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ACTUALITÉS (3 avril) 

De toutes les paroisses, 20.000 lettres adressées à Monseigneur (1800/1821-1905)

Louis XIII, roi de guerre

Les répertoires de notaires en ligne

 

17 MARS 2020 : SUSPENSION DU SERVICE DE REPRODUCTIONS

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16 MARS 2020 : FERMETURE DE LA SALLE DE LECTURE

Dans le contexte général des mesures mises en place pour lutter contre l'épidémie de Coronavirus, la salle de lecture est fermée pour une durée indéterminée

Tout est mis en place pour assurer la continuité du service en ligne et notamment les réponses à vos mails. Les Archives vous remercient pour votre compréhension.

   

MISSION DE SERVICE CIVIQUE

Une mission est proposée en lien avec l’accueil et l’accompagnement du public.  

 

RAPPEL

Dans le cadre du changement d'hébergeur des images, l'accès aux albums d'images est momentanément interrompu (28 octobre 2019). 

  • Fonds Constant Guesdon (photographe à Chavagnes-en-Paillers)

    De nombreux habitants de Chavagnes-en-Paillers posèrent devant l’objectif de Constant Guesdon, au rythme des communions et des mariages mais aussi sans occasion particulière si ce n’est celle de laisser un souvenir (particulièrement pendant la guerre 1914-1918). Les portraits de l’horloger-photographe reflètent ainsi la vie d’une partie de la population de cette commune rurale du bocage vendéen, gonflée par la présence de plusieurs communautés religieuses, et dont le nombre d’habitants avoisine les 3000 dans cette première moitié du 20 siècle. Les habitants des villes voisines ont aussi fait appel au photographe chavagnais, principalement ceux de La Rabatelière, Saint-André-Goule-d’Oie, Saint-Georges-de-Montaigu, La Boissière-de-Montaigu, Les Brouzils, Chauché et Saint-Fulgent. 
    Après quelques clichés pris devant des maisons (parfois avec un drap tendu en fond), Constant se met à réaliser ses prises de vue dans son jardin, devant le mur en pierre dans lequel est aménagée une petite niche occupée par une statue de la Sainte Vierge et décorée par ses filles. Il utilise également une toile de fond fleurie puis une toile mouchetée, mais il photographie principalement en extérieur : après son jardin, c’est sur sa terrasse que sont pris les clichés à partir des années 1930. 
    L’immense majorité des œuvres de Constant Guesdon consiste en des portraits. La centaine de clichés représentant des lieux, objets et fêtes religieuses sera traitée dans un second temps, avec les photos prises par Marie Guesdon. Cet inventaire présente les 1300 portraits et photos de groupes réalisés par Constant entre 1905 et 1939 (cotés 38 Fi), auxquels s’ajoutent les 200 portraits de communiants pris par Marie à partir de 1940 (cotés 41 Fi) – avant-goût des 8000 clichés du fonds Marie Guesdon ! 
    L’intérêt majeur de ce fonds photographique s’appuie sur le colossal travail d’identification mené par Charles Baudry, Chavagnais et ami de la famille Guesdon, qui a patiemment remis des noms sur un grand nombre des visages immortalisés par Constant et Marie Guesdon. Grace à lui, 75 % des 1500 photographies présentées sont identifiées, totalement ou partiellement. 
    L’organisation du présent inventaire étant thématique, une même personne peut apparaître à différents endroits, sur un portrait individuel et parmi les invités d’une noce par exemple. Vous pouvez la retrouver en saisissant son prénom et son nom, dans l’onglet « Rechercher dans l’inventaire ». C’est le cas par exemple de Juliette Bossy (née à Chavagnes-en-Paillers le 23 octobre 1912), photographiée en communiante en 1919, sur un portrait individuel l’année suivante, au remariage de sa mère en 1921 puis à une noce en 1927, et enfin avec ses enfants en 1938 et en 1942.

  • Archives historiques du diocèse de Luçon. - Correspondance des paroisses du diocèse reçue à l'évêché de Luçon entre 1821 et 1905

    CONSTITUTION DE CETTE SÉRIE D'ARCHIVES ET SA MISE EN LIGNE

    Cette série d’archives réunit près de 20.000 pièces, collectées dans les bureaux del’évêché de Luçon et conservées aux archives diocésaines. Leur publication sur le site internet des Archives départementales relève de la mise en valeur des sources relatives à l’histoire de la Vendée que favorisent le diocèse de Luçon et le Département de la Vendée. Le Service interministériel des Archives de France (ministère de la Culture) y a participé financièrement, et la Société d’émulation de la Vendée y a aussi activement contribué.

