Les archives de la Vendée

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Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours Inventaire complet (pdf)

    • 11e division

      Présentation du contenu :

      Elle fait partie du gouvernement confié par Bonaparte au général Clauzel, et par le duc d'Angoulême au comte Etienne de Damas, dit Damas-Crux (Basses-Pyrénées, Landes, Gironde, départements auxquels s'ajoutent les Hautes-Pyrénées et le Gers, qui relèvent ordinairement de la 10e Division).


      • Avant l'entrée des troupes de France, le 20 juillet

        • 1 Num 124 5/112 - 

          Lettres du comte F. de Bertier. 1815

          4 vues  - Lettres du comte F. de Bertier. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Irun, 2 et 10 juillet) Il transmet les journaux des ordres et des opérations du comte de Damas-Crux, lequel a remis des pouvoirs de commissaire extraordinaire du roi au comte Alexandre de Saluces pour la Gironde, à MM. de Carrères pour les Landes et d'Antin pour les Basses-Pyrénées, au comte François de Villeneuve pour le Gers ; l'abbé Eliagaray travaille le Pays Basque, tandis qu'on tente de convaincre les généraux Thouvenot et Harispe de se soumettre, et qu'on suscite la désertion de leurs troupes en diffusant des proclamations imprimées ; F. de Bertier signale aussi que son frère a débarqué dans la Vendée et, dans la lettre suivante, il se plaint que le ministère espagnol ne fait rien pour favoriser l'organisation de la Légion Marie-Thérèse, qu'ils n'ont donc toujours pas pu pénétrer en France alors que la Vendée remporte des victoires, que le roi est peut-être même déjà à Paris, et qu'un officier a suscité prématurément un soulèvement partiel au Pays-Basque, sans soutien raisonnable (deux pièces).


      • Dispositions du général Clauzel, gouverneur militaire

        • 1 Num 124 5/113 - 

          Bordeaux, 19-25 juillet 1815.

          7 vues  - Bordeaux, 19-25 juillet 1815. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (19 juillet) Le comte Alexandre de Saluces, commissaire nommé pour le roi en Gironde par le comte de Damas, signale que le général Clauzel vient de faire signer aux officiers leur soumission au roi, mais qu'il ne remettrait ses pouvoirs qu'à un officier directement nommé par le roi ou le Prince, et qu'il a ordonné de faire arborer le drapeau blanc dans tout son commandement samedi prochain 22 juillet, et d'y faire reconnaître alors l'autorité du roi (vues 1-2).

          - (23 juillet) Rapport du général Clauzel au duc d'Angoulême, rappelant qu'il commande le corps d'observation des Pyrénées occidentales, créé par le gouvernement provisoire le 5 juillet dernier, et qu'il est placé sous les ordres du maréchal prince d'Eckmuhl [Davout], dont il n'a plus eu de nouvelles, ses courriers étant interceptés, jusqu'au 19 juillet, où il a exécuté l'ordre de faire adhérer les officiers généraux et supérieurs à l'adresse faite à Sa Majesté au nom de l'Armée française ; la troupe étant indisposée contre le drapeau blanc, il a retardé au 22 juillet le moment d'en arborer la couleur, craignant d'accélérer la désertion qui cause la perte de l'armée, au moment même où les puissances étrangères manifestent des prétentions exagérées (vues 3-4).

          - (24 juillet) Le duc de Guiche, arrivé le matin même à Bordeaux [avec des pouvoirs du duc d'Angoulême], signale que le général Clauzel veut bien lui remettre le commandement de ses deux divisions militaires, mais pas sa charge supérieure de gouverneur, qu'il réserve à qui que ce soit muni d'un ordre du Prince même, ce dont le duc de Guiche souhaite bénéficier au plus vite pour remplacer Clauzel et obtenir ainsi la disposition du fort de Blaye et du Château-Trompette, lequel terrorise la ville de Bordeaux (vues 5-6).

          - (25 juillet) Mot du général Clauzel signifiant sa position au duc de Guiche (vue 7).


