Les archives de la Vendée

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Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours Inventaire complet (pdf)

      • 1 Num 124 5/54 - 

        (23-24 juillet, Montélimar) Rapport initial du comte de Seguins-Danieux, présumé commandant supérieur de la Drôme. 1815

        5 vues  - (23-24 juillet, Montélimar) Rapport initial du comte de Seguins-Danieux, présumé commandant supérieur de la Drôme. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        C'est le 14 juin, jour de l'arrestation du comte Jules de Polignac à Saint-Pierre-d'Albigny, qu'à Turin il en reçut l'ordre de le rejoindre avec l'avant-garde autrichienne ; il n'en partit avec M. de Landenois de Panisse qu'après avoir appris la libération de Marseille, et il gagna Gênes, d'où il embarqua le 5 juillet, un jour après le marquis de Rivière ; celui-ci le commissionna dans la 7e Division militaire pour y suppléer le comte de Polignac ; arrivé le 20 juillet à Montélimar, ville menacée par des fédérés, il donne des renseignements très négatifs sur les autorités du département de la Drôme et sur l'opinion publique ; il signale, dans ses alentours, que le curé de Puygiron a été insulté à l'autel, et que le drapeau blanc arboré par dérision à Savasse n'est qu'une vielle serviette sale ; le comte de Polignac étant finalement parti à Paris, M. Du Bouchage demeurant empêché, les officiers en demi-solde ont profité de la vacance de l'autorité pour se faire payer par le receveur de Valence, ville qui n'arbore le drapeau blanc que pour la forme, tandis que les Autrichiens fortifient Grenoble et Voreppe, et qu'ils soutiennent une pétition en faveur du rattachement d'une partie du Dauphiné à la Savoie sarde ; lui-même a dû faire valoir un grade de major, dont il n'a pas de brevet, pour en imposer aux officiers de Montélimar, et il attend avec impatience des pouvoirs de commandant supérieur de la Drôme pour organiser deux bataillons et y rétablir l'ordre.


      • 1 Num 124 5/55 - 

        Correspondance 1815

        14 vues  - Correspondance (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - ([S.l.], juillet) Charles de Pujol prévient qu'il a fait réexpédier à Paris le courrier arrivé à Grenoble et à Lyon au nom du comte de Polignac ; lui-même se tient prêt, avec M. de Valory, à s'engager auprès du Prince, même comme cavalier, et à le rejoindre avec une cinquantaine de jeunes gens et un grand nombre de soldats (vues 1-2).

        - (Valence, 25 juillet) Rapport et ralliement du général Dufresse : nommé commandant de l'aile droite de l'Armée des Alpes [soit de la 7e Division militaire] par le duc d'Albuféra [maréchal Suchet], il rend compte de la façon dont il a maintenu le calme depuis le 1er juillet, et favorisé le ralliement au roi lorsqu'on apprit à Valence, le 12 juillet, son entrée à Paris [en double] (vues 3-10).

        - ([Grenoble ?, après le 17 juillet]) Lettre non signée de la commission royale de recrutement du Dauphiné qui, déjà entravée dans son action par les Austro-sardes, signale qu'elle a perdu toute autorité depuis qu'une ordonnance du roi a retiré les pouvoirs des commissaires royaux (vues 11-12).

        - (Valence, 31 juillet) Le marquis de Sièges, maire de Valence, supplie qu'on transfère dans une place forte la grande quantité de munitions entreposées, du fait des circonstances, dans un magasin de la basse ville (vues 13-14).


    • 8e Division militaire, Var, Bouches-du-Rhône et Vaucluse

      • 1 Num 124 5/56 - 

        Soulèvement de Marseille. 1815

        5 vues  - Soulèvement de Marseille. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (26 juin) Proclamation de l'autorité de Louis XVIII sur la ville de Marseille et sur la Provence par les membres du comité royal provisoire de Marseille, et annonce d'une mobilisation générale, " une nouvelle Vendée " (2 ex. ms) (vues 1-2).

        - (27 juin) Autre proclamation des mêmes aux Marseillais, le lendemain, appelant à l'ordre et en confiant le maintien à la garde nationale, tout en menaçant des rigueurs d'une commission militaire tous les malveillants, auteurs de crimes et de vengeances (3 ex. ms) (vues 3-5).


      • 1 Num 124 5/57 - 

        Lettres du vicomte de Bruges. 1815

        7 vues  - Lettres du vicomte de Bruges. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (12 et 19 juillet) Ayant débarqué avant le marquis de Rivière à Marseille, le 6 juillet, il y a pris temporairement le titre de lieutenant général pour imposer l'union au comité royaliste et au préfet d'Albertas, et pour confirmer les généraux Périmont et Loverdo dans leurs commandements ; la ville n'était pas à l'abri d'un coup de main tandis que le maréchal Brune risquait d'arriver à joindre le général Gilly près d'Avignon, et que les Autrichiens traversaient déjà le Var ; à Marseille, il a commencé à remplacer des fonctionnaires, ce qu'il est urgent de poursuivre pour s'assurer de leurs personnes avant que la violence populaire ne règle leur sort ; il se plaint qu'on ne lui donne pas d'emploi, le général Loverdo n'en confiant qu'à d'anciens bonapartistes, et il sent que le marquis de Rivière est fâché d'avoir été devancé à Marseille (2 lettres) (vues 1-4).

        - (10 juillet) Félicitations reçues du comité royal de Marseille (copie) (vue 5).

        - (13/14 juillet) Échange de lettres assez froid avec Rivière (copie) (vues 6-7).


      • 1 Num 124 5/58 - 

        Correspondance du marquis de Rivière 1815

        4 vues  - Correspondance du marquis de Rivière (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (15 et 16 juillet) Le marquis de Rivière, nommé gouverneur civil et militaire de la 8e Division dès le 12 mars par le duc d'Angoulême, n'a pu entrer que le 11 juillet avec des troupes dans la rade de Marseille, à bord de vaisseaux anglais, et il a fait chanter un Te Deum le 16 ; visiblement énervé par l'activité du vicomte de Bruges, il a révoqué certaines de ses nominations et nommé Loverdo chef de l'état-major, Armand [Harmand] commissaire civil pour les quatre départements, Caire commissaire de police de la 8e Division, le marquis de Montgrand préfet, et Raymond maire de Marseille ; on vient d'apprendre l'entrée du roi à Paris, la formation du ministère, et il en craint que des nominations viennent contrecarrer les siennes ; il espère avec impatience l'arrivée du duc d'Angoulême, et il craint les agissements du maréchal Brune, qui tergiverse à se rendre et retient toujours captif M. de Bouthillier (vues 1-3)

        - [vers le 1er-10 juillet] Affiche d'une lettre du marquis de Rivière au comité royaliste de Marseille (vue 4).


      • 1 Num 124 5/59 - 

        Lettres du Prince, note du comte de Bouthilier 1815

        3 vues  - Lettres du Prince, note du comte de Bouthilier (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - ([Après le 15 juillet]) Projets de lettres dictées par le Prince au baron de Damas : " À Rivière, que j'approuve tout ce qu'il a fait, que je lui autorise les choses qu'il me demande, qu'il fasse beaucoup de compliments de ma part nommément à Loverdo, Périmont, Séran et aux habitants, beaucoup de choses aimables, que j'irai aussitôt que cela me sera possible, que je prépare ? Toulon, ? ? ; à Bruges, quelques compliments, qu'il est aux ordres de Rivière [par ?] brevet de lieutenant général (vue 1).

        - ([Toulon], 23 juillet) Note du comte de Bouthillier au vicomte de Bruges sur la situation de Toulon et des officiers qu'il connaît bien, y ayant été détenu depuis trois mois ; la garnison serait de 6.000 hommes et non de 4.000, mais 600 officiers en demi-solde sont prêts à se battre en brigands dans les bois si on ne leur promet pas leur traitement dans les termes d'une capitulation, laquelle était envisagée par le maréchal Brune les 18 et 19 juillet, avant que Revest, du Bausset, ne lui promette le soutien de mille fédérés et ne le pousse à faire crier Vive l'Empereur ; Brune a sans doute cherché ainsi à conserver sur la troupe une autorité dont ses seconds, les généraux Bizaney et Gambin, ne jouiraient pas s'ils devaient le remplacer et faire face aux troupes sardes (vues 2-3).


      • 1 Num 124 5/60 - 

        Lettres du comte de Séran expédiées depuis Marseille au duc d'Angoulême, pour le tenir au courant en l'absence du marquis de Rivière, 15 juill.-1er août 1815.

        8 vues  - Lettres du comte de Séran expédiées depuis Marseille au duc d'Angoulême, pour le tenir au courant en l'absence du marquis de Rivière, 15 juill.-1er août 1815. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (15 juill.) Justification du comte qui s'est proclamé chef d'état-major de l'Armée de Provence, et qui cherche à reprendre contact avec le duc d'Angoulême, gouverneur des provinces du Midi, pour lui proposer de diriger sa garde (vues 1-2).

        - (30 juillet) Fin d'une lettre signalant le mauvais état d'esprit du 14e régiment de chasseurs, et la désertion complète du 106e régiment qui formait la garnison d'Antibes, dont le nouveau commandant a refusé l'entrée aux Autrichiens et tient la place avec seulement un bataillon de nouvelle levée, (vues 3-4).

        - (1er août) Incarcération de Lecointe Puiraveau au château d'If ; rivalités entre le général Partouneaux et le marquis de Rivière ; projets pour capturer le maréchal Brune et pour s'emparer de canons et munitions, qui sont entreposés à Valence et que pourraient convoiter les Autrichiens (vues 5-8).


      • 1 Num 124 5/61 - 

        Lettres du comte de Séran expédiées depuis Marseille au duc d'Angoulême, pour le tenir au courant en l'absence du marquis de Rivière, 2-3 août 1815.

        12 vues  - Lettres du comte de Séran expédiées depuis Marseille au duc d'Angoulême, pour le tenir au courant en l'absence du marquis de Rivière, 2-3 août 1815. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (2 août) Arrestation du général Merle ; errance du maréchal Brune, que Séran recommande au baron Nugent, général autrichien, de faire arrêter pour le protéger, tant il court de dangers dans sa fuite ; difficultés à constituer des bataillons royaux pour tenir les places fortes avant l'arrivée des troupes étrangères, alors que les militaires désertent en masse et qu'il est impossible de les solder, vu le manque d'argent et le pillage du trésor public par les Autrichiens (trois pièces) (vues 1-6).

        - (3 août et peu auparavant) Récit de l'assassinat du maréchal Brune ; le général Merle retiré chez lui à Lambesc ; à Toulon, où séjourne encore le maréchal Brune (lettre non datée mais antérieure au 2 août), le marquis de Rivière défend l'autorité du roi devant une population hésitante et des militaires français méfiants ; les Autrichiens tentent d'accaparer les recettes du Trésor public ; leur chef, le général Nugent, annonce l'arrivée de nouvelles troupes dont la charge va accabler le pays ; le comte de Séran, nommé chef d'état-major, regrette de n'avoir pas été appelé auprès du duc d'Angoulême auquel il avait proposé de diriger sa garde (trois pièces) (vues 7-12).


      • 1 Num 124 5/62 - 

        Lettres du marquis de Rivière expédiées depuis Toulon au duc d'Angoulême et au baron de Damas, 26, 30 et 31 juillet 1815.

        6 vues  - Lettres du marquis de Rivière expédiées depuis Toulon au duc d'Angoulême et au baron de Damas, 26, 30 et 31 juillet 1815. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Il rend compte de la façon dont la place de Toulon s'est donnée au roi, en dépit de la présence du maréchal Brune qui tergiverse, a mauvais esprit et inquiète les armées étrangères, tandis que Murat et Lecointre, partis en mer, sont surveillés par les Anglais, qu'à Marseille Vaublanc, préfet nommé par le roi, remplace le marquis de Montgrand qu'il avait nommé, qu'à Toulon le commissaire de police Joliclair, confirmé par Fouché, loyal, est sous un mandat d'arrestation du duc d'Angoulême (trois lettres).


      • 1 Num 124 5/63 - 

        Lettres du marquis de Rivière expédiées depuis Toulon au duc d'Angoulême et au baron de Damas, 2-9 août 1815.