    Ces archives sont constituées de dossiers par commune, réunissant la correspondance reçue à Luçon tant des curés que de particuliers ou des maires. Celles reçues de la préfecture et des ministères constituent deux autres séries différentes de celle-ci, et les minutes des réponses de l’évêché, une troisième. On trouvera néanmoins quelques-unes de ces réponses sous forme originale, car il semble que des pièces relatives à une même affaire, en particulier des pièces justificatives, ont été parfois  renvoyées à l’évêché. Aussi dispose-t-on de quelques-unes qui remontent à la fin de la Révolution, près de 25 ans avant le retour d’un évêque à Luçon. On ne paraît toutefois pas relever de lettres adressées à l’évêque avant 1821, ce qui tendrait à établir que les archives constituées depuis 1803 à La Rochelle à propos des paroisses vendéennes, y sont restées en 1821, et qu’elles se sont perdues ensuite. On ne dispose également que de très peu de pièces postérieures à 1905, l’évêché s’étant visiblement organisé autrement dès la loi de séparation de l’Église et de l’État. On n’y traitait en effet plus des mêmes affaires avec les curés et les maires, leurs attributions respectives ayant profondément changé. Cette césure nous prive du coup, ici, de la possibilité d’observer la crise des inventaires de 1906 qui agita tant les paroisses et fut le théâtre d’affrontements symboliques poussés, jusqu’aux limites de l’affrontement physique.

    Les archives de l’évêché de Luçon n’ont été constituées que peu à peu. La conservation des pièces paraît même avoir été assez aléatoire au début de la période concordataire : les dossiers de beaucoup de paroisses, en dépit de leur importance, ne remontent pas avant les années 1830 ou 1840, voire plus tardivement. Cependant un service d’archives diocésaines très actif, dès les années 1950, a produit un gros travail, grâce particulièrement à l’abbé Delhommeau, tout au long de la deuxième moitié du XXe siècle. C’est lui qui a mis en ordre les dossiers, défini les séries et rassemblé les pièces. Mieux, il en a entrepris l’analyse, quasiment pièce à pièce, dactylographiant, rien que pour cette série, jusqu’à six volumes de près de 200 pages chacun. Ces analyses ont été récupérées pour constituer l’inventaire électronique actuel, après harmonisation et mise en forme, puis vérification de la présence des pièces correspondantes. Il arrive en effet qu’il en manque, mais le parti retenu a été de maintenir l’analyse tout en signalant la lacune. Celles-ci s’expliquent par le fait que l’abbé Delhommeau a continué à organiser son fonds d’archives, créant de nouvelles séries thématiques en ponctionnant les autres. Ainsi a-t-il constitué, par exemple, une série concernant les chapelles. Des dossiers thématiques existent aussi pour les grandes affaires de chaque épiscopat. Cette série n’épuise donc pas toutes les ressources disponibles.

