Les archives de la Vendée

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Fonds Constant Guesdon (photographe à Chavagnes-en-Paillers) Inventaire complet (pdf)

  • Notice/biographie

  • La vie de Constant Guesdon est étroitement liée à celle de la commune de Chavagnes-en-Paillers. Il y pousse son premier cri le 11 juillet 1875, à 23h45, dans le village de la Proustière. Son père, Augustin, âgé de 33 ans et déjà père de cinq enfants, déclare sa naissance à la mairie le lendemain et lui donne les prénoms de Constant Henri Joseph. Sa mère, Élise, également issue d’une famille chavagnaise, les Champain, donnera naissance à cinq autres enfants après lui. 
    Un grave accident empêche ce fils de cultivateur de travailler la terre ; il s’installe alors comme horloger dans le bourg de Chavagnes en 1903. Le 24 août 1908, Constant épouse Armandine Clémentine Marie Zoé Maudet qui tient une épicerie à Chavagnes. Le couple s’installe rue du Pont et donne naissance à deux filles, Marie en 1909 et Marcelle en 1912. L'aînée reprendra la boutique de son père, et la cadette, celle de sa mère. Les deux sœurs resteront célibataires. Marie fera don des photographies de son père et des siennes aux Archives de la Vendée. 

    Vers 1905, l’horloger, également bijoutier et amateur de photographie, commence par offrir un portrait aux futurs mariés venant choisir leurs alliances. Cette activité de photographe prendra progressivement de l’importance pour devenir prépondérante avec Marie. Cette dernière travaille avec son père pendant plus d’une dizaine d’années avant de reprendre les rênes. C’est pour cette raison qu’il est difficile d’établir une césure nette entre l’activité du père et celle de la fille. L’année 1939 a été choisie comme clôturant le « fonds Constant Guesdon » (cotée 38 Fi) – à cette date, Constant a 64 ans et Marie 30 ans – mais l’influence de la jeune photographe se fait déjà sentir dans les années 1930 et le père continua à travailler après cette date (il est toujours mentionné comme « horloger » sur le recensement de 1946). 
    Constant Guesdon s’éteint à Chavagnes le 13 mars 1952, sept ans après sa femme. Marcelle décède le 11 août 1996 et Marie le 21 janvier 2007, également dans leur commune natale.

  • Contenu ou introduction

  • De nombreux habitants de Chavagnes-en-Paillers posèrent devant l’objectif de Constant Guesdon, au rythme des communions et des mariages mais aussi sans occasion particulière si ce n’est celle de laisser un souvenir (particulièrement pendant la guerre 1914-1918). Les portraits de l’horloger-photographe reflètent ainsi la vie d’une partie de la population de cette commune rurale du bocage vendéen, gonflée par la présence de plusieurs communautés religieuses, et dont le nombre d’habitants avoisine les 3000 dans cette première moitié du 20 siècle. Les habitants des villes voisines ont aussi fait appel au photographe chavagnais, principalement ceux de La Rabatelière, Saint-André-Goule-d’Oie, Saint-Georges-de-Montaigu, La Boissière-de-Montaigu, Les Brouzils, Chauché et Saint-Fulgent. 
    Après quelques clichés pris devant des maisons (parfois avec un drap tendu en fond), Constant se met à réaliser ses prises de vue dans son jardin, devant le mur en pierre dans lequel est aménagée une petite niche occupée par une statue de la Sainte Vierge et décorée par ses filles. Il utilise également une toile de fond fleurie puis une toile mouchetée, mais il photographie principalement en extérieur : après son jardin, c’est sur sa terrasse que sont pris les clichés à partir des années 1930. 

    L’immense majorité des œuvres de Constant Guesdon consiste en des portraits. La centaine de clichés représentant des lieux, objets et fêtes religieuses sera traitée dans un second temps, avec les photos prises par Marie Guesdon. Cet inventaire présente les 1300 portraits et photos de groupes réalisés par Constant entre 1905 et 1939 (cotés 38 Fi), auxquels s’ajoutent les 200 portraits de communiants pris par Marie à partir de 1940 (cotés 41 Fi) – avant-goût des 8000 clichés du fonds Marie Guesdon ! 
    L’intérêt majeur de ce fonds photographique s’appuie sur le colossal travail d’identification mené par Charles Baudry, Chavagnais et ami de la famille Guesdon, qui a patiemment remis des noms sur un grand nombre des visages immortalisés par Constant et Marie Guesdon. Grace à lui, 75 % des 1500 photographies présentées sont identifiées, totalement ou partiellement. 

    Dans une première partie, le présent inventaire regroupe tous les clichés relatifs à la famille du photographe : Constant Guesdon, sa femme Armandine Maudet, ses filles Marie et Marcelle, puis ses parents, ses frères et sœurs, et enfin les enfants de ces derniers. 
    Dans la seconde partie, le classement est avant tout thématique. Sont d’abord présentés les portraits réalisés sans occasion particulière : on y croise les regards d’enfants, de femmes et d’hommes venus poser seuls et en famille. Viennent ensuite les événements immortalisés de façon plus systématique (communions, mariages, vies religieuse et scolaire) et les photographies réalisées dans un contexte particulier (soldats, réfugiés, métiers et regroupements associatifs). A l’intérieur de ces thèmes, le classement suit un ordre chronologique ou alphabétique. Les portraits identifiés sont également distingués de ceux restés anonymes – les premiers ayant un intérêt généalogique évident, les seconds permettant de s’intéresser à l’évolution des techniques utilisées par le photographe. 
    L’organisation du présent inventaire étant thématique, une même personne peut apparaître à différents endroits, sur un portrait individuel et parmi les invités d’une noce par exemple. Vous pouvez la retrouver en saisissant son prénom et son nom, dans l’onglet « Rechercher dans l’inventaire ». C’est le cas par exemple de Juliette Bossy (née à Chavagnes-en-Paillers le 23 octobre 1912), photographiée en communiante en 1919, sur un portrait individuel l’année suivante, au remariage de sa mère en 1921 puis à une noce en 1927, et enfin avec ses enfants en 1938 et en 1942.

    Par défaut, les portraits mis en ligne comportent des numéros pour faciliter la description des personnes photographiées. Ces numéros ne sont pas portés sur les portraits individuels et les photographies de couples. 
    Les femmes apparaissent toujours sous leur nom de naissance, leur nom d’épouse est parfois précisé.

  • Mots-clés

  • Typologie documentaire

    liste de noms / photographie
  • Lieu(x)

    Chavagnes-en-Paillers
  • Matière(s)

    1e moitié 20e siècle / 3e quart 20e siècle
  • Communicabilité

  • Publiable sur internet