      • Entrée de l'armée royale en France (Basses-Pyrénées) et prise de pouvoir à Bordeaux

        • 1 Num 124 5/114 - 

          Situation de Bayonne, 20-22 juillet. 1815

          6 vues  - Situation de Bayonne, 20-22 juillet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Irun, 20 juillet) Rapport du comte de Damas-Crux signalant que d'Antin et de Carrère ont déjà rétabli l'autorité du roi à Pau et à Mont-de-Marsan, tandis que lui-même n'a toujours pas passé la frontière, n'arrivant pas à obtenir de réponse du général Thouvenot qui tient Bayonne, et ne sachant s'il faut se fier à une promesse de reddition de son supérieur, le général Clauzel, gouverneur de la Division militaire, sur ordre du maréchal Davout, ou au contraire s'il faut attaquer avec l'aide des troupes espagnoles du comte del Abisval, ce qui aurait l'inconvénient de faire pénétrer des étrangers en France ; sans nouvelles ni de Paris ni du Prince, il redoute une amnistie qui lui ferait porter le même uniforme que ses adversaires ; il n'a par ailleurs aucune estime pour le général Donadieu, arrive [de Paris] avec des pouvoirs de commissaire extraordinaire du roi dans le Midi et un million de livres sterling, mais qui s'agite et qui intrigue (vues 1-4).

          - (Bayonne, 22 juillet) Lettre du général Thouvenot, commandant Bayonne, au comte de Damas, signalant que si ses troupes ont en grande partie déserté, il demeure beaucoup d'officiers qu'il faut ménager et rassurer sur leur sort ; il a fait arborer ce jour le pavillon blanc à Saint-Jean-Pied-de-Port, Navarrenx et Dax, mais il repousse encore le moment du Te Deum à Bayonne [au cours duquel ils doivent se retrouver avec Damas], lequel manifestera l'union des partis, pour autant que les hommes de Damas ne fassent pas de provocation et ne comportent pas trop de troupes basques (copie) (vues 5-6).


        • 1 Num 124 5/115 - 

          Un envoyé de la duchesse d'Angoulême. 1815

          2 vues  - Un envoyé de la duchesse d'Angoulême. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Irun, 16 juillet) Rapport d'H. de Lacauve, chef de l'état-major du général Donnadieu, sur la mission concernant Bordeaux donnée à ce dernier par Madame : parti en mer de Gand le 4 juin pour Londres, puis à nouveau le 26 sur des navires anglais, il envoya son aide de camp, M. de Saint-Marcellin, au-devant du général Clauzel, qui le retint prisonnier ; le baron de Montalembert et le colonel comte de Lastour cherchent depuis à débarquer les munitions dont ils disposent pour 5 à 6.000 hommes mais, devant l'afflux des troupes à Bordeaux, le général a craint de compromettre les royalistes qui se rallieraient et, s'étant rendu à Irun, il y a rencontré le comte de Damas le 14 juillet, très opposé à cette opération trop risquée, puis il voulut gagner Madrid et finalement vient de passer en France sous un déguisement, pour tenter de retourner les généraux français qui commandent la frontière.


        • 1 Num 124 5/116 - 

          Long rapport du comte de Damas-Cruz sur son passage en France. 1815

          7 vues  - Long rapport du comte de Damas-Cruz sur son passage en France. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Bayonne, 25 et 26 juillet) Entré en France le 20 juillet sans aucun Espagnol mais avec son "seul dépôt" ; accueilli avec enthousiasme à Urrugne, rejoint par 1.500 Basques armés et commandés par le baron de Garrau à Saint-Jean-de-Luz, il fit une entrée triomphale à Bayonne le 23, ayant pourtant tenu à se faire accompagner de nombreux Basques malgré les recommandations contraires du général Thouvenot ; il est crédité du mérite d'avoir laissé les Espagnols du comte del Abisval en Espagne ; de concert avec l'évêque, son arrivée a été retardée ce dimanche [23] jusqu'à 4 heures, de façon à pouvoir assister aussitôt à un Te Deum, et à y retrouver le général Thouvenot et ses adjoints, avec lesquels il a ensuite dîné ; l'occupation de la citadelle ne s'est faite, et non sans mal, que lorsque l'on put convaincre qu'elle n'était pas donnée aux Espagnols, car la ville abrite 600 officiers ombrageux, alors qu'on ne compte plus guère que 120 soldats ; il était temps de lever l'état de siège de la ville, faute d'hommes pour l'assurer, car " on ne retient pas les Basques comme on veut " au moment des moissons ; à Bordeaux, le comte Alexandre de Saluces, auquel Damas-Crux avait donné le commandement supérieur jusqu'à son arrivée, a su convaincre le général Clauzel d'arborer le drapeau blanc et d'éviter des violences, aussi regrette-t-il que le Prince ait dépêché le duc de Guiche pour l'y remplacer ; on pourrait remercier le comte del Abisval de ne pas être entré en France vivre à nos dépens, comme les autres troupes étrangères, en acceptant que son frère, colonel du régiment Impérial Alexandre qu'il a formé en Russie, puisse le passer au service du roi comme il le désire, ou à défaut commander un régiment français ; le lendemain 26, Damas-Crux poursuit sa lettre en demandant au prince une confirmation expresse de ses pouvoirs, alors que les ministres ont confié le gouvernement de la 11e Division à M. de Coetlosquet ; il proteste de sa fidélité et de son patriotisme, alors que le roi, " dans les mains des infidèles, n'est plus qu'un fantôme de royauté " et que " c'est M. de Talleyrand qui est roi de France " ; il ne marchera sur Bordeaux que le 28, après avoir stabilisé la situation militaire de Bayonne et s'être assuré d'une forte escorte pour en imposer au gouverneur Clauzel ; il craint " les commissaires [du roi] en tout genre qui pleuvent de tous les côtés, et il réclame la présence du Prince, le conjurant " de tomber des nues à Bordeaux, d'arriver s'il le faut à franc étrier sur un bidet de poste, et d'étonner par l'audace de [sa] conduite. ".