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    CONTENU DE CETTE SÉRIE

    PLACE DOMINANTE ET RELATIVE DE L'ÉGLISE AU XIXE SIÈCLE


    Ces archives nous font découvrir une société très différente de la nôtre, et une Église qui était elle-même organisée de façon très différente de l’époque postérieure comme de l’antérieure. Du reste, pendant cette période concordataire, l’Église de France n’existait plus en tant que telle. Corps constitué sous l’Ancien Régime, dont les membres formaient le premier ordre des sujets du royaume, elle avait alors joui de privilèges, en particulier celui de calculer elle-même et de négocier son impôt au roi. Désormais, le concordat de 1801 faisait disparaître à peu près tout lien entre les évêques car l’État ne connaissait plus les diocèses que séparément. À la base, la paroisse s’était de son côté affranchie de la dépendance envers les descendants de ses fondateurs présumés. Jusqu’en 1790, en effet, les évêques n’avaient nommé de curés qu’après les avoir choisis parmi les candidats que leur présentaient les seigneurs, eux-mêmes plus souvent laïcs qu’ecclésiastiques. Ces curés jouissaient de revenus particuliers attachés à chaque cure, dont la dîme, quand elle n’était pas passée aux mains d’un seigneur. Ils avaient la possibilité de cumuler ces « bénéfices ecclésiastiques » et d’en déléguer la charge des âmes à un prêtre qu’ils rétribuaient pour cela. Le concordat de 1801 apporta de très profonds changements, qu’inaugura un clergé formé sous l’Ancien Régime. Il soumit en particulier chaque curé à une dépendance bien étroite envers son évêque tout en en faisant désormais un quasi-fonctionnaire, rétribué par l’État lui-même et amené à prêter un serment de fidélité au gouvernement. Rétabli, le culte se heurtait toutefois à un cadre contraint, puisque le nombre de diocèses fut divisé par trois jusqu’à la révision du concordat, en 1817, lequel en créa de nouveaux, calqués sur les ressorts d’à peu près tous les départements. Quant aux paroisses, il n’y en avait plus, au départ, que pour des territoires correspondant aux justices de paix, soit environ une par canton. Dans la plupart des communes pourtant, qui reflétaient par ailleurs toujours l’ancien maillage paroissial, les bourgs continuaient à être dominés par des églises qui n’étaient plus au mieux que des « succursales », dont les « desservants » n’avaient pas d’autre rémunération que la pension que leur valaient leurs services antérieurs à 1790, ainsi bien sûr que les oblations autorisées lors de l’administration des sacrements. Au cours des premières décennies du XIXe siècle, les communes vont réclamer et peu à peu obtenir le rétablissement de paroisses en titre dans chacune d’elles, ce dont témoigne souvent cette correspondance. Il s’agissait bien pour les maires d’un service public dont ils avaient le souci, de même que de la qualité de l’édifice du culte, équipement communal à ne pas négliger.


    Le curé d’Ancien Régime, principal personnage d’une communauté d’habitants en dehors de son, ou de ses seigneurs, avait été très présent dans les assemblées locales. Il  s’agissait de la fabrique de son église bien sûr, ce conseil d’administration des biens et revenus qui différaient de ceux de la cure, mais aussi de l’assemblée générale de la paroisse. Cette réunion assez démocratique des chefs de feux se prononçait sur la répartition des impôts, la qualité de résident des habitants – donc de sujets imposables –, et sur d’autres affaires relatives à la vie commune et à l’entraide. Depuis 1790 et la transformation de ces « généraux de paroisse » en municipalités, le curé n’y avait plus de place réservée, ce qui ne l’empêchait pas d’en être parfois le secrétaire. Il siégeait toutefois au conseil des fabriques qui ont été rétablies à partir de 1809. La municipalité, qui avait par ailleurs la main sur une bonne part des moyens de l’église, tenait donc une place majeure dans la vie paroissiale, la favorisant ou au contraire la freinant suivant son opinion. Or, même dans le Bocage, les notables n’étaient pas acquis à l’Église. Le régime censitaire en place sous les deux monarchies, de 1815 à 1848, réservait en effet le pouvoir aux plus riches. Souvent héritiers de la Révolution comme du scepticisme des Lumières, ils craignaient notamment d’avoir à restituer ces biens d’Église vendus massivement sous la Révolution au titre de « biens nationaux ». Ces derniers provenaient de l’immense patrimoine de l’Église de France. Leur sort, en dépit des assurances données par chaque régime successif, continua à peser sur la vie politique pendant les premières décennies concordataires, d’autant plus qu’avec la chute du Ier Empire, le clergé était en grande majorité devenu, et pour longtemps, favorable à un royalisme plus ou moins utopique.