        11 vues  - Lettres du marquis de Rivière expédiées depuis Toulon au duc d'Angoulême et au baron de Damas, 2-9 août 1815. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (2 août 1815) Il a fait partir le maréchal Brune vers Avignon ; il tente d'obtenir des troupes étrangères qu'elles ne pénètrent pas dans Toulon et s'en tiennent bien à l'écart ; les régiments français qui occupent Toulon ne sont pas tous acquis, mais il a néanmoins réussi à les faire défiler devant le général Partouneaux, présent pour affirmer son autorité sur la 8e division ; ce dernier n'en a pas moins froissé les royalistes qui avaient préparé sa venue (vues 1-2).

        - (4 août) Partouneaux a trop de camarades compromis et serait mieux employé à la tête de la 7e division, tandis que Loverdo le remplacerait à la 8e ; seul le Midi nourrissait un véritable amour pour le Roi, mais on le délaisse et il est recouvert d'étrangers (deux lettres) (vues 3-6).

        - (Marseille, 6 août) Le marquis de Rivière annonce qu'il va au-devant des Autrichiens pour les dissuader d'entrer plus avant dans le pays avec leurs 33.000 hommes, comme l'en a averti depuis Turin le comte Bianchi (vues 7-9).

        - (Aix, 9 août) Partouneaux est parti calmer ou à défaut dissoudre un régiment agité à Tarascon ; de son côté, Rivière parlemente à Aix avec les généraux autrichiens Bianchi et Nugent, pour qu'ils n'occupent pas Antibes ni Toulon, et qu'ils traversent au plus vite la Provence au cours d'une marche que les autorités sont invitées à faciliter (vues 10-11).


      • 1 Num 124 5/64 - 

        Lettres du général Partouneaux au duc d'Angoulême. 1815

        9 vues  - Lettres du général Partouneaux au duc d'Angoulême. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        - (3-4 août) Il donne des nouvelles de l'état d'esprit des troupes à Toulon et des dispositions des étrangers, puis transmet un rapport sur l'émeute d'Avignon et l'assassinat du maréchal Brune (trois pièces) (vues 1-6)

        - (6 août) Partouneaux se défend vivement auprès du Prince, qui mettrait sa confiance en doute, et il envoie pour preuve de son dévouement copie des injonctions du dernier ministre de la guerre de Napoléon, auxquelles il n'a pas répondu pour respecter le serment prêté au roi (deux pièces) (vues 7-9).


      • 1 Num 124 5/65 - 

        Vaucluse. 1815

        5 vues  - Vaucluse. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        (Avignon, 8 août) Rapport détaillé du major Lambot, commandant supérieur du département du Vaucluse, sur les incidents d'Avignon au cours desquels fut assassiné le maréchal Brune (2 pièces).


    • 9e division militaire (Lozère, Gard, Ardèche, Hérault, Aveyron et Tarn)

      • Gard et Lozère

        Présentation du contenu :

        Ces deux départements ont le comte René de Bernis pour commissaire extraordinaire du roi nommé par le duc d'Angoulême.


        • 1 Num 124 5/66 - 

          Rapports du comte de Bernis, 15 et 23 juillet 1815.

          8 vues  - Rapports du comte de Bernis, 15 et 23 juillet 1815. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Beaucaire, 15 juill.) Premier rapport de Bernis depuis que le duc d'Angoulême lui a donné des pouvoirs, le 10 juin à Barcelone : ayant débarqué à Aigues-Mortes, il a " organisé le mouvement en Lozère, … [qui] eut lieu spontanément le 30 juin " car le parti du roi était prêt, aussi les autorités y ont-elles déjà été renouvelées et des Bonapartistes arrêtés, de même que le maréchal Soult ; l'investissement du Gard, en revanche, n'est pas achevé, et on risque de devoir occuper militairement Nîmes où résiste le général Gilly à la tête d'un " Bataillon sacré " (vues 1-2).

          - (Nîmes, 23 juillet) Deuxième compte rendu de Bernis annonçant le départ de Nîmes du général Gilly, parti fomenter des attroupements hostiles parmi les protestants des Cévennes, tandis que des paysans royalistes, entrés d'eux-mêmes à Nîmes le 17 juillet, ont mis en fuite la garnison et pillé quelques maisons de bonapartistes, autant de signes d'une agitation dangereuse qui justifie de repousser la date de la foire de Beaucaire, le temps que les nouvelles autorités soient confortées par l'arrivée de militaires, français de préférence, mais à défaut étrangers (vues 3-8).


        • 1 Num 124 5/67 - 

          Rapports du comte de Bernis, fin juillet 1815

          3 vues  - Rapports du comte de Bernis, fin juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          ([Nîmes, 27 ou 28 juill.]) [Troisième] rapport du comte de Bernis : il continue d'épurer les autorités et il constate un retour au calme dans le Gard, même si les Cévennes restent agitées, que le désarmement est mal appliqué et que les rebelles y échangent des correspondances avec l'extérieur, du moins la citadelle du Saint-Esprit est-elle passée aux mains du comte de Vogüé, qui se l'est fait remettre sans résistance par le général Cassan ; au moment de clore sa lettre, Bernis reçoit l'ordonnance royale mettant immédiatement fin à ses pouvoirs de commissaire extraordinaire, mais il en attend confirmation, car son application serait prématurée pour le Gard, où il craint la violence du " mouvement de réaction ", royaliste.


        • 1 Num 124 5/68 - 

          Pièces communiquées à l'appui du second rapport de Bernis. 1815

          20 vues  - Pièces communiquées à l'appui du second rapport de Bernis. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - Bordereau de 8 pièces envoyées le 23 juillet (vue 1).

          - (Mende, 5 juill.) Rapport du chevalier de Corsac, commandant le département de la Lozère, sur l'arrestation du préfet le 30 juin, suivie du ralliement et du désarmement des gendarmes de Mende (copie) (vues 2-5).

          - (Mende, avant le 15 juill.) rapport du Conseil royal de la Lozère sur la confédération des royalistes de ce département et de ses voisins, organisée par l'abbé Fayet, principal du collège de Mende, qui réussit à enrôler 4.000 volontaires dès le 9 mai et à les armer, à réunir le 16 juin leurs chefs, dont les décisions furent confirmées peu après par le comte de Bernis, enfin à assurer en trois jours le changement de pouvoir dans toute la Lozère, alors même que la date en fut imposée par le soulèvement de Mende, effectué spontanément le 30 juin (copie) (vues 6-11).

          - (Mende, [11 juill.]) Rapport du Conseil royal de la Lozère sur le maréchal Soult, arrivé le 8 juillet dans la Lozère en portant cocarde blanche, et en annonçant qu'il voulait se rallier aux royalistes : il est libre sur parole à Mende, où il a été attiré par le Conseil qui souhaitait s'assurer lui-même de sa personne, plutôt qu'il soit arrêté dans un autre département (vues 12-15).

          - (Mende, 11 juill.) Procès-verbal du Conseil royal de la Lozère, réuni le 11 juillet pour entendre le maréchal Soult venu se justifier de sa conduite à Paris, où il a favorisé le retour du roi, et qui affirme que son arrestation, alors qu'il s'est rallié, aurait un effet désastreux sur les troupes impériales et des généraux déjà méfiants car tous compromis (copie) (vues 16-20).


        • 1 Num 124 5/69 - 

          Rapports transmis par le comte de Bernis (ne correspondant du reste pas à ceux qu'il annonce dans sa lettre), l'un du préfet, Fressac, l'autre du commandant militaire, Corsac, 19 juillet. 1815

          5 vues  - Rapports transmis par le comte de Bernis (ne correspondant du reste pas à ceux qu'il annonce dans sa lettre), l'un du préfet, Fressac, l'autre du commandant militaire, Corsac, 19 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Ils annoncent que le général Gilly est en fuite, que le drapeau blanc flotte même à Saint-Jean-du-Gard, et que les route sont couvertes de déserteurs de l'armée impériale, mais que le ministre des finances ayant interdit aux receveurs et payeurs du département tout versement de fonds, pour des dépenses engagées en dehors des nouvelles ordonnances royales, il n'y a pas de moyens de solder, donc de conserver les nouvelles forces de l'ordre (rapports transmis le 24).


        • 1 Num 124 5/70 - 

          Pièces à l'appui du troisième rapport du comte de Bernis. 1815

          17 vues  - Pièces à l'appui du troisième rapport du comte de Bernis. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Mende, 24 juill.) Lettre dépitée du comte de Fressac, préfet de la Lozère depuis qu'il a restauré le pouvoir royal, sans une goutte de sang, le 1er juill. , et obligé de céder sa place à un M. de Barrein, rétabli dans ses fonctions par une ordonnance royale du 7 (vues 1-2).

          - (Mende, 24 juill.) Lettre déférente de M. de Barrein, visiblement gêné de cette situation, transmise par le comte de Corsac, commandant militaire, inquiet de son côté d'avoir reçu de l'inspection générale de la gendarmerie l'ordre de libérer leurs prisonniers, soit le personnel préfectoral impérial ainsi que le maréchal Soult, et assez circonspect sur les pouvoirs du maréchal de camp Rouyer, baron de Saint-Victor, qui doit le remplacer dans son commandement mais qui a été nommé par le gouvernement provisoire avant même le retour du roi (vues 3-6).

          - (1er juill.) Tableau de l'état-major général de l'armée royale du département de la Lozère (copie) (vues 7-8).

          - (Clermont-Ferrand, 17 juill.) Lettre où le maréchal de camp Rouyer de Saint-Victor, nommé commandant de la Lozère mais découvrant que le maréchal Soult y est prisonnier, s'enquiert prudemment, auprès du comte de Corsac qu'il est amené à remplacer, des dispositions des autorités en place, pour éviter de les heurter inutilement en se présentant et en engageant ainsi une démarche éventuellement équivoque (copie) (vue 9).

          - (Paris, 16 juill.) Lettre du duc d'Otrante, ministre de la police générale (Foucher), demandant à la gendarmerie l'élargissement du personnel préfectoral retenu prisonnier à Mende, qui n'aurait été incarcéré le 30 juin que pour échapper à la vindicte d'un mouvement populaire ; ordre d'élargissement de l'inspection générale de la gendarmerie (copies) (vues 10-12).

          - (Nîmes, 27 juill.) Lettres de Bernis aux comtes de Fressac et de Corsac, les confirmant dans leurs charges, respectivement préfectorale et militaire, jusqu'à nouvel ordre du roi, et leur enjoignant de conserver leurs prisonniers, plus une lettre de consolation à M. de Barrein, préfet aussitôt destitué que rétabli (copies) (vues 13-17).


        • 1 Num 124 5/71 - 

          Rapport du préfet de la Lozère sur l'origine de l'organisation des royalistes du département, Mende, 15 juillet. 1815

          6 vues  - Rapport du préfet de la Lozère sur l'origine de l'organisation des royalistes du département, Mende, 15 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          À peine les alliés eurent-ils manifesté leur soutien à Louis XVIII, que l'abbé Fayet, principal du collège de Mende, conçut-il une confédération royaliste de la Lozère, l'Ardèche, la Haute-Loire et l'Aveyron, pour couper Bonaparte du Midi ; la Lozère en étant le centre, il divisa le département en 11 arrondissements militaires dont les commandants avaient déjà enrôlé 4.000 volontaires le 9 (mai ?), ce qui constitua une heureuse surprise au comte de Bernis, lors de la première visite secrète qu'il y fit ; M. de Chambrun ayant fui Marvejols, se joignit à eux pour organiser les gardes nationales, et un conseil de guerre, tenu le matin du 30 juin, confirma le comte de Corsac, nommé par M. de Bernis, comme commandant militaire à la place d'Auguste de Lescure pressenti auparavant ; dans l'après-midi de ce même 30 juin, la nouvelle [prématurée] de l'entrée du roi à Paris provoqua une émeute à Mende, l'arrestation des autorités, et favorisa le rétablissement de l'autorité royale, accomplie en trois jours dans tout le département.


        • 1 Num 124 5/72 - 

          Lettres de Chambrun et de Brun de Villeretz 1815

          4 vues  - Lettres de Chambrun et de Brun de Villeretz (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Mende, 9 juillet) Le comte de Chambrun invite le duc d'Angoulême à publier une proclamation à l'Armée, pour confirmer la magnanimité du roi, contrecarrer l'influence de généraux compromis qui poussent à la guerre civile, et pour dissiper un éventuel ralliement au duc d'Orléans des personnes les plus compromises ; il est allé à la rencontre du maréchal Soult, arrivé en Lozère, lequel a facilité la capitulation de Paris, arbore la cocarde blanche et désire rejoindre le duc d'Angoulême (vues 1-2).

