Information

SALLE DE LECTURE 

Info du 18-12-2020

La salle de lecture est ouverte du lundi au vendredi de 9h à 12h et de 13h30 à 17h sur rendez-vous et dans la limité des places disponibles. Réservation au 0251377133.  Lire la suite

         

Actualités à la Une (26 janv.)

Embarquez avec un marin avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale

- Envie de donner votre avis sur le site internet des Archives de la Vendée ?  Participez à l'enquête en ligne 

 

Actualités précédentes

Retour sur l'actualité de 2020

Du nouveau sur "Noms de Vendée" : indexation des mariages jusqu’en 1919

-  Les "Notes généalogiques" de Jean Maillaud

  • Minutier ancien de Luçon (1556-1809)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Williaume a rédigées alors qu'il consultait le minutier pour ses travaux sur Luçon et qu'il a ensuite confiées aux Archives. Qu'il en soit vivement remercié. Elles sont complétées par celles de M. Jaunet qui a relevé tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à Luçon de 1556 à 1809. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Minutier ancien de l'Ile-d'Yeu (1625-an VIII)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires de l'Ile-d'Yeu. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Archives audiovisuelles isolées.

    Inventaire des documents audiovisuels d'origine privée (entrés par dépôts ou dons) confiés en petit nombre aux Archives de la Vendée sous forme d'originaux de tous formats cinématographiques (séries Ci) ou de fichiers numériques (série CiN). Ils illustrent de très nombreux domaines de la vie locale des années d'entre deux guerres jusqu'à nos jours. Ces films sont cotés en fonction du format cinématographique du film original : en 1 Ci (9,5 mm), 2 Ci (16 mm), 3 Ci (8 mm), 4 Ci (Super 8), 5 Ci (35 mm), 6 Ci (17,5 mm).

    Cet inventaire présente ces films dans un classement thématique. Il sera enrichi régulièrement des nouveaux films restaurés, numérisés et mis en ligne. La première édition comportait quelques films intéressants par leurs sujets ou leur date, telles les images en noir et blanc des nombreuses fêtes organisées à La Roche-sur-Yon dans les années 1930 qui rassemblaient la population endimanchée, qu'il s'agisse de courses cyclistes, de fêtes Place Napoléon ou de spectacles de rue (6 Ci 1-3). Monseigneur Gustave-Lazare Garnier, évêque de Luçon, entouré des séminaristes en vacances à Notre-Dame de Bourgenay (1 Ci 2), ou plus récemment, les festivités organisées par la ville de Luçon en 1972, filmées en couleurs, pour honorer le centenaire de la donation à la ville, de sa maison et de son jardin par Henri Dumaine (4 Ci 98).

    La mise à jour d'octobre 2018 permet de découvrir 8 nouveaux dépôts ou dons et 28 notices supplémentaires ainsi que quelques pépites telle la bénédiction après travaux de reconstruction de la nouvelle chapelle de Maison-Pré à La Pommeraie-sur-Sèvre en 1934 (1 Ci 13), la journée festive pour les 50 ans de l'école de garçons Saint-Joseph d'Antigny en 1948 (1 Ci 62) ou la fabrication manuelle de roues de vélo en 1978 (4 Ci 70).

  • Minutier ancien de La Châtaigneraie (1574-1805)

    Les analyses présentées ici sont celles que M. Jaunet a rédigées en consultant le minutier. Ce relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles et les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse passés devant les notaires en résidence à La Châtaigneraie. Ont également été analysés un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Minutier ancien de Bourneau, Marsais, Mouzeuil, Nalliers, Petosse, Pouillé, Saint-Cyr-des-Gâts, Saint-Laurent-de-la-Salle, Saint-Martin-des-Fontaines, Saint-Martin-sous-Mouzeuil, Sainte-Radégonde-la-Vineuse, Saint-Valérien et Sérigné) : analyses d'un choix de pièces (1541-1808)

    La totalité du minutier d'Ancien régime du canton de L'Hermenault a été numérisée (notaires en résidence à Bourneau, Marsais, Mouzeuil, Nalliers, Petosse, Pouillé, Saint-Cyr-des-Gâts, Saint-Laurent-de-la-Salle, Saint-Martin-des-Fontaines, Saint-Martin-sous-Mouzeuil, Sainte-Radégonde-la-Vineuse, Saint-Valérien et Sérigné). Les analyses présentées ici sont celles que MM. Jaunet et Panisson ont rédigées. Le relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles, les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisse, ainsi qu'un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique. Il est à noter que tous les actes de Laurent Appraillé, notaire à Mouzeuil, de 1757 à avril 1778 ont été entièrement analysés.

  • 1 Num 24 - Fonds Godard des Breuzes (XVIIIe s.-1844)

    Les papiers de Pierre Godard témoignent du destin singulier, encore entouré de mystère, d'un de ces militaires qu'ont multipliés la Révolution et l'Empire. Très intégré au milieu des anciens révolutionnaires de la Vendée, il découvre ce département et s'y établit après la guerre civile, dont ses archives ne gardent aucun écho, pas plus que de la reconstruction du pays, qui marque pourtant durablement le paysage. La " grande guerre ", pour un nouvel arrivant vivant plus de sa pension que des rentes de la terre, paraît relever d'un passé révolu et sans conséquence pour lui.

  • 107 J - Papiers Marcel Filuzeau (Familles Pineau-Plantier de Noirmoutier, 1597-1948)

    Ce fonds est principalement constitué des papiers des familles Pineau-Plantier, la famille maternelle de Marcel Filuzeau, auxquels s'ajoutent des recherches historiques et généalogiques. Ces deux ensembles, organisés suivant la généalogie familiale, forment les deux premières parties de ce fonds.

    La 3e partie comprend les autres travaux de Marcel Filuzeau, de la documentation et quelques papiers personnels. Sa famille maternelle étant essentiellement noirmoutrine, il a recueilli une importante documentation sur l'île et son histoire. Il s'est aussi intéressé plus largement à la Vendée et à quelques autres départements.

  • Plans et affiches relatifs aux établissements classés

    Le présent catalogue dresse l'inventaire de plus de 2800 plans, cartes et affiches conservés dans les dossiers des établissements classés (cotés 5 M 78-327) et couvrant la période de 1830 à 1954. Cette appellation d' "établissement classé" désigne les ateliers et usines considérés comme dangereux, insalubres ou incommodes, et donc sources de pollutions ou de nuisances pour leur voisinage. Ces établissements - comme les abattoirs (ou tueries), conserveries, dépôts d'essence, garages, fabriques d'engrais, fours à chaux, porcheries et tanneries, pour ne citer que les plus nombreux - faisaient donc l'objet d'une réglementation particulière dont le suivi était assuré par les services de la préfecture.

    Le catalogue est organisé par ordre alphabétique des communes, puis par ordre chronologique des pièces.

    La plupart de ces pièces consistent en plans sommaires, manuscrits ou imprimés, indiquant l'aménagement de l'établissement ou sa situation dans son environnement proche. Certains plans plus soignés, parfois aquarellés, offrent des représentations détaillées d'une papeterie ou d'une manufacture de chandelles, ou permettent d'appréhender le maillage économique local à une époque où ce dernier était bien plus dense qu'aujourd'hui.

    Un petit échantillon de ces documents (60 plans et 1 affiche) a été numérisé pour illustrer la grande diversité de ces établissements classés, reflets d'une partie de l'industrie et de l'artisanat vendéens des 19e et 20e siècles. En effet, dans cet inventaire se côtoient aussi bien des établissements renommés (la conserverie Saupiquet, le magasin yonnais des Galeries Modernes) que les innombrables dépôts d'essence et tueries, ou encore des fabriques plus insolites comme celles de tapis en caoutchouc ou d'huile de pieds de boeufs.

    Les documents cartographiques et iconographiques présentés dans ce catalogue font partie intégrante des dossiers de la sous-série 5 M (hygiène et santé publique) qu'elles illustrent et complètent. Ces dossiers ont été versés aux Archives départementales par la préfecture de la Vendée et sont librement consultables en salle de lecture.

  • 1 Num 533 – Album François Gérard (1932-1970)

    L’album présenté dans cet inventaire s’ouvre sur la collection de rubans de bachis portés par François Gérard durant sa carrière dans la Marine nationale, de 1937 à 1953 (1 Num 533 2). Suivent plus de 600 tirages photographiques noir et blanc, fixés par des coins autocollants sur 88 pages cartonnées reliées par un lacet, le tout sous une couverture en cuir marron décorée de motifs végétaux. La moitié de ces clichés illustre les escales et lieux visités par le marin (souvent par des photos-cartes achetées), l'autre moitié consiste en des tirages probablement uniques mais dont l'auteur n'est vraisemblablement pas toujours François Gérard (notamment pour ceux pris lors de manoeuvres ou de combats, ou encore lors de cérémonies officielles). Le marin a légendé la plupart des clichés, parfois avec force détails, sur l’envers au crayon de papier. La présence de ces notes confère un intérêt majeur à ces photos, qui deviennent ainsi les témoins d’un fragment de l’histoire de la Marine française, juste avant, pendant, et juste après la Seconde Guerre mondiale – notamment lors d’épisodes relativement méconnus comme la bataille de Dakar en septembre 1940.
    Le fils de François Gérard a également prêté quelques documents militaires permettant de retracer le parcours de son père, tous regroupés dans la première notice (1 Num 533 1). Ils sont très précieux pour comprendre la chronologie des événements vécus par le marin, tout particulièrement la page de son livret militaire listant ses affectations successives (vue 13). À noter également la présence d'un enregistrement sonore réalisé à New York en 1939, qui fait ressurgir la voix du jeune marin plus de 80 années plus tard.
    Le plan retenu distingue les papiers et portraits propres à François Gérard (1 Num 533 1 à 3) et les portraits des membres de sa famille et de ses compagnons d’armes (1 Num 533 36 à 39). Le reste de l’inventaire suit un déroulement chronologique, de ses débuts sur le Georges Leygues en 1937, jusqu’à son séjour à Amiens où il apprend le métier de facteur en 1954-1955, une fois retraité de l’Armée.

    François Gérard s’engage dans la Marine comme matelot canonnier en mars 1937, à la veille du second conflit mondial. La Marine française, récemment reconstruite, est alors l’une des plus puissantes au monde ; la 4e après celles de la Grande Bretagne, des États-Unis et du Japon. Le jeune matelot embarque fin 1937 sur le Georges Leygues, croiseur léger tout juste achevé, sur lequel il sillonne les océans Atlantique et Indien (1 Num 533 4 à 8). Dès cette époque, ses clichés sont riches d’instruction sur l’armement naval des bâtiments de guerre.
    L’album ne contient aucun cliché pris entre la déclaration de la guerre le 3 septembre 1939 et la signature de l’armistice le 22 juin 1940. Ce dernier exige le désarmement de la flotte de guerre, mais le gouvernement allemand déclare « qu’il n’a pas l’intention d’utiliser pendant la guerre, à ses propres fins, la flotte de guerre française stationnée dans les ports sous contrôle allemand » (extrait de l’article 8). La France conserve donc sa Marine, tout comme son empire colonial. Le ralliement de l’amiral Darlan, chef d’état-major de la Marine, à Pétain participe au sentiment majoritaire de solidarité envers le nouveau régime de Vichy au sein de la Marine française.
    Côté britannique, Churchill, très inquiet à l’idée que la puissante flotte française soit malgré tout récupérée par Hitler, lance l’opération Catapult qui entraine l’attaque de Mers el-Kébir début juillet 1940. Cet épisode dramatique (1300 marins français décèdent dans le port algérien) fait naître une forte hostilité à l’égard de l’allié d’hier chez les marins français. Ce ressentiment est probablement à l’origine des échecs de l’attaque de Dakar en septembre 1940 – pendant laquelle les navires français fidèles à Vichy repoussent les forces britanniques et gaullistes – et de la résistance française lors des débarquements alliés en Algérie et au Maroc en novembre 1942. François Gérard, heureusement absent à Mers el-Kébir, est témoin de ces deux derniers événements : à bord du Georges Leygues à Dakar les 23-25 septembre 1940 (1 Num 533 10) et dans le camp militaire de Casablanca les 8-10 novembre 1942 (1 Num 533 18). Ses clichés illustrent ces combats fratricides qui durèrent à chaque fois trois jours.
    Sur le sujet délicat de ces batailles qui virent s’affronter des Français, qu’il soit ici permis de préciser que, dans la majorité des cas, l’appartenance à l’un ou l’autre des camps dit opposés ne résultait pas d’un choix politique mais tout simplement des circonstances (notamment la localisation du navire au printemps 1940). Au final, entre 1939 et 1945, François Gérard aura combattu contre les Allemands, les Italiens, les Alliés quand ceux-ci se présentaient en ennemis, puis à nouveau contre les Allemands et les Japonais (aux côtés de ses adversaires passés). Tout cela avec le même sens du devoir, de la discipline, de l’esprit de sacrifice et un patriotisme exemplaire (extraits de la lettre de l’amiral vendéen Norbert Bonneau à Alain Gérard, datée du 9 avril 2015).
    Basculé dans le camp allié après le débarquement en Afrique du Nord, comme la plupart des unités françaises survivantes présentes sur ce continent, François Gérard est alors affecté sur le cuirassé Richelieu. Ce dernier, après une modernisation à New York en 1943, opère aux côtés de la Royal Navy en Atlantique puis dans l’Océan Indien (1 Num 533 19 à 29). Il est notamment présent lors de la signature de la reddition japonaise par Lord Mountbatten à Singapour, le 12 septembre 1945 (1 Num 533 23).
    Après le conflit mondial, François Gérard passe encore plusieurs mois à bord du Richelieu, avant de rentrer en France en juillet 1946. Le canonnier reste un an à Cherbourg, puis remonte sur quatre navires différents dont la Frégate Le Brix (1 Num 533 30 à 32).