    Le fonds d’archives illustre abondamment la vie paroissiale, donc la vie locale. Le cadre qu’il évoque nous est familier, communes, ruralité le plus souvent, fêtes et usages parfois immémoriaux, mais la société décrite nous est devenue tout à fait étrangère. Ce monde est antérieur au grand chamboulement des années 1960, qui a profondément changé la place de l’Église et affecté la pratique religieuse. Il est également antérieur au développement économique d’après-guerre, ou encore au développement social suscité et accompagné par les mouvements d’Église dans la première moitié du XXe siècle. Ces archives témoignent en revanche de la construction d’une nouvelle chrétienté paroissiale, après que la Révolution eut mis à bas l’ancienne. Son affermissement alla croissant en Vendée et se fortifia encore au XXe siècle. Décimée et ruinée par la guerre civile menée par l’État révolutionnaire, la Vendée s’est en effet relevée essentiellement par sa seule force propre, fondée sur un dynamisme fait de solidarité locale et d’autonomie qui la caractérise encore de nos jours. Auparavant, le soulèvement s’était réclamé de la religion. Il avait trouvé, tout au long de 1793, la force morale d’une réelle maîtrise de la violence, par des libérations continues de prisonniers, alors que le discours officiel était haineux et que les modalités de la guerre visaient de plus en plus à éradiquer la population. Toujours est-il que l’on constate par la suite une adhésion profonde de la grande majorité de la population à l’Église, tout particulièrement dans les deux-tiers du département qui s’étaient soulevés en 1793. L’institution aurait-elle servi de refuge face à l’État, même si ce dernier ne rencontrait pas de rejet ? La conscription militaire et l’impôt ne suscitaient, en effet, pas tant de refus, et ce dès le Ier Empire. Le recrutement sacerdotal et religieux, en tout cas, était de plus en plus significatif. À la différence encore de l’Ancien Régime, il touchait essentiellement les classes populaires, et cette acclimatation soutint sa croissance constante sur un siècle et demi.


    Il convient de garder en arrière-plan ces considérations pour aborder ce fonds d’archives qui nous dévoile les rapports des prêtres à leur évêque. L’atmosphère en paraîtra cléricale à souhait, réalité indéniable mais qu’il faut savoir apprécier aussi en creux, tout en mesurant l’écart éventuel avec le contexte national. Si bien des prêtres paraissaient imaginer que l’Église devait être la société elle-même tout entière, au risque de la réduire à une contre-société dans la réalité, une grande partie de la population, dans le contexte vendéen de la reconstruction matérielle et morale d’après l’extermination de 1793-1794, n’en pensait pas moins. À l’inverse, des résistances fortes demeuraient, chez les notables comme dans certains secteurs géographiques. Quant aux évêques, leur gouvernement varia, de l’intransigeance d’un Mgr Baillès (1845-1856) au pragmatisme d’un Mgr Catteau (1877-1915), lequel sut profiter à plein de toutes les libertés données par la IIIe République, dont la politique se fit pourtant de plus en plus agressive, plutôt que de s’enfermer dans la protestation et la dénonciation. Il n’empêche que la religion, par ses prescriptions générales et ses règlementations locales, encadrait la vie quotidienne et pesait éventuellement sur la société. Conflits, demandes de dispenses et consultations diverses de l’évêque en donnent ici de multiples exemples, ainsi des sonneries de cloches aux fêtes familiales. Comme la règle défendait d’attendre plus de trois jours pour faire baptiser un enfant après sa naissance, Mgr Baillès avait défendu au-delà toute sonnerie de cloches pour saluer l’événement (Champagné-les-Marais, 1870)… Tout dépendait alors de la rigueur du curé dans l’application d’un code de conduite assez développé, et dont il était d’autant plus le juge qu’il était censé entendre ses ouailles en confession. Or la place des curés est centrale dans cette correspondance, ce qui tient autant à leurs attributions et à la compétence de l’évêque à leur égard, qu’à leur très forte présence locale. Il n’était pas rare, en effet,  qu’un curé demeurât plusieurs décennies de suite en poste. Dès lors, parmi les multiples illustrations qu’offre ce fonds d’archives, retenons quelques perspectives orientées depuis cette figure de proue de la chrétienté paroissiale.


    LE CURÉ, PASTEUR AU MILIEU DE SON TROUPEAU


    Après la tourmente révolutionnaire, les ouailles sans curé furent nombreuses à en réclamer. « Depuis 42 ans que les malheurs de la Révolution nous ont enlevé le dernier pasteur […], la commune a toujours été privée de ce digne envoyé de Dieu », écrivirent les habitants de Châteauneuf (26 juin 1835). Placé enfin au milieu de son , le curé veillait. Lui-même, célibataire qui se devait d’être plus que jamais irréprochable du point de vue des mœurs, ne pouvait embaucher de servante qu’à partir de l'âge canonique de 40 ans (Maillezais, 22 juin 1849), ni héberger une jeune nièce de passage sans autorisation (Mareuil, 28 déc. 1854). Il se posait, en effet, en gardien de la morale et du respect des principes de la religion catholique. Il se dressait contre le blasphème, motivait les fidèles à accomplir leur devoir pascal, luttait contre le travail dominical et les établissements où régnaient les « désordres de la jeunesse » (Soullans, 11 décembre 1873). Les missions paroissiales, organisées en très grand nombre et dans l’ensemble du diocèse, révèlent ce souci permanent d’encadrement spirituel. « L’église était insuffisante à la foule des fidèles qui venaient de tout le voisinage ainsi que de la paroisse, aux saints exercices » (La Copechagnière, 20 novembre 1861). Devant la diversité du territoire vendéen (plaine, bocage, marais, littoral), le curé prenait conscience de l’écart important des mentalités et des modes de vie d’un à l’autre : « Jusqu’ici, je n’éprouve pas de grandes consolations : les danses, les divertissements profanes, les réunions de la veillée, la désertion de l’église par les hommes ne sont pas propres à me consoler et à me réjouir [...] Autrefois, on aimait à dire et à entendre dire que Saint-Denis-du-Payré était, par sa foi et sa religion, digne d’être comparé aux paroisses du Bocage. Hélas ! Monseigneur, [...] ces heureux temps ne sont plus ! » (Saint-Denis-du-Payré, 15 février 1852 et 15 août 1853).

