Les archives de la Vendée

Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent JoursInventaire complet au format pdf (Nouvelle fenêtre - 160 Ko)

    • 9e division militaire (Lozère, Gard, Ardèche, Hérault, Aveyron et Tarn)

      • Gard et Lozère

        Présentation du contenu :

        Ces deux départements ont le comte René de Bernis pour commissaire extraordinaire du roi nommé par le duc d'Angoulême.


        • 1 Num 124 5/66 - 

          Rapports du comte de Bernis, 15 et 23 juillet 1815.

          8 vues  - Rapports du comte de Bernis, 15 et 23 juillet 1815. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Beaucaire, 15 juill.) Premier rapport de Bernis depuis que le duc d'Angoulême lui a donné des pouvoirs, le 10 juin à Barcelone : ayant débarqué à Aigues-Mortes, il a " organisé le mouvement en Lozère, … [qui] eut lieu spontanément le 30 juin " car le parti du roi était prêt, aussi les autorités y ont-elles déjà été renouvelées et des Bonapartistes arrêtés, de même que le maréchal Soult ; l'investissement du Gard, en revanche, n'est pas achevé, et on risque de devoir occuper militairement Nîmes où résiste le général Gilly à la tête d'un " Bataillon sacré " (vues 1-2).

          - (Nîmes, 23 juillet) Deuxième compte rendu de Bernis annonçant le départ de Nîmes du général Gilly, parti fomenter des attroupements hostiles parmi les protestants des Cévennes, tandis que des paysans royalistes, entrés d'eux-mêmes à Nîmes le 17 juillet, ont mis en fuite la garnison et pillé quelques maisons de bonapartistes, autant de signes d'une agitation dangereuse qui justifie de repousser la date de la foire de Beaucaire, le temps que les nouvelles autorités soient confortées par l'arrivée de militaires, français de préférence, mais à défaut étrangers (vues 3-8).


        • 1 Num 124 5/67 - 

          Rapports du comte de Bernis, fin juillet 1815

          3 vues  - Rapports du comte de Bernis, fin juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          ([Nîmes, 27 ou 28 juill.]) [Troisième] rapport du comte de Bernis : il continue d'épurer les autorités et il constate un retour au calme dans le Gard, même si les Cévennes restent agitées, que le désarmement est mal appliqué et que les rebelles y échangent des correspondances avec l'extérieur, du moins la citadelle du Saint-Esprit est-elle passée aux mains du comte de Vogüé, qui se l'est fait remettre sans résistance par le général Cassan ; au moment de clore sa lettre, Bernis reçoit l'ordonnance royale mettant immédiatement fin à ses pouvoirs de commissaire extraordinaire, mais il en attend confirmation, car son application serait prématurée pour le Gard, où il craint la violence du " mouvement de réaction ", royaliste.


        • 1 Num 124 5/68 - 

          Pièces communiquées à l'appui du second rapport de Bernis. 1815

          20 vues  - Pièces communiquées à l'appui du second rapport de Bernis. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - Bordereau de 8 pièces envoyées le 23 juillet (vue 1).

          - (Mende, 5 juill.) Rapport du chevalier de Corsac, commandant le département de la Lozère, sur l'arrestation du préfet le 30 juin, suivie du ralliement et du désarmement des gendarmes de Mende (copie) (vues 2-5).

          - (Mende, avant le 15 juill.) rapport du Conseil royal de la Lozère sur la confédération des royalistes de ce département et de ses voisins, organisée par l'abbé Fayet, principal du collège de Mende, qui réussit à enrôler 4.000 volontaires dès le 9 mai et à les armer, à réunir le 16 juin leurs chefs, dont les décisions furent confirmées peu après par le comte de Bernis, enfin à assurer en trois jours le changement de pouvoir dans toute la Lozère, alors même que la date en fut imposée par le soulèvement de Mende, effectué spontanément le 30 juin (copie) (vues 6-11).

          - (Mende, [11 juill.]) Rapport du Conseil royal de la Lozère sur le maréchal Soult, arrivé le 8 juillet dans la Lozère en portant cocarde blanche, et en annonçant qu'il voulait se rallier aux royalistes : il est libre sur parole à Mende, où il a été attiré par le Conseil qui souhaitait s'assurer lui-même de sa personne, plutôt qu'il soit arrêté dans un autre département (vues 12-15).