    La richesse documentaire de ce fonds photographique ne réside pas seulement dans les épisodes de la guerre 1939-1945 décrits ci-dessus, mais aussi dans les nombreuses images des pays traversés par François Gérard au gré de ses escales. Le marin semble avoir eu à cœur d’illustrer les lieux visités par des clichés ou, plus souvent, par l’achat de petites photos-cartes touristiques. Ainsi, 315 vues d’une douzaine d’états figurent dans cet inventaire. Parmi eux : le Maroc et tout particulièrement Casablanca où le marin passa deux ans, l’Égypte (passage obligé vers l’Océan Indien), Singapour, Ceylan, l’Afrique du Sud, le Sénégal ou encore l’Écosse et la ville de New York photographiée en 1939 (lors de l’Exposition internationale) et en 1943.

  • Fichier historique du diocèse de Luçon (révision en cours, 2020)

    RECUPERATION DU TRAVAIL DE L'ABBE DELHOMMEAU (mai 2020)

    L'abbé Delhommeau a rédigé près de 32 000 notices descriptives de documents consacrés à l'histoire religieuse de la Vendée et conservés dans plusieurs institutions ou dans des collections privées. Celles-ci doivent être saisies sur excel pour permettre l'interrogation en plein texte. La saisie sert également à repérer les doublons qui sont systématqiuement retirés.


    Toutes les cotes conservées aux Archives de la Vendée sont vérifiées et réactualisées en cas de recotation des originaux décrits. Lorsqu'un document n'a pu être clairement identifié, la mention "pièce non repérée, année de constat" suit la cote relevée par l'abbé. De nombreux liens vers des documents numérisés ont également été ajoutés afin de faciliter le travail du chercheur.


    Point sur la reprise :

    Depuis avril 2020, la totalité des 32 000 fiches ont été saisies (travail commencé en 2018)

    En mai 2020, 4781 notices sont publiées dans le présent inventaire (Abbayes d'hommes, Ordre de Saint-Benoist : 2308 notices, Ordre de Citeaux : 515 notices, Ordre des camaldules : 57 notices, Ordre des chanoines de Prémontré : 1073 notices et Ordre de Saint-Augustin : 828 notices)

    Que les nombreuses personnes qui ont participé à la saisie des fiches soient ici remerciées. La vérification des références vendéennes est assurée par Juliette Grison et Françoise Baudat


    FONDS CONSULTÉS POUR LA CONSTITUTION DU FICHIER HISTORIQUE DU DIOCÈSE DE LUÇON


    FONDS PARISIENS (Dépouillements de 1956 à 1982)
    - Archives nationales (dans l'ordre alphabétique des cotes) : Conseil du roi, Agence générale du clergé, Commission des réguliers, ordres militaires et hospitaliers, titres domaniaux, biens des établissements religieux supprimés, affaires et biens des protestants, comité ecclésiastique, police générale, cultes, biens nationaux, tribunal révolutionnaire.
    - Bibliothèque nationale : manuscrits latins et nouvelles acquisitions latines, les manuscrits français et nouvelles acquisitions françaises, les collections Baluze, Clérambault, Dupuy, Duchesne, Moreau, Gaignières, Joly de Fleury, Joursanvault, Morel de Choisy, Mélanges Colbert, Cinq-Cents de Colbert. - Les Estampes et les Cartes et plans.
    - Bibliothèque de l'Arsenal : l'ensemble des documents relatifs à l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec l'archevêque de Noailles, archevêque de Paris, dans les années 1710-1714, quelques papiers des cardinaux-ministres Richelieu et Mazarin, quelques lettres des évêques de Luçon, Lescure et Verthamon.
    - Bibliothèque Mazarine : les manuscrits de la bibliothèque Colbertine - un frère du ministre Jean-Baptiste Colbert fut pendant dix ans évêque de Luçon -, l'inventaire de la bibliothèque du cardinal de Richelieu, quelques pièces relatives à sa disgrâce et à son exil en Avignon en 1617, une liasse concernant le séjour de Rabelais en Bas-Poitou.
    - Bibliothèque Sainte-Geneviève : les actes des synodes du diocèse de Luçon des années 1565, 1629, 1693 et 1724 et un fonds complétant celui de la bibliothèque de l'Arsenal concernant l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec le cardinal de Noailles.
    - Bibliothèque de l'Institut : dans la collection Godefroy, les papiers concernant la nomination de Richelieu au Conseil d'État du roi et une partie des multiples démarches du roi, de la reine-mère, des ambassadeurs et des ministres qui ont abouti à la promotion de l'évêque de Luçon au cardinalat, au mois de septembre 1622.
    - Bibliothèque de la Chambre des députés : le fonds de l'hôtel de Luçon à Paris.
    - Bibliothèque de l'Inspection du Génie : les albums de Claude Masse, ingénieur du roi en tournée dans le Bas-Poitou dans les premières années du XVIIIe siècle.
    - Archives du ministère des Affaires Étrangères : y fut déposée par ordre du roi la majeure partie des papiers de la succession du cardinal de Richelieu. On y trouve en outre des documents concernant des évêques de Luçon : Lescure, Rabutin de Bussy et Verthamon. Le fonds Rome est riche en pièces relatives au jansénisme et à la constitution Unigenitus. Le fonds Angleterre contient une documentation intitulée "La France et l'Angleterre en 1793". Enfin, plusieurs pièces concernant, une fois de plus, le cardinal de Richelieu et aussi l'affaire des évêques de Luçon et de La Rochelle avec le cardinal de Noailles, ont été tirées du fonds Correspondance politique, Rome.
    - Archives du ministère de la Guerre : importante documentation relative aux "nouveaux convertis" du début du XVIIIe siècle, et règlements proposés par l'évêque de Luçon pour les nouveaux convertis de son diocèse.
    - Archives du ministère de la Marine : quelques pièces de la correspondance échangée entre Jean-Baptiste Colbert, secrétaire d'État à la Marine sous Louis XIV, et Nicolas, son frère, évêque de Luçon.

    FONDS CONSERVÉS EN PROVINCE (Dépouillements de 1957 à 1961)
    - Archives de la Vendée et des départements voisins : les mois d'été des années 1957 à 1961 passés dans l'Ouest m'ont permis le dépouillement minutieux des Archives de la Vendée, comme il se doit, et des départements voisins de Charente-Maritime, Gironde, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres et Vienne. Des fiches ont été établies pour les documents concernant le diocèse de Luçon conservés dans les séries instruction publique, familles et seigneuries, état civil, clergé séculier, clergé régulier, culte protestant, documents entrés par voie extraordinaire, administration de l'époque révolutionnaire, domaines nationaux, cultes.
    - Archives diocésaines de Luçon : une collection d'inventaires analytiques pour les séries closes peut faire double emploi avec l'actuel fichier, mais ils ont longtemps et grandement facilité les recherches.
    - Archives diocésaines de Poitiers : on y trouve un certain nombre de pièces antérieures à 1317, date de la création des évêchés de Luçon et de Maillezais dont les territoires furent démembrés de l'évêché de Poitiers qui couvrait, à l'époque, la province entière du Poitou. On y trouve aussi, mais pour une période plus proche de nous, dans les papiers de la famille de Curzon, des lettres de Mgr de Mercy, évêque de Luçon et de ses vicaires généraux de l'époque révolutionnaire.

    - Archives diocésaines de La Rochelle : elles ont conservé une partie des archives de l'ancien diocèse de Maillezais, supprimé en 1648, notamment une collection d'ordonnances épiscopales et synodales, une bonne partie des procès-verbaux des visites épiscopales des XVIIe et XVIIIe siècles, une documentation concernant les établissements religieux, au nombre desquels les couvents des cordelières, des Filles de Notre-Dame et des dames de l'Union-Chrétienne de Fontenay-le-Comte, et des Filles de la Sagesse de Saint-Laurent-sur-Sèvre.
    - Archives diocésaines de Bordeaux : de 1317 à la création relativement récente des régions apostoliques, les évêques de Luçon étaient au nombre des suffragants de l'archevêque métropolitain de Bordeaux. Cette dépendance canonique a laissé quelques traces aux Archives.
    - Archives diocésaines de Nantes : quelques pièces concernant les paroisses de Cugand, La Bernardière, La Bruffière, Saint-André-Treize-Voies et Bouin qui dépendirent jusqu'au concordat de 1801 de l'évêché de Nantes.
    - Archives paroissiales de la Vendée : quelques centaines d'analyses concernent des documents des archives paroissiales, également antérieurs à 1801, conservés dans les presbytères de la Vendée.
    - Médiathèque de la ville de Poitiers : elle possède, outre un très riche fonds d'archives, les 88 cahiers de notes de Dom Léonard Fonteneau, religieux de la congrégation de Saint-Maur en résidence de l'abbaye de Saint-Cyprien de Poitiers, chargé par ses supérieurs, vers 1740, de relever dans les évêchés, les abbayes, les prieurés, les couvents et les châteaux du Poitou tous les documents nécessaires pour la rédaction et publication d'une Histoire religieuse du Poitou. Entre les années 1740 et 1773, Dom Fonteneau visita, dans l'actuel diocèse de Luçon, les abbayes de La Blanche, Boisgrolland, Breuil-Herbaud, des Fontenelles, de La Grainetière, l'Ile-Chauvet, Saint-Michel-en-l'Herm, Talmont et de Trizay, la plupart des prieurés et couvents et, bien sûr, l'évêché de Luçon, où il passa le mois de juillet 1765 à copier les 138 pièces (991 pages) qu'il y découvrit et qui constituent le volume XIV de sa collection.
    - Médiathèque de la ville de Niort : elle possède les originaux de la plupart des documents que Dom Fonteneau copia aux Archives de l'évêché de Luçon. En effet, lorsque, vers 1845, La Fontenelle de Vaudoré, conseiller à la Cour de Poitiers, entreprit la rédaction de son Histoire du monastère et des évêques de Luçon, il se fit remettre, probablement sans difficulté, l'ensemble des fonds de l'évêché. Le travail sortit des presses de Gaudin, imprimeur à Fontenay-le-Comte, en 1847, quelques mois après le décès de l'auteur qui, en bon conseiller général des Deux-Sèvres, avait légué à la ville de Niort tous les manuscrits en sa possession, au nombre desquels ceux empruntés à l'évêché de Luçon qu'on peut consulter aujourd'hui sous les cotes Mss 153, 154 et 167. On trouvera aussi sous les cotes Mss 142 à 146 et sous l'étiquette Papiers Prézeau-La Fontenelle, le journal du couvent des carmes de La Flocellière, de 1613 à 1690, et des pièces concernant les abbayes de Trizay, Saint-Michel-en-l'Herm, d'Angles, de Talmont et de Moreilles, les paroisses du Langon, de 1431 à 1778, de Maillezais et de l'île d'Yeu.
    - Médiathèque de la ville de La Rochelle : riche de documents relatifs à l'ancien diocèse de Maillezais, qui occupait sept des cantons du nord-est et du sud-est de l'actuelle Vendée, elle possède entre autres les registres des insinuations ecclésiastiques, les procès-verbaux de plusieurs visites pastorales des XVIIe et XVIIIe siècles, et les précieux mémoires des pères Arcère et Jaillot, concernant l'ancien diocèse.
    - Médiathèque de la ville de Nantes : elle est bien connue des Vendéens pour sa collection de documents de l'époque révolutionnaire dite Dugast-Matifeux. Charles Dugast-Matifeux, né à Montaigu au début du XIXe siècle, conseiller municipal de Montaigu, se porta acquéreur de la correspondance et de tous les papiers du conventionnel Philippe-Charles-Aimé Goupilleau, procureur-syndic du district de Montaigu, membre du Comité de sûreté générale puis du Conseil des Cinq-Cents. Élu sur le tard conseiller municipal de Nantes, Charles Dugast-Matifeux légua à la ville, en 1894, l'ensemble des papiers de Goupilleau, augmenté des siens, au total 98 volumes de pièces originales et autres qui forment une des sources les plus importantes pour l'histoire de la Révolution française et de la chouannerie dans l'Ouest.

    FONDS DU VATICAN (Dépouillements de 1982 à 1990)
    Il fallut faire un choix et se borner à relever dans les fonds des Archives Vaticanes, les pièces les plus importantes pour l'histoire du diocèse. Elles se trouvent en majorité dans les volumes d'enregistrement des bulles papales, dans les registres et les liasses de la Chambre apostolique, de la Secrétairerie d'État, de la Congrégation consistoriale, pour la période antérieure à la Révolution française.
    Pour les années postérieures à 1789, il fallut chercher dans les papiers du Conseil pour les Affaires publiques de l'Église créé en 1790 pour l'examen, à la demande du roi Louis XVI, du texte de la constitution civile du clergé, dans la série Emigrati francesi pour ce qui concerne les prêtres et religieux français réfugiés dans les États pontificaux, enfin dans la série Epoca napoleonica pour la politique religieuse de la France sous le Consulat et les multiples démarches qui ont abouti, le 15 juillet 1801, au texte de la " convention passée entre le Saint-Siège et le premier Consul de la République française", autrement dit le concordat.

