• Collection de partitions publiées par les Editions Biton, Librairie Saint-Joseph (Saint-Laurent-sur-Sèvre).

    Ce ne sont pas moins de 215 oeuvres (motets latins, messes polyphoniques, pièces pour orgues et harmoniums...) créées par 65 compositeurs, qui forment le catalogue de la maison d'édition Biton. Louis-Joseph Biton fut l'ami des grands compositeurs de musique religieuse de son temps, en premier lieu Fernand de La Tombelle, qui lui confia une cinquantaine de ses créations et lui dédia sa "Cantate à Saint-Joseph", mais aussi le père Anthonin Lhoumeau, les abbés Louis et Constant Boyer, Oscar Van Durme, Léon Saint-Requier... Beaucoup d'oeuvres parurent dans la collection de prestige Selecta Opera. L'artiste et architecte Maurice Laurentin a quant à lui illustré la première de couverture de certains livrets.
    Le présent fonds comprend 600 pièces de musique notée, plus deux manuels : "Les principes d'exécution du chant grégorien rythmé d'après la méthode des Bénédictins de Solesmes", s.d. (1er quart 20e S.) et "De l'éducation de l'oreille en vue de l'exécution de la musique sacrée", abbé Léon Raimbaud, 1952 ?, nouvelle éd. rev. et augm. Le nombre de pièces s'explique ainsi : Un certain nombre (environ une cinquantaine) sont des recueils d'oeuvres ayant parfois été réédités plusieurs fois. Chaque oeuvre faisant l'objet d'une publication séparée comprend souvent plusieurs" formats" : par exemple, un feuillet de chant, un livret moyen format et un grand format. Elle peut avoir plusieurs éditions correspondant aux différents registres de voix (soprani et alti, ténors...) ou aux différents accompagnements (pour orgue ou harmonium, pour harpe et piano...). Au total, on peut estimer que plus de la moitié des oeuvres éditées par la maison Biton sont présentes dans le fonds.

  • Archives communales de Luçon : catalogue des plans et affiches (1825-1960)

    Les Archives historiques de la ville de Luçon déposées aux Archives de la Vendée (consultables sous la cote E Dépôt 128) sont particulièrement riches (59,5 ml), notamment pour leur importante collection de documents iconographiques et cartographiques. En effet, 977 affiches et 845 plans illustrent la mémoire écrite de ce chef-lieu du Sud-Vendée. C'est pour mettre en valeur une telle richesse qu'un inventaire particulier - complémentaire de celui des archives historiques - a été réalisé ; chaque pièce y est décrite en détails et 524 d'entre elles sont numérisées (soit 29 % du fonds).

    De l'affiche la plus ancienne (un arrêté préfectoral sur les droits de navigation sur le canal de Luçon en 1825, EE Dépôt 128 3 O 10/2) à la plus récente (annonçant l'ouverture du communal le 15 avril 1960, EE Dépôt 128 1 N 2/4), ce sont 135 années de l'histoire luçonnaise qui se racontent en images. Si les plans témoignent de l'évolution de l'aménagement urbain, les affiches reflètent davantage la vie quotidienne, à travers les réglementations mises en place sous les régimes successifs.

    Les sujets illustrés sont aussi variés que les compétences municipales : de l'agriculture à l'assistance publique, en passant par les affaires militaires, la police et les finances communales.

    Certains domaines d'activité engendrent cependant davantage de documents cartographiques que d'autres : les édifices communaux (série M) et les travaux publics et transports (série O) représentent, à eux seuls, plus de la moitié du fonds. Parmi les plans de bâtiments, près de 200 concernent des établissements scolaires, les autres représentent les nombreux édifices publics dont la ville se dote aux 19e et 20e siècles, comme l'hôtel de ville, la justice de paix, l'hôpital ou la poste. L'histoire des différents projets de halles, par exemple, se dessine au fil des plans extraits des dossiers d'archives cotés E Dépôt 128 1 M 14 et 1 M 15. Le minage (halle aux blés) de 1865 - une des premières réalisations luçonnaises de l'architecte Léon Ballereau (1823-1877) - sera ensuite réaménagé en Bains-douches à la fin des années 1920 (plans extraits du E Dépôt 128 1 M 19). L'émergence des loisirs dans la première moitié du 20e siècle se traduit aussi par la réalisation de l'hippodrome et de la piscine municipale (E Dépôt 128 5 M 1). L'empreinte de Pierre Hyacinthe Dumaine, légataire de l'actuelle mairie et du jardin contigu qui porte son nom, est également présente, à travers les plans d'aménagement de ces lieux, mais aussi avec ceux du cimetière que la ville devait édifier pour la famille du donateur (E Dépôt 128 2 M 4). Enfin, les chantiers de voirie, notamment les alignements de rues, l'arrivée du tramway et la fourniture de la ville en eau, électricité et gaz sont également illustrés. Tous ces plans font ressurgir les aménagements urbains successifs, sous les coups de crayons de plusieurs générations d'architectes, de Julien Ballereau à Jean-Baptiste Durand, en passant par Arsène Charier et Émile Bordelais (pour n'en citer que quelques-uns).

    De la même façon que pour les plans, certains domaines de compétences communales génèrent une forte production d'affiches. C'est le cas notamment des fêtes publiques (les célébrations du 14 juillet et des armistices revenant chaque année !), mais surtout des élections, qu'elles soient politiques ou professionnelles, à l'origine de quelque 230 affiches, sur une période allant de la Monarchie de Juillet à la Ve République. Par ailleurs, le fonds comporte une centaine d'affiches imprimées en temps de guerre, en 1870-1871 et pendant les deux conflits mondiaux. Le choix a été fait de toutes les numériser (exception faite de celles sur les taxations des denrées alimentaires) afin de mettre particulièrement en valeur ces témoignages du quotidien pendant le conflit armé ou pendant l'Occupation allemande.

    Enfin, au-delà de Luçon, ces documents iconographiques témoignent aussi de l'histoire de la Vendée. Les nombreuses affiches sorties des imprimeries yonnaises pour faire connaître et appliquer les arrêtés préfectoraux furent, en effet, placardées dans toutes les communes du département. La ville de Luçon conserve également des pièces relatives à d'autres communes vendéennes, comme ce règlement de police du port de Noirmoutier daté de 1857 ((Fi) E Dépôt 128 3 O 10/12), cette affiche annonçant la fermeture du tour d'exposition pour les enfants abandonnés de l'hospice de La Roche-sur-Yon en 1861 ((Fi) E Dépôt 128 5 Q 24/1) ou encore ce plan de l'hippodrome sablais de la Lande en 1921 (EE Dépôt 128 5 M 1/8).

  • Correspondance adressée au général Travot, général de brigade commandant la subdivision de la Vendée aux Sables-d'Olonne, an 5-an 9.

    Ensemble de lettres reçues par le général Travot ou transmises à lui alors qu'il commandait la subdivision de la Vendée aux Sables d'Olonne

  • La négation de l'Homme dans l'univers concentrationnaire nazi - CNRD 2016-2017

    Les survivants des camps ont souvent parlé de " négation de l'homme ", pour caractériser les camps dans lequel ils avaient été envoyés et détenus, et les conditions de vie ou de mort qui leur étaient réservées. C'est cette référence qui a inspiré le thème 2016-2017. Il s'agira donc, pour les candidats, de rechercher ce qui a pu les conduire à employer cette expression, non issue du vocabulaire nazi, et de décrire ce qu'à leur avis elle recouvre.

    Sous l'expression " Univers concentrationnaire nazi " sont associés et mis en perspective les deux aspects de la déportation : celui conduisant au système concentrationnaire dit répressif (camps de concentration et camps spéciaux) et celui conduisant au système génocidaire (camps et centres de mise à mort ou d'extermination), de sorte que le thème couvre bien l'ensemble de la criminalité nazie.

    Le présent dossier n'a pas vocation à tout dire. Il se propose de donner des pistes permettant d'orienter le travail de préparation et de réflexion des candidats et invite à aller plus loin.

    Les commentaires historiques joints présentent les grandes lignes de la doctrine nationale-socialiste et le rôle de ce système idéologique dans le traitement imposé aux êtres humains déportés ou internés dans les camps. Ils expliquent en quoi ces traitements sont autant de manifestations de déni de leur humanité. Pour finir, ils montrent comment l'humain a persisté et parfois triomphé au cœur de la barbarie concentrationnaire et contre la volonté de ses responsables, quel qu'ait pu être par ailleurs le nombre de victimes.

  • Congrégation des Filles de la Sagesse - Membres de la Congrégation et historique des maisons

    Les archives de la Congrégation sont en cours de classement.

    En juillet 2016, un inventaire de la partie consacrée aux "Membres de la Congrégation" a été publié. L'ensemble recouvre les registres du personnel, les dossiers individuels de soeurs ainsi que le suivi de leurs obédiences en France et dans le monde. Il comprend également les registres de décès et de sorties des soeurs et les statistiques sur l'activité de la Congrégation.

    Réparties jusqu'en 1954 en soeurs de choeur et soeurs converses (ces dernières étaient employées aux travaux domestiques), les religieuses sont recensées dans plusieurs catégories de registres, ouverts par nom civil, par nom de religion - avec obédiences parfois, ou encore par matricules - avec ou sans obédiences. Pour chacune de ces catégories, plusieurs séries existent ; celle placée en tête d'inventaire est en général la plus complète et a été totalement ou en partie numérisée.
    N'oubliez pas de consulter les registres par entrée au postulat, au noviciat ou bien par voeux temporaires ; vous disposerez alors de l'état civil complet des soeurs. Ces documents sont également indispensables pour retrouver les personnes sorties de la Congrégation avant de prononcer leurs voeux perpétuels.

    En février 2017, cet inventaire s'enrichit de notices sur les maisons fondées par la Congrégation de par le monde. Une série de registres reprenant les faits marquants de tous les établissements encore ouverts au début du XIXe siècle est en effet tenue à jour jusqu'aux années 1950. On y suit les différentes étapes de l'implantation des communautés et les vicissitudes dues notamment aux décisions politiques - fermetures et réouvertures d'écoles, perte de l'administration des établissements de santé, évolution des matières enseignées…-. Ces documents ont été entièrement dépouillés - les dates de fondation de chacune des oeuvres sont précisées - et numérisés.
    D'autres séries de registres ont fait l'objet d'un dépouillement similaire : sur l'une d'elles sont retranscrites les premières lettres officielles échangées entre la Supérieure Générale et les autorités civiles au début du XIXe s. pour favoriser l'installation des différentes œuvres ; une autre résume leur situation financière.

    Les archives de ces établissements sont également conservées et réunies dans des dossiers qui représentent plus d'une centaine de ml. Elles permettent de retracer la vie des communautés (visites canoniques, chroniques, listes de soeurs, comptes et budgets...) et de connaitre leur situation administrative (traités, délibérations du Conseil général, décisions d'ouverture et de fermeture). De nombreuses photographies et des plans des lieux, en cas de travaux notamment, viennent illustrer l'ensemble. Pour certaines oeuvres, une volumineuse correspondance échangée en temps de guerre est à signaler. Il n'y a en revanche que peu de pièces administratives sur les structures dont les sœurs ont la charge (peu ou pas de listes d'élèves ou d'enfants secourus, peu ou pas de programmes scolaires).
    Ces dossiers sont très complémentaires des registres cités plus haut, voire la seule source de renseignements lorsque l'œuvre est ouverte ou réouverte après les années 1950.
    Ils sont classés suivant l'ordre alphabétique des communes accueillant des œuvres. Pour la France, une partie seulement des communes commençant par la lettre A sont traitées. Mais le dépouillement continue...

