Les archives de la Vendée

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Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours Inventaire complet (pdf)

  • Préparation de la reconquête du Midi, mai-juillet 1815

    • Armée du Midi et Légion Marie-Thérèse

        • 1 Num 124 5/20 - 

          Acte constitutif de l'organisation de l'Armée royale du Midi en 4 corps (non signé, 11 articles, en trois exemplaires, vraisemblablement fin juin). 1815

          11 vues  - Acte constitutif de l'organisation de l'Armée royale du Midi en 4 corps (non signé, 11 articles, en trois exemplaires, vraisemblablement fin juin). (ouvre la visionneuse)

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        • 1 Num 124 5/21 - 

          Journal des ordres et expéditions (les chemises en annoncent depuis le 25 juin mais seuls subsistent les numéros 86-88). 1815

          9 vues  - Journal des ordres et expéditions (les chemises en annoncent depuis le 25 juin mais seuls subsistent les numéros 86-88). (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - numéros 86-87, Puigcerdà, 19 juillet, nomination du chevalier Stanislas Du Vivier comme commandant provisoire de Mont-Louis et de la citadelle de Perpignan (vue 2).

          - n° 88, Toulouse, 24 juillet, le baron de Damas adresse à un duc copie de sa dépêche au ministre de la guerre tendant à obtenir le maintien des administrateurs nommés par le duc d'Angoulême, qui sont même susceptibles de mettre 60.000 hommes sous les armes, alors que leurs remplaçants sont nommés par le ministère, envers lequel le Midi n'a aucune confiance (vues 2-3) ; s'y ajoute un brouillon de l'ordre donné [le 6 juillet] aux préfets et aux receveurs généraux, de se considérer comme suspendus tout en étant maintenus provisoirement au nom du roi en attendant l'arrivée des nouvelles autorités, et les prévenant que le moindre écart serait considéré comme un acte de rébellion (vues 4-5) ; modèles en blanc de brevets provisoires nommant à un grade dans l'armée, et dans la Légion d'Honneur (vues 6-7).


        • 1 Num 124 5/22 - 

          États nominatifs. 1815

          16 vues  - États nominatifs. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - 23 officiers et volontaires royaux arrivés [en Catalogne] jusqu'au 9 mai (signé, chevalier Joseph Du Vivier) (vue 1).

          - 23 officiers français pour lesquels on a demandé des passeports du 21 juin au 21 juillet pour se rendre dans les lieux de rassemblement de Catalogne (vues 2-3).

          - 40 Français émigrés en Espagne au 3 mai, et placés sous les ordres de leur colonel (signé du chevalier de Barbarin, à Tolosa) (vues 4-5).

          - 74 officiers, sous-officiers et volontaires composant la Légion Marie-Thérèse, dont le chevalier de Barbarin, mort au champ de bataille à Hélette le 22 mai, le major de Kolly fait prisonnier, le colonel de Castets grièvement blessé le 25 mai (31 mai, signé à Vitoria-Gasteiz par Desfeux de Romilly) (vues 6-7).

          - État général des Français en Espagne au cours du mois de juin, en deux listes, l'une pour les 76 de l'Ouest, à Vitoria, l'autre pour les 41 des lieux à l'Est [de la main du baron de Damas] (vues 8-11) ; état des 49 officiers et volontaires royaux dans la place de Puigcerdà (vues 12-14).

          - Personnes à qui on a refusé une faveur (29 juin) (vues 15-16).


      • Frontière espagnole, côté Atlantique

        • 1 Num 124 5/23 - 

          Correspondance des Français à la frontière ouest des Pyrénées. 1815

          4 vues  - Correspondance des Français à la frontière ouest des Pyrénées. (ouvre la visionneuse)

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          Présentation du contenu :

          - ([Vitoria], avant 19 juin) Lettre du chevalier de Romilly accompagnant un rapport (non joint) sur deux événements déplorables, l'un à Hélette, en France [le 22 mai, mort du chevalier de Barbarin], l'autre à Vitoria [le 25 mai, le baron de Castets est grièvement blessé] ; il signale que nombre de Russes, d'Allemands et de Prussiens congédiés du service espagnol pourraient être recrutés, et que le commissaire anglais a chargé le vicomte d'Autichamp de négocier à Londres l'emprunt de 200.000 livres sterling pour le Prince (vues 1-2).

          - (Vitoria, 1er juillet) Romilly rappelle que le comte de Damas-Crux est arrivé le 8 juin à Vitoria, et signale qu'en dépit des bonnes nouvelles de France, les Espagnols ont donné l'ordre qu'ils se retirent à Palencia, 28 lieues en arrière de Vitoria (vues 3-4).