          - (Mende, 30 juillet) Le baron Brun de Villeretz, commandant les deux départements de la Lozère et de l'Ardèche, a pris son commandement à Mende, où il conserve Corsac sous ses ordres pour la Lozère ; il espère éviter à son ressort l'occupation étrangère qui lui paraît inutile, tandis qu'il vient d'apprendre qu'à Clermont-Ferrand en Auvergne, les généraux Exelmans et Flahaut, forts de 4.000 hommes, ne s'étaient soumis au roi que sous la menace de l'arrivée d'un corps autrichien présent à Lyon (vues 3-4).


        • Pièces communiquées à l'appui du second rapport de Bernis

          • 1 Num 124 5/74 - 

            Appel à la mobilisation générale et premiers faits d'armes. 1815

            8 vues  - Appel à la mobilisation générale et premiers faits d'armes. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Nîmes, 17 juill.) Appel à la mobilisation générale, rédigé à Nîmes le 17 juillet, avant la prise de la ville par les autorités royales, mais pourtant promulgué prétendument au nom du roi, contre les " factieux ", et adressé à tous les habitants des Cévennes, de la Gardonnenque et de la Vaunage, c'est-à-dire aux protestants (copie) (vues 1-2).

            - (23 juillet) Rapport sur la conduite de Soubrat, officier privé de sa pension sous Bonaparte, qui réunit 300 hommes à Nîmes le 17 juillet, désarma la garde nationale et attaqua la caserne du 13e régiment de ligne, jusqu'à faire capituler le général Maulmont et le colonel Rivault (vues 3-4).

            - (Nîmes, 24 juillet) Lettre du général de Barre annonçant la prise de la citadelle de Saint-Esprit, désormais tenue par le bataillon Royal Miquelet (vues 5-6).

            - (Nîmes, 23 juillet) Rapport du marquis de Calvière, [autre] commissaire extraordinaire dans les départements du Gard et de la Lozère, rendant compte de son activité depuis qu'il a débarqué à Aigues-Mortes avec le comte de Bernis, ce dernier partant en Lozère tandis que lui-même était arrêté 36 heures au Vigan, puis s'enfermait à Aigues-Mortes dont il a renforcé les défenses jusqu'à décourager toute tentative du général Gilly (vues 7-8).


          • 1 Num 124 5/73 - 

            Débordements populaires. 1815

            4 vues  - Débordements populaires. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Nîmes, [22 juill. ]) Lettre du maréchal de camp de Barre, nommé commandant du département du Gard par Bernis, rapportant que dès le 2 juillet il avait été à Beaucaire prendre la tête des paysans qui s'y étaient rassemblés, et qu'il avait pu ensuite en imposer à Nîmes, au point d'en faire sortir le général Gilly, mais sans éviter, le 17, des tueries jusque parmi la garnison qui venait de capituler : il a dû ensuite, pendant trois jours, soumettre des communes qui arboraient pourtant le drapeau blanc, car ses paysans se sont en grande partie débandés, et ils commettent des excès que seule une véritable troupe de ligne, fût-elle étrangère, pourrait contenir, lui-même étant entièrement occupé à ce que des " ruisseaux de sang " ne coulent pas à Nîmes (vues 1-2)

            - (Nîmes, 23 juill.) Rapport de l'action du général comte de Vogüé autour de Nîmes, où il soumit des communes et des détachements arborant pourtant eux-mêmes le drapeau blanc (vues 3-4).


        • Correspondance du général de Barre, commandant le département du Gard et pièces qu'il transmet

          • 1 Num 124 5/76 - 

            Lettres saisies datées de mars 1815.

            3 vues  - Lettres saisies datées de mars 1815. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            (Paris, 25 mars et Florac, 27 mars 1815). Une recommandation du baron Brun de Villeretz (cf 80) au ministre de l'Intérieur de Napoléon tendant au rétablissement de Cade, et une déclaration de fidélité bonapartiste de Cade, sous-préfet de Florac qui a été déposé par le roi à la fin de 1814.


          • 1 Num 124 5/75 - 

            (Nîmes, 28 juillet) Inventaire de la correspondance du général Gilly, nommé commandant de la 5e Division militaire [par Napoléon] le 2 mai. 1815

            9 vues  - (Nîmes, 28 juillet) Inventaire de la correspondance du général Gilly, nommé commandant de la 5e Division militaire [par Napoléon] le 2 mai. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            Elle comprend aussi de la correspondance du baron d'Alphonse ainsi que des lettres relatives à la capitulation de l'armée royale au Saint-Esprit, signée en [avril] entre le général Gilly et le baron de Damas, sous-chef d'état-major de l'armée royale du midi.


          • 1 Num 124 5/77 - 

            Nîmes, 30 juillet-3 août 1815.

            7 vues  - Nîmes, 30 juillet-3 août 1815. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Nîmes, 30 juill.) Le général de Barre souhaite surseoir au désarmement de son département, car les " religionnaires ", inspirés par les révolutionnaires, se soulèveraient plutôt que de se soumettre, tandis que dans l'arrondissement de Nîmes cette mesure renforce la hardiesse des voleurs ; il attend aussi des instructions pour asseoir son autorité, après le départ du comte de Bernis et du préfet provisoire, face au nouveau préfet nommé à Paris et non plus par le duc d'Angoulême, lequel s'oppose par exemple à ce que les premiers rebelles arrêtés soient traduits devant un conseil de guerre (vues 1-2).

            - (Nîmes, 2-3 août) Un conseil de guerre permanent siège désormais et a commencé par condamner à mort un membre du " Bataillon sacré ", ce qui devrait calmer la fureur du peuple et présente plus d'urgence encore que de se retourner contre " les mutins qui troublent l'ordre public en se parant du nom de royalistes " (deux lettres) (vues 3-5).

            - (Nîmes, 3 août) Rapport alarmant du général de Barre, réclamant l'envoi de troupes étrangères pour éviter que, depuis Nîmes, ne se propage dans tout le Midi une guerre civile et religieuse, dirigée contre les protestants cévenols, aujourd'hui soumis au roi, mais résolus à se défendre contre les troupes royalistes dont l'autorité lui a échappé, au point qu'elles rappellent l'époque des massacres de Septembre (vues 6-7).


          • 1 Num 124 5/78 - 

            Nîmes, 5-10 août 1815

            15 vues  - Nîmes, 5-10 août 1815 (ouvre la visionneuse)

            15 vues

            Présentation du contenu :

            La situation à Nîmes s'est un peu calmée, et il n'est plus question d'appeler des étrangers, mais au contraire d'éviter que les Autrichiens du général comte Nugent, commandés par le général de Stachemberg, ne passent le Rhône ; peine perdue, puisqu'ils ne préviennent pas de leurs marches et occupent déjà les ponts du Rhône, avant de menacer de caserner à Nîmes, où il faudrait déloger les troupes royales ; du moins essaye-t-on de passer, avec leur accord ou de préférence à leur insu, un important parc d'artillerie qu'il n'est pas pour autant question de conserver dans le Gard, où il pourrait tomber aux mains de l'un des partis qui cherchent à s'affronter, mais que l'on dirige en plusieurs fois vers Montpellier ; la route en est cependant modifiée, de peur des éléments jadis impériaux de l'Armée de la Loire, qui descendent vers le Midi et dont certains se dirigent sur Alès, sans que l'on sache leurs intentions ; le départ des commissaires extraordinaires du roi, qui étaient militaires, relevés par des préfets nommés à Paris, qui sont des civils, n'a pas tenu compte d'une situation toujours incertaine, dont profitent quelques régiments, ou ce qu'il en reste, en dépôt dans le Midi, pour faire mouvement, comme le 10e régiment de chasseurs à cheval, qui a mauvais esprit et qui a quitté Mende de son propre chef, qu'il faut de surcroît dérouter de Nîmes où sa vue exciterait le peuple, et qu'on aimerait pouvoir démonter pour équiper les troupes royalistes qui manquent de tout (huit pièces).


          • 1 Num 124 5/79 - 

            Nîmes, 4 août 1815. Rapport de l'ancien préfet provisoire, baron de Calvière, rétabli par intérim pour une courte absence du nouveau préfet.

            4 vues  - Nîmes, 4 août 1815. Rapport de l'ancien préfet provisoire, baron de Calvière, rétabli par intérim pour une courte absence du nouveau préfet. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            Il annonce que le calme serait de retour à Nîmes grâce à l'insistance des autorités, après quelques tueries et une très forte agitation populaire provoquée par l'aspect d'une compagnie de grenadiers, rentrée avec des blessés d'une incursion à Aiguevive, bourg protestant de la Vaunage qu'elle devait désarmer et où elle subit le feu.


        • 1 Num 124 5/80 - 

          Pièces expédiées le 6 août par Brun de Villeretz, commandant l'Ardèche et la Lozère. 1815

          6 vues  - Pièces expédiées le 6 août par Brun de Villeretz, commandant l'Ardèche et la Lozère. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Mende, 6 août) Lettre d'envoi (vue 1).

          - (Annonay, 3 août) Rapport envoyé par le comte Eugène de Vogüé, qui s'est proclamé commandant provisoire de l'Ardèche le 5 juillet lorsqu'il réunit 800 hommes à Aubenas, où il les avait déjà constitués en un bataillon de volontaires royaux auparavant, au mois de mars [au début des Cent Jours], et où il installa le préfet avant de faire fuir vers Valence, le 11 juillet, celui qui tenait encore le chef-lieu au nom de Bonaparte ; il décrit la situation politique contrastée du département, ses disponibilités militaires composées essentiellement de 727 douaniers, qu'il a cherché à renforcer en créant le 16 juillet une garde départementale de 300 hommes pour imposer le drapeau blanc aux communes récalcitrantes, en particulier vers Annonay, où il s'est installé et où de trop nombreux déserteurs armés menacent l'ordre public ; les alliés descendent le Rhône et devraient occuper l'Ardèche, mais en attendant il fait garder les bacs sur le Rhône pour se préserver des très nombreux déserteurs des corps piémontais, présents sur l'autre rive (comporte une affiche imprimée sur l'organisation de la garde départementale à Privas, le 16 juill.) (vues 2-6).


        • 1 Num 124 5/81 - 

          Situation de Sète. 1815

          11 vues  - Situation de Sète. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Sète, 12 juillet) Rapport de Ratyé fils sur la situation de la place forte de Sète qu'il a transformée en point d'appui des royalistes, tandis que Montpellier leur résiste encore, et où il commande en tant que maire et gouverneur, fort des pouvoirs que lui a conférés verbalement le duc d'Angoulême lors de son passage, pouvoirs dont il a été destitué par le général Gilly le 5 mai, mais qu'il exerce à nouveau depuis le 29 juin, à la faveur du soulèvement de la ville et de l'expulsion de la garnison qui s'en est suivie (rapport et deux lettres d'envoi).


        • 1 Num 124 5/82 - 

          Situation de Béziers et de l'Hérault 1815

          20 vues  - Situation de Béziers et de l'Hérault (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Béziers, 10 juillet) Pétition de la ville de Béziers, la première du Midi à s'être soulevée au nom du roi, tendant à obtenir un renfort pour résister aux menaces d'une troupe campée devant la ville, qui aurait déjà dû se retirer à Nissan, mais qui ne paraît pas respecter l'armistice auquel elle s'est ralliée, lequel, signé par les généraux Gilly à Montpellier et Belport à Carcassonne, sur le modèle établi à Nîmes et à Beaucaire, suspend les hostilités jusqu'à ce qu'on connaisse le gouvernement de la France (vues 1-4).

          - (Sète, 12 juillet) Rapport des vicomtes Eugène de Geneston et Charles d'Abzon sur le département de l'Hérault, passé entièrement sous le drapeau blanc sauf Montpellier et sa banlieue ; de Narbonne, où le marquis de Sabran paraît très isolé, ils ont gagné Béziers, en état de défense face à 500 hommes du 10e régiment de ligne, puis Montpellier où Montcalm a dû se retirer devant le général Gilly, qui a fait tirer depuis la citadelle sur la ville dont les habitants ont répondu depuis les toits (vues 5-6).

          - (Sète, 14 juillet) Affiche imprimée publiant la convention d'armistice signée à Béziers le 10 juillet, ainsi que sa dénonciation le 14 suivant, et lettre du marquis Hippolyte de Montcalm, commissaire extraordinaire du roi dans l'Hérault, ayant établi ses quartiers à Sète, expliquant que l'armistice signé le 7 juillet par le comte de Bernis dans le Gard, l'a contraint à faire de même, mais qu'il le dénonce désormais, préférant renforcer les deux points forts du département que sont Sète et Béziers (affiche et lettre) (vues 7-9).

