Les archives de la Vendée

Critère(s) de recherche: 1 Num 403-31

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1 Num 403 - Papiers Pasquier (1914-1919) Inventaire complet