Les archives de la Vendée

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Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours Inventaire complet (pdf)

  • Préparation de la reconquête du Midi, mai-juillet 1815

      • 1 Num 124 5/3 - 

        Avril-mai 1815

        8 vues  - Avril-mai 1815 (ouvre la visionneuse)

        8 vues

        Présentation du contenu :

        - (Schönbrunn, 10 avril 1815), Lettre du tsar Alexandre assurant Louis XVIII de son soutien (copie) (vues 1-2).

        - [Avant le 15 mai], Rapport sur la situation de la France depuis la capitulation de Lapalud, mettant en avant l'effet positif de cette résistance armée sur l'opinion, et donnant des nouvelles glanées au cours d'un périple passant par Lyon, Paris, Poitiers, d'où l'auteur est chargé de transmettre les désirs des Vendéens prêts à se soulever, Bordeaux, où l'auteur a composé un conseil royaliste et fait cesser " les explosions partielles qui font verser du sang inutilement ", enfin Bayonne, d'où l'auteur peut conclure que le Midi est acquis à la cause, et peu garni de troupes (pièce non signée, minute avec ratures) (vues 3-4).

        - [Avril-mai 1815], " A. D. " présente à la duchesse d'Angoulême un plan réunissant " toutes les probabilités " de réussite, et pour lequel il a besoin d'obtenir des pouvoirs du Prince avant de s'embarquer à Anvers pour Bordeaux : le Midi est en effet acquis à la cause, mais " le signal de la levée en masse " permettant au Prince de se montrer aux Français, serait la prise d'une place forte ; la plus puissante, dont la maîtrise serait déterminante, est celle de Bayonne ; sa seule faiblesse est d'être dominée par le fort de Saint-Esprit, qu'il faudra donc prendre par surprise ; le fort étant situé sur le territoire du département voisin des Landes, il pourra réussir à y pénétrer avec la complicité du préfet Harel, certes connu pour être très bonapartiste, mais comme c'est également un camarade de collège, il est persuadé d'arriver à le retourner en " une heure de conversation " (vues 5-8).


      • 1 Num 124 5/4 - 

        Mai-juin 1815

        11 vues  - Mai-juin 1815 (ouvre la visionneuse)

        11 vues

        Présentation du contenu :

        - (Bilbao, 23 mai, 10 juin et 8 juillet) Le baron Froment, colonel et secrétaire du cabinet du roi, fait valoir son impécuniosité qui l'empêche de rejoindre le comte de Damas-Crux à la frontière ouest des Pyrénées, comme on l'y a invité, mais il fait surtout valoir qu'il serait plus utile auprès du général de Castanos, commandant l'armée espagnole en Catalogne, pour en préparer l'entrée en France et " dans les départements du Bas-Languedoc et de la Provence, où il a le plus d'influence " ; il a " conçu un plan, tant pour le salut de l'Espagne que pour celui de notre malheureuse patrie et de l'auguste maison des Bourbons ", afin que " le sort des deux monarchies ne soit pas entièrement à la disposition des puissances du Nord ", ces alliés dont il dénonce le jeu pervers, tout comme celui du comte de Blacas [favori du roi] ; celui-ci a cherché à détruire ce qu'il avait tissé depuis 25 ans à Nîmes, et l'a empêché durant dix mois, depuis juillet 1814, de faire valoir son plan d'organisation secrète des royalistes du Midi, qui se serait pourtant avérée salutaire contre le retour de Bonaparte (vues 1-5).

        - Extraits des différentes nouvelles et des rapports adressés à Son Altesse Royale et reçus le 28 juin au soir : nouvelles contrastées de l'Hérault ; présence de Pujol, dit Bouquiqua, à Perpignan ; 7 à 800 Espagnols qui refusent de servir [contre l'Espagne] vont être envoyés contre la Vendée, dont les victoires sont certaines ; à Toulouse, le général Decaen a publié le 23 juin la nouvelle des victoires de Napoléon [Waterloo est encore inconnu] (3 exemplaires) (vues 6-11).


      • 1 Num 124 5/5 - 

        Résumé des lettres reçues en mai et début juin (7 numéros). 1815

        1 vue  - Résumé des lettres reçues en mai et début juin (7 numéros). (ouvre la visionneuse)

        1 vue


      • 1 Num 124 5/6 - 

        Résumé des lettres reçues, début juin-14 juillet (60 numéros). 1815

        7 vues  - Résumé des lettres reçues, début juin-14 juillet (60 numéros). (ouvre la visionneuse)

        7 vues


      • 1 Num 124 5/7 - 

        Extraits de lettres. 1815

        2 vues  - Extraits de lettres. (ouvre la visionneuse)

        2 vues

        Présentation du contenu :

        - ([Figueres], 21 juin) Le vicomte d'Escars signale que les garnisaires envoyés [pour réprimer les familles de conscrits réfractaires] à Saint-Laurent-de-Cerdans ont déserté, mais que les habitants se sont tout de même réfugiés sur la frontière, où 191 hommes pourraient former un bataillon auquel il propose de donner le nom de Vallespir.

        - (Tolosa, 16 juin) Le comte de Damas signale que 8.000 hommes [des Anglais ?] sont attendus, et il mène une enquête sur Thoulier ( ?), un lieutenant de gendarmerie qui dénonce une prétendue conspiration à Irun.

        - (Figueres, 22 juin) Le vicomte d'Escars signale que les habitants de Saint-Laurent-de-la-Salanque sont sur 22 barques à l'embouchure du Tech, qu'il n'a par ailleurs toujours pas obtenu des Espagnols de facilités pour correspondre avec la France, dont il n'a d'autre nouvelle que celle d'un combat sanglant, du 5 au 7 juin, à la frontière du Nord.

        - (Vitoria, 9 juin) Le comte de Damas, arrivé à Vitoria le 27 mai, a trouvé l'anarchie parmi les émigrés dispersés en plusieurs localités, et il donne les noms de ceux qu'il a nommés à des commandements, M. de Champigny de Blot maréchal de camp, M. de Romilly pour l'infanterie, M. de Castelet, grièvement blessé le 25, pour la cavalerie, et M. de Maulévrier Colbert par intérim.


      • 1 Num 124 5/8 - 

        Réponses, 10-28 juin (41 numéros). 1815

        5 vues  - Réponses, 10-28 juin (41 numéros). (ouvre la visionneuse)

        5 vues


      • 1 Num 124 5/9 - 

        Registre-minute de la correspondance envoyée, 10 juin-14 juillet. 1815

        25 vues  - Registre-minute de la correspondance envoyée, 10 juin-14 juillet. (ouvre la visionneuse)

        25 vues

        Présentation du contenu :

        Chaque lettre porte le lieu de destination, la date de rédaction et celle de la réponse reçue.


        • Expédition faite depuis Barcelone (numéros 1 à 44, vues 1-18)

          Présentation du contenu :

          - 1. À M. Froment (Bilbao, 23 mai, rép. 10 juin).

          - 2. À M. de Falguières, capitaine (Figueres, 8 juin, rép. 11 juin).

          - 3. Au chevalier de La Barthe, chef d'escadron, réponse prudente lui demandant quelle fut sa carrière (Vielha, 30 mai, rép. 11 juin).

          - 4. À M. Dutertre Desaigrémont (Gérone, 9 juin, rép. 12 juin).

          - 5. À M. Desmoulins, inspecteur des douanes de Marseille (14 juin).

          - 6. À M. Maluquet (Saragosse, rép. 14 juin).

          - 7. À M. Muzynowsky, capitaine (Saragosse, rép. 14 juin).

          - 8. Au chevalier de Romilly, lieutenant-colonel, qui a fait un rapport sur le déplorable événement arrivé à Vitoria le 25 mai (Vitoria, rép. 15 juin).

          - 9. À M. de La Hitte de Ferjeu et autres (Llívia, rép. 15 juin).

          - 10. À M. Duderiche, capitaine de gendarmerie (Irun, rép. 15 juin).

          - 11. À Miguel Ochoa, lieutenant-colonel (Barcelone, 15 juin, rép. 15 juin).

          - 12. À Conesa Fulgencio (rép. 16 juin).

          - 13. À M. Guillouis, lieutenant (Alcañiz, 8 juin, rép. 16 juin).

          - 14. À M. le brigadier général Hebyano, gouverneur de Vitoria-Gasteiz, sur l'événement déplorable du 25 mai (rép. 16 juin).

          - 15. Aux commandants en chef des différents dépôts, Damas-Crux à Pampelune, d'Escars à Figueres, Du Vivier, etc., pour qu'ils dressent chaque mois un état des Français sous leurs ordres avec observation politique et morale, et l'état de leur équipement (19 juin).

          - 16. À M. de Falguières, capitaine (Figueres, 12 juin, rép. 19 juin).

          - 17. À M. Malgouyré, capitaine (Figueres, 12 juin, rép. 19 juin).

          - 18. À M. Joseph Sangcadet (Llívia, 12 juin, rép. 19 juin).

          - 19. À M. Jean d'Oms (Garriguella, 12 juin, rép. 19 juin).

          - 20. À MM. D'Arillon, Vallincourt et Ducluzeaux (Alcañiz, 12 juin, rép. 19 juin).

          - 21. À M. Assaillit, reconnu comme ayant été au service du roi Joseph, et qui sera expulsé d'Espagne à ce titre (rép. 19 juin).

          - 22. À M. Blas de Fournas-Labrosse, maréchal au service du roi d'Espagne (Palma de Majorque, 9 juin, rép. 19 juin).