          - (Mende, 11 juill.) Procès-verbal du Conseil royal de la Lozère, réuni le 11 juillet pour entendre le maréchal Soult venu se justifier de sa conduite à Paris, où il a favorisé le retour du roi, et qui affirme que son arrestation, alors qu'il s'est rallié, aurait un effet désastreux sur les troupes impériales et des généraux déjà méfiants car tous compromis (copie) (vues 16-20).


        • 1 Num 124 5/69 - 

          Rapports transmis par le comte de Bernis (ne correspondant du reste pas à ceux qu'il annonce dans sa lettre), l'un du préfet, Fressac, l'autre du commandant militaire, Corsac, 19 juillet. 1815

          5 vues  - Rapports transmis par le comte de Bernis (ne correspondant du reste pas à ceux qu'il annonce dans sa lettre), l'un du préfet, Fressac, l'autre du commandant militaire, Corsac, 19 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Ils annoncent que le général Gilly est en fuite, que le drapeau blanc flotte même à Saint-Jean-du-Gard, et que les route sont couvertes de déserteurs de l'armée impériale, mais que le ministre des finances ayant interdit aux receveurs et payeurs du département tout versement de fonds, pour des dépenses engagées en dehors des nouvelles ordonnances royales, il n'y a pas de moyens de solder, donc de conserver les nouvelles forces de l'ordre (rapports transmis le 24).


        • 1 Num 124 5/70 - 

          Pièces à l'appui du troisième rapport du comte de Bernis. 1815

          17 vues  - Pièces à l'appui du troisième rapport du comte de Bernis. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Mende, 24 juill.) Lettre dépitée du comte de Fressac, préfet de la Lozère depuis qu'il a restauré le pouvoir royal, sans une goutte de sang, le 1er juill. , et obligé de céder sa place à un M. de Barrein, rétabli dans ses fonctions par une ordonnance royale du 7 (vues 1-2).

          - (Mende, 24 juill.) Lettre déférente de M. de Barrein, visiblement gêné de cette situation, transmise par le comte de Corsac, commandant militaire, inquiet de son côté d'avoir reçu de l'inspection générale de la gendarmerie l'ordre de libérer leurs prisonniers, soit le personnel préfectoral impérial ainsi que le maréchal Soult, et assez circonspect sur les pouvoirs du maréchal de camp Rouyer, baron de Saint-Victor, qui doit le remplacer dans son commandement mais qui a été nommé par le gouvernement provisoire avant même le retour du roi (vues 3-6).

          - (1er juill.) Tableau de l'état-major général de l'armée royale du département de la Lozère (copie) (vues 7-8).

          - (Clermont-Ferrand, 17 juill.) Lettre où le maréchal de camp Rouyer de Saint-Victor, nommé commandant de la Lozère mais découvrant que le maréchal Soult y est prisonnier, s'enquiert prudemment, auprès du comte de Corsac qu'il est amené à remplacer, des dispositions des autorités en place, pour éviter de les heurter inutilement en se présentant et en engageant ainsi une démarche éventuellement équivoque (copie) (vue 9).

          - (Paris, 16 juill.) Lettre du duc d'Otrante, ministre de la police générale (Foucher), demandant à la gendarmerie l'élargissement du personnel préfectoral retenu prisonnier à Mende, qui n'aurait été incarcéré le 30 juin que pour échapper à la vindicte d'un mouvement populaire ; ordre d'élargissement de l'inspection générale de la gendarmerie (copies) (vues 10-12).

          - (Nîmes, 27 juill.) Lettres de Bernis aux comtes de Fressac et de Corsac, les confirmant dans leurs charges, respectivement préfectorale et militaire, jusqu'à nouvel ordre du roi, et leur enjoignant de conserver leurs prisonniers, plus une lettre de consolation à M. de Barrein, préfet aussitôt destitué que rétabli (copies) (vues 13-17).