  • Notaires de Noirmoutier : analyses d'un choix de pièces (1699-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Noirmoutier. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Montaigu, de Saint-Georges-de-Montaigu, de La Boissière-de-Montaigu et de Saint-Hilaire-de-Loulay : analyses d'un choix de pièces (1699-1821)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Boissière-de-Montaigu, Montaigu, Saint-Georges-de-Montaigu, et Saint-Hilaire-de-Loulay. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales

    Ce présent inventaire (janvier 2017) constitue la première tranche d'un programme de numérisation des archives de la guerre de Vendée conservées aux Archives nationales. A partir du guide des sources établi par Jacques Hussenet et disponible en ligne sur le site des Archives de la Vendée (onglet "Clefs pour la recherche", menu "Guides de recherche"), 86 articles ou parties d'articles ont été retenus pour être analysés et numérisés. Il s'agit d'archives des organes centraux de l'Etat : comité de salut public, tribunal révolutionnaire, police générale... La première tranche correspond à 47 articles ou parties d'articles numérisés en 10029 vues. Une introduction sera proposée lorsque la seconde tranche du programme sera achevée dans le courant de l'année 2017. Celle-ci contiendra pour l'essentiel des archives du comité de salut public (série AF II).

  • Pièces isolées (consultation en salle de lecture)

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • Catalogue d'affiches de la Guerre 1939-1945

    Ce catalogue regroupe une centaine d'affiches relatives à la Seconde Guerre mondiale, provenant des fonds d'archives contemporaines (série W) et de la collection d'affiches isolées (8 Fi) des Archives de la Vendée, ainsi que de deux fonds d'archives communales déposées, celui de Luçon (E Dépôt 128) et celui de Notre-Dame-de-Riez (E Dépôt 189).

    Transmises par les services de propagandes à l'administration préfectorale et aux maires du département, ces affiches ont été placardées sur les murs pendant le conflit et l'immédiat après-guerre. Destinés à une éphémère actualité, des milliers d'exemplaires ont disparu, détruits par les intempéries ou remplacés par d'autres. Une petite partie d'entre eux, conservée par l'administration à titre de doubles puis versée aux Archives départementales, constitue un intéressant témoignage du quotidien des Vendéens pendant la Seconde Guerre mondiale.

    Des réquisitions du gouvernement d'Edouard Daladier en 1938 aux commémorations d'après-guerre, 96 affiches jalonnent cette période douloureuse de l'histoire française. La grande majorité d'entre elles émane du régime de Vichy et des autorités allemandes, mettant en avant leurs politiques et leurs axes de propagande.

    Les deux premières parties distinguent, successivement, les messages délivrés par l'Etat français et ceux émis par l'Occupant. Trois thèmes sont ensuite développés : les affaires militaires, les prisonniers de guerre et les travailleurs en Allemagne, puis la période succédant immédiatement à la Libération.

    Bien que les affiches sélectionnées et présentées ici aient souvent été diffusées sur le plan national, certaines s'adressent plus particulièrement, ou exclusivement, aux habitants des communes vendéennes.

  • 6 J - Travaux de Philyppe-Bernard Jaunet

    Ses origines familiales amènent Philyppe-Bernard Jaunet à s'intéresser au Langon. Il s'attèle alors à la description de l'ensemble des minutes des notaires de cette résidence qui sont conservées aux Archives, soit plusieurs milliers d'actes des XVIIe et XVIIIe s. Il rédige en parallèle des notices biographiques de ces notaires et étend ses dépouillements à quelques études alentour. Pour ses travaux complémentaires sur les familles d'Arcemalle, de Verteuil et des Herbiers de l'Etenduère, il a consulté de nombreux originaux dont il a fait la description (complétant avantageusement les inventaires imprimés publiés par les institutions ressources) et des copies rassemblées ici.

  • 282 J - Fonds Léonard

    Cette collection a été constituée par Jacques Léonard au cours de ses recherches sur l'évolution du jeu d'aluette. Il est à signaler qu'elle ne comprend pas de portraits des cartiers vendéens, installés à La Roche-sur-Yon : Pierre Bizière, père et fils (1824-1870), Tramezal et Marais (vers 1860), la veuve Marais (vers 1878).

    En 1890, un décret impose la taxation des jeux de cartes, matérialisée par un cachet fiscal bleu (sur le deux d'épée). Cette imposition reste en vigueur jusqu'au 1er janvier 1959 et permet d'aider à dater certains de ces jeux.

    Un peu de vocabulaire :

    Enseignes :

    - enseignes françaises : pique, coeur, carreau, trèfle

    - enseignes latines (italiennes ou espagnoles, utilisées dans le jeu d'aluette) : denier, coupe, bâton, épée

    - enseignes germaniques : grelot, coeur, gland, feuille

    Portrait : terme général pour désigner les têtes caractérisant un jeu de cartes. Il est généralement associé à un éditeur

  • Notaires des Herbiers, d'Ardelay, de Beaurepaire, des Epesses, de Mouchamps et de Vendrennes : analyses d'un choix de pièces (1760-1814)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence au Bourg-sous-la-Roche, aux Clouzeaux, Mouilleron-le-Captif, Nesmy, Saint-André-d'Ornay, au Tablier, Venansault. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • AAIN - Papiers de la famille Jacobsen

    Les archives présentées ici proviennent de deux dépôts réalisés par les descendants d'une seule branche de la famille Jacobsen, celle de Raphaël Jacobsen (1873-1962) mais elles concernent l'intégralité de la lignée sur l'île de Noirmoutier, depuis Cornil-Guislain qui s'y installe à la fin des années 1730, jusqu'à son arrière-petit-fils Henri, décédé en 1913.
    Le démembrement des archives est le fruit de l'histoire familiale : lors de la succession d'Auguste, Henri et Ludovic s'opposent à leur frère Antonin qui, comme aîné, avait souhaité, en vain, les conserver toutes. La complexité des partages explique nombre de lacunes, mais ce fonds permet tout de même de comprendre la saga Jacobsen et les liens étroits que cette famille entretient avec l'île de Noirmoutier.

    Les documents liés à la vie personnelle et officielle des Jacobsen ne font que suggérer l'implication de cette famille dans la vie sociale et politique de l'île. Pourtant Jean-Corneille est député de l'île en 1775 puis maire de Noirmoutier (1805-1830) et conseiller général de la Vendée (1805-1830), Auguste maire de Noirmoutier (1847-1865), sans oublier les activités de négociant exercées sur plusieurs générations.
    Les archives relatives à la gestion des biens sont les plus riches et les plus homogènes. Cette homogénéité est le fruit du fonctionnement familial : Auguste d'abord, puis son fils Henri, sont désignés pour gérer en leur nom et au nom de leurs frères et soeurs, la plus grande partie des biens restés en indivis. Auguste gère non seulement les biens de la famille Jacobsen, mais aussi ceux de familles alliées, les Vallée et les Lamandé, et les biens du comte de Vatimesnil, au nombre desquels on compte l'abbaye de la Blanche. Il tient pour cela différentes séries de registres comptables. Son fils Henri et après lui ses petit-fils Henri et Raphaël constituent des dossiers thématiques relatifs à la gestion des propriétés familiales, aussi bien sur l'île que sur le continent. On y découvre la stratégie familiale d'implantation foncière au sein de l'île, puis l'amorce d'un retrait progressif de Noirmoutier, à travers la vente des terrains du Bois de la Chaise, mais surtout le morcellement des propriétés, dû en grande partie aux litiges survenus suite à la séparation d'Alexandre Jacobsen et de Virginie Baussan.

    Les dessèchements forment un ensemble à part, caractéristique de ces archives familiales. L'importance de ces documents est toutefois très inégale selon les dessèchements. Ce fonds ne contient aucune trace des travaux entrepris par Cornil-Guislain Jacobsen à la Lyde, première entreprise de dessèchement réalisée par la famille à partir de 1745, alors qu'un certain nombre de documents viennent expliquer les circonstances du dessèchement de la Crosnière initié dans les années 1760. Cette concession a fait l'objet d'une attention particulière de la part de Cornil-Guislain, puisqu'il y fonde une paroisse et demande à y être inhumé. Plusieurs dossiers concernent également l'importante concession obtenue par Joubert des Ouches et Cornil-Guislain sur des terrains à dessécher à Noirmoutier (Luzan et la Tresson notamment), mais aussi sur le continent (les Rouches à Notre-Dame-de-Monts). Seules quelques traces subsistent dans les archives familiales des travaux effectués dans les années 1810 par Jean-Corneille au Petit et au Grand Müllembourg.
    Les archives les plus complètes sont celles d'Auguste pour la Nouvelle-Brille et la Tresson, dessèchements réalisés de 1829 à 1834. Après ce qui ressemble à de vaines tentatives de dessécher par elle-même ces terrains, la famille Jacobsen fait appel à des actionnaires, par le biais de sociétés de dessèchement, mais elle garde la main avec un nombre plus important d'actions et la fonction de gérant. A la fin des travaux, les terrains nouvellement desséchés sont partagés entre les actionnaires, ces sociétés dissoutes et remplacées par des syndicats chargés de gérer les parties en indivis et d'entretenir les digues. Plusieurs dossiers concernent également les Ilots, terrain qui a sans doute représenté la dernière entreprise de dessèchement tentée par les Jacobsen à partir des années 1860.

    Enfin, la partie "Documentation et imprimés" permet d'avoir un aperçu de l'étendue de la bibliothèque de la famille Jacobsen, à travers les ouvrages et les catalogues qui sont parvenus jusqu'à nous, tout en offrant plusieurs dossiers relatifs à l'histoire familiale.

  • 31 Ci - Fonds Philbert Berthomé (Luçon, 1945-1985)

    Philbert Berthomé a confié le soin à sa fille Michèle Pineault de déposer l'ensemble de ses réalisations, soit 124 films, en 2014. Sa production est pour moitié vendéenne (65 films concernent la Vendée), l'autre moitié portant sur la vie de la famille Berthomé et des voyages à l'étranger.

    Seule la partie vendéenne sera pour l'instant inventoriée. Ce présent instrument de recherche couvre 57 films sur les 65 retenus. Trois thématiques ressortent et constituent le plan de classement : le monde agricole et ses évolutions en Vendée, le milieu scolaire avec les images les plus anciennes du fonds (salle de classe à Chateau-Guibert et départ en colonie de vacances dans les années 1950), et enfin le quotidien et les évolutions urbaines de la ville de Luçon jusque dans les années 1980. Ses "Actualités luçonnaises" reflètent en effet tous les changements et les temps forts festifs ou commémoratifs de "sa ville".

  • Album paléographique

    Parallèlement aux instruments de recherches électroniques (inventaires, répertoires, catalogues, etc.) publiés sur leur site, les Archives de la Vendée proposent dans l' " Album paléographique " un corpus d'éditions de textes qui est régulièrement enrichi.

    En juin 2016, ce recueil contient une cinquantaine de textes du XIe au XVIIIe siècle, interrogeables en plein texte. Il ne vise pas la publication d'une édition critique exhaustive, car cela nécessiterait un travail trop important pour pouvoir être réalisé rapidement. Les objectifs sont de proposer aux chercheurs, à des fins de recherche, un accès facile à des textes inédits, de permettre aux étudiants ou amateurs de s'exercer de façon autonome à la pratique de la paléographie et d'encourager des éditions critiques.