      • Frontière espagnole, côté Méditerranée

        • Correspondance des autorités militaires espagnoles en Catalogne

          • 1 Num 124 5/24 - 

            7 juin-21 juillet 1815

            11 vues  - 7 juin-21 juillet (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (Barcelone, 7 et 8 juin) Marquis de Campo Sagrada, capitaine général de la Catalogne (vues 1-2).

            - (Barcelone et quartier général de Banna, 23, 25, 27 et 28 juin) José Maria Santoclides [chef de l'état-major général], il prévoit le transfert d'habillements à la frontière via Figueres (vues 3-4) ; il annonce que l'on facilitera le passage de la frontière dans les deux sens aux émissaires commissionnés par le général vicomte d'Escars (2 pièces) (vues 5-6) ; il demande où faire débarquer les habitants de Saint-Laurent [de-la-Salanque], qu'il fera rejoindre ensuite les autres Français à un village de la frontière (vue 7) ; il signale que le marquis de Montlezun, blessé au cours d'une attaque, a repassé la frontière dans la vallée d'Aran où il se soigne (vue 8).

            - Copie d'une lettre du 28 juin en espagnol signalant que trois dépêches venues de Toulouse et de Paris confirment pleinement la destruction de l'armée de Bonaparte, qu'on a arboré le drapeau blanc à Toulouse où le nom de Louis XVIII soulève un enthousiasme général (vue 9).

            - (Au quartier général de Gérone, 21 juillet) Xavier de Cassinos écrit au duc d'Angoulême d'appuyer son retour, il lui demande son opinion sur l'opportunité de l'entrée des troupes espagnoles en France (vues 10-11).


        • Approvisionnement des forces réunies en Catalogne

          • 1 Num 124 5/25 - 

            19 juin-22 juillet 1815

            9 vues  - 19 juin-22 juillet (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - États des équipements et munitions partis de Barcelone le 27 juin pour Figueres (vues 1-2).

            - (Ripoll, 19 juin et 7 juillet) 2 lettres de Thomas de Barrera Delhom, émigré français depuis 23 ans, devenu négociant à Ripoll, l'une au baron de Damas pour lui transmettre des journaux français, l'autre à son père, pour lui dire qu'il y a eu un accrochage avec des gardes nationaux à la frontière, à Saint-Laurent [-de-Cerdans], et qu'il s'efforce d'acheter le plus d'armes possible, mais qu'il faut toujours la permission du capitaine général (vues 3-6).

            - (Ripoll, 14 et 16 juillet) Deux comptes de livraison de fusils par Barrera fils (vues 7-8).

            - (22 juillet) Livraison d'équipements à M. de Beausacq (vue 9).


        • Correspondance d'Antoine de Gripert

          Présentation du contenu :

          Emigré français au service du roi d'Espagne comme gouverneur de la vallée d'Aran.


          • 1 Num 124 5/26 - 

            10 mai-21 juin 1815

            8 vues  - 10 mai-21 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (10 mai) Serviteur de la cause des Bourbons depuis 24 ans, il propose de profiter de la situation de cette région, favorable aux pénétrations en France, en particulier vers Toulouse ; chargé de la garde d'un secteur de la frontière, il y a observé 600 déserteurs, et il transmet les nouvelles qui lui parviennent, celles de la déroute de Murat, d'une fermentation royaliste à Toulouse, et d'une proclamation de Louis XVIII datée du 17 avril, appelant à se soumettre à lui (vues 1-2).

            - (25 mai) Le Midi est en fermentation, Toulouse proteste, la conscription se présente mal, deux Toulousains sont déjà arrivés à Vielha [Lafitte et Bourgeois] (vues 3-4).

            - (14 juin) Le manifeste du roi d'Espagne n'a pas été bien compris dans le Midi ; lui-même n'est pas autorisé à accueillir les royalistes qui ne vont pas manquer d'affluer, car on craint les infiltrations de Bonapartistes ; il faudrait donc qu'une personne de confiance puisse les reconnaître, pour qu'on les dirige vers des lieux de rassemblement d'où ils pourraient revenir ici pénétrer en France et marcher sur Toulouse ; le capitaine général de la Catalogne a autorisé MM. de Lentilhac et de La Barthe à rejoindre le rassemblement en Lampourdan, mais cinq autres royalistes ne le sont toujours pas (vues 5-6).