          - 23. À M. de Ginesty, capitaine (Vielha, 8 juin, rép. 20 juin).

          - 24. À M. de Costa (Garriguella, 15 juin, rép. 22 juin).

          - 25. À M. Bordes, chef de bataillon, que l'on pense expédier à Gênes (Figueres, 12, rép. 22 juin).

          - 26. À M. Froment, colonel (Bilbao, 10 juin, rép. 22 juin).

          - 27. À M. Alexandre de Cappot, ancien magistrat (Garriguella, rép. 22 juin).

          - 28. À M. de Barrera de L'Hom (Ripoll, 19 juin, rép. 22 juin).

          - 29. Au chevalier de La Barthe, chef de bataillon, qui sera expulsé (Figueres, 18 juin, rép. 22 juin).

          - 30. Au vicomte de Lentilhac, maréchal de camp (Figueres, rép. 22 juin).

          - 31. À M. Ganteaume, que le Prince veut attacher à son état-major (Barcelone, rép. 22 juin).

          - 32. Au marquis de Campo Sagrado, capitaine général de la Catalogne, pour des passeports (Barcelone, 22 juin).

          - 33. À M. de Gripert, gouverneur de la vallée d'Aran, repris plus loin au n° 35 (Vielha, rép. 22 juin).

          - 34. À M. de Pousargues et Azaud (Vielha, 14 juin, rép. 23 juin).

          - 35. À M. de Gripert, pour le remercier de veiller à empêcher l'introduction des agents de Bonaparte en Espagne, et pour lui demander un recensement des Français qui sont auprès de lui, avec des renseignements (Vielha, 14 juin, rép. 25 juin).

          - 36. À M. Rainouard (Sistelles, 22 juin, rép. 25 juin).

          - 37. Au général Santocildès, chef de l'état-major général de l'armée de Catalogne, pour des passeports (Barcelone, 25 juin)

          - 38. Au même, pour des passeports (Barcelone, 28 juin) [écriture de Ganteaume, comme plus loin de temps à autre].

          - 39. À M. Dutertre Desaigrémont, sous-lieutenant (Garriguella, 20 juin, rép. 28 juin).

          - 40. À M. Charles Fitzjames, capitaine (Puigcerdà, 21 juin, rép. 28 juin).

          - 41. À M. Mallebrun, directeur des douanes, pour le remercier des 25.000 F qu'il propose et lui demander quand il faudra les rembourser (Puigcerdà, 28 juin).

          - 42. Circulaire au prince de Léon, major attaché à l'état-major général de l'armée de S.A.R. le duc d'Angoulême, à M. de Tugnot adjudant commandant, de Beausacq lieutenant, Desmoulins commissaire général des douanes, et Ganteaume, chef de bataillon attaché à l'état-major, leur ordonnant de se rendre à Puigcerdà (Barcelone, 30 juin) ; 2e n°42. Au général Santocildès, pour des passeports (Barcelone, 30 juin).

          - 43. Au même, pour donner une escorte au Prince qui partira à 3 heures du matin, et des passeports pour sa suite, le duc de Guiche, maréchal de camp, et Tony son valet de chambre, le comte Melchior de Polignac, colonel, et Victor Oudinot son domestique, le lieutenant de Mongascon, Gouverna, valet de chambre de S.A.R., Toussaint, piqueur, Des Marets, valet de pied, Guérin, cuisinier, et cinq palefreniers (Barcelone, 30 juin) [écriture de Ganteaume].

          - 44. Au même pour un passeport (Barcelone, 4 juillet).


        • Expédition faite depuis Puigcerdà (numéros 45 à 63, vues 18-25)

          Présentation du contenu :

          - 45. Au vicomte d'Escars, pour lui demander, si le général Robert [à Perpignan] n'obtempère pas aux ordres qu'il a dû lui transmettre, d'envoyer Lentilhac à Puigcerdà où le Prince est arrivé la veille, et où il sera plus utile que dans un secteur de la frontière aussi surveillé ; des armes et munitions, envoyées [depuis Marseille] par de Bruges à Rosas, doivent être expédiées par Olot et Ripoll à Puigcerdà en envois successifs [donc discrets vis-à-vis des Espagnols] (Figueres, 4 juillet) ; 2e n°45. À M. Grenier, pour qu'il se joigne à Montcalm (Montpellier, 5 juillet).

          - 46. Circulaire aux préfets du gouvernement de S.A.R., les suspendant provisoirement tout en les maintenant par intérim (6 juillet).

          - 47. Au comte de Loverdo, le nommant commandant de la 7e Division militaire (6 juillet).

          - 48. À Brun baron de Villeret, le nommant commandant de la Lozère (6 juillet).

          - 49. Au comte Louis de Saint-Priest, le nommant commissaire du roi dans le Gard et l'Hérault (6 juillet).

          - 50. Au général Santocildes, pour obtenir que l'officier supérieur espagnol qui a été accordé à l'état-major du Prince, soit M. de Pucy Milan, lieutenant-colonel du régiment d'Alcantara (Barcelone, 7 juillet).

          - 51. Au vicomte d'Escars, lui confiant le commandement de l'Aude en plus des Pyrénées Orientales (6 ou 8 juillet).

          - 52. Au même, pour qu'il ne se décourage pas du manque d'entraînement manifesté par les compagnies de Lladó, qu'il considère l'exemple donné par Castelet de Savignac, qui entreprend une expédition cette nuit-même, car il faut organiser une guerre de partisans devant un ennemi toujours trop puissant ; qu'il demeure près [des Pyrénées Orientales], dont le commandement lui a été confié et où il peut traiter de façon accommodante et menaçante avec le général Chabet (Figueres, 6 juillet, rép. 8 juillet).

          - 53. À M. de Costa [Cistella, rép. 9 juillet].

          - 54. À Victor de Brechignac [Bilbao, 15 juin, rép. 9 juillet].

          - 55. À Joaquim Fernandez, officier marin (Figueres, 2 juillet, rép. 9 juillet).

          - 56. Au général Santocildès, en faveur de Joaquim Fernandez (Barcelone, 9 juillet).

          - 57. À M. de Gripert, lui demandant de continuer à faire passer renseignements et journaux français, les derniers parvenus datant du 2 courant, et lui envoyant de quoi payer les exprès pour la correspondance avec Puigcerdà comme avec Tolosa où doit se trouver le comte de Damas-Crux (Vielha, 28 juin et 1er juillet, rép. 10 juillet).

          - 58. À M. de Coma (La Verval [ ?], 3 juillet, rép. 10 juillet).

          - 59. Au vicomte de Lentilhac, lui annonçant qu'il est nommé commandant des Hautes-Pyrénées, et provisoirement à titre civil et militaire de ce département et de celui du Gers (11 juillet).

          - 60. À Paulin Baron, rallié (Ax, 10 juillet, rép. 12 juillet).

          - 61. Au maire d'Hix et des Guinguettes, pour lui envoyer l'ordonnance [érigeant la commune de Bourg-Madame] (12 juillet).

          - 62. Circulaire aux maréchaux de camp d'Escars et de Lentilhac, les engageant à rejoindre les départements qui leur ont été confiés, et à y faire arborer le drapeau blanc à l'exemple de toute la France, puisque le roi est entré à Paris, et à organiser la garde nationale des communes (14 juillet).

          - 63. À M. Besombes, curé de canton à Estevet (14 juillet).


      • 1 Num 124 5/10 - 

        Feuille volante complémentaire : ordre au commandant de la place de Mont-Louis d'accorder des congés absolus à tous ses hommes et de les désarmer ; même ordre au général Lafitte, commandant l'Ariège, et le renvoyant dans ses foyers ; même ordre en blanc à tout commandant (daté vraisemblablement du 14 juillet). 1815

        2 vues  - Feuille volante complémentaire : ordre au commandant de la place de Mont-Louis d'accorder des congés absolus à tous ses hommes et de les désarmer ; même ordre au général Lafitte, commandant l'Ariège, et le renvoyant dans ses foyers ; même ordre en blanc à tout commandant (daté vraisemblablement du 14 juillet). (ouvre la visionneuse)

        2 vues


      • Ralliement d'anciens militaires de l'Empire offrant leurs services

        • 1 Num 124 5/11 - 

          Mai-juin 1815

          20 vues  - Mai-juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          20 vues

          Présentation du contenu :

          - (Luanco, 26 mai) Désiré Valéri, ancien aspirant de la marine, lieutenant de commerce à bord de la Joséphine, navire en relâche forcée pour cause d'avarie dans le port de Luanco (vues 1-2).

          - (Ceuta, 27 mai) Général Octavien d'Alvimar, emprisonné dans la citadelle de Ceuta en Afrique (vues 3-4).

          - (Vielha, 27 mai et 15 juin) Laffitte, sous-lieutenant de la garde urbaine de Toulouse, et Bourgeois, directeur des hôpitaux, s'adressant au Prince ainsi qu'au comte de Menoult, lieutenant-colonel aide de camp du comte de Damas, espèrent pouvoir rejoindre le Prince après avoir réussi à passer la frontière pour fuir les gendarmes ; toujours bloqués à Vielha avec son ami trois semaines plus tard, Bourgeois réclame à nouveau un passeport pour rejoindre le camp français qui se forme à Figueres, ou à défaut le domicile de son beau-père espagnol, à Castellón, au royaume de Valence (4 lettres) (vues 5-12).