    Chaque pièce numérisée est accompagnée d'une transcription ligne pour ligne, d'une notice descriptive ainsi que, le cas échéant, d'une traduction et d'observations sur les particularités paléographiques de l'acte. Les documents qui font l'objet d'un travail de transcription collaborative sur le L@boratoire des internautes, et pour lesquels quelques termes restent à transcrire, sont séparés de ceux dont la transcription est achevée.

    UN PROJET MARQUANT : LA PUBLICATION DE 40 CHARTES BÉNÉDICTINES DES XIE ET XIIE SIÈCLES

    Jusqu'au début du XIIe siècle, le corpus des chartes conservé aux Archives de la Vendée compte quelques dizaines de pièces. Certaines ont fait l'objet de transcription au XIXe siècle mais rarement de traduction, si bien qu'elles ont été peu, voire pas utilisées, alors qu'il s'agit de sources fondamentales pour l'histoire du peuplement, de l'aménagement des territoires, de la justice, ainsi que pour la toponymie.

    Avec la collaboration d'un éminent médiéviste, M. Robert Durand, qu'elles tiennent à remercier chaleureusement, les Archives de la Vendée ont remédié à cet obstacle en débutant l'édition de leurs chartes médiévales par celles relevant de l'abbaye bénédictine de Marmoutier (Tours) qui possédait plusieurs prieurés en Bas-Poitou.

    Concrètement, les actes ont été numérisés en couleur, traduits par M. Durand, puis analysés et pourvus par les Archives d'un appareil critique minimum portant sur la datation, l'identification des personnes et des lieux, la bibliographie utile, etc. Les traductions et analyses ont ensuite été rapprochées des transcriptions réalisées par l'Institut de recherche et d'histoire des textes vers 2010 (base TELMA) ou parfois par Paul Marchegay au XIXe siècle (Cartulaires du Bas-Poitou, BIB B 1366).

  • 1 R - Recrutement de l'armée (an IX-1942)

    La sous-série 1 R est constituée de deux fonds distincts. D'une part, des papiers proviennent de la préfecture, ce sont les dossiers de l'administration civile relatifs aux opérations du recrutement. D'autre part, les registres matricules sont toujours versés régulièrement par l'Armée de Terre.

    Cette sous-série est la plus importante de la série R qui traite des affaires militaires dans son ensemble. Composée en grande partie de registres, elle occupe 73 mètres linéaires de rayonnage.

    Dans un premier temps, seuls les registres de conscription et les registres matricules ont été cotés en sous-série 1 R. Les autres dossiers ont été intégrés par la suite, ce qui explique la cotation non continue de la sous-série.


    Fonds de la préfecture

    En tête du fonds de la préfecture sont placés les dossiers relatifs aux écoles militaires. Il s'agit essentiellement de listes de candidats vendéens ainsi que de leurs demandes d'attribution de bourse d'études. Les sociétés de préparation militaire regroupent, quant à elles, les écoles d'enfants de troupe, les sociétés de tir et les bataillons scolaires. Ces structures ont pour but de favoriser l'instruction militaire en dehors des cadres de l'armée.

    La partie la plus importante du fonds préfectoral est toutefois consacrée au recrutement de l'armée. Celui-ci se déroule en deux opérations successives : la conscription, puis la décision du conseil de révision. La conscription consiste à recenser les jeunes gens qui ont atteint l'âge légal pour le service militaire. Produits par les autorités civiles, les registres de conscription sont établis dans le cadre des circonscriptions administratives : département, arrondissement et canton. On en distingue deux grandes catégories : les listes pour le tirage au sort et les listes de conscrits.

    Les listes dressées pour le tirage au sort permettent de désigner les futurs conscrits. Elles apparaissent sous différents noms : tableaux généraux des conscrits, listes du tirage au sort des jeunes gens... Les mentions de l'état civil ainsi que la décision motivée du conseil de révision y sont consignées.

    Les listes de conscrits contiennent les noms de ceux qui doivent être effectivement incorporés, sous le nom de « listes départementales du contingent ». Elles comportent les mentions d'état civil, le numéro de tirage au sort, les signalement et nom du remplaçant qu'il est possible de s'acheter jusqu'en 1872. A partir de cette date, le service militaire obligatoire pour tous est instauré, le tirage au sort ne détermine plus désormais que la durée du service : cinq ans pour ceux qui ont tiré un « mauvais numéro », un an pour les autres. Les listes départementales du contingent sont également remplacées par celles du recrutement cantonal (mention de l'état civil, tirage au sort, exemption...). Ces dernières sont jointes aux listes de tirage au sort pour ne plus constituer qu'un volume par année à partir de 1881. Enfin, la loi du 21 mars 1905 supprime définitivement le tirage au sort et instaure un service militaire obligatoire pour tous de deux ans ; seuls les tableaux de recensement cantonaux restent alors en vigueur.

    Les listes de recensement dressées par les autorités civiles sont ensuite soumises au conseil de révision qui prend à l'égard de chaque homme une décision basée sur son aptitude physique au service militaire. On trouvera ainsi les listes des membres du conseil de révision, mais aussi les dossiers de ses séances. Les procès-verbaux fourniront, d'une manière plus concise, les décisions prises pour chaque homme. Une place particulière est accordée, par ailleurs, à la Première Guerre mondiale. Effectivement, pendant cette période, le conseil de révision se réunit exceptionnellement, en plus des séances ordinaires, pour réexaminer le cas des exemptés et réformés des classes précédentes. Des sursis sont également accordés aux membres de certaines professions.

    Enfin, chaque année, les opérations de l'appel font l'objet d'un rapport que le préfet adresse au ministre de la Guerre. On y trouvera des informations sur le déroulement des opérations du recrutement sur le territoire du département, mais aussi des renseignements statistiques sur les jeunes gens d'une même classe : taille, niveau d'instruction, profession, maladie.


    Fonds de l'Armée de Terre

    A côté d'un premier fonds d'archives préfectorales, le second provient de l'Armée de Terre. Les registres matricules sont effectivement tenus par l'Armée et versés, au bout de 75 ans, aux Archives départementales. C'est leur caractère départemental qui fonde cette mesure. Ce fonds constitue, par ailleurs, la partie non close de la série R puisque, tous les ans, l'Armée de Terre continue à verser aux Archives départementales une année de registres matricules. A partir de la classe 1940, ces derniers rejoindront la série W (archives contemporaines).

    Les registres matricules concernent uniquement les hommes qui ont accompli leur service militaire. Pour le département de la Vendée, ces registres débutent avec la classe 1865 (jeunes gens nés en 1845). On y trouvera le signalement et les états de service de chaque recrue : état civil du conscrit, renseignements sur son physique, décision du conseil de révision, corps d'affectation, adresses domiciliaires successives lors de son passage en position de réserviste, campagnes militaires, blessures, état de santé, éventuelles décorations, mesures disciplinaires et condamnations judiciaires.

    Les registres sont tenus par classe (année des 20 ans) et par bureau de recrutement (ressort géographique du lieu de résidence au même âge). A partir de la classe 1867, ils sont systématiquement complétés par des tables alphabétiques annuelles. Celles-ci donnent le numéro matricule de la personne qui est reporté sur les registres eux-mêmes.


    On constatera donc que les deux fonds de la sous-série 1 R constituent une source précieuse pour la connaissance de la population masculine du département tout au long du XIXe siècle et jusqu'en 1940.

  • Recherches vendéennes : présentation des articles (1994-2016)

    Cette base de données se compose des notices des articles publiés annuellement dans la revue "Recherches vendéennes" depuis 1994, soit plus de 450 notices. Chaque bulletin y est analysé de la manière la plus exhaustive possible à l'exception des éditoriaux et comptes rendus de lecture.

    Les "Recherches vendéennes" sont nées en 1994 à la création du Centre vendéen de recherches historiques (CVRH), qui a proposé à la Société d'émulation de la Vendée (SEV) de donner plus d'ampleur à sa revue, plutôt que de la doubler d'une publication différente. Les deux institutions en sont donc coéditrices et ont choisi ensemble pour la diriger Alain Gérard - auquel Michel Chamard succède en 2012, puis Pierre Legal en 2014 - et Thierry Heckmann, l'un directeur du CVRH, et l'autre directeur des Archives départementales. La revue offre aux chercheurs le moyen de faire connaître leurs travaux et publie aussi des textes inédits, organisant chaque livraison autour d'un thème principal, voire sous forme de numéro spécial. "Recherches vendéennes" a pris la suite de l' "Annuaire de la société d'émulation de la Vendée", périodique paru sans interruption depuis 1854.

    La base d'articles est un outil de recherche sur l'histoire de la Vendée, mais aussi un véritable observatoire qui participe à la veille scientifique de cette thématique. Outre les services normalement rendus par un recensement thématique de ce type, elle permet d'évaluer les forces et les faiblesses de la recherche, d'y repérer les thèmes et problématiques émergents ou immergents.

  • Notaires de Notre-Dame-de-Monts, du Perrier et de Soullans : analyse d'un choix de pièces (1684-an X)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Notre-Dame-de-Monts, au Perrier et à Soullans. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Collection de cartes postales isolées

    Cet inventaire est consacré à la sous-série 6 Fi qui regroupe les cartes postales isolées conservées aux Archives de la Vendée. Les particuliers sont désormais nombreux à avoir contribué à enrichir ce catalogue par le prêt de leurs collections. Le dernier d'entre eux, M. Soulard, a complété de plus de 70 cartes postales les vues sur le Gois. Il s'agit donc d'une collection ouverte, amenée à être régulièrement augmentée.

    Fin 2015, ce catalogue comptait 8230 cartes postales pour 246 communes. Avec cette dernière mise à jour de janvier 2017, le nombre de cartes postales présentées est désormais de 8 853 et 249 communes sont illustrées.

    Les informations relatives à l'édition et au photographe, recherchées par les cartophiles, sont indiquées dans la description. Autre indication de contexte, la date d'oblitération ou d'écriture a en général été relevée.

    Le plan de classement du présent inventaire est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique : portraits, scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite les représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée.

  • 266 J - Papiers Amand Henry relatifs à l'abbé Grelier

    Le fonds est constitué de pièces personnelles et de travaux de l'abbé Grelier, confiés à son ami Amand Henry. La famille Henry y a joint de la documentation relative au décès de l'abbé Grelier, à ses obsèques et à l'inauguration d'une plaque souvenir à Challans en 1975.

  • Plans d'édifices (Rochetrejoux à Xanton-Chassenon)

    Le catalogue des plans d'édifices des communes de Rochetrejoux à Xanton-Chassenon offre une sélection de documents cartographiques représentant des monuments et des lieux publics, privés ou de culte des 115 dernières communes vendéennes, par ordre alphabétique. Près de 700 plans, tirages d'architecte et photographies sont ainsi analysés, datés et numérisés dans le but de rendre plus accessibles ces intéressants témoins de l'évolution de notre patrimoine bâti. Ces documents sont issus des dossiers administratifs ou de fonds privés conservés aux Archives départementales dans différentes séries (principalement la sous-série 1 O - Affaires communales et la série T - Instruction publique, sciences et arts) mais regroupés ici par commune.

