".
            17 déc., il est en colère contre les patriotes et veut la paix.
            22 déc., en 1ère ligne : " je vous dirai que j'ai grand peur ".
            24 déc., Il pense que la guerre va durer car " chez nous ils ont ramassé plus d'argent qu'ils en voulaient ".
            27 déc. (dernière lettre), alors en 1ère ligne il note : " la situation est critique ". Ce jour-là, la compagnie est attaquée à deux reprises. Elle repousse les assauts mais subit des pertes sérieuses. Décès de C. Billaud.

          • (1 Num 1/104). 1 lettre de Camille BILLAUD à son filleul, 17 mai 1915 ; 1 lettre reçue par Camille de l'une de ses soeurs, 7 oct. 1915 ; 2 lettres envoyées aux parents de Camille, dont l'une d'Eugène CREPEAU "frère d'armes" de Camille, qui écrit des tranchées après un retour de permission et évoque le souvenir de son "cher ami Camille" qui a perdu la vie "après avoir tant souffert ". Il indique qu'il est à 300 mètres de lui et qu'il vient de lui faire une visite et de faire dire une messe, 7 oct. 1916.

        • 1 Num 1/237-2 - 

          Récit de guerre de Louis Buton (RSY, classe 1913, n°1938) du 3 août 1914 au 3 septembre 1919, écrit postérieurement le 9 février 1964, à l'attention de ses petits-enfants. - ms. 32 p.

        • 1 Num 1/99 - 

          Jean Vincent Nicolas Emile Bourguignon, dit Louis (Mézières (Ardennes), classe 1899, n° 666), né à Nouzonville (Ardennes) le 18 juin 1880, capitaine au 267e régiment d'infanterie, décédé à Sapigneul (Cormicy, Marne) le 6 avril 1917. 1914-1917

          • (1 Num 1/99). Lettres envoyées par Louis Bourguignon à sa mère, sa femme Jeanne et ses enfants Marcel et Hélène, août-septembre 1914. - 4 lettres et 2 cartes postales.
            Les 2 cartes postales sont illustrées de dessins au crayon à papier. L'une représente le retour d'un soldat dans son foyer (vue 8), l'autre une scène champêtre (vue 10)

          • (1 Num 1/99). Lettres reçues par Louis Bourguignon de son fils Marcel (né en 1905 à Soissons) et de sa fille Hélène (28 décembre 1914-23 novembre 1916) (vues 1-9), de son beau-père Albin Routa (2 août 1914) (vues 10-11), et de Georges Audevard, caporal au 267e RI (25 août 1916) (vues 12-13). - 6 lettres.

            Le 28 décembre 1914, Marcel Bourguignon raconte ses joies d'enfant (a reçu une panoplie de capitaine d'état major à Noël, et visité Paris), puis, en 1916, son quotidien au collège de Compiègne. Le 2 août 1914, Albin Routa envoie une lettre d'encouragement à son gendre.

          • (1 Num 1/99). Lettres adressées par M. Boy, principal du collège de Compiègne (Oise), et sa femme, à Jeanne Bourguigon suite au décès de son mari, avril-mai 1917, et photographie de classe du collège de Compiègne en 1917 (au 1er rang : 2e à droite Marcel Bourguignon et au centre Mme Boy ; 2e rang : 3e à gauche M. Boy). - 3 lettres et 1 photographie.

          • (1 Num 1/99). 267e régiment d'infanterie. - [Journal de tranchée] Marmita : revue littéraire, anecdotique, humoristique , fantaisiste du 267e : n° 25 du 1er oct. 1916 ; Menu du déjeuner du 18 janvier 1917 (porte au dos "Le Capitaine Bourguignon") ; 2 ordres de mission reçus par Louis Bourguignon le 5 avril 1917, veille de sa mort à Sapigneul (Cormicy, Marne). - 4 pièces

        • 1 Num 1/185-1 - 

          Correspondance adressée par Elie AIME (FLC, classe 1914, n°1009) à sa famille du 27 septembre 1914 au 27 août 1917 et une photographie de groupe. - 65 cartes postales et 1 photographie (Elie Aimé est à gauche, dernière ligne, vue 47)
          Il raconte son quotidien (nourriture, cantonnement, longues marches, exercices de tir). En réserve fin octobre 1914, sa compagnie rencontre les Anglais. Il fait plusieurs séjours à l'hôpital pour maladie (à Albertville, à Bordeaux, au château Yquem à Sauternes en Gironde et à Château-Thierry dans l'Aisne) ; le 5 mai 1917, il écrit ainsi " c'est la belle vie d'être à l'hôpital, surtout en ce moment ". 1914-1917

        • 1 Num 1/217-1-3 - 

          Photographie, correspondance et carnet de Stanislas Volard (RSY, classe 1911, n°67), 51e régiment d'artillerie, 9e puis 29e batterie. 1914-1917

          • (1Num1/217/1). Portrait de Stanislas Volard en tenue du 51e régiment d'artillerie.

          • (1Num1/217/2). 29 lettres adressées à son père et son frère du 23 février 1915 au 22 septembre 1916.

          • (1Num1/217/3). Carnet de chant et récit de guerre (100 pages environ).
            Les vues 1 à 41 sont consacrées aux chansons transcrites par Stanislas lors de sa convalescence en octobre 1914.
            Les vues 42 à 54 correspondent à son récit de guerre du 30 juillet 1914 au 25 février 1917. Stanislas part sur le front belge en août, mais la retraite continuelle de son régiment le conduit dans la Marne le 1er septembre. Fiévreux le 19 septembre, Stanislas est évacué sur Nantes. Le 30 décembre, il retourne au front dans l'Oise dans la 29e batterie. A nouveau évacué pour maladie le 22 février 1916, il rejoint sa batterie le 19 mars. Son régiment se déplace ensuite dans la Somme en mai, puis dans l'Aisne en septembre.

        • 1 Num 1/220-1-4 - 

          Correspondance de Louis Laurent Eugène Mesnard (FLC, classe 1904, n°1427), caporal aux 137e, 93e et 8e régiments d'infanterie, adressée à sa famille. Né le 10 mai 1884 à Maillé, Louis épouse Marie Charlotte Gaudin le 18 septembre 1911 et est père de deux filles : Yvonne, née en 1912 et Suzanne, née en 1922. Son quotidien de guerre se déroule dans les tranchées du nord et de l'est de la France, où il est blessé à la cuisse gauche par éclats d'obus le 6 juillet 1918 à la Ferté-Milon (Aisne).
          S'ajoutent à cette correspondance, des cartes postales envoyées par Charlotte à son mari. - 135 cartes postales. 1914-1918.

          • 1 - 

            (1Num1/220/1). Sur le front de la Somme, du 3 décembre 1914 au 21 novembre 1915. - 41 cartes postales.
            Louis passe Noël dans les tranchées de la Somme entre Méaulte et Bécordel-Bécourt. Il alterne les gardes et les corvées en creusant des tranchées de 2ème ligne (vue 28). Les relèves de nuit sont très éprouvantes pour les soldats et particulièrement en temps de pluie lorsque les boyaux sont inondés. La promiscuité entraîne la propagation de la vermine ; Louis a attrapé des poux, mais il essaye malgré tout de conserver une bonne hygiène en lavant très régulièrement ses effets personnels.
            Sa femme, très marquée par son absence, pleure souvent mais tente malgré tout de rester forte pour leur fille. Elle donne à Louis des nouvelles du pays, lui apprend la mort de camarades et parle des travaux des champs.

          • 2 - 

            (1Num1/220/2). Quotidien dans les tranchées et blessures, du 6 janvier 1916 au 9 octobre 1918. - 42 cartes postales.
            Août 1916, Louis est dans la Marne du côté de Reims, toujours dans les tranchées. Travaillant la nuit, il n'a jamais été aussi fatigué de sa vie. Après un passage dans l'Oise de décembre 1917 à juin 1918, il rejoint la Seine-et-Marne, tout étonné de voir les civils préparer leurs charrettes pour évacuer les lieux, pourtant éloignés du front (vue 40). Après quelques jours de repos, il est envoyé dans l'Aisne et semble très inquiet de la situation générale. Il est en réserve à deux kilomètres des lignes et continue de creuser des tranchées "ah ce qu'il nous barbe avec leur travail" (vue 50). Le 28 juin 1918, il monte en première ligne et est blessé le 6 juillet à la Ferté-Milon par des éclats d'obus. Le 27 juillet, il est envoyé à l'hôpital d'Issoudun (Indre) et montre la fenêtre de sa chambre à sa femme (vues 57-58). Il poursuit sa convalescence dans le sud de la France à Castelnaudary (Aude), la guerre est terminée pour lui.
            Les 5 dernières cartes postales ne sont ni datées, ni localisées.

          • 3 - 

            (1Num1/220/3). Cartes postales de Louis à sa fille Yvonne. - 18 cartes postales.
            Louis envoie des cartes postales à sa fille, espérant que celle-ci les gardera en souvenir lorsqu'elle sera plus grande.
            Seules 6 cartes ont été numérisées.

          • 4 - 

            (1Num1/220/4). Cartes postales de Charlotte envoyées à son mari, du 12 mai 1915 au 10 septembre 1916. - 34 cartes postales.
            Charlotte écrit très régulièrement à Louis, même après une dure journée de labeur aux champs où elle aide le plus possible son beau-père. Elle est très inquiète pour son mari et lui fait part de son anxiété "quel tourment jusqu'à la fin". Elle voit de nombreux hommes du village se faire tuer et son propre frère Donatien Gaudin (FLC, classe 1904, n°1426) a été très grièvement blessé le 5 octobre 1914. Elle reçoit souvent de ses nouvelles et les transmet à Louis (vue 20).

        • 1 Num 1/167-1 - 

          Correspondance de Gustave Arnold à sa cousine Lucienne Mairetet et à son oncle. - 14 cartes postales.
          En 1914, il est mobilisé pour faire la comptabilité dans la poudrerie de Vonges (Côte-d'Or), puis il revient à la Banque de France, à Gray (Haute-Saône), où il s'occupe notamment de l'emprunt national. Son quotidien est marqué par le manque des produits courants (pétrole, tabac, pain) qui deviennent rares. 1914-1918

        • 1 Num 1/216-1 - 

          Récit de guerre de Paul Simonin (Vosges, classe 1905, n°139) du 2 août 1914 au 13 septembre 1917.
          De sa mobilisation jusqu'en décembre 1915, Paul est canonnier sur le front occidental (vues 1-27). Sur la frontière belge en août, il passe ensuite par l'Aube et la Marne, avant de se battre dans la Somme près d'Albert (d'octobre à mars 1914), puis à Bus-la-Mesiére. D'août à décembre 1915, il se trouve dans la Marne près de Suippes.
          Du 1er février au 31 juillet 1916, un sursis lui est accordé pour travailler au dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon comme palefrenier (vue 28). Le 1er août, de retour à Nantes, Paul est affecté à la 61e batterie du 51e régiment d'artillerie. En septembre, il embarque à Toulon sur le Mustapha pour la Salonique. Il rejoint la 57e division à Florina, puis part en Serbie à Porodin (en actuelle Macédoine) fin novembre 1916. Atteint de dysenterie Paul est évacué sur l'hôpital de Salonique (août 1917, vue 39) où il reste un mois avant de retourner sur le front.
          On trouve à la fin du carnet quelques notes, des adresses et du vocabulaire bulgare. [1914]-[1917]

        • 1 J 2649 - 

          Transcription, réalisée en 2003 par un descendant, des 3 carnets de mémoires de guerre de Clément Pifteau (Ancenis, classe 1905, n° 1189) intitulés "Choses vécues 1914-1918" écrits les premiers mois de sa captivité à Langensalza (Allemagne), 128 p. dact., ill.