            - (21 juin) Le marquis de Montlezun Pardiac s'étant présenté à la frontière sans son brevet de maréchal de camp est retenu à Vielha, en dépit de sa qualité d'inspecteur des gardes nationales des Hautes Pyrénées ; il observe des mouvements de troupe à Saint-Gaudens, Saint-Béat et la frontière (vues 7-8).


          • 1 Num 124 5/27 - 

            28 juin-8 juillet 1815

            6 vues  - 28 juin-8 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

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            Présentation du contenu :

            - (28 juin) Il a aidé le chevalier de Toucheboeuf à pénétrer en France, entreprise vainement tentée à Puigcerdà, et il en attend des lettres signées d'une croix ; les nouvelles de la Vendée sont excellentes, le général Travot serait prisonnier ; on apprend également des revers des soi-disant impériaux vers Maubeuge ainsi qu'aux environs du Simplon ; le maire de Fos, Roques, et son adjoint, Andrillon fils, des "jacobins enragés", avaient prétendu que les Espagnols attaqueraient le jour de la Saint-Jean, aussi commandaient-ils des patrouilles, mais il est allé les effrayer au cours de la reconnaissance quotidienne de la frontière faite dimanche dernier (vues 1-2).

            - (1er juillet) Gripert transmet les nouvelles de la défaite de Napoléon, de son abdication, et celle d'un soulèvement royaliste de Toulouse le 26 juin ; étant émigré depuis 1790, il espère pouvoir reprendre du service auprès du roi de France et obtenir la croix de Saint-Louis (vues 3-4).

            - (8 juillet) Il a empêché des agents de l'usurpateur de passer la frontière ; il dispose des journaux jusqu'au 30 juin, et sait que les armées alliées approchent de Paris où un député a proposé de recevoir Louis XVIII ; 500 hommes viennent de renforcer la frontière en face de lui, ce qui ralentit les communications ; il comprend que le passage du Prince en France se fera désormais par Puigcerdà, mais il offre tout de même de le faciliter par une diversion faite de son côté, en manoeuvrant avec le régiment de Badajoz qui occupe Esterri et la vallée d'Aran (vues 5-6).


        • Correspondance des rassemblements français en Catalogne

          • Lettres du vicomte d'Escars expédiées depuis Figueres

            Présentation du contenu :

            Maréchal de camp ayant autorité sur les Français rassemblés dans les camps de Catalogne en attendant de faire valoir son pouvoir de commandant militaire du département des Pyrénées Orientales (il signe ordinairement A.D.).


            • 1 Num 124 5/28 - 

              19-22 juin 1815

              6 vues  - 19-22 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              6 vues

              Présentation du contenu :

              - (19 juin) Il signale que tous les commandants désignés dans les Pyrénées Orientales étant déjà recherchés ou condamnés, et tous réfugiés à Figueres, il est difficile qu'ils pénètrent derrière la frontière, et il propose donc une action à Saint-Laurent-de-Cerdans ; MM. de Malgouyre et de Falguières attendent de disposer d'un pouvoir du Prince pour pénétrer en France, où ils ne veulent pas passer pour des aventuriers ; il sait que Poujol, dit Boukika, prétend pouvoir faire assassiner le Prince (vues 1-2).

              - (21 juin) Il attend des passeports pour envoyer à Puigcerdà des émigrés qui y seront utiles au service de Caldaguès, et il espère que le général Castanos va favoriser les projets du Prince (vues 3-4).

              - (22 juin) Il faut habiller les émigrés stationnés à Lladó, qui sont presque sans chemise ; les communications sont si coupées à la frontière que les gazettes ne passent plus et qu'il se demande comment préparer l'organisation des Pyrénées-Orientales, dont il a ni annuaire ni cartes détaillées ; il y stationne du reste trop de troupes pour y espérer un soulèvement, ce qui n'est pas le cas de l'Ariège où pourrait commencer une Petite Vendée ; il transmet les lettres de deux prisonniers de la citadelle, MM. Assaillit et de La Barthe [voir à ces noms], enfermés le matin-même, et une lettre de Marsols [voir au nom] ; Falguières et Malgouyre refusent toujours de pénétrer en France sans un pouvoir du Prince, ce qui paraît devenir un prétexte pour rester (vues 5-6).


            • 1 Num 124 5/29 - 

              23-30 juin 1815

              12 vues  - 23-30 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              12 vues

              Présentation du contenu :

              - (23 juin) Les correspondances avec la France sont rendues encore plus difficiles par les Espagnols, qui ne permettent même pas de porter secours aux habitants de Saint-Laurent-de-Cerdans, réfugiés dans les montagnes et sans ressources (vues 1-2).