        • 1 Num 124 5/117 - 

          Soumission de Bayonne. 1815

          4 vues  - Soumission de Bayonne. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Bayonne, 4 août) Rapport du comte de Chauvigny de Blol, chef d'état-major de la 11e Division militaire, sur la soumission de Bayonne, qu'il est allé négocier au nom du comte de Damas-Crux, et sur celle de la citadelle qui fut très difficile.


        • 1 Num 124 5/118 - 

          Rapport du comte de Damas-Crux sur son installation à Bordeaux. 1815

          8 vues  - Rapport du comte de Damas-Crux sur son installation à Bordeaux. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Bayonne [sic, pour Bordeaux], 2 août) Il est arrivé lundi [1er août] : n'obtenant pas d'argent des receveurs et payeurs aux ordres du ministère, il a dû lancer de lui-même un emprunt, encouragé par les disponibilités fiscales du pays qui ne règle pas ses impôts aux agents nommés par le pouvoir précédent ; il a besoin en effet de solder les troupes avant de les licencier, ce qui est urgent ; il renseigne sur l'état d'esprit des généraux et fonctionnaires encore en place, y compris le nouveau préfet, M. de Tournon, déjà nommé par le ministère, et il se demande si M. de Vioménil, qu'on annonce avoir été nommé commandant de la 11e Division par le ministère, se remettra à ses ordres, lui qui en est le gouverneur nommé par le Prince, (non signé) (vues 1-2).

          - 4 pièces jointes : un tableau des magistrats démissionnaires sous l'usurpateur (vue 3) ; un arrêté pris le 1er août par le comte de Damas, ouvrant un emprunt de 300.000 F (vues 4-5) ; un extrait du livre des ordres du jour de M. le comte de Damas-Crux, du 28 juillet au 31 août, décrétant en particulier la dissolution de l'armée d'observation des Pyrénées occidentales (1er août) (vue 6) ; un extrait du journal des opérations de M. le comte de Damas-Crux, du 28 juillet au 1er août, signalant en particulier le maintien, le 28 juillet, du général Thouvenot comme commandant supérieur de Bayonne, mais non plus aux ordres du général Clauzel, gouverneur de la 11e Division, mais à ceux du général de Damas-Crux, et le 1er août que le fort de Blaye a tiré un coup de canon sur un bâtiment anglais, le forçant à sortir de la rivière de Bordeaux (vues 7-8).


        • 1 Num 124 5/119 - 

          Confusion dans l'attribution des pouvoirs à Bordeaux. 1815

          9 vues  - Confusion dans l'attribution des pouvoirs à Bordeaux. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Bayonne, 26 juillet) Le comte F. de Bertier confirme l'intérêt d'une visite du Prince à Bordeaux, car le comte de Saluces, arrivé le premier comme commissaire du roi et nommé par le comte de Damas, va devoir laisser ses pouvoirs au duc de Guiche, tandis que M. de Coetlosquet a des pouvoirs des ministres, que le général Donadieu en a du roi, M. de Costons en a de Madame, et que M. de Tournon, installé comme préfet, les tient des ministres (vues 1-2).

