Les archives de la Vendée

Imprimer cette page

Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours Inventaire complet (pdf)

  • Préparation de la reconquête du Midi, mai-juillet 1815

    • Investigations secrètes dans le Midi pyrénéen

      Présentation du contenu :

      Il y a deux chevaliers d'Orgeais, frères, qui se relaient dans la correspondance, l'un signant d'une croix par discrétion. De Toulouse, les signatures a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. peuvent être de Léopold ou d'Auguste de Rigaud ou encore de Barthélémi.


      • Nouvelles transmises par Ax, sur Toulouse et l'Ariège

        • 1 Num 124 5/37 - 

          Copie de plusieurs lettres du chevalier d'Orgeis (sur une feuille). 1815

          2 vues  - Copie de plusieurs lettres du chevalier d'Orgeis (sur une feuille). (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          - ([Ax], 14 mai) Le destinataire d'une lettre attendue de Toulouse a dû la lire à la hâte et la brûler avant qu'elle ne soit saisie, aussi vaudrait-il mieux payer des exprès que de se confier à la poste ; elle témoignait d'un retour au système de 93 (inquisition policière) et signalait que Bonaparte n'avait pas réussi à mobiliser les gardes nationales, et qu'il ne dispose au plus que de 250.000 hommes de troupe de ligne, dont 10.000 seulement dans le Midi ; la guerre de la Vendée s'étendant, un régiment de Toulouse a dû y partir le 7 mai ; M. de Rigaud ne serait toujours pas libéré.

          - ([Ax], 15 mai) Une action serait encore trop précoce mais, la population étant armée, il ne lui faut que des munitions de guerre et l'assurance que les premiers volontaires seront reçus à Puigcerdà, puis soldés ou secourus le temps de leur mobilisation ; Bonaparte est parti à la guerre tandis que les plus gros imposables de Toulouse sont taxés de 1.200.000 F au titre d'un emprunt forcé.

          - ([Puigcerdà], 17 mai) Copie à la suite de la réponse à ces deux lettres : on autorise d'Orgeis à garder 300 F pour ses frais, ceux des exprès et de l'achat de poudre et de balles, sur les 800 F destinés à M. de Falguera ; l'arrivée d'un régiment [espagnol à Puigcerdà] ne laisse pas de place aux volontaires français attendus, aussi faut-il plutôt les rassembler en Andorre, où M. de Castelet leur remettra 20 sous par jour jusqu'à ce qu'on puisse pourvoir aux rations.


        • 1 Num 124 5/38 - 

          Ax, 8 juin 1815

          2 vues  - Ax, 8 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          D'Orgeis maintient les correspondances avec tout le Midi via Toulouse mais, risquant à tout moment d'être obligé de se cacher, il demande qu'on lui écrive sous double enveloppe chez Bélestat, négociant à Ax, et que les lettres de Perpignan qui passent par lui, soient adressées au nom d'Antoine Royer, à Ax ; lui-même signera désormais d'une croix et, s'il est caché, son frère le remplacera ; à Toulouse, c'est M. de Rigaud, frère de celui qui est auprès du Prince, qui le renseigne ; un ouvrier ira fabriquer des cartouches en Andorre dès que les balles y seront arrivées, mais les fusils ne peuvent être livrés sans danger tant il y a d'espions et de militaires, certains fortifiant l'accès des villes, et les gardes nationales partant garnir les places frontières en remplacement des troupes de ligne, comme à Mont-Louis dont Roquemaurel, qui pourrait être très précieux à la cause, perd le commandement pour aller former des chasseurs de montagne à Foix.