    À l’inverse, à quelques lieues de là, un pasteur attentif pouvait être touché par la sainteté d’une âme et rendre compte de son émerveillement à son évêque (la petite huttière du Gué-de-Velluire, 26 oct. 1848). Et si, par extraordinaire, se produisaient une guérison miraculeuse et une apparition, elles étaient évidemment prises très au sérieux (Augustine Gelot, La Tardière, 1852-1853). En plus de l’état spirituel, le curé rendait compte à son évêque du contexte économique dans lequel se trouvait sa paroisse. Il n’hésitait pas, en cas de grand besoin, à demander soutien et secours financier afin d’aider au mieux ses fidèles. « La misère est aujourd’hui à son comble [...]. Ce qui fait que la détresse est si grande dans ma paroisse, c’est le manque de sel et d’huîtres » (La Guérinière, 31 janvier 1854). Il rendait compte encore des ravages de maladies fauchant ses paroissiens par dizaines, comme le choléra. L’abbé Perocheau décalquait à peine la rude langue des psaumes lorsqu’il écrivait : « Nous ignorons si la vengeance du Seigneur se tiendra pour satisfaite ou si elle veut de nouvelles victimes [...] Qu’il Lui plaise d’apaiser sa colère » (Le Gué-de-Velluire, 1er octobre 1849).

    LE CURÉ FACE A D'AUTRES RELIGIONS

    « Religion de la majorité des Français », comme il était inscrit au concordat, le catholicisme, en dépit de son écrasante majorité, n’en était plus la seule autorisée. Bien des évêques, de nombreux prêtres et le peuple catholique en général ne l’admettaient, au XIX siècle, que comme une contrainte imposée. Ils luttaient pied à pied contre toute manifestation d’existence dissidente qui était interprétée comme un empiètement intolérable. Si ce fonds d’archives ne paraît pas contenir de pièces relatives à des israélites (rarissimes en Vendée, mais vigoureusement combattus par Mgr Baillès en son temps), il n’en est pas de même en ce qui concerne les protestants, demeurés bien ancrés par endroits, et ce depuis la Réforme, particulièrement dans le sud et l’est du diocèse. Le curé faisait remonter à son évêque nombre de renseignements. Le desservant de Saint-Germain-de-Prinçay, par exemple, l’informa que les protestants étaient environ 200 dans sa paroisse, soit le quart de la population mais, le rassurait-il, ils n’avaient ni temple ni ministre sur place, ils ne faisaient pas de prosélytisme, etc. (3 mai 1869). Les projets de construction de temples étaient dénoncés (Maillezais, Triaize) et des remèdes au zèle de certains protestants étaient proposés, tel celui du curé de Saint-Michel-en-l’Herm, consistant en « l’impression d’un petit livre qui exposerait avec clarté et concision les preuves de l’autorité de l’Église et la fausseté et la rébellion de l’hérésie protestante » (25 février 1854). On luttait donc vigoureusement contre l’influence protestante, notamment dans les conseils municipaux, et on continuait, autant que faire se pouvait, à interdire l’inhumation de non-catholiques dans les cimetières, sauf à ce qu’il s’agît d’endroits distincts et bien délimités.