  • Cadastre des communes du Tablier à Xanton-Chassenon

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

  • Pièces isolées

    Ce répertoire réunit une collection de pièces isolées et de petits fonds d'archives répartis en 11 rubriques.

  • Archives communales de Loge-Fougereuse (1632-1992)

    Cet inventaire décrit les pièces isolées déposées par la commune de Loge-Fougereuse aux Archives départementales de la Vendée sous la cote E DEPOT 125. Il présente également, sans rendre compte de l'intégralité du fonds, les séries les plus facilement identifiables toujours conservées en mairie, comme les registres d'état civil, de délibérations, d'arrêtés, ainsi que les documents cadastraux dits primitifs et napoléoniens.


    Chef-lieu de canton jusqu'en l'an X puis rattachée à celui de La Châtaigneraie, la commune fait partie de l'arrondissement de Fontenay-le-Comte.

  • 1940, Entrer en résistance : comprendre, refuser, résister. Pistes pédagogiques et documents sur l'accueil des réfugiés des Ardennes en Vendée (1940) - CNRD 2019-2020 et 2020-2021

    EVACUES DES ARDENNES, REFUGIES EN VENDEE (1939-1942)


    2020, donne l’occasion d’une actualité croisée sur l’année 1940 : le thème retenu pour le Concours national de la Résistance et de la Déportation 2019-2020 "1940, entrer en résistance : comprendre, refuser, résister" (sujet reconduit en 2020-2021 en raison de la crise sanitaire), et la commémoration du soixante-dixième anniversaire de l’exode des Ardennais en Vendée.


    "Le plan d’évacuation des populations exposées à l’ennemi", élaboré par le ministère de la Guerre au début de l’année 1939, attribue à la Vendée la charge de recevoir les habitants des Ardennes. C’est donc essentiellement de ce département que seront issus les réfugiés, rejoints à partir d’août et septembre 1943 par les Nantais qui fuient les bombardements alliés. Dès la déclaration de guerre, en septembre et octobre 1939, arrivent les premiers convois : orphelins, malades, vieillards évacués des hôpitaux et des hospices. Les réfugiés restent toutefois peu nombreux pendant la période de la "drôle de guerre". Le 10 mai 1940, c’est l’exode massif. En une semaine, le département des Ardennes se vide de la quasi-totalité de sa population, qui arrive en Vendée en colonnes désorganisées par la guerre éclair que mènent les Allemands. Le nombre de réfugiés ardennais est évalué à 82 000 personnes réparties dans les communes du département.

    L’ensemble documentaire proposé, centré sur cet exode, participe à l’étude de la première partie du thème du CNRD "Comprendre". En effet, l’arrivée des réfugiés, anticipée mais brutale, a pu participer dans une opinion publique touchée au cœur par l'occupation (réquisitions, vexations, peur de l'occupant), à la prise de conscience des effondrements du printemps et de l’été 1940. Au-delà de l’étude de l’exode, ces documents permettent de remettre en contexte ces événements qui ont pu inciter certains individus au refus et à l’entrée en résistance. Les dossiers documentaires réalisés pour les précédentes sessions du CNRD permettent de traiter ces deux thématiques. Les pistes pédagogiques présentées en tête du dossier mettent en avant les pièces à privilégier et indiquent comment les utiliser pour appréhender le contexte historique et initier des pistes d'étude. Ainsi, on peut se référer aux remontrances adressées à quelques jeunes Vendéens de Challans, en avril 1941, lors de la "campagne des V" : le premier individu cité et donc celui considéré comme le meneur était un Ardennais ! Ce document se trouve dans le dossier du CNRD 2012 "Communiquer pour résister" (document n° 3).

    Les enseignants pourront avantageusement se référer au guide des sources en ligne "Retrouver un réfugié en Vendée pendant la Seconde Guerre mondiale", afin de prendre connaissances de ressources plus amples dans laquelle nous avons sélectionné les documents du dossier.

    Dans la bibliographie, figurent notamment l'ouvrage "Il y a soixante-dix ans dans les Ardennes (1939-1945)" paru aux éditions Terres ardennaises en 2013 et deux études de Christophe Dubois : une communication sur "Les réfugiés des Ardennes en Vendée" parue dans les actes du colloque du CVRH de 2012, "Les Vendéens face à la Seconde Guerre mondiale", pp. 101 à 108 et un ouvrage "Les réfugiés des Ardennes en Vendée, 1940 : histoire et mémoire" (CVRH, 2020). Ces imprimés sont consultables aux Archives départementales.

  • Sous-série 1 Q - Biens nationaux

    La sous-série 1 Q a été classée par Marcel Faucheux au tout début des années 1960 ; ce classement a fait l'objet d'un inventaire imprimé, actuellement en cours de révision. Il s'agit de préciser les analyses, de les replacer dans un contexte chronologique plus cohérent et d'insérer au travail initial les nombreux dépouillements réalisés à l'époque que l'on a pu compléter récemment. Ainsi, toutes les ventes font désormais l'objet d'un descriptif, mentionnant le nom du bien, son ancien propriétaire, l'adjudacataire et la date de l'enchère. Les prêtes-noms ont également été relevés.

    Une importante campagne de numérisation est également menée en parallèle.

    Le présent inventaire est incomplet, seuls sont diffusés ici les articles révus et ceux étant accompagnés d'images en ligne (décembre 2020).

    Les ventes sont d'abord organisées au niveau des districts (jusqu'à l'an IV) puis pris en charge par l'administration départementale.

    Un recensement des biens à mettre sous séquestre a d'abord été effectué, suivi d'une estimation de chacun d'eux par des experts désignés. Des soumissionaires - particuliers ou municipalités désirant acquérir un bien spécifique - font ensuite connaitre le prix auquel ils souhaitent enchérir. Vient enfin la vente aux enchères, organisée sur une dizaine de jours.

    Les procès-verbaux de vente ont systématiquement été dépouillés et numérisés. Lorsque ceux-ci sont lacunaires, l'information manquante a été relevée dans les "états de biens vendus" dressés périodiquement par les services organisateurs.

    Avertissement :
    - les noms de famille : il a été difficile d'en homogénéiser les formes tant celles-ci sont variables. N'hésitez pas à multiplier les recherches ou à utiliser la troncature (*)

    - les noms de commune : les ventes interviennent avant la grande campagne de fusion de communes qui a lieu en 1828. C'est donc les anciens noms qui ont été retenus pour localiser plus précisément les biens. (ex Saint-Hilaire-sur-l’Autise et Saint-Étienne-des-Loges plutôt que Saint-Hilaire-des-Loges, formée seulement en 1828 par la réunion de ces deux communes)

    - les documents sont souvent réunis par canton ; il s'agit des cantons révolutionnaires dont les contours sont très différents de ceux des cantons actuels. Vous en trouverez le détail en annexe de cette introduction.

  • Fonds BF

    Confiées en 2017 aux Archives Départementales de la Vendée, les archives et la bibliothèque du cabinet généalogique Beauchet-Filleau rassemblent les sources et les travaux accumulés par six générations d’érudits poitevins au cours d’un chantier considérable : celui de l’élaboration du fameux « Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou ».
    La tradition d’érudition de cette famille poitevine remonte au XVIIe siècle, époque pendant laquelle plusieurs Filleau s’illustrèrent en tant que magistrats, juristes et hommes de lettres. Henri Filleau (1758-1832) fut l’initiateur du projet du dictionnaire. Grâce à sa charge de procureur du roi au présidial de Poitiers, il réunit de nombreux documents sur les familles du Poitou et entreprit les premières recherches généalogiques du futur cabinet.
    Héritier de ses travaux, son petit-fils Henri Beauchet-Filleau (1818-1895) embrassa le projet : figure majeure de la famille, il consacra sa vie à la rédaction et la publication de l’ouvrage, entraînant dans son sillage plusieurs générations de Beauchet-Filleau. Ses manuscrits, ou « registres » comme il les appelle, et sa collection de pièces d’archives forment aujourd’hui les deux premiers sous-ensembles du fonds d’archives du cabinet Beauchet-Filleau. Cotés 295 J 1 et 295 J 2, ils représentent respectivement six et douze mètres linéaires.
    Le fonds contient également le travail de Dom Georges Beauchet-Filleau (1852-1941), l’un des trois fils de Henri Beauchet-Filleau. Moine bénédictin à l’abbaye de la Source, il entreprit de dépouiller méthodiquement de nombreuses sources, notamment parisiennes, pour le compte du cabinet généalogique. Il fut aidé dans cette tâche par son frère, Dom Henri. Les résultats de leurs recherches ont été consignés au propre dans des volumes baptisés « registres de l’Oncle Georges » qui représentent un sous-ensemble de six mètres linéaires côté 295 J 3.
    À cela s’ajoutent les travaux et les instruments de travail du cabinet qui représentent un autre sous-ensemble d’une cinquantaine de mètres linéaires (295 J 4), ainsi que trois mètres linéaires de correspondance reçue par ses différents membres au XIXe et au XXe siècle (295 J 5).
    Face à la diversité et la richesse de ce fonds, il s’est avéré nécessaire de procéder par étape. L’inventaire publié ce jour (octobre 2020) est partiel et sera progressivement complété. Il se divise pour l’instant en deux parties : dans la première sont décrits les cinquante premiers registres de Henri Beauchet-Filleau (295 J 1-1 à 295 J 1-50), à savoir l’équivalent de deux mètres linéaires, et dans la seconde se trouve l’inventaire des sources dépouillées dans cinq des registres de l’Oncle Georges (n°11, 21, 22, 23 et 25).

  • 133 Ci - Fonds Laudijois

    Le fonds 133 Ci est composé d’un ensemble de 113 bobines de films de la famille CROS-DELABRE. Tourné par Paul CROS entre 1931 et 1963 en 9,5 mm (films muets, principalement en noir et blanc), il a fait l'objet d’un dépôt aux Archives départementales de la Vendée en 2013 par Dominique THUILLIER-LAUDIJOIS (petite-fille de l’auteur) et son époux Pierre LAUDIJOIS.

    Le fonds combine intérêt familial, local, historique et biographique. Le plan de classement suit les différents lieux d'habitation et de villégiature (habituels ou occasionnels) de la famille du début des années 1930 aux années 1960.

    Les films tournés en Ile-de-France nous permettent de suivre le cercle familial proche de ces différents lieux de résidences : Paris pour Paul CROS et sa femme Marguerite DELABRE, Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour les beaux-parents DELABRE, Saint-Maur-des-Fossés (Val-de-Marne) pour Roger DELABRE (beau-frère de Paul CROS) puis Montgeron (Essonne) pour Ginette CROS (1921-2002, fille de Paul CROS) et son époux René THUILLIER (1913-1989). Ces images documentent le quotidien et les loisirs de la famille : promenade dans les bois proches de Paris, camping l’été. A signaler, les films 133 Ci 2-7 et 133 Ci 2-8 tournés dans le bois de Vincennes en 1931, année de l’Exposition coloniale internationale, et le 133 Ci 4-5 illustrant une cérémonie officielle (non identifiée) à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), probablement dans les mêmes années.

    Parallèlement, les images tournées en Bourgogne et plus précisément en Côte-d’Or (Vanvey-sur-Ource, Menesble, Leuglay) correspondent aux séjours familiaux chez des cousins de Marguerite DELABRE dans les années 1930 et 1940. On partage le quotidien et les loisirs de la famille tout en découvrant des paysages et architectures plus ruraux ainsi qu’une évocation de la vie et des travaux à la ferme (133 Ci 5-2 et 133 Ci 5-4). De plus, les 133 Ci 5-5 et 133 ci 5-6 représentent une communion célébrée en 1931.

    Dans les années 1930 et 1940, la famille a aussi l’habitude de se rendre pour la période estivale dans le Pas-de-Calais et plus particulièrement dans la commune du Portel. La vie dans cette station balnéaire est longuement filmée ainsi que les loisirs en famille sur la plage avec des illustrations de la pratique des bains de mer dès 1931. Le port de Boulogne-sur-Mer à la même époque y est également représenté (133 Ci 2-9, 133 Ci 2-10 et 133 Ci 6-6). En outre, les images tournées au Portel en 1931 (133 Ci 2-9 à 12) puis en 1946 (133 Ci 4-1, 133 Ci 4-2) sont extrêmement intéressantes car elles témoignent de la destruction du front de mer durant la Seconde Guerre mondiale (bombardement de la ville par les alliés en septembre 1943).

    Une autre partie du fonds porte sur la Vendée et plus particulièrement sur Les Sables-d’Olonne où la famille a passé ses vacances d'été à partir de 1955 (133 Ci 161 et 2, 133 Ci 16-4). Les images font revivre les lieux emblématiques de la ville (Grande plage, port de pêche, chenal, Remblai, Lac de Tanchet, quartier des Présidents, la Chaume, puits d'Enfer). Les films témoignent par ailleurs des activités liées à la pêche au thon (133 Ci 16-1) et à la construction navale (133 ci 16-4). Une scène dans le chantier naval du port des Sables-d’Olonne nous permet même d'assister en direct à un accident de lancement (?) assez spectaculaire (133 Ci 16-4, voir 00.08.59.19).