          - (Sète, 15 juillet) Proclamation du marquis de Montcalm invitant les habitants de l'Hérault à s'armer et à rallier les fonctionnaires établis par le roi (s. d.) et copie de la dépêche au conseil municipal impérial de Montpellier dénonçant l'armistice, proposant sa protection aux autorités destituées mais menaçant les récalcitrants (2 pièces) (vues 10-11).

          - (Montpellier, 25 juillet) Rapport du marquis de Montcalm sur la soumission générale du département de l'Hérault en dehors de quelques bandes de fédérés, et sur la manière dont, après avoir dénoncé l'armistice signé avec l'ex-général Forestier, il s'est imposé à la citadelle de Montpellier et en a progressivement remplacé la troupe pour éviter que le sang ne coule (vues 12-15) ; rapport détaillé sur les destitutions de fonctionnaires et leur remplacement, préfet, sous-préfets, conseillers de préfecture, commissaire de police et emplois dans les finances publiques (vues 16-20).


        • 1 Num 124 5/83 - 

          Rejet populaire de l'Armée. 1815

          7 vues  - Rejet populaire de l'Armée. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Montpellier, 3 août) Lettre du baron de Jessé, commandant le département de l'Hérault, rendant compte de la façon dont il a épuré la gendarmerie, et transmettant la nouvelle de l'arrivée à Rodez de 569 Prussiens, faits prisonniers par l'Armée de la Loire (vues 1-2).

          - (Montpellier, 8 août) Lettre du comte de Pelissier, qui a bien reçu, la veille, sa nomination à la tête de la 9e division, et qui se rend à Nîmes en espérant contribuer à y ramener le calme, et ôter ainsi aux Autrichiens le prétexte de pénétrer dans le Gard (vues 3-4).

          - (Montpellier, 11 août) Le comte de Pelissier espère que les convois d'artillerie provenant de Nîmes parviendront bien à la citadelle de Sète sans être interceptés, et il signale par ailleurs que le baron de Briche, nommé à sa propre place par le ministre de la guerre, a bien voulu obtempérer aux ordres du duc d'Angoulême prorogeant tous les commandements provisoires en raison des circonstances ; il décrit enfin l'émeute populaire suscitée à Montpellier par l'arrivée du 10e régiment de chasseurs à cheval, qu'il a fallu par la suite diriger vers Saint-Chinian et non Pézenas, où il pouvait craindre pire encore (affiche du maire de la ville relative aux troubles) (vues 5-7).


        • 1 Num 124 5/84 - 

          Protestations du baron de Jessé qui a été destitué. 1815

          10 vues  - Protestations du baron de Jessé qui a été destitué. (ouvre la visionneuse)

          10 vues

          Présentation du contenu :

          - (19 juill.) Nomination comme commandant du département de l'Hérault, accordée en reconnaissance de la façon dont il a dirigé la résistance de Béziers face aux troupes impériales (copies) (vues 1-4).

          - (Montpellier, 3 août) Le baron de Jessé se retire désormais chez lui après avoir constaté que son commandement a été confié au marquis de Montcalm, tandis qu'on n'a toujours pas confirmé le grade de colonel dont il porte les épaulettes depuis que le général Ernouf le lui a attribué lors de leur entrée à Marseille (vues 5-10).


        • 1 Num 124 5/85 - 

          (27 juillet) Un beau-frère ( ?) du baron de Damas lui donne des nouvelles de sa famille, et lui signale que le général Vandamme et 5 à 6.000 hommes refluant de l'Armée de la Loire auraient fait enlever le drapeau blanc à Clermont. 1815

          2 vues  - (27 juillet) Un beau-frère ( ?) du baron de Damas lui donne des nouvelles de sa famille, et lui signale que le général Vandamme et 5 à 6.000 hommes refluant de l'Armée de la Loire auraient fait enlever le drapeau blanc à Clermont. (ouvre la visionneuse)

          2 vues


        • 1 Num 124 5/86 - 

          Lettres du chevalier de Gualy, commandant militaire de l'Aveyron. 1815

          15 vues  - Lettres du chevalier de Gualy, commandant militaire de l'Aveyron. (ouvre la visionneuse)

          15 vues

          Présentation du contenu :

          - (27 juillet) Il tente de lever des troupes sous la dénomination autorisée par le préfet, soit celle de gardes nationales, et qui redoute un danger au nord, le général Suchet ayant rétabli le drapeau tricolore à Clermont-Ferrand en Auvergne (vues 1-2).

          - (1er, 4 et 5 août) Ses pouvoirs étant uniquement militaires puisqu'il n'a pas la qualité de commissaire du roi, il n'a pu épurer les administrations comme il aurait été souhaitable, et il doit composer avec le préfet de l'Aveyron, M. d'Estournel, hostile à toute mesure extraordinaire, au point d'entraver le recrutement d'un corps dans son département ; il signale l'arrestation à Millau du colonel Verdun, voyageant sous un faux passeport depuis le licenciement de son régiment, le 69e de ligne, à Toulouse, ville qu'il a aussitôt fuie par crainte du peuple pour aller chercher une protection à Paris (trois lettres) (vues 3-8).

          - (6 août) Il prévient qu'il n'y a plus de danger à craindre de l'Auvergne, où un capitaine de gendarmerie a même arrêté le maréchal Ney dans le Cantal, tandis que le maréchal Soult, passé à Millau le 4 août, s'est dirigé vers le Tarn ; il intervient aussi en faveur d'un réfugié espagnol, Emmanuel Fraguio, ancien président de la Cour d'appel de Soria et Logrogno [Logroño], qui souhaite pouvoir se rendre dans le Gers (vues 9-15).


        • 1 Num 124 5/87 - 

          Rapport du marquis de Curières, colonel de gendarmerie. 1815

          22 vues  - Rapport du marquis de Curières, colonel de gendarmerie. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Albi, 18, 19 et 20 juillet) Colonel de gendarmerie commandant par intérim le Tarn, arrêté par des hommes de son propre escadron trois jours après le baron de Vitrolles [7 avril], puis évadé, a organisé à ses frais les corps royaux de plusieurs départements avant Waterloo, a fait arborer aussitôt après le drapeau blanc sur plus de quarante clochers du Tarn et de l'Aveyron, a réuni une petite armée " sur le point de Roquecezière [Aveyron] ", d'où il descendit sur Albi qui s'offrit à lui le 14 juillet ; il y a installé de nouvelles autorités en une heure de temps, repérant toute une série de personnes, suspectes ou même qu'il a fait arrêter, et sur lesquelles il donne des renseignements ; il réclame pour lui la confirmation des pouvoirs reçus [en avril] du baron de Vitrolles, ainsi que ses appointements dus par le comptable de la gendarmerie de l'Aude (cinq pièces : rapport du 18 juillet, vues 1-7 ; rapport au comte de Damas, vues 8-13 ; lettre d'un envoi, vues 14-17 ; rapport au maréchal Pérignon, vues 18-22).


        • 1 Num 124 5/88 - 

          Epuration de fonctionnaires et insubordination des volontaires royaux. 1815

          9 vues  - Epuration de fonctionnaires et insubordination des volontaires royaux. (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Albi, 19 et 20 juillet) Marliane, conseiller de préfecture et préfet par intérim, signale à M. de Rigaud, brigadier des mousquetaires noirs, qu'il a reporté l'installation de M. de Villefranche, nommé conseiller de préfecture alors qu'une ordonnance du roi a déjà rétabli tous les fonctionnaires en place le 20 mars, et il réclame des instructions sur le sort de l'ancien préfet, Sainte-Suzanne, de son secrétaire général Lenoir, et sur celui de son secrétaire, le capitaine Henry, arrêtés et transférés à Rodez pour leur sécurité, mais qui pourraient être élargis depuis que la reddition de Toulouse permet d'appliquer la clémence du roi (vues 1-4).

          - (Albi, [20 ?]-22 juillet) Le vicomte de Boisset, chargé le 9 mars de l'organisation des volontaires royaux [pour résister au retour de Bonaparte], fait la minutieuse description de leur insubordination, et suggère la constitution d'une garde départementale, tirée de la garde nationale dont il se hâte d'organiser l'épuration, tant il craint que le nouveau ministère ne l'interrompe, alors que des militaires déserteurs couvrent les campagnes et pourraient être ralliés par des factieux (vues 5-9).


        • 1 Num 124 5/89 - 

          Face aux restes de l'Armée, une levée en masse et des volontaires. 1815

          9 vues  - Face aux restes de l'Armée, une levée en masse et des volontaires. (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 24 juillet) Pelissier, commandant les deux départements du Tarn et de l'Aveyron, signale qu'ayant procédé à la " levée en masse " des habitants des montagnes de Brassac et de Lacaune, il a ainsi découragé les troupes d'élite du 79e régiment, parti de Narbonne pour marcher sur Castres, et dont les effectifs ont fondu en cours de route, tellement ils fournirent de déserteurs, venus s'ajouter à tous ceux qui traversent le Tarn en provenance surtout de Toulouse, et auxquels on distribue des feuilles de route pour qu'ils regagnent leurs foyers (vues 1-2).

          - (Castres, 27 juillet) Rapport sur la constitution des volontaires royaux par le chef de légion Justin de Bonny, commandant l'arrondissement de Castres et attendant la confirmation qu'il va commander [la gendarmerie de] tout le Tarn (vues 3-5).

          - (Albi, 30 juillet et 1er août) Le maréchal de camp commandant les départements du Tarn et de l'Aveyron, [d'Hargevillier ? ], arrivé à Albi le 19 juillet, attend des instructions sur la levée de volontaires royaux ou de gardes nationales, sachant que le ministre des finances a interdit qu'on les solde, et il voudrait disposer de pouvoirs suffisants pour arrêter des suspects sans que ces derniers ne puissent s'y opposer en recourant à l'autorité judiciaire (vues 6-9).


    • 10e division militaire confiée au gouvernement du maréchal Pérignon à Toulouse

      Présentation du contenu :

      (Aude, Pyrénées Orientales, Ariège, Haute-Garonne, Tarn-et-Garonne. Le Gers et les Hautes-Pyrénées, qui font partie de la 10e Division, sont de fait sous l'influence du comte de Damas-Crux, soit de la 11e Division)


        • 1 Num 124 5/90 - 

          (Toulouse, 25 juill. -8 août) Rapports quotidiens adressés à S. A. R. Mgr le duc d'Angoulême, sur la situation de chaque département de la 10e division et sur les dispositions prises - signés parfois du maréchal, sinon de son chef d'état-major, le maréchal de camp Barbot (treize pièces). 1815

          26 vues  - (Toulouse, 25 juill. -8 août) Rapports quotidiens adressés à S. A. R. Mgr le duc d'Angoulême, sur la situation de chaque département de la 10e division et sur les dispositions prises - signés parfois du maréchal, sinon de son chef d'état-major, le maréchal de camp Barbot (treize pièces). (ouvre la visionneuse)

          26 vues


        • 1 Num 124 5/91 - 

          Correspondance du chevalier Léopold de Rigaud, délégué du duc d'Angoulême dans les départements des 9e, 10e et 11e divisions militaires. 1815

          9 vues  - Correspondance du chevalier Léopold de Rigaud, délégué du duc d'Angoulême dans les départements des 9e, 10e et 11e divisions militaires. (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - ([Toulouse], 20 juillet) Suspectant les agissements du général Decaen, il l'a fait arrêter à Montauban, le 19 juillet, et regrette qu'il ait été relâché par le maréchal Pérignon, lequel manque du caractère approprié aux circonstances, et vient de nommer à la tête du département de Haute-Garonne le général Ramel ; lui-même ne veut pas coopérer avec Ramel, compromis dans la Révolution, et il fournit deux pièces jointes le concernant (vues 1-5).

          - (Toulouse, 20 juillet) Deux pièces jointes concernant Ramel ; arrêté du chevalier de Rigaud renvoyant dans leurs foyers tous les militaires en surnombre, mesure dont l'exécution est confiée au maréchal Pérignon (vues 6-7).

          - (Toulouse, 20 juillet) Le chevalier recommande de nommer colonel le comte de Raymond, ancien de l'armée de Condé, à la tête d'un régiment de cavalerie qu'on dénommerait Hussards de Marie-Thérèse, et que l'on formerait avec les chevaux du 15e chasseurs dont les hommes ont déserté (vues 8-9).