    Les écoles, les églises, les presbytères et les mairies (souvent situées dans l'école des garçons) sont les édifices les plus représentés mais on trouve également de nombreux plans relatifs aux casernes de gendarmerie, aux halles, aux cimetières ou aux monuments aux morts de la 1ère guerre mondiale. Plus rares sont les représentations de bâtiments privés, comme cette maison à Saint-Gilles-sur-Vie ou cette ancienne forge à Saint-Fulgent.
    Les documents cartographiques ne consistent pas toujours en des plans, coupes ou élévations d'édifices mais aussi en vues d'ensemble du quartier ou du bourg, moins détaillées mais très pratiques pour situer des bâtiments qui ont régulièrement changé de situation. La sélection des plans s'opère en fonction de leur intérêt historique et esthétique ainsi que dans un souci de représentativité pour chaque commune et chaque édifice. Ce catalogue offre ainsi une sorte de " vitrine " - que nous espérons alléchante - de ce que le lecteur intéressé par l'histoire de sa commune peut trouver pour illustrer ses recherches ; c'est à la fois une piste et une invitation à venir consulter nos fonds !

    Ce catalogue se révèle également une source intéressante pour l'histoire des personnes, notamment des instituteurs et des propriétaires immobiliers des communes du département. En effet, de nombreux instituteurs et institutrices, aussi bien dans l'enseignement public que privé, sont à l'origine des plans d'écoles, le plus souvent en tant que demandeurs pour l'ouverture d'une classe. Leur nom est alors mentionné dans la description du document cartographique et peut être retrouvé rapidement par le biais d'une recherche simple. Il est tout aussi aisé de rechercher en plein texte le nom des propriétaires d'immeubles achetés par la commune pour être transformés en bâtiments publics (écoles ou casernes par exemple).

  • Plans d'édifices (L'Aiguillon-sur-Mer à Givrand)

    Le catalogue des plans d'édifices des communes de L'Aiguillon-sur-Mer à Givrand offre une sélection de documents cartographiques représentant des monuments et des lieux publics, privés ou de culte des 100 premières communes vendéennes, par ordre alphabétique. Plus de 750 plans, tirages d'architecte et photographies sont ainsi analysés, datés et numérisés dans le but de rendre plus accessibles ces intéressants témoins de l'évolution de notre patrimoine bâti. Ces documents sont issus des dossiers administratifs ou de fonds privés conservés aux Archives départementales dans différentes séries (principalement la sous-série 1 O - Affaires communales et la série T - Instruction publique, sciences et arts) mais regroupés ici par commune.

    Les écoles, les églises, les presbytères et les mairies (souvent situées dans l'école des garçons) sont les édifices les plus représentés mais on trouve également de nombreux plans relatifs aux casernes de gendarmerie, aux halles, aux cimetières ou aux monuments aux morts de la 1re guerre mondiale. Plus rares sont les représentations de bâtiments privés, comme cette maison de La Châtaigneraie dont la coupe vient étayer un procès-verbal d'audience de cour d'assises.
    A ces plans, coupes ou élévations d'édifices, s'ajoutent des documents cartographiques, vues d'ensemble de quartier ou de bourg, moins détaillés mais très pratiques pour situer des bâtiments qui ont régulièrement changé de situation. La sélection des plans s'est opérée en fonction de leur intérêt historique et esthétique ainsi que dans un souci de représentativité pour chaque commune et chaque édifice. Ce catalogue offre ainsi une sorte de "vitrine" - que nous espérons alléchante - de ce que le lecteur intéressé par l'histoire de sa commune peut trouver pour illustrer ses recherches ; c'est à la fois une piste et une invitation à venir consulter nos fonds !

    Ce catalogue se révèle également une source intéressante pour l'histoire des personnes, notamment des instituteurs et des propriétaires immobiliers des communes du département. En effet, de nombreux instituteurs et institutrices, aussi bien dans l'enseignement public que privé, sont à l'origine des plans d'écoles, le plus souvent en tant que demandeurs pour l'ouverture d'une classe. Leur nom est alors mentionné dans la description du document cartographique et peut être retrouvé rapidement par le biais d'une recherche simple. Il est tout aussi aisé de rechercher en plein texte le nom des propriétaires d'immeubles achetés par la commune pour être transformés en bâtiments publics (écoles ou casernes par exemple).

  • 60 J - Fonds Grelier

    La reprise de l'inventaire du Fonds Grelier a permis de mettre en exergue les éléments constitutifs de ce fonds : outre les papiers de l'abbé Charles Grelier et de sa famille, il comprend plusieurs fonds d'archives familiales ou personnelles.

    Les papiers des familles Grelier et alliées révèlent l'ancienneté de leur implantation dans le Marais breton et leur implication dans la vie locale. Ce sont essentiellement les papiers personnels de l'abbé Charles Grelier et notamment une abondante correspondance, commencée par sa mère et entretenue tout au long de sa vie avec des paroissiens et des religieux, souvent installés dans de lointaines missions.

    Les travaux de l'abbé Grelier constituent la plus grande part de ce fonds d'archives. Ils portent sur trois thèmes principaux : clergé vendéen, hagiographie, Challans et sa région. Charles Grelier commence très tôt à publier le fruit de ses recherches mais, d'une nature modeste, il refuse souvent de les signer : les volumes qu'il a constitués et commentés permettent de mesurer l'étendue de son oeuvre et d'envisager la constitution d'une bibliographie. Ses dossiers de travail conservent aussi l'ébauche de travaux inédits.

    Fort d'un réseau de chercheurs et d'une documentation qu'il partage volontiers, l'abbé Grelier est vite reconnu comme l'historien incontournable du Marais breton vendéen. A ce titre, plusieurs familles lui confient leurs papiers à charge pour lui de les conserver et de les valoriser. C'est ainsi que des pièces isolées, mais surtout que les papiers des familles Boux de Casson et Merland et les travaux de Charles-Edouard Gallet sont entrés dans ses collections.

    Dans le discours qu'il prononce à ses obsèques en 1911, l'abbé Grelier reconnait Charles-Edouard Gallet pour son maître, tant pour ses travaux d'histoire locale que d'archéologie. Les deux hommes sont membres de plusieurs sociétés savantes et l'estime doit être réciproque puisque Charles-Edouard Gallet, historien de Beauvoir et de Bouin, poète et romancier, fait de l'abbé Grelier le dépositaire de ses travaux. Celui-ci rend hommage à son aîné en faisant publier dès 1912 ses Essais poétiques, mais son roman, écrit sous le pseudonyme de L. de Saint-Génin et la suite de ses travaux sur l'histoire du marais septentrional de la Vendée restent inédits.

  • Notaires de La Garnache : analyses d'un choix de pièces (1712-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Garnache. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné : analyses d'un choix de pièces (1701-1814).

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Challans, Sallertaine et Bois-de-Céné. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires de Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain : analyses d'un choix de pièces (1700-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Beauvoir-sur-Mer, Bouin, Saint-Gervais et Saint-Urbain. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • 194 J - Papiers des Amis du vieux Luçon

    Une partie du fonds porte sur le fonctionnement de l'association : statuts, conseil d'administration, liste des membres, comptes rendus des assemblées générales et des réunions mensuelles, correspondance, pièces comptables. L'autre partie présente ses activités : publications, programmes de manifestations, conférences - de nombreux articles de presse retracent le dynamisme de l'association -. Une documentation vient compléter l'ensemble, il s'agit de cartes postales, photographies, tracts.

  • Bibliothèque historique

    La bibliothèque des Archives départementales de la Vendée est à la fois historique et administrative.

    En 2016, près de 25.000 ouvrages et brochures sont répertoriés et environ 500 documents sont reçus chaque année, parmi lesquels se trouvent les mémoires universitaires ayant le département pour cadre géographique. La bibliothèque compte également plus de 2500 titres de périodiques (presse, revues historiques nationales et locales, périodiques édités localement, etc.), dont 500 titres vivants. Le plus ancien titre local toujours publié est l'Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée (depuis 1854), devenu Recherches vendéennes.



    UNE BIBLIOTHEQUE SPECIALISEE

    La bibliothèque met à la disposition des chercheurs des publications concernant le département de la Vendée, de la documentation administrative et professionnelle, des ouvrages historiques de référence et des ouvrages complémentaires des fonds conservés par le service d'archives.

    La bibliothèque comprend une Réserve, qui contient les ouvrages rares, anciens ou précieux. Toutes les publications antérieures à 1811 y sont intégrées.

    Les collections imprimées s'accroissent grâce à différents modes d'entrée : achats, dons, dépôts, versements effectués par les administrations ou dépôt administratif.



    LES USUELS EN LIBRE ACCES EN SALLE DE LECTURE

    Certains ouvrages de référence sont accessibles à tout moment en salle de lecture, ainsi que des collections complètes de périodiques :

    - Revue du Bas-Poitou, 1888-1972
    - Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée, 1854-1993, puis Recherches vendéennes à partir de 1994
    - Bulletin de la Société des antiquaires de l'Ouest, depuis 1913
    - Bulletin de la société Olona, depuis 1929
    - Lettre aux amis de Noirmoutier, depuis 1971

    Les derniers numéros de certaines revues sont également disponibles en consultation dans la salle de lecture.

  • Série I - Protestantisme (1593-1791)

    La série I se compose principalement d'actes d'état civil. De l'édit de Nantes à sa révocation (1598-1685), les protestants disposent d'un état civil réformé dont cerpendant peu de registres sont parvenus jusqu'à nous. Cet état civil dispersé manque plus souvent pour la période dite du Désert, entre la révocation de l'Edit de Nantes et l'Edit de tolérance en 1787, où le protestantisme est pratiquement clandestin. L'Edit de tolérance offrira dans les années qui ont précédé la Révolution un "état civil de rattrapage" où les protestants viendront déclarer les mariages et les naissances qui ont eu lieu pendant la période du Désert. Tous cependant ne feront pas leur déclaration.

    La série I comporte aussi des pièces sur les églises réformées de La Chaume, de Mouchamps et Luçon, et des extraits d'actes synodaux de Thouars et Saint-Maixent.

  • Notaires de La Châtaigneraie : analyses d'un choix de pièces (1702-1806)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Châtaigneraie. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Pièces isolées

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • Bibliothèque du Haras national de La Roche-sur-Yon

    La bibliothèque du Haras national de La Roche-sur-Yon complète le fonds d'archives coté 5 ETP.

    Comprenant 163 monographies et plus de soixante titres de périodiques, elle permet d'appréhender de manière globale le monde du cheval : les revues et ouvrages généralistes constituent une porte d'entrée dans l'univers équin ; le développement de l'élevage est abordé à travers des manuels, des ouvrages sur les différentes races et, plus spécifiquement, sur ce qui constitue la raison d'être des Haras, à savoir la définition et la mise en oeuvre de la politique d'orientation de l'élevage des équidés (génétique, reproduction, identification, généalogie, avec entre autres des stud-books) ; enfin une troisième partie traite des sports équestres et des courses hippiques, avec, principalement, des calendriers, programmes et comptes rendus des événenements. À noter pour ses très belles gravures, dont certaines en couleurs, l'ouvrage du baron Faverot de Kerbrech, général de division et écuyer de Napoléon III, intitulé "L'art de conduire et d'atteler, autrefois, aujourd'hui", paru en 1903 (BIB ATLAS 47).

    La partie locale, bien que peu importante, présente cependant des pièces intéressantes. À signaler par exemple : un numéro spécial (n° XXIX, 2e trim. 1991) de la revue "303" (BIB C 1148), consacré au cheval dans les Pays-de-la-Loire ; quelques ouvrages sur les races mulassières poitevines (baudet et autres) et sur le Haras de La Roche-sur-Yon, en particulier le mémoire universitaire de Martial Caillaud "Le dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon : création, mission et fonctionnement d'une administration (1846-1914)" (BIB MEM 831) ; et enfin un bel album consacré aux "Chevaux vendéens" daté du début du XXe siècle (BIB D 668/2) et un "Stud-book vendéen et charentais", illustré, de 1913 (BIB ADM C 151).