          Clément Pifteau raconte dans ses 2 premiers carnets l'itinéraire suivi par son régiment dès la mobilisation, les combats, son ressenti devant certaines situations et ses observations sur les officiers de l'armée française, jusqu'au 12 janvier 1915, jour où il est fait prisonnier.
          Il décrit dans son 3e carnet sa vie de prisonnier au camp de Langensalza, en Thuringe (il sera rapatrié le 14 décembre 1918).
          Quelques extraits du journal de Paul Tuffrau (sous-lieutenant au 246e régiment d'infanterie, le même que Clément Pifteau), souvent composés de notes prises sur le vif, ont été rajoutés à la fin de la transcription, formant ainsi 2 analyses distinctes et complémentaires sur les combats menés par ces 2 poilus.

        • 1 Num 1/82 - 

          Correspondance entre le soldat Elie Godet et sa famille (sa femme Hortense et ses enfants). 1914-1918

          • (1Num1/82). Lettres d'Elie à sa famille, 1915, 1916-1918. (son état de bonne santé et sa pratique religieuse sont mentionnés dans beaucoup de ses lettres). - 4 lettres et 9 cartes postales.
            1915 : 12 mars, il est avec son régiment, le 84e R.I., à Bailleulval (Pas-de-Calais). 21 août, cela fait déjà 11 mois que le 84e R.I. est dans les tranchées, sans repos ; encore incertain sur une éventuelle permission, il prévient de ne pas compter sur lui pour les travaux des champs. 23 nov., un colis de vêtements chauds est arrivé ; on se répartit les tours de garde et de corvée (de paille, pour la nuit) et il va être en première ligne pendant trois jours. 27 nov., il monte vers la Belgique et rejoint le 112e R.I.
            1917 : 25 mars, 2 forts ont été pris et un train de permissionnaires a été accidenté faisant 30 morts et 50 blessés ; il espère que les permissions prévues pour les pères de cinq enfants ne seront pas remises en cause malgré les changements politiques du gouvernement, déclare avoir beaucoup de temps pour écrire et expédie des colis d'objets superflus ou pour offrir à sa famille.
            1918 : 11 août, il a des espoirs de rentrer chez lui en bonne santé.

          • (1Num1/82). Lettres d'Hortense et de ses enfants à Elie, 1914-1915, 1917. - 5 lettres et 1 carte postale.
            1914-1915 : Hortense ne veut pas croire à la fin probable de la guerre en mars 1915 comme le pense Elie. Elle lui conte le quotidien à la ferme (naissance et achats de bêtes, culture), et lui demande conseils et consignes pour les travaux des champs. Depuis le départ des hommes, les vieux se sont remis au travail ("la guerre a ravigoté tous ces anciens ; ils travaillent plus que jamais"). Des soldats revenus en permission donnent des nouvelles, les proches se proposent de lui écrire. Les enfants sont contents des bagues que crée leur père pour eux. En oct. 1915, elle en vient à espérer qu'Elie soit légèrement blessé pour qu'enfin il lui revienne en convalescence.
            1917 : la ferme fait maintenant travailler un prisonnier allemand, jardinier dans le civil, en plus des domestiques réguliers. Plusieurs soldats de leur entourage sont blessés.

        • 1 Num 1/213-14 - 

          Imprimé intitulé "Vers la victoire" présentant les textes de chansons de la Première Guerre mondiale et des encarts publicitaires (2 p. impr.). [1914]-[1918]

        • 1 Num 1/213-13 - 

          Imprimé intitulé "Les chansons de France" présentant les textes de chansons du début du 20e siècle et des encarts publicitaires (2 p. impr.). [1914]-[1918]

        • 1 J 2650 - 

          Paroles de la chanson de Martha, chantée pendant la guerre 1914-1918, 1 p. ms.

        • 1 Num 1/213-1-4 - 

          Papiers d'Eugène Berthomé (RSY, classe 1909, n°1981) né le 22 mai 1889 au Girouard et soldat de 2ème classe dans l'infanterie coloniale. [1914]-1918.

          • (1Num1/213/1) Photographies d'Eugène Berthomé assis à droite avec des camarades de régiment (vue 1) et avec sa compagnie de mitrailleurs du 3e régiment d'infanterie coloniale, il est debout le premier à droite (vues 2-3).

          • (1Num1/213/2) Récit de guerre du 15 mai au 11 septembre 1918. -ms., 7 pages.
            Eugène est avec le 71e bataillon sénégalais dans les tranchées de la Somme près de Louvrechy. Son quotidien dans les tranchées se résume au travail, aux corvées et aux gardes. Ses conditions de vie sont très difficiles : la vermine prolifère, les bombardements sont incessants et les attaques régulières. Son moral se dégrade de jour en jour ne supportant plus les exercices et les "indigènes" qui commandent (vue 3) ; il est en rébellion constante avec ses supérieurs qu'il traite plusieurs fois de "bandits". Hanté par des idées noires, il exprime son désespoir se considérant comme un prisonnier.
            Au cours de l'été, son bataillon participe à plusieurs offensives contre l'armée allemande : "le piston dit en avant : nous sommes montés sur le parapet et nous nous sommes déployés en tirailleurs. Peu de temps après les boches sortaient de leurs trous effarés" (vues 5-6). Il vient en aide à un ami blessé aux deux jambes et le dépose dans un abri puis retourne à son poste dans un trou d'obus. Le 8 août, il est à nouveau à l'attaque tentant de franchir la rivière de l'Avre. Sa bravoure et son courage lors de cette l'attaque, sont récompensés par une citation à l'ordre du régiment (vue 8).

          • (1Num1/213/3) Une lettre non datée (1916?) adressée à sa mère où il évoque les combats de Verdun, son mal-être et son dégoût de la guerre "je suis comme tous les français, j'en ai marre de la guerre" (vue 1) ; suivent deux chansons : "Sur le plateau" à l'attention de son jeune frère et "Poupée d'amour" (vues 3-6).

          • (1Num1/213/4) Notes personnelles manuscrites comprenant un lexique langue slave/français utilisé lors de son passage dans les Balkans à Salonique début 1916 (vue 1) et une fiche d'abréviations militaires avec le code morse (vues 2-3).

        • 1 Num 1/225-1-2 - 

          Correspondance de Marcel Tesson (RSY, classe 1910, n°1730) adressée à ses parents et citations militaires. Né le 13 août 1890 à Vairé, il est chauffeur puis brigadier au 88e régiment d'artillerie lourde et au 3e régiment d'artillerie coloniale. [1914]-1919.

          • (1Num1/225/1). Correspondance envoyée par Marcel Tesson à ses parents (24 juillet 1917 - 15 novembre 1918). - 67 lettres et 7 cartes postales.
            Marcel est appelé le 22 mai 1917 au service armé et est affecté au 88e régiment d'artillerie lourde. Muni d'un certificat de conduite, il devient chauffeur et commence son instruction au fort de Vincennes. Le 12 septembre, il part à Boulogne-sur-Seine (aujourd'hui Boulogne-Billancourt) où son instruction se poursuit entre théorie et pratique, conduisant des camions en convoi et des voitures légères. Mi-octobre, il part dans la région de Bordeaux au camp de Souge. Son travail consiste à aller chercher en camion du matériel et des marchandises à la gare de Saint-Médard-en-Jalles (Gironde) et de les ramener au camp. Il décrit celui-ci dans une de ses lettres (vues 58-60).
            1918 : en mars, Marcel passe au 3e régiment d'artillerie coloniale, se retrouve sur le front et assure le ravitaillement en munitions. Fin août, il est en déplacement en Seine-et-Marne à Château-Landon afin de reformer la batterie car des cas de grippe espagnole sont diagnostiqués parmi les chauffeurs. A cette période, il devient moniteur et apprend la conduite à plusieurs canonniers. De retour sur le front, il est dans l'Aisne et continue de convoyer des munitions pour alimenter les batteries ; le 27 octobre, les Allemands ne répondent plus aux attaques mais les gains ne sont pas en proportion des attaques menées (vue 41).
            S'ajoute à la correspondance, le certificat de capacité valable pour la conduite des voitures à pétrole, permettant à Marcel de devenir chauffeur au sein de l'armée (vues 156-157).

          • (1Num1/225/2). Citation à l'ordre de la brigade la 9e batterie du 3e régiment d'artillerie coloniale, citation à l'ordre de l'armée le 3e régiment d'artillerie coloniale et citation à l'ordre du régiment.

        • 1 Num 1/282-1-5 - 

          Correspondance d'Elie Gachet (RSY, classe 1901, n°974) sapeur-mineur au 6e régiment du génie, adressée à sa famille du 13 août 1914 au 15 juin 1915. Mobilisé dès les premiers jours du conflit, Elie rejoint son dépôt à Angers avant d'être envoyé dans le Pas-de-Calais en octobre 1914. Il reste dans ce secteur jusqu'à sa mort le 16 juin 1915 au cours de la bataille de l'Artois, touché mortellement par des éclats d'obus dans une tranchée de première ligne à Roclincourt (Pas-de-Calais). - 95 lettres et 55 cartes postales.
          S'ajoutent à cette correspondance, des lettres de camarades d'escouade envoyées à sa veuve et au maire de Rochetrejoux expliquant les circonstances de sa mort, un acte de décès et une citation à l'ordre du régiment. 1914-1919.

          • 1 - 

            (1Num1/282/1). Portrait d'Elie Gachet pris pendant la guerre.

          • 2 - 

            (1Num1/282/2). Arrivée au dépôt d'Angers et départ dans le Pas-de-Calais, du 13 août au 12 décembre 1914. - 25 lettres et 12 cartes postales.
            Elie Gachet arrive le 12 août 1914 à Angers au dépôt du génie, en compagnie de son ami Auguste Liaigre. Il tente de rassurer sa femme restée seule au foyer avec trois enfants en bas âge, en lui envoyant de nombreuses lettres et en étant optimiste " quelques-uns qui en reviennent, ne se plaignent pas trop car ils n'en meurent pas beaucoup ". En octobre 1914, il apprend son départ au front, rassuré d'être avec des camarades de sa classe et des Vendéens " je pars avec confiance […] surtout que dans le génie, il y en a très peu de tués ". Le 28 octobre, son régiment arrive à Simencourt à 7 kilomètres de la ligne de front. Les sapeurs se mettent immédiatement au travail et construisent des abris pour protéger les fantassins qui vivent au milieu de tranchées boueuses. Elie s'estime privilégié car sa compagnie loge dans des caves près d'un château. En apprenant la mort de jeunes du village, il demeure fataliste " si Dieu le veut, il faut bien s'y soumettre car il est notre maître ".