        • 1 Num 124 5/71 - 

          Rapport du préfet de la Lozère sur l'origine de l'organisation des royalistes du département, Mende, 15 juillet. 1815

          6 vues  - Rapport du préfet de la Lozère sur l'origine de l'organisation des royalistes du département, Mende, 15 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          À peine les alliés eurent-ils manifesté leur soutien à Louis XVIII, que l'abbé Fayet, principal du collège de Mende, conçut-il une confédération royaliste de la Lozère, l'Ardèche, la Haute-Loire et l'Aveyron, pour couper Bonaparte du Midi ; la Lozère en étant le centre, il divisa le département en 11 arrondissements militaires dont les commandants avaient déjà enrôlé 4.000 volontaires le 9 (mai ?), ce qui constitua une heureuse surprise au comte de Bernis, lors de la première visite secrète qu'il y fit ; M. de Chambrun ayant fui Marvejols, se joignit à eux pour organiser les gardes nationales, et un conseil de guerre, tenu le matin du 30 juin, confirma le comte de Corsac, nommé par M. de Bernis, comme commandant militaire à la place d'Auguste de Lescure pressenti auparavant ; dans l'après-midi de ce même 30 juin, la nouvelle [prématurée] de l'entrée du roi à Paris provoqua une émeute à Mende, l'arrestation des autorités, et favorisa le rétablissement de l'autorité royale, accomplie en trois jours dans tout le département.


        • 1 Num 124 5/72 - 

          Lettres de Chambrun et de Brun de Villeretz 1815

          4 vues  - Lettres de Chambrun et de Brun de Villeretz (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Mende, 9 juillet) Le comte de Chambrun invite le duc d'Angoulême à publier une proclamation à l'Armée, pour confirmer la magnanimité du roi, contrecarrer l'influence de généraux compromis qui poussent à la guerre civile, et pour dissiper un éventuel ralliement au duc d'Orléans des personnes les plus compromises ; il est allé à la rencontre du maréchal Soult, arrivé en Lozère, lequel a facilité la capitulation de Paris, arbore la cocarde blanche et désire rejoindre le duc d'Angoulême (vues 1-2).

          - (Mende, 30 juillet) Le baron Brun de Villeretz, commandant les deux départements de la Lozère et de l'Ardèche, a pris son commandement à Mende, où il conserve Corsac sous ses ordres pour la Lozère ; il espère éviter à son ressort l'occupation étrangère qui lui paraît inutile, tandis qu'il vient d'apprendre qu'à Clermont-Ferrand en Auvergne, les généraux Exelmans et Flahaut, forts de 4.000 hommes, ne s'étaient soumis au roi que sous la menace de l'arrivée d'un corps autrichien présent à Lyon (vues 3-4).


        • Pièces communiquées à l'appui du second rapport de Bernis

          • 1 Num 124 5/74 - 

            Appel à la mobilisation générale et premiers faits d'armes. 1815

            8 vues  - Appel à la mobilisation générale et premiers faits d'armes. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Nîmes, 17 juill.) Appel à la mobilisation générale, rédigé à Nîmes le 17 juillet, avant la prise de la ville par les autorités royales, mais pourtant promulgué prétendument au nom du roi, contre les " factieux ", et adressé à tous les habitants des Cévennes, de la Gardonnenque et de la Vaunage, c'est-à-dire aux protestants (copie) (vues 1-2).

            - (23 juillet) Rapport sur la conduite de Soubrat, officier privé de sa pension sous Bonaparte, qui réunit 300 hommes à Nîmes le 17 juillet, désarma la garde nationale et attaqua la caserne du 13e régiment de ligne, jusqu'à faire capituler le général Maulmont et le colonel Rivault (vues 3-4).

            - (Nîmes, 24 juillet) Lettre du général de Barre annonçant la prise de la citadelle de Saint-Esprit, désormais tenue par le bataillon Royal Miquelet (vues 5-6).

            - (Nîmes, 23 juillet) Rapport du marquis de Calvière, [autre] commissaire extraordinaire dans les départements du Gard et de la Lozère, rendant compte de son activité depuis qu'il a débarqué à Aigues-Mortes avec le comte de Bernis, ce dernier partant en Lozère tandis que lui-même était arrêté 36 heures au Vigan, puis s'enfermait à Aigues-Mortes dont il a renforcé les défenses jusqu'à décourager toute tentative du général Gilly (vues 7-8).


