Les archives de la Vendée

Critère(s) de recherche: 1 Num 253/14

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1 Num 253 - Papiers Lucien Violleau (1937-2007) Inventaire complet (pdf)

  • 1 Num 253/1-14. "Mes Mémoires"

    Typologie documentaire : Journal
    Contexte historique : 1939-1945
    Personne(s) : Violleau, Lucien Marcel
    Matière : Guerre 1939-1945 / Soldat / Prisonnier de guerre

    • 1 Num 253/9-14. Troisième volume, 1941-1945

      Présentation du contenu :

      "Quand les corbeaux voleront blancs,

      et que la neige tombera noire,

      les souvenirs du régiment,

      s'effaceront de ma mémoire"


      • 1 Num 253/9 - 

        Kommando 941, travail dans une carrière de pierres, Kotzenrother Lay, Elkenroth (Allemagne) à environ 40 km du camp de Limbourg (Allemagne, stalag XII A) dont il dépend, novembre 1941-août 1942 1941-1942

        21 vues  - Kommando 941, travail dans une carrière de pierres, Kotzenrother Lay, Elkenroth (Allemagne) à environ 40 km du camp de Limbourg (Allemagne, stalag XII A) dont il dépend, novembre 1941-août 1942 (ouvre la visionneuse)

        21 vues

        Présentation du contenu :

        Obligé de commencer un 3e carnet, Lucien Violleau espère que ce sera le dernier et qu'avant la fin il sera rentré parmi les siens. Il constate que le moral des civils allemands baisse depuis un an : ceux qui avaient espéré une guerre éclair voient la situation s'enliser en Russie. Il s'informe de l'évolution de la situation et évoque les événements internationaux : les négociations entre Goering et Pétain-Laval au sujet des prisonniers, l'entrée en guerre du Japon contre l'Amérique et l'Angleterre. Il dénonce les fausses nouvelles propagées par les médias allemands ; il a pu lui même constater que les prisonniers russes ne sont pas bien traités.

        En décembre 1941, les prisonniers travaillant à la carrière se coalisent pour obtenir une amélioration de leur situation, notamment plus de nourriture et quelques extras à l'occasion des fêtes de fin d'année. Le "singe", le patron de la carrière, refusant de céder à leurs revendications, les prisonniers ralentissent les cadences et ce pendant plusieurs semaines. Leur situation est telle que les colis envoyés par la Croix-Rouge et les familles sont nécessaires à leur survie. De son côté, Lucien envoie régulièrement de l'argent à ses parents. En avril 1942 commencent les bombardements anglais. En France, Laval demande à des volontaires de partir en Allemagne pour remplacer les prisonniers : pour Lucien c'est un marché de dupes.

        Contexte historique : 1939-1945
        Lieu(x) : Limbourg (Allemagne) : camp d'internement
        Matière : Camp / Prisonnier de guerre

      • 1 Num 253/10 - 

        Kommando 941, travail dans une carrière de pierres, Kotzenrother Lay, Elkenroth (Allemagne) mais dépend désormais du stalag XII D de Trèves (Allemagne), août 1942-25 novembre 1943 1942-1943

        27 vues  - Kommando 941, travail dans une carrière de pierres, Kotzenrother Lay, Elkenroth (Allemagne) mais dépend désormais du stalag XII D de Trèves (Allemagne), août 1942-25 novembre 1943 (ouvre la visionneuse)

        27 vues

        Présentation du contenu :

        Malgré le changement administratif, la situation des prisonniers dans la carrière reste strictement la même. Ils se rebellent contre leurs conditions de travail qui semblent pires que celles des prisonniers dans les autres mines de la même compagnie. En novembre 1942, un mouvement de grève générale échoue à cause de dissensions entre les prisonniers. Il signale que les combats gagnent l'Afrique du Nord et que la marine française s'est sabordée dans le port de Toulon. Lucien Violleau s'est abonné au Phare pour avoir des nouvelles de la région mais il n'a que des nouvelles de Nantes. Il déplore le manque d'évolution de la situation. Les défaites allemandes en Russie et en Tripolitaine ainsi que le débarquement allié en Italie (septembre 1943) lui font espérer la fin prochaine de la guerre et un retour chez lui pour la fin de l'année. En octobre 1943, "les affaires semblent trainer". A la fin du mois, il est renvoyé au stalag pour être hospitalisé une semaine : il réalise alors combien leur situation à la carrière de pierres est peu enviable. Il demande de nouveau à être affecté dans un kommando agricole pour se rapprocher de son frère Henri. Il évoque le sort des prisonniers condamnés : "la prison, c'est la condamnation à une mort lente".

        Contexte historique : 1939-1945
        Lieu(x) : Trèves (Allemagne) : camp d'internement
        Matière : Camp / Prisonnier de guerre

      • 1 Num 253/11 - 

        Kommando 795, travail à la ferme, Rückweiler (Allemagne), 26 novembre 1943-19 août 1944 1943-1944

        16 vues  - Kommando 795, travail à la ferme, Rückweiler (Allemagne), 26 novembre 1943-19 août 1944 (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Après 3 jours de voyage, il retrouve son frère Henri, lui aussi affecté au kommando 795 et qui travaille dans une autre ferme. Pour Lucien, le travail est beaucoup moins difficile qu'à la carrière, la nourriture est bonne et son linge lavé par les fermiers. En décembre 1943, son frère est blessé au travail : la nouvelle séparation est douloureuse. Lucien Violleau est très marqué par les différences d'attitude de ses deux patrons : alors que dans une ferme il est considéré comme l'homme de la maison, dans l'autre les fermiers lui rappellent continuellement son statut de prisonnier. En dehors de quelques événements comme la mort d'un camarade du kommando écrasé par un arbre, la routine semble s'installer ; d'ailleurs ses notes d'abord quotidiennes tendent à devenir hebdomadaires voire mensuelles. Les troupes allemandes cèdent continuellement du terrain sur le front russe ; les bombardements alliés s'intensifient ; les travaux des champs se poursuivent. En juin 1944, la radio allemande annonce le débarquement allié. Dans les mois qui suivent, Lucien Violleau recueille des informations sur l'avancée des troupes alliées. En août 1944, elles entrent sur le territoire allemand : la discipline est resserrée et le kommando de Rückweiler dissout.