        • 1 Num 124 5/39 - 

          12 juin 1815. Llívia

          3 vues  - 12 juin 1815. Llívia (ouvre la visionneuse)

          3 vues

          Présentation du contenu :

          Joseph Sans Cadit, de retour d'un voyage en poste à Nîmes et à Toulouse, témoigne de l'état d'esprit du Midi travaillé par la propagande révolutionnaire, qui tend à préparer une République " si Napoléon, qui en donne sourdement l'élan, ne peut soutenir son ambition sous le titre d'empereur " ; celui-ci paraît s'être préparé à la guerre plus vite que les alliés ; l'entrée de l'armée espagnole provoquerait le ralliement de milliers de volontaires royaux ; il propose de former le blocus de Perpignan et de Mont-Louis avec respectivement 7.000 et 3.000 hommes, auxquels s'ajouteraient 2.000 hommes dans l'Ariège en vue du blocus de Bayonne, seule autre place pouvant appuyer la retraite d'une armée qui leur serait hostile ; le Midi une fois tombé, on marcherait sur Lyon ; il a découvert que Napoléon avait dépêché auprès des membres de la famille royale des émissaires chargés de se mettre à leur service, et de préparer le même jour un attentat sur leurs personnes ; lui-même est prêt à repartir en mission en France ; il faut le joindre chez M. Salsas, de Perpignan, qui est à Llívia, près Puigcerdà.


        • 1 Num 124 5/40 - 

          Copie de plusieurs lettres de M. d'Orgeis. 1815

          2 vues  - Copie de plusieurs lettres de M. d'Orgeis. (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          - (11 juin) Des lettres de Nantes annoncent que le général Travot aurait été battu à Cholet, tandis que 40.000 Anglais, Portugais et Russes auraient débarqué en Vendée, et que les troupes envoyées contre eux se rallient.

          - (11 juin) Léopold de Rigaud a été arrêté le 10 à Chalabre [Aude].

          - (13 juin) Les arrestations se multiplient dans le Midi et le chevalier d'Orgeis étant en fuite, c'est son frère qui prend la relève de la correspondance, tout en annonçant qu'une autre personne pourra le remplacer au cas où il serait empêché à son tour.


        • 1 Num 124 5/41 - 

          Billet inquiétant sur la situation d'Ax (s.d.). 1815

          1 vue  - Billet inquiétant sur la situation d'Ax (s.d.). (ouvre la visionneuse)

          1 vue


        • 1 Num 124 5/42 - 

          (Toulouse, 16 juin) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. [soit a.a.l.m... De Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Angoulême ?] 1815

          2 vues  - (Toulouse, 16 juin) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. [soit a.a.l.m... De Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Angoulême ?] (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          Il signale l'échec du recrutement fédératif de la garde nationale à Toulouse, le début des hostilités dans le Nord le 10 juin, et l'accroissement formidable des troubles en Vendée et en Bretagne, où se trouve Wellington et où l'on attend le roi.


        • 1 Num 124 5/43 - 

          Autre copie de lettres de M. d'Orgeis, à Du Vivier. 1815

          2 vues  - Autre copie de lettres de M. d'Orgeis, à Du Vivier. (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          - (18 juin) M. de Rigaud a été libéré ; la troupe de ligne en Ariège est partie pour la Vendée, mais on organise des chasseurs de montagne ; le général Lafitte, commandant l'Ariège, dispose de cinq espions auprès des émigrés en Espagne.

          - (19 juin) L'Ariège est acquise aux royalistes mais trop surveillé pour qu'il s'y passe aucun mouvement avant l'entrée des Espagnols. [Observation de Du Vivier : ] " M. d'Orgeis étant un gros propriétaire… on ne doit point être étonné qu'ils redoutent une guerre de partisans qui les exposerait. ".


        • 1 Num 124 5/44 - 

          Autres lettres secrètes, 19-26 juin 1815

          9 vues  - Autres lettres secrètes, 19-26 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 19 juin [et sans doute quelques jours après]) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. décrit un défilé bonapartiste à Toulouse, ville où le général Decaen lève un emprunt forcé sur 130 individus présumés royalistes, mais l'on vient d'apprendre la déroute de Napoléon, qui est de retour à Paris (vues 1-2).

          - (Toulouse, 9 juin) Affiche imprimée de l'emprunt forcé, transmise avec la lettre précédente (vue 3).

          - (Vielha, 22 juin) Le chevalier de Toucheboeuf, qui signera désormais d'un X, rend compte à Du Vivier que la frontière paraît aussi fermée dans le Val d'Aran qu'à Puigcerdà, et qu'il ne voit pas comment soulever les conscrits réfractaires, car les autorités ne les poursuivent pas et que par ailleurs on ne peut pas les payer (vues 4-5).