          • 1 Num 124 5/73 - 

            Débordements populaires. 1815

            4 vues  - Débordements populaires. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Nîmes, [22 juill. ]) Lettre du maréchal de camp de Barre, nommé commandant du département du Gard par Bernis, rapportant que dès le 2 juillet il avait été à Beaucaire prendre la tête des paysans qui s'y étaient rassemblés, et qu'il avait pu ensuite en imposer à Nîmes, au point d'en faire sortir le général Gilly, mais sans éviter, le 17, des tueries jusque parmi la garnison qui venait de capituler : il a dû ensuite, pendant trois jours, soumettre des communes qui arboraient pourtant le drapeau blanc, car ses paysans se sont en grande partie débandés, et ils commettent des excès que seule une véritable troupe de ligne, fût-elle étrangère, pourrait contenir, lui-même étant entièrement occupé à ce que des " ruisseaux de sang " ne coulent pas à Nîmes (vues 1-2)

            - (Nîmes, 23 juill.) Rapport de l'action du général comte de Vogüé autour de Nîmes, où il soumit des communes et des détachements arborant pourtant eux-mêmes le drapeau blanc (vues 3-4).


        • Correspondance du général de Barre, commandant le département du Gard et pièces qu'il transmet

          • 1 Num 124 5/76 - 

            Lettres saisies datées de mars 1815.

            3 vues  - Lettres saisies datées de mars 1815. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            (Paris, 25 mars et Florac, 27 mars 1815). Une recommandation du baron Brun de Villeretz (cf 80) au ministre de l'Intérieur de Napoléon tendant au rétablissement de Cade, et une déclaration de fidélité bonapartiste de Cade, sous-préfet de Florac qui a été déposé par le roi à la fin de 1814.


          • 1 Num 124 5/75 - 

            (Nîmes, 28 juillet) Inventaire de la correspondance du général Gilly, nommé commandant de la 5e Division militaire [par Napoléon] le 2 mai. 1815

            9 vues  - (Nîmes, 28 juillet) Inventaire de la correspondance du général Gilly, nommé commandant de la 5e Division militaire [par Napoléon] le 2 mai. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            Elle comprend aussi de la correspondance du baron d'Alphonse ainsi que des lettres relatives à la capitulation de l'armée royale au Saint-Esprit, signée en [avril] entre le général Gilly et le baron de Damas, sous-chef d'état-major de l'armée royale du midi.


          • 1 Num 124 5/77 - 

            Nîmes, 30 juillet-3 août 1815.

            7 vues  - Nîmes, 30 juillet-3 août 1815. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Nîmes, 30 juill.) Le général de Barre souhaite surseoir au désarmement de son département, car les " religionnaires ", inspirés par les révolutionnaires, se soulèveraient plutôt que de se soumettre, tandis que dans l'arrondissement de Nîmes cette mesure renforce la hardiesse des voleurs ; il attend aussi des instructions pour asseoir son autorité, après le départ du comte de Bernis et du préfet provisoire, face au nouveau préfet nommé à Paris et non plus par le duc d'Angoulême, lequel s'oppose par exemple à ce que les premiers rebelles arrêtés soient traduits devant un conseil de guerre (vues 1-2).

            - (Nîmes, 2-3 août) Un conseil de guerre permanent siège désormais et a commencé par condamner à mort un membre du " Bataillon sacré ", ce qui devrait calmer la fureur du peuple et présente plus d'urgence encore que de se retourner contre " les mutins qui troublent l'ordre public en se parant du nom de royalistes " (deux lettres) (vues 3-5).

            - (Nîmes, 3 août) Rapport alarmant du général de Barre, réclamant l'envoi de troupes étrangères pour éviter que, depuis Nîmes, ne se propage dans tout le Midi une guerre civile et religieuse, dirigée contre les protestants cévenols, aujourd'hui soumis au roi, mais résolus à se défendre contre les troupes royalistes dont l'autorité lui a échappé, au point qu'elles rappellent l'époque des massacres de Septembre (vues 6-7).