  • Périodiques historiques : état des collections, grands formats (presse)
  • Périodiques administratifs : état des collections, tous formats
  • Fonds Rigoir (imprimés)

    Ce fonds se compose de trois sous-ensembles.

    Premièrement, les rapports présentés annuellement aux assemblées générales des actionnaires du Crédit foncier de France (1852 à 2004). Cette collection a été réunie par le donateur dans le cadre de son activité professionnelle. Créée en 1852 sous le nom de Banque foncière de Paris, cette société de crédit foncier prend rapidement le nom de Crédit foncier de France. En quelques années, le Crédit foncier de France devient un partenaire essentiel de l'Etat : il participe à la modernisation du secteur agricole, en proposant des prêts à long terme, et des villes, en finançant les collectivités territoriales ; il contribue à organiser l'épargne des particuliers ; il soutient activement la reconstruction au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale. L'analyse de ses rapports ouvre des perspectives de recherche. Par exemple, les bilans économiques, les chiffres financiers et les statistiques présentés de manière homogène, autorisent une étude quantitative et la liste complète des administrateurs et des dirigeants permet d'engager une analyse prosopographique des responsables de la banque.

    Deuxièmement, les revues et ouvrages publiées par l'Action française ou relevant de sa mouvance, dont le donateur était le dépositaire. L'Action française est un mouvement politique royaliste et nationaliste. Par le caractère éminemment provocateur de ses publications, l'Action Française entretient une agitation politique permanente, tout en apparaissant comme le seul groupe conservateur proposant une doctrine cohérente. Dans l'Entre-deux-guerres, elle dispose d'un certain nombre d'organes pour diffuser ses idées :
    - Le quotidien "L'Action française", le journal officiel du mouvement, et son almanach ;
    - "L'Action française du dimanche" destiné aux milieux agricoles et son almanach ;
    - "Pampres et lys", le bulletin des Méridionaux de l'Action française ;
    - "L'Ordre provençal", la version méridionale de "L'Action française du dimanche" ;
    - L'Institut d'Action française, fondé en février 1906 pour étudier les grands problèmes politiques, sociaux, religieux. Ses cours sont publiés à partir de 1923 dans les "Cours et conférences d'Action française".
    Deux autres titres sont étroitement liés à l'Action française et animés par le même objectif de propagande intellectuelle :
    - La "Revue des causes célèbres, politiques et criminelles" donnant le compte rendu et les croquis d'audience des procès relatifs à la défense nationale (pacifistes, espions, etc.) qui ont suivi la Grande Guerre ;
    - Les "Cahiers du Cercle Fustel de Coulanges et de l'Ecole française" sur la question scolaire.
    Ces périodiques témoignent de l'influence intellectuelle du mouvement au cours de la première moitié du XXe siècle. Les oeuvres de Charles Maurras et Georges Valois sont rattachées à cette partie.

    Enfin, des titres de presse édités en France ou à l'étranger depuis 1944 : des quotidiens ou des mensuels d'information parus seulement quelques mois, et des journaux satiriques. A quoi s'ajoutent divers imprimés révolutionnaires, notamment sur les premiers mois de la Révolution et le procès de Louis XVI.

  • Bibliothèque historique. Réserve précieuse

    COMPOSITION
    La réserve précieuse de la bibliothèque des Archives départementales de la Vendée comprend le fonds ancien (par convention, les ouvrages antérieurs à 1811) et des ouvrages contemporains publiés à peu d'exemplaires ou de bibliophilie, soit plus de 500 volumes à ce jour. Pour autant, elle ne constitue qu'une partie des imprimés anciens conservés aux Archives de la Vendée (cf. Sources complémentaires)

    Parmi les livres qui composent ce fonds, 6 volumes sont du XVIe siècle (le plus ancien, daté de 1543, est un commentaire de la coutume du Poitou par le jurisconsulte fontenaisien André Tiraqueau [RES 750] ) et 45 sont du XVIIe siècle. Si l'on excepte les quelques exemplaires datés de la première moitié du XIXe siècle et une poignée de livres plus récents, tous les autres imprimés sont du XVIIIe siècle, dont une centaine de l'époque révolutionnaire (1789-1800).

    Le fonds ancien réserve la première place à la Révolution française et notamment à la guerre de Vendée. Récits des combattants, rapports des représentants du peuple en mission, souvenirs ou mémoires des témoins oculaires, des descendants, pamphlets, poésies et romans donnent un aperçu de la "Littérature vendéenne" dont les origines remontent au début de la guerre elle-même et qui, depuis ce moment, n'a cessé de s'accroître. Viennent ensuite les publications juridiques. L'explication en est simple : des ouvrages, provenant des bureaux des juges de paix, avoués et notaires du département, ont été accueillis en même temps que leurs archives. Ils sont identifiables grâce aux ex libris. La religion est également représentée avec une bible de 1543 [RES 17], le "Catéchisme des Trois Henry" de 1756 [RES 218] et une des premières éditions du "Traitté de la perfection du chrestien" du cardinal de Richelieu [RES 197]. Les récits de voyage sont aussi présents, pour ne citer que le "Recueil de divers voyages faits en Afrique et en l'Amérique" édité par Henri Justel en 1674 [RES 39]. Tous les sujets ou presque sont abordés : on peut y voir, aussi bien des manuels scolaires, qu'un traité d'archivistique de 1769 [RES 120/1], des pièces de théâtre ou des livres de médecine.

    Quelques grands formats retiennent aussi l'attention. Le "Dictionnaire universel françois-latin" de Trévoux [RES 760/1-6] voisine avec l' "Atlas de Mercator" [RES 800/1-2]. Mais la majorité des livres est constituée de petits formats. Parmi les tout petits se trouvent les almanachs. La publication d'almanachs annuels eut un réel succès au XVIIIe siècle. Ces derniers sont ornés de gravures et recouverts d'une reliure d'attente en papier peint. Le plus ancien de la collection est un "Almanach de Poitou pour l'année 1732" [RES 112]. Le fonds possède plusieurs exemplaires de ce titre ainsi que quelques almanachs royaux.

    Enfin, mentionnons dans un autre registre, le splendide ensemble de gravures de 1612 représentant les bâtiments de la Rome antique [RES 44]. Le fonds contient aussi plusieurs belles impressions d'eaux-fortes montrant des paysages et monuments de l'Ouest de la France.


    RELIURES ET EX LIBRIS
    La grande majorité des reliures sont ordinaires, recouvertes de basane ou de veau brun avec un décor simple de fleurons et de filets. Signalons toutefois les reliures soignées de "La venerie de Jaques Du Fouilloux" [RES 243] et de l' "Almanach royal, année M.DCC.LXXIV" [RES 97].

    De nombreux livres anciens portent la marque des personnes ou institutions à qui ils ont appartenu : reliure armoriée, ex libris, notes de lectures, etc. Les ex libris manuscrits sont souvent le fait de personnages modestes ou de communautés religieuses. C'est ainsi que plusieurs ouvrages proviennent de bibliothèques juridiques, comme de celle Berryer, l'avocat des insurgés vendéens de 1832, ou religieuses, comme celle des Jésuites de Poitiers. Les ex libris imprimés, souvent armoriés, sont le fait de grandes familles à l'exemple des Villoutreys du Maine-et-Loire ou de bibliophiles comme Léon Audé. Parmi les envois, il convient de noter un dessin original d'Henri Boutet et les autographes de Jean Yole et de Georges Clemenceau.

  • Bibliothèque Maurice Maupilier

    La bibliothèque reflète les centres d'intérêt et abrite les publications du Père Maupilier. Il existe bien des manières de la découvrir.

    Les ouvrages religieux, traitant de l'histoire de l'Eglise, des missions d'évangélisation, des pèlerinages, de spiritualité et de mystique chrétienne, forment une part importante du fonds. L'histoire, spécialement l'histoire locale, l'onomastique, la linguistique, la philosophie, la littérature et les sciences sont des thèmes également présents ; ces études contribuent à la richesse des collections. Citons aussi, parmi les outils de travail, la "Biographie universelle ancienne et moderne" de Michaud.

    Le fonds aborde en profondeur l'histoire des Etats latins d'Orient du XIe au XIVe siècle. Les Lusignan, Mélusine, et surtout Baudouin IV de Jérusalem invitent à en savoir plus sur les croisades.

    Comme pour varier les plaisirs et réveiller les curiosités, la bibliothèque est une référence sur l'Inde, le Tibet, l'hindouisme et le bouddhisme. De nombreux ouvrages sur l'Asie orientale et l'islam enrichissent l'ensemble.

  • Travaux universitaires

    Depuis 1949, les chercheurs, ayant utilisé des sources d'archives, sont invités à déposer le résultat de leurs travaux, qu'ils soient dactylographiés ou imprimés, à la bibliothèque du service d'archives fréquenté (circulaire de la Direction des archives de France, AD 49-3 du 10 mars 1949 et AD 49-5 du 23 avril 1949).
    Dans ce cadre, les Archives de la Vendée ont réuni une collection de plus de 650 mémoires universitaires sur des thèmes et des périodes historiques variés.
    Cette collection est en constante évolution, de nouveaux travaux de recherche enrichissent périodiquement ce fonds par don individuel ou collectif (don de la faculté de géographie de l'Université de Nantes en 2012, don de l'Ecole nationale d'architecture de Nantes en 2014).

  • Résister par l'art et la littérature - CNRD 2015-2016

    Dans la geste de la Résistance, visitée chaque année par le Concours national de Résistance et de la Déportation, la place donnée cette année à l'art et à la littérature pourrait s'inscrire dans une lecture actualisée et anachronique. Nos sociétés démocratiques, apparemment apaisées, mettent en effet à distance la violence passée ou celle plus contemporaine d'autres sociétés. Contre ces désordres non civilisés, la culture est alors instituée comme un rempart. L'introduction au sujet de cette année proposée par la " Lettre de la Fondation de la Résistance " relève de cette tonalité. Elle formule un parallèle avec des " barbaries que l'on croyait à jamais disparues… Daesh, détruisant des trésors préislamiques de Syrie et d'Irak " (1). Pourtant le XXe siècle, qui fut celui des idéologies, a bien mobilisé les arts comme une arme culturelle au service de conflits totalisants. Il y avait même confrontation entre des arts et des littératures antagonistes, ce qui nous éloigne de la perception épurée d'aujourd'hui. L'histoire de la France et de l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale doit donc servir de contexte aux questions que les élèves vont se poser : Quelles sont les pratiques culturelles qui permettent de résister ? Quelles sont les références culturelles qui produisent de la résistance ? Quelles sont les convictions qui se traduisent ainsi ?