    Enfin, le fonds comprend un ensemble de films tournés dans les années 1930 dans d’autres lieux de villégiature plus occasionnels pour la famille : La Roche-Posay (133 Ci 1-1 à 4, 133 Ci 2-13 et 14), les Vosges (133 Ci 3-9 à 13), l’Aisne (133 Ci 1-5 et 6), le Calvados (Lisieux 133 Ci 3-3) ou la Lozère (133 Ci 5-8). A signaler les courtes apparitions de Paul CROS, auteur de la quasi intégralité des images du fonds, dans les séquences 133 Ci 2-13 (de 00:14:41:00 à 00:15:24:00), 133 Ci 3-13 (00:14:44:24) et 133 Ci 4-7 (de 00:07:12:04 à 00:07:20:00) tournées respectivement à La Roche-Posay, dans les Vosges et dans les environs de Menton (Alpes-Maritimes). Image en couleur du 8 mai 1963, la séquence 133 Ci 4-7 (00:06:47:12 à 00:07:12:00) apporte également un témoignage après-guerre de l’environnement amical et politique de Ginette CROS, devenue résistante communiste pendant la Seconde Guerre mondiale (apparition de Jeanne BRUNSCHWIG, de Rose et de Robert MENSION, militants communistes résistants).

  • Collection de dessins, estampes et photographies isolés

    Cet inventaire regroupe les pièces isolées réalisées selon les techniques suivantes : dessins, peintures, estampes, photographies et tous les moyens d'impression dérivés, cotés différemment selon le procédé et selon la provenance.

    La sous-série 1 Fi est consacrée aux dessins, peintures et estampes isolés conservés aux Archives de la Vendée. Les documents y sont cotés à la pièce, avec une distinction selon le format : de 1 Fi 1 à 1000 pour les documents de grande taille, à partir de 1 Fi 1001 pour les documents de plus petite taille (inférieure à 40 x 60 cm).

    Les sous-séries 2 Fi à 5 Fi accueillent les clichés photographiques isolés des Archives de la Vendée en distinguant les supports : les tirages photographiques (2 Fi), les négatifs (3 Fi), les plaques de verre (4 Fi) et les diapositives (5 Fi). L'existence de sous-séries distinctes s'explique notamment par des normes de conservation différentes, adaptées à chacun de ces supports.

    Le présent inventaire comprend également des pièces prêtées par des particuliers et consultables sous forme numérisée (sous la cote 1 Num).

    Il s'agit donc d'une collection ouverte, constituée par des achats, des dons ou des prêts pour numérisation, et qui est ainsi amenée à être régulièrement enrichie.

    La mise à jour de ce mois de juillet 2020 porte à 3421 le nombre de documents iconographiques présentés dans cet inventaire, soit 63 pièces de plus que lors de la dernière mise à jour (en janvier 2020).
    Le plan de classement est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique.

    Est présentée dans un premier temps une importante galerie de portraits, distinguant les groupes, les insurgés vendéens puis les autres personnages classés par ordre alphabétique. Suit une série de scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite des représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée - les quelques pièces concernant des sites en dehors du département étant regroupées à la fin. Les autres thèmes sont réunis dans une quatrième partie, alors que des reproductions d'oeuvres d'artistes vendéens forment un cinquième chapitre.

  • Amis de l'Ile de Noirmoutier : 1 E - Don Louis Troussier et 38 E - Don Eon-Duval

    Les deux fonds réunis dans cet inventaire (AAIN 1 E - Don Louis Troussier en 1939 et AAIN 38 E - Don Eon-Duval en 1977) sont étroitement liés et ne peuvent être présentés séparément, sans que l'intérêt de l'un ou de l'autre n'en pâtisse. Ce sont en effet les travaux des deux historiens de l'île, Viaud-Grand-Marais et Troussier qui constituent la partie la plus importante de ces fonds ; notes et publications étant réparties dans les deux, il a semblé indispensable de les rapprocher pour ne pas multiplier les renvois et redonner cohérence à l'ensemble. De nombreux documents provenant des archives communales de Noirmoutier ainsi que des grands dépôts régionaux ont été retranscrits et analysés ; une importante correspondance scientifique illustre également les sujets traités dans leurs travaux (archéologie, géologie, météorologie, mais avant tout l'histoire de Noirmoutier). Parmi les pièces à citer se trouvent le " Guide du voyageur à Noirmoutier " illustré de dessins au crayon par Marie Viaud-Grand-Marais, l'" Essai de glossaire du patois noirmoutrin " publié par Louis Troussier dans le journal "le Phare" et annoté de sa main, et les copies faites des différentes versions de la " Description topographique de l'île de Noirmoutier " de Commard de Puylorson.

    On peut également trouver dans ces 2 fonds un nombre important de pièces originales, issues pour une grande partie des archives communales de Noirmoutier (période révolutionnaire essentiellement) ; d'autres émanent de l'abbaye de la Blanche ; d'autres encore sont les oeuvres manuscrites de Lubin Impost, dit Lidener.

    Les pièces familiales enfin sont éparses mais laissent suggérer au lecteur l'importance des membres de la famille Viaud, gens de mer et notables, sur l'île.

  • Cartes postales éditées par Jules Robuchon

    L'approche de Jules Robuchon est nouvelle pour son époque. L'esthétisme de ces photographies de monuments est indéniable mais il a eu également à coeur d'être le témoin de son temps. Les scènes de la vie quotidienne des Vendéens sont nombreuses (travaux à la ferme, jour de foire, activités portuaires…), en effet il est le premier à représenter les bourrines de Saint-Hilaire-de-Riez pour illustrer ce type d'habitat traditionnel.

    Ses clichés présentés ici sous le titre "Coiffes est costumes" datent d'avant 1880, à l'époque où l'essentiel de son travail résidait dans l'élaboration de portraits.

    Reconnaissable à ce regard souvent poétique du photographe sur sa région, la signature physique des cartes postales est caractéristique. Jules Robuchon appose son tampon encreur "PHOT. Jules ROBUCHON, Poitiers" tout d'abord sur de très rares documents en bas et à droite de la carte (en plus de sa signature JR et de son texte à la plume), avant de le mettre définitivement de façon verticale sur le côté gauche de la carte de bas en haut. C'est dans cette version qu'ont été retrouvé le plus grand nombre des cartes postales du photographe.

    Toutes les cartes de cet inventaire sont issues de photographies prises par Jules Robuchon, qu'elles aient été imprimées à Nancy ou par lui-même, ainsi que celles, posthumes, éditées sous son nom par sa fille Eugénie. Les cartes postales sont issues des 519 clichés figurant dans "Paysages et monuments du Poitou" mais aussi de photographies non publiées dans cet ouvrage.

    Afin de constituer la collection la plus complète des éditions Robuchon, toutes les cartes postales issues d'un même cliché, ont été retenues pour peu qu'elles présentent des différences (légende, imprimeur ou encore couleur du tampon encreur).

    Les cartes éditées par Eugénie après 1922 sont identifiées comme "semi-modernes", tandis que celles de son père sont dites "anciennes".

    Grâce à plusieurs prêteurs, et surtout à M. Jean Meunier, la collection de cartes postales de Jules Robuchon présentée sur le site des Archives de la Vendée a été largement enrichie ; qu'ils en soient vivement remerciés.

  • Fonds Constant Guesdon (photographe à Chavagnes-en-Paillers)

    De nombreux habitants de Chavagnes-en-Paillers posèrent devant l’objectif de Constant Guesdon, au rythme des communions et des mariages mais aussi sans occasion particulière si ce n’est celle de laisser un souvenir (particulièrement pendant la guerre 1914-1918). Les portraits de l’horloger-photographe reflètent ainsi la vie d’une partie de la population de cette commune rurale du bocage vendéen, gonflée par la présence de plusieurs communautés religieuses, et dont le nombre d’habitants avoisine les 3000 dans cette première moitié du 20 siècle. Les habitants des villes voisines ont aussi fait appel au photographe chavagnais, principalement ceux de La Rabatelière, Saint-André-Goule-d’Oie, Saint-Georges-de-Montaigu, La Boissière-de-Montaigu, Les Brouzils, Chauché et Saint-Fulgent. 
    Après quelques clichés pris devant des maisons (parfois avec un drap tendu en fond), Constant se met à réaliser ses prises de vue dans son jardin, devant le mur en pierre dans lequel est aménagée une petite niche occupée par une statue de la Sainte Vierge et décorée par ses filles. Il utilise également une toile de fond fleurie puis une toile mouchetée, mais il photographie principalement en extérieur : après son jardin, c’est sur sa terrasse que sont pris les clichés à partir des années 1930. 

    L’immense majorité des œuvres de Constant Guesdon consiste en des portraits. La centaine de clichés représentant des lieux, objets et fêtes religieuses sera traitée dans un second temps, avec les photos prises par Marie Guesdon. Cet inventaire présente les 1300 portraits et photos de groupes réalisés par Constant entre 1905 et 1939 (cotés 38 Fi), auxquels s’ajoutent les 200 portraits de communiants pris par Marie à partir de 1940 (cotés 41 Fi) – avant-goût des 8000 clichés du fonds Marie Guesdon ! 
    L’intérêt majeur de ce fonds photographique s’appuie sur le colossal travail d’identification mené par Charles Baudry, Chavagnais et ami de la famille Guesdon, qui a patiemment remis des noms sur un grand nombre des visages immortalisés par Constant et Marie Guesdon. Grace à lui, 75 % des 1500 photographies présentées sont identifiées, totalement ou partiellement. 

    Dans une première partie, le présent inventaire regroupe tous les clichés relatifs à la famille du photographe : Constant Guesdon, sa femme Armandine Maudet, ses filles Marie et Marcelle, puis ses parents, ses frères et sœurs, et enfin les enfants de ces derniers. 
    Dans la seconde partie, le classement est avant tout thématique. Sont d’abord présentés les portraits réalisés sans occasion particulière : on y croise les regards d’enfants, de femmes et d’hommes venus poser seuls et en famille. Viennent ensuite les événements immortalisés de façon plus systématique (communions, mariages, vies religieuse et scolaire) et les photographies réalisées dans un contexte particulier (soldats, réfugiés, métiers et regroupements associatifs). A l’intérieur de ces thèmes, le classement suit un ordre chronologique ou alphabétique. Les portraits identifiés sont également distingués de ceux restés anonymes – les premiers ayant un intérêt généalogique évident, les seconds permettant de s’intéresser à l’évolution des techniques utilisées par le photographe. 
    L’organisation du présent inventaire étant thématique, une même personne peut apparaître à différents endroits, sur un portrait individuel et parmi les invités d’une noce par exemple. Vous pouvez la retrouver en saisissant son prénom et son nom, dans l’onglet « Rechercher dans l’inventaire ». C’est le cas par exemple de Juliette Bossy (née à Chavagnes-en-Paillers le 23 octobre 1912), photographiée en communiante en 1919, sur un portrait individuel l’année suivante, au remariage de sa mère en 1921 puis à une noce en 1927, et enfin avec ses enfants en 1938 et en 1942.

    Par défaut, les portraits mis en ligne comportent des numéros pour faciliter la description des personnes photographiées. Ces numéros ne sont pas portés sur les portraits individuels et les photographies de couples. 
    Les femmes apparaissent toujours sous leur nom de naissance, leur nom d’épouse est parfois précisé.

  • Bureau de l'Enregistrement de Fontenay-le-Comte (1791-)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Résister par l'art et la littérature - CNRD 2015-2016

    Dans la geste de la Résistance, visitée chaque année par le Concours national de Résistance et de la Déportation, la place donnée cette année à l'art et à la littérature pourrait s'inscrire dans une lecture actualisée et anachronique. Nos sociétés démocratiques, apparemment apaisées, mettent en effet à distance la violence passée ou celle plus contemporaine d'autres sociétés. Contre ces désordres non civilisés, la culture est alors instituée comme un rempart. L'introduction au sujet de cette année proposée par la " Lettre de la Fondation de la Résistance " relève de cette tonalité. Elle formule un parallèle avec des " barbaries que l'on croyait à jamais disparues… Daesh, détruisant des trésors préislamiques de Syrie et d'Irak " (1). Pourtant le XXe siècle, qui fut celui des idéologies, a bien mobilisé les arts comme une arme culturelle au service de conflits totalisants. Il y avait même confrontation entre des arts et des littératures antagonistes, ce qui nous éloigne de la perception épurée d'aujourd'hui. L'histoire de la France et de l'Europe pendant la Seconde Guerre mondiale doit donc servir de contexte aux questions que les élèves vont se poser : Quelles sont les pratiques culturelles qui permettent de résister ? Quelles sont les références culturelles qui produisent de la résistance ? Quelles sont les convictions qui se traduisent ainsi ?

    Certains enseignants, à l'annonce du sujet, l'ont compris comme relevant des pratiques et des enseignements " neufs ", tels que l'histoire des arts et les démarches pluridisciplinaires (2). De fait nous avons nous-même insisté sur l'approche pluridisciplinaire du thème de ce concours lors de sa présentation aux Archives départementales de la Vendée, le 18 novembre dernier, mais tout est question d'équilibre. Soulignons que la résistance par l'art et la littérature ne peut pas être isolée des autres. C'est une des composantes de la Résistance, qui fut d'abord faite de refus mais aussi du choix de l'action, en France ou ailleurs. Les artistes, comme d'autres, y ont participé en combattant ou en portant la voix de la Résistance. Sur le territoire métropolitain, l'Occupation imposait toutefois une souplesse, voire des compromissions qui paraîtront en décalage avec les postures moralisantes et déjà décontextualisées de l'après-guerre. Il n'en demeure pas moins que la résistance clandestine des " Lettres françaises " ou des Éditions de Minuit, des ouvrages clandestins comme " Le silence de la mer " de Vercors et le poème " Liberté " de Paul Éluard furent nécessaires face à une collaboration intellectuelle et à un art officiel totalitaire.