          • 1 Num 124 5/78 - 

            Nîmes, 5-10 août 1815

            15 vues  - Nîmes, 5-10 août 1815 (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            La situation à Nîmes s'est un peu calmée, et il n'est plus question d'appeler des étrangers, mais au contraire d'éviter que les Autrichiens du général comte Nugent, commandés par le général de Stachemberg, ne passent le Rhône ; peine perdue, puisqu'ils ne préviennent pas de leurs marches et occupent déjà les ponts du Rhône, avant de menacer de caserner à Nîmes, où il faudrait déloger les troupes royales ; du moins essaye-t-on de passer, avec leur accord ou de préférence à leur insu, un important parc d'artillerie qu'il n'est pas pour autant question de conserver dans le Gard, où il pourrait tomber aux mains de l'un des partis qui cherchent à s'affronter, mais que l'on dirige en plusieurs fois vers Montpellier ; la route en est cependant modifiée, de peur des éléments jadis impériaux de l'Armée de la Loire, qui descendent vers le Midi et dont certains se dirigent sur Alès, sans que l'on sache leurs intentions ; le départ des commissaires extraordinaires du roi, qui étaient militaires, relevés par des préfets nommés à Paris, qui sont des civils, n'a pas tenu compte d'une situation toujours incertaine, dont profitent quelques régiments, ou ce qu'il en reste, en dépôt dans le Midi, pour faire mouvement, comme le 10e régiment de chasseurs à cheval, qui a mauvais esprit et qui a quitté Mende de son propre chef, qu'il faut de surcroît dérouter de Nîmes où sa vue exciterait le peuple, et qu'on aimerait pouvoir démonter pour équiper les troupes royalistes qui manquent de tout (huit pièces).


          • 1 Num 124 5/79 - 

            Nîmes, 4 août 1815. Rapport de l'ancien préfet provisoire, baron de Calvière, rétabli par intérim pour une courte absence du nouveau préfet.

            4 vues  - Nîmes, 4 août 1815. Rapport de l'ancien préfet provisoire, baron de Calvière, rétabli par intérim pour une courte absence du nouveau préfet. (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            Il annonce que le calme serait de retour à Nîmes grâce à l'insistance des autorités, après quelques tueries et une très forte agitation populaire provoquée par l'aspect d'une compagnie de grenadiers, rentrée avec des blessés d'une incursion à Aiguevive, bourg protestant de la Vaunage qu'elle devait désarmer et où elle subit le feu.


        • 1 Num 124 5/80 - 

          Pièces expédiées le 6 août par Brun de Villeretz, commandant l'Ardèche et la Lozère. 1815

          6 vues  - Pièces expédiées le 6 août par Brun de Villeretz, commandant l'Ardèche et la Lozère. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Mende, 6 août) Lettre d'envoi (vue 1).

          - (Annonay, 3 août) Rapport envoyé par le comte Eugène de Vogüé, qui s'est proclamé commandant provisoire de l'Ardèche le 5 juillet lorsqu'il réunit 800 hommes à Aubenas, où il les avait déjà constitués en un bataillon de volontaires royaux auparavant, au mois de mars [au début des Cent Jours], et où il installa le préfet avant de faire fuir vers Valence, le 11 juillet, celui qui tenait encore le chef-lieu au nom de Bonaparte ; il décrit la situation politique contrastée du département, ses disponibilités militaires composées essentiellement de 727 douaniers, qu'il a cherché à renforcer en créant le 16 juillet une garde départementale de 300 hommes pour imposer le drapeau blanc aux communes récalcitrantes, en particulier vers Annonay, où il s'est installé et où de trop nombreux déserteurs armés menacent l'ordre public ; les alliés descendent le Rhône et devraient occuper l'Ardèche, mais en attendant il fait garder les bacs sur le Rhône pour se préserver des très nombreux déserteurs des corps piémontais, présents sur l'autre rive (comporte une affiche imprimée sur l'organisation de la garde départementale à Privas, le 16 juill.) (vues 2-6).