          • 3 - 

            (1Num1/282/3). Séjour à l'hôpital d'Abbeville et retour en premières lignes à Beaumetz-lès-Loges, du 22 décembre 1914 au 26 février 1915. - 20 lettres et 9 cartes postales.
            Fin décembre 1914, il est évacué à l'hôpital d'Abbeville pour des embarras gastriques. Il entre quelques jours plus tard dans un dépôt de convalescent et espère obtenir une permission pour revoir sa famille qui lui manque tant. Il envoie une photographie de son escouade en poste dans les bois de Beaumetz-lès-Loges (Pas-de-Calais) et explique son métier de sapeur-mineur (vues 17-18).
            Le 31 janvier 1915, il rejoint sa compagnie toujours en poste à Beaumetz-lès-Loges et en profite pour rendre visite à plusieurs de ses camarades vendéens "nous rigolons tous ensemble, c'est ce qui nous soutient". Il apprend en lisant le journal "le Matin" que les familles des soldats tués à l'ennemi ont droit à une pension et en tient informé sa femme au cas où il lui arriverait malheur.

          • 4 - 

            (1Num1/282/4). Bataille de l'Artois, du 3 mars au 15 juin 1915. - 50 lettres et 34 cartes postales (certaines lettres et cartes n'ont pas été numérisées).
            Le 3 mars 1915, sa compagnie arrive à Maroeuil dans un nouveau cantonnement. Depuis quelques jours, Elie est le cuisinier de l'escouade et trouve ce poste assez tranquille car il est préservé des tranchées et ne court pas de risques en comparaison de ses camarades qui fabriquent des mines et font sauter les tranchées allemandes. Quelques jours plus tard, il perd son poste au profit d'un soldat malade et reprend avec crainte et angoisse son travail de nuit au cœur des sapes. Avec l'arrivée des beaux jours, il espère une fin rapide de la guerre " ça ne peut pas toujours durer ainsi maintenant qu'il fait beau, il faut bien que ça finisse et au plus vite ". Une offensive près de Carency lui donne l'espoir d'une paix rapide mais les bombardements sont très violents et la victoire incertaine. Sa dernière carte postale est envoyée le 15 juin 1915 à la veille de sa mort " je termine en vous embrassant tous de tout mon cœur, en attendant le plaisir de vous voir bientôt, celui qui vous aime. "

          • 5 - 

            (1Num1/282/5). Lettres concernant le décès d'Elie Gachet, adressées au maire de Rochetrejoux et à sa femme par des camarades du 6e régiment du génie (vues 1-9) ; acte de décès certifié par le maire Jacques de la Débutrie (vues 10-11) ; courrier concernant l'inhumation d'Elie au cimetière Sainte-Catherine à Arras (vue 12) ; citation à l'ordre du régiment à titre posthume " tué dans un boyau, alors qu'il se rendait à l'attaque avec sa section, le 16 juin 1915 " (vue 13).

        • 1 Num 1/139-1-4 - 

          Photographies d'Eugène Préau, originaire d'Ardelay (FLC, classe 1911, n°274), et correspondance qu'il a échangée avec sa famille et ses amis. Suivent des photographies de soldats qui n'ont pas été identifiés. [1914]-[1918]

          • (1Num1/139/1). 7 photographies d'Eugène Préau.
            Portrait en médaillon, alors qu'il est au 114e R.I. (vue 1). Posant avec des soldats : dans les tranchées, 2e rang, 1er en partant de la droite (vue 2), 1er rang, 1er en partant de la gauche (vue 3), 1er rang, 3e en partant de la droite (vue 4). Parmi des blessés : 1er rang, 4e en partant de la gauche (vue 5) et des infirmières, 1er rang, 3e en partant de la droite ? (vue 6). En permission, au Puy Arnoux (1er rang, 2e en partant de la gauche, vue 7).

          • (1Num1/139/2). Correspondance envoyée par Eugène Préau à ses parents et à son frère Gustave [de mai 1914 à août 1915]. - 11 pièces.
            Le 14 mai 1914, il se trouve à Saint-Maixent-l'Ecole en exercice. Le 30 mai, à La Courtine (Creuse), il " va faire la guerre " la semaine suivante, et commence à s'habituer à la montagne et à la marche.
            Les 4 et 10 juin 1915, à Avranches (Manche), il s'inquiète de ne pas avoir reçu de nouvelles de son frère et craint aussi que sa propre blessure au pied ne guérisse trop rapidement. Il quitte l'hôpital d'Avranches le 30 août suivant.
            Sur la vue 21 on peut reconnaître le père d'Eugène (au dernier rang, situé juste devant le milieu de la porte).

          • (1Num1/139/3). Correspondance reçue par Eugène Préau de parents et amis [entre 1915 et 1917]. - 7 pièces.

          • (1Num1/139/4). 7 photographies de soldats non identifiés [1914-1918].

        • 1 Num 1/148-1-2 - 

          Photographies et correspondance d'Henri Blandineau, (RSY, classe 1901, n°1568). [1914]-[1918]

          • (1Num1/148/1). Henri Blandineau posant avec d'autres soldats, dans un garage (2e en partant de la gauche, vue 1), devant un camion, à Trigny près de Reims le 14 mai 1917 (2e en partant de la droite, vue 2), à l'arrière d'un camion (au 1er rang, 1er en partant de la gauche, vue 4) et près d'une maison (1er en partant de la droite, vue 5).
            4 photographies.

          • (1Num1/148/2). Correspondance envoyée et reçue par Henri Blandineau. - 2 cartes postales et 2 lettres.
            L'un de ses amis, hospitalisé à l'hôpital américain de Neuilly, le remercie de l'avoir porté au poste de secours lorsqu'il était blessé (26 mai 1915).

        • 1 Num 1/161-1-3 - 

          Photographies, correspondance et récit de guerre de Jules Foucher (RSY, classe 1910, n°731). [1914]-[1918]

          • (1Num1/161/1). Photographies de Jules Foucher posant avec des soldats (1er rang, 1er en partant de la gauche), le verso est adressé à ses parents (vues 1 et 2), et posant avec des blessés et des infirmières (2e rang, 4e en partant de la gauche, vue 3).

          • (1Num1/161/2). Correspondance de Jules Foucher (1914-1915). - Brouillons de lettre adressées pour la plupart aux infirmières de Biarritz qui l'ont soigné et réponses de l'infirmière Jeanne Dupuis (vues 1-29). Il leur voue une gratitude éternelle pour leurs soins. Sa plaie est cicatrisée et sa blessure au poumon l'affecte de moins en moins même si les douleurs persistent.
            Dans le carnet tenu lors de sa convalescence, il liste ses activités entre septembre et mars (vue 30) et note les adresses d'infirmières et de soldats (vues 31-36).
            Carte postale de l'Hôtel du Palais à Biarritz, où Jules a été soigné. Le verso est adressé à sa soeur, Angèle, le 1er février 1915 (vues 37-38).

          • (1Num1/161/3). Récit de la bataille de Maissin, en Belgique, d'août 1914. Il assiste aux tirs d'artillerie français sur les Allemands puis il part construire des barricades à 3 km du village. Il y monte la garde lorsque vers 9h30 les Allemands arrivent. Son groupe se retire vers le village, sous les balles ennemies. Les civils essayent de fuir, les maisons brûlent. Sous le nombre, ils battent encore en retraite à travers champs et bois, croisant les habitants qui ont réussi à fuir. Ils passent par Bouillon et Sedan, retrouvant d'autres régiments. Ils traversent la Meuse et le canal ; les ponts sont détruits derrière eux pour empêcher la progression des Allemands. Ils se battent à nouveau contre l'ennemi, pendant 2 jours et 1 nuit, puis le brouillard s'étant levé, ils s'éloignent pour aller creuser des tranchées.

        • 1 Num 1/122-1 - 

          Un mouchoir d'instruction militaire, en coton blanc, imprimé en noir et rouge, d'environ 70 cm de côté, provenant de la manufacture E. Renault à Rouen. Ce mouchoir, qui fait partie d'une série de 13, porte le n° 10 : Pont militaire, passage des rivières. [1914]-[1918]

        • 1 Num 1/172-1-2 - 

          Photographies et récit de guerre de Gabriel Prézeau (FLC, classe 1912, n°241), soldat au 93e régiment d'infanterie. 1914-1919

          • (1Num1/172/1). Photographies de Gabriel Prézeau et de ses camarades entre 1914 et 1919, légendées au dos.
            Avant guerre : Groupe de stage d'éducation physique à Joinville-le-Pont (Gabriel est au dernier rang, 2e en partant de la gauche, vues 1-2).
            1915 : les soldats Prézeau (à gauche) et Leprêtre ? au départ pour le front [février] (vues 3-4), le drapeau du 93e régiment d'infanterie au cours d'une prise d'arme après les combats d'Hébuterne (moulin de Touvent) [juin] (vues 5-6), soldats derrière un abri au lieu-dit La Courtine, entre Tahure et la Main de Massiges, dans la Marne en juillet (Gabriel au 1er plan, vues 7-8), les sergent Locquet, sous-lieutenant Fabius, soldat Rouvel, et sous-lieutenant Prézeau, au camp de prisonniers de Giessen en octobre (vues 9-10).
            Camp de Weilburg an der Lahn : l'officier russe Ivan Vassilievitch Afanasyev. Dans son message au dos, daté du 7 novembre 1916, il donne son adresse à Moscou (vues 11-12, identification réalisée grâce aux contributeurs du l@boratoire en mai 2014). Bossu, lieutenant d'infanterie coloniale, avec lequel Prézeau s'est évadé en août 1917 (vues 13-14).
            Nowy Dwor (Pologne), 1919 : Gabriel Prézeau (vues 15-16), en compagnie du lieutenant Michel (vues 17-18), soldats non identifiés (vues 19-22).

          • (1Num1/172/2). Résumé manuscrit de son parcours militaire entre 1914 et 1919 (vue 1). Récit (dactylogramme de 11 p.) sur lequel il décrit son départ à l'armée, ses campagnes (batailles de Maissin, Sedan, Hébuterne), sa captivité au camp d'officier de Weilburg an der Lahn d'où il tente de s'évader, sa libération et enfin son expérience comme instructeur dans l'armée polonaise. (vues 2-12).

        • 1 Num 1/221-1-2 - 

          Photographies et carnet de guerre de Pierre Roblin (RSY, classe 1911, n°863), musicien brancardier au 137e régiment d'infanterie. 1914-1919

          • (1Num1/221/1) Photographies de Pierre Roblin (vue 1) et de la cuisine roulante (vue 2).