    La production artistique dans le système concentrationnaire a suscité parmi les déportés une réaction ambigüe, gênée, duale, mesurée..., je ne sais comment la décrire exactement. Aussi faut-il avoir avec les élèves une approche nuancée de ce thème. Au recours à l'art, on a opposé la réalité des conditions d'internement qui n'en permettaient guère l'exercice. Ainsi, dans une précédente " Lettre de la Fondation de la Résistance ", les auteurs abordent ce " sujet de controverse (3) " entre déportés, avant de souligner que sa réalité illustre aussi l'expérience de l'univers concentrationnaire. Toute proportion gardée, ce mode de résistance " dans les prisons et les camps " peut susciter la même réserve aux prises avec l'occupant, comme en rend compte l'ouvrage de Julian Jackson, " La France sous l'Occupation ", et surtout son chapitre sur Les intellectuels, artistes et monde du spectacle (4). Il y confirme la place si particulière de la culture dans la vie publique française en soulignant qu'à la Libération, l'estime portée aux intellectuels dépendait autant de l'autorité morale qu'on leur attribuait que de leur action personnelle. Pour lui, durant l'Occupation, " la façon la plus sûre d'éviter de se compromettre était de partir. " Ce fut le cas, dans leur grande diversité, de Hannah Arendt, André Breton, Marcel Duchamp, Jean Renoir, Max Ophuls, Louis Jouvet, Jean-Pierre Aumont, etc., mais ils furent accusés par d'autres de laisser le champ libre à l'occupant et à la collaboration. Quant à ceux qui sont restés, l'appréciation qu'on leur a portée a plus dépendu de " rumeurs que [d'un] jugement équilibré de leur conduite. " Ainsi l'auteur cite des intellectuels communistes estimant que Montherlant, " quand il se rendait aux réceptions de l'Institut allemand, consentait à Auschwitz. " Julian Jackson évoque également quelques arrangements d'artistes et d'intellectuels assimilés ultérieurement à la Résistance, mais qui avaient été " pris dans un réseau compliqué de contraintes, où accommodations et compromis quotidiens allaient de pair avec moments de bravade ou de défiance. "

    La recherche de l'équilibre et de la justesse historique en dehors de tout jugement anachronique à l'emporte-pièce impose un effort de contextualisation, même dans les démarches transdisciplinaires. La résistance par l'art et la littérature s'inscrit dans un temps et dans des milieux particuliers. Le comédien qui travaille à la BBC n'est pas le jeune Maurice de La Pintière qui caricature la collaboration dans le secret de son journal (5). L'instituteur qui récite Péguy dans sa classe n'est pas le déporté qui dessine la vie à Auschwitz, cache et abandonne son carnet dans l'espoir d'une découverte ultérieure (6). Les exemples ne manquent pas de ces productions artistiques et littéraires (poèmes, caricatures, romans, détournements de chansons, etc.)

    Cette année, nous avons fait le choix de présenter deux parcours singuliers dans la guerre, marqués par une grande sensibilité à la culture, ceux du Dr Henri Pigeanne (1901-1951) et de Maurice de La Pintière (1920-2006). Cette résistance par l'art et la littérature n'est en effet pas représentée que par des artistes reconnus, comme c'est le cas pour le docteur Pigeanne. On peut donc chercher à découvrir sur quelles références culturelles, familiales, sociales et scolaires reposaient les armes intellectuelles et culturelles des Français de cette période qui ont agi contre l'air du temps. Le Dr Pigeanne, dans le sud de la Vendée, membre actif d'un réseau de résistance, s'investissait aussi dans le théâtre, la littérature, la poésie... pour se manifester discrètement auprès de ses concitoyens pendant l'Occupation, puis de ses camarades de déportation à la toute fin de la guerre. Maurice de La Pintière, jeune élève des Beaux-Arts dans Paris occupé, caricaturait avec force et justesse les réalités de l'Occupation et de la collaboration du régime de Vichy avant de payer lourdement son engagement dans son emprisonnement en camp de concentration. Une expérience dont il rendra compte dès son retour dans des lavis.

    _________________________

    (1) Préface de la " Lettre de la Fondation de la Résistance " rédigée par Jacques Vistel, président de la fondation. Le numéro de l'année, consultable sur internet (http://www.fondationresistance.org/catalogue/index.html), aborde comme tous les ans le thème d'une manière riche et variée.
    (2) À ce sujet, on peut consulter le blog " Neoprof " où les réactions spontanées furent mitigées à l'annonce du thème. Les critiques portaient a priori sur la trop grande place de l'histoire des arts, la difficulté à incarner ce type de résistance, le prisme art et littérature alors que le terme de culture semblait plus adapté... (http://www.neoprofs.org/t89960-cnrd-2016-resister-par-l-art-et-la-litterature).
    (3) " Certains déportés estiment qu'il ne pouvait être question de risquer leur vie et celle de leurs camarades, pour se livrer à un exercice " interdit ", punissable de mort et au demeurant physiquement impossible (fatigue, épuisement, promiscuité) et matériellement inconcevable sans des concours suspects. Et de conclure que la création artistique dans les camps n'a été le fait que de quelques privilégiés non représentatifs de la déportation ", cité dans " Mémoire vivante ", numéro spécial CNRD de la " Lettre de la Fondation de la Résistance et de la Déportation ", décembre 2001, n° 32. http://www.fondationresistance.org/documents/cnrd/Doc00141.pdf
    (4) Julian Jackson. " La France sous l'Occupation ". Flammarion, 2004. Trad. de : France, the Dark Years, 1940-1944 [Arch. dép. Vendée, BIB B 2797]
    (5) Voir à ce propos l'ouvrage " Un chemin de déporté : des ténèbres à la lumière ", CVRH, 2005 [Arch. dép. Vendée, BIB D 714], qui présente les caricatures et les lavis de l'artiste d'origine vendéenne. Son fils, Bruno de La Pintière, présent lors de la présentation du CNRD aux Archive de la Vendée, nous a accompagné dans la présentation des oeuvres. Elles peuvent faire l'objet d'une séance avec des élèves dans le cadre du service éducatif.
    (6) Le carnet de croquis d'Auschwitz est la seule collection de dessins du camp. Retrouvés en 1947 par un ancien détenu, gardien du mémorial, vingt-deux feuillets d'un auteur inconnu avaient été glissés dans une bouteille et dissimulés dans la fondation d'une baraque. Il en existe une première édition de 2014 par le Musée d'État d'Auschwitz-Birkenau.

  • 155 Ci - Fonds Laforge
  • 1 T - Instruction publique. - Fonds de l'inspection académique, des écoles normales et des établissements scolaires

    Ponctué par de grandes lois scolaires, le XIXe siècle pose les bases de l'organisation actuelle de l'enseignement en France. Le réseau d'écoles primaires communales se structure petit à petit, les établissements d'enseignement secondaire s'affirment et se stabilisent au fil du siècle, le tout encouragé et contrôlé par l'Etat, le ministère chargé de l'instruction publique et leurs relais locaux respectifs : le préfet et l'inspecteur d'académie (à partir de 1850).


    L'une des spécificités de la Vendée est la place majeure occupée dans l'instruction publique par les congrégations religieuses, notamment dans l'enseignement primaire des filles, y compris avant la loi du 10 avril 1867 qui impose l'ouverture d'écoles communales de filles. En 1900, la moitié des filles de plus de 6 ans fréquentent des écoles privées - les deux sexes confondus, plus d'un tiers des enfants du primaire sont alors scolarisés dans l'enseignement privé. L'enseignement est par conséquent l'un des lieux où s'expriment les tensions très vives entre population, communes et Etat à la toute fin du XIXe et au début du XXe siècle. L'impact de la loi de 1886 qui laïcise le personnel enseignant communal concerne principalement les écoles de filles : dans de nombreuses communes, l'école privée de filles tenait lieu d'école communale. Les constructions et les déclarations d'ouverture d'écoles privées suivent presque immédiatement les fermetures d'établissements laïcisés ; certaines écoles publiques peinent à conserver leurs effectifs, voire sont par endroits désertées ; des tensions entre écoles et Eglise se nouent, notamment autour des heures de catéchisme et des cérémonies religieuses. La politique du diocèse et des congrégations religieuses, sous la houlette de Mgr Catteau (1877-1915), favorise quant à elle la création et le maintien d'un réseau d'écoles privées légales, tant dans l'enseignement primaire que secondaire et technique, et ce malgré le contexte législatif qui restreint puis impose, sous peine d'interdiction d'enseigner, la sécularisation aux enseignants religieux. La baisse des effectifs de l'enseignement privé, causée par les lois scolaires de la fin du XIXe et du début du XXe siècle, ne sera que brève ; l'enseignement privé dépassera rapidement sa position antérieure, devenant par la suite nettement et durablement majoritaire chez les filles comme chez les garçons.



    PANORAMA DES PRINCIPAUX TEXTES LÉGISLATIFS SCOLAIRES


    - Le décret du 3 brumaire an IV définit les trois degrés de l'enseignement (primaire, secondaire et spécial) et parachève l'organisation des écoles centrales, créées au chef-lieu de département (décret du 7 ventôse an III ).

    - La loi du 11 floréal an X confirme les trois degrés de l'enseignement et précise les modalités de fonctionnement des établissements scolaires (écoles primaires, secondaires et lycées entretenus par l'Etat) : traitement des instituteurs, matières enseignées, surveillance de l'instruction, etc.

    - La loi du 17 mars 1808 et le décret du 17 mars 1808 organisent l'Université impériale, corps chargé de l'enseignement public dans l'Empire ; l'institution sera progressivement remplacée sous la monarchie par un ministère en charge de l'Instruction publique.

    - L'ordonnance du 29 février 1816 oblige les communes à pouvoir à l'instruction des enfants. Des comités gratuits et de charité, composés notamment du sous-préfet, du juge de paix et de notables locaux sous la présidence du curé, sont mis en place au niveau des cantons afin de surveiller l'enseignement religieux et moral. Les instituteurs doivent désormais être titulaire d'un brevet de capacité délivré par le recteur et présentés au comité cantonal.

    - La loi du 28 juin 1833, dite loi Guizot, impose aux communes de plus de 500 habitants l'entretien d'une école primaire élémentaire de garçons. Une école primaire supérieure doit être mise en place par celles de plus de 6000 habitants. Les écoles sont désormais contrôlées au niveau communal par un comité local de surveillance au sein duquel siègent le maire, le curé ou le pasteur et des notables de la commune.

    - La loi du 15 mars 1850, dite loi Falloux, renforce la loi du 28 juin 1833 en imposant l'entretien d'une école de filles dans les communes de plus de 800 habitants. Elle met surtout en place des dispositions favorisant l'ouverture d'écoles privées, qui sont requalifiées "écoles libres". Le comité local de surveillance est maintenu. Une académie est créée par département, ainsi qu'un conseil académique (transformé en conseil départemental de l'instruction publique par la loi suivante) composé de membres de la préfecture, de l'inspection académique, de l'évêché et du conseil général.

    - La loi du 14 juin 1854, dite loi Fortoul, revient sur l'organisation des académies qui regroupent désormais plusieurs départements. Un inspecteur d'académie est nommé par département ; il est vice-président du Conseil départemental de l'instruction publique, présidé par le préfet.

    - La loi du 10 avril 1867, dite loi Duruy, oblige les communes de plus de 500 habitants à entretenir une école de filles. Des caisses des écoles peuvent être créées par le conseil municipal afin d'apporter des secours aux élèves indigents. Toutes les écoles publiques, y compris celles libres tenant lieu d'école publique ou bénéficiant d'une subvention de l'Etat, sont soumises à l'inspection académique. Enfin, la loi s'attarde à préciser les conditions de salaire des instituteurs et institutrices.

    - Les lois des 16 juin 1881 et 28 mars 1882, dites lois Ferry, instaurent l'enseignement primaire public, gratuit et obligatoire de 6 à 13 ans. L'instruction religieuse n'a plus cours dans les écoles publiques, et devient facultative dans les écoles privées ; les dispositions de la loi de 1850 donnant aux ministres des cultes un droit d'inspection et de surveillance sont abrogées. Une commission scolaire doit être mise en place dans chaque commune afin de surveiller et d'encourager la fréquentation des écoles.

    - La loi du 30 octobre 1886, dite loi Goblet, définit l'organisation de l'enseignement primaire, depuis les écoles maternelles jusqu'aux classes primaires supérieures et cours complémentaires, les conditions requises pour y enseigner et le rôle des commissions scolaires et du conseil départemental (désormais chargé uniquement de l'enseignement primaire, et qui remplace celui de l'instruction publique). Cette loi assoit par ailleurs le rôle des inspections académiques et précise que l'enseignement dans les écoles publiques sera exclusivement confié à un personnel laïc

    - En janvier 1902, le Conseil d'Etat soumet toute ouverture d'école où enseignent des congréganistes à l'obtention d'une autorisation préalable.