        • 1 Num 124 5/81 - 

          Situation de Sète. 1815

          11 vues  - Situation de Sète. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Sète, 12 juillet) Rapport de Ratyé fils sur la situation de la place forte de Sète qu'il a transformée en point d'appui des royalistes, tandis que Montpellier leur résiste encore, et où il commande en tant que maire et gouverneur, fort des pouvoirs que lui a conférés verbalement le duc d'Angoulême lors de son passage, pouvoirs dont il a été destitué par le général Gilly le 5 mai, mais qu'il exerce à nouveau depuis le 29 juin, à la faveur du soulèvement de la ville et de l'expulsion de la garnison qui s'en est suivie (rapport et deux lettres d'envoi).


        • 1 Num 124 5/82 - 

          Situation de Béziers et de l'Hérault 1815

          20 vues  - Situation de Béziers et de l'Hérault (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Béziers, 10 juillet) Pétition de la ville de Béziers, la première du Midi à s'être soulevée au nom du roi, tendant à obtenir un renfort pour résister aux menaces d'une troupe campée devant la ville, qui aurait déjà dû se retirer à Nissan, mais qui ne paraît pas respecter l'armistice auquel elle s'est ralliée, lequel, signé par les généraux Gilly à Montpellier et Belport à Carcassonne, sur le modèle établi à Nîmes et à Beaucaire, suspend les hostilités jusqu'à ce qu'on connaisse le gouvernement de la France (vues 1-4).

          - (Sète, 12 juillet) Rapport des vicomtes Eugène de Geneston et Charles d'Abzon sur le département de l'Hérault, passé entièrement sous le drapeau blanc sauf Montpellier et sa banlieue ; de Narbonne, où le marquis de Sabran paraît très isolé, ils ont gagné Béziers, en état de défense face à 500 hommes du 10e régiment de ligne, puis Montpellier où Montcalm a dû se retirer devant le général Gilly, qui a fait tirer depuis la citadelle sur la ville dont les habitants ont répondu depuis les toits (vues 5-6).

          - (Sète, 14 juillet) Affiche imprimée publiant la convention d'armistice signée à Béziers le 10 juillet, ainsi que sa dénonciation le 14 suivant, et lettre du marquis Hippolyte de Montcalm, commissaire extraordinaire du roi dans l'Hérault, ayant établi ses quartiers à Sète, expliquant que l'armistice signé le 7 juillet par le comte de Bernis dans le Gard, l'a contraint à faire de même, mais qu'il le dénonce désormais, préférant renforcer les deux points forts du département que sont Sète et Béziers (affiche et lettre) (vues 7-9).

          - (Sète, 15 juillet) Proclamation du marquis de Montcalm invitant les habitants de l'Hérault à s'armer et à rallier les fonctionnaires établis par le roi (s. d.) et copie de la dépêche au conseil municipal impérial de Montpellier dénonçant l'armistice, proposant sa protection aux autorités destituées mais menaçant les récalcitrants (2 pièces) (vues 10-11).

          - (Montpellier, 25 juillet) Rapport du marquis de Montcalm sur la soumission générale du département de l'Hérault en dehors de quelques bandes de fédérés, et sur la manière dont, après avoir dénoncé l'armistice signé avec l'ex-général Forestier, il s'est imposé à la citadelle de Montpellier et en a progressivement remplacé la troupe pour éviter que le sang ne coule (vues 12-15) ; rapport détaillé sur les destitutions de fonctionnaires et leur remplacement, préfet, sous-préfets, conseillers de préfecture, commissaire de police et emplois dans les finances publiques (vues 16-20).


        • 1 Num 124 5/83 - 

          Rejet populaire de l'Armée. 1815

          7 vues  - Rejet populaire de l'Armée. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Montpellier, 3 août) Lettre du baron de Jessé, commandant le département de l'Hérault, rendant compte de la façon dont il a épuré la gendarmerie, et transmettant la nouvelle de l'arrivée à Rodez de 569 Prussiens, faits prisonniers par l'Armée de la Loire (vues 1-2).