          - (4 juin) Le vicomte de Lahitte, Ch. Gourens, L. de Fajac, Victor de Lasborde, Marcel de Guyon, Jules de Mortimor, ayant déjà échappé à une embuscade dans leur fuite de France, ils sont retenus prisonniers à Llívia (vues 13-14).

          - (8 juin) Frédéric Guillouis, lieutenant de grenadiers passé au service du roi d'Espagne en 1810, il est appuyé par le baron d'Arillon, Vallincourt et Cogniasse Ducluzeaux, également présents à Alcañiz (vues 15-16).

          - (Gérone puis Garriguella, 9 et 20 juin) Dutertre Desaigrémont, sous-lieutenant de cavalerie, c'est comme garde d'honneur qu'il a accompagné le roi jusqu'à Béthune [en mars], avant de tenter de rejoindre l'Armée du Midi et d'obtenir finalement du consul d'Espagne, à Marseille, les moyens de débarquer en Catalogne où, sans moyens, il demande un équipement et qu'on lui donne éventuellement une mission à Marseille (vues 17-20).


        • 1 Num 124 5/12 - 

          Juin 1815

          9 vues  - Juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Saragosse, 10 juin) Maluquet, chef d'escadron de la gendarmerie, longtemps en poste à Pau (vue 1).

          - (Figueres, 10 et 12 juin) J. R. Bordes, chef de bataillon, émigré jusqu'en 1806 et ayant fait ses premières armes à la Légion Mirabeau en 1791, il fit les campagnes d'Espagne et de Portugal, avant d'être placé en demi-solde, et il craint que le gouvernement espagnol ne le poursuive comme traitre et parjure (vues 2-4).

          - ([Saragosse], reçu le 12 juin) Jean Muvzynowski, militaire retraité à Pau, puis retiré à Saragosse (vues 5-6).

          - (Cistella, 22 juin) A. Rainouard, officier de marine ayant commandé un bâtiment de S. M., propose de composer une compagnie de marins (vue 7).

          - ([juin, parti de Barcelone], Jean-Baptiste Reynaud [Reinaud], percepteur des contributions directes de la ville de Joyeuse en Ardèche et ancien soldat, révoqué et surveillé par la police depuis 1809, il s'est réfugié en Espagne (vues 8-9).


      • Ralliement d'anciens émigrés offrant leurs services

        • 1 Num 124 5/13 - 

          Du 6 au 12 juin 1815

          14 vues  - Du 6 au 12 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          14 vues

          Présentation du contenu :

          - (Alcañiz, 6 et 15 juin) Hipolito baron d'Arillon, Vallincourt chevalier de Malte, et Ducluzeaux, dans un grand dénuement, ils demandent du service ou de passer dans un autre pays (vues 1-4).

          - (Vielha, 8 juin) Bernard Henry de Ginisty, capitaine de cavalerie passé sous la Révolution au service du roi d'Espagne, puis retiré chez lui depuis 1804, il s'est enrôlé dans l'Armée royale du Midi au retour de l'usurpateur mais n'eut pas la possibilité de combattre, et il vient de passer la frontière (vues 5-6).

          - (Palma de Majorque, 9 juin) Blas de Furnas-Labrosse, originaire de Narbonne et Carcassonne, maréchal de camp au service du roi d'Espagne, n'ayant pas eu le temps d'obtenir un emploi [sous la Première Restauration], se recommande du comte de Caux qui est auprès du Prince, et du duc d'Havré (vues 7-8).

          - (Barcelone, 10 juin) Ganteaume, fait parvenir un certificat que lui a délivré le marquis de Rivière [en mars] au moment où il allait quitter Marseille (vues 9-10).

          - (Garriguella, 12 juin) Jean-Joseph François d'Oms, demande à conserver le grade de capitaine obtenu dans la garde nationale de Perpignan (vues 11-12).

          - (Figueres, 12 juin) B. Malgouyré, capitaine de cavalerie, " envoyé par quelques départements du Midi " avec le comte de Villefranche, constate que seul ce dernier a pu transmettre au Prince la missive emportée de France, et qu'il vient d'y être renvoyé en mission à Toulouse, alors que lui-même ne peut retourner dans le Tarn organiser un soulèvement armé sans disposer auparavant d'un pouvoir spécial légitimant son action (vues 13-14).


        • 1 Num 124 5/14 - 

          Du 14 au 17 juin 1815

          9 vues  - Du 14 au 17 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - (Vielha, 14 juin) Les frères de Pousargues et Azaud, membres de la confédération royale du Midi et officiers des volontaires royaux organisés par le chevalier de Termes, sont retenus à Vielha par le capitaine général, mais souhaitent s'engager en Espagne ou à défaut en Europe du Nord (vues 1-2).

          - (15 juin, Garriguella et 1er juillet, Cistella) Jean-Charles-François de Costa, gentilhomme de Perpignan ayant servi en Espagne jusqu'à la dissolution des corps d'émigrés en 1796, puis ayant continué à être soldé jusqu'en 1814 comme l'un des officiers " dispersos ", a laissé ses enfants et sa femme enceinte en France pour servir le Prince ; sommé quinze jours plus tard de justifier ses services entre 1807 et 1814, il rappelle qu'émigré depuis 1791, le temps de ses campagnes jusqu'en 1796 lui vaudrait déjà la croix de Saint-Louis, et qu'il est sans appointement depuis l'invasion de l'Espagne par Bonaparte en 1807, tout en continuant d'y être considéré comme officier " dispersa " (vues 3-6).

          - (Bilbao, 15 juin) Victor de Brechignac, ancien émigré, " persuadé que celui qui s'abandonne aux événements dans les fortes crises sans y prendre part, trahit son roi et sa patrie ", il se propose d'user de son influence dans son pays pour encourager les vrais Français à défendre la juste cause (vues 7-8).

          - (Guarriguella, 17 juin) François de Marsols annonce que ses frères Louis et Gérard vont venir se réfugier en Espagne en compagnie du chevalier de Guaix, et qu'il leur faudrait des passeports pour qu'ils soient correctement accueillis (vue 9).


        • 1 Num 124 5/15 - 

          Fin juin 1815

          5 vues  - Fin juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Garriguella, [avant 21 juin], puis Lladó, 29 juin) Alexandre de Cappot, gentilhomme du Roussillon dont les deux fils ont eu le bonheur de rejoindre le Prince à Valence [en avril] comme volontaires royaux, a dû fuir ensuite la France avec eux, et c'est bien à trois qu'ils offrent leurs services, en dépit de l'âge du père et de son inexpérience militaire (vues 1-4).

          - (Puigcerdà, 21 juin) Charles chevalier de Fitzjames, capitaine des grenadiers, il abandonna son régiment du Roi Infanterie pour rejoindre le Prince dans le Midi, mais il dut s'arrêter à Mende, puis dut rester caché dans le Tarn avant de fuir en Espagne, où M. Castelet de Savignac lui propose de l'accompagner en France pour organiser un soulèvement, mission dont il sollicite une confirmation personnelle (vue 5).


        • 1 Num 124 5/16 - 

          - (Barcelone, 5 juin) Pedro Puig de Salvany, colonel espagnol, propose ses services (en marge : " renseignements donnés peu favorables, pour ne pas dire mauvais ") (vues 1-2).
          - (6 juin) Conesa Fulgencio, lieutenant espagnol disponible, car mis à pied pour avoir servi le roi intrus Joseph (vues 3-4). 1815

          4 vues  - - (Barcelone, 5 juin) Pedro Puig de Salvany, colonel espagnol, propose ses services (en marge : ' renseignements donnés peu favorables, pour ne pas dire mauvais ') (vues 1-2).  - (6 juin) Conesa Fulgencio, lieutenant espagnol disponible, car mis à pied pour avoir servi le roi intrus Joseph (vues 3-4). (ouvre la visionneuse)

          4 vues


        • 1 Num 124 5/17 - 

          Le chevalier Joseph Assaillit. 1815

          5 vues  - Le chevalier Joseph Assaillit. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Garriguella, [avant 16 juin]) Ayant fui la France où il a été arrêté à Saint-Laurent-de-la-Salanque avant d'être délivré par la foule, c'est un ancien émigré qui a servi dans l'Armée des Princes puis en Espagne jusqu'en 1810, qui a ensuite été transféré en France comme prisonnier de guerre, enfin nommé commandant des volontaires royaux du Roussillon, ceux-là mêmes dont une compagnie put rejoindre le Prince à Valence [en avril] (vues 1-2).

          - (Figueres, 21 juin) Placé en détention et sommé de s'expliquer sur le serment qu'il a prêté à Napoléon, il précise qu'il a été nommé, à l'acclamation de ses concitoyens, chef du bataillon des Pyrénées-Orientales formé contre Napoléon lors de son retour, que ce bataillon combattit pour le duc d'Angoulême au Pont-Saint-Esprit, et que lui-même vint ensuite en Espagne offrir ses services (vues 3-4).

          - (Barcelone, 13 juin) Le marquis de Campo Sagrado signale qu'il a donné l'ordre de le reconduire à la frontière (vue 5).