    - La loi du 7 juillet 1904 interdit l'enseignement aux congrégations religieuses : les enseignants doivent se séculariser ou cesser d'enseigner.


    La sous-série 1 T des Archives départementales consacrée à l'enseignement est constituée des fonds de quatre ensembles de producteurs différents : la préfecture (articles 1 T 1225 à 1 T 2155), l'inspection académique (articles 1 T 1 à 1 T 745), les écoles normales d'instituteurs et d'institutrices (articles 1 T 746 à 1 T 923) et les établissements scolaires (articles 1 T 924 à 1 T 1224).


    Les documents conservés concernent principalement la gestion du personnel (traitement, dossiers de personnel) et des écoles primaires. Les archives relatives à l'organisation de l'inspection académique ou des écoles normales sont plus lacunaires, victimes notamment de destructions (incendie de l'école normale de garçons par exemple) ou de perte lors de transferts successifs.



    Ces différents fonds sont extrêmement complémentaires pour toute étude sur l'enseignement. Les deux administrations que sont la préfecture et l'inspection académique jouent un rôle incontournable en matière de question scolaire dans le département (fonctionnement des écoles, personnel, contrôle de l'enseignement privé). A la tête du Conseil départemental de l'instruction publique (1854) siège le préfet, secondé par l'inspecteur d'académie, vice-président. Initialement nommés par le recteur sur proposition des comités cantonaux (1816), puis par les comités d'arrondissement (1833) et enfin par les conseils municipaux sur proposition du conseil académique du département (1850), les instituteurs sont à partir de 1886 nommés par le préfet, sur proposition de l'inspecteur d'académie. Ces interactions entre administration se retrouvent également entre l'inspection académique et les écoles normales : l'inspecteur d'académie est président des conseils d'administration des écoles (1889), procède à l'enregistrement des candidats au concours d'entrée, et préside la commission d'examen. Ces mêmes écoles normales relèvent par ailleurs de l'autorité du préfet et du conseil général au niveau matériel et financier.

  • Collection d'affiches anciennes (1733-1833)

    Les 104 affiches cotées 9 Fi ont été achetées à M. et Mme du Fontenioux en 1980, grâce à un crédit alloué dans le cadre de l'année du patrimoine. Ce fonds, couvrant la période 1733-1828, a fait l'objet d'un classement thématique et a été publié en 2008. Les 36 affiches allant de 1793 à 1833, données en 2017 par Mme Margottin-Maclou, sont venues enrichir la collection d'affiches anciennes des Archives de la Vendée présentées dans cet inventaire. 

    Les proclamations et arrêtés classés sous les rubriques "Politique" et "Administration" témoignent d'une période mouvementée de l'histoire de France (de l'assassinat des diplomates du Directoire au congrès de Rastadt, en 1799, jusqu'aux émeutes qui secouèrent Paris, en 1830).
    Sous le thème "Police", les 13 affiches vont de la simple réglementation de la chasse à l'arrêté maintenant l'état de siège dans le canton de La Caillère suite à l'assassinat d'un percepteur.
    La rubrique "Finances" contient les affiches les plus anciennes du fonds - 5 sur 14 étant antérieures à la Révolution. Il y est donc question des contributions d'Ancien Régime, comme la dîme, puis des billets de confiance, des créances laissées par les émigrés et des nouveaux impôts instaurés par les régimes successifs.
    Les 48 affiches classées sous "Affaires militaires" en font le sujet le plus représenté. De 1793 à 1815, elles se font l'écho des troubles qui agitèrent les départements de l'Ouest, et plus particulièrement la Vendée. Les "rebelles de la Vendée" ou "Chouans" y sont tour à tour l'objet de répression ou de clémence de la part des autorités.
    Douze affiches d'adjudication forment la rubrique "Travaux et bâtiments publics". Plusieurs d'entre elles témoignent des nombreux chantiers engagés à partir de 1804 dans le département : nouvelles voies de communication, construction de bâtiments pour le nouveau chef-lieu du département...
    La rubrique "Justice" comprend 12 affiches, dont 5 jugements condamnant à la peine de mort, et un décret d'amnistie à l'occasion du mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise d'Autriche.
    Enfin, dans une moindre mesure, l'économie, l'enseignement et les affaires religieuses sont abordés par 16 affiches, allant de 1765 à 1808.

    Conformément aux normes de catalogage des images fixes, le titre est transcrit tel qu'il figure dans l'affiche. Les graphies anciennes sont reproduites ; elles sont signalées par la mention [sic]. Seules les majuscules et la ponctuation ont fait l'objet de corrections. Le titre est également transcrit, le plus souvent, dans son intégralité - les éventuels passages supprimés étant remplacés par des points de suspension. Le choix a été fait de reproduire tous les éléments textuels en tête de l'affiche, dans le sens de la lecture, ce qui permet notamment de relever les différentes devises qui se sont succédé pendant la période révolutionnaire. Quand le titre n'est pas suffisamment explicite, une analyse a été ajoutée entre crochets.

  • 1 X - Administration hospitalière (an II-1956)

    Les documents classés en sous-série 1 X proviennent exclusivement de la préfecture. Ils concernent l'administration des établissements hospitaliers de 1800 à 1940. Conformément à la législation, les archives provenant des établissements hospitaliers prennent place dans la série H-dépôt.

    Le contrôle par la préfecture de la gestion hospitalière porte sur les questions d'administration, de règlement, de personnel, de gestion des biens (dont les bâtiments) et sur la comptabilité. Cela explique le caractère très " administratif " des documents présents dans cette sous-série.

    La première partie est consacrée à des documents communs aux hôpitaux et aux bureaux de bienfaisance. Ces deux types d'établissement représentent les deux versants de l'aide aux indigents : les premiers en accueillant " vieux et malades ", les seconds en distribuant des secours à domicile. Ils sont gérés le plus souvent, au niveau communal par des commissions administratives. La composition et le fonctionnement de ces commissions sont définitivement fixés par les lois des 21 mai 1873 et 5 août 1879. Les changements par rapport à la législation antérieure portent sur le nombre des membres (désormais 6 plus le maire, président de droit) et sur leur mode de nomination (4 sont nommés par le préfet et renouvelés par quart, 2 sont élus par le conseil municipal et suivent le sort de cette assemblée). Le rôle de ces commissions, défini par la loi sur les hôpitaux et hospices de 1851, n'est pas modifié : elles sont " chargées de diriger et de surveiller le service intérieur et extérieur des établissements hospitaliers " (loi du 7 août 1851, article 7). Ainsi leurs délibérations portent sur la gestion de leurs biens, sur leurs budgets et leurs comptes, sur les projets de travaux ; ces commissions nomment aussi les économes, les médecins et les chirurgiens.

    La seconde partie est consacrée aux établissements hospitaliers publics. On dénombre dans le département une vingtaine de ces établissements au cours de la période 1800-1940 (voir la carte hospitalière).

    En 1800, la situation des hôpitaux et hospices est catastrophique. Les tentatives de réforme de la Révolution ont provoqué une désorganisation complète de leurs revenus. En Vendée, il existait à l'époque 6 hôpitaux de fondation plus ou moins ancienne dont ceux de Pouzauges et Montaigu, brûlés et pillés à l'époque révolutionnaire.

    Au cours du XIXe siècle, l'administration pose les bases d'une organisation moderne des établissements hospitaliers. La législation doit permettre d'unifier les pratiques. La loi du 16 vendémiaire an V, rompant avec la tradition de respect de la volonté des fondateurs, confie la surveillance des hôpitaux à l'administration municipale, par l'intermédiaire des commissions administratives. La modification de la composition de ces commissions montre l'influence grandissante de la tutelle du pouvoir central. L'héritage de l'organisation d'Ancien Régime apparaît dans les fondations de lits au bénéfice de telle ou telle commune. Il faut avouer toutefois qu'au vu des documents dont nous disposons, l'application de cette mesure en Vendée semble avoir été assez marginale. Cette réorganisation favorise la création de nouveaux établissements. Dans le département, 12 nouveaux hôpitaux et hospices voient le jour au XIXe siècle, la plupart à l'instigation de généreux bienfaiteurs et 2 au XXe siècle sous l'impulsion des pouvoirs publics.

    Ce mouvement de création semble se confirmer avec la naissance d'établissements privés. Toutefois le relâchement de la tutelle de l'Etat est tel pour ces derniers que nous ne disposons d'aucun document concernant leur administration. Leur existence est confirmée par quelques éléments concernant leur état sanitaire (voir les sous-séries 5 M et 6 M).

    La situation hospitalière en Vendée se caractérise par la présence de plusieurs établissements de statut départemental. En effet, l'hôpital créé au nouveau chef-lieu du département est remis par le ministère de la guerre à l'administration départementale en 1819. Il est à ce titre administré par une commission de surveillance dont les membres sont en partie nommés par le préfet et en partie délégués par le Conseil général. L'hospice de vieillards fondé à Saint-Pierre-du-Chemin, suite à un legs au département, est organisé sur le même modèle administratif. L'asile d'aliénés de La Grimaudière et le préventorium départemental de Longeville sont aussi des établissements départementaux mais pour des raisons différentes. Ils répondent à la demande de spécialisation née du développement des techniques médicales et accueillent des individus de tout le département. Même si l'intérêt des documents concernant ces établissements départementaux reste avant tout administratif, leur statut donne au préfet un droit de regard sur leurs activités, qui nous permet de recueillir quelques données sur l'état sanitaire et la population de ces hôpitaux (voir aussi les rapports des chefs de service dans les délibérations du Conseil général). Ces délibérations du Conseil général nous apportent également un complément d'information sur leur financement et la gestion de leurs biens.

    On pourra aussi consulter la série T en ce qui concerne l'installation d'hôpitaux provisoires dans les collèges et lycées pendant la Première guerre mondiale.

    Sous le terme d'établissement hospitalier on regroupe plusieurs types d'institutions qui se distinguent par la population qu'elles accueillent.

    - Asile d'aliénés : établissement spécialisé chargé d'accueillir et de soigner les individus chez lesquels le dérangement des facultés intellectuelles détruit la liberté et par suite la responsabilité des actes. A partir des années 1930, ces établissements prennent le nom d'hôpitaux psychiatriques.

    Ils connaissent un grand développement avec la loi du 30 juin 1838 qui oblige chaque département à prendre soin de ses aliénés (article 1).

    - Hôpital : établissement qui reçoit et traite les malades et les femmes en couche.

    - Hospice : établissement où sont admis et entretenus les vieillards, les incurables et les enfants assistés.

    La loi du 16 vendémiaire an V règle la question de leurs biens et la manière dont ils seront administrés. La loi sur les hospices et les hôpitaux qui traite des admissions dans ces établissements et de leur administration date du 7 août 1851. Un même établissement peut remplir ces deux missions simultanément, il prend alors le nom d'hôpital-hospice.

    - Préventorium : établissement de cure où sont admis des sujets menacés de tuberculose.

    - Sanatorium : maison de santé située dans des conditions climatiques déterminées, où l'on soigne les tuberculeux.

    Ces deux derniers types d'établissement ont été créés après la loi sur l'assistance aux tuberculeux de 1919.

    - Maison hospitalière : établissement remplissant les mêmes fonctions qu'un hôpital et géré par un bureau de bienfaisance. C'est le cas par exemple à La Châtaigneraie où elle est abusivement qualifiée d'hôpital-hospice (voir 2 X 52).

    - Etablissements privés : quelle que soit leur appellation (hôpital, hospice, asile, orphelinat, maison des pauvres…), ils fonctionnent en toute indépendance sans que leur administration fasse l'objet d'une surveillance particulière. Ils apparaissent parfois dans les enquêtes et les statistiques relatives à l'état sanitaire du département (voir les sous-séries 5 M et 6 M).

  • Minutier ancien du canton de Pouzauges (Le Boupère, Châteaumur, Les Châtelliers, Chavagnes-les-Redoux, La Flocellière, La Meilleraie, Montournais, La Pommeraie-sur-Sèvre, Pouzauges, Réaumur, Saint-Mesmin, Saint-Michel-Mont-Mercure, Sainte-Gemme-les-Bruyères, Le Tallud) : analyses d'un choix de pièces (1619-1808)

    La totalité du minutier d'Ancien régime du canton de Pouzauges a été numérisée (notaires en résidence au Boupère, Châteaumur, Les Châtelliers, Chavagnes-les-Redoux, La Flocellière, La Meilleraie, Montournais, La Pommeraie-sur-Sèvre, Pouzauges, Réaumur, Saint-Mesmin, Saint-Michel-Mont-Mercure, Sainte-Gemme-les-Bruyères, Le Tallud. Les analyses présentées ici sont celles que MM. Jaunet et Panisson ont rédigées. Le relevé concerne tous les contrats de mariage, les testaments, les inventaires de meubles et d'immeubles, les procès-verbaux des assemblées d'habitants ou de paroisses, ainsi qu'un certain nombre d'actes considérés comme remarquables par leur intérêt historique.

  • Archives communales de Saint-Paul-Mont-Penit (1607-2003)

    Cet inventaire décrit les pièces isolées déposées par la commune de Saint-Paul-Mont-Penit aux Archives départementales de la Vendée sous la cote E DEPOT 260. Il présente également, sans rendre compte de l'intégralité du fonds, les séries les plus facilement identifiables toujours conservées en mairie, comme les registres d'état civil, de délibérations, d'arrêtés, ainsi que les documents cadastraux dits primitifs et napoléoniens.