          - (Montpellier, 8 août) Lettre du comte de Pelissier, qui a bien reçu, la veille, sa nomination à la tête de la 9e division, et qui se rend à Nîmes en espérant contribuer à y ramener le calme, et ôter ainsi aux Autrichiens le prétexte de pénétrer dans le Gard (vues 3-4).

          - (Montpellier, 11 août) Le comte de Pelissier espère que les convois d'artillerie provenant de Nîmes parviendront bien à la citadelle de Sète sans être interceptés, et il signale par ailleurs que le baron de Briche, nommé à sa propre place par le ministre de la guerre, a bien voulu obtempérer aux ordres du duc d'Angoulême prorogeant tous les commandements provisoires en raison des circonstances ; il décrit enfin l'émeute populaire suscitée à Montpellier par l'arrivée du 10e régiment de chasseurs à cheval, qu'il a fallu par la suite diriger vers Saint-Chinian et non Pézenas, où il pouvait craindre pire encore (affiche du maire de la ville relative aux troubles) (vues 5-7).


        • 1 Num 124 5/84 - 

          Protestations du baron de Jessé qui a été destitué. 1815

          10 vues  - Protestations du baron de Jessé qui a été destitué. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (19 juill.) Nomination comme commandant du département de l'Hérault, accordée en reconnaissance de la façon dont il a dirigé la résistance de Béziers face aux troupes impériales (copies) (vues 1-4).

          - (Montpellier, 3 août) Le baron de Jessé se retire désormais chez lui après avoir constaté que son commandement a été confié au marquis de Montcalm, tandis qu'on n'a toujours pas confirmé le grade de colonel dont il porte les épaulettes depuis que le général Ernouf le lui a attribué lors de leur entrée à Marseille (vues 5-10).


        • 1 Num 124 5/85 - 

          (27 juillet) Un beau-frère ( ?) du baron de Damas lui donne des nouvelles de sa famille, et lui signale que le général Vandamme et 5 à 6.000 hommes refluant de l'Armée de la Loire auraient fait enlever le drapeau blanc à Clermont. 1815

          2 vues  - (27 juillet) Un beau-frère ( ?) du baron de Damas lui donne des nouvelles de sa famille, et lui signale que le général Vandamme et 5 à 6.000 hommes refluant de l'Armée de la Loire auraient fait enlever le drapeau blanc à Clermont. (ouvre la visionneuse)

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        • 1 Num 124 5/86 - 

          Lettres du chevalier de Gualy, commandant militaire de l'Aveyron. 1815

          15 vues  - Lettres du chevalier de Gualy, commandant militaire de l'Aveyron. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (27 juillet) Il tente de lever des troupes sous la dénomination autorisée par le préfet, soit celle de gardes nationales, et qui redoute un danger au nord, le général Suchet ayant rétabli le drapeau tricolore à Clermont-Ferrand en Auvergne (vues 1-2).

          - (1er, 4 et 5 août) Ses pouvoirs étant uniquement militaires puisqu'il n'a pas la qualité de commissaire du roi, il n'a pu épurer les administrations comme il aurait été souhaitable, et il doit composer avec le préfet de l'Aveyron, M. d'Estournel, hostile à toute mesure extraordinaire, au point d'entraver le recrutement d'un corps dans son département ; il signale l'arrestation à Millau du colonel Verdun, voyageant sous un faux passeport depuis le licenciement de son régiment, le 69e de ligne, à Toulouse, ville qu'il a aussitôt fuie par crainte du peuple pour aller chercher une protection à Paris (trois lettres) (vues 3-8).

          - (6 août) Il prévient qu'il n'y a plus de danger à craindre de l'Auvergne, où un capitaine de gendarmerie a même arrêté le maréchal Ney dans le Cantal, tandis que le maréchal Soult, passé à Millau le 4 août, s'est dirigé vers le Tarn ; il intervient aussi en faveur d'un réfugié espagnol, Emmanuel Fraguio, ancien président de la Cour d'appel de Soria et Logrogno [Logroño], qui souhaite pouvoir se rendre dans le Gers (vues 9-15).


