La cayenne (du latin "caya", signifiant maison) des Sables-d'Olonne est affiliée à l'Union compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs unis.
Auparavant rattachée à La Roche-sur-Yon, la sous-section des Sables-d'Olonne devient une section à part entière le 27 mai 1912. Les compagnons résidant à proximité des Sables-d'Olonne ont plébiscité cette création en raison des difficultés engendrées par leur éloignement du chef-lieu vendéen.
Dès le 7 décembre 1912, une première réception de compagnons sablais est organisée ; dix autres suivront jusqu'au 4 mars 1928. L'activité de la société semble ensuite se réduire, voire s'éteindre progressivement. Le registre des comptes rendus de réunions mentionne un dernier soubresaut, le 9 décembre 1945, lors d'une réunion visant à réveiller la section "en sommeil depuis 1936". Cette tentative ayant visiblement échoué, la section fut dissoute et ses archives déposées à la cayenne de La Roche-sur-Yon. Lorsque cette dernière dépose ses papiers aux Archives de la Vendée, elle y joint également ceux des Sables-d'Olonne.
Le compagnonnage a pour objectifs la promotion et la transmission des métiers et savoir-faire manuels. Plus qu'une simple association, c'est une famille à laquelle on adhère, des "mères" s'occupent d'ailleurs des aspirants lors de leur Tour de France. Le compagnon est d'abord sociétaire puis aspirant, avant d'être reçu par ses pairs lors d'une cérémonie obéissant à un rituel particulier.
En outre le compagnon bénéficie, en contrepartie de cotisations régulières, d'une mutuelle offrant secours aux malades et retraite. Ce système s'inscrit dans le développement des sociétés de secours mutuels à partir du milieu du XIXe siècle.
L'Union compagnonnique des Compagnons du Tour de France des Devoirs unis est la plus ancienne des trois sociétés compagnonniques actuelles (avec l'Association ouvrière des Compagnons du Devoir du Tour de France, dite du Devoir, et la Fédération compagnonnique des Métiers du Bâtiment, ou des Devoirs). Née en 1889, à Lyon, sous l'impulsion de Lucien Blanc, son siège est aujourd'hui installé à Versailles. Elle compte une vingtaine de cayennes en France et trois en Suisse. Contrairement aux deux autres sociétés, l'Union ne limite pas son enseignement aux métiers du bâtiment et accueille notamment un grand nombre de professionnels de l'alimentation.
Le compagnonnage présente des rites et symboles qui rappellent la franc-maçonnerie. Leurs origines sont assurément communes et remontent au temps des artisans bâtisseurs de cathédrales. Alors que la franc-maçonnerie a pris un caractère essentiellement philosophique, le compagnonnage a gardé pour objectif la maîtrise d'un savoir-faire manuel.