        • 1 Num 124 5/18 - 

          Le chevalier Alexandre de La Barthe, chef d'escadron à l'état-major de Toulouse. 1815

          8 vues  - Le chevalier Alexandre de La Barthe, chef d'escadron à l'état-major de Toulouse. (ouvre la visionneuse)

          8 vues

          Présentation du contenu :

          - (Vielha, 30 mai et 18 juin) Retenu par les Espagnols dans la vallée d'Aran, il est arrivé de Toulouse, émigrant pour la deuxième fois de sa vie, et il envoie un rapport sur la situation des sept départements de sa division militaire, offrant aussi ses services au Prince, et souhaitant rejoindre son état-major ; il parle l'espagnol, ayant servi 13 ans dans la cavalerie de ce pays, et il signale par ailleurs que son frère, le marquis de La Barthe, et M. de Thermes, habitant Castelsarrasin, n'attendent que l'avis de son retour en France pour soulever un parti considérable (3 lettres) (vues 1-5).

          - (Figueres, 21 juin) Mis en état d'arrestation par le baron d'Eroles, il proteste de son dévouement dont attestent ses services en émigration, sanctionnés par un congé absolu délivré par le roi Charles IV en 1806, certes suivi deux ans plus tard de son engagement au service de Bonaparte, rendu cependant nécessaire par la ruine de toute sa fortune (vues 6-7).

          - Copie du congé absolu de 1806 (vue 8).


      • Espagnols demandant la décoration du Lys

    • Armée du Midi et Légion Marie-Thérèse

        • 1 Num 124 5/20 - 

          Acte constitutif de l'organisation de l'Armée royale du Midi en 4 corps (non signé, 11 articles, en trois exemplaires, vraisemblablement fin juin). 1815

          11 vues  - Acte constitutif de l'organisation de l'Armée royale du Midi en 4 corps (non signé, 11 articles, en trois exemplaires, vraisemblablement fin juin). (ouvre la visionneuse)

          11 vues


        • 1 Num 124 5/21 - 

          Journal des ordres et expéditions (les chemises en annoncent depuis le 25 juin mais seuls subsistent les numéros 86-88). 1815

          9 vues  - Journal des ordres et expéditions (les chemises en annoncent depuis le 25 juin mais seuls subsistent les numéros 86-88). (ouvre la visionneuse)

          9 vues

          Présentation du contenu :

          - numéros 86-87, Puigcerdà, 19 juillet, nomination du chevalier Stanislas Du Vivier comme commandant provisoire de Mont-Louis et de la citadelle de Perpignan (vue 2).

          - n° 88, Toulouse, 24 juillet, le baron de Damas adresse à un duc copie de sa dépêche au ministre de la guerre tendant à obtenir le maintien des administrateurs nommés par le duc d'Angoulême, qui sont même susceptibles de mettre 60.000 hommes sous les armes, alors que leurs remplaçants sont nommés par le ministère, envers lequel le Midi n'a aucune confiance (vues 2-3) ; s'y ajoute un brouillon de l'ordre donné [le 6 juillet] aux préfets et aux receveurs généraux, de se considérer comme suspendus tout en étant maintenus provisoirement au nom du roi en attendant l'arrivée des nouvelles autorités, et les prévenant que le moindre écart serait considéré comme un acte de rébellion (vues 4-5) ; modèles en blanc de brevets provisoires nommant à un grade dans l'armée, et dans la Légion d'Honneur (vues 6-7).


        • 1 Num 124 5/22 - 

          États nominatifs. 1815

          16 vues  - États nominatifs. (ouvre la visionneuse)

          16 vues

          Présentation du contenu :

          - 23 officiers et volontaires royaux arrivés [en Catalogne] jusqu'au 9 mai (signé, chevalier Joseph Du Vivier) (vue 1).

          - 23 officiers français pour lesquels on a demandé des passeports du 21 juin au 21 juillet pour se rendre dans les lieux de rassemblement de Catalogne (vues 2-3).

          - 40 Français émigrés en Espagne au 3 mai, et placés sous les ordres de leur colonel (signé du chevalier de Barbarin, à Tolosa) (vues 4-5).

          - 74 officiers, sous-officiers et volontaires composant la Légion Marie-Thérèse, dont le chevalier de Barbarin, mort au champ de bataille à Hélette le 22 mai, le major de Kolly fait prisonnier, le colonel de Castets grièvement blessé le 25 mai (31 mai, signé à Vitoria-Gasteiz par Desfeux de Romilly) (vues 6-7).

          - État général des Français en Espagne au cours du mois de juin, en deux listes, l'une pour les 76 de l'Ouest, à Vitoria, l'autre pour les 41 des lieux à l'Est [de la main du baron de Damas] (vues 8-11) ; état des 49 officiers et volontaires royaux dans la place de Puigcerdà (vues 12-14).

          - Personnes à qui on a refusé une faveur (29 juin) (vues 15-16).


      • Frontière espagnole, côté Atlantique

        • 1 Num 124 5/23 - 

          Correspondance des Français à la frontière ouest des Pyrénées. 1815

          4 vues  - Correspondance des Français à la frontière ouest des Pyrénées. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - ([Vitoria], avant 19 juin) Lettre du chevalier de Romilly accompagnant un rapport (non joint) sur deux événements déplorables, l'un à Hélette, en France [le 22 mai, mort du chevalier de Barbarin], l'autre à Vitoria [le 25 mai, le baron de Castets est grièvement blessé] ; il signale que nombre de Russes, d'Allemands et de Prussiens congédiés du service espagnol pourraient être recrutés, et que le commissaire anglais a chargé le vicomte d'Autichamp de négocier à Londres l'emprunt de 200.000 livres sterling pour le Prince (vues 1-2).

          - (Vitoria, 1er juillet) Romilly rappelle que le comte de Damas-Crux est arrivé le 8 juin à Vitoria, et signale qu'en dépit des bonnes nouvelles de France, les Espagnols ont donné l'ordre qu'ils se retirent à Palencia, 28 lieues en arrière de Vitoria (vues 3-4).


      • Frontière espagnole, côté Méditerranée

        • Correspondance des autorités militaires espagnoles en Catalogne

          • 1 Num 124 5/24 - 

            7 juin-21 juillet 1815

            11 vues  - 7 juin-21 juillet (ouvre la visionneuse)

            11 vues

            Présentation du contenu :

            - (Barcelone, 7 et 8 juin) Marquis de Campo Sagrada, capitaine général de la Catalogne (vues 1-2).

            - (Barcelone et quartier général de Banna, 23, 25, 27 et 28 juin) José Maria Santoclides [chef de l'état-major général], il prévoit le transfert d'habillements à la frontière via Figueres (vues 3-4) ; il annonce que l'on facilitera le passage de la frontière dans les deux sens aux émissaires commissionnés par le général vicomte d'Escars (2 pièces) (vues 5-6) ; il demande où faire débarquer les habitants de Saint-Laurent [de-la-Salanque], qu'il fera rejoindre ensuite les autres Français à un village de la frontière (vue 7) ; il signale que le marquis de Montlezun, blessé au cours d'une attaque, a repassé la frontière dans la vallée d'Aran où il se soigne (vue 8).

            - Copie d'une lettre du 28 juin en espagnol signalant que trois dépêches venues de Toulouse et de Paris confirment pleinement la destruction de l'armée de Bonaparte, qu'on a arboré le drapeau blanc à Toulouse où le nom de Louis XVIII soulève un enthousiasme général (vue 9).

            - (Au quartier général de Gérone, 21 juillet) Xavier de Cassinos écrit au duc d'Angoulême d'appuyer son retour, il lui demande son opinion sur l'opportunité de l'entrée des troupes espagnoles en France (vues 10-11).


        • Approvisionnement des forces réunies en Catalogne

          • 1 Num 124 5/25 - 

            19 juin-22 juillet 1815

            9 vues  - 19 juin-22 juillet (ouvre la visionneuse)

            9 vues

            Présentation du contenu :

            - États des équipements et munitions partis de Barcelone le 27 juin pour Figueres (vues 1-2).

            - (Ripoll, 19 juin et 7 juillet) 2 lettres de Thomas de Barrera Delhom, émigré français depuis 23 ans, devenu négociant à Ripoll, l'une au baron de Damas pour lui transmettre des journaux français, l'autre à son père, pour lui dire qu'il y a eu un accrochage avec des gardes nationaux à la frontière, à Saint-Laurent [-de-Cerdans], et qu'il s'efforce d'acheter le plus d'armes possible, mais qu'il faut toujours la permission du capitaine général (vues 3-6).

            - (Ripoll, 14 et 16 juillet) Deux comptes de livraison de fusils par Barrera fils (vues 7-8).

            - (22 juillet) Livraison d'équipements à M. de Beausacq (vue 9).


        • Correspondance d'Antoine de Gripert

          Présentation du contenu :

          Emigré français au service du roi d'Espagne comme gouverneur de la vallée d'Aran.


          • 1 Num 124 5/26 - 

            10 mai-21 juin 1815

            8 vues  - 10 mai-21 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

            8 vues

            Présentation du contenu :

            - (10 mai) Serviteur de la cause des Bourbons depuis 24 ans, il propose de profiter de la situation de cette région, favorable aux pénétrations en France, en particulier vers Toulouse ; chargé de la garde d'un secteur de la frontière, il y a observé 600 déserteurs, et il transmet les nouvelles qui lui parviennent, celles de la déroute de Murat, d'une fermentation royaliste à Toulouse, et d'une proclamation de Louis XVIII datée du 17 avril, appelant à se soumettre à lui (vues 1-2).

            - (25 mai) Le Midi est en fermentation, Toulouse proteste, la conscription se présente mal, deux Toulousains sont déjà arrivés à Vielha [Lafitte et Bourgeois] (vues 3-4).