        • 1 Num 124 5/87 - 

          Rapport du marquis de Curières, colonel de gendarmerie. 1815

          22 vues  - Rapport du marquis de Curières, colonel de gendarmerie. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Albi, 18, 19 et 20 juillet) Colonel de gendarmerie commandant par intérim le Tarn, arrêté par des hommes de son propre escadron trois jours après le baron de Vitrolles [7 avril], puis évadé, a organisé à ses frais les corps royaux de plusieurs départements avant Waterloo, a fait arborer aussitôt après le drapeau blanc sur plus de quarante clochers du Tarn et de l'Aveyron, a réuni une petite armée " sur le point de Roquecezière [Aveyron] ", d'où il descendit sur Albi qui s'offrit à lui le 14 juillet ; il y a installé de nouvelles autorités en une heure de temps, repérant toute une série de personnes, suspectes ou même qu'il a fait arrêter, et sur lesquelles il donne des renseignements ; il réclame pour lui la confirmation des pouvoirs reçus [en avril] du baron de Vitrolles, ainsi que ses appointements dus par le comptable de la gendarmerie de l'Aude (cinq pièces : rapport du 18 juillet, vues 1-7 ; rapport au comte de Damas, vues 8-13 ; lettre d'un envoi, vues 14-17 ; rapport au maréchal Pérignon, vues 18-22).


        • 1 Num 124 5/88 - 

          Epuration de fonctionnaires et insubordination des volontaires royaux. 1815

          9 vues  - Epuration de fonctionnaires et insubordination des volontaires royaux. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Albi, 19 et 20 juillet) Marliane, conseiller de préfecture et préfet par intérim, signale à M. de Rigaud, brigadier des mousquetaires noirs, qu'il a reporté l'installation de M. de Villefranche, nommé conseiller de préfecture alors qu'une ordonnance du roi a déjà rétabli tous les fonctionnaires en place le 20 mars, et il réclame des instructions sur le sort de l'ancien préfet, Sainte-Suzanne, de son secrétaire général Lenoir, et sur celui de son secrétaire, le capitaine Henry, arrêtés et transférés à Rodez pour leur sécurité, mais qui pourraient être élargis depuis que la reddition de Toulouse permet d'appliquer la clémence du roi (vues 1-4).

          - (Albi, [20 ?]-22 juillet) Le vicomte de Boisset, chargé le 9 mars de l'organisation des volontaires royaux [pour résister au retour de Bonaparte], fait la minutieuse description de leur insubordination, et suggère la constitution d'une garde départementale, tirée de la garde nationale dont il se hâte d'organiser l'épuration, tant il craint que le nouveau ministère ne l'interrompe, alors que des militaires déserteurs couvrent les campagnes et pourraient être ralliés par des factieux (vues 5-9).


        • 1 Num 124 5/89 - 

          Face aux restes de l'Armée, une levée en masse et des volontaires. 1815

          9 vues  - Face aux restes de l'Armée, une levée en masse et des volontaires. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 24 juillet) Pelissier, commandant les deux départements du Tarn et de l'Aveyron, signale qu'ayant procédé à la " levée en masse " des habitants des montagnes de Brassac et de Lacaune, il a ainsi découragé les troupes d'élite du 79e régiment, parti de Narbonne pour marcher sur Castres, et dont les effectifs ont fondu en cours de route, tellement ils fournirent de déserteurs, venus s'ajouter à tous ceux qui traversent le Tarn en provenance surtout de Toulouse, et auxquels on distribue des feuilles de route pour qu'ils regagnent leurs foyers (vues 1-2).

          - (Castres, 27 juillet) Rapport sur la constitution des volontaires royaux par le chef de légion Justin de Bonny, commandant l'arrondissement de Castres et attendant la confirmation qu'il va commander [la gendarmerie de] tout le Tarn (vues 3-5).

          - (Albi, 30 juillet et 1er août) Le maréchal de camp commandant les départements du Tarn et de l'Aveyron, [d'Hargevillier ? ], arrivé à Albi le 19 juillet, attend des instructions sur la levée de volontaires royaux ou de gardes nationales, sachant que le ministre des finances a interdit qu'on les solde, et il voudrait disposer de pouvoirs suffisants pour arrêter des suspects sans que ces derniers ne puissent s'y opposer en recourant à l'autorité judiciaire (vues 6-9).