          - (Bordeaux, 3 août) Le comte de Damas signale le bon accueil fait au duc de Bourbon à Bordeaux, occasion cependant pénible de découvrir en même temps le comte de Vioménil, arrivé avec un titre de commandant de la 11e Division militaire décerné par le ministère, fonction dans laquelle il pourrait remplacer le lieutenant général d'Armagnac, mais tout en étant, ce qu'il ne peut accepter, aux ordres de Damas, installé désormais comme gouverneur militaire et tenant ses pouvoirs du Prince ; l'un et l'autre souhaitent éviter au plus vite ce conflit de légitimité, mais Damas note que si l'on ignorait l'entrée du Prince en France, le 22 juillet, date de la nomination de Vioménil, ce n'était plus le cas cinq jours plus tard lorsqu'il quitta Paris : " il s'établit un système ministériel d'annuler les Princes pour s'emparer de leur autorité " ; deux pièces jointes, copie de la nomination du comte de Vioménil le 22 juillet, et lettre de ce dernier au Prince, le priant de régler sa situation avec le ministère, car " il ne peut [se] dispenser d'obéir ponctuellement à l'ordre du roi... sans [se] rendre extrêmement coupable " (vues 3-7).

          - (Bordeaux, 4 août) Lettre du comte de Damas au baron de Damas, espérant que son courrier précédent expédié à Toulouse, aura suivi le Prince à Paris, car sa position est intenable et que le travail ne manque pas : les troupes de ligne sont en voie d'être entièrement licenciées, et il reste à organiser la Légion Marie-Thérèse qui n'est toujours qu'un dépôt (non signé) (vues 8-9).


        • 1 Num 124 5/120 - 

          Réticence vis-à-vis du cabinet ministériel du roi. 1815

          2 vues  - Réticence vis-à-vis du cabinet ministériel du roi. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Bordeaux, 2 août) Le comte Maxime de Puységur, maréchal camp, inspecteur des gardes nationales de la Gironde, invite le Prince à conserver son autorité sur les provinces du Midi, en dépit des intentions du ministère, car les provinces sous l'influence des alliés échappent déjà à ce dernier qui, par ailleurs, " semble vouloir gouverner seul en France, réduisant le rôle du monarque à celui d'une idole qu'on encense " ; il adresse deux notes, également remises au comte de Damas à son arrivée à Bordeaux (voir article suivant).


        • 1 Num 124 5/121 - 

          Pièces jointes au rapport précédent. 1815

          5 vues  - Pièces jointes au rapport précédent. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Bordeaux, 1er août) Ordre du jour fixant le détail de l'organisation des gardes nationales de la Gironde, complétant un ordre précédent du 22 juillet, et concernant tous les jeunes gens de 18 à 30 ans, quitte à ce que les récalcitrants soient portés sur des " listes de mauvais citoyens " (vues 1-3).

          - (1er août) Note détaillée sur la situation du département de la Gironde, l'état d'esprit des fonctionnaires en place, magistrats et corps préfectoral plus ou moins compromis avec Bonaparte, et sur le préfet, M. de Tournon, nommé par le ministère, donc susceptible d'être plus soumis à son influence que dévoué au duc d'Angoulême ; on signale toutefois que l'organisation de la garde nationale de ce jour 1er août n'a pas été publiée, faute de fonds pour l'exécuter, que la gendarmerie est suspecte, que les troupes de ligne doivent être soldées avant d'être licenciées, et progressivement recomposées (vues 4-5).


        • 1 Num 124 5/122 - 

          Hostilité du préfet. 1815

          3 vues  - Hostilité du préfet. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Bordeaux, 19 juillet) Lettre émanant de l'état-major du corps d'observation des Pyrénées occidentales au préfet des Landes, Harel, signalant que des dépêches de l'Armée de la Loire annoncent que tout est fini, ce qui n'empêche pas une grande confusion de régner, et l'on craint que le général Ismert ne soit en train de marcher sur Mont-de-Marsan (non signé) (vue 1).

          - (Mont-de-Marsan, 27 juillet) Rapport du général d'Ismert, ancien commandant du département des Landes qui a été déposé par le gouverneur Clauzel : s'étant ouvert au comte de Damas de sa décision de libérer son département, il y retourna dans la nuit du 15 au 16 juillet, fit arrêter le préfet Harel, aussitôt remplacé par M. de Carrère, lequel préféra, le 19 juillet, ne pas résister par la violence à l'avance d'une troupe envoyée par le général Clauzel, mais elle s'est retirée le 21 et l'autorité du roi régnait partout le 22 (vues 2-3).