    Certains enseignants, à l'annonce du sujet, l'ont compris comme relevant des pratiques et des enseignements " neufs ", tels que l'histoire des arts et les démarches pluridisciplinaires (2). De fait nous avons nous-même insisté sur l'approche pluridisciplinaire du thème de ce concours lors de sa présentation aux Archives départementales de la Vendée, le 18 novembre dernier, mais tout est question d'équilibre. Soulignons que la résistance par l'art et la littérature ne peut pas être isolée des autres. C'est une des composantes de la Résistance, qui fut d'abord faite de refus mais aussi du choix de l'action, en France ou ailleurs. Les artistes, comme d'autres, y ont participé en combattant ou en portant la voix de la Résistance. Sur le territoire métropolitain, l'Occupation imposait toutefois une souplesse, voire des compromissions qui paraîtront en décalage avec les postures moralisantes et déjà décontextualisées de l'après-guerre. Il n'en demeure pas moins que la résistance clandestine des " Lettres françaises " ou des Éditions de Minuit, des ouvrages clandestins comme " Le silence de la mer " de Vercors et le poème " Liberté " de Paul Éluard furent nécessaires face à une collaboration intellectuelle et à un art officiel totalitaire.

    La production artistique dans le système concentrationnaire a suscité parmi les déportés une réaction ambigüe, gênée, duale, mesurée..., je ne sais comment la décrire exactement. Aussi faut-il avoir avec les élèves une approche nuancée de ce thème. Au recours à l'art, on a opposé la réalité des conditions d'internement qui n'en permettaient guère l'exercice. Ainsi, dans une précédente " Lettre de la Fondation de la Résistance ", les auteurs abordent ce " sujet de controverse (3) " entre déportés, avant de souligner que sa réalité illustre aussi l'expérience de l'univers concentrationnaire. Toute proportion gardée, ce mode de résistance " dans les prisons et les camps " peut susciter la même réserve aux prises avec l'occupant, comme en rend compte l'ouvrage de Julian Jackson, " La France sous l'Occupation ", et surtout son chapitre sur Les intellectuels, artistes et monde du spectacle (4). Il y confirme la place si particulière de la culture dans la vie publique française en soulignant qu'à la Libération, l'estime portée aux intellectuels dépendait autant de l'autorité morale qu'on leur attribuait que de leur action personnelle. Pour lui, durant l'Occupation, " la façon la plus sûre d'éviter de se compromettre était de partir. " Ce fut le cas, dans leur grande diversité, de Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Jean Renoir, Max Ophuls, Louis Jouvet, Jean-Pierre Aumont, etc., mais ils furent accusés par d'autres de laisser le champ libre à l'occupant et à la collaboration. Quant à ceux qui sont restés, l'appréciation qu'on leur a portée a plus dépendu de " rumeurs que [d'un] jugement équilibré de leur conduite. " Ainsi l'auteur cite des intellectuels communistes estimant que Montherlant, " quand il se rendait aux réceptions de l'Institut allemand, consentait à Auschwitz. " Julian Jackson évoque également quelques arrangements d'artistes et d'intellectuels assimilés ultérieurement à la Résistance, mais qui avaient été " pris dans un réseau compliqué de contraintes, où accommodations et compromis quotidiens allaient de pair avec moments de bravade ou de défiance. "

    La recherche de l'équilibre et de la justesse historique en dehors de tout jugement anachronique à l'emporte-pièce impose un effort de contextualisation, même dans les démarches transdisciplinaires. La résistance par l'art et la littérature s'inscrit dans un temps et dans des milieux particuliers. Le comédien qui travaille à la BBC n'est pas le jeune Maurice de La Pintière qui caricature la collaboration dans le secret de son journal (5). L'instituteur qui récite Péguy dans sa classe n'est pas le déporté qui dessine la vie à Auschwitz, cache et abandonne son carnet dans l'espoir d'une découverte ultérieure (6). Les exemples ne manquent pas de ces productions artistiques et littéraires (poèmes, caricatures, romans, détournements de chansons, etc.)

    Cette année, nous avons fait le choix de présenter deux parcours singuliers dans la guerre, marqués par une grande sensibilité à la culture, ceux du Dr Henri Pigeanne (1901-1951) et de Maurice de La Pintière (1920-2006). Cette résistance par l'art et la littérature n'est en effet pas représentée que par des artistes reconnus, comme c'est le cas pour le docteur Pigeanne. On peut donc chercher à découvrir sur quelles références culturelles, familiales, sociales et scolaires reposaient les armes intellectuelles et culturelles des Français de cette période qui ont agi contre l'air du temps. Le Dr Pigeanne, dans le sud de la Vendée, membre actif d'un réseau de résistance, s'investissait aussi dans le théâtre, la littérature, la poésie... pour se manifester discrètement auprès de ses concitoyens pendant l'Occupation, puis de ses camarades de déportation à la toute fin de la guerre. Maurice de La Pintière, jeune élève des Beaux-Arts dans Paris occupé, caricaturait avec force et justesse les réalités de l'Occupation et de la collaboration du régime de Vichy avant de payer lourdement son engagement dans son emprisonnement en camp de concentration. Une expérience dont il rendra compte dès son retour dans des lavis.

    _________________________

    (1) Préface de la " Lettre de la Fondation de la Résistance " rédigée par Jacques Vistel, président de la fondation. Le numéro de l'année, consultable sur internet (http://www.fondationresistance.org/catalogue/index.html), aborde comme tous les ans le thème d'une manière riche et variée.
    (2) À ce sujet, on peut consulter le blog " Neoprof " où les réactions spontanées furent mitigées à l'annonce du thème. Les critiques portaient a priori sur la trop grande place de l'histoire des arts, la difficulté à incarner ce type de résistance, le prisme art et littérature alors que le terme de culture semblait plus adapté... (http://www.neoprofs.org/t89960-cnrd-2016-resister-par-l-art-et-la-litterature).
    (3) " Certains déportés estiment qu'il ne pouvait être question de risquer leur vie et celle de leurs camarades, pour se livrer à un exercice " interdit ", punissable de mort et au demeurant physiquement impossible (fatigue, épuisement, promiscuité) et matériellement inconcevable sans des concours suspects. Et de conclure que la création artistique dans les camps n'a été le fait que de quelques privilégiés non représentatifs de la déportation ", cité dans " Mémoire vivante ", numéro spécial CNRD de la " Lettre de la Fondation de la Résistance et de la Déportation ", décembre 2001, n° 32. http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00141.pdf
    (4) Julian Jackson. " La France sous l'Occupation ". Flammarion, 2004. Trad. de : France, the Dark Years, 1940-1944 [Arch. dép. Vendée, BIB B 2797]
    (5) Voir à ce propos l'ouvrage " Un chemin de déporté : des ténèbres à la lumière ", CVRH, 2005 [Arch. dép. Vendée, BIB D 714], qui présente les caricatures et les lavis de l'artiste d'origine vendéenne. Son fils, Bruno de La Pintière, présent lors de la présentation du CNRD aux Archive de la Vendée, nous a accompagné dans la présentation des œuvres. Elles peuvent faire l'objet d'une séance avec des élèves dans le cadre du service éducatif.
    (6) Le carnet de croquis d'Auschwitz est la seule collection de dessins du camp. Retrouvés en 1947 par un ancien détenu, gardien du mémorial, vingt-deux feuillets d'un auteur inconnu avaient été glissés dans une bouteille et dissimulés dans la fondation d'une baraque. Il en existe une première édition de 2014 par le Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau.

  • Documents iconographiques issus de la bibliothèque historique

    Ce catalogue a pour but de reproduire et de décrire une sélection d'illustrations, d'intérêt local, issues de la bibliothèque historique des Archives départementales de la Vendée.
    Dans ce fonds riche et varié sont représentés des portraits de personnages originaires de Vendée ou ayant un lien avec le département, des monuments et des lieux, publics, privés ou religieux, et des scènes historiques ou de la vie quotidienne. A ces documents, s'ajoutent des armoiries de municipalités, des cartes concernant la Vendée et des plans de communes du département.

    Ce catalogue se révèle une source intéressante pour illustrer une recherche sur un personnage. Il vient également compléter les catalogues des documents des cartes et plans, ceux des plans d'édifices et les collections de cartes postales.

  • Annuaire de la Société d'émulation de la Vendée

    La Société d'émulation de la Vendée, à l'instar des autres sociétés savantes qui fleurissent au XIXe siècle, regroupe des érudits, des membres du clergé et des notables locaux avides de progrès et d'innovations, intéressés par la vie du département et désireux de mettre leurs efforts en commun afin de le promouvoir et de l'étudier.



    AUX ORIGINES DE LA SOCIETE D'EMULATION DE LA VENDEE

    Dans la séance tenue le 7 juillet 1854 par le bureau du comice agricole de La Roche-sur-Yon, Boby de La Chapelle, préfet du département, fait connaître les statuts d'une société qu'il souhaite former en Vendée, dont le " but est le développement de l'agriculture dans ses branches diverses, l'encouragement et le progrès de l'industrie, des lettres, des sciences et des arts. " Cette organisation, appelée Société d'émulation de la Vendée, se subdivise en trois groupes : Section d'agriculture ; Section d'horticulture et d'arboriculture ; Section des sciences et des arts.

    Mais qu'est-ce qu'une " société d'émulation " ? Le développement des sociétés savantes au cours du XIXe siècle s'inscrit dans la continuité des lieux de réunions informels, les salons, ou organisés, les académies et les bureaux d'encouragement à l'industrie et au commerce, qui virent le jour aux XVIIe et XVIIIe siècles. Les académies, qui recrutaient par cooptation, travaillaient en séances au cours desquelles leurs membres donnaient des communications. Elles élargissaient leur audience en animant un réseau de correspondants et assuraient leur promotion en organisant des concours. Supprimées sous la Révolution, ces compagnies furent rétablies sous l'Empire et la Restauration mais leur vocation encyclopédique était alors désuète. De 1830 à 1850, une quarantaine de sociétés nouvelles voient le jour, principalement en province, bien que leur implantation soit très inégale. Prenons l'exemple des sociétés d'émulation. Si la plus ancienne, celle de l'Ain, est fondée en 1755, la plupart le seront au cours de la première moitié du XIXe siècle (une quinzaine est recensée à la veille de 1939). Elles s'implantent uniquement dans la moitié nord de la France, principalement dans l'Est, et apparaissent tardivement dans l'Ouest comme en témoigne l'exemple vendéen. Suivant le modèle des sociétés d'agriculture, plutôt que celui des sociétés d'histoire et d'archéologie plus tardives et plus littéraires, leurs membres se distinguent par leur intérêt pour l'agriculture, l'industrie et le commerce.

    Henri de Puiberneau, conseiller général et président du comice agricole de La Roche-sur-Yon, prend la tête de la Société d'émulation de la Vendée qui compte plus de 300 membres fondateurs. Les listes des membres, publiées très régulièrement jusqu'en 1922, puis périodiquement, ou sous forme de recensement des nouveaux adhérents, de 1949 à 1987, permettent d'apprécier la composition de l'association et des instances dirigeantes. Encore aujourd'hui se trouvent parmi les membres et les collaborateurs de nombreux universitaires, des conservateurs du patrimoine, des spécialistes, des autodidactes passionnés et éclairés…

    La Société se promet aussitôt d'organiser des conférences ainsi que des visites et, par son bulletin, d'être un lien entre les sections. Une assemblée générale annuelle réunit les sociétaires.

    Le premier volume de comptes rendus des travaux paraît en 1855, imprimé par Ivonnet à Napoléon (La Roche-sur-Yon), sous le titre d' " Annuaire… " soulignant une périodicité qui n'a jamais changé. Ce nom perdure de nos jours en dépit de changements réguliers (1). Les volumes s'ouvriront par un court almanach jusqu'en 1882 (interruption de 1863 et 1872). Cent-dix-huit volumes, riches de la qualité et de la diversité de plusieurs centaines d'articles, seront édités entre 1854 et 1993. Des stocks sont disponibles depuis 1949, en vente au siège de la Société (14 r Haxo, 85000 La Roche-sur-Yon).