            - (14 juin) Le manifeste du roi d'Espagne n'a pas été bien compris dans le Midi ; lui-même n'est pas autorisé à accueillir les royalistes qui ne vont pas manquer d'affluer, car on craint les infiltrations de Bonapartistes ; il faudrait donc qu'une personne de confiance puisse les reconnaître, pour qu'on les dirige vers des lieux de rassemblement d'où ils pourraient revenir ici pénétrer en France et marcher sur Toulouse ; le capitaine général de la Catalogne a autorisé MM. de Lentilhac et de La Barthe à rejoindre le rassemblement en Lampourdan, mais cinq autres royalistes ne le sont toujours pas (vues 5-6).

            - (21 juin) Le marquis de Montlezun Pardiac s'étant présenté à la frontière sans son brevet de maréchal de camp est retenu à Vielha, en dépit de sa qualité d'inspecteur des gardes nationales des Hautes Pyrénées ; il observe des mouvements de troupe à Saint-Gaudens, Saint-Béat et la frontière (vues 7-8).


          • 1 Num 124 5/27 - 

            28 juin-8 juillet 1815

            6 vues  - 28 juin-8 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (28 juin) Il a aidé le chevalier de Toucheboeuf à pénétrer en France, entreprise vainement tentée à Puigcerdà, et il en attend des lettres signées d'une croix ; les nouvelles de la Vendée sont excellentes, le général Travot serait prisonnier ; on apprend également des revers des soi-disant impériaux vers Maubeuge ainsi qu'aux environs du Simplon ; le maire de Fos, Roques, et son adjoint, Andrillon fils, des "jacobins enragés", avaient prétendu que les Espagnols attaqueraient le jour de la Saint-Jean, aussi commandaient-ils des patrouilles, mais il est allé les effrayer au cours de la reconnaissance quotidienne de la frontière faite dimanche dernier (vues 1-2).

            - (1er juillet) Gripert transmet les nouvelles de la défaite de Napoléon, de son abdication, et celle d'un soulèvement royaliste de Toulouse le 26 juin ; étant émigré depuis 1790, il espère pouvoir reprendre du service auprès du roi de France et obtenir la croix de Saint-Louis (vues 3-4).

            - (8 juillet) Il a empêché des agents de l'usurpateur de passer la frontière ; il dispose des journaux jusqu'au 30 juin, et sait que les armées alliées approchent de Paris où un député a proposé de recevoir Louis XVIII ; 500 hommes viennent de renforcer la frontière en face de lui, ce qui ralentit les communications ; il comprend que le passage du Prince en France se fera désormais par Puigcerdà, mais il offre tout de même de le faciliter par une diversion faite de son côté, en manoeuvrant avec le régiment de Badajoz qui occupe Esterri et la vallée d'Aran (vues 5-6).


        • Correspondance des rassemblements français en Catalogne

          • Lettres du vicomte d'Escars expédiées depuis Figueres

            Présentation du contenu :

            Maréchal de camp ayant autorité sur les Français rassemblés dans les camps de Catalogne en attendant de faire valoir son pouvoir de commandant militaire du département des Pyrénées Orientales (il signe ordinairement A.D.).


            • 1 Num 124 5/28 - 

              19-22 juin 1815

              6 vues  - 19-22 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              6 vues

              Présentation du contenu :

              - (19 juin) Il signale que tous les commandants désignés dans les Pyrénées Orientales étant déjà recherchés ou condamnés, et tous réfugiés à Figueres, il est difficile qu'ils pénètrent derrière la frontière, et il propose donc une action à Saint-Laurent-de-Cerdans ; MM. de Malgouyre et de Falguières attendent de disposer d'un pouvoir du Prince pour pénétrer en France, où ils ne veulent pas passer pour des aventuriers ; il sait que Poujol, dit Boukika, prétend pouvoir faire assassiner le Prince (vues 1-2).

              - (21 juin) Il attend des passeports pour envoyer à Puigcerdà des émigrés qui y seront utiles au service de Caldaguès, et il espère que le général Castanos va favoriser les projets du Prince (vues 3-4).

              - (22 juin) Il faut habiller les émigrés stationnés à Lladó, qui sont presque sans chemise ; les communications sont si coupées à la frontière que les gazettes ne passent plus et qu'il se demande comment préparer l'organisation des Pyrénées-Orientales, dont il a ni annuaire ni cartes détaillées ; il y stationne du reste trop de troupes pour y espérer un soulèvement, ce qui n'est pas le cas de l'Ariège où pourrait commencer une Petite Vendée ; il transmet les lettres de deux prisonniers de la citadelle, MM. Assaillit et de La Barthe [voir à ces noms], enfermés le matin-même, et une lettre de Marsols [voir au nom] ; Falguières et Malgouyre refusent toujours de pénétrer en France sans un pouvoir du Prince, ce qui paraît devenir un prétexte pour rester (vues 5-6).


            • 1 Num 124 5/29 - 

              23-30 juin 1815

              12 vues  - 23-30 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              12 vues

              Présentation du contenu :

              - (23 juin) Les correspondances avec la France sont rendues encore plus difficiles par les Espagnols, qui ne permettent même pas de porter secours aux habitants de Saint-Laurent-de-Cerdans, réfugiés dans les montagnes et sans ressources (vues 1-2).

              - (24 juin) Assaillit devant être expulsé par les Espagnols, il propose de l'envoyer à Saint-Laurent-de-Cerdans, où il sera utile, plutôt qu'à Gênes ; les habitants de Saint-Laurent-de-la-Salanque sont allés au-devant d'un prétendu débarquement espagnol annoncé ce jour, et ils vont vite manquer de vivres ; Malgouyre et Falguières sont [enfin] partis en France (vues 3-4).

              - (25 juin) La frontière étant toujours fermée, les villages favorables et menacés sont privés de secours et même de ravitaillement (vues 5-6).

              - (26 juin) Il croit savoir que les habitants de Vinça [près de Prades] ont égorgé les garnisaires de leur commune, mais c'est par Puigcerdà, où la frontière est moins fermée, qu'on doit en avoir des nouvelles ; il est fatigué de l'activité brouillonne de M. Castillo (vues 7-8).

              - (28 juin) 800 hommes occupent Saint-Laurent-de-Cerdans depuis hier, et les habitants ont fui vers la frontière que les Espagnols maintiennent fermée, empêchant même qu'on leur passe des vivres, ce qui compromet gravement le crédit du Prince (vues 9-10).

              - (30 juin) les équipements reçus n'empêchent pas que "l'armée royale de Lladó est encore dans un état de nudité" ; il confirme qu'on veut une République en France, il est donc essentiel d'entrer en campagne, mais l'absence de moyens fait tergiverser le général Manso en l'absence du baron d'Eroles ; à Perpignan, le général Robert manifeste toujours autant de fermeté contre eux, et toutes les autorités sont à changer (vues 11-12).


            • 1 Num 124 5/30 - 

              6-16 juillet 1815

              6 vues  - 6-16 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

              6 vues

              Présentation du contenu :

              - (6 juillet) Alors que la situation générale évolue, son secteur reste immobile, il ne lui reste de l'argent que pour quinze jours, on ne peut compter sur l'efficacité de la troupe de Lladó, et les hommes qu'on rallierait à la frontière déserteront dès qu'on voudra les en éloigner ; il espère que le Prince le prendra au passage, s'il devait faire son entrée par Marseille, et il envoie [en pièces jointes] deux circulaires qu'il a signées le 3 juillet du quartier général de l'Armée du Midi près de Saint-Laurent-de-Cerdans, intimant l'ordre aux commandants militaires et aux maires des Pyrénées Orientales, de le reconnaître comme commandant civil et militaire au nom de Louis XVIII (cette lettre porte un projet de réponse au dos : "Ne pas se décourager. Il ne faut pas agir contre des forces supérieures en masse, mais par partisans de 20-30 individus, afin d'inquiéter l'ennemi... On écrit au général Chabet, actuellement commandant à Perpignan" (vues 1-4).

              - (16 juillet) Craignant que Béziers n'ait été repris par les Bonapartistes, il envoie des armes par bateau [à Sète] ; étant toujours bloqué derrière une frontière trop bien gardée, il est tributaire des Espagnols dont le chef, le général Castanos, se contente de lui annoncer chaque jour l'arrivée du Prince (vues 5-6).


          • Lettres d'Alban de Falguières, capitaine d'artillerie légère, envoyées depuis Figueres

            • 1 Num 124 5/31 - 

              8-12 juin 1815

              4 vues  - 8-12 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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              Présentation du contenu :

              - (8 juin) Il donne pour la première fois de ses nouvelles au baron de Damas, lui rappelant qu'il avait été présenté à lui lors de son séjour à Toulouse ; il n'a pu alors rejoindre le Prince à Nîmes, dut en effet rentrer chez lui, et il n'est passé en Espagne que pour offrir à nouveau ses services, proposant de soulever son arrondissement de Gaillac dans le Tarn, en réunissant une bande en forêt de Grésigne, initiative qui s'intègrerait bien dans le plan de soulèvement du Midi conçu par le baron de Villefranche (vues 1-2).

              - (12 juin) Le vicomte d'Escars lui a bien confirmé que le Prince l'encourageait à organiser un soulèvement chez lui, mais il ne pense réussir qu'en disposant d'un ordre l'investissant de cette mission (annotation de la lettre : Monseigneur ne peut pas les multiplier davantage) (vues 3-4).