        • 1 Num 124 5/123 - 

          Repli des royaux. 1815

          4 vues  - Repli des royaux. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          (Toulouse, 22 juillet) Rapport du chef d'escadron de Soulaigre, commandant le 3e escadron des " chasseurs d'Angoulême ", qui stationnait depuis deux mois à Mont-de-Marsan lorsque l'ancien préfet de Carrère, commissaire extraordinaire du roi caché dans le département, se fit connaître à lui ; le 14 juillet, le préfet Harel interceptait un courrier du roi à son ministre à Madrid, et publiait dans son journal son opposition à la proclamation du roi aux Français ; arrivé dans la nuit du 15, le général Ismert venait solliciter le concours de Soulaigre pour faire arrêter Harel et installer M. de Carrère ; l'autorité du roi était donc établie le 16, mais elle fut suspendue dès le 19 par M. de Carrère lui-même, qui ne voulut pas résister aux troupes envoyées contre lui, ce qui explique la présence de Soulaigre à Toulouse où il est replié avec une seule de ses deux compagnies, celle qui est restée fidèle (en double).


        • 1 Num 124 5/124 - 

          Perspectives d'ouverture de la frontière. 1815

          8 vues  - Perspectives d'ouverture de la frontière. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Vielha, 20 et 22 juillet) M. de Gripert, gouverneur de Vielha [Catalogue espagnole] et de la vallée d'Aran, est allé vérifier à " l'extrême frontière ", le 20 juillet, que le drapeau blanc flottait sur les clochers en vue, ce qui a permis au vicomte de Lentilhac, nommé commandant militaire pour les Hautes-Pyrénées et le Gers, de pénétrer le lendemain en France en compagnie du marquis de Montlezun, de MM. de Pouzargues et Azarn ; lui-même, ruiné par l'émigration, souhaite le commandement d'une place, et une sous-préfecture pour son frère Onufre (vues 1-4).

          - (Tarbes, 23-24 juillet) Lettres du baron de Wouillemont, commandant les Hautes-Pyrénées, au vicomte de Lentilhac, lui signifiant qu'il ne lui remettrait pas son commandement sans un ordre de sa hiérarchie, en l'occurrence le général commandant la 10e Division militaire, ou du moins qu'il le préfèrerait ainsi (vues 5-8).


        • 1 Num 124 5/125 - 

          Résistance et agitation. 1815

          14 vues  - Résistance et agitation. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Tarbes, 23-24 et 27 juillet et 1er août) Rapports du vicomte de Lentilhac, entré seul et sans moyen le 21 juillet à Tarbes, où flottait déjà le drapeau blanc depuis le vendredi [21 juillet], et faisant part d'une grande fermentation ourdie par le sous-préfet de Tarbes, Garat, et du refus du commandant du département comme du préfet [Eusèbe] Dupont de céder leur place sauf à un successeur désigné par leurs propres autorités respectives, ce qui finalement permet d'assurer la transition sans exiger l'envoi de troupes ; il déconseille vivement qu'on rétablisse préfet le comte de Villeneuve, dont l'exaltation ne convient pas à la situation, et il finit par prendre ses fonctions le 27 juillet tandis que celles de préfet sont occupées par intérim, avant de partir le 1er août pour le Gers, où le comte de Luscan, nommé par le comte de Damas-Crux, a déjà bien préparé sa venue (six pièces) (vues 1-11).

          - (Tarbes, 26 juillet) Garat, sous-préfet de Tarbes, enjoint l'ex-maire de Saint-Léger, Pestabet, de remettre les archives de sa commune à M. Carré, nouveau maire (vue 12).

          - (Bordeaux, 5 août) Le comte F. de Bertier signale que Garat fils, ex sous-préfet de Tarbes, demeure en détention à la citadelle de Bayonne, ville où par ailleurs les autorités militaires maintenues refusent de coopérer (vues 13-14).


        • 1 Num 124 5/126 - 

          Troubles et soumission. 1815

          9 vues  - Troubles et soumission. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Auch, 29 juillet) Le conseiller de préfecture B. Fentety ( ?), préfet par intérim, accuse réception de la nomination du marquis de Villeneuve comme administrateur civil du gouvernement des divisions méridionales confiées au Prince (vue 1).

          - (Mirande, après le 21 juillet) Rapport sur les troubles antiroyalistes à Mirande, rédigé en vue d'obtenir des places en faveur de ceux qui en ont été les victimes, ayant été repéré dans leur ferveur monarchique lors du passage du duc d'Angoulême dans cette ville le 24 juillet 1814 : le premier mai et tout au long de ce mois, la foule s'est réunie devant leurs maisons pour les invectiver la nuit, tandis que des enfants en faisaient de même le jour ou bien des militaires de passage ; ces menaces reprirent le 7 juillet, notamment lorsque des rumeurs annonçaient Bonaparte vainqueur, et le 17, lorsque la foule s'opposa à la publication de l'autorité du roi par le sous-préfet, sur ordre du baron de Vitrolles, ce qui dura jusqu'au 21 juillet (vues 2-9).