    Les collections et la bibliothèque de l'association, constituées principalement par des dons et des échanges avec d'autres sociétés savantes, sont installées rue Haxo à partir de 1925.



    CENT-QUARANTE ANS D'ACTIVITES

    Au cours de ces cinquante premières années, par l'écho des manifestations et des travaux des comices agricoles et les écrits d'Alasonière, officier vétérinaire au dépôt d'étalons de La Roche-sur-Yon, la Société d'émulation encourage la modernisation de l'agriculture. A partir des années 1870, une lente transformation est perceptible même si la Société conserve son titre.

    Sous l'impulsion de l'archiviste paléographe Paul Marchegay, relayé par Louis de La Boutetière, Charles Mourain de Sourdeval, puis Eugène Louis et Alexandre Bitton, la Société réserve très tôt une grande place à la publication de documents inédits, chartes, lettres, mémoires et récits. La collection d'éditions de textes, parue sous le titre " Recherches historiques sur le département de la Vendée ", constitue, entre 1857 et 1878, un élément central de la revue.

    Jusqu'à sa mort en 1880, Ferdinand Baudry, archéologue et curé du Bernard, y fait part quant à lui des trouvailles qu'il effectue au lieu dit de Troussepoil. A partir de 1901, et pendant près d'un demi-siècle, c'est le docteur Marcel Baudouin, érudit éclectique et prolixe, qui alimente la rubrique archéologique. Il laisse une bibliographie impressionnante de plusieurs dizaines d'articles dont les descriptions demeurent précieuses bien que ses explications, parfois farfelues, appellent généralement des réserves. Dans la seconde moitié du XXe siècle, Roger Joussaume et Jean-Loïc Le Quellec, brillants vulgarisateurs scientifiques, contribueront largement à la connaissance de la préhistoire de la Vendée.

    A partir de 1914, la Société d'émulation est dans la tourmente. La Première Guerre mondiale porte un coup d'arrêt à la publication qui ne reprendra qu'en 1922 avec un caractère résolument plus littéraire. Par son contenu, elle se rapproche alors de la " Revue du Bas-Poitou ", l'autre publication départementale.

    Puis, peu à peu, la Société se consacre presque essentiellement à l'histoire de la Vendée, en privilégiant la diffusion d'études originales et la promotion de travaux en préparation. On ne saurait citer tous les sujets qui sont traités. A titre d'exemple évoquons les notices communales de Léon Audé, les travaux de Guy de Raigniac sur les familles ou de Louis Troussier sur Noirmoutier et l'histoire des Sables-d'Olonne par Henri Renaud.

    Dans les années trente, la revue réserve quelques pages très utiles à la diffusion de la liste des monuments classés ou inscrits parmi les monuments historiques. L'idée sera reprise dans les bulletins de 1983, 1984 et 1988.

    Ayant cru un temps profiter de l'avènement du régionalisme, la Société est vite déçue et doit interrompre sa publication de 1942 à 1949.

    Un élargissement des domaines de recherche est initié dans le bulletin de 1966-1967, aussitôt dépassé par l'expérience novatrice des bulletins de 1968 et 1969, parus sous le titre prometteur de " Vendée 2000 ". La publication se veut alors " l'instrument de connaissances des réalités politiques, économiques et sociales du département dans le temps […], l'information permanente de tout ce qui concourt à l'expansion et au devenir du département… " Les géographes, comme Jean Renard ou Fernand Verger, qui jusque-là occupaient une place réduite, s'imposent alors avec des questions de géographie physique, de géographie humaine et d'aménagement du territoire. Du fait de difficultés financières la parenthèse " Vendée 2000 " est fermée dès la livraison de 1970-1971.

    Un dernier bulletin paraît dans la forme classique en 1990. Dans le cadre de la commémoration du bicentenaire de 1793, la Société publie un numéro spécial en 1993 sous la forme d'un recueil de mémoires et de journaux inédits intitulé " Les oubliés de la Guerre de Vendée " (tient lieu d'annuaire pour 1991 et 1992).

    La Société d'émulation compte aujourd'hui plus de 270 membres titulaires, auxquels elle propose des activités variées : des conférences, des publications, des visites commentées de sites et une revue annuelle publiée depuis 1994 sous le titre " Recherches vendéennes ".



    LA SOCIETE D'EMULATION ET LES ARCHIVES DEPARTEMENTALES

    La collaboration fructueuse qui lie traditionnellement la Société aux archivistes du département est illustrée par leur présence au sein du bureau, leurs nombreuses contributions et la publication de synthèses sur les entrées et l'activité des Archives départementales. Au milieu des années 1990, la Société d'émulation a servi de laboratoire pour expérimenter la numérisation de manuscrits et d'imprimés, ouvrant ainsi la voie aux chantiers massifs de reproduction numérique initiés par les Archives de la Vendée et bien d'autres départements. Cette expérience a abouti à la publication de six cédéroms. La Société et les Archives coopèrent actuellement à la création de dictionnaires historiques. Sans abandonner la revue, l'association s'associe au développement de nouveaux outils de recherche et de partage du savoir, en s'appuyant sur un réseau de fidèles qui participent à son essor.

    La Société a eu le souci constant de réaliser périodiquement des tables : années 1854-1869 publiées en 1871, années 1871-1880 diffusées en 1880, puis compilées et complétées jusqu'en 1900 en 1902, et années 1901-1953 parues en 1954.

    Elle a entrepris en 2006 l'analyse intégrale de sa publication annuelle. Ce travail a été accompli pour la période 1854-1932 par François-Xavier Brochard sous la direction du Comité des dictionnaires de la Société, composé de Françoise Baudat, Thierry Heckmann et Pierre-Yannick Legal. Une convention passée en août 2007 entre le Conseil général de la Vendée et la Société d'émulation prévoit la publication électronique des travaux de la Société sur le site internet des Archives départementales. C'est dans ce cadre qu'a été intégré le travail de description, portant sur les 80 premières années de la revue (1854-1932).

    Les bibliothécaires des Archives, Françoise Jaunas et Emmanuelle Roy, ont poursuivi le travail de mise en valeur jusqu'en 1990 avec la collaboration d'Ingrid Ninot.



    (1) La revue s'intitule : " Bulletin périodique : histoire, lettres, sciences, arts, agriculture - Société d'émulation de la Vendée " en 1905 et de 1912 à 1922 ; " Annuaire - Société d'émulation de la Vendée " de 1923 à 1956 ; " Société d'émulation de la Vendée : revue d'études historiques et archéologiques " de 1958 à 1965 ; " Annuaire - Société d'émulation de la Vendée " en 1966/1967 ; " Vendée 2000 " en 1968 et 1969 ; " Société d'émulation de la Vendée " à partir de 1970/1971, la mention d'annuaire réapparaissant en 1976 ; " Recherches vendéennes : annuaire de la Société d'émulation de la Vendée " depuis 1994.

  • Périodiques historiques : présentation d'articles

    Cette base de données regroupe une sélection d'articles parus dans les périodiques conservés aux Archives de la Vendée.

  • 59 J - Fonds Bocquier (XVe s. -1948)

    Les papiers d'Edmond Bocquier sont constitués principalement de ses travaux et de quelques papiers personnels. Ses travaux ont été classés suivant ses centres d'intérêt.

    La partie consacrée à la linguistique contient notamment son dictionnaire topographique de la Vendée. Cet ouvrage, bien qu'inachevé, constitue une référence majeure de la toponymie dans le département.

    Les articles consacrés à la géologie et à la géographie physique de la Vendée contiennent, en outre, un manuscrit inédit consacré aux mollusques.

    Les articles 59 J 16 à 34 rendent compte de son implication dans la recherche ethnographique et folklorique. Son questionnaire sur le folklore vendéen en 1943 prend sa source dans la démarche qu'il a entamée dès les premières années du 20e siècle : face à l'épuisement de son 1er questionnaire, il décide de rédiger une nouvelle enquête, plus complète. Il est rejoint dans sa démarche et soutenu par le Comité départemental du folklore, créé en novembre 1943 et affilié à la Société nationale du folklore (elle-même rattachée au Musée des Arts et Traditions populaires, créé suite à la renaissance du mouvement folkloriste en 1937).

    Ses travaux sur la préhistoire et les fouilles archéologiques sont l'occasion d'échanges avec le Dr Baudouin et Waïtzenegger. Il accumule aussi une importante documentation sur l'histoire du Bas-Poitou et de la Vendée.

    Parallèlement à ce classement thématique, il constitue des dossiers documentaires sur les communes et des notices sur les personnalités locales. Ces dossiers sont constitués principalement de coupures de presse et parfois enrichis de documentation, d'illustrations et de correspondance avec des érudits locaux. Ils complètent la partie thématique.

    Les papiers personnels conservés dans le fonds comprennent une partie de la correspondance scientifique reçue par Edmond Bocquier. Elle constitue une importante source documentaire, malheureusement lacunaire, et permet d'entrevoir les relations qu'il entretient avec les scientifiques de son temps. Ainsi la correspondance échangée avec le Dr Marcel Baudouin, bien que lacunaire, contient tout de même près d'une centaine de lettres. Elle est complétée par les lettres conservées dans les dossiers documentaires et les dossiers de communes. Les pièces d'archives et quelques imprimés ayant appartenu à Bocquier ont été intégrés à cette partie.

    Bien que déjà important, ce fonds ne constitue pas la totalité de la masse documentaire accumulée par Edmond Bocquier : Mme Bocquier a elle-même opéré une sélection dans ce qu'elle souhaitait remettre aux Archives de la Vendée, ce qu'elle souhaitait conserver et ce qu'elle a remis à d'autres institutions.

    Pour ses recherches, Edmond Bocquier avait constitué une importante bibliothèque et plusieurs collections. Sa bibliothèque a été répartie, selon ses voeux, entre les Archives de la Vendée, la bibliothèque municipale de La Roche-sur-Yon et celle de l'école normale d'instituteurs. Il semble que les ouvrages à caractère historique aient été confiés aux Archives où ils ont été intégrés au fonds historique, alors que la bibliothèque municipale se voyait remettre les ouvrages à caractère scientifique et l'école normale, les ouvrages pédagogiques.

    Ses cartes et plans ont été intégrés dans les fonds Fi des Archives départementales (1 Fi, 7 Fi et 8 Fi) où ils sont identifiés comme provenant du "Don de Mme H. E. Bocquier" [Mme Hélène Edmond Bocquier].

    Ses collections minéralogiques ont été confiées à l'école normale d'instituteurs de La Roche-sur-Yon tandis que les collections préhistoriques et conchyliologiques ont rejoint le musée de La Roche-sur-Yon.

    Aux papiers d'Edmond Bocquier ont été joints deux autres fonds : les papiers de Louis-Pierre Fallourd, son oncle, et ceux d'Eugène Waïtzenegger, son beau-père.

    Les papiers Fallourd ont été remis à Edmond Bocquier par sa cousine, Mme Auriol-Fallourd, en septembre 1938. Ils portent sur la généalogie de cette famille et l'histoire de Foussais-Payré, son berceau, et ont été constitués par Louis-Pierre Fallourd (né en 1834), instituteur. S'y ajoutent un peu de sa correspondance et des papiers de son fils, Etienne Fallourd (né en 1874), relatifs à sa carrière militaire coloniale.