              - (24 juin) Assaillit devant être expulsé par les Espagnols, il propose de l'envoyer à Saint-Laurent-de-Cerdans, où il sera utile, plutôt qu'à Gênes ; les habitants de Saint-Laurent-de-la-Salanque sont allés au-devant d'un prétendu débarquement espagnol annoncé ce jour, et ils vont vite manquer de vivres ; Malgouyre et Falguières sont [enfin] partis en France (vues 3-4).

              - (25 juin) La frontière étant toujours fermée, les villages favorables et menacés sont privés de secours et même de ravitaillement (vues 5-6).

              - (26 juin) Il croit savoir que les habitants de Vinça [près de Prades] ont égorgé les garnisaires de leur commune, mais c'est par Puigcerdà, où la frontière est moins fermée, qu'on doit en avoir des nouvelles ; il est fatigué de l'activité brouillonne de M. Castillo (vues 7-8).

              - (28 juin) 800 hommes occupent Saint-Laurent-de-Cerdans depuis hier, et les habitants ont fui vers la frontière que les Espagnols maintiennent fermée, empêchant même qu'on leur passe des vivres, ce qui compromet gravement le crédit du Prince (vues 9-10).

              - (30 juin) les équipements reçus n'empêchent pas que "l'armée royale de Lladó est encore dans un état de nudité" ; il confirme qu'on veut une République en France, il est donc essentiel d'entrer en campagne, mais l'absence de moyens fait tergiverser le général Manso en l'absence du baron d'Eroles ; à Perpignan, le général Robert manifeste toujours autant de fermeté contre eux, et toutes les autorités sont à changer (vues 11-12).


            • 1 Num 124 5/30 - 

              6-16 juillet 1815

              6 vues  - 6-16 juillet 1815 (ouvre la visionneuse)

              6 vues

              Présentation du contenu :

              - (6 juillet) Alors que la situation générale évolue, son secteur reste immobile, il ne lui reste de l'argent que pour quinze jours, on ne peut compter sur l'efficacité de la troupe de Lladó, et les hommes qu'on rallierait à la frontière déserteront dès qu'on voudra les en éloigner ; il espère que le Prince le prendra au passage, s'il devait faire son entrée par Marseille, et il envoie [en pièces jointes] deux circulaires qu'il a signées le 3 juillet du quartier général de l'Armée du Midi près de Saint-Laurent-de-Cerdans, intimant l'ordre aux commandants militaires et aux maires des Pyrénées Orientales, de le reconnaître comme commandant civil et militaire au nom de Louis XVIII (cette lettre porte un projet de réponse au dos : "Ne pas se décourager. Il ne faut pas agir contre des forces supérieures en masse, mais par partisans de 20-30 individus, afin d'inquiéter l'ennemi... On écrit au général Chabet, actuellement commandant à Perpignan" (vues 1-4).

              - (16 juillet) Craignant que Béziers n'ait été repris par les Bonapartistes, il envoie des armes par bateau [à Sète] ; étant toujours bloqué derrière une frontière trop bien gardée, il est tributaire des Espagnols dont le chef, le général Castanos, se contente de lui annoncer chaque jour l'arrivée du Prince (vues 5-6).


          • Lettres d'Alban de Falguières, capitaine d'artillerie légère, envoyées depuis Figueres

            • 1 Num 124 5/31 - 

              8-12 juin 1815

              4 vues  - 8-12 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              4 vues

              Présentation du contenu :

              - (8 juin) Il donne pour la première fois de ses nouvelles au baron de Damas, lui rappelant qu'il avait été présenté à lui lors de son séjour à Toulouse ; il n'a pu alors rejoindre le Prince à Nîmes, dut en effet rentrer chez lui, et il n'est passé en Espagne que pour offrir à nouveau ses services, proposant de soulever son arrondissement de Gaillac dans le Tarn, en réunissant une bande en forêt de Grésigne, initiative qui s'intègrerait bien dans le plan de soulèvement du Midi conçu par le baron de Villefranche (vues 1-2).

              - (12 juin) Le vicomte d'Escars lui a bien confirmé que le Prince l'encourageait à organiser un soulèvement chez lui, mais il ne pense réussir qu'en disposant d'un ordre l'investissant de cette mission (annotation de la lettre : Monseigneur ne peut pas les multiplier davantage) (vues 3-4).


