Les archives de la Vendée

Imprimer cette page

Fonds Piobetta (1910-1969) Inventaire complet (pdf)

  • Producteur :

  • Famille Piobetta

  • Notice/biographie :

  • Jean-Benoît Piobetta est né le 29 octobre 1885, à Carticasi, en Corse. Issu d'une famille modeste d'artisans, il est le deuxième garçon d'une fratrie de 8 enfants. Il quitte son île, obtient une licence de Lettres à l'Université de Lille, en 1910 (44 Fi 5) puis fait ses premiers pas dans l'enseignement en tant que professeur stagiaire de philosophie, en Vendée, à La Roche-sur-Yon, en 1911. Il s'y installe et épouse, le 25 juillet 1912, Louise Julienne Etienne (1886-1973), native de cette ville. Jean-Benoît poursuit ensuite une brillante carrière dans l'Education Nationale : censeur du lycée de Rochefort en 1918 puis au lycée de Nantes en 1920, directeur de l'Office du baccalauréat à la Sorbonne, en 1934 (où il a passé son doctorat ès-Lettres), inspecteur de l'Académie de Paris, Inspecteur général de l'Instruction publique, et enfin directeur des services d'enseignement de la Seine. A la fin de sa carrière, il devient conseiller pédagogique des orphelins des Compagnons de l'Ordre de la Libération.
    Son investissement en temps de guerre est tout aussi exemplaire. Exempté du service militaire, il s'engage comme volontaire dans le 93e R.I. de Vendée. En 1915, sur le Front, il est laissé pour mort, le crâne ouvert, lors des combats de Tahure. Pour ses faits d'armes, il reçoit la Légion d'Honneur et la Croix de Guerre, le 9 mars 1916. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il réitère son engagement en tant que résistant des cadres de l'Université. Son fils, Stéphane, suit le même parcours que lui, autant sur le plan professionnel que dans l'engagement armé.

    Stéphane Louis Marie Antoine Piobetta est né le 22 juillet 1913, à La Roche-sur-Yon. Il étudie au lycée de cette ville, puis au lycée Clemenceau à Nantes, et enfin à Henri IV, à Paris. A l'instar de son père, il obtient une licence de Lettres en 1936 (après avoir intégré l'Ecole normale supérieure en 1934) et est agrégé de philosophie en 1938. A la suite de ses brillantes études, il s'engage dans l'armée. Formé à Saint-Maixent (79), il est nommé sous-lieutenant et affecté au 51e R.I. à Beauvais. Il participe alors à l'un des premiers mouvements de résistance, "Les Bataillons de la Mort", et à la diffusion, à partir de septembre 1941, de deux journaux clandestins, "Le Coq enchaîné" et "Quatorze Juillet". En 1943, il rejoint les Forces françaises combattantes en Afrique du Nord. Avec ses hommes et l'ensemble de la 1ère Division française libre, il prend part à la campagne d'Italie. Il meurt touché par des éclats d'obus lors des combats au Garigliano, les 12,13 et 14 mai 1944. En 1967, un lycée pour jeunes filles de La Roche-sur-Yon portera son nom en sa mémoire.

    La troisième figure combattante de cette famille n'est autre que le gendre de Jean-Benoît Piobetta, Henri Blanchet. Il est né le 12 septembre 1916 à Paris et se marie avec Lucette Augustine Jeanne Angèle Piobetta (1917-1997). Il est docteur en médecine et membre du mouvement "Vengeance" et du groupe FFI-FTP de Chelles (77). Tout comme son beau-frère, il meurt en héros, le 16 août 1944, tué par les Allemands. Lucette en apprenant la mort de son mari, prend aussitôt la tête du mouvement résistant dirigé par Henri et "est partie sur les barricades et tua de sa main le premier Allemand qui se présenta à elle, pour venger celui dont elle portait le nom" (ainsi l'explique le rapport du Lieutenant Colonel Henri Chartier, 44 Fi 5).

  • Contenu ou introduction :

  • Le fonds Piobetta, coté 44 Fi, est composé pour l'essentiel des portraits des principaux protagonistes de cette famille, lettrés et engagés pendant les deux conflits mondiaux. Quelques papiers personnels permettent également de mieux cerner leurs parcours respectifs.

  • Communicabilité :

  • Libre accès. Les documents numérisés ne sont plus communiqués en salle de lecture sous leur forme originale.

  • Modalités de reproduction :

  • Reproduction numérique sur demande.

  • Sources complémentaires :

  • Aux Archives de la Vendée

    BIB D 486-6 : [Stéphane Piobetta rejoint la France libre via l'Espagne en compagnie d'un autre normalien, Jean-Pierre Dannaud, en 1943, où ils refusent d'être attachés au cabinet du général de Gaulle, au profit d'un service militaire. - Il tombe en 1944. - L'uniforme et les décorations de Piobetta étaient conservés en 1973 par le 22e BMNA]. In : La mémoire des Français libres : hommes et combats : "Votre gloire sera, pour jamais, la compagne de votre espérance" / Fondation de la France Libre – T.IIII : p. 1194 ; t.VI : p. 2663 et 2924.

    BIB D 486-4 : [Avis du décès de Jean-Benoît Piobetta, 1969]. In : La mémoire des Français libres : hommes et combats : "Votre gloire sera, pour jamais, la compagne de votre espérance" / Fondation de la France Libre. – T.IV : p. 1569.