    La position des curés vis-à-vis des dissidents de la Petite-Église était plus violente encore. Eux ne se considéraient pas schismatiques, tout juste refusaient-ils de reconnaître les évêques nommés en France depuis 1801, donc également leur clergé. La police du I Empire les a pourchassés, mais il continua d’en subsister en nombre en divers endroits, au milieu du XIXe siècle. La disparition de leurs prêtres, peu nombreux dès l’origine et non remplacés faute d’évêque pour en ordonner de nouveaux, n’a pas découragé des familles de maintenir leur fidélité à l’Église réfractaire qui avait refusé le serment de 1791 mais également le nouveau concordat. « Le schisme dit de la Petite Église, explique le curé de Saint-Maurice-des-Noues, […] conserve ici une force malheureusement trop remarquable. Plus du cinquième de la population […] est engagé dans ce malheureux schisme » (Saint-Maurice-des-Noues, 8 mai 1846).

    La contestation de l’ordre religieux établi put aussi se traduire par des initiatives singulières. À Pouillé, en particulier, commune dont l’église n’avait toujours pas de desservant en 1832, le maire se crut trop heureux d’accueillir un prêtre qui était en fait en rupture de ban, et qui rallia bien vite la population à sa nouvelle religion dite de « l’Église catholique française ». Le schisme, soutenu par la municipalité, dura dix ans (Pouillé, 1834-1842), mais laissa des traces comme en rend compte, non loin de là, le conseil de fabrique de Petosse : la haine qui divisait la paroisse et qui s’appuyait sur la présence de « sectaires de l’Église française », risquait d’être ranimée à l’occasion du transfert du cimetière et du délicat problème posé par le sort des cendres de leurs ancêtres (9 sept. 1851, vue 24/28).

    LE CURÉ, NOTABLE ET HOMME POLITIQUE ?

    En dehors de toute cause politique, les frictions ne manquaient pas entre maires et curés. L’un et l’autre avaient vite fait de se suspecter d’immixtion dans leurs domaines respectifs : « [il] nous chagrine sans cesse, [il] veut être le maître partout, même dans l'église », se plaint le curé de L'Aiguillon-sur-Vie (14 juin 1855). Or les maires ne furent pas élus mais nommés par le pouvoir jusqu’en 1872 (sauf sous la IIe République, de 1848 à 1852), et ils manifestaient fréquemment, à cette époque, une réelle méfiance vis-à-vis de l’Église, suspectée de favoriser les royalistes légitimistes. Dans le territoire où avait eu lieu le soulèvement de 1793, on imposa donc la présence de drapeaux tricolores – couleurs odieuses aux royalistes – sur les églises. Le curé de Saint-Germain-de-Prinçay craignit même un temps que ce drapeau ne remplaçât définitivement croix et coq sur le clocher (août 1847). Il constatait bien par ailleurs qu’une manœuvre tendait à distraire une place du cimetière pour y faire un lavoir, mais il n’en comprit qu’ensuite la raison sous-jacente ; des enfants morts sans baptême y furent bientôt enterrés, ce qui ouvrait ce lieu, qu’on appelait jadis la Terre Sainte, à des non-chrétiens, ou des non-catholiques, car la réserve aurait été la même à l’égard de protestants (octobre 1847). Les frictions ne manquaient pas non plus à propos des presbytères, des travaux de voierie qui rognaient les cimetières ou amenaient le déplacement des calvaires – entourés bien souvent d’un enclos facilement encombrant pour la circulation – quand ceux-ci ne devenaient pas les otages d’une stratégie particulière. À Chambretaud, par exemple, M. de Hargues se plaignit que le nouvel aménagement de la Croix du Jubilé, comme fait exprès, gênait l’entrée des voitures dans son parc de Boisniard (1863)...