        • 1 Num 124 5/92 - 

          Organisation militaire. 1815

          9 vues  - Organisation militaire. (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 27 juillet) J. Borie de Vintimille, colonel de cavalerie légère au service du roi depuis vingt-cinq ans, a participé à la défense de Béziers durant son blocus, en levant deux compagnies de cavalerie sous le nom de chasseurs d'Angoulême, confiées aux capitaines Dulac et Louis d'Alphonse ; souhaitant récompenser aussi les autres officiers qui présentent l'avantage d'être du pays, il leur a promis de l'avancement et d'enrôler jusqu'à 250 hommes (vues 1-2).

          - (Toulouse, 27 et 30 juillet) Le maréchal de camp Rougé, chargé par le Prince d'organiser les volontaires royaux dans la 10e Division, ne croit pas à l'afflux de volontaires et suggère de relancer la conscription pour composer des régiments par département, ce qui facilite l'unité d'hommes parlant le même langage, et il suggère de reprendre l'ancienne répartition en bataillons, compagnies et grades (vues 3-6).

          - (Toulouse, 5 et 8 août) Barbot, chef d'état-major du gouvernement de la 10e Division militaire, rend compte de la nomination du général Rougé au commandement de Tarn-et-Garonne en remplacement de M. de Thermes, et de celle du comte de Caldaguès comme commandant la 10e Division militaire (3 pièces) (vues 7-9).


        • 1 Num 124 5/93 - 

          Ralliements progressifs, régiment des chasseurs d'Angoulême. 1815

          19 vues  - Ralliements progressifs, régiment des chasseurs d'Angoulême. (ouvre la visionneuse)

          19 vues

          Présentation du contenu :

          - (Narbonne, [vers le 15 juillet]) D'Auderic, sous-préfet de Narbonne nommé par le roi sous la première Restauration, signale qu'il a repris de lui-même ses fonctions depuis deux jours dans sa ville en état de siège, et qu'il espère y être maintenu (vues 1-2).

          - (Carcassonne, [16 ou 17 juillet]) Rapport du marquis de Sabran, griffonné à la hâte pour être confié à M. de Genestous qui est de passage, et signalant que l'on arbore la cocarde blanche presque partout mais qu'il temporise avec celui qu'il appelle le général " Tricolore ", à défaut d'en connaître le nom, lequel accepte tout de même que d'Auderic, sous-préfet rétabli, organise des patrouilles de garde bourgeoise pour prévenir pillage et attaque des fédérés (vues 3-4).

          - (Carcassonne, 20 juillet) Deux lettres du baron Pouget, général commandant le département de l'Aude, signalant au maréchal Pérignon que le drapeau blanc a été arboré solennellement dans tout le département le 18 juillet, mais que les troupes y sont trop nombreuses, que le Trésor lui refuse de les solder et que, si on ne les licencie pas promptement, les désertions qui se multiplient favoriseront la dispersion des armes (vues 5-8).

          - (Narbonne et Carcassonne, 24 et 26 juillet) Protestation de fidélité de 85 officiers, sous-officiers et soldats du 10e régiment d'infanterie, ex Colonel Général, et demande d'indulgence pour la conduite du 69e, formulée par Verdun, son ancien colonel rétabli récemment (vues 9-12).

          - (Carcassonne, 26 juillet) Protestation du baron Pouget, général destitué justifiant sa conduite durant les Cent Jours (vues 13-14).

          - (Carcassonne, 31 juillet et 2 août) Courriers du préfet de l'Aude et du marquis de Castelbajac, colonel du régiment des chasseurs d'Angoulême, concernant la formation de ce dernier, en particulier le détail des uniformes (vues 15-19).


        • 1 Num 124 5/94 - 

          Correspondance du vicomte de Champagny, commissaire extraordinaire pour l'Aude, expédiée de Carcassonne. 1815

          11 vues  - Correspondance du vicomte de Champagny, commissaire extraordinaire pour l'Aude, expédiée de Carcassonne. (ouvre la visionneuse)

          11 vues

          Présentation du contenu :

          - (26 juillet) État des différentes nominations auxquelles il a procédé (vues 1-3).

          - (29 juillet) Pensant être compris dans la mesure générale de révocation des commissaires extraordinaires, il demande à rejoindre le duc d'Angoulême (vue 4).

          - (4 août) Il plaide pour l'emploi du capitaine de chasseurs à cheval Grivaux, bien conscient qu'on ne sait que faire des militaires (vue 5).

          - (7 août) Il se plaint qu'on le maintienne à Carcassonne sans toutefois confirmer les nominations qu'il a faites, ni même le sort du 10e régiment dont les soldats, las d'attendre, disparaissent (vues 6-7).

          - (8 août) Même sujet et transmission de l'offre d'un lieutenant-colonel du régiment de Bourbon Cavalerie espagnol, Castillo, qui propose d'utiliser une créance qu'il a sur l'État pour équiper cent officiers et leurs chevaux au service du duc d'Angoulême (vues 8-9).

          - (10 août) Il se plaint du passage de deux régiments de l'armée de la Loire qu'on l'oblige à supporter, alors qu'ils risquent de réveiller le mauvais esprit d'un parti qui ne désespère pas ; il a reçu les miquelets de Pujol et les emploie à panser les chevaux des chasseurs d'Angoulême, avant de les faire conduire en Espagne (vues 10-11).


        • Retournement des autorités et leur remplacement

          • 1 Num 124 5/95 - 

            Perpignan, 15 juillet 1815

            2 vues  - Perpignan, 15 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            Ralliement secret du comte de Roujoux et de Renouard, préfet des Pyrénées Orientales et lieutenant extraordinaire de police, constatant qu'ils ne reçoivent plus d'ordres de Paris, et souhaitant que le Prince leur en donne, ce qui leur permettrait de sonder les généraux [sans que ce soit de leur initiative].


        • Correspondance du baron Robert, commandant les Pyrénées Orientales

          • 1 Num 124 5/96 - 

            Perpignan, 19-29 juillet 1815 ; Gérone, 25 juillet 1815.

            10 vues  - Perpignan, 19-29 juillet 1815 ; Gérone, 25 juillet 1815. (ouvre la visionneuse)

            10 vues

            Présentation du contenu :

            - (19 juillet) Il signale que l'ordre du jour de l'Armée en date du 17 provoque des désertions en masse de militaires craignant d'être désarmés à l'arrivé des Espagnols à Perpignan, et voulant rejoindre l'armée de la Loire (lettre au baron L'Huillier, commandant la 10e Division militaire) (vues 1-2).

            - (21 et 29 juillet) Il signale au vicomte d'Escars, aide de camp du duc d'Angoulême, que s'il n'a pas répondu à sa dépêche du 2 juillet, son armée a désormais fait son acte de soumission en exécution de l'ordre du jour et de la proclamation [du 17], et il rappelle au Prince une semaine plus tard que c'était là son acte de fidélité (vues 3-6).

            - (Perpignan, 26 juillet, Gérone, 25 juillet) Il transmet une dépêche du général en chef espagnol Xavier de Castanos, en précisant qu'il lui a fait valoir l'entier ralliement des Pyrénées Orientales pour éviter l'entrée de ses troupes en France (vues 7-10).


        • La remise du capitaine Pujol (Boukika) aux Espagnols

          • 1 Num 124 5/97 - 

            Perpignan, 2 août 1815.

            2 vues  - Perpignan, 2 août 1815. (ouvre la visionneuse)

            2 vues

            Présentation du contenu :

            Le comte de Pelissier, commandant les départements de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, a remis aux Espagnols le capitaine Pujol, dit Boukika, frappé d'un ordre de déportation, et il signale par ailleurs que la population continue de craindre une invasion des troupes espagnoles, alors que les rapports qu'il entretient avec leur commandement militent pour le contraire.


        • Place et citadelle de Mont-Louis (Pyrénées-Orientales)

          • 1 Num 124 5/98 - 

            Dangerosité de la citadelle. 1815

            4 vues  - Dangerosité de la citadelle. (ouvre la visionneuse)

            4 vues

            Présentation du contenu :

            - (Mont-Louis, 20 juillet) Lettre du [maire de Mont-Louis], Aldebert, au nouveau préfet, l'invitant à ne pas passer par sa commune qui a failli subir des représailles lorsqu'il y a publié les adieux du précédent préfet, Roujoux, et l'ordre du jour du général Decaen (vues 1-2).

            - (Bourg-Madame, 21 juillet) Lettre du comte L. du Hamel, nouveau préfet des Pyrénées Orientales, retenu à la frontière, à Bourg-Madame, en raison de l'hostilité de la place de Mont-Louis, et déterminé à rejoindre le chef-lieu quitte à passer par la montagne, mais réclamant une pièce attestant de ses pouvoirs pour les faire valoir à son arrivée (vues 3-4).


          • 1 Num 124 5/99 - 

            Approvisionnement de la citadelle. 1815

            10 vues  - Approvisionnement de la citadelle. (ouvre la visionneuse)

            10 vues

            Présentation du contenu :

            Bulletins des approvisionnements de siège, 8 et 15 juillet (vues 1-2) ; état statistique des 14 et 15 juillet (vues 3-4) ; état nominatif des déserteurs du 1er bataillon de l'Ariège, 13 et 15 juillet (vues 5-8) ; état des réquisitions dans les communes avoisinantes, s.d. (vues 9-10).


          • 1 Num 124 5/100 - 

            Blocus exercé par la citadelle de Mont-Louis. 1815

            4 vues  - Blocus exercé par la citadelle de Mont-Louis. (ouvre la visionneuse)

            4 vues

            Présentation du contenu :

            - Billet (concerne peut-être Ax) (vue 1).

            - Billet expédié des environs de la citadelle, annonçant l'arrivée d'un bataillon du Gard et la désertion de celui de l'Ariège (s. d.) (vues 2-3).

            - (Angoustrine, 7 juillet) Lettre circulaire du maire à ses collègues d'Ur, d'Enveitg et de la vallée de Carol, les convoquant au nom du commandant qui menace de leur affecter 600 hommes de plus (vue 4).


          • 1 Num 124 5/101 - 

            Investissement de la citadelle de Mont-Louis par le baron de Damas. 1815

            11 vues  - Investissement de la citadelle de Mont-Louis par le baron de Damas. (ouvre la visionneuse)

            11 vues

            Présentation du contenu :

            - (Puigcerdà, 6 juillet) Instruction du baron de Damas aux maires des communes [de la Cerdagne française] qui auraient déjà arboré le drapeau blanc, sur les moyens de défense à envisager en cas de troubles fomentés par des militaires venant de Mont-Louis où ils auraient refusé le drapeau blanc qu'on doit être en train d'y arborer (vues 1-2).

            - (Puigcerdà, 7 juillet) Ordres du baron de Damas destituant le général Saint-Paul, qui s'est refusé à livrer Mont-Louis le 5 puis le 7 juillet, et confiant provisoirement son commandement au premier officier qui voudra reconnaître le roi, tandis que l'essentiel de la troupe, des officiers et des gardes nationales seront immédiatement licenciés (2 pièces) (vues 3-5).

            - (Mont-Louis, 11 juillet) Lettre [interceptée] du général Saint-Paul, commandant supérieur de Mont-Louis, au général Decaen, commandant l'armée des Pyrénées-Orientales, rendant compte des mesures précédentes et confirmant qu'il conservera la place à la Nation avec l'aide de ses troupes, auxquelles, "à la réception de ces papafards", il a fait prêter " serment de fidélité à la cause nationale " (vues 6-7).

            - (Formiguères, 19 juillet) Lettre secrète de Joseph Sans Cadit [Sancandi ?] au baron de Damas, lui signalant que Toulouse se maintient dans le despotisme, qu'il y a encore du danger à passer en Ariège où le général Lafitte ne paraît pas sincère, mais qu'à Mont-Louis son stratagème a commencé à provoquer tellement de désertions que la place pourrait se rendre lundi [24 juillet] ; il joint copie du rapport statistique rendu au général Lafitte pour les 16-18 juillet par le général Saint-Paul, pièce dont il a pu prendre copie grâce à la complicité du maire de Querigut, chargé de la direction des estafettes (vues 8-11).


