Les archives de la Vendée

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Carnets de guerre et correspondance d'Abel Epaud (1914-1919) Inventaire complet (pdf)

  • 1 Num 168/1-5. Carnets de guerre

    Typologie documentaire : Journal
    Contexte historique : 1914-1918
    Personne(s) : Epaud, Abel
    Matière : Guerre 1914-1918 / Soldat

    • 1 Num 168/1 - 

      Premier carnet du 30 juillet au lundi 5 octobre 1914. - 20 pages.

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      Présentation du contenu :

      Photographie d'Abel Epaud sur la couverture. Le dactylogramme du premier carnet de guerre d'Abel Epaud est précédé de quelques copies de pièces : un billet manuscrit retraçant son itinéraire d'août 1918 au 11 novembre 1918, puis des photocopies de quelques pièces officielles : un certificat de blessures de guerre du 28 avril 1918, un certificat de paiement de solde du 22 août 1919 et une citation à l'ordre de l'artillerie divisionnaire du 24 mars 1916 pour son action les 15 et 16 mars 1916. Le premier carnet rédigé par Abel Epaud débute par le texte d'un chant "Adieu Poitiers" écrit par Marius Champion, ami d'Abel. Le carnet débute le 30 juillet par une analyse de la situation internationale. La déclaration de guerre du 2 août non seulement n'étonne personne, mais "nous fait éprouver un grand soulagement". Abel Epaud, téléphoniste, est affecté à Poitiers à la 5ème batterie où se "préparent toutes les opérations dans l'enthousiasme général", "l'entrain des réservistes est communicatif". Entre le 4 et le 16 août, la 5ème batterie du 232ème régiment d'infanterie traverse toute la France dans l'enthousiasme des populations rencontrées jusqu'à Nancy afin de constituer la 2ème ligne de feu d'où "l'on entend très bien le canon". Dès le 20 août ils sont proches des combats et constatent les premiers défauts de commandement ainsi que les premiers mouvements de panique de militaires d'autres compagnies. Selon les nouvelles, "nous passons avec une extrême facilité de la joie la plus forte à l'oppression la plus vive et inversement". En septembre, les premiers vols de l'aviation allemande produisent de vraies paniques. Le 10 septembre : "jamais je n'ai vu d'aussi près les horreurs de la guerre...". Puis le 5 octobre, admirant le paysage depuis Mousson (Meurthe-et-Moselle), Abel et ses camarades l'imaginent "encore plus beau sous la neige, mais nous souhaitons tous ne plus être là à cette époque". En fin de carnet, deux pages contiennent des horaires de train, un jeu de mots avec les patronymes des politiques contemporains et enfin les adresses de quelques uns de ses correspondants.

      Importance matérielle :
      Données techniques :

    • 1 Num 168/2 - 

      Deuxième carnet du mardi 6 octobre 1914 au samedi 16 janvier 1915. - 29 pages.

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      Présentation du contenu :

      Ce second carnet est très détaillé sur la vie quotidienne : les heures de levers, les déplacements, la position des allemands, l'état des villages où les français cantonnent, le détail des destructions, l'accueil des villageois, les conditions de couchage et de cuisine pour les militaires, les heures des coups de canons et de déplacements de troupes. "C'était la première fois que la 232ème voyait l'ennemi " (7 oct.). Proximité d'un ballon captif et d'un dirigeable français au-dessus de Toul (12 oct.). "Ici, nous ne croyons plus à la guerre" (20 oct.). Texte du chant "Dans la forêt de Champenoux" composé par le Capitaine Poli, commandant la 21e compagnie du 314ème régiment (21 oct.). Fin octobre : "J'y vais [à l'église de Belleau] d'ailleurs tous les jours à 17h45 à l'exercice du Rosaire, l'église est toujours remplie de militaires" et "aujourd'hui, je suis libre, j'en profite pour sanctifier le Saint jour du dimanche [...] au credo, tous nous chantons et il me semble que c'est la France qui implore Dieu, par la voix de ses fils [...] de lui donner la victoire". Texte du chant composé par Marius Champion "A Guillaume II" (25 oct.). Le lendemain, il est témoin de l'évacuation des habitants de Raucourt (Meurthe-et-Moselle) vers le centre de la France, et juge les "atrocités de ces brutes" [les Allemands]. Le 30 octobre, les trains allemands semblent transporter de nombreuses troupes sur la ligne Metz-Deline-Château-Salin, et le 31 "le combat semble engagé sur tout le front", le soir l'artillerie française fait feu sur les aéroplanes allemands qui "sillonnent les airs dans toutes les directions". Le 1er novembre, longue description des messes et des vêpres émouvantes sur "les tombes des héros". Le 6 novembre, bel hommage aux hommes de la réserve de la Territoriale "il faut les voir travailler ces bons vieux, ils nous ont fait des tranchées merveilleuses [...] et ils nous disent le sourire aux lèvres "c'est pour nos fils et nos neveux que nous travaillons [...] ils prennent soin de nous comme de leurs fils"". Texte du chant de quinze couplets "Vers la gloire" composé par l'Abbé Caporal brancardier Joseph Bellouard (12 nov.). Depuis le début du mois de novembre, considérations récurrentes sur la météo hivernale. "Le ballon captif [français] a été crevé par un albatros [avion allemand]" (22 nov.). "[...] ce sont les premières balles que je tire" (30 nov.). Texte de la marche "Franco-Russe-Anglaise-Belge" (11déc.). "Il n'y a pas eu de messe de minuit dans tout le diocèse de Nancy, cependant beaucoup ont fait réveillon [...] à la batterie chacun a reçu un litre de vin, un bout de saucisson et de pâté, de la confiture et des gâteaux" (25 déc.). Le 29 décembre vaccination générale contre la fièvre typhoïde et repos pour ceux qui ont été vaccinés. "1er janvier 1915 : triste 1er de l'an". Les batteries françaises font de gros dégâts sur les positions allemandes (13-16 janvier).