          • (1Num1/221/2) Carnet de guerre de Pierre Roblin (1914-1919). - ms. 55 p.
            Pierre Roblin est en Belgique en 1914, puis dans la Marne. Blessé par un éclat d'obus le 6 septembre (vue 5), il rejoint son régiment dans la Somme au nord d'Albert. A Noël, il apprend la fraternisation entre Allemands et Français, les morts sont retirés du champ de bataille en compagnie de l'ennemi (vue 7). De retour dans la Marne d'août 1915 à mai 1916, il se rend ensuite dans la Meuse, et notamment à Verdun du 10 au 15 juin et du 30 août au 8 septembre. Blessé le 20 septembre, il est soigné à Vittel (Vosges). Il retourne sur le front le 1er février 1917. En avril, il se trouve près de Soissons (Aisne), sur le chemin des Dames. Son régiment reçoit la fourragère le 12 juin. A partir de mai 1918, son régiment est davantage occupé à la musique.
            Le carnet comprend également un poème (vue 55)

        • 1 Num 1/188-1-4 - 

          Photographies, journaux de guerre et cartes du front de Marie-Joseph Auger (FLC, classe 1897, n°324), né à L'Hermenault, sergent-major puis adjudant de la 2e compagnie du 84e régiment d'infanterie territoriale. [1914]-[1919]

          • (1Num1/188/1). Photographies et poème de Marie-Joseph Auger.
            Marie-Joseph Auger en tenue militaire (du 65e régiment d'infanterie, vue 1, et du 84e régiment d'infanterie territoriale, vue 2), en compagnie de sa femme et de sa fille, Lucie (vue 3) et avec sa fille et ses frères et sœurs (2e rang, 2e à gauche, vue 4). Poème de Marie-Joseph à sa femme (vraisemblablement 1915, vue 5).

          • (1Num1/188/2). 1er carnet, mars 1916 - 7 octobre 1917. - ms., 110 pages.
            D'avril 1916 jusqu'en octobre 1917, sa compagnie séjourne et se bat en Meurthe-et-Moselle, à l'ouest et au nord de Nancy, et seuls ses déplacements sont évoqués sur les 3 premières pages (mars-décembre 1916).
            A partir de février 1917, les avions français et ennemis survolent régulièrement la zone pour bombarder les usines métallurgiques, il y a quelques combats aériens. Un avion allemand tombe dans leurs lignes : panne de moteur ou désertion de la bataille de Reims (avril 1917) d'après les Français (vue 15). Marie-Joseph préfère rester avec ses camarades : " quand on fait 31 mois de guerre avec quelqu'un, on s'estime et on s'aime comme des frères ", que de passer sergent-major en dépôt divisionnaire (10 mars 1917, vue 8). Un soldat de sa compagnie est condamné à la prison pour ivresse, un autre pour menace au commandant (20 avril et 20 mai 1917).
            La diminution des rations, leur mauvaise qualité, l'absence de vin et l'interdiction de s'en plaindre sous peine de punition le font protester (23 mai 1917) ; des permissions plus longues pour permettre aux agriculteurs de faire les récoltes, seraient d'ailleurs plus utiles à la Patrie que les exercices et travaux faits hors des tranchées (30 mai, vues 22-23).
            A partir du 29 août 1917 (vue 36), il se remémore les évènements qu'il a vécus en 1914, à la date anniversaire (combat près de Lille du 23 au 29 août 1914, nomination en tant que sergent-major, etc.)
            Le journal comporte aussi une note de félicitation adressée à la 2e compagnie par le colonel (août 1916, vue 45), une liste d'adresses (vues 47-48), des notes de service avec les tours de ronde et des listes de matériel (février-mars 1917, vues 46-57) et les noms des militaires de la classe 1893 demandant leur permission de 20 jours (juin 1917, vue 58).

          • (1Num1/188/3). 2e carnet, 4 décembre 1917 - 27 janvier 1919. - ms., 94 pages.
            Le 13 décembre sa compagnie part pour les Vosges à Neufchâteau. Nommé sergent-major de la 1ère compagnie, il retourne en Meurthe-et-Moselle du 14 janvier au 17 mars, à Jezainville exactement, et c'est à nouveau le bruit des canons et des avions. A son retour de permission le 9 avril, il retrouve la 2e compagnie en Alsace dans les alentours de Thann (Haut-Rhin), les bombardements y sont violents. Nommé adjudant le 12 juillet 1918, il reçoit la croix de guerre le 6 août (vues 24 et 27). Après une permission de 25 jours, il rejoint sa compagnie dans les Vosges au sud de Raon-l'Etape, près de l'ennemi. Il reporte sur son cahier les conditions de l'armistice autrichien puis allemand (vues 30-32, 34). A partir du 10 novembre, les Allemands chantent, jouent de la musique et brulent leurs munitions ; le 11, ils viennent les voir pour les inviter à visiter leurs tranchées ce que les Français refusent (vues 32-33). Sa compagnie est ensuite occupée à remettre les routes en état et visite les tranchées et camps adverses qui ponctuent sa route vers le Bas-Rhin (Schirmeck, Bourg-Bruche et Strasbourg). Les civils français, heureux d'être délivrés des Allemands, en manque de nourriture et de vin, leur réservent un bon accueil.
            Ce journal comporte aussi la liste des sergents et caporaux-fourriers de sa compagnie (vues 40-41), les dates de réception de ses courriers en avril 1918 (vue 48) et une liste d'adresses (vue 49).

          • (1Num1/188/4). Cartes du front de l'Ouest : Vosges (section Nord), Lorraine et Basse-Alsace ; frontière nord-est avec la Belgique, le Luxembourg et l'Allemagne (septembre 1914) ; environs à l'ouest de Nancy

        • 1 Num 1/142-1-2 - 

          Correspondance envoyée par Emile Grattepin (RSY, classe 1898, n° 1776) et documents administratifs le concernant. 1914-1920

          • (1Num1/142/1). Correspondance adressée par Emile Grattepin à ses proches depuis Arras (Pas-de-Calais), de 1914 au 5 juin 1915, puis de La Ferté-Milon (Aisne) le 9 juin 1915. - 2 lettres et 4 cartes postales.
            Le 28 novembre 1914, il évoque son état d'esprit : il ne pense plus trop à la mort alors qu'il y est si souvent exposé et compte se défendre jusqu'au dernier moment en bon Français. Il décrit les manoeuvres françaises et espère que les Allemands seront bientôt mis en déroute puisque toutes les nouvelles qu'il entend sont bonnes.
            Entre décembre 1914 et avril 1915, son quotidien est marqué par les tirs de tranchée et le froid. Le 31 janvier 1915, il se fait vacciner contre la typhoïde.
            Le 9 juin 1915, il dépeint l'état de la ville de La Ferté-Milon où il se trouve depuis quelques jours, de nombreuses maisons ayant été abandonnées en hâte par les civils.

          • (1Num1/142/1). Documents administratifs concernant Emile Grattepin
            Feuille d'observation de l'hôpital auxiliaire du territoire n°35 (1915), certificat de blessé de guerre (1917), lettre et diplôme de la médaille militaire attribuée à titre posthume (1920), sauf-conduit délivré à la soeur d'Emile, Angéline Jolly pour aller à Paris voir son frère (22 juillet 1918)

        • 1 Num 1/205-1-2 - 

          Photographies et correspondance d'Henri Bourmeau (RSY, classe 1904, n°1134) adressée à sa famille. Il naît le 24 mai 1884 à Coëx et se marie en 1908 avec Armance Buet, qui lui donnera deux enfants Ernestine et Henri. Soldat au 293ème régiment d'infanterie, il est porté disparu le 26 septembre 1915 à Ville-sur-Tourbe (Marne). 1914-1922

          • (1Num1/205/1) Photographies d'Henri Bourmeau avec son frère Jean-Marie et en uniforme du 93ème régiment d'infanterie.

          • (1Num1/205/2) Correspondance d'Henri à sa femme Armance Buet et à ses enfants Ernestine et Henri, 1914-1915. - 16 cartes postales et une lettre.
            En mars 1915, il se trouve à Fricourt (Somme) où il travaille à la réalisation de tranchées. Il est marqué par l'angoisse, comme s'il sentait qu'il allait bientôt mourir. A sa fille : " tu te souviendras de ton cher père, ton petit frère est trop jeune " (vue 22).
            La religion tient une part importante, il prie souvent et exprime son amour à ses enfants. Sa dernière lettre est écrite le 24 septembre 1915 et est adressée à sa femme : " Chère amie de mon cœur, la journée du 25 sera marquée en bien des familles, malheureusement. […] je ne te dis pas adieu car j'ai toujours l'espoir de vous revoir […] Au revoir petit cœur que j'avais choisi pour compagne… ". Henri part au combat le lendemain et est signalé disparu le 26 septembre 1915 à Ville-sur-Tourbe (Marne) ; diplôme lui attribuant la croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume, 1922 (vue 35).

        • 1 J 2651 - 

          Famille André (Longeville-sur-Mer).
          2 lettres de Gustave André à sa femme Augustine, l'une de Moussy (Aisne) le 23 décembre 1914, l'autre de Luçon où il est en convalescence le 4 mars 1915 : il y parle de la boue et de son désir de voir bientôt la fin de cette "maudite guerre" ; Carte d'identité de Mme Marie-Louise André, cultivatrice à la Saligotière de Longeville (photographie, signalement et empreintes), 1941. - Cantiques de missions et retraites, impr. S. Pacteau, Luçon, 1921, 64 p. - C'est la France, par H. A. Dourliac, n°128 Romans populaires, Paris, 93 p. 1914-1941

        • 1 Num 1/100 - 

          Henri Albert Mennechet (Soissons (Aisne), classe 1909, n° 1036), fils d'Henri Auguste Mennechet et de Marie Lemont, né le 27 septembre 1889 à Laon (Aisne), marié avec Léontine Deviercy le 15 juillet 1911 à Chaumes-en-Brie (Seine-et-Marne) et décédé le 13 février 1969 à Laon. 1914-1959

          • (1 Num 1/100). Mémoires d'Henri Mennechet dans lesquelles ce jardinier, devenu employé des PTT, revient sur son enfance et la vie au début du 20e siècle (vues 8-25) et sur la guerre 1914-1918 (vues 26-58), notamment sur la marche triomphale d'Épinal à Strasbourg lors de la libération de l'Alsace en novembre 1918 (vues 29-44) et sur sa blessure et son séjour à l'hôpital temporaire de Renage (Isère) fin 1915 (vues 48-58). - Photocopie d'un manuscrit rédigé en septembre 1959 (vues 1-47) et mai 1961 (vues 48-58).

            L'auteur dédie ces lignes à ses petits-enfants dans cette oeuvre, qu'il nomme lui-même ses "petits propos pour tuer le temps", se voulant optimiste et didactique. Les pages manuscrites ont été reproduites et reliées, ainsi qu'une photographie et la copie du livret militaire d'Henri Mennechet (vues 1-2). La deuxième moitié des mémoires (contenant les chapitres "A l'école de la vie, I et II" et "Propos de Nouvel An"), composée de conseils sur la façon de mener sa vie, n'a pas été numérisée, excepté le passage où il revient sur sa blessure et sa convalescence en 1915.