          • 1 Num 124 5/102 - 

            Correspondance du général Saint-Paul (ou "de" Saint-Paul lorsqu'il s'adresse au Prince), commandant supérieur de Mont-Louis. 1815

            4 vues  - Correspondance du général Saint-Paul (ou 'de' Saint-Paul lorsqu'il s'adresse au Prince), commandant supérieur de Mont-Louis. (ouvre la visionneuse)

            4 vues

            Présentation du contenu :

            (Mont-Louis, 18, 20 et 26 juillet) Il proteste de sa fidélité au roi mais remet le moment de proclamer l'autorité du roi en raison de l'hostilité de ses troupes, regrettant même de ne pouvoir ouvrir la route au nouveau préfet, avant d'annoncer qu'il a pu rallier sa garnison.


          • 1 Num 124 5/103 - 

            Lettres du chevalier Du Vivier, nommé commandant de Mont-Louis pour le roi. 1815

            11 vues  - Lettres du chevalier Du Vivier, nommé commandant de Mont-Louis pour le roi. (ouvre la visionneuse)

            11 vues

            Présentation du contenu :

            - (Puigcerdà, 21 juillet) Il ne dispose d'aucune troupe face à 300 enragés qui résistent, alors qu'on y rejette les proclamations du général Decaen, de l'ex-préfet Roujoux, et que le drapeau blanc flotte déjà à Perpignan (vues 1-2).

            - (Bourg-Madame puis Mont-Louis, 27-30 juillet) il annonce que, (enfin) entouré d'une forte troupe, il quitte Bourg-Madame pour s'imposer dans la place qui lui revient et qui arbore timidement le drapeau blanc depuis la veille, mais qu'il veut se hâter de tenir alors que 4.000 Espagnols à Puigcerdà s'apprêtent à passer en France ; la garnison ne montra en fait aucune résistance et se prêta à une forte épuration, traduite par la distribution de feuilles de route et d'indemnités de route, tandis que, les officiers les plus suspects étant déjà partis, seul Saint-Paul peut être traduit devant un tribunal à Foix, ce qu'il prend comme une injustice (vues 3-11).


        • 1 Num 124 5/104 - 

          Résistance des troupes. 1815

          4 vues  - Résistance des troupes. (ouvre la visionneuse)

          4 vues

          Présentation du contenu :

          (Aux Cabannes, 18 juillet) Rapport circonstancié de Lipkens sur les difficultés du général Lafitte, commandant l'Ariège, qui ne put entraîner sa troupe à la soumission, et fut même obligé par elle de la conduire en direction de Toulouse, ce qu'il a entrepris pour éviter les excès de ces 250 hommes équipés de 50 chevaux et de deux canons, et pour tenter, une fois arrivé à Toulouse, de convaincre le général Decaen de se soumettre à son tour ; lui-même doit être considéré comme un émissaire du général (c'est à ce titre qu'il a rencontré le Prince à Puigcerdà le 15 juillet), et il se met sous sa protection, car il a appris qu'on allait l'arrêter.


        • 1 Num 124 5/105 - 

          Extraits des archives du comte Raymond de Caldaguès, commandant civil et militaire de l'Ariège, de l'arrondissement de Prades (Pyrénées-Orientales) et de l'Aude. 1815

          14 vues  - Extraits des archives du comte Raymond de Caldaguès, commandant civil et militaire de l'Ariège, de l'arrondissement de Prades (Pyrénées-Orientales) et de l'Aude. (ouvre la visionneuse)

          14 vues

          Présentation du contenu :

          Registre des ordres et des lettres envoyées du 17 au 20 juillet (vues 1-4) ; sommaire des mesures prises du 17 au 23 juillet (vue 5) ; détail heure par heure de l'activité de la place d'Ax du 17 au 22 juillet (vues 6-7) ; enregistrement de ses ordres du jour du 17 au 20 juillet, en particulier la nomination comme préfet de l'Ariège de Jean-Pierre-Esprit Formier de Savignac, la destitution de fonctionnaires, la nomination du chef de bataillon François d'Orgets à la tête des douanes, l'ordre donné au général Lafitte [son prédécesseur] de se rendre à Toulouse et de se présenter à la surveillance du maréchal Pérignon (19 juillet), celui de faire arrêter Lipkins [Lipkens], inspecteur du cadastre (19 juillet), l'organisation militaire pour l'arrivée du Prince à Ax (20 juillet) (vues 8-12) ; enregistrement de sa correspondance avec Roquemaurel et M. de Marsols, chef d'un rassemblement royaliste (18-21 juillet) (vues 13-14).


        • 1 Num 124 5/106 - 

          Embarras des commandants militaires ralliés. 1815

          11 vues  - Embarras des commandants militaires ralliés. (ouvre la visionneuse)

          11 vues

          Présentation du contenu :

          - (Pamiers, 19 juillet) Bourge, commandant la garde nationale de Pamiers depuis trois ans, proteste de la fidélité de sa ville, ralliée au roi, et mise en état de défense le 17 juillet à l'approche d'une troupe de ligne aux ordres du général Lafitte, commandant le département de l'Ariège, laquelle s'est finalement divisée lorsque son chef arbora la cocarde blanche, les séditieux partant vers Toulouse aux cris de Vive l'Empereur (vues 1-2).

          - (Tarascon puis Foix, 17 et 18 juillet) Le colonel de Roquemaurel (rallié) se propose d'abord d'user une dernière fois de persuasion sur le général Lafitte, qu'il sait cependant l'otage de sa troupe, avant de l'attaquer par surprise ; celle-ci s'avère cependant plus nombreuse que prévu, elle terrorise Tarascon et menace Mazères et Foix, mais changeant continuellement de route et de camp, elle finit par sortir du département sans qu'il l'ait rencontrée (vues 3-7).

          - ([Pamiers, 18 juillet]) Explications du général Lafitte au Prince, qui a voulu exécuter l'ordre du jour de l'Armée du 17 juillet en faisant porter la cocarde blanche, mais n'a pu que renvoyer sa cavalerie se soumettre, l'infanterie l'ayant menacé et s'étant mise en route pour Toulouse, lui-même étant malade, resté à Pamiers, et peu désireux de se présenter à Foix où se trouveraient des troupes espagnoles (vues 8-9).

          - ([vers le 20 juillet]) Rapport du préfet Savignac sur ses premières mesures (vues 10-11).


        • 1 Num 124 5/107 - 

          Correspondance du comte de Caldaguès. 1815

          14 vues  - Correspondance du comte de Caldaguès. (ouvre la visionneuse)

          14 vues

          Présentation du contenu :

          - (Foix, 18 juillet) Il n'a pas réussi à rattraper la troupe du général Lafitte, mais celui-ci en a détaché 80 chasseurs et lanciers à cheval pour les mettre à sa disposition, tandis que tout le département est acquis et qu'on apprend que le général Decaen s'est soumis, et que le drapeau blanc flotte sur Toulouse (vues 1-2).

          - (Foix, 18 juillet) Il se félicite des services du colonel de Roquemaurel, qu'il a pris comme second pour organiser les volontaires royaux, et va se rendre à Ax pour y accueillir le Prince auquel les 80 chasseurs et lanciers envoyés par Lafitte serviront d'escorte (vues 3-4).

          - (Foix, 23 juillet) Il écrit au baron de Damas désormais à Toulouse pour lui dire qu'il a su par M. de Gripert que Lentilhac a opéré son mouvement le 21 et fait arborer le drapeau blanc, et il recommande le porteur de la lettre, M. du Chailas, pour remplacer M. de La Barthe à l'état-major, au cas où son mariage le retiendrait à Toulouse (vues 5-6).

          - (Foix, 24 juillet) Il réclame diverses nominations et décorations (vues 7-9).

          - (Foix, 26 juillet) Envoi de la situation des corps stationnés dans l'Ariège, et d'un rapport détaillé et motivé relatif aux mutations de fonctionnaires (vues 10-14).


        • 1 Num 124 5/108 - 

          Autorités civiles. 1815

          8 vues  - Autorités civiles. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Montauban, 19 juillet) Le conseiller de préfecture Château, qui fait office de préfet de Tarn-et-Garonne, rappelle que l'autorité du roi y est rétablie depuis le 13 juillet, alors qu'elle ne l'est toujours pas à ce jour à Agen, et il signale qu'il est urgent de contenir les nombreux déserteurs venant de la garnison de Toulouse en organisant promptement les volontaires royaux, ce qu'un arrêté du Conseil général du département accordant le financement nécessaire favorise, mais qu'une décision du ministre des finances interdit (vues 1-2).

          - (Paris, 11 juillet) Défense faite par le baron Louis, ministre des finances, de procéder à des dépenses militaires (copie) (vues 3-4).

          - (Montauban, 18 juillet) Délibération contraire du Conseil général, approuvée par le maréchal Pérignon (copie) (vues 5-6).

          - ([19 juillet]) Lettre non signée pouvant être du secrétaire du chevalier de Rigaud, menaçant le receveur général de Tarn-et-Garonne, ancien révolutionnaire, s'il persiste à empêcher l'équipement des corps de volontaires royaux (s. l.) (vues 7-8).


        • 1 Num 124 5/109 - 

          Nouvelles autorités militaires sourcilleuses. 1815

          4 vues  - Nouvelles autorités militaires sourcilleuses. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Montauban, 23 juillet) Barrié [ ? ] [commandant le Tarn-et-Garonne], signale qu'il ne fournira pas de fourrage aux trente cavaliers venus du Lot-et-Garonne, commandés par M. Auguste de Rissan et assimilés par le chevalier de Rigaud à la garde du roi, mais qu'il le réserve à la cavalerie en cours de formation dans son département (vues 1-2).

          - (S. d., Montauban) Les membres du comité royal d'insurrection de la ville de Montauban s'attribuent le mérite du ralliement précoce des autorités civile et militaire du département, en raison de leur forte pression sur elles et de la prise de l'arsenal, qui intimida le général Decaen ; organisés en compagnies d'infanterie et de cavalerie, ils ne font pas partie de la garde nationale, suspectant même celle de Montauban qu'ils recommandent de désarmer, et ils demandent leur reconnaissance et une solde pour leur cavalerie (ar 72, timbre sec " Légion royale de Montauban, 1796 ") (vues 3-4).


        • 1 Num 124 5/110 - 

          Épuration, 21-27 juillet. 1815

          10 vues  - Épuration, 21-27 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 21 juillet) Le chevalier de Rigaud annonce qu'il reste des rassemblements nocturnes et qu'il va établir le lendemain une commission militaire avec le maréchal Pérignon, lequel montre désormais plus de fermeté (" j'espère avoir le bonheur de lui électriser un peu de la vivacité de mon caractère pour son service ") (vues 1-2).

          - (Toulouse, 27 juillet) L'inspecteur général de la gendarmerie Seignan de Sère dénonce les partisans de Bonaparte qui, dans la nuit du 3 au 4 avril, [ont empêché Vitrolles et Pérignon de proclamer un gouvernement royaliste à Toulouse], soit le colonel Vaudré, commandant l'arsenal, et le chef de bataillon d'artillerie Gorse, et tout le 3e régiment d'artillerie sauf le chef de bataillon Decuré (vues 3-4).

          - (Toulouse, 27 juillet) Rapport du capitaine de gendarmerie Poulle, signalant qu'il n'y a pas de rassemblement séditieux à Gagnac-sur-Garonne ni à Fenouillet (3 pièces) (vues 5-8).

          - (Toulouse, 27 juillet) Barthouil, secrétaire à l'état-major général du marquis d'Aultanne, et devenu aubergiste pour subsister, dénonce l'état d'esprit des militaires qui n'ont cessé de chanter des chants bonapartistes chez lui du 14 avril au 23 juillet (vues 9-10).


        • 1 Num 124 5/111 - 

          Épuration, 27 juillet-11 août. 1815

          5 vues  - Épuration, 27 juillet-11 août. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 27 juill.) Le chevalier de Port ( ?) de Guy, commandant des compagnies secrètes qu'il a organisées avec les capitaines Descoubas, P. S. et le chevalier Ducluzel également signataires, réclame avec eux d'être intégré dans la garde nationale, ayant une vocation militaire de " défenseurs sédentaires " depuis qu'ils sont pères de famille (vues 1-2).

          - (Toulouse, 7 et 11 août) Rapport du commissaire général de police de Miégeville pour les 7e, 8e, 9e, 10e et 11e divisions militaires, portant essentiellement sur Toulouse, l'arrestation du chef des fédérés Boyer Fonfrède, la destruction au Capitole du buste en bronze de Napoléon, qui a été retiré de la rivière, la menace que continuent de faire peser les troupes débandées de l'Armée de la Loire, enfin la recherche du général Clauzel qui a échappé à la police (vues 3-5).