          • Lettres du vicomte de Lentilhac, maréchal de camp

            • 1 Num 124 5/32 - 

              30 mai-21 juin 1815

              5 vues  - 30 mai-21 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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              Présentation du contenu :

              - (Vielha, 30 mai) Venu de Flandre pour rallier le Prince, il est arrivé trop tard dans le Midi [en avril] mais, parvenu à Vielha, il part à Barcelone se mettre à sa disposition (2 lettres) (vues 1-4).

              - (Figueres, 21 juin) Ayant été autorisé de passer de la vallée d'Aran à Figueres, il se réjouit de se rapprocher du Prince, à la personne duquel il souhaite être attaché comme aide de camp honoraire (vue 5).


          • Lettres du chevalier Stanislas Du Vivier expédiées depuis Puigcerdà

            • 1 Num 124 5/33 - 

              10 juin 1815

              2 vues  - 10 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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              Présentation du contenu :

              Écrivant au vicomte Du Valais, il transcrit une lettre du chevalier d'Orgeis [du 8 juin, voir l'original sous la cote 38] ; il pense que leur allié Roquemaurel a souffert des indiscrétions de Castillon, qui ont éveillé l'attention sur leurs projets ; une insurrection en Ariège détournerait l'attention sur les Pyrénées-Orientales, et l'on pourrait isoler le Roussillon par un débarquement au nord de Perpignan, à Saint-Laurent-de-la-Salanque, s'il est soutenu depuis la mer et suivi rapidement de la prise du fort de Salces, abandonné non loin de là mais parfaitement utilisable car il bat la route de Perpignan ; immédiatement après, l'occupation de Notre-Dame-de-Pène isolerait les places et garnisons qui finiraient par tomber, tandis qu'à Saint-Laurent se rallieraient les partisans du Roussillon, mais aussi ceux de l'Aude, venus par les chemins des Corbières, et ceux du Bas Languedoc par la mer ; le Prince, en cas d'échec, pourrait compter sur une escadre, puisque l'on dit que les Anglais en ont mise une à ses ordres ; l'achat de fusils à Ripoll s'avère bien moins cher que prévu, grâce à l'entremise de M. de Barrère [Barrera], émigré établi en cette ville ; Du Vivier s'effraie du coût de son séjour à Puigcerdà, qui revient à 10 F par jour, sans compter les émoluments à Castillon et à Castelet, ainsi que des secours à prévoir pour M. de Celles, le seul auquel il peut se confier et même avec qui il partage la tâche du courrier à entretenir avec Ax (pour M. d'Orgeis), Mont-Louis, Figueres et bientôt Barcelone ; il transmet une lettre de Toulouse reçue par M. d'Orgeis, et d'autres de M. Barthelemi [cf. plus loin, cotes 37 et ss].


            • 1 Num 124 5/34 - 

              13 juin 1815

              3 vues  - 13 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              3 vues

              Présentation du contenu :

              Si le soulèvement du Midi n'est pas général, il est voué à l'échec, mais il faut beaucoup d'argent "chez une nation aussi dépravée" ; il a envoyé 100 F à M. d'Orgeis, à Ax, pour acheter balles et fusils, et il attendait un homme d'Ax pour faire les cartouches, tout cela pour accueillir les réfractaires au recrutement militaire effectué dans l'Aude et dans l'Ariège, car il voulait les rassembler à Latour-de-Carol, d'où il espérait que leur nombre les mît à l'abri d'un coup de main du fort de Mont-Louis et leur permît de tenir les routes, montrant ainsi l'exemple au Midi ; mais il n'est venu personne, en dehors de quelques officiers, et leur entretien est bien trop onéreux à Puigcerdà, alors qu'à Garriguella les Espagnols les logent, nourrissent et payent ; il demande l'autorisation de porter la croix de Saint-Louis, comme le vicomte d'Escars le lui a permis en cas de nécessité, par exemple pour en imposer au commandant du fort de Mont-Louis (qui vient de changer) lorsqu'il sera amené à négocier avec lui ; au service du roi depuis 1776, comptant 39 ans de service en France et en Espagne, il sait que le comte d'Artois la lui a accordée en 1792, après l'avoir envoyé en mission en Espagne avec le comte de Toulouse Lautrec, mais les bureaux n'ont pas encore fait valoir ses droits depuis qu'il les a sollicités en août 1814 ; M. d'Orgeis, craignant d'être arrêté, a prévu le moyen de poursuivre l'acheminement du courrier reçu de M. de Rigaud, lequel vient de lui adresser un billet pour décourager M. de Toucheboeuf d'entrer en France, tellement y règne "la terreur" ; il faut solder le chevalier de Castelet, décidément bien plus utile que Castillon.


            • 1 Num 124 5/35 - 

              16-19 juin 1815

              4 vues  - 16-19 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              4 vues

              Présentation du contenu :

              - (16 juin) Il transmet des lettres d'Orgeis annonçant l'arrestation de M. de Rigaud, preuve que tout retard dans l'action en éloigne les chances de succès, tant l'emprise "terroriste" du pouvoir est forte, or on dispose du crédit de M. de Castelet dans l'Ariège où, aidé de M. Vigon, il peut lever un corps dans les montagnes, mais il lui faut un ordre écrit du Prince ; M. de Toucheboeuf a dû renoncer à entrer en France depuis Puigcerdà, et va tenter la voie de la vallée d'Aran ; le commandement du fort de Mont-Louis a été enlevé à M. Roquemaurel, et l'on ne connaît pas encore les dispositions de son successeur, M. Saint-Paul, qui n'est pas arrivé ; il a dû remettre 120 F à M. de Castelet, si utile mais sans ressources, et voudrait pouvoir soutenir M. de Celles et suspendre l'aide accordée à Castillon (vues 1-2).

              - (19 juin) La correspondance avec Toulouse n'est plus possible par la diligence et ne peut plus se faire que par le moyen couteux des exprès qu'y envoie M. d'Orgeis ; le comte de Caldaguès, arrivé ce soir, lui a transmis l'autorisation de porter la croix de Saint-Louis, mais il attendait aussi une instruction sur le projet de soulèvement partiel qu'il avait suggéré, en précisant qu'il serait nécessaire de le financer, sinon d'autoriser qu'on s'empare de préférence des fonds publics, car si l'on "pille les coquins, les coquins pilleront à leur tour les honnêtes gens, et nous mettrons la France au pillage" ; Bouquiqué et sa troupe de scélérats espagnols sont arrivés à Perpignan ; il a bon espoir de pouvoir intercepter la correspondance entre le fort de Mont-Louis et le général Decaen (vues 3-4).


          • Lettres du comte de Caldaguès, nommé commandant du département de l'Ariège et de l'arrondissement de Prades dans les Pyrénées Orientales, envoyées depuis Puigcerdà

            • 1 Num 124 5/36 - 

              20-21 juin 1815

              7 vues  - 20-21 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              7 vues

              Présentation du contenu :

              - (20 juin) Arrivé la veille à Puigcerdà, il transmet la correspondance de Du Vivier et insiste pour savoir ce qu'il convient de faire à propos de Rigaud [qui semble avoir été arrêté en France] (vues 1-2).

              - (21 juin) Il a envoyé ce jour des circulaires à Ax pour avertir les royalistes que le Prince lui a donné le commandement [de l'Ariège] ; dans le Conflent, aux environs de Prades, les villages de Rodes, Vinça, Marquixanes et quelques autres ont arboré le drapeau blanc avant qu'une colonne de 600 hommes ait cherché à les désarmer ; il faudrait leur donner pour chef des officiers, que M. d'Escars pourrait choisir dans son dépôt, tandis que dans l'Ariège une "guerre de partisans" rallierait les réfractaires et pourrait être menée par MM. de Castelet et de Fitzjames, qui savent faire mais ont besoin de fonds pour la soutenir (vues 3-4).

              - (21 juin) Il annote en l'approuvant une lette de Roquefort, affecté à la 1ère compagnie de Perpignan, qui a besoin d'un passeport pour aller la rejoindre à Garriguella, car à Puigcerdà le coût de la vie excède ses moyens (vue 5).

              - (21 juin) Profitant d'un exprès pour Barcelone, il transmet les nouvelles des gazettes des 12, 13 et 14 de ce mois ; Bonaparte est parti à la guerre le 12, mais une canonnade avait déjà été entendue à Givet le 9 ; le marquis de La Rochejaquelein est mort près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie [en Vendée] (nouvelle douteuse) ; le général Decaen a publié à Toulouse une proclamation virulente contre les Bourbons le 5 ; M. Mallibran [lettre 41 du 28 juin (1 Num 124_5/9) réponse à M. Mallebrun], directeur des douanes, a remis pour le Prince tout l'argent qu'il a, soit 20 à 25.000 F (vues 6-7).


    • Investigations secrètes dans le Midi pyrénéen

      Présentation du contenu :

      Il y a deux chevaliers d'Orgeais, frères, qui se relaient dans la correspondance, l'un signant d'une croix par discrétion. De Toulouse, les signatures a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. peuvent être de Léopold ou d'Auguste de Rigaud ou encore de Barthélémi.


      • Nouvelles transmises par Ax, sur Toulouse et l'Ariège

        • 1 Num 124 5/37 - 

          Copie de plusieurs lettres du chevalier d'Orgeis (sur une feuille). 1815

          2 vues  - Copie de plusieurs lettres du chevalier d'Orgeis (sur une feuille). (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - ([Ax], 14 mai) Le destinataire d'une lettre attendue de Toulouse a dû la lire à la hâte et la brûler avant qu'elle ne soit saisie, aussi vaudrait-il mieux payer des exprès que de se confier à la poste ; elle témoignait d'un retour au système de 93 (inquisition policière) et signalait que Bonaparte n'avait pas réussi à mobiliser les gardes nationales, et qu'il ne dispose au plus que de 250.000 hommes de troupe de ligne, dont 10.000 seulement dans le Midi ; la guerre de la Vendée s'étendant, un régiment de Toulouse a dû y partir le 7 mai ; M. de Rigaud ne serait toujours pas libéré.