    Rattachée à l'arrondissement des Sables-d'Olonne, la commune fait partie du canton de Palluau. Elle correspond à la paroisse de Saint-Paul-de-Commequiers. La commune est brièvement supprimée et réunie à celle de La Chapelle-Palluau entre l'an IX et l'an XII. Pendant la période révolutionnaire, Saint-Paul-Mont-Penit est renommé Paul-de-Commequiers.

  • Photographies et cartes postales de la famille Bujeaud (1850-1929)

    Le fonds de la famille Bujeaud, conservé aux Archives de la Vendée sous la cote 83 Fi, est composé de près de 2500 pièces iconographiques (photographies et cartes postales) qui racontent en images l'histoire de cette famille protestante et républicaine de la bourgeoisie de Sainte-Hermine.
    André Bujeaud naît en 1861 d'une mère herminoise, Louise Boutet, et d'un père charentais, Jérôme Bujeaud. Sa seconde femme, Élisabeth Moutard, qu'il épouse à Paris en 1901, lui donne 4 enfants, Julienne, Louise, Jean et Rachel, qui grandissent dans la maison familiale du Clos, rue de l'Anglée à Sainte-Hermine. Maire de la commune, conseiller d'arrondissement et propriétaire de plusieurs métairies, André est une personnalité locale qui compte parmi ses nombreuses relations un Vendéen célèbre, Georges Clemenceau. Ce dernier est le plus connu de la longue liste des personnes qui ont posé devant l'appareil de ce photographe amateur. Ses sujets préférés sont ses quatre enfants, dont les nombreux clichés témoignent de l'importance de ces naissances dans la vie de cet homme, père à 40 ans après avoir perdu jeune ses parents, sa soeur et sa première femme. Mais ses réalisations photographiques dépassent le cercle familial et ce sont de nombreux habitants des alentours, dont ses domestiques et ses métayers, qui défilent devant son objectif.
    Les autres clichés d'André Bujeaud reflètent la vie quotidienne (travaux agricoles et domestiques, loisirs et événements) autour de la maison du Clos à Sainte-Hermine et du château de la Jordronnière à Sigournais (demeure des Chatelain, parents et amis des Bujeaud), ainsi que les sorties en Vendée et au-delà, notamment à Angoulême (région d'origine du père d'André).
    André Bujeaud est donc l'auteur des quelques 800 plaques de verre (dont environ 650 sont présentées ici) que compte le fonds et dont les tirages sont collés dans des albums. Cependant, le fonds Bujeaud se compose aussi de plus de 500 portraits plus anciens (principalement de la 2e moitié du 19e siècle), type "photos-cartes de visite" (très en vogue à cette époque), rangés dans les albums familiaux hérités des familles d'André et d'Élisabeth, ainsi que d'un album de 91 tirages photographiques des années 1920. Toutes ces photographies (près de 1300 au total) sont regroupées de façon thématique dans la première partie de l'inventaire. Elles ont fait l'objet d'un important travail d'identification, principalement les portraits, réalisé à partir des généalogies fournies par la famille (dont une version complétée est accessible au début de l'inventaire), mais aussi par le biais de recherches dans l'état civil et les recensements de population.

    La famille conservait également une importante collection de cartes postales (plus de 1200), reçues et envoyées par Élisabeth et André Bujeaud, leurs enfants et leurs proches. La plupart d'entre elles ont été données aux Archives de la Vendée, les autres remises sous forme de copies numériques.
    Les cartes postales relatives à la Vendée ont été décrites et numérisées, soit près de 480 cartes qui couvrent 107 communes vendéennes, principalement entre Luçon et Mortagne-sur-Sèvre. Les trois communes les plus représentées sont : Sainte-Hermine (lieu de résidence des Bujeaud), Chantonnay (où était domiciliée Jeanne Grimaux, une cousine d'André) et Les Sables-d'Olonne (lieu de villégiature estivale de la famille).

    Par ailleurs, 112 cartes postales (sur les près de 1200 que comporte le don) ont été sélectionnées pour l'intérêt de la correspondance portée au verso, qui renseigne sur le mode de vie des Bujeaud et leurs relations avec les autres personnes photographiées dans l'inventaire. Cette sélection est classée par destinataire et par sujet.

    En conclusion, cet inventaire, dont une première partie avait été publiée en automne 2012, révèle la richesse de ce fonds de famille, témoin d'une époque - la toute fin du 19e siècle et le début du 20e siècle - et d'un mode de vie propre à cette petite bourgeoisie, alternant entre sa résidence principale en province, son appartement parisien et ses lieux de villégiature.

  • Missions de l'Institut géographique national

    L'Institut géographique national a réalisé les photographies aériennes des missions de 1945 et 1950 avec recouvrement stéréoscopique. Cette méthode permet la restitution du relief grâce à l'examen de deux clichés successifs d'une même bande, ces derniers se recouvrant dans la proportion de 60 %. Pour qui n'utilise pas de stéréoscope, la consultation d'un cliché sur deux est donc suffisante pour couvrir le territoire étudié. C'est pourquoi les fonds du 37 Fi et du 49 Fi ne sont constitués, en général, que d'un cliché sur deux pour les zones couvertes.

    Aux Archives départementales de la Vendée, la mission de 1950 (37 Fi) offre une large couverture du département (environ la moitié), alors que celle de 1945 (49 Fi) en couvre un peu moins d'un quart.

  • Bureau de l'Enregistrement de Saint-Gilles-sur-Vie (an XI-1961)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau de Saint-Gilles est créé en l'an XI mais que les "Tables de donations et dispositions éventuelles" sont ouvertes par anticipation en 1791 et renvoient aux actes enregistrés à Challans.

    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau de Saint-Gilles-sur-Vie mais ils renvoient désormais aux actes du bureau de Challans.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers rédigés au sein de chaque bureau qui renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de l'Enregistrement de Luçon (1791-)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'enregistrement).

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers rédigés au sein de chaque bureau qui renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Carnets de guerre des brancardiers Jules Ardouin et Athanase Carteau (1914-1919)

    Jules Ardouin remplit deux carnets pendant le conflit, et sept carnets rédigés par Athanase Carteau ont été conservés. Chacun avec son style et sa sensibilité, ils racontent la vie quotidienne dans les tranchées et le métier de brancardier. Leurs écrits permettent de prendre la mesure des ravages à l'oeuvre. Chaque témoignage a été soigneusement recopié par Bernard Pineau, respectivement leur petit-fils et petit-neveu.
    Entre le 7 août 1914 et le 22 août 1919, Jules Ardouin tient son journal au jour le jour. Cependant, à partir du 18 février 1917, et jusqu'à la fin, il prend ses notes en sténographie, n'abandonnant cette technique qu'exceptionnellement, ce qui a empêché l'analyse de cette période. Ce changement brusque et définitif de procédé d'écriture surprend d'autant plus qu'aucune allusion n'y a été faite auparavant. Où Jules Ardouin a-t-il appris la sténographie ? A-t-il mis à profit sa convalescence fin 1916 pour étudier comme il l'avait fait plus tôt ? Le 1er mars 1916, il écrit : " Je travaille un peu l'algèbre avec mon ami Chollet ". Par chance, l'intervention de "Fred", amateur de sténographie, spécialisé dans la méthode Duployé, a permis à l'été 2020 de mettre en ligne une traduction complète des notes sténographiées. Qu'il en soit chaleureusement remercié. Cette traduction ne met au jour aucun secret, mais de très nombreuses informations notamment sur l'occupation de la région rhénane. Selon "Fred", la méthode Duployé était en vogue au début du XXe siècle et Jules Ardouin a pu s'amusé à l'apprendre par jeu.
    Jules Ardouin livre un récit lucide, concis et précis, à l'image d'un journal de marche. Il décrit les déplacements, les opérations militaires, les pertes et les activités quotidiennes, sans laisser de place à ses sentiments qu'il exprime plutôt dans ses poèmes. Dans sa correspondance, il a à coeur de montrer à ses proches les lieux où il passe et de présenter ses camarades. Il est conscient dès le début du mois d'octobre 1914 de l'enlisement du conflit.
    Athanase Carteau couvre de son écriture régulière au moins sept carnets entre le 5 août 1914 et le 18 juin 1918. Il en ouvre un nouveau après chaque permission, laissant à sa famille le calepin précédent pour assurer sa sauvegarde. Le récit s'interrompt toutefois à deux reprises : du 16 août au 9 novembre 1916 et du 22 juin au 27 octobre 1917. Les carnets correspondants ont dû être perdus. Athanase a-t-il égaré ses affaires le 23 novembre 1916, lorsqu'il tombe et se tord le genou ? Peu après, il écrit de ses camarades : " En amenant un blessé, ils apportent mes affaires, mais je suis bien ennuyé. Ils n'ont pas mon portefeuille, ni ma croix de guerre. Ils ont été obligés d'abandonner ma capote dans la boue " (26-11-1916). Son journal fait-il partie des objets oubliés ou abimés lors de la chute ? Les observations des premiers jours d'août ont d'ailleurs été recopiées par la suite.
    Contrairement à Jules Ardouin, Athanase Carteau donne beaucoup de détails sur son quotidien, des plus sombres (la boue, la mitraille, les gaz, les hommes qui tombent autour de lui) aux plus anodins (les achats de clous pour ses chaussures, les changements de sous-vêtements, le détail de ses colis). Il mentionne aussi toutes les lettres qu'il envoie et qu'il reçoit. Ce qui le conduit parfois à des juxtapositions étonnantes : " Mais, tout à coup, on sent des gaz nous prendre aux yeux. Nous prenons nos masques sur la bouche et le mouchoir devant les yeux. Partout, c'est tout une révolte dans les tranchées. Tous crient : "Les gaz asphyxiants !". J'ai écrit chez nous. " (21-09-15).
    L'un comme l'autre sont pratiquants et signalent leurs occasions d'assister à la messe et de communier. Ils évoquent aussi les copains du pays, consignant les blessés et les rencontres amicales : " Je vois tous les Michelais du 114 et nous trinquons un coup ensemble " (Jules, 27-09-15). Le 14 juin 1917, de passage en région parisienne, Athanase Carteau va " avec Chaillou voir le château de M. Le Roux ", un notable de Saint-Michel-en-l'Herm, et y " rencontre un de ses valets ".
    Trois types de brancardiers exerçaient sur le champ de bataille : les brancardiers affectés à une compagnie, les brancardiers musiciens affectés à un régiment, et les brancardiers divisionnaires affectés à une division. Athanase Carteau appartient à la première catégorie, Jules Ardouin à la deuxième. On trouve à leurs côtés beaucoup de prêtres, de séminaristes et d'enseignants. Ils sont armés tardivement. Athanase Carteau reçoit un revolver le 14 mars 1916, et il semble ne pas y être attaché car, quand il constate sa disparition le 21 novembre 1916, il écrit : " Ça ne me fâche guère. Je dis : toujours ça de moins à trainer ".
    Répartis par équipe de quatre (J., carte postale du 13-03-15), les brancardiers secourent les blessés et les malades, et ramènent les morts en allant les chercher sur des civières ou à même leur dos quand la distance le permet : " Nous allons tous les 4, pensant les amener sur le dos [deux hommes de la compagnie], mais ils sont très loin " (Athanase, 29-04-17). En effet, les boyaux ne sont pas toujours suffisamment larges et praticables pour permettre le passage des brancards (A., 21-11-14 et 21-09-15 ; J., 25-09-15 et 19-05-16). Les brancardiers sortent souvent la nuit pour ramener les blessés ou les morts au poste de secours : " On ne peut chercher les blessés que de nuit " (A., 18-06-16) ; " Nous turbinons encore jusqu'au matin. C'est la 5ème nuit que l'on ne se couche pas " (A., 21-06-16). Manque d'indications et de repères dans le dédale des tranchées, conditions climatiques, boue, terrain accidenté, mitraille : leur travail était dangereux et harassant comme le raconte longuement Athanase Carteau lors de sa première intervention le 21 novembre 1914, ainsi que Jules Ardouin le 27 octobre 1914.
    Outre les activités spécifiques des musiciens (répétitions, parades, concerts), les brancardiers sont souvent amenés à effectuer d'autres missions : " Car, comme nous n'avons pas de boulot (Dieu merci !), on nous emploie à des corvées " (A., 21-01-18). Ils se retrouvent tout à tour aides de cuisine (A., 10-11-14), coiffeurs-barbiers (J., 31-05-1916), fossoyeurs (A., 03-04-17), en charge de remplir les baquets pour les douches (A., 19-06-15), du ravitaillement (passim), de la distribution du linge (A., 13-02-18) ou de travaux de défense (J. 15-08-14 ; A., 06-03-18), etc. En Champagne, ils assurent la " corvée de ventilateurs " pour aérer les caves (A., 13 et 18-04-18).
    Un peu de correspondance, des photographies, des papiers militaires, des chansons et des partitions complètent ces deux ensembles. Seules les lettres et les cartes postales les plus intéressantes ont été numérisées.

  • Bureau du Poiré-sur-Vie : droits d'Enregistrement (1867-1933)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau du Poiré-sur-Vie est créé en 1867 mais que les tables sont ouvertes par anticipation en 1857. Elles renvoient aux actes enregistrés au bureau de La Roche-sur-Yon de 1857 à 1866.