    Edmond Bocquier entretenait un lien particulier avec cette famille puisqu'il a été élevé par Louis Fallourd, fils de Louis-Pierre, instituteur lui aussi, et Elisa Jouannin, la soeur de sa mère, pendant 10 ans (de 1887 à 1897).

    Eugène Waïtzenegger (1864-1945), passionné d'histoire et de préhistoire, s'intéresse plus particulièrement au nord-ouest de la Vendée, où l'a conduit sa carrière d'agent-voyer au service vicinal. Sa profession lui permet de recueillir des informations archéologiques et d'orienter ses fouilles. Il collabore à différentes revues notamment la Terre Vendéenne, créée par Edmond Bocquier, et la Revue du Bas-Poitou, dans lesquelles il signe ses travaux du nom de Waïtzen-Necker, comme son père Balthazar. Outre les travaux d'Eugène Waïtzenegger, ce fonds comprend les papiers qui lui ont été remis par Mme Philibert Chaignon, descendante des Goubaud, de Saint-Etienne-du-Bois. Ces papiers lui ont permis d'établir des liens entre les Goullard, seigneurs de Boisbellefemme et de la Roussière, et les Goubaud.

  • 32 J - Chartrier du Landreau (1300-XIXe s.)

    Le fonds d'archives coté 32 J aux Archives départementales de la Vendée est connu sous le nom de chartrier du Landreau. Il comprend en fait les titres de plusieurs seigneuries situées sur les différentes paroisses des Herbiers, à Saint-Paul-en-Pareds, à Saint-Florent-des-Bois et à Luynes (Indre-et-Loire). Il comprend aussi les papiers des familles qui s'y sont succédées. L'ensemble du fonds contient 59 articles dont près de la moitié ont été numérisés. Les titres des seigneuries, à l'exception de celle des Noyers (Saint-Paul-en-Pareds), ont été vérifiés et quelques modifications apportées au classement d'origine des pièces non reliées. Les papiers des familles sont restés en l'état : ils comportent non seulement des pièces personnelles mais aussi des titres relatifs à la gestion de leurs biens après la Révolution.

    En 1710 une partie de la châtellenie des Herbiers, passe par mariage à la famille Jousbert du Landreau. C'est René Julien Jousbert, seigneur du Landreau, mais aussi du Plessis-Tesselin, de la Barette, de la moitié de la châtellenie des Herbiers, et ancien capitaine au régiment du roi, qui est à l'initiative du chartrier. Il en confie le classement au feudiste Jacques Moisgas dont le travail s'est vraisemblablement échelonné de 1777 à 1786. Il est à noter que les derniers volumes de titres ont souvent été préparés par Moisgas mais non reliés : ils sont donc souvent lacunaires et moins bien conservés.

  • Administration des Douanes (1792-1994)

    Le fonds reflète l'activité de l'administration des douanes sur le territoire vendéen. En effet, on y retrouve l'exercice des bureaux et des brigades.

    Les bureaux lèvent les taxes, nombreuses, comme en attestent les registres finanicers ainsi que les dossiers de reçus de taxes.

    Au XIXème siècle, le bureau des Sables-d'Olonne était aussi un bureau d'inspection, qui rendait compte, par des rapports mensuels et trimestriels, de l'activité des bureaux et des brigades de sa circonscription à la Direction de La Rochelle.

    Les brigades, quant à elles (branche armée de l'administration des douanes), avaient, pour l'essentiel, mission de contrôle et de surveillance du territoire de leur circonscription, dans un esprit de lutte contre la fraude et la contrebande.

    Ainsi, surtout pour le XIXème siècle, elles surveillaient et contrôlaient les marais salants et le transit du sel, denrée très importante, comme l'attestent les différentes instructions relatives au sel et l'établissement de statistiques concernant le sel de Noirmoutier (1839-1896).

    De même, elles étaient chargées de la surveillance et du contrôle de l'activité des ports auxquels elles étaient attachées. La surveillance s'exerçait sur l'environnement du port, quant au contrôle il se concentrait sur la navigation et les marchandises. Les navires étaient francisés (immatriculés) et répertoriés, chacun ayant son dossier individuel, dans lequel se trouve acte de francisation, certificat de jauge, actes de vente ou de cession, quittances de taxes, laisser-passer. Ces dossiers composent la majeure partie du fonds (14 ml). Des manifestes étaient aussi rédigés à chaque entrée et sortie des navires dans un port (document obligatoire donnant un état général du chargement composant la cargaison d'un navire). Donc, le transit des marchandises faisait l'objet d'un contrôle, tout comme leur stockage dans les entrepôts, pour lesquels toutes les entrées et sorties étaient consignées dans les sommiers des entrepôts.

  • Archives militaires de la reconquête du Midi après les Cent Jours

    De caractère avant tout militaire, ces archives ont été réunies par le baron de Damas dans l'exercice de ses fonctions de sous-chef d'état-major du duc d'Angoulême, lequel était alors lieutenant général du roi chargé de résister au retour de Buonaparte dans les provinces du Midi. Constitué de deux grosses liasses, ce fonds ne comprend pas de pièces antérieures au 8 avril 1815, jour de la capitulation du Prince à Lapalud (Vaucluse), qui lui permit de partir en exil en Espagne où il demeura à Barcelone. C'est alors que commence ce fonds, les rares pièces antérieures y ayant été ajoutées par la suite. La série primitive de ces archives est composée de lettres de ralliement qui arrivent, à partir de la toute fin mai, et d'abord très timidement. S'y ajoute ce qui relève de la constitution d'une armée en Espagne, en vue de la reconquête, les émigrés se regroupant à Figueres, en Catalogne, et à Vitoria, près de la côte atlantique. La correspondance est alors entretenue avec ceux qui rejoignent les dépôts militaires français, avec leurs commandants français, mais aussi avec les autorités espagnoles.

    Une troisième série d'archives témoigne de la constitution d'un véritable bureau de l'information autour du baron de Damas. Tenue à l'écart, la petite cour du duc d'Angoulême cherche en effet à réunir toute information venue de France, alors que la frontière est hermétiquement fermée. Des intermédiaires font passer des nouvelles, voire les rapports d'espions qui se risquent en Ariège, à Toulouse et à Perpignan. Puis vient le temps de la reconquête ou restauration. Celle-ci commence d'abord à l'Est, à Toulon ou Marseille, où interviennent des agents du Prince qui s'étaient retirés, non en Espagne, mais à Gênes. Munis de larges pouvoirs, ils sont chargés de nommer de nouveaux gouverneurs des divisions militaires, quand ils ne le deviennent pas eux-mêmes, ainsi que les responsables civil et militaire de chaque département, un commissaire du roi en guise de préfet, et un commandant militaire. Ces derniers entreprennent aussitôt une correspondance directe avec le duc d'Angoulême ou Damas, par les voies détournées qu'impose la résistance à la Restauration en Languedoc. Finalement, à la fin de juillet et en août, quand se dissipent cette résistance et que s'affermit l'autorité royale, le fonds d'archives prend une forme plus classique, avec une multiplication des correspondants et des sujets abordés.

    Le lecteur, introduit par ce fonds d'archives dans la proximité immédiate du duc d'Angoulême, sera peut-être surpris de constater que Damas semble toujours faire écran entre ce prince du sang et lui. Alors qu'un bonne part de la correspondance est en effet adressée à Son Altesse Royale, aucune pièce n'est toutefois signée de sa main car les réponses sont toujours faites en son nom. Un petit papier permet néanmoins d'entendre sa voix : un secrétaire, dont la main n'est pas celle de Damas, a recueilli au brouillon et au style indirect les idées de la réponse à faire à deux correspondants (cf. l'article 59) : " [Ecrivez-lui] que j'approuve tout ce qu'il a fait…, qu'il fasse beaucoup de compliments de ma part à, [etc.]. "

    On signalera enfin au lecteur le piège que lui tend une homonymie entre deux personnages principaux qu'il ne faut pourtant pas confondre : le baron de Damas d'une part, toujours aux côtés du Prince, et le comte de Damas ou de Damas-Crux, placé à la tête des Français à la frontière atlantique, avant de les conduire jusqu'à Bordeaux.

    Sur les derniers jours de la reconquête et restauration, soit dès la mi-juillet 1815 par endroit, règne l'ombre menaçante de la fin des pouvoirs exceptionnels. De nouvelles autorités nommées par le cabinet ministériel s'installent en effet à leur tour et remplacent les provisoires, qui avaient pourtant conquis les places. C'est alors sans doute que le baron de Damas, comme les autres, plia bagage et classa ses archives. Chaque pièce ou presque fut cotée, et le tout réparti en chemises thématiques. Le système de classement n'était toutefois pas assez rigoureux pour qu'on puisse le restaurer tel quel dans la présentation que nous en donnons.

  • Notaires de l'Ile-d'Yeu : analyses d'un choix de pièces (1625-an VIII)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires de l'Ile-d'Yeu. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Notaires d'Antigny, Bazoges-en-Pareds, Bouildroux, Breuil-Barret, Cheffois, Loge-Fougereuse et Mouilleron-en-Pareds : analyses d'un choix de minutes (1630-1807)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Antigny, Bazoges-en-Pareds, Bouildroux, Breuil-Barret, Cheffois, Loge-Fougereuse, Mouilleron-en-Pareds et Saint-Germain-l'Aiguiller. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Cartes postales éditées par Jules Robuchon

    L'approche de Jules Robuchon est nouvelle pour son époque. L'esthétisme de ces photographies de monuments est indéniable mais il a eu également à cœur d'être le témoin de son temps. Les scènes de la vie quotidienne des Vendéens sont nombreuses (travaux à la ferme, jour de foire, activités portuaires…), en effet il est le premier à représenter les bourrines de Saint-Hilaire-de-Riez pour illustrer ce type d'habitat traditionnel.

    Ses clichés présentés ici sous le titre " Coiffes est costumes " datent d'avant 1880, à l'époque où l'essentiel de son travail résidait dans l'élaboration de portraits.

    Reconnaissable à ce regard souvent poétique du photographe sur sa région, la signature physique des cartes postales est caractéristique. Jules Robuchon appose son tampon encreur " PHOT. Jules ROBUCHON, Poitiers " tout d'abord sur de très rares documents en bas et à droite de la carte (en plus de sa signature JR et de son texte à la plume), avant de le mettre définitivement de façon verticale sur le côté gauche de la carte de bas en haut. C'est dans cette version qu'ont été retrouvé le plus grand nombre des cartes postales du photographe.

    Toutes les cartes de cet inventaire sont issues de photographies prises par Jules Robuchon, qu'elles aient été imprimées à Nancy ou par lui-même, ainsi que celles, posthumes, éditées sous son nom par sa fille Eugénie. Les cartes postales sont issues des 519 clichés figurant dans " Paysages et monuments du Poitou " mais aussi de photographies non publiées dans cet ouvrage.

    Afin de constituer la collection la plus complète des éditions Robuchon, toutes les cartes postales issues d'un même cliché, ont été retenues pour peu qu'elles présentent des différences (légende, imprimeur ou encore couleur du tampon encreur).

    Les cartes éditées par Eugénie après 1922 sont identifiées comme " semi-modernes ", tandis que celles de son père sont dites " anciennes ".

    Grâce à plusieurs prêteurs, et surtout à M. Jean Meunier, la collection de cartes postales de Robuchon des Archives de la Vendée a largement été enrichie. Ainsi 518 cartes postales ont pu être ici réunies, qu'ils en soient vivement remerciés.

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