          • Lettres du vicomte de Lentilhac, maréchal de camp

            • 1 Num 124 5/32 - 

              30 mai-21 juin 1815

              5 vues  - 30 mai-21 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              5 vues

              Présentation du contenu :

              - (Vielha, 30 mai) Venu de Flandre pour rallier le Prince, il est arrivé trop tard dans le Midi [en avril] mais, parvenu à Vielha, il part à Barcelone se mettre à sa disposition (2 lettres) (vues 1-4).

              - (Figueres, 21 juin) Ayant été autorisé de passer de la vallée d'Aran à Figueres, il se réjouit de se rapprocher du Prince, à la personne duquel il souhaite être attaché comme aide de camp honoraire (vue 5).


          • Lettres du chevalier Stanislas Du Vivier expédiées depuis Puigcerdà

            • 1 Num 124 5/33 - 

              10 juin 1815

              2 vues  - 10 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              2 vues

              Présentation du contenu :

              Écrivant au vicomte Du Valais, il transcrit une lettre du chevalier d'Orgeis [du 8 juin, voir l'original sous la cote 38] ; il pense que leur allié Roquemaurel a souffert des indiscrétions de Castillon, qui ont éveillé l'attention sur leurs projets ; une insurrection en Ariège détournerait l'attention sur les Pyrénées-Orientales, et l'on pourrait isoler le Roussillon par un débarquement au nord de Perpignan, à Saint-Laurent-de-la-Salanque, s'il est soutenu depuis la mer et suivi rapidement de la prise du fort de Salces, abandonné non loin de là mais parfaitement utilisable car il bat la route de Perpignan ; immédiatement après, l'occupation de Notre-Dame-de-Pène isolerait les places et garnisons qui finiraient par tomber, tandis qu'à Saint-Laurent se rallieraient les partisans du Roussillon, mais aussi ceux de l'Aude, venus par les chemins des Corbières, et ceux du Bas Languedoc par la mer ; le Prince, en cas d'échec, pourrait compter sur une escadre, puisque l'on dit que les Anglais en ont mise une à ses ordres ; l'achat de fusils à Ripoll s'avère bien moins cher que prévu, grâce à l'entremise de M. de Barrère [Barrera], émigré établi en cette ville ; Du Vivier s'effraie du coût de son séjour à Puigcerdà, qui revient à 10 F par jour, sans compter les émoluments à Castillon et à Castelet, ainsi que des secours à prévoir pour M. de Celles, le seul auquel il peut se confier et même avec qui il partage la tâche du courrier à entretenir avec Ax (pour M. d'Orgeis), Mont-Louis, Figueres et bientôt Barcelone ; il transmet une lettre de Toulouse reçue par M. d'Orgeis, et d'autres de M. Barthelemi [cf. plus loin, cotes 37 et ss].


            • 1 Num 124 5/34 - 

              13 juin 1815

              3 vues  - 13 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              3 vues

              Présentation du contenu :

              Si le soulèvement du Midi n'est pas général, il est voué à l'échec, mais il faut beaucoup d'argent "chez une nation aussi dépravée" ; il a envoyé 100 F à M. d'Orgeis, à Ax, pour acheter balles et fusils, et il attendait un homme d'Ax pour faire les cartouches, tout cela pour accueillir les réfractaires au recrutement militaire effectué dans l'Aude et dans l'Ariège, car il voulait les rassembler à Latour-de-Carol, d'où il espérait que leur nombre les mît à l'abri d'un coup de main du fort de Mont-Louis et leur permît de tenir les routes, montrant ainsi l'exemple au Midi ; mais il n'est venu personne, en dehors de quelques officiers, et leur entretien est bien trop onéreux à Puigcerdà, alors qu'à Garriguella les Espagnols les logent, nourrissent et payent ; il demande l'autorisation de porter la croix de Saint-Louis, comme le vicomte d'Escars le lui a permis en cas de nécessité, par exemple pour en imposer au commandant du fort de Mont-Louis (qui vient de changer) lorsqu'il sera amené à négocier avec lui ; au service du roi depuis 1776, comptant 39 ans de service en France et en Espagne, il sait que le comte d'Artois la lui a accordée en 1792, après l'avoir envoyé en mission en Espagne avec le comte de Toulouse Lautrec, mais les bureaux n'ont pas encore fait valoir ses droits depuis qu'il les a sollicités en août 1814 ; M. d'Orgeis, craignant d'être arrêté, a prévu le moyen de poursuivre l'acheminement du courrier reçu de M. de Rigaud, lequel vient de lui adresser un billet pour décourager M. de Toucheboeuf d'entrer en France, tellement y règne "la terreur" ; il faut solder le chevalier de Castelet, décidément bien plus utile que Castillon.