    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau du Poiré-sur-Vie en 1933 mais ils renvoient désormais aux actes du bureau de La Roche-sur-Yon.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de l'Enregistrement de La Roche-sur-Yon (1791-)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'enregistrement).

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers rédigés au sein de chaque bureau qui renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de l'Enregistrement des Sables-d'Olonne (1791-)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'enregistrement).

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers rédigés au sein de chaque bureau qui renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de l'Enregistrement de Sainte-Hermine (1791-1961)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau de Sainte-Hermine en 1961 mais ils renvoient désormais aux actes du bureau de Fontenay-le-Comte.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Collection de cartes postales isolées

    Cet inventaire regroupe la collection de cartes postales isolées des Archives de la Vendée (cotée 6 Fi), le don et le dépôt de M. Soulard (cotés 89 Fi), quelques cartes postales issues de fonds privés (série J), ainsi que les cartes postales prêtées par des particuliers (cotées 1 Num). Il s'agit donc d'une collection ouverte, amenée à être régulièrement augmentée.

    Les particuliers sont désormais nombreux à avoir contribué à l'enrichissement de ce catalogue par le prêt de leurs collections. Pour n'en citer que quelques-uns : le prêt Guittonneau a complété la collection Adeline Boutain (photographe éditrice de Croix-de-Vie), le prêt Criteau a enrichi les vues de Saint-Michel-en-l'Herm, le prêt Boidé celles de Sainte-Hermine, le prêt Chassignol celles de Mareuil-sur-Lay, le prêt Brosseau la région de Pouzauges, le prêt Belleil celles de La Roche-sur-Yon et le prêt Soulard celles de l'île de Noirmoutier...

    Début 2017, ce catalogue comptait 8 853 cartes postales et 249 communes vendéennes illustrées. Avec cette dernière mise à jour d'octobre 2018, le nombre de cartes postales présentées est désormais de 9 369 pour 250 communes illustrées.

    Les informations relatives à l'édition et au photographe, recherchées par les cartophiles, sont indiquées dans la description. Autre indication de contexte, la date d'oblitération ou d'écriture a en général été relevée.

    Le plan de classement du présent inventaire est organisé par sujets, sur le modèle de ce qui a été retenu pour le catalogue des illustrations de la bibliothèque historique : portraits, scènes historiques, religieuses et de genre. Viennent ensuite les représentations de lieux et de monuments, classées dans l'ordre alphabétique des communes de Vendée.

  • Collection Ramuntcho

    Après la mort de Raymond Bergevin en 1953, les Archives de Charente-Maritime, légataires de l'éditeur, décident de confier aux Archives de la Vendée ce qui concernait le département, à savoir des cartes postales lui servant à la vente, des tirages sur papier, la plupart annotés comme des épreuves de travail, quelques cyanotypes, des négatifs souples ainsi que quelques plaques de verre. Voilà de quoi constituer un fonds Ramuntcho qui portera la cote 20 Fi. Ce dernier a ensuite été complété grâce à des dons ou des achats de cartes postales. Le fonds en compte désormais 1804, toutes numérisées et présentées ici.

    Depuis 2008, de nombreux collectionneurs ont proposé aux Archives de la Vendée de participer à l'enrichissement de cette "collection Ramuntcho" en prêtant les exemplaires absents du fonds conservé aux Archives de la Vendée. Vous les retrouverez sous les cotes commençant par 1 Num. En juillet 2020, date de sa dernière mise jour, l'inventaire présente désormais 3391 cartes postales signées de l'éditeur rochelais.

  • Collection de cartes et plans isolés

    La sous-série 7 Fi est consacrée aux cartes et plans isolés conservés aux Archives de la Vendée. Les documents cartographiques y sont cotés à la pièce, avec une distinction selon le format : de 7 Fi 1 à 1000 pour les documents de grande taille, à partir de 7 Fi 1001 pour les documents de plus petite taille. Cet inventaire présente également des pièces prêtées par des particuliers et consultables sous forme numérisée (sous la cote 1 Num 1). Il s'agit donc d'une collection ouverte, constituée par des achats, des dons ou des prêts pour numérisation, et qui est ainsi amenée à être régulièrement enrichie.

    Les cartes les plus anciennes (une cinquantaine sont antérieures à 1800) nous montrent l'évolution de la cartographie du XVIe au XVIIIe siècle. D'abord approximatives, les cartes furent largement copiées les unes sur les autres (à partir de la carte de Pierre Rogier pour la région du Poitou) pour arriver à un tracé relativement exact au XVIIIe siècle. Aux Flamands (Ortelius, Mercator, Hondius, Blaeu, ...), précurseurs dans le domaine de la cartographie au XVIe siècle, succédèrent, à partir de la fin du XVIIe siècle, les cartographes français (Tassin, Jaillot, de Fer, de Vaugondy, Bonne,...), plus rigoureux dans la mise à jour des informations topographiques.
    Ces pièces anciennes côtoient ici des cartes et des plans plus récents, et également plus nombreux (notamment en raison des progrès des techniques de reproduction), ce qui permet d'étudier les évolutions de l'aménagement du territoire.
    Aux cartes, classées par typologie, succèdent les plans, représentant un territoire plus petit, comme les plans de ville, puis les dessins de bâtiments, souvent l'oeuvre d'architectes du XIXe siècle.

    Des informations lacunaires sur les cartes, telles que la date ou l'auteur, ont pu être renseignées grâce aux indications du catalogue de la Bibliothèque nationale de France.

  • Bureau de l'Enregistrement de Noirmoutier (an II-1960)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'enregistrement).

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers rédigés au sein de chaque bureau qui renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de Talmont : droits d'Enregistrement (1874-1933)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau de Talmont est créé en 1874 mais que les tables sont ouvertes par anticipation en 1864. Elles renvoient aux actes enregistrés au bureau des Sables-d'Olonne de 1864 au 30 juin 1874.
    Il est à remarquer que pour ce bureau, nombre de registres sont lacunaires pour la période de 1898 à 1933.
    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau de Talmont en 1933 mais ils renvoient désormais aux actes du bureau de Moutiers-les-Mauxfaits.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de Mareuil-sur-Lay : droits d'Enregistrement (1825-1942)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau de Mareuil est créé en 1825 mais que les tables sont ouvertes par anticipation en 1820. Elles renvoient aux actes enregistrés au bureau de Luçon de juillet 1820 à 1824.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de l'Enregistrement de Palluau (1844-1934)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau de Palluau est créé en 1844 mais que des tables sont ouvertes par anticipation dès 1826. Elles renvoient aux actes enregistrés au bureau de Challans jusqu'en 1843.

    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau de Palluau en 1934, mais ils renvoient désormais aux actes du bureau de Challans.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • Bureau de Saint-Fulgent : droits d'Enregistrement (1876-1934)

    Un bureau de l'Enregistrement produit des instruments de recherche sous forme de tables, fichiers, répertoire ouvrant des registres de formalité (permettant d'inscrire tous les actes soumis à l'Enregistrement).

    Il est à remarquer que le bureau de Saint-Fulgent est créé en 1876 mais que les tables sont ouvertes par anticipation en 1866. Elles renvoient aux actes enregistrés au bureau de Montaigu de 1866 à 1875.

    Les instruments de recherche continuent à être tenus pour la circonscription après la fermeture du bureau de Saint-Fulgent en 1934 mais ils renvoient désormais aux actes du bureau des Essarts puis à ceux du bureau de La Roche-sur-Yon.

    Ce sont donc toute une série de registres et de sommiers qui, rédigés au sein de chaque bureau de l'Enregistrement, renseignent sur l'organisation interne de cette administration et constituent une source non négligeable de l'histoire sociale et économique de notre département.

  • 170 Ci - Fonds Rouillé (1973-1984)

    Films tournés dans les années 1970-1980 par Paul et Gabrielle Rouet, beaux-parents de Bernard Rouillé, donateur du fonds. Paul Rouet était marin-pêcheur à L'Ile-d'Yeu et eut 4 enfants que l'on voit dans les films : Lydia, Pierrette, Claudie et Bruno. Les identifications ont été données par la famille.

    Les films présentés dans l'inventaire portent principalement sur les fêtes des fleurs organisées à la Pentecôte à L'Ile d'Yeu de 1973 à 1984 ; on y voit également la réinhumation du Maréchal Pétain en 1973, et quelques films familiaux dont l'un sur un des derniers bateaux en bois fabriqués sur l'île.

     

  • Archives communales d'Auzay (1670-2001)

    Cet inventaire décrit les dossiers et registres déposés par la commune d'Auzay aux Archives départementales de la Vendée sous la cote E DEPOT 9. Il présente également, sans rendre compte de l'intégralité du fonds, les séries les plus facilement identifiables toujours conservées en mairie, comme les registres d'état civil, de délibérations, d'arrêtés, ainsi que les documents cadastraux dits primitifs et napoléoniens.



    Rattachée à l'arrondissement de Fontenay-le-Comte, Auzay fait partie du canton du Langon jusqu'en l'an X, puis de celui de Fontenay-le-Comte depuis cette date.



    Le fonds déposé par la commune est relativement complet et représentatif de l'activité d'une commune pour la période du XIXe et du début du XXe siècle : administration communale, recensements de population, agriculture (notamment céréales et vigne), affaires militaires et guerres mondiales (dont les fiches de réfugiés de la Première Guerre mondiale), imposition et finances communales, police, élections, édifices communaux, voirie, assistance et prévoyance, instruction publique. A noter quelques documents concernant la Société des marais du Petit-Poitou, certains terrains de la commune faisant partie des zones de marais à entretenir.

  • Archives communales de La Boissière-des-Landes (1679-2007)

    Cet inventaire décrit les dossiers et registres déposés par la commune de La Boissière-des-Landes aux Archives départementales de la Vendée sous la cote E DEPOT 26. Il présente également, sans rendre compte de l'intégralité du fonds, les séries les plus facilement identifiables toujours conservées en mairie, comme les registres d'état civil, de délibérations, d'arrêtés, ainsi que les documents cadastraux dits primitifs et napoléoniens.

    En 1793, La Boissière-des-Landes fait partie du canton de Poiroux, avant d'être rattachée à celui de Moutiers-les-Mauxfaits en 1801.

    En dehors des documents numérisés consultables sur le site internet des Archives (état civil, recensements de population, délibérations, arrêtés), on y trouvera dans ce fonds déposé les tableaux de recensement militaire, une partie des listes électorales (à partir de la fin du XIXème siècle) et les rôles de perception des taxes communales (taxe sur les chiens et travaux vicinaux). Les autres séries présentent des lacunes importantes.

  • Cadastre des communes de Sainte-Gemme-la-Plaine à Saint-Hilaire-le-Vouhis

    Cet inventaire présente l'intégralité de la documentation cadastrale (plans, états de sections, matrices) de la création du cadastre parcellaire à 1979. La typologie et les modalités de recherche dans ces documents sont expliquées dans le corps de l'inventaire. Contrairement aux objectifs d'origine annoncés en 1807, le cadastre n'a qu'une vocation fiscale : il a été créé pour percevoir la taxe foncière. La volonté d'en faire un outil de garantie de la propriété individuelle n'a pas abouti : le cadastre permet de comprendre l'histoire d'un bien foncier, pas d'en prouver la propriété.

    Quelques conseils pour faire votre recherche :

    Etape 1 - Choisir la commune.

    Pour les communes fusionnées, attention à la date de fusion des matrices cadastrales. Les anciennes communes sont présentées sous l'intitulé de la commune dont elles dépendent en 1979.

    Etape 2 - Identifier la parcelle.

    Une parcelle est toujours identifiée par une ou deux lettres de section suivi d'un numéro (exemples : A 1328 ou AB 16). A chaque génération du cadastre (primitif, napoléonien, rénové), les références d'une même parcelle sont différentes : une référence de parcelle doit donc toujours être datée. Cette étape est décisive : inutile de passer aux étapes suivantes si l'on n'a pas de certitudes !

    Il n'existe pas de concordance entre l'éventuel cadastre primitif et le cadastre napoléonien, ni entre le cadastre napoléonien et les sections à double lettre du cadastre rénové : seule la comparaison des plans permet de l'établir. Pour les sections à lettre simple du cadastre rénové, le plan minute de rénovation présente en superposition le plan napoléonien et le plan rénové (tirages bleus).

    Etape 3 - Vous connaissez la référence de la parcelle : identifier un propriétaire.

    Des états de sections, dressés systématiquement à l'ouverture de chaque génération du cadastre, permettent de retrouver le nom du 1er propriétaire. Attention, le cadastre considère toujours le mari comme propriétaire, même pour des biens propres à son épouse. Les femmes n'apparaissent que si elles sont célibataires ou veuves.

    Etape 4 - Vous connaissez le nom d'un propriétaire : retrouver un compte.

    Il ne reste qu'à retrouver le propriétaire dans la table alphabétique (à l'initiale du nom) de la matrice correspondante. Attention à l'usage phonétique des noms, ne vous arrêtez pas à une orthographe différente. Cette table renvoie au compte du propriétaire où se trouvent les informations sur la parcelle : nature, superficie, date d'acquisition, date de cession, numéros de comptes des propriétaires précédents et suivants.

    Bonnes recherches !

Voir par page : 10 20 50 100