          - ([Ax], 15 mai) Une action serait encore trop précoce mais, la population étant armée, il ne lui faut que des munitions de guerre et l'assurance que les premiers volontaires seront reçus à Puigcerdà, puis soldés ou secourus le temps de leur mobilisation ; Bonaparte est parti à la guerre tandis que les plus gros imposables de Toulouse sont taxés de 1.200.000 F au titre d'un emprunt forcé.

          - ([Puigcerdà], 17 mai) Copie à la suite de la réponse à ces deux lettres : on autorise d'Orgeis à garder 300 F pour ses frais, ceux des exprès et de l'achat de poudre et de balles, sur les 800 F destinés à M. de Falguera ; l'arrivée d'un régiment [espagnol à Puigcerdà] ne laisse pas de place aux volontaires français attendus, aussi faut-il plutôt les rassembler en Andorre, où M. de Castelet leur remettra 20 sous par jour jusqu'à ce qu'on puisse pourvoir aux rations.


        • 1 Num 124 5/38 - 

          Ax, 8 juin 1815

          2 vues  - Ax, 8 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          D'Orgeis maintient les correspondances avec tout le Midi via Toulouse mais, risquant à tout moment d'être obligé de se cacher, il demande qu'on lui écrive sous double enveloppe chez Bélestat, négociant à Ax, et que les lettres de Perpignan qui passent par lui, soient adressées au nom d'Antoine Royer, à Ax ; lui-même signera désormais d'une croix et, s'il est caché, son frère le remplacera ; à Toulouse, c'est M. de Rigaud, frère de celui qui est auprès du Prince, qui le renseigne ; un ouvrier ira fabriquer des cartouches en Andorre dès que les balles y seront arrivées, mais les fusils ne peuvent être livrés sans danger tant il y a d'espions et de militaires, certains fortifiant l'accès des villes, et les gardes nationales partant garnir les places frontières en remplacement des troupes de ligne, comme à Mont-Louis dont Roquemaurel, qui pourrait être très précieux à la cause, perd le commandement pour aller former des chasseurs de montagne à Foix.


        • 1 Num 124 5/39 - 

          12 juin 1815. Llívia

          3 vues  - 12 juin 1815. Llívia (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Joseph Sans Cadit, de retour d'un voyage en poste à Nîmes et à Toulouse, témoigne de l'état d'esprit du Midi travaillé par la propagande révolutionnaire, qui tend à préparer une République " si Napoléon, qui en donne sourdement l'élan, ne peut soutenir son ambition sous le titre d'empereur " ; celui-ci paraît s'être préparé à la guerre plus vite que les alliés ; l'entrée de l'armée espagnole provoquerait le ralliement de milliers de volontaires royaux ; il propose de former le blocus de Perpignan et de Mont-Louis avec respectivement 7.000 et 3.000 hommes, auxquels s'ajouteraient 2.000 hommes dans l'Ariège en vue du blocus de Bayonne, seule autre place pouvant appuyer la retraite d'une armée qui leur serait hostile ; le Midi une fois tombé, on marcherait sur Lyon ; il a découvert que Napoléon avait dépêché auprès des membres de la famille royale des émissaires chargés de se mettre à leur service, et de préparer le même jour un attentat sur leurs personnes ; lui-même est prêt à repartir en mission en France ; il faut le joindre chez M. Salsas, de Perpignan, qui est à Llívia, près Puigcerdà.


        • 1 Num 124 5/40 - 

          Copie de plusieurs lettres de M. d'Orgeis. 1815

          2 vues  - Copie de plusieurs lettres de M. d'Orgeis. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (11 juin) Des lettres de Nantes annoncent que le général Travot aurait été battu à Cholet, tandis que 40.000 Anglais, Portugais et Russes auraient débarqué en Vendée, et que les troupes envoyées contre eux se rallient.

          - (11 juin) Léopold de Rigaud a été arrêté le 10 à Chalabre [Aude].

          - (13 juin) Les arrestations se multiplient dans le Midi et le chevalier d'Orgeis étant en fuite, c'est son frère qui prend la relève de la correspondance, tout en annonçant qu'une autre personne pourra le remplacer au cas où il serait empêché à son tour.


        • 1 Num 124 5/41 - 

          Billet inquiétant sur la situation d'Ax (s.d.). 1815

          1 vue  - Billet inquiétant sur la situation d'Ax (s.d.). (ouvre la visionneuse)

          1 vue


        • 1 Num 124 5/42 - 

          (Toulouse, 16 juin) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. [soit a.a.l.m... De Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Angoulême ?] 1815

          2 vues  - (Toulouse, 16 juin) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. [soit a.a.l.m... De Son Altesse Royale Monseigneur le duc d'Angoulême ?] (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Il signale l'échec du recrutement fédératif de la garde nationale à Toulouse, le début des hostilités dans le Nord le 10 juin, et l'accroissement formidable des troubles en Vendée et en Bretagne, où se trouve Wellington et où l'on attend le roi.


        • 1 Num 124 5/43 - 

          Autre copie de lettres de M. d'Orgeis, à Du Vivier. 1815

          2 vues  - Autre copie de lettres de M. d'Orgeis, à Du Vivier. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (18 juin) M. de Rigaud a été libéré ; la troupe de ligne en Ariège est partie pour la Vendée, mais on organise des chasseurs de montagne ; le général Lafitte, commandant l'Ariège, dispose de cinq espions auprès des émigrés en Espagne.

          - (19 juin) L'Ariège est acquise aux royalistes mais trop surveillé pour qu'il s'y passe aucun mouvement avant l'entrée des Espagnols. [Observation de Du Vivier : ] " M. d'Orgeis étant un gros propriétaire… on ne doit point être étonné qu'ils redoutent une guerre de partisans qui les exposerait. ".


        • 1 Num 124 5/44 - 

          Autres lettres secrètes, 19-26 juin 1815

          9 vues  - Autres lettres secrètes, 19-26 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Toulouse, 19 juin [et sans doute quelques jours après]) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. décrit un défilé bonapartiste à Toulouse, ville où le général Decaen lève un emprunt forcé sur 130 individus présumés royalistes, mais l'on vient d'apprendre la déroute de Napoléon, qui est de retour à Paris (vues 1-2).

          - (Toulouse, 9 juin) Affiche imprimée de l'emprunt forcé, transmise avec la lettre précédente (vue 3).

          - (Vielha, 22 juin) Le chevalier de Toucheboeuf, qui signera désormais d'un X, rend compte à Du Vivier que la frontière paraît aussi fermée dans le Val d'Aran qu'à Puigcerdà, et qu'il ne voit pas comment soulever les conscrits réfractaires, car les autorités ne les poursuivent pas et que par ailleurs on ne peut pas les payer (vues 4-5).

          - (Toulouse, 26 juin) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. rapporte qu'on a fêté à Toulouse [les 18 et 19 juin] les victoires des 15 et 16 juin, mais l'on vient d'apprendre la déroute de l'armée française et, ce matin-même 26, la déchéance de Bonaparte, ce qui a aussitôt suscité spontanément une bruyante manifestation royaliste en ville (vues 6-7).

          - (Paris, 21 juin) Lettre transmise avec la précédente, envoyée depuis Paris par un homme fréquentant les ministres (vues 8-9).


        • 1 Num 124 5/45 - 

          Autres lettres secrètes, 27-30 juin 1815

          8 vues  - Autres lettres secrètes, 27-30 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Ax, 27 juin) le chevalier d'Orgeis annonce la défaite de Bonaparte et son retour à Paris où il a été déchu (vues 1-2).

          - (Toulouse, 30 juin) a. a. l. m. d. s. a. r. m. l. d. d. rapporte que les maréchaux Ney et Masséna, mis hors la loi par les chambres, ont ordonné l'arrestation du gouvernement par la garde nationale de Paris, et fait reconnaître Louis XVIII comme roi de France (vues 3-4).

          - (Ax, 30 juin) Le chevalier d'Orgeis réaffirme que la présence militaire est telle qu'aucun mouvement n'est possible de Bayonne à Perpignan sans l'appui des Espagnols, et pour l'écrire, il y met l'autorité que lui confère l'organisation des royalistes de l'Ariège en 1813, mission qui lui a été confiée par Bénigne et Ferdinand de Berthier (vues 5-6).

          - ([Ax], 30 juin) le chevalier d'Orgeis, qui signe X, a remis les ordres du Prince, transcrits en quatre exemplaires, au préfet provisoire [de l'Ariège] et aux commandants d'arrondissement, afin qu'ils déclarent de quelles forces ils disposeront pour son entrée en France, mais les troupes affluent, désertent en partie et renforcent aussi Mont-Louis (vues 7-8).


        • 1 Num 124 5/46 - 

          (Toulouse, 26 juin-3 juillet) 1815

          6 vues  - (Toulouse, 26 juin-3 juillet) (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Les alliés sont aux portes de Paris où se dirige le roi, à la tête de 20.000 gardes nationales, tandis que 150 patriotes de 1793 ont été massacrés à Marseille, où le pouvoir est aux mains d'un gouvernement provisoire, qu'il y a eu 30 morts à Montpellier et que le drapeau blanc flotte à Agde, Béziers, Aix (une lettre à l'encre sympathique arrivée le 5 juillet, original et deux transcriptions).