          • (1 Num 1/100). 4 photographies adressées par Henri Mennechet à ses proches entre 1915 et 1918 (vues 1-8).
            D'abord exempté en 1910 en raison de sa taille, Henri est reconnu apte par le conseil de révision le 4 décembre 1914. Il est affecté au 54e RI, puis au 87e RI en tant que mitrailleur.
            Une carte est envoyée de l'hôpital temporaire de Renage (Isère), où Henri fut convalescent après avoir été blessé par balle à Tahure en octobre 1915 (vues 1-2). Il pose (2e à gauche, au premier rang) avec 8 autres compagnons d'armes, autour d'une mitrailleuse (vue 5) et avec des intruments de musique (vue 7).
            Portraits de Georges Deviercy (beau-frère d'Henri, mort d'une maladie contractée dans les tranchées) et d'Ernest Mennechet (frère d'Henri, sous-officier, tué au bois de la Gruerie en Argonne en mars 1915), (vues 9-10).

        • 1 Num 1/172-3-5 - 

          Papiers famille Rondeau. 1914-1964

          • (1Num1/172/3). Lettre de Félix Rondeau (RSY, classe 1909, n°14) à ses parents auxquels il relate ses premiers combats en se réjouissant de n'avoir pas été blessé, 25 août 1914 ; diplôme de sa médaille militaire à titre posthume, 21 mai 1921.
            Documents concernant son décès : lettres de la Croix rouge allemande qui n'a pas le nom de Félix dans ses listes, [avril 1915], de la mairie de Noyers-Pont-Maugis du 10 avril 1919 qui ne sait pas où se trouve la tombe de Félix ; renvoi de la demande du transfert de son corps par le ministère des Pensions, faute d'information sur son lieu d'inhumation, 20 septembre 1921.

          • (1Num1/172/4). Portrait de Paul Rondeau (RSY, classe 1908, n°2220) du 31 mars 1916 (vues 1-2), et de Paul et son frère, Félix (à droite, vues 3-4) ; citations de Paul à l'ordre de la division (14 avril 1920, vue 5) et à l'ordre du régiment (17 janvier 1918, vue 6).

          • (1Num1/172/5). Lettres envoyées à Marie Rondeau, soeur de Paul et de Félix, par Paul qui lui décrit la vie quotidienne sur le front et dans les tranchées, 1915, 1917 (vues 1-14), par un camarade de Paul sur les circonstances de la mort de celui-ci, 11 mars 1918 (vues 15-16) puis par le lieutenant-colonel Linares pour la remercier du colis qu'elle a envoyé aux soldats en souvenir de ses frères (19 janvier 1918, vues 17-18). - 9 pièces.
            Récit rédigé en 1964 (dact. 4 p.) par Marie, jeune institutrice à Challans lors du début du conflit. Elle y décrit brièvement la vie à l'arrière - elle faisait pousser des pommes de terre dans un coin de l'école pour la cantine - et la perte de ses frères, Félix et Paul, tués et inhumés sur place, et dont les corps seront ramenés après guerre (vues 19-22).

        • 1 Num 1/202-1-3 - 

          Photographies et carnets de guerre de Gustave Bodin (FLC, classe 1914, n°519). Les carnets ont été écrits après guerre selon les notes prises sur le vif durant le conflit, puis retranscrits postérieurement. [1914]-[1965]

          • (1Num1/202/1) Photographies de Gustave Bodin : portrait (vue 1), dans les tranchées et avec ses camarades : il est le 4e à gauche (vue 2), 2e rang, 3e à gauche, avec une médaille (vue 3), 1er rang à gauche (vue 4), 3e à gauche, parmi les sergents et caporaux de sa section (vue 5), 2e rang, 2e à gauche (vue 6) et 2e à gauche (vues 7 et 8). Les tranchées et des trous d'obus (vues 9-12).

          • (1Num1/202/2) 1er carnet : 2 août 1914 - 26 avril 1917. - ms. 180 p
            Affecté à la 26e compagnie de dépôt du 137e régiment d'infanterie en 1914, Gustave Bodin est nommé caporal le 18 novembre (vue 3), puis s'occupe de l'instruction de la classe 1915 pendant 4 mois. Sergent le 14 mars 1915, il part au 89e régiment d'infanterie à Courcelles-sur-Aire (Meuse). Les destructions et les victimes déjà causés par la guerre le bouleversent, il est également impressionné par un duel d'aéroplanes (vue 7).
            Il passe ensuite à la 10e compagnie, à Clermont-en-Argonnes (Meuse), le 24 mars (vue 8) puis à la 9e, le 2 avril, alors que celle-ci se bat dans les tranchées à Vauquois (Meuse). Le 24 mai, ses camarades et lui apprennent aux Allemands la déclaration de guerre de l'Italie en leur envoyant des mots dans les tranchées ; ceux-ci répondent le lendemain.
            Les 13 et 14 juillet, au Neufour (Meuse) son bataillon se bat à la baïonnette sous les tirs et les gaz asphyxiants, Gustave échappe à la mort à plusieurs reprises (vues 22-26) et rampe hors de la tranchée pour aller secourir des blessés. Le 16, Gustave constate que la tranchée avec laquelle ils échangeaient des tirs la veille était en réalité occupée par des Français, le 131e régiment ! Le 19, lorsque la compagnie part au repos, elle ne compte plus que 80 hommes.
            Du 16 au 25 août la compagnie est occupée à la confection de tranchées. Gustave est ensuite affecté au peloton de sapeurs-pionniers-bombardiers dont il est nommé adjudant le 1er septembre 1915 (vue 31) ; il reçoit la croix de guerre le 14 septembre.
            Du 25 au 30 septembre son peloton quitte l'ouest de la Meuse pour se battre dans la Marne autour de Souain-Perthes-lès-Hurlus. Jusqu'en juillet 1916 les soldats sont chargés de construire des réseaux de barbelés, des routes ou des abris à l'épreuve des obus de gros calibres. Ces travaux sont ponctués par les tirs ennemis, qui font des victimes et coupent les lignes de ravitaillement. Début juin 1916, l'explosion d'une mine cause la mort de 120 hommes du 31e régiment d'infanterie (vues 43)
            Le 29 juillet 1916, Gustave part au repos au sud-ouest de la Meuse puis dans la Marne près de Vitry-le-François. Le 2 septembre, le train, passant par Paris, le conduit dans la Somme. Il traverse alors les terrains reconquis sur les Allemands encore jonchés de cadavres (13 au 15 septembre, vues 49-53). Puis ils se battent à nouveau près de Péronne (Somme) : les morts sont nombreux et l'eau manque.

          • (1Num1/202/3) 2nd carnet : 27 avril 1917 - 14 juillet 1919. - ms. 154 p
            Toujours au nord et à l'ouest de Reims, le peloton de Gustave Bodin est occupé aux travaux d'organisation et d'aménagement, les bombardements aériens sont très fréquents. Gustave, souvent occupé à des missions de reconnaissance, compare les abris allemands à des forteresses qui n'ont même pas pu être détruit avant l'abandon, tandis que les Français en 1ère ligne logent dans des niches individuelles creusées à la pelle-pioche (vues 4-5, 13). Les blessés et les morts sont nombreux en raison des bombardements ennemis mais aussi des accidents ; les Allemands ont également piégé les tranchées et abris qu'ils ont fuit (vues 14-15).
            Le 1er septembre 1917, Gustave est nommé adjudant-chef. Du 17 décembre au 4 janvier 1918, il suit une formation près de Soissons puis rejoint son peloton qui vient de quitter les tranchées pour un repos dans l'Aisne et en Seine-et-Marne jusqu'au 22 mars 1918. Le peloton repart au combat dans l'Oise au nord de Noyon. Les civils qui s'étaient réinstallés doivent à nouveau fuir (vues 24-27, 32). Les Français et les Anglais se replient devant l'avancée ennemie. Le lendemain, menacée d'être encerclée, la compagnie est elle-aussi forcée de faire de même.
            Suite à ces combats, la compagnie est mise en repos, puis gagne l'Alsace (près de Montbéliard) marquée par la culture allemande (vues 34-35). Le 19 mai, les Allemands larguent des journaux de propagande anti-anglaise écrits en français (vues 36-37).
            Le peloton quitte l'Alsace le 1er juillet 1918 pour la Marne, au sud de Reims où les bombardements sont intenses. Il s'occupe à des travaux dans les villages et sur les routes ; le chemin est jalonné de cadavres en putréfaction.
            Lorsque Gustave revient de permission le 8 septembre, le régiment s'est déplacé à l'ouest de Reims. Les Allemands reculent, le peloton déblaie donc les routes pour favoriser l'avance des troupes françaises vers le nord de Reims, puis dans les Ardennes. Les civils libérés et affamés acclament les français (7 novembre, vues 66-67). Le peloton est en repos dès le 12 novembre 1918 au nord des Ardennes, puis dans la Marne (9 février) avant de se diriger vers Paris (11 avril). C'est là que Gustave se trouve le 23 juin 1919 lorsque la nouvelle de l'acceptation définitive du traité de paix entraîne des manifestations de joie (vues 75-76). Il y est aussi lors des fêtes de la victoire les 13 et 14 juillet 1919.

        • 1 Num 1/207-1-2 - 

          Photographies et carnets de guerre de Daniel Réau (FLC, classe 1908, n°969), né le 11 juillet 1888 à Antigny et soldat au 137e régiment d'infanterie. 1914-[1990]

          • (1Num1/207/1) Daniel Réau avec un groupe de soldats du 137e RI (assis au milieu, vue 1) en mai 1915 et en 1916 (1er rang, au milieu, vue 2), 1915-1916

          • (1Num1/207/2). Carnet de guerre de Daniel Réau, transcrit, contextualisé et commenté par Roger Bousseau, un de ses lointains cousins [1914-1917]. [1990], 86 p. dact.
            Daniel est sergent artificier au 137e régiment d'infanterie et s'occupe du ravitaillement des régiments en munitions. Dès août 1914, il est envoyé sur le front et rejoint la frontière belge. Son récit est quasi-journalier en ce début de guerre ; il participe à la bataille des Frontières, aux batailles de la Marne, et d'Albert dans le cadre de la course à la mer. Il raconte les combats et sa mission de ravitaillement auprès des régiments.
            Son récit est plus succinct de 1915 à 1917. Il évoque toujours son quotidien et les nombreux combats auxquels il participe sans jamais être blessé. Fervent catholique, il essaie d'assister chaque dimanche aux offices religieux.

        • 1 Num 1/207-3 - 

          18 lettres d'Edmond Réau (Niort, classe 1901, n°1674) né à Cerizay, soldat au 77e régiment d'infanterie à sa famille, présentées et commentées par Roger Bousseau son neveu [1914-1917]. 2000, 35p. dact. 1914-[2000]

        • 1 Num 1/266-7 - 

          Correspondance de Maximin Rimbaud (FLC, classe 1902, n°21) adressée à sa sœur Berthe et à son beau-frère Arsène Ragot, du 18 janvier 1915 au 24 avril 1916. Soldat au 137e régiment d'infanterie de Fontenay-le-Comte, Maximin est blessé le 12 juin 1915 au cours de la bataille d'Hébuterne (Pas-de-Calais). De retour au front le 15 juillet 1915, il participe l'année suivante à la bataille de Verdun où il est fait prisonnier le 12 juin 1916 près de l'ouvrage de Thiaumont (Meuse). Il est interné au camp de Golzern, avant d'être rapatrié en France le 8 janvier 1919. - 17 cartes postales. 1915-1916.