        Contexte historique : 1939-1945
        Lieu(x) : Trèves (Allemagne) : camp d'internement
        Matière : Camp / Prisonnier de guerre

      • 1 Num 253/12 - 

        Kommando 785, travail à la ferme, Bosen (Allemagne), 20 août-7 septembre 1944

        4 vues  - Kommando 785, travail à la ferme, Bosen (Allemagne), 20 août-7 septembre 1944 (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Il est envoyé avec quelques camarades à Bosen où il est placé dans une nouvelle ferme. Il a désormais des difficultés pour obtenir des informations fiables. Le moral de la famille allemande dans laquelle il est placé est bon jusqu'à ce qu'en septembre 1944, le canon tonne à leur frontière. Lucien Violleau exprime alors des inquiétudes quant au sort des prisonniers : ils vont probablement être regroupés et subir des pertes.

        Contexte historique : 1939-1945
        Lieu(x) : Trèves (Allemagne) : camp d'internement
        Matière : Camp / Prisonnier de guerre

      • 1 Num 253/13 - 

        Regroupement des kommandos dans le village de Selbach (Allemagne) à quelques kilomètres de Bosen, 8 septembre 1944-10 mars 1945 1944-1945

        18 vues  - Regroupement des kommandos dans le village de Selbach (Allemagne) à quelques kilomètres de Bosen, 8 septembre 1944-10 mars 1945 (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Les prisonniers sont effectivement regroupés et assignés au creusement de tranchées. Ils doivent faire face à des problèmes d'approvisionnement, au manque d'information et à l'absence de courrier. Avec la stabilisation des fronts et les bombardements, de nouvelles inquiétudes se font jour mais les travaux des champs se poursuivent. En octobre 1944, le stalag XII D dont dépend Lucien Violleau est replié de Trèves à Dierdorf (Westerwald). En novembre 1944, les allemands se réjouissent de l'arrivée du nouveau V2. La situation des prisonniers est de plus en plus difficile : ils ne reçoivent plus de colis et Lucien Violleau s'inquiète de n'avoir pas de nouvelles de France depuis le mois de juillet. En décembre 1944, il obtient l'autorisation de se rendre à Birkenfeld pour y voir le dentiste et son frère Henri : le voyage est rendu difficile par les bombardements qui interrompent la circulation des trains. Il souffre de devoir passer un 8e Noël loin de chez lui : le débarquement allié lui avait fait espérer un dénouement plus rapide ; cela affecte ses relations avec ses patrons.

        Les problèmes de ravitaillement sont de plus en plus importants dans toute l'Allemagne, le marché noir se développe, le moral des populations est en baisse. D'autant plus que les troupes russes poursuivent leur avancée sur le front de l'est, les bombardements alliés s'intensifient et à la fin du mois de février, les américains sont à 30 km environ. En mars 1945, Goebbels indique dans son discours qu'ils ne capituleront pas ; pourtant, Lucien Violleau parle de "déroute allemande" : les parents refusent de laisser partir les enfants des jeunesses hitlériennes selon les ordres et le Bauerführer de Bosen brûle les papiers du parti.

        Contexte historique : 1939-1945
        Lieu(x) : Trèves (Allemagne) : camp d'internement
        Matière : Camp / Prisonnier de guerre

      • 1 Num 253/14 - 

        "À la dérive", 10 mars-juin 1945

        14 vues  - 'À la dérive', 10 mars-juin 1945 (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 10 mars 1945 à 7h du soir, commence une longue équipée : à pied, avec leurs bagages, les prisonniers sont déplacés ; ils sont conduits à marche forcée pour passer le Rhin alors que les troupes américaines ne sont qu'à quelques kilomètres. Le 14 mars, Lucien Violleau prend la décision avec deux amis de quitter le convoi et de se planquer en attendant les troupes alliées. Ils sont récupérés le 19 mars dans les bois et envoyés au camp de Trèves mais cette fois, ce sont les allemands qui sont enfermés derrière les barbelés. Il part pour la France le 21 et arrive à Martinet le 23 mars. Il est rejoint le 13 avril par son frère Henri qui avait passé le Rhin. La reddition de toutes les forces allemandes intervient le mardi 8 mai 1945 : c'est la fête partout, même à Martinet. Pour lui la guerre se termine le 13 juin 1945 avec l'arrivée de son frère Joseph. Il conclut son carnet en expliquant qu'avec son retour à la vie civile "[Il] n'a plus besoin de conter ici, [ses] joies et [ses] déboires. Elles sont celles de chaque homme".

        Sur les dernières pages de ce carnet, il note les noms et adresses de ses codétenus, la liste des sommes envoyées à ses parents et dresse une table des matières.

        Typologie documentaire : Liste de noms
        Contexte historique : 1939-1945
        Matière : Prisonnier de guerre