Les archives de la Vendée

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1 Num 395 - Correspondance d'Henri Rhein (1914-1918) Inventaire complet (pdf)

  • Origine :

  • Famille

  • Notice/biographie :

  • Henri Rhein est né le 12 août 1895 à Florimont (canton de Delle) dans le Territoire de Belfort. Son grand-père paternel, Ludan Rhein, y est arrivé en 1882 avec sa famille qui venait de Herrlisheim, un village du nord de l'Alsace devenu allemand en 1870. Henri Rhein est le fils de Joseph Rhein (né en 1866 à Herrlisheim) et de Marie Gschwindt (née en 1875 à Florimont). Ses parents se sont mariés à Florimont le 23 juin 1892 où son père exerce alors le métier de boulanger. Un an plus tard, à la naissance de sa soeur ainée (Marie-Catherine Rhein le 17 sept. 1893), son père est devenu cultivateur ce qui est confirmé sur les actes de naissance des enfants suivants. Henri Rhein est le cadet, son jeune frère Joseph Jules (né le 16 février 1897) sera aussi mobilisé pendant la Première Guerre mondiale avec la classe 1917.

    Henri Rhein ne semble pas suivre les traces de son père, puisqu'en août 1914 il étudie à Paris à l'Ecole des Postes. Soldat de la classe 1915, son incorporation militaire a lieu en décembre 1914 au 172e régiment d'infanterie de Belfort. Suivront une période de formation de cinq mois, puis des campagnes militaires jusqu'à la fin de la guerre en Alsace (mai-sept. 1915), à Salonique (oct. 1915-déc. 1916) et en Champagne (déc. 1917-déc. 1918).

    Henri Rhein s'est marié en 1921 avec Marthe Augusta Pauline Verdet à Vauconcourt (Vauconcourt-Nervezain, Haute-Saône). Il est décédé en 1981, à l'âge de 86 ans, à La Ferté-Saint-Aubin (Loiret).

  • Contenu ou introduction :

  • La correspondance qu'Henri Rhein adresse à ses parents couvre toute la durée de la Première Guerre mondiale, du 11 août 1914 au 10 décembre 1918, et est très suivie.

    A la déclaration de la guerre en août 1914, Henri Rhein suit des cours à l'Ecole des Postes de Paris. Le ton de ses premières lettres est patriotique et enthousiaste, mais reflète aussi une inquiétude légitime au sujet de sa famille qui habite non loin de la frontière allemande, à proximité des premières zones de combats (Florimont, dans le Territoire de Belfort). Né en 1895, Henri Rhein fait partie de la classe 1915, il n'est donc pas mobilisé en août 1914, mais exprime le souhait d'être incorporé au plus vite. Pour ce faire, il effectue des démarches afin de passer devant le conseil de révision du département de la Seine, et non devant celui du Territoire de Belfort. Déclaré " bon pour le service armé " le 26 octobre 1914, il choisit l'infanterie et est incorporé au 172e régiment d'infanterie de Belfort. Sa formation militaire dure cinq mois dans les casernes de Belfort et de Valdahon (Doubs), en tant qu'élève-officier de réserve.

    Nommé aspirant au 371e régiment d'infanterie, Henri Rhein est envoyé le 9 mai 1915 sur le front, en Alsace, dans le secteur du Vieil-Armand (Hartmannswillerkopf). Suivra une campagne militaire de plus d'un an en Orient, à Salonique, d'octobre 1915 à décembre 1916, le commandement militaire préférant envoyer loin des lignes allemandes des soldats originaires des régions frontalières. Cette période est marquée par la bataille du Vardar (novembre 1915) et la construction du camp retranché de Salonique. C'est aussi en février 1916 la perte de son statut d'aspirant et un changement de régiment, épisode dont les circonstances ne sont pas précisément connues. Sa campagne en Orient se termine par une blessure au pied en décembre 1916 conduisant à son retour en France.

    Sa convalescence se déroule alors à Nice où il est invité à fêter avec d'autres blessés, le Nouvel An orthodoxe, puis à Besançon (janvier-mars 1917). Il est ensuite affecté à un poste d'instructeur pour les " récupérés ", autrement dit les hommes des classes antérieures qui viennent d'être déclarés " bons pour le service " et donc mobilisables. Il sait que cette période loin du front ne peut durer, et il est rappelé en décembre 1917 pour suivre une formation d'opérateur de TSF au 42e régiment d'infanterie. A partir de juin 1918 et jusqu'à la fin de la guerre, il est sur le front, en Champagne, au 86e régiment d'infanterie comme radio télégraphiste. Cela fait bien longtemps qu'il a abandonné le ton enthousiaste de ses premières lettres pour en adopter un autre beaucoup plus critique vis-à-vis de la censure, du régime des permissions ou des conditions de la vie militaire.

    La fiche matricule militaire d'Henri Rhein fait très vraisemblablement partie des registres du département de la Seine de la classe 1915. On sait que son numéro matricule est le 4714. Toutefois les registres matricules militaires du département de la Seine n'étant pas en ligne à la date de rédaction de l'inventaire (janvier 2014), il n'a pas été possible de la consulter.

  • Mots-clés :

  • Typologie documentaire

    Correspondance

  • Contexte historique

    1914-1918

  • Personne(s)

    Rhein, Henri Joseph

  • Matière(s)

    Guerre 1914-1918 / Guerre des Balkans

  • Communicabilité :

  • Libre accès

  • Modalités de reproduction :

  • Reproduction numérique sur demande