      Importance matérielle :
      Données techniques :

    • 1 Num 168/3 - 

      Troisième carnet du dimanche 17 janvier au samedi 27 mars 1915. - 24 pages.

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      Présentation du contenu :

      Ce troisième carnet est aussi prolixe en détails concernant la vie quotidienne que le second. Le 17 janvier, sa section reçoit les honneurs du "Communiqué Officiel" annonçant un retrait des Allemands grâce à leurs tirs de la veille. Les 23 et 24 janvier : les premiers cas de méningites, la neige et l'isolement entament le moral. Quelques pages originales du 3ème cahier sont photocopiées pour les dessins techniques qu'Abel donne à propos des installations téléphoniques pour lesquels il a reçu une formation de trois jours (28-30 janv.), son carnet lui a servi de cahier pendant cette formation. Grosse avancée allemande le 13 février à Lémesnil (Meurthe-et-Moselle), au mont Xon (N-E Pont-à-Mousson), "les allemands sont fortement installés à Norroy", puis sévère réplique française le 16 février. Récit de son installation téléphonique dans un confessionnal de l'église de Mousson (20 févr.). Commentaire sur les modifications et les progrès notoires de l'organisation de l'armée française (7 mars). Sévère bombardement de sa section mais aucune victime (17 mars). Du 21 au 23 mars, nombreux bombardements ennemis nocturnes. Texte d'une aubade "Terreur des Boches" (27 mars).

      Importance matérielle :
      Données techniques :

    • 1 Num 168/4 - 

      Quatrième carnet du dimanche 28 mars au samedi 20 novembre 1915. - 31 pages.

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      Présentation du contenu :

      Le quatrième carnet est le plus important (30 pages). Abel assiste à "une conférence de l'Abbé d'Orgeval, à l'église de Loisy" (Meurthe-et-Moselle) (30 mars). Description d'un réglage de tir par avion avec téléphonie sans fil à bord (2 avr.) "[...] nos pertes sont assez élevées, mais celles des Boches sont trois fois plus élevées, paraît-il". Supériorité technique allemande (14 avr.). "Samedi 17 : repos... je vais me promener à Sainte-Geneviève cueillir quelques violettes". Tirs de démonstration à l'occasion de "la visite de M. Maurice Barrès de l'Académie et d'un ministre de la République argentine, ils prirent de nombreuses photos !" (26 avr.). Visite "d'Américains ambulanciers au service de la France" (28 avr.). Bombardement allemand de Pont-à-Mousson (1er mai). Messe de l'Ascension dans une grange de Mousson "civils, officiers et soldats, tous prient pour pour la victoire de la France et la paix prochaine" (13 mai). "La brigade nous téléphone que la Chambre italienne vient de voter par 400 voix contre 20 la guerre à l'Allemagne" (21 mai). "Nous apprenons que l'Italie a déclaré la guerre à l'Autriche, on nous donne l'ordre de manifester notre joie à l'ennemi en sonnant les cloches de tous les villages et en chantant" (24 mai). Captures de prisonniers allemands en grand nombre (27 mai). Plusieurs réglages de tirs par avion (1-7 juin). À partir du mois de juillet, les notes prises concernent presque exclusivement les opérations de tirs allemandes et françaises au nord-est de Pont-à-Mousson (le Xon, le Bois le prêtre, Atton, Champey-sur-Moselle). Description d'une bataille aérienne (13 juill.). Tirs d'obus "juste pour leur faire peur" à deux Allemands qui pêchaient dans la Moselle (23 juill.). Essais de "tirs d'obus spéciaux incendiaires et asphyxiants [français] en présence du Général" (29 juill.). Premiers tirs d'obus incendiaires allemands (2 août). Détail d'une permission : voyage du 7 au 10 août, séjour en famille à Sainte-Foy du 11 au 18 août, voyage de retour sur le front du 18 au 23 août. Son deuxième anniversaire au front, il a 23 ans (7 sept.). Grave chute d'un avion français près de leur position (22 sept.). Annonce d'une avance française en Champagne et 20000 prisonniers allemands (26 sept.). Abel est nommé Maître-pointeur à compter du 29 sept. "Ce fut pour nous une belle revanche" à propos de la chute d'un avion allemand (12 oct.). À partir du 1er novembre, les notes quotidiennes deviennent très lapidaires.