          - (Toulouse, 26 juin) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. rapporte qu'on a fêté à Toulouse [les 18 et 19 juin] les victoires des 15 et 16 juin, mais l'on vient d'apprendre la déroute de l'armée française et, ce matin-même 26, la déchéance de Bonaparte, ce qui a aussitôt suscité spontanément une bruyante manifestation royaliste en ville (vues 6-7).

          - (Paris, 21 juin) Lettre transmise avec la précédente, envoyée depuis Paris par un homme fréquentant les ministres (vues 8-9).


        • 1 Num 124 5/45 - 

          Autres lettres secrètes, 27-30 juin 1815

          8 vues  - Autres lettres secrètes, 27-30 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          8 vues

          Présentation du contenu :

          - (Ax, 27 juin) le chevalier d'Orgeis annonce la défaite de Bonaparte et son retour à Paris où il a été déchu (vues 1-2).

          - (Toulouse, 30 juin) a. a. l. m. d. s. a. r. m. l. d. d. rapporte que les maréchaux Ney et Masséna, mis hors la loi par les chambres, ont ordonné l'arrestation du gouvernement par la garde nationale de Paris, et fait reconnaître Louis XVIII comme roi de France (vues 3-4).

          - (Ax, 30 juin) Le chevalier d'Orgeis réaffirme que la présence militaire est telle qu'aucun mouvement n'est possible de Bayonne à Perpignan sans l'appui des Espagnols, et pour l'écrire, il y met l'autorité que lui confère l'organisation des royalistes de l'Ariège en 1813, mission qui lui a été confiée par Bénigne et Ferdinand de Berthier (vues 5-6).

          - ([Ax], 30 juin) le chevalier d'Orgeis, qui signe X, a remis les ordres du Prince, transcrits en quatre exemplaires, au préfet provisoire [de l'Ariège] et aux commandants d'arrondissement, afin qu'ils déclarent de quelles forces ils disposeront pour son entrée en France, mais les troupes affluent, désertent en partie et renforcent aussi Mont-Louis (vues 7-8).


        • 1 Num 124 5/46 - 

          (Toulouse, 26 juin-3 juillet) 1815

          6 vues  - (Toulouse, 26 juin-3 juillet) (ouvre la visionneuse)

          6 vues

          Présentation du contenu :

          Les alliés sont aux portes de Paris où se dirige le roi, à la tête de 20.000 gardes nationales, tandis que 150 patriotes de 1793 ont été massacrés à Marseille, où le pouvoir est aux mains d'un gouvernement provisoire, qu'il y a eu 30 morts à Montpellier et que le drapeau blanc flotte à Agde, Béziers, Aix (une lettre à l'encre sympathique arrivée le 5 juillet, original et deux transcriptions).


        • 1 Num 124 5/47 - 

          (Ax, 5 juillet) 1815

          2 vues  - (Ax, 5 juillet) (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          Castellet de Savignac rend compte au général de Caldaguès, qui est à Puigcerdà, qu'ayant voulu attaquer 160 hommes partis d'Ax, pour s'emparer de leurs armes, il n'y eut qu'une échauffourée de nuit avec quelques cavaliers, avant qu'il ne fasse brûler la forteresse en bois d'Ax, mais la tension est extrême et M. d'Orgeis, qui ne veut fournir aucun homme, se montre très décevant (n°24).


        • 1 Num 124 5/48 - 

          Autres lettres secrètes, 6-13 juillet 1815

          6 vues  - Autres lettres secrètes, 6-13 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

          6 vues

          Présentation du contenu :

          - (Montagnes d'Orgeis, 6 juillet) Le chevalier d'Orgeis a pu faire passer M. Barthélemi dans les montagnes d'Orgeis, qui va gagner Toulouse seul, car il y a tant de troupes que lui-même renvoie ses compagnons à Puigcerdà, ainsi que son frère dès qu'il aura vu de nuit le colonel de Roquemaurel (vue 1).