        • 1 J 2032 - 

          Correspondance d'Emile Ferment (348ème régiment d'infanterie) à sa marraine de guerre, Lucienne Mairetet (1892-1976), secrétaire à Paris, et à la sœur de Lucienne, Claire Legrand. - 57 cartes postales.
          Le 1er juin 1916 il est dans le train pour Verdun (vue 18). On apprend qu'il a été blessé (vue 20), il repart ensuite rejoindre son régiment (vues 32-36), le 21 juillet il arrive aux tranchées en Alsace (vue 42). Le 28 octobre il a assisté au conseil de guerre, il ne sait pas encore s'il va être affecté dans une compagnie de tranchée (vue 70). Il déblayer la neige, début décembre (vues 86-88) et casse du bois pour les tranchées en février (vue 108). 1915-1917

        • 1 Num 1/228-1-4 - 

          Correspondance adressée par René Parent (FLC, Classe 1916, n°440) à sa famille du 9 avril 1915 au 19 juin 1917. - 214 lettres et 7 cartes postales.
          Il écrit régulièrement les deux premières années (1915-1916) à ses parents, sa soeur et parfois à ses grands-parents, racontant son quotidien et prenant des nouvelles du pays. L'année 1916 est marquée par son passage dans les tranchées de Verdun où il découvre les atrocités de la guerre. Il meurt deux ans plus tard, le 11 juin 1918 au Ployron dans l'Oise. 1915-1917

          • (1Num1/228/1). 1915 (75 lettres).
            René arrive le 8 avril au dépôt de Cholet (Maine-et-Loire) et écrit sa première lettre à ses parents le lendemain. Ses journées sont rythmées par les marches, les exercices et les entraînements. Début juillet, il part à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire) où il continue son instruction : creusement de tranchées, marches, manœuvres. Il apprend fin novembre son départ pour le front, prenant la direction de Baccarat (Meurthe-et-Moselle - vue 124). A partir du 8 décembre, il n'indique plus de lieu dans ses lettres suite aux consignes de l'Etat-major (vue 131).

          • (1Num1/228/2). 1er semestre 1916 (65 lettres et 3 cartes postales).
            Le 7 janvier, René est nommé grenadier dans son bataillon et cela ne lui plaît guère, pensant cependant qu'il n'existe pas de bons postes dans les tranchées (vue 6). Il stationne dans les Vosges près de Mirecourt où il travaille à la réalisation de boyaux. Le 26 mars, il se retrouve affecté au 405ème régiment d'infanterie dans les environs de Nancy (Meurthe-et-Moselle). Il part pour la première fois en première ligne et évoque ses impressions (vue 62) : heureusement son secteur est assez calme car les lignes françaises et allemandes sont séparées de plus d'un kilomètre. Fin mai, nouveau changement : il part en repos à Dombasle-sur-Meurthe (Meurthe-et-Moselle) avant de repartir vers une destination inconnue.

          • (1Num1/228/3). 2ème semestre 1916 : bataille de Verdun (74 lettres et 3 cartes postales).
            Le 7 juin, il prend la direction de Bar-le-Duc (Meuse) et se retrouve aux environs du bois de la Caillette à la ferme de Thiaumont (Meuse). Le 30 juillet, il décrit l'organisation des tranchées et assiste à un violent combat aérien (vue 27).
            A la fin août, il est au repos et apprend à se servir d'un fusil mitrailleur, nouvelle arme qu'il décrit de façon précise à ses parents (vues 61-62). Il s'inquiète des récoltes et des travaux agricoles se demandant comment cela va se passer les autres années si la guerre continue (vues 55-56). Il apprend également que des prisonniers allemands travaillent aux champs à Saint-Michel-en-l'Herm.
            René passe son vingtième anniversaire en première ligne dans les tranchées de Verdun évoquant des conditions de vie très dures : boue, froid, pluie, manque d'abri... Son moral est bas et il aimerait être auprès de sa famille pour cet évènement : " j'aurais bien préféré être parmi vous mais pour le moment il ne faut pas parler de cela" (vues 100-101 ; 110-111).

          • (1Num1/228/4). 1917 (1 carte postale).
            Le 19 juin, René arrive à Chalindrey (Haute-Marne) où il doit rester quelques jours.

        • 16 J 34 - 

          Journal de guerre de René Octave Grignon (FLC, classe 1915, n° 237) intitulé "A mes chers petits-enfants, en témoignage de mon grand amour", [1977-1978]. - 37 p. ms. (photocopies). Sont annexées des reproductions de photographies, médailles, citations et papiers officiels.

          Incorporé au 65e régiment d'infanterie puis au 91e en mai 1915, René Grignon est nommé caporal en juillet. Il participe durant 3 mois, à partir de février 1916, à la bataille de Verdun, se retrouve dans la Somme dès octobre 1916, puis en Algérie jusqu'en avril 1917, aux Chemins des Dames en mai 1917, et échappe plusieurs fois à la mort. Blessé en juin 1918 dans la forêt de Villers-Cotterets (Aisne), il est fait prisonnier et transféré au camp de Stralkowo (Pologne actuelle). Il travaille quelques mois dans une ferme, ce qui lui rend la captivité moins difficile. Voyant la guerre tourner à l'avantage des alliés, il réussit à s'évader avec d'autres compagnons et rejoint la France par le train en novembre 1918. Tout au long de son récit, il attribue sa vie sauve puis la réussite de son évasion à la protection de la Sainte Vierge.

        • 1 Num 1/177-1 - 

          Correspondance envoyée à Henri Avril (RSY, classe 1895, n°206) par Mélanie, sa femme, et leur fille, Renée. Mélanie, à la ferme de Péault, à Sainte-Pexine, donne quelques nouvelles des cultures et du bétail. Inquiète de le savoir en danger, elle écrit le 17 sept 1916 : " Je vois que ta situation est de plus en plus mauvaise puisque tu me dis qu'elle est presque celle d'un martyr ". - 56 cartes postales. 1915-1919

        • 1 Num 1/190-1-5 - 

          Correspondance de Georges Girard à sa famille du 27 août au 20 novembre 1915, puis du 19 avril 1916 au 30 janvier 1918 (182 cartes postales). Georges Girard (FLC, classe 1914, n°549), brigadier du 104e régiment d'artillerie lourde, 12e, puis 11e batterie, est originaire de Mouzeuil-Saint-Martin. 1915-1918

          • (1Num1/190/1). 1915 et 1er semestre 1916 (23 cartes)
            Du 27 août 1915 au 8 juin 1916, Georges se trouve dans la Marne, à l'est de Reims près de Souain-Perthes-lès-Hurlus, Suippes et Châlons-en-Champagne. Il vit au son des canons et des aéroplanes ; en novembre 1915, il fabrique des bagues pour sa famille (vues 26-34).

          • (1Num1/190/2). Été 1916 (35 cartes)
            Du 16 juillet au 1er septembre, lors de son séjour à l'hôpital à Troyes pour intoxication par gaz, Georges Girard voit arriver des centaines de blessés et malades de la bataille de Verdun (vues 32 et 46).

          • (1Num1/190/3). Fin 1916 - début 1917 (45 cartes)
            Georges Girard retrouve sa batterie près de Revigny-sur-Ornain (Meuse). Le 11 septembre, le perruquier a été tué par un obus, "on lui a retrouvé qu'un bras et une jambe". En janvier 1917, la batterie se déplace vers l'est pour atteindre Provins (Seine-et-Marne) où elle reste un mois avant de partir pour l'Aisne.

          • (1Num1/190/4). Mars - mai 1917 (30 cartes)
            Le 14 mars, les soldats installent les pièces au Charmel (Aisne). Le 21, Georges Girard reçoit son insigne de blessé par les gaz. Il envoie la photographie de son échelon le 27 avril (vues 23-24). Le 18 mai 1917, le campement est établi près de Fismes (Marne), puis de Bourg-et-Comin (Aisne).

          • (1Num1/190/5). 2e semestre 1917 - janvier 1918 (49 cartes)
            Son groupe part ensuite dans l'Aube autour de Troyes, Droupt-Saint-Basle et Méry-sur-Seine. Le 26 juin 1917, de retour de permission, à La Rochelle, George a vu "retirer 15 Sénégalais noyés", leur bateau ayant coulé une vingtaine de jours plus tôt. Puis sa batterie se bat dans l'Aisne, près de Soisson, à partir de la mi-octobre 1917. Le 23, alors que plusieurs hommes ont été tués par les obus, Georges craint que ce soit " ici notre tombeau car voici une quinzaine de bonhommes [qui tombent] depuis 4 ou 5 jours " (vue 78). La semaine suivante les chevaux sont malades, 4 sont morts, "ça doit venir de l'avoine qui était empoisonnée" (vue 84).

        • 1 Num 1/230-1-3 - 

          Photographies, correspondance et carnets de notes de Benjamin Durand (FLC, classe 1894, n°12), soldat au 11e bataillon territorial du génie, rattaché au 2e groupe d'aérostation. [1915]-1918.

          • (1Num1/230/1). Portrait de Benjamin Durand en uniforme militaire (vue 1) ; en partance pour le front avec ses camarades d'Angers le 4 septembre 1915 (2e debout à droite avec un sac à dos - vue 2) ; posant devant un ballon observatoire le 25 juillet 1918 (2e en partant de la gauche - vue 3). S'y ajoute un document relatif à la manœuvre des ballons, reprenant les notions de corderie à l'usage des sections de protection (vues 4-5).

          • (1Num1/230/2). Correspondance adressée à sa femme et à ses enfants, du 20 juillet 1915 au 11 octobre 1918. - 16 cartes postales et 5 lettres.
            En juillet 1915, Benjamin est à Angers au 6e Génie où il effectue différents travaux.
            Le 9 avril 1916, il se trouve à l'hôpital temporaire de Pont-Sainte-Maxence (Oise). Ce repos forcé lui laisse davantage de temps pour écrire et dessiner : le clocher de l'église situé dans le parc de l'hôpital (vue 25), la façade de celui-ci (vue 28) et celle de la chapelle de l'école secondaire Sainte-Marie (vues 29-32).
            Mi-septembre 1916, alors sur le front près de Belloy-en-Santerre (Somme), il décrit dans une longue lettre le lieu où il se trouve : il explique qu'auparavant il y avait un bois (le grand bois), mais que maintenant, le paysage est totalement bouleversé par la guerre : "l'on se demande quel démon a dû passer par là pour pouvoir faire un tel carnage". Les arbres encore debout sont criblés de balles et d'obus ; le village de Belloy-en-Santerre est complètement détruit ; la plaine environnante remplie de batteries et canons, est sillonnée dans tous les sens de boyaux, tranchées, fils téléphoniques ; le ravin est couvert de crapouillots et de mitrailleuses (vues 33-34).