        • 1 Num 124 5/47 - 

          (Ax, 5 juillet) 1815

          2 vues  - (Ax, 5 juillet) (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Castellet de Savignac rend compte au général de Caldaguès, qui est à Puigcerdà, qu'ayant voulu attaquer 160 hommes partis d'Ax, pour s'emparer de leurs armes, il n'y eut qu'une échauffourée de nuit avec quelques cavaliers, avant qu'il ne fasse brûler la forteresse en bois d'Ax, mais la tension est extrême et M. d'Orgeis, qui ne veut fournir aucun homme, se montre très décevant (n°24).


        • 1 Num 124 5/48 - 

          Autres lettres secrètes, 6-13 juillet 1815

          6 vues  - Autres lettres secrètes, 6-13 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Montagnes d'Orgeis, 6 juillet) Le chevalier d'Orgeis a pu faire passer M. Barthélemi dans les montagnes d'Orgeis, qui va gagner Toulouse seul, car il y a tant de troupes que lui-même renvoie ses compagnons à Puigcerdà, ainsi que son frère dès qu'il aura vu de nuit le colonel de Roquemaurel (vue 1).

          - (Toulouse, 7 juillet) a.a.l.m.d.s.a.r.m.l.d.d. envoie des journaux de Paris témoignant qu'on y craint le retour de la troupe, et il signale qu'à Montpellier, les 1.500 royalistes qui ont chassé le général Gilly et arboré le drapeau blanc, ont dû refluer devant plusieurs milliers de paysans protestants, comme ce fut le cas à Agen, et alors que des royalistes qui tiennent Béziers sont en situation critique (vues 2-3).

          - Arsenal de Toulouse, situation au 5 juillet (vue 4).

          - (Toulouse, 13 juillet) Lettre anonyme signalant la réception, l'avant-veille, par les autorités, des lettres et imprimés de M. de Vitrol annonçant le retour de Louis XVIII à Paris ; il est faux que les Vendéens aient fait la paix et que La Rochejaquelein et leurs chefs se soient joints à l'Armée de la Loire [contre les alliés] ; Suchet, loin d'être victorieux, a fui Lyon pour l'Armée de la Loire ; on attend 60.000 volontaires royaux de Provence et du Bas Languedoc, joints aux troupes du roi de Naples, pour dégager Montpellier puis Toulouse, où les autorités résistent en attendant des ordres du roi lui-même ; elles y ont armé 500 fédérés et restent fidèles à Napoléon qu'on dit être à Niort, en route pour Rochefort et l'exil, mais qui se trouve vraisemblablement avec l'Armée de la Loire ; il n'y a pas 3.000 hommes de troupe à Toulouse, beaucoup désertent, et il faudrait faire entrer les Espagnols (vues 5-6).


        • 1 Num 124 5/49 - 

          (21 juillet, Toulouse) 1815

          1 vue  - (21 juillet, Toulouse) (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Auguste Rigaud signale que le commandant du mouvement insurrectionnel de Limoux est Henri de Majorel.


      • Nouvelles de Perpignan transmises sur des billets à l'écriture minuscule

        • 1 Num 124 5/50 - 

          Quatre premiers billets, 12-16 juin 1815.

          2 vues  - Quatre premiers billets, 12-16 juin 1815. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - (Perpignan, 12 juin) Le général Fressinet a publié, le 31 mai, une proclamation très antiroyaliste pour tenter d'enrayer la désertion des troupes ; à Perpignan, l'Espagnol Pujol n'a réussi à rallier que 40 autres réfugiés comme lui, mais les Miquelets y sont un millier, quoique sans uniforme ni solde ; le 4 juin, 24 sergents majors de plusieurs régiments de la garnison ont poussé des acclamations et des chants royalistes au cours d'un repas, comme le rapporte l'aubergiste Serda qui les servait ; des retranchements fortifient les abords de Perpignan, et le colonel en demi-solde Pelegri, fils d'un cafetier de Perpignan, a été affecté au commandement de Collioure ; le courrier du 11 annonce le ralliement d'un maréchal à Louis XVIII ; ce même 11 juin, ont été jugés par une commission militaire sept individus compromis dans le mouvement insurrectionnel de Saint-Laurent-de-la-Salanque ; Vincent Bouran, le patron pêcheur qui avait transporté le commandant d'Escars, et le fils d'Honoré Bouillé, un conscrit qui avait tué un gendarme, ont été fusillés, tandis que Honoré Macasson et Antoine Couré ont été condamnés aux galères, les autres élargis, mais leurs trois avocats, Tastut-Collet, Parespy et Joubert-Compagne, quoique libéraux, ont été arrêtés et transférés à Toulouse, de même que le substitut du procureur impérial, Puigari (n° 4/1).

          - (Perpignan, [entre le 12 et le 18 juin]) Perpignan a été mis en état de siège le 11 juin, en même temps que les insurgés de Saint-Laurent-de-la-Salanque étaient jugés ; les journaux rapportent des nouvelles " extravagantes " de la Vendée, où Travot aurait saisi, le 28 mai, l'argent et les armes débarqués par les Anglais, et obtenu des succès décisifs à Challans, Palluau, Aizenay et au Pas Opton près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, ce que confirme une proclamation du prince d'Eckmuhl [maréchal Davout] annonçant des victoires les 20 et 22 mai, la mort de Charette, Du Landreau, Du Puy Tesson, La Roche[jaquelein], et l'arrivée du général Lamarque avec de nouvelles troupes ; la duchesse d'Angoulême a cependant reçu des nouvelles de la Vendée par le duc de Bourbon, tandis qu'une escadre anglaise est mouillée sur la côte en renfort (n°4/2).

          - (Perpignan, [entre les 13 et 16 juin]) La rumeur annonçant le ralliement d'un maréchal a été provoquée par le repli de Suchet à Lyon, après la défection d'une de ses divisions ; les avocats et le substitut arrêtés après le procès des insurgés de Saint-Laurent-de-la-Salanque, ont bien été pris en charge par les gendarmes dans leur route vers Toulouse ; Pujol continue à organiser à Perpignan les réfugiés espagnols fidèles au roi Joseph, et vient d'accueillir 400 de ces officiers " josepets " ; il a offert de passer la frontière pour aller assassiner les royalistes français émigrés ; on fortifie Perpignan ; les réquisitions laissent penser que de la cavalerie va arriver ; la troupe compte 8.000 hommes et des bataillons de gardes nationaux affluent, mais ni armés ni payés et peu motivés ; les églises étaient pleines durant l'exécution des deux royalistes de Saint-Laurent-de-la-Salanque (n°4-3 et 4).


        • 1 Num 124 5/51 - 

          Cinquième billet, Perpignan, 19 juin 1815

          2 vues  - Cinquième billet, Perpignan, 19 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Les 400 officiers espagnols arrivés à Perpignan refusent de porter les armes contre leurs concitoyens, mais Bouquiqué, dit Pujol, ainsi que Mant Oriol, dit Izos, ont rencontré le 16 juin le baron Robert, commandant du département, et obtenu l'autorisation de passer en Catalogne, pour tenter de soulever cette province et d'y faire assassiner les émigrés français ainsi que le duc d'Angoulême ; l'afflux des gardes nationaux, qui sont aussitôt répartis dans le département, augmente les troupes à 10.000 hommes, et les officiers en demi-solde, comme le commandant provisoire de Collioure, Pelegri, sont rappelés dans leurs corps respectifs, mais il y a beaucoup de désertions et les réquisitions sont mal supportées ; les deux insurgés de Saint-Laurent-de-la-Salanque, qui ont été " égorgés ", sont Enricque Altecire Vincent dit Bouran, Jacques Couret dit Canal, tandis que les sept autres prévenus, qui restent sous surveillance, sont [entre autres] Joseph Puite, Joseph Tinet, Jean Brigès, Honoré Baraqué, Laurent Bouillé ; les journaux annoncent que les Vendéens ont reçu un renfort de Portugais.


        • 1 Num 124 5/52 - 

          Sixième billet, Perpignan, 23 juin 1815

          3 vues  - Sixième billet, Perpignan, 23 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          Le général Robert a encore encouragé Pujol dit Bouquiqué et Izos à tenter d'assassiner le duc d'Angoulême, et il cherche par ailleurs à faire interner les 400 officiers espagnols qui refusent de combattre ; Renouard, commissaire général de police arrivé à Perpignan, a refusé de recevoir les dénonciations visant des royalistes quand elles sont anonymes ; des gardes nationaux continuent d'arriver, mal vêtus, pas payés, et diminués chaque jour par la désertion (avec une lettre au texte proche de ce billet).


      • Autres correspondances secrètes des Pyrénées-Orientales

        • 1 Num 124 5/53 - 

          juin 1815

          4 vues  - juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - Extrait d'une proclamation du préfet annonçant l'abdication de " l'immortel Napoléon " (s.d.) (vue 1).

          - Situation des effectifs du fort de Mont-Louis à l'époque où " les légitimes habitants de Rodès ont brûlé le drapeau tricolore " [un fait déjà signalé le 21 juin] (vues 2-3).

          - (26 juin) Billet signé de Camps, signalant l'arrestation d'un conseil de Céret, municipal ou d'arrondissement, en raison des émigrés qui le composent (vue 4).