      Importance matérielle :
      Données techniques :

    • 1 Num 168/5 - 

      Cinquième carnet du dimanche 21 novembre 1915 au 11 janvier 1917. - 17 pages.

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      Présentation du contenu :

      Le cinquième carnet ne donne presque pas de détails pour la fin de l'année 1915, trois lignes résument le mois de décembre : "[...] l'ennemi répond de son mieux mais néanmoins faiblement" (déc.) Le 1er janvier 1916, après un constat bien triste sur l'ouverture d'une nouvelle année au front "Nous voici en 1916 ! et toujours sous le régime de cette maudite guerre. 1915 s'est écoulée sans apporter de changement appréciable sur notre front", deux lignes résument janvier. Départ émouvant de Mousson et soupçon de trahison (3 févr.). Du 3 février au 2 mars long voyage à pied dans des conditions éprouvantes jusque dans la région de Verdun (Meuse). "Nous obliger à passer la nuit dehors est un fait scandaleux pour ceux qui nous commandent " (1er mars). "Le temps est très froid et nous n'avons rien pour coucher" (2 mars). En mars, les Français tirent beaucoup, mais Abel ne raconte pas les évènements qui lui valurent une distinction les 15 et 16 mars (cf. pièce en tête du premier cahier). "Nous devons nous reposer !" (5 avr.) "[...] nous ne faisons qu'un seul repas... c'est honteux d'être ainsi nourris... les officiers ont ce qu'il leur faut et ne se soucient guère de leurs hommes" (7 avr.). "Nous en profitons pour nous refaire l'estomac un peu délabré par les conserves que nous avons mangées depuis 37 jours" (8 avr.). "On nous embarque dans des wagons à bestiaux ... pas nettoyés et plein du fumier des cochons ... c'est tout de même honteux d'être ainsi traités ... et dans les journaux on lit "nos poilus sur le front ne manquent de rien et sont très heureux ! Perfide mensonge !" (11 avr.). Longue description de l'implantation du matériel militaire, et du respect de la "loi" pour les tirs : "Les patelins sont respectés, [les Allemands] tirent sur Beauzemont, nous tirons sur Coincourt, et en parfait gentlemann on vit en bonne intelligence. Mais c'est plutôt par sagesse que par politesse" (avr.). Description du secteur par rapport à la frontière et la situation des tranchées (17 avr.). Détails à propos des communications téléphoniques ou des signaux optiques pour lesquels il suit une formation en mai. "Depuis deux jours, le temps est très mauvais, nous sommes dans la boue jusqu'aux chevilles ... nous sommes vraiment dans la mélasse dans ce bois" (fin mai). "Nous tirons très très peu" (juillet). Permission du 21 juillet au 2 août. "Le mois d'août se passe dans le calme le plus parfait ... la bonne nouvelle que la Roumanie entre en lice aux côtés des alliés, nous fait espérer que la victoire sera prochaine" (août). Difficile différent avec ses gradés et commentaires sur le commandement (1 sept.). Vive émotion après la mort de deux de leurs camarades (8 sept.). Permission du 30 nov. au 14 déc. Puis Noël passé dans les Vosges. Listes de camarades, de matériel, de chevaux, horaires de train ... (5 dernières pages)

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