          - (Toulouse, 7 juillet) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. envoie des journaux de Paris témoignant qu'on y craint le retour de la troupe, et il signale qu'à Montpellier, les 1.500 royalistes qui ont chassé le général Gilly et arboré le drapeau blanc, ont dû refluer devant plusieurs milliers de paysans protestants, comme ce fut le cas à Agen, et alors que des royalistes qui tiennent Béziers sont en situation critique (vues 2-3).

          - Arsenal de Toulouse, situation au 5 juillet (vue 4).

          - (Toulouse, 13 juillet) Lettre anonyme signalant la réception, l'avant-veille, par les autorités, des lettres et imprimés de M. de Vitrol annonçant le retour de Louis XVIII à Paris ; il est faux que les Vendéens aient fait la paix et que La Rochejaquelein et leurs chefs se soient joints à l'Armée de la Loire [contre les alliés] ; Suchet, loin d'être victorieux, a fui Lyon pour l'Armée de la Loire ; on attend 60.000 volontaires royaux de Provence et du Bas Languedoc, joints aux troupes du roi de Naples, pour dégager Montpellier puis Toulouse, où les autorités résistent en attendant des ordres du roi lui-même ; elles y ont armé 500 fédérés et restent fidèles à Napoléon qu'on dit être à Niort, en route pour Rochefort et l'exil, mais qui se trouve vraisemblablement avec l'Armée de la Loire ; il n'y a pas 3.000 hommes de troupe à Toulouse, beaucoup désertent, et il faudrait faire entrer les Espagnols (vues 5-6).


        • 1 Num 124 5/49 - 

          (21 juillet, Toulouse) 1815

          1 vue  - (21 juillet, Toulouse) (ouvre la visionneuse)

          1 vue

          Présentation du contenu :

          Auguste Rigaud signale que le commandant du mouvement insurrectionnel de Limoux est Henri de Majorel.


      • Nouvelles de Perpignan transmises sur des billets à l'écriture minuscule

        • 1 Num 124 5/50 - 

          Quatre premiers billets, 12-16 juin 1815.

          2 vues  - Quatre premiers billets, 12-16 juin 1815. (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          - (Perpignan, 12 juin) Le général Fressinet a publié, le 31 mai, une proclamation très antiroyaliste pour tenter d'enrayer la désertion des troupes ; à Perpignan, l'Espagnol Pujol n'a réussi à rallier que 40 autres réfugiés comme lui, mais les Miquelets y sont un millier, quoique sans uniforme ni solde ; le 4 juin, 24 sergents majors de plusieurs régiments de la garnison ont poussé des acclamations et des chants royalistes au cours d'un repas, comme le rapporte l'aubergiste Serda qui les servait ; des retranchements fortifient les abords de Perpignan, et le colonel en demi-solde Pelegri, fils d'un cafetier de Perpignan, a été affecté au commandement de Collioure ; le courrier du 11 annonce le ralliement d'un maréchal à Louis XVIII ; ce même 11 juin, ont été jugés par une commission militaire sept individus compromis dans le mouvement insurrectionnel de Saint-Laurent-de-la-Salanque ; Vincent Bouran, le patron pêcheur qui avait transporté le commandant d'Escars, et le fils d'Honoré Bouillé, un conscrit qui avait tué un gendarme, ont été fusillés, tandis que Honoré Macasson et Antoine Couré ont été condamnés aux galères, les autres élargis, mais leurs trois avocats, Tastut-Collet, Parespy et Joubert-Compagne, quoique libéraux, ont été arrêtés et transférés à Toulouse, de même que le substitut du procureur impérial, Puigari (n° 4/1).

          - (Perpignan, [entre le 12 et le 18 juin]) Perpignan a été mis en état de siège le 11 juin, en même temps que les insurgés de Saint-Laurent-de-la-Salanque étaient jugés ; les journaux rapportent des nouvelles " extravagantes " de la Vendée, où Travot aurait saisi, le 28 mai, l'argent et les armes débarqués par les Anglais, et obtenu des succès décisifs à Challans, Palluau, Aizenay et au Pas Opton près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ce que confirme une proclamation du prince d'Eckmuhl [maréchal Davout] annonçant des victoires les 20 et 22 mai, la mort de Charette, Du Landreau, Du Puy Tesson, La Roche[jaquelein], et l'arrivée du général Lamarque avec de nouvelles troupes ; la duchesse d'Angoulême a cependant reçu des nouvelles de la Vendée par le duc de Bourbon, tandis qu'une escadre anglaise est mouillée sur la côte en renfort (n°4/2).