            • 1 Num 124 5/35 - 

              16-19 juin 1815

              4 vues  - 16-19 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

              4 vues

              Présentation du contenu :

              - (16 juin) Il transmet des lettres d'Orgeis annonçant l'arrestation de M. de Rigaud, preuve que tout retard dans l'action en éloigne les chances de succès, tant l'emprise "terroriste" du pouvoir est forte, or on dispose du crédit de M. de Castelet dans l'Ariège où, aidé de M. Vigon, il peut lever un corps dans les montagnes, mais il lui faut un ordre écrit du Prince ; M. de Toucheboeuf a dû renoncer à entrer en France depuis Puigcerdà, et va tenter la voie de la vallée d'Aran ; le commandement du fort de Mont-Louis a été enlevé à M. Roquemaurel, et l'on ne connaît pas encore les dispositions de son successeur, M. Saint-Paul, qui n'est pas arrivé ; il a dû remettre 120 F à M. de Castelet, si utile mais sans ressources, et voudrait pouvoir soutenir M. de Celles et suspendre l'aide accordée à Castillon (vues 1-2).

              - (19 juin) La correspondance avec Toulouse n'est plus possible par la diligence et ne peut plus se faire que par le moyen couteux des exprès qu'y envoie M. d'Orgeis ; le comte de Caldaguès, arrivé ce soir, lui a transmis l'autorisation de porter la croix de Saint-Louis, mais il attendait aussi une instruction sur le projet de soulèvement partiel qu'il avait suggéré, en précisant qu'il serait nécessaire de le financer, sinon d'autoriser qu'on s'empare de préférence des fonds publics, car si l'on "pille les coquins, les coquins pilleront à leur tour les honnêtes gens, et nous mettrons la France au pillage" ; Bouquiqué et sa troupe de scélérats espagnols sont arrivés à Perpignan ; il a bon espoir de pouvoir intercepter la correspondance entre le fort de Mont-Louis et le général Decaen (vues 3-4).


          • Lettres du comte de Caldaguès, nommé commandant du département de l'Ariège et de l'arrondissement de Prades dans les Pyrénées Orientales, envoyées depuis Puigcerdà

            • 1 Num 124 5/36 - 

              20-21 juin 1815

              7 vues  - 20-21 juin 1815 (ouvre la visionneuse)

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              Présentation du contenu :

              - (20 juin) Arrivé la veille à Puigcerdà, il transmet la correspondance de Du Vivier et insiste pour savoir ce qu'il convient de faire à propos de Rigaud [qui semble avoir été arrêté en France] (vues 1-2).

              - (21 juin) Il a envoyé ce jour des circulaires à Ax pour avertir les royalistes que le Prince lui a donné le commandement [de l'Ariège] ; dans le Conflent, aux environs de Prades, les villages de Rodes, Vinça, Marquixanes et quelques autres ont arboré le drapeau blanc avant qu'une colonne de 600 hommes ait cherché à les désarmer ; il faudrait leur donner pour chef des officiers, que M. d'Escars pourrait choisir dans son dépôt, tandis que dans l'Ariège une "guerre de partisans" rallierait les réfractaires et pourrait être menée par MM. de Castelet et de Fitzjames, qui savent faire mais ont besoin de fonds pour la soutenir (vues 3-4).

              - (21 juin) Il annote en l'approuvant une lette de Roquefort, affecté à la 1ère compagnie de Perpignan, qui a besoin d'un passeport pour aller la rejoindre à Garriguella, car à Puigcerdà le coût de la vie excède ses moyens (vue 5).

              - (21 juin) Profitant d'un exprès pour Barcelone, il transmet les nouvelles des gazettes des 12, 13 et 14 de ce mois ; Bonaparte est parti à la guerre le 12, mais une canonnade avait déjà été entendue à Givet le 9 ; le marquis de La Rochejaquelein est mort près de Saint-Gilles-Croix-de-Vie [en Vendée] (nouvelle douteuse) ; le général Decaen a publié à Toulouse une proclamation virulente contre les Bourbons le 5 ; M. Mallibran [lettre 41 du 28 juin (1 Num 124_5/9) réponse à M. Mallebrun], directeur des douanes, a remis pour le Prince tout l'argent qu'il a, soit 20 à 25.000 F (vues 6-7).