    • 11e division

      Présentation du contenu :

      Elle fait partie du gouvernement confié par Bonaparte au général Clauzel, et par le duc d'Angoulême au comte Etienne de Damas, dit Damas-Crux (Basses-Pyrénées, Landes, Gironde, départements auxquels s'ajoutent les Hautes-Pyrénées et le Gers, qui relèvent ordinairement de la 10e Division).


      • Avant l'entrée des troupes de France, le 20 juillet

        • 1 Num 124 5/112 - 

          Lettres du comte F. de Bertier. 1815

          4 vues  - Lettres du comte F. de Bertier. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Irun, 2 et 10 juillet) Il transmet les journaux des ordres et des opérations du comte de Damas-Crux, lequel a remis des pouvoirs de commissaire extraordinaire du roi au comte Alexandre de Saluces pour la Gironde, à MM. de Carrères pour les Landes et d'Antin pour les Basses-Pyrénées, au comte François de Villeneuve pour le Gers ; l'abbé Eliagaray travaille le Pays Basque, tandis qu'on tente de convaincre les généraux Thouvenot et Harispe de se soumettre, et qu'on suscite la désertion de leurs troupes en diffusant des proclamations imprimées ; F. de Bertier signale aussi que son frère a débarqué dans la Vendée et, dans la lettre suivante, il se plaint que le ministère espagnol ne fait rien pour favoriser l'organisation de la Légion Marie-Thérèse, qu'ils n'ont donc toujours pas pu pénétrer en France alors que la Vendée remporte des victoires, que le roi est peut-être même déjà à Paris, et qu'un officier a suscité prématurément un soulèvement partiel au Pays-Basque, sans soutien raisonnable (deux pièces).


      • Dispositions du général Clauzel, gouverneur militaire

        • 1 Num 124 5/113 - 

          Bordeaux, 19-25 juillet 1815.

          7 vues  - Bordeaux, 19-25 juillet 1815. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (19 juillet) Le comte Alexandre de Saluces, commissaire nommé pour le roi en Gironde par le comte de Damas, signale que le général Clauzel vient de faire signer aux officiers leur soumission au roi, mais qu'il ne remettrait ses pouvoirs qu'à un officier directement nommé par le roi ou le Prince, et qu'il a ordonné de faire arborer le drapeau blanc dans tout son commandement samedi prochain 22 juillet, et d'y faire reconnaître alors l'autorité du roi (vues 1-2).

          - (23 juillet) Rapport du général Clauzel au duc d'Angoulême, rappelant qu'il commande le corps d'observation des Pyrénées occidentales, créé par le gouvernement provisoire le 5 juillet dernier, et qu'il est placé sous les ordres du maréchal prince d'Eckmuhl [Davout], dont il n'a plus eu de nouvelles, ses courriers étant interceptés, jusqu'au 19 juillet, où il a exécuté l'ordre de faire adhérer les officiers généraux et supérieurs à l'adresse faite à Sa Majesté au nom de l'Armée française ; la troupe étant indisposée contre le drapeau blanc, il a retardé au 22 juillet le moment d'en arborer la couleur, craignant d'accélérer la désertion qui cause la perte de l'armée, au moment même où les puissances étrangères manifestent des prétentions exagérées (vues 3-4).

          - (24 juillet) Le duc de Guiche, arrivé le matin même à Bordeaux [avec des pouvoirs du duc d'Angoulême], signale que le général Clauzel veut bien lui remettre le commandement de ses deux divisions militaires, mais pas sa charge supérieure de gouverneur, qu'il réserve à qui que ce soit muni d'un ordre du Prince même, ce dont le duc de Guiche souhaite bénéficier au plus vite pour remplacer Clauzel et obtenir ainsi la disposition du fort de Blaye et du Château-Trompette, lequel terrorise la ville de Bordeaux (vues 5-6).

          - (25 juillet) Mot du général Clauzel signifiant sa position au duc de Guiche (vue 7).


      • Entrée de l'armée royale en France (Basses-Pyrénées) et prise de pouvoir à Bordeaux

        • 1 Num 124 5/114 - 

          Situation de Bayonne, 20-22 juillet. 1815

          6 vues  - Situation de Bayonne, 20-22 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Irun, 20 juillet) Rapport du comte de Damas-Crux signalant que d'Antin et de Carrère ont déjà rétabli l'autorité du roi à Pau et à Mont-de-Marsan, tandis que lui-même n'a toujours pas passé la frontière, n'arrivant pas à obtenir de réponse du général Thouvenot qui tient Bayonne, et ne sachant s'il faut se fier à une promesse de reddition de son supérieur, le général Clauzel, gouverneur de la Division militaire, sur ordre du maréchal Davout, ou au contraire s'il faut attaquer avec l'aide des troupes espagnoles du comte del Abisval, ce qui aurait l'inconvénient de faire pénétrer des étrangers en France ; sans nouvelles ni de Paris ni du Prince, il redoute une amnistie qui lui ferait porter le même uniforme que ses adversaires ; il n'a par ailleurs aucune estime pour le général Donadieu, arrive [de Paris] avec des pouvoirs de commissaire extraordinaire du roi dans le Midi et un million de livres sterling, mais qui s'agite et qui intrigue (vues 1-4).

          - (Bayonne, 22 juillet) Lettre du général Thouvenot, commandant Bayonne, au comte de Damas, signalant que si ses troupes ont en grande partie déserté, il demeure beaucoup d'officiers qu'il faut ménager et rassurer sur leur sort ; il a fait arborer ce jour le pavillon blanc à Saint-Jean-Pied-de-Port, Navarrenx et Dax, mais il repousse encore le moment du Te Deum à Bayonne [au cours duquel ils doivent se retrouver avec Damas], lequel manifestera l'union des partis, pour autant que les hommes de Damas ne fassent pas de provocation et ne comportent pas trop de troupes basques (copie) (vues 5-6).


        • 1 Num 124 5/115 - 

          Un envoyé de la duchesse d'Angoulême. 1815

          2 vues  - Un envoyé de la duchesse d'Angoulême. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Irun, 16 juillet) Rapport d'H. de Lacauve, chef de l'état-major du général Donnadieu, sur la mission concernant Bordeaux donnée à ce dernier par Madame : parti en mer de Gand le 4 juin pour Londres, puis à nouveau le 26 sur des navires anglais, il envoya son aide de camp, M. de Saint-Marcellin, au-devant du général Clauzel, qui le retint prisonnier ; le baron de Montalembert et le colonel comte de Lastour cherchent depuis à débarquer les munitions dont ils disposent pour 5 à 6.000 hommes mais, devant l'afflux des troupes à Bordeaux, le général a craint de compromettre les royalistes qui se rallieraient et, s'étant rendu à Irun, il y a rencontré le comte de Damas le 14 juillet, très opposé à cette opération trop risquée, puis il voulut gagner Madrid et finalement vient de passer en France sous un déguisement, pour tenter de retourner les généraux français qui commandent la frontière.


        • 1 Num 124 5/116 - 

          Long rapport du comte de Damas-Cruz sur son passage en France. 1815

          7 vues  - Long rapport du comte de Damas-Cruz sur son passage en France. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Bayonne, 25 et 26 juillet) Entré en France le 20 juillet sans aucun Espagnol mais avec son "seul dépôt" ; accueilli avec enthousiasme à Urrugne, rejoint par 1.500 Basques armés et commandés par le baron de Garrau à Saint-Jean-de-Luz, il fit une entrée triomphale à Bayonne le 23, ayant pourtant tenu à se faire accompagner de nombreux Basques malgré les recommandations contraires du général Thouvenot ; il est crédité du mérite d'avoir laissé les Espagnols du comte del Abisval en Espagne ; de concert avec l'évêque, son arrivée a été retardée ce dimanche [23] jusqu'à 4 heures, de façon à pouvoir assister aussitôt à un Te Deum, et à y retrouver le général Thouvenot et ses adjoints, avec lesquels il a ensuite dîné ; l'occupation de la citadelle ne s'est faite, et non sans mal, que lorsque l'on put convaincre qu'elle n'était pas donnée aux Espagnols, car la ville abrite 600 officiers ombrageux, alors qu'on ne compte plus guère que 120 soldats ; il était temps de lever l'état de siège de la ville, faute d'hommes pour l'assurer, car " on ne retient pas les Basques comme on veut " au moment des moissons ; à Bordeaux, le comte Alexandre de Saluces, auquel Damas-Crux avait donné le commandement supérieur jusqu'à son arrivée, a su convaincre le général Clauzel d'arborer le drapeau blanc et d'éviter des violences, aussi regrette-t-il que le Prince ait dépêché le duc de Guiche pour l'y remplacer ; on pourrait remercier le comte del Abisval de ne pas être entré en France vivre à nos dépens, comme les autres troupes étrangères, en acceptant que son frère, colonel du régiment Impérial Alexandre qu'il a formé en Russie, puisse le passer au service du roi comme il le désire, ou à défaut commander un régiment français ; le lendemain 26, Damas-Crux poursuit sa lettre en demandant au prince une confirmation expresse de ses pouvoirs, alors que les ministres ont confié le gouvernement de la 11e Division à M. de Coetlosquet ; il proteste de sa fidélité et de son patriotisme, alors que le roi, " dans les mains des infidèles, n'est plus qu'un fantôme de royauté " et que " c'est M. de Talleyrand qui est roi de France " ; il ne marchera sur Bordeaux que le 28, après avoir stabilisé la situation militaire de Bayonne et s'être assuré d'une forte escorte pour en imposer au gouverneur Clauzel ; il craint " les commissaires [du roi] en tout genre qui pleuvent de tous les côtés, et il réclame la présence du Prince, le conjurant " de tomber des nues à Bordeaux, d'arriver s'il le faut à franc étrier sur un bidet de poste, et d'étonner par l'audace de [sa] conduite. ".


        • 1 Num 124 5/117 - 

          Soumission de Bayonne. 1815

          4 vues  - Soumission de Bayonne. (ouvre la visionneuse)

          4 vues

          Présentation du contenu :

          (Bayonne, 4 août) Rapport du comte de Chauvigny de Blol, chef d'état-major de la 11e Division militaire, sur la soumission de Bayonne, qu'il est allé négocier au nom du comte de Damas-Crux, et sur celle de la citadelle qui fut très difficile.


        • 1 Num 124 5/118 - 

          Rapport du comte de Damas-Crux sur son installation à Bordeaux. 1815

          8 vues  - Rapport du comte de Damas-Crux sur son installation à Bordeaux. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Bayonne [sic, pour Bordeaux], 2 août) Il est arrivé lundi [1er août] : n'obtenant pas d'argent des receveurs et payeurs aux ordres du ministère, il a dû lancer de lui-même un emprunt, encouragé par les disponibilités fiscales du pays qui ne règle pas ses impôts aux agents nommés par le pouvoir précédent ; il a besoin en effet de solder les troupes avant de les licencier, ce qui est urgent ; il renseigne sur l'état d'esprit des généraux et fonctionnaires encore en place, y compris le nouveau préfet, M. de Tournon, déjà nommé par le ministère, et il se demande si M. de Vioménil, qu'on annonce avoir été nommé commandant de la 11e Division par le ministère, se remettra à ses ordres, lui qui en est le gouverneur nommé par le Prince, (non signé) (vues 1-2).

          - 4 pièces jointes : un tableau des magistrats démissionnaires sous l'usurpateur (vue 3) ; un arrêté pris le 1er août par le comte de Damas, ouvrant un emprunt de 300.000 F (vues 4-5) ; un extrait du livre des ordres du jour de M. le comte de Damas-Crux, du 28 juillet au 31 août, décrétant en particulier la dissolution de l'armée d'observation des Pyrénées occidentales (1er août) (vue 6) ; un extrait du journal des opérations de M. le comte de Damas-Crux, du 28 juillet au 1er août, signalant en particulier le maintien, le 28 juillet, du général Thouvenot comme commandant supérieur de Bayonne, mais non plus aux ordres du général Clauzel, gouverneur de la 11e Division, mais à ceux du général de Damas-Crux, et le 1er août que le fort de Blaye a tiré un coup de canon sur un bâtiment anglais, le forçant à sortir de la rivière de Bordeaux (vues 7-8).