    Bientôt la politique s’en mêla. Le rétablissement du suffrage universel, en 1848, en libérant les urnes, n’avait-il pas envoyé une députation vendéenne entièrement légitimiste à la Chambre, comprenant même le vicaire général de L’Espinay ? Divine surprise ! Réelle ou supposée, l’ingérence politique des curés devint une des plaintes récurrentes portées à l’évêque, particulièrement à l’occasion des élections municipales. «  Aller dans les maisons user de son influence et détourner les électeurs de leur vote : cette manière d'agir est contraire aux règles de la bienséance » (Antigny, 25 août 1870). La question scolaire constituait une pierre d’achoppement qui signait l’appartenance politique de chacun. L’instituteur, par l’influence qu’on lui prêtait sur les enfants, était censé les amener à la religion ou au contraire à les en détourner. La IIIe République prit l’Église de front pour la chasser des écoles publiques et finalement la priver de tout corps enseignant religieux. On sait qu’elle perdit la bataille, en Vendée, où la désertion des écoles publiques, à la veille de la guerre de 1914, amena leur quasi-extinction dans des cantons entiers. Au début de la période concordataire, la Restauration avait offert à l’Église un très confortable contrôle de l’enseignement. Toutefois, dès la monarchie de Juillet, la partie paraissait déjà très menacée. « Je succombe enfin sous le poids de la persécution qu’on me fait souffrir à La Tranche, écrit le curé du lieu en 1834, pour me forcer d’abandonner le presbytère de cette paroisse au régent [l’instituteur] qui me persécute et qui, bien que révoqué, continue de faire la classe et ne travaille à me faire partir, comme il se vante, que pour venir, quand j’aurai évacué ce presbytère, y restaurer, comme il a fait en plusieurs autres, son école de prostitution. » L’âpreté des luttes favorisa aussi de mesquines discriminations. L’église s’avérait-elle trop petite pour y accueillir les élèves de l’école publique de Saint-Étienne-du-Bois ? Le maire dut rappeler à l’évêque qu’elle était « un bâtiment communal et que les élèves de l’école communale y [avaient] au moins les mêmes droits que les élèves de l’école libre » (5 oct. 1881). Dans quelques rares cas, des prêtres voulurent se faire les hérauts de leur cause au prix d’un martyre, il est vrai très symbolique, réduit à quelques heures de geôle à la suite d’un procès dramatisé par leurs partisans. Il s’en trouva à l’occasion des inventaires de 1906. Ces archives relatent la mésaventure un peu antérieure de l’abbé Jean-Jacques Rousseau [sic], desservant de Saint-Denis-la-Chevasse, condamné en 1884 à une peine de vingt-quatre heures de prison pour s’être opposé un peu trop énergiquement à l’installation d’une institutrice laïque dans sa commune. Ces excès ne furent pas encouragés par l’évêché et demeurèrent exceptionnels.

    LE CURÉ, BÂTISSEUR

    Le regain de ferveur religieuse que connut la Vendée tout au long du XIXe siècle s’accompagna, dans la majeure partie du diocèse, d’un élan bâtisseur. On ne compte pas le nombre de lettres de prêtres qui, souvent encouragés par leurs paroissiens, soumettaient à l’évêque un projet de restauration, d’agrandissement, voire de reconstruction totale de leur église. Les raisons invoquées pouvaient être multiples : mutilations subies par les édifices « au milieu des horreurs de la Révolution » (conseil de fabrique de Venansault, 12 avril 1826) ou pendant qu’ils avaient été acquis comme biens nationaux ; vétusté et exiguïté des bâtiments ne permettant plus de recevoir un nombre grandissant de fidèles ; ou encore, moins évoquée de façon directe mais souvent raison première de bon nombre de projets de reconstruction, une juxtaposition de styles architecturaux qui ne répondait plus au goût de l’époque, notamment à partir de la seconde moitié du XIXe siècle et du triomphe du style néo-gothique. Cependant, ce sont aussi des considérations financières qui dictaient le parti-pris stylistique de certaines églises nouvelles. En témoigne cette lettre du curé de Chantonnay adressée à l’évêque au sujet de la construction de l’église de Saint-Prouant : «  Je ne crois pas, vu la modicité des ressources, que nous puissions faire autre chose que du grec. La différence des prix entre le grec et le gothique, et même entre le grec et le roman est considérable » (lettre du 30 mai 1855).

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    Se promener au hasard des quelque 20.000 pièces d’archives de ce fonds offrira bien d’autres découvertes. Au-delà des anecdotes que révèle chaque affaire – elles sont souvent significatives – on pourra tenter de mesurer les évolutions de cette dizaine de décennies, scandées par des épiscopats parfois très longs et marquants. Retenons, en dépit des apparences trop souvent données comme contraires, que le clergé, sorti très royaliste du Ier Empire, s’est en fait rallié à la République lorsque le régime s’en est affermi et que le pape y eut incité. Ne soyons pas dupes du conflit continuel avec des gouvernements de la IIIe République, ainsi qu’avec leurs représentants locaux, élus et fonctionnaires, qui confisquaient l’étiquette en la refusant d’emblée à tous leurs adversaires politiques. Dès la fin du XIXe siècle, l’Église de Vendée, indépendamment de toute sujétion politique, s’est engagée dans de multiples actions sociales en profitant des libertés constitutionnelles. Malgré le choc de la Séparation de 1905, elle ne s’est jamais si bien portée qu’ensuite. Ce fonds témoigne donc encore d’une période où l’État maintenait Église et clergé dans les fers.

