Les archives de la Vendée

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Evacués des Ardennes, réfugiés en Vendée (1939-1942) - CNRD 2019-2020 et 2020-2021 Inventaire complet (pdf)

  • Contenu ou introduction

  • EVACUES DES ARDENNES, REFUGIES EN VENDEE (1939-1942)


    2020, donne l’occasion d’une actualité croisée sur l’année 1940 : le thème retenu pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation 2019-2020 "1940, entrer en résistance : comprendre, refuser, résister" (sujet reconduit en 2020-2021 en raison de la crise sanitaire), et la commémoration du soixante-dixième anniversaire de l’exode des Ardennais en Vendée.


    "Le plan d’évacuation des populations exposées à l’ennemi", élaboré par le ministère de la Guerre au début de l’année 1939, attribue à la Vendée la charge de recevoir les habitants des Ardennes. C’est donc essentiellement de ce département que seront issus les réfugiés, rejoints à partir d’août et septembre 1943 par les Nantais qui fuient les bombardements alliés. Dès la déclaration de guerre, en septembre et octobre 1939, arrivent les premiers convois : orphelins, malades, vieillards évacués des hôpitaux et des hospices. Les réfugiés restent toutefois peu nombreux pendant la période de la "drôle de guerre". Le 10 mai 1940, c’est l’exode massif. En une semaine, le département des Ardennes se vide de la quasi-totalité de sa population, qui arrive en Vendée en colonnes désorganisées par la guerre éclair que mènent les Allemands. Le nombre de réfugiés ardennais est évalué à 82 000 personnes réparties dans les communes du département.

    L’ensemble documentaire proposé, centré sur cet exode, participe à l’étude de la première partie du thème du CNRD "Comprendre". En effet, l’arrivée des réfugiés, anticipée mais brutale, a pu participer dans une opinion publique touchée au cœur par l'occupation (réquisitions, vexations, peur de l'occupant), à la prise de conscience des effondrements du printemps et de l’été 1940. Au-delà de l’étude de l’exode, ces documents permettent de remettre en contexte ces événements qui ont pu inciter certains individus au refus et à l’entrée en résistance. Les dossiers documentaires réalisés pour les précédentes sessions du CNRD permettent de traiter ces deux thématiques. Ainsi, on peut se référer aux remontrances adressées à quelques jeunes Vendéens de Challans, en avril 1941, lors de la "campagne des V" : le premier individu cité et donc celui considéré comme le meneur était un Ardennais ! Ce document se trouve dans le dossier du CNRD 2012 "Communiquer pour résister" (document n° 3).

    Les enseignants pourront avantageusement se référer au guide des sources en ligne "Retrouver un réfugié en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale", afin de prendre connaissances de ressources plus amples dans laquelle nous avons sélectionné les documents du dossier.

    Dans la bibliographie, figurent notamment l'ouvrage "Il y a soixante-dix ans dans les Ardennes (1939-1945)" paru aux éditions Terres ardennaises en 2013 et deux études de Christophe Dubois : une communication sur "Les réfugiés des Ardennes en Vendée" parue dans les actes du colloque du CVRH de 2012, "Les Vendéens face à la Seconde Guerre mondiale", pp. 101 à 108 et un ouvrage "Les réfugiés des Ardennes en Vendée, 1940 : histoire et mémoire" (CVRH, 2020). Ces imprimés sont consultables aux Archives départementales.