          • (1Num1/230/3). Trois petits carnets où Benjamin Durand consigne diverses notes : son journal de route des années 1916 à 1918, son trousseau (vue 23), des croquis et des cotes (vues 7-9, 26-27), les noms et adresses de ses camarades (vues 54-59).

        • 1 Num 1/149 - 

          Constant Auguste Dubois, (RSY, classe 1902, n° 588), soldat au 24e régiment d'infanterie coloniale, né le 20 oct. 1882 à Poiroux, mort pour la France le 24 avril 1916 à Cerisy-Gailly (Somme). - 6 lettres écrites à sa femme (8 juin 1915-23 avril 1916), portrait en uniforme du 93e régiment d'infanterie où il a fait son service militaire.
          Perpignan (Pyrénées-Orientales), soldat réserviste, père de quatre enfants : demande à sa femme de faire des démarches pour l'obtention d'une permission agricole auprès du maire de Saint-Vincent-sur-Graon (8 juin 1915) ; au sujet des permissions " il ne faut plus y compter, ce sera plutôt de partir pour le front " (13 oct. 1915). Arrivée aux tranchées : " chose qui ne fait guère plaisir, mais il faut bien s'y soumettre " (29 janv. 1916, avec une lettre à sa fille ainée, Marie, âgée de 9 ans) ; le lendemain : " c'est encore un triste dimanche que l'on passe aujourd'hui et sans savoir quand ça finira, ce qui est désolant (30 janv. 1916). Beaufort (Nord) : recommandation à sa femme pour se soigner, départ prévu pour Démuin, dans la Somme (7 avril 1916). Chuignolles (Somme) : " J'ai fait mes Pâques ce matin, mais j'aurai mieux aimé les faire comme l'an dernier à Saint-Sornin (…). Je ne demande qu'une chose à Dieu, c'est qu'il m'accorde cette grâce de pouvoir les faire l'année prochaine " ; montée en deuxième ligne prévue le lendemain (23 avril 1916, veille de son décès des suites de blessures à Cerisy-Gailly). 1915-1916

        • 1 Num 1/168 - 

          Correspondance d'Auguste Rochais (RSY, classe 1901, n° 1244) à Florentine, sa femme. - 6 lettres.
          Dans la nuit du 25 au 26 septembre 1915, alors que sa compagnie est en train de creuser un boyau reliant les 1ères lignes de tranchées françaises aux tranchées prises à l'ennemi et que le 293e régiment est en avant-poste, les Allemands reprennent le terrain conquis après un combat à la baïonnette et au couteau. Début octobre, sa compagnie se trouve en réserve au bois d'Auzé (près de Ville-sur-Tourbe, Marne).
          Le 21 mars 1918, intoxiqué par les gaz, Auguste est évacué et part en convalescence en mai à Bussy-le-Château (Marne). 1915-1918

        • 1 Num 1/224-1-3 - 

          Photographie, correspondance et carnet de guerre d'Emile Olivier (Aube, classe 1911, n°319). De 1914 à 1918, il est affecté à plusieurs régiments d'infanterie (156e, 10e, 161e et 208e notamment). [1915]-1919

          • (1Num1/224/1). Photographie d'Emile Olivier (dernier rang, 1er à gauche).

          • (1Num1/224/2). Correspondance adressée à son frère et à son père (5 mars 1915-11 juin 1919). - 68 cartes.
            En décembre 1915 (vue 23), il est soigné pour une blessure au bras, sa convalescence cesse en juillet 1916. Il est à nouveau blessé en août 1918 et rejoint sa compagnie en octobre.

          • (1Num1/224/3). Carnet dans lequel il mentionne les lieux où il se trouve du 20 février 1915 au mois de décembre 1918. Le carnet comporte également une carte de la Champagne dessinée à la main en octobre 1915 (vue 21), des consignes (vues 22-30) et la transcription de sa citation du 16 août 1917 (vue 30).

        • 1 J 2001 - 

          Gaston Babin (1890-1949), adjudant au 93e régiment d'infanterie, 1914-1939. - 8 documents et 19 photographies.
          Laissez-passer délivré à Mme Babin pour aller voir son fils Gaston, blessé, à l'hôpital de Ribérac (Dordogne), 1915 ; lettres qu'il adresse à sa mère et à son neveu alors qu'il est prisonnier à Darmstad, dans lesquelles il détaille tous les colis qu'il a reçus et leur contenu, 1918 ; sa carte d'identité. Généalogie. (vues 1 à 14)
          Portraits de Gaston Babin, seul et entouré d'autres soldats ; photographies de ses médailles militaires. (vues 15 à 52)
          Carnet à souche de cotisations de la section des Anciens combattants A. P. G. des cantons de Saint-Gilles, Saint-Jean-de-Monts et Les Sables-d'Olonne, 1939. (vues 53 à 93). 1915-1939

        • 1 Num 1/215-1-3 - 

          Photographies et correspondance de Georges Sachot (FLC, Classe 1916, n°1141), né le 9 février 1896 au Boupère et soldat au 100e régiment d'infanterie ; suivent deux lettres écrites en février 1959 par Marcel Charrier, un ancien camarade de régiment, dont une évoque les circonstances de sa blessure à l'oeil en 1917. 1915-1959

          • (1Num1/215/1). Portrait de Georges Sachot en tenue du 100e régiment d'infanterie (vue 1) et 4 photographies de groupes où il apparaît : le 27 mai 1915, Georges pose avec ses camarades de Cholet où il s'exerce aux manoeuvres (dernier rang, 3e en partant de la droite - vue 2) ; photographie avec son escouade du 135e RI en mars 1916 (dernier rang, 2e en partant de la gauche - vue 3) ; posant avec des soldats du 100e RI, il est le seul à porter un calot (vue 4). Sur la dernière photographie, il est au fond à droite et devant lui se trouve son ami Louis Auguste Puaud, originaire également du Boupère et mort en 1918 dans la Marne (vue 5).

          • (1Num1/215/2). Correspondance de Georges adressée à sa marraine Léontine Soulard du 1er mai 1916 au 9 février 1918. -3 cartes postales et 10 lettres. Soldat à la 5e compagnie du 100e régiment d'infanterie, il évoque son quotidien difficile dans les tranchées et prend régulièrement des nouvelles du pays.
            En octobre 1916, Georges est aux tranchées et écrit qu'il va bientôt être relevé afin de partir en réserve à l'arrière. Il évoque le travail de la vigne avec Léontine qui habite à La Flocellière, car c'est la période des vendanges, et regrette de ne pas pouvoir aider les gens du village dans cette tâche (vues 3-6).
            Le 2 janvier 1917 de retour de permission, il se retrouve directement en première ligne "il a fallu aller rejoindre les copains qui étaient en ligne et ça me faisait pas trop plaisir car ils étaient à la droite de la Côte-du-Poivre (Meuse) et je t'assure que ce n'est pas la belle vie car on était dans la boue jusqu'au ventre et les obus tombaient". Il se trouve alors du côté de Verdun (Meuse), où l'hiver est particulièrement rigoureux et où de nombreux soldats sont évacués pour cause de pieds gelés (vues 7-10).
            Le 14 février, toujours en première ligne aux tranchées de Talonne près de Verdun, il raconte que le plus dur pour lui est la garde qu'il doit effectuer la nuit dans le froid. Il espère que le temps est plus doux en Vendée et s'inquiète auprès de sa marraine de la culture du chou (vue 12).
            Début mars, il est en Alsace où il se repose après un voyage effectué en train. Le 30 mars, il est de nouveau en première ligne mais il occupe un poste de téléphoniste et s'y trouve plutôt bien, étant installé dans un abri (vue 18).
            En juin, son régiment est au repos au camp d'Arche près d'Epinal (Vosges) mais part de nouveau en train pour se rendre dans les tranchées en Champagne.
            Il est blessé le 10 novembre 1917 par éclat de torpille à la paupière droite ; il évoque cette blessure dans une lettre du 19 novembre, disant qu'il va mieux et qu'il va sans doute partir quelques jours en convalescence (vue 24).

          • (1Num1/215/3). Deux lettres écrites en février 1959 par Marcel Charrier, ancien soldat et camarade au 100e régiment d'infanterie. Il demande à Georges de signer un témoignage pour l'obtention d'une décoration militaire (vues 1-2) et il évoque dans la deuxième lettre, les circonstances de sa blessure à l'oeil en novembre 1917 (vues 3-4).

        • 1 Num 1/166 - 

          Lettre-récit du 6 juillet 1916 adressée par Louis Monnier, (Vannes, classe 1904, n°64) à sa femme Renée Marquis. Il raconte trois jours de péripéties lors de la bataille de Verdun (du 22 au 24 juin 1916) pendant lesquels il a risqué plusieurs fois de perdre la vie. Il évoque les tirs d'obus, les conditions de son gazage et de ses blessures et sa mission de médecin (vues 1-15). Portrait en pied de Louis Monnier. Le verso est adressé à son frère le 4 août 1916 depuis Vittel. Il lui transcrit la citation qu'il a obtenue suite à ces évènements (vues 16-17).

        • 1 Num 1/278-1 - 

          Agenda du premier trimestre 1916 tenu par un soldat (Jean Noisy ?) en poste dans la Marne près de Châlons-en-Champagne. Seuls les mois de janvier et février sont complétés : il expose brièvement ses journées de guerre, apprend sa nomination de lieutenant (vue 7), effectue un vol d'une heure au-dessus des secteurs d'attaque de Champagne (vue 9) et note ses réflexions personnelles. Code de signaux et alphabet morse (vues 10-12).
          Seules les pages imprimées ou comportant des indications relatives à la guerre ont été numérisées.

        • 1 Num 1/162-1-2 - 

          Photographies et documents administratifs d'Eugène Fumoleau (RSY, classe 1911, n°1334), prisonnier de guerre interné en Suisse pour être soigné. 1916

          • (1Num1/162/1). Photographie des conscrits de Chantonnay de la classe 1911 ? (vue 1) puis d'Eugène, interné en Suisse posant avec d'autres soldats blessés, 1917 (vues 2-6) (Eugène est signalé par une flèche ou une croix sur chaque cliché).

          • (1Num1/162/2). Certificat du médecin de la station d'internement des prisonniers de guerre de Champéry (Suisse), 12 février 1917 ; certificat pour le port d'un chevron pour blessure, 16 février 1917 ; rapport de la clinique de Florissant (Suisse) sur l'internement d'Eugène, 20 décembre 1917.