                                                                                                                  Thierry Heckmann

                                                                                                                  25 mars 2020

  • 1 Num 48 - Fonds Pierre Bart (1914-1921)

    Le fonds Pierre Bart est essentiellement composé de photographies ; il comprend également quelques cartes postales et des dessins. Il couvre la période 1914-1921. Ces documents ont été prêtés pour numérisation aux Archives de la Vendée par son fils, Maurice Bart, en 2002. Ils viennent compléter l'importante correspondance de guerre qu'il a laissée et qui a fait l'objet d'une publication en 2006 dans "Recherches vendéennes".

    Bien que mobilisé dès août 1914, ce n'est qu'à partir du milieu de l'année 1915 que Pierre Bart réalise lui-même ses clichés du front, à l'aide d'un petit appareil-photographique portatif à pellicules de la marque Kodak. Son régiment, le 404e R.I., est alors dans l'Oise.

    Il a plaisir à photographier ses frères d'armes et offre une superbe galerie de portraits ; malheureusement, soldats et officiers, appartenant vraisemblablement aux mêmes régiments que Pierre Bart, n'ont pas tous pu être identifiés.

    Il immortalise également tranchées et abris, plutôt en période d'exercices, et les nombreuses destructions dues aux bombardements. Mais ici pas de scènes sanglantes, seuls les physiques amaigris ou les périodes de convalescence sont là pour rappeler que nous sommes en guerre. Y a t-il eu un choix dans les photographies faisant l'objet de ce prêt ? La présence d'un seul cliché représentant un cadavre dans une tranchée tenderait à le prouver. Celui-ci ne fait d'ailleurs pas partie des photographies diffusées car il n'était pas légendé de manière assez précise.

    Pierre Bart part ensuite en Ukraine et en Russie où il prend sur le vif des scènes de vie et des manifestations. Enfin, la Syrie et le Liban, sous mandat français, sont illustrés de clichés vivants, montrant autochtones et constructions typiques et révélant son attachement à cette région.

    Ces photographies, dont certaines sont légendées, seront disposées en album bien plus tard par Pierre Bart. Inversions de dates et allers-retours fréquents des régiments ont rendu parfois difficile l'identification de certains clichés mais grâce à des recoupements avec sa correspondance -fort utile pour comprendre son parcours militaire-, il a été possible d'y remédier dans la majorité des cas.

  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Verrie

    Cet inventaire donne exclusivement accès à des catégories spécifiques d'archives communales numérisées par les Archives départementales de la Vendée : délibérations communales, arrêtés municipaux, registres de correspondance (non systématique) ou documents d'exception (non systématique). Cet instrument de recherche ne porte pas sur les archives déposées par la commune aux Archives départementales, classées en E-dépôt. Pour plus d'information, se renseigner auprès du président de salle de lecture.

  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Vouillé-les-Marais

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Puy-de-Serre

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Rosnay

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Pommeraie-sur-Sèvre

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Saint-Etienne-de-Brillouet

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Maillé

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune du Mazeau

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune du Petit-Bourg-des-Herbiers

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Menomblet

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Moreilles

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de L'Oie

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Pissotte

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune d'Oulmes

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Mouchamps

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Montreuil

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Lesson

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Fontaines

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Guérinière

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Guyonnière

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de L'Herbergement

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Foussais-Payré

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de L'Ile-d'Yeu

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Fougeré

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune des Herbiers

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Maché

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Falleron

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune des Epesses

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Croix-de-Vie

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Commequiers

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de L'Epine

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Flocellière

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Copechagnière

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Chapelle-Thémer

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Corpe

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Château-d'Olonne

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Chantonnay

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Mareuil-sur-Lay-Dissais

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune des Lucs-sur-Boulogne

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Thorigny

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Tranche-sur-Mer

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Venansault

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Tallud-Sainte-Gemme

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune du Poiré-sur-Vie

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de La Chapelle-Palluau

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Talmont-Saint-Hilaire

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  • Délibérations et archives numérisées de la commune de Saint-Vincent-sur-Graon

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