        • 1 Num 124 5/119 - 

          Confusion dans l'attribution des pouvoirs à Bordeaux. 1815

          9 vues  - Confusion dans l'attribution des pouvoirs à Bordeaux. (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Bayonne, 26 juillet) Le comte F. de Bertier confirme l'intérêt d'une visite du Prince à Bordeaux, car le comte de Saluces, arrivé le premier comme commissaire du roi et nommé par le comte de Damas, va devoir laisser ses pouvoirs au duc de Guiche, tandis que M. de Coetlosquet a des pouvoirs des ministres, que le général Donadieu en a du roi, M. de Costons en a de Madame, et que M. de Tournon, installé comme préfet, les tient des ministres (vues 1-2).

          - (Bordeaux, 3 août) Le comte de Damas signale le bon accueil fait au duc de Bourbon à Bordeaux, occasion cependant pénible de découvrir en même temps le comte de Vioménil, arrivé avec un titre de commandant de la 11e Division militaire décerné par le ministère, fonction dans laquelle il pourrait remplacer le lieutenant général d'Armagnac, mais tout en étant, ce qu'il ne peut accepter, aux ordres de Damas, installé désormais comme gouverneur militaire et tenant ses pouvoirs du Prince ; l'un et l'autre souhaitent éviter au plus vite ce conflit de légitimité, mais Damas note que si l'on ignorait l'entrée du Prince en France, le 22 juillet, date de la nomination de Vioménil, ce n'était plus le cas cinq jours plus tard lorsqu'il quitta Paris : " il s'établit un système ministériel d'annuler les Princes pour s'emparer de leur autorité " ; deux pièces jointes, copie de la nomination du comte de Vioménil le 22 juillet, et lettre de ce dernier au Prince, le priant de régler sa situation avec le ministère, car " il ne peut [se] dispenser d'obéir ponctuellement à l'ordre du roi... sans [se] rendre extrêmement coupable " (vues 3-7).

          - (Bordeaux, 4 août) Lettre du comte de Damas au baron de Damas, espérant que son courrier précédent expédié à Toulouse, aura suivi le Prince à Paris, car sa position est intenable et que le travail ne manque pas : les troupes de ligne sont en voie d'être entièrement licenciées, et il reste à organiser la Légion Marie-Thérèse qui n'est toujours qu'un dépôt (non signé) (vues 8-9).


        • 1 Num 124 5/120 - 

          Réticence vis-à-vis du cabinet ministériel du roi. 1815

          2 vues  - Réticence vis-à-vis du cabinet ministériel du roi. (ouvre la visionneuse)

          2 vues

          Présentation du contenu :

          (Bordeaux, 2 août) Le comte Maxime de Puységur, maréchal camp, inspecteur des gardes nationales de la Gironde, invite le Prince à conserver son autorité sur les provinces du Midi, en dépit des intentions du ministère, car les provinces sous l'influence des alliés échappent déjà à ce dernier qui, par ailleurs, " semble vouloir gouverner seul en France, réduisant le rôle du monarque à celui d'une idole qu'on encense " ; il adresse deux notes, également remises au comte de Damas à son arrivée à Bordeaux (voir article suivant).


        • 1 Num 124 5/121 - 

          Pièces jointes au rapport précédent. 1815

          5 vues  - Pièces jointes au rapport précédent. (ouvre la visionneuse)

          5 vues

          Présentation du contenu :

          - (Bordeaux, 1er août) Ordre du jour fixant le détail de l'organisation des gardes nationales de la Gironde, complétant un ordre précédent du 22 juillet, et concernant tous les jeunes gens de 18 à 30 ans, quitte à ce que les récalcitrants soient portés sur des " listes de mauvais citoyens " (vues 1-3).

          - (1er août) Note détaillée sur la situation du département de la Gironde, l'état d'esprit des fonctionnaires en place, magistrats et corps préfectoral plus ou moins compromis avec Bonaparte, et sur le préfet, M. de Tournon, nommé par le ministère, donc susceptible d'être plus soumis à son influence que dévoué au duc d'Angoulême ; on signale toutefois que l'organisation de la garde nationale de ce jour 1er août n'a pas été publiée, faute de fonds pour l'exécuter, que la gendarmerie est suspecte, que les troupes de ligne doivent être soldées avant d'être licenciées, et progressivement recomposées (vues 4-5).


        • 1 Num 124 5/122 - 

          Hostilité du préfet. 1815

          3 vues  - Hostilité du préfet. (ouvre la visionneuse)

          3 vues

          Présentation du contenu :

          - (Bordeaux, 19 juillet) Lettre émanant de l'état-major du corps d'observation des Pyrénées occidentales au préfet des Landes, Harel, signalant que des dépêches de l'Armée de la Loire annoncent que tout est fini, ce qui n'empêche pas une grande confusion de régner, et l'on craint que le général Ismert ne soit en train de marcher sur Mont-de-Marsan (non signé) (vue 1).

          - (Mont-de-Marsan, 27 juillet) Rapport du général d'Ismert, ancien commandant du département des Landes qui a été déposé par le gouverneur Clauzel : s'étant ouvert au comte de Damas de sa décision de libérer son département, il y retourna dans la nuit du 15 au 16 juillet, fit arrêter le préfet Harel, aussitôt remplacé par M. de Carrère, lequel préféra, le 19 juillet, ne pas résister par la violence à l'avance d'une troupe envoyée par le général Clauzel, mais elle s'est retirée le 21 et l'autorité du roi régnait partout le 22 (vues 2-3).


        • 1 Num 124 5/123 - 

          Repli des royaux. 1815

          4 vues  - Repli des royaux. (ouvre la visionneuse)

          4 vues

          Présentation du contenu :

          (Toulouse, 22 juillet) Rapport du chef d'escadron de Soulaigre, commandant le 3e escadron des " chasseurs d'Angoulême ", qui stationnait depuis deux mois à Mont-de-Marsan lorsque l'ancien préfet de Carrère, commissaire extraordinaire du roi caché dans le département, se fit connaître à lui ; le 14 juillet, le préfet Harel interceptait un courrier du roi à son ministre à Madrid, et publiait dans son journal son opposition à la proclamation du roi aux Français ; arrivé dans la nuit du 15, le général Ismert venait solliciter le concours de Soulaigre pour faire arrêter Harel et installer M. de Carrère ; l'autorité du roi était donc établie le 16, mais elle fut suspendue dès le 19 par M. de Carrère lui-même, qui ne voulut pas résister aux troupes envoyées contre lui, ce qui explique la présence de Soulaigre à Toulouse où il est replié avec une seule de ses deux compagnies, celle qui est restée fidèle (en double).


        • 1 Num 124 5/124 - 

          Perspectives d'ouverture de la frontière. 1815

          8 vues  - Perspectives d'ouverture de la frontière. (ouvre la visionneuse)

          8 vues

          Présentation du contenu :

          - (Vielha, 20 et 22 juillet) M. de Gripert, gouverneur de Vielha [Catalogue espagnole] et de la vallée d'Aran, est allé vérifier à " l'extrême frontière ", le 20 juillet, que le drapeau blanc flottait sur les clochers en vue, ce qui a permis au vicomte de Lentilhac, nommé commandant militaire pour les Hautes-Pyrénées et le Gers, de pénétrer le lendemain en France en compagnie du marquis de Montlezun, de MM. de Pouzargues et Azarn ; lui-même, ruiné par l'émigration, souhaite le commandement d'une place, et une sous-préfecture pour son frère Onufre (vues 1-4).

          - (Tarbes, 23-24 juillet) Lettres du baron de Wouillemont, commandant les Hautes-Pyrénées, au vicomte de Lentilhac, lui signifiant qu'il ne lui remettrait pas son commandement sans un ordre de sa hiérarchie, en l'occurrence le général commandant la 10e Division militaire, ou du moins qu'il le préfèrerait ainsi (vues 5-8).


        • 1 Num 124 5/125 - 

          Résistance et agitation. 1815

          14 vues  - Résistance et agitation. (ouvre la visionneuse)

          14 vues

          Présentation du contenu :

          - (Tarbes, 23-24 et 27 juillet et 1er août) Rapports du vicomte de Lentilhac, entré seul et sans moyen le 21 juillet à Tarbes, où flottait déjà le drapeau blanc depuis le vendredi [21 juillet], et faisant part d'une grande fermentation ourdie par le sous-préfet de Tarbes, Garat, et du refus du commandant du département comme du préfet [Eusèbe] Dupont de céder leur place sauf à un successeur désigné par leurs propres autorités respectives, ce qui finalement permet d'assurer la transition sans exiger l'envoi de troupes ; il déconseille vivement qu'on rétablisse préfet le comte de Villeneuve, dont l'exaltation ne convient pas à la situation, et il finit par prendre ses fonctions le 27 juillet tandis que celles de préfet sont occupées par intérim, avant de partir le 1er août pour le Gers, où le comte de Luscan, nommé par le comte de Damas-Crux, a déjà bien préparé sa venue (six pièces) (vues 1-11).

          - (Tarbes, 26 juillet) Garat, sous-préfet de Tarbes, enjoint l'ex-maire de Saint-Léger, Pestabet, de remettre les archives de sa commune à M. Carré, nouveau maire (vue 12).

          - (Bordeaux, 5 août) Le comte F. de Bertier signale que Garat fils, ex sous-préfet de Tarbes, demeure en détention à la citadelle de Bayonne, ville où par ailleurs les autorités militaires maintenues refusent de coopérer (vues 13-14).


        • 1 Num 124 5/126 - 

          Troubles et soumission. 1815

          9 vues  - Troubles et soumission. (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Auch, 29 juillet) Le conseiller de préfecture B. Fentety ( ?), préfet par intérim, accuse réception de la nomination du marquis de Villeneuve comme administrateur civil du gouvernement des divisions méridionales confiées au Prince (vue 1).

          - (Mirande, après le 21 juillet) Rapport sur les troubles antiroyalistes à Mirande, rédigé en vue d'obtenir des places en faveur de ceux qui en ont été les victimes, ayant été repéré dans leur ferveur monarchique lors du passage du duc d'Angoulême dans cette ville le 24 juillet 1814 : le premier mai et tout au long de ce mois, la foule s'est réunie devant leurs maisons pour les invectiver la nuit, tandis que des enfants en faisaient de même le jour ou bien des militaires de passage ; ces menaces reprirent le 7 juillet, notamment lorsque des rumeurs annonçaient Bonaparte vainqueur, et le 17, lorsque la foule s'opposa à la publication de l'autorité du roi par le sous-préfet, sur ordre du baron de Vitrolles, ce qui dura jusqu'au 21 juillet (vues 2-9).


    • 20e Division militaire

      Présentation du contenu :

      (Dordogne, Lot-et-Garonne) Commandement soumis au gouverneur militaire de Bordeaux, conjointement avec celui de la 11e Division.


        • 1 Num 124 5/128 - 

          Des "soldats nègres" ou coloniaux. 1815

          3 vues  - Des 'soldats nègres' ou coloniaux. (ouvre la visionneuse)

          3 vues

          Présentation du contenu :

          - (Agen, 26 juillet) Le préfet de Lot-et-Garonne [Christophe] de Villeneuve [-Bargemont] signale l'arrestation à Beaupuy, le 23 juillet, de 21 sous-officiers ou soldats nègres, dits chasseurs coloniaux, commandés par Casimir Duclos, homme de couleur, et Joseph Varret, sous-lieutenant, lesquels se livraient au pillage dans l'arrondissement de La Réole, disposaient d'un état nominatif des principaux royalistes de la commune de Layrac, et avaient l'intention de rallier d'autres déserteurs (vues 1-2).

          - (s. d. , s. 1) Le marquis de Dampierre, inspecteur des gardes nationales du 1er arrondissement de Lot-et-Garonne, suggère la création de volontaires royaux à cheval, et de renvoyer chez eux les officiers en demi-solde (vue 3).


        • 1 Num 124 5/129 - 

          Vidalot du Sirat, commandant provisoirement le Lot-et-Garonne. 1815

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          Présentation du contenu :

          - (Agen, 29 juillet) Il rend compte de sa prise de fonction (vue 1).

          - (Agen, 1er août) Il dénonce le mauvais esprit de son département, où il faudrait arrêter les anarchistes qui diffusent des rumeurs dangereuses, comme en témoigne une lettre adressée à son prédécesseur Bessière (vues 2-3).

          - (Périgueux, 27 juillet) Cette lettre, jointe, venant du chef d'état-major de la 20e Division à Périgueux, signale que le général Clauzel fait arrêter les déserteurs munis de feuilles de route [i. e. délivrées par les royalistes ? ], et qu'il aurait appris, des membres de la famille royale présents à Bordeaux, que la cocarde blanche, cause principale de la désertion, avait été imposée au roi par les alliés (vues 4-5).