        • 1 Num 1/254-2-4 - 

          Correspondance d'Ernest Suire (FLC, Classe 1917, n°217) soldat puis caporal dans l'infanterie coloniale, adressée à ses parents et à sa sœur Augustine, du 10 février 1916 au 24 novembre 1918. - 69 cartes postales.
          Ernest évoque peu la guerre, parlant principalement de sa santé, de ses camarades et de ses voyages. Il prend très régulièrement des nouvelles de sa famille, de son village et des travaux agricoles. Voyageur dans l'âme, il est volontaire pour partir en Orient en avril 1917. Son séjour dans les Balkans le conduit à Salonique, mais atteint d'anémie, il est rapatrié quelques mois plus tard à Marseille. Il reste en stationnement dans le sud de la France une grande partie de l'année 1918, avant de repartir dans les colonies à la toute fin de la guerre. 1916-1918

          • (1Num1/254/2). 1916. - 10 cartes postales.
            Le 10 février, Ernest est à Brest où il poursuit son instruction militaire. Il espère obtenir une permission de 15 jours avec l'accord du maire de sa commune, pour venir aider ses parents aux travaux des champs durant l'été (vues 2-4). Il reste en Bretagne jusqu'à la mi-juillet et part ensuite en permission.
            A la fin de l'année, il est dans le sud de la France, à Toulon et s'apprête à rejoindre le camp du Courneau près de Bordeaux (vue 20).

          • (1Num1/254/3). 1917. - 32 cartes postales.
            Le 28 janvier, au camp du Courneau dans l'attente de rejoindre la Côte d'Azur. A cette période, Ernest Suire est dans un bataillon de tirailleurs sénégalais mais comme il souffre d'anémie, il est envoyé dans un bataillon "d'étape", le 22e bataillon indochinois constitué de travailleurs et d'ouvriers (vue 6).
            Le 13 avril, en route pour les Balkans, il envoie des cartes de Bizerte en Tunisie (vues 11-16). Son trajet en bateau se poursuit pour rejoindre Salonique, tout heureux de découvrir de nouvelles contrées. Le 22 mai, il travaille au camp de Zeitenlik, au magasin de fournitures d'équipement pour les soldats qui partent au front. Sa mère s'inquiète de le savoir si loin mais il la rassure " à quoi bon s'en faire puisque je suis très bien où je suis. Je mange bien, dort bien et ne suis pas trop en danger " (vue 22). Evacué malade de Salonique, il se retrouve le 23 juillet à l'hôpital de Marseille où il donne des nouvelles rassurantes " je n'ai pas de fièvre, je prends du fortifiant et mange ce que je veux. " (vue 28).
            Le 10 novembre, de retour auprès de ses camarades au camp de Valescure à Saint-Raphaël (Var), il prend en charge la transmission des informations et effectue les trajets en vélo entre les différents commandements : " je fais le cycliste ". Le 19 novembre, il attend sa nomination de caporal (vue 48), qui sera effective le 11 décembre, et qui le satisfait pleinement, même s'il reconnaît avoir sans doute été un peu pistonné par le sous-lieutenant (vue 60).
            Très attentif à sa famille, Ernest tente de réconforter sa soeur qui est bien triste en pensant à son aimé, également sur le front : " il faut espérer qu'un beau jour qui est peut-être plus proche que l'on pense, Dieu vous unira tous deux " (vue 52).

          • (1Num1/254/4). 1918. - 27 cartes postales.
            Le 12 mai, Ernest est basé au camp du Caïs à Fréjus. En juin, il est réquisitionné pour lutter contre les incendies, nombreux dans la région à cette période et a bien conscience d'être privilégié : " enfin malgré tout je ne me plains pas, je n'en ai pas le droit " (vue 24). Au camp, il s'occupe de " l'ordinaire " de la compagnie, de la cuisine des officiers et continue à faire le cycliste (vues 32-34). Une certaine lassitude l'entraîne à moins écrire et quand ses parents lui en font reproche, il répond " pas de nouvelles, bonnes nouvelles " (vue 44). Début novembre, il repart en Orient passant en Italie par Pise, Rome, Bari et Tarente (vues 47-54).

        • 1 Num 1/223-1 - 

          Agenda de l'armée française (30e année : oct. 1916- déc. 1917) contenant les noms des commandants, les emplacements des troupes, des informations sur les indemnités, l'habillement, les tactiques de combat, l'armement, etc.
          Cet agenda appartient à Pierre Fournier (RSY, classe 1909, n°816), dans lequel il prend quelques notes en listant notamment les lieux où il se rend d'août [1914] à août 1918.
          Seules les pages imprimées ou comportant des inscriptions ont été numérisées. 1916-1918

        • 1 Num 1/160-67 - 

          Pièces concernant Auguste Rouyer (1887-1968), originaire du Finistère, soldat du 48e régiment d'infanterie, plusieurs fois blessé, croix de guerre avec palmes, et sa femme, Julie, née Kerroux, institutrice. 1916-1960

          • (1Num1/160/67). Photographie des époux et de leurs 2 filles [1917].

          • (1Num1/160/67). Coupure de presse racontant l'histoire de Julie Rouyer, institutrice, partie comme préceptrice en Russie de juillet 1914 à 1917, [1960, vue 1]. La présence de sa femme en Russie valut à Auguste Rouyer, alors sur le front, d'être nommé à l'état major du commandement russe en décembre 1916 alors qu'il ne parlait pas un mot de cette langue. Après quelques mois et à sa demande, il retrouva les champs de bataille (son ordre d'affectation daté du 14 déc., vue 2).

          • (1Num1/160/67). Carnet de chansons publié par l'UNC, à l'occasion du XXe anniversaire de la fondation du groupe de la Loire Inférieure (1919-1939) dans lequel on retrouve des textes d'Auguste Rouyer.

        • 1 Num 1/182-1 - 

          " Tableau d'honneur de la 7ème compagnie du 84ème régiment d'infanterie territoriale " (80 p. env.) : récit des faits d'armes et citations des hommes de la compagnie pour les périodes d'août 1914 à juillet 1917 et décembre 1917 à janvier 1918, complétés par les listes des soldats et officiers ayant obtenu la croix de guerre (vue 5), des hommes morts au champ d'honneur (vue 6) et des hommes du recrutement de Fontenay-le-Comte (vues 31-33) ainsi que de photographies d'officiers : Louis Simmonet (vue 2), Francis Eon (vue 20) et Fernand Baudillon (vue 40). 1917-1918

        • 1 Num 1/138-1 - 

          Correspondance envoyée par Séraphin Bonneau (RSY, classe 1911, n°1182) à sa future femme, Armantine Giraud, de septembre 1917 à mai 1918. - 5 cartes postales.
          Il évoque parfois son quotidien et surtout, le 18 mars 1918, il raconte une de ses nuits mouvementées au front : les gaz asphyxiants, les bombardements et sa voiture coincée dans un trou d'obus. 1917-1918

        • 1 Num 1/174-1-2 - 

          Papiers de Maurice Focillon (Dijon, classe 1905, n°1081), soldat au 359e régiment d'infanterie, né le 24 juillet 1885 à Alise-Sainte-Reine (Côte-d'Or) et décédé en 1958. [1917]-1918

          • (1Num1/174/1). Photographies de Maurice avec d'autres soldats dans la Somme (1er à droite) et lorsqu'il est prisonnier de guerre au camp III de Münster ; souvenir de la communion pascale lors de sa captivité au camp de Darmstadt du 25 juillet au 19 novembre 1918.

          • (1Num1/174/2). 3 cartes postales constituant une seule correspondance adressée à Berthe Focillon, sa soeur, le 10 décembre 1918. Il se trouve à Strasbourg où, la veille, a eu lieu l'entrée triomphale de Clemenceau et de Poincaré avec défilé en costumes traditionnels, drapeaux, fanfares, chants, pleurs et cris.

        • 1 J 2732 - 

          Papiers de Joseph Giraud (LRY, classe 1911, n°740) :
          Texte de la chanson " Si vous avez aimez ", citations n° 47 et 168 à l'ordre de l'armée pour sa participation aux combats des Eparges (Meuse), congé de réforme (1917-1918) et suivi médical et administratif (1921-1942), cartes de combattant et d'invalidité (1937,1941), copie de la décision du conseil de famille, réuni à la justice de paix de La Roche-sur-Yon, nommant un subrogé-tuteur à ses enfants mineurs après son décès survenu le 7 juin 1942 (1942), concession de pension à sa veuve (1944). 1917-1944

        • 1 Num 1/92 - 

          " La nouvelle Marseillaise ", version adaptée par Cécile Bélissont à Réchicourt (Meuse ?), le 29 janvier 1918. - 2 p., ms.

        • 1 Num 1/167-2 - 

          2 cartes postales envoyées fin 1918 par Constant Barboteau (RSY, classe 1910, n°524). Parti sur le front oriental, il a visité Beyrouth où la tuberculose a fait de nombreux morts.

        • 1 Num 1/91 - 

          Un syllabaire illustré réalisé par Wartel, instituteur à Aniche (Nord), pour pallier la pénurie de livres scolaires, 1er janvier 1918. - 48 p. , ronéot.

        • 1 Num 1/79 - 

          Cahier de chants de Frédéric Callaud, soldat au 65e R.I., rédigé à Chigy (Les Sièges, dans l'Yonne) en juillet 1919. - 86 p., ms., avec table des matières.
          Il a également consigné, sur trois pages en fin de cahier, son retour depuis le front oriental en septembre 1918. 1918-1919

        • 1 J 2045 - 

          Récapitulatif des citations et blessures, reçues lors de la Première Guerre mondiale, par Georges Musset (LRY, classe 1910, n°117), caporal au 64e RI, en vue d'obtenir la médaille militaire ; réponse défavorable de l'armée en 1934. Carte des zones de combat (impr.). Ephémérides des années 1914 à 1917 de la guerre (supplément de La Croix publié les 1er et 2 septembre 1918). 1918-1934

        • 16 J 32 - 

          Journal de guerre intitulé "Bloc-notes, campagnes du front, années 1916-17-18" écrit par Bazile Gonnord (FLC, classe 1900, n° 222), du 18 janvier 1916 au 31 janvier 1919.
          Père de 3 jeunes enfants, Bazile Gonnord est incorporé au 51e régiment d'artillerie, et part en campagne le 18 janvier 1916. Il se retrouve engagé dans la bataille de Verdun d'avril à juillet. Nouvelles offensives sur Verdun à compter de novembre jusqu'à la mi-février 1917. Le 28 mars suivant, il note : "affluence énorme de troupes, une quantité formidable d'artillerie, que se prépare-t'il ? " ; le régiment se trouve au sud du Chemin des Dames pour une attaque le 16 avril. Depuis le 1er avril, il est affecté au 266e régiment d'artillerie et reste dans l'Aisne jusqu'au 21 novembre 1917. Son régiment participera à de nombreuses batailles, en Belgique, dans la Marne, en Lorraine et en Champagne, et c'est en Alsace qu'il apprend l'Armistice. Il est démobilisé le 1er février 1919. - [58] p. ms. (photocopies). 1916-1919

        • 1 Num 1/194-1 - 

          Récit de Joseph BITEAUD (FLC, classe 1912, n°129), de son service militaire (oct. 1913) au 5 septembre 1914, écrit après guerre. - ms. 19 p.
          Il appartient à la 7e batterie du 51e régiment d'artillerie. Le conflit déclaré, il participe à la bataille de Maissin (22 août 1914) et à la bataille de Sedan (24-27 août 1914). [1919]-[1950]

        • 1 J 2099 - 

          Faire-part de décès de Paul-Lucien Genuer, maire de La Roche-sur-Yon, le 1er juillet 1919.

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