          - (Perpignan, [entre les 13 et 16 juin]) La rumeur annonçant le ralliement d'un maréchal a été provoquée par le repli de Suchet à Lyon, après la défection d'une de ses divisions ; les avocats et le substitut arrêtés après le procès des insurgés de Saint-Laurent-de-la-Salanque, ont bien été pris en charge par les gendarmes dans leur route vers Toulouse ; Pujol continue à organiser à Perpignan les réfugiés espagnols fidèles au roi Joseph, et vient d'accueillir 400 de ces officiers " josepets " ; il a offert de passer la frontière pour aller assassiner les royalistes français émigrés ; on fortifie Perpignan ; les réquisitions laissent penser que de la cavalerie va arriver ; la troupe compte 8.000 hommes et des bataillons de gardes nationaux affluent, mais ni armés ni payés et peu motivés ; les églises étaient pleines durant l'exécution des deux royalistes de Saint-Laurent-de-la-Salanque (n°4-3 et 4).


        • 1 Num 124 5/51 - 

          Cinquième billet, Perpignan, 19 juin 1815

          2 vues  - Cinquième billet, Perpignan, 19 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          Les 400 officiers espagnols arrivés à Perpignan refusent de porter les armes contre leurs concitoyens, mais Bouquiqué, dit Pujol, ainsi que Mant Oriol, dit Izos, ont rencontré le 16 juin le baron Robert, commandant du département, et obtenu l'autorisation de passer en Catalogne, pour tenter de soulever cette province et d'y faire assassiner les émigrés français ainsi que le duc d'Angoulême ; l'afflux des gardes nationaux, qui sont aussitôt répartis dans le département, augmente les troupes à 10.000 hommes, et les officiers en demi-solde, comme le commandant provisoire de Collioure, Pelegri, sont rappelés dans leurs corps respectifs, mais il y a beaucoup de désertions et les réquisitions sont mal supportées ; les deux insurgés de Saint-Laurent-de-la-Salanque, qui ont été " égorgés ", sont Enricque Altecire Vincent dit Bouran, Jacques Couret dit Canal, tandis que les sept autres prévenus, qui restent sous surveillance, sont [entre autres] Joseph Puite, Joseph Tinet, Jean Brigès, Honoré Baraqué, Laurent Bouillé ; les journaux annoncent que les Vendéens ont reçu un renfort de Portugais.


        • 1 Num 124 5/52 - 

          Sixième billet, Perpignan, 23 juin 1815

          3 vues  - Sixième billet, Perpignan, 23 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          3 vues

          Présentation du contenu :

          Le général Robert a encore encouragé Pujol dit Bouquiqué et Izos à tenter d'assassiner le duc d'Angoulême, et il cherche par ailleurs à faire interner les 400 officiers espagnols qui refusent de combattre ; Renouard, commissaire général de police arrivé à Perpignan, a refusé de recevoir les dénonciations visant des royalistes quand elles sont anonymes ; des gardes nationaux continuent d'arriver, mal vêtus, pas payés, et diminués chaque jour par la désertion (avec une lettre au texte proche de ce billet).


      • Autres correspondances secrètes des Pyrénées-Orientales

        • 1 Num 124 5/53 - 

          juin 1815

          4 vues  - juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          4 vues

          Présentation du contenu :

          - Extrait d'une proclamation du préfet annonçant l'abdication de " l'immortel Napoléon " (s.d.) (vue 1).

          - Situation des effectifs du fort de Mont-Louis à l'époque où " les légitimes habitants de Rodès ont brûlé le drapeau tricolore " [un fait déjà signalé le 21 juin] (vues 2-3).

          - (26 juin) Billet signé de Camps, signalant l'arrestation d'un conseil de Céret, municipal ou d'arrondissement, en raison des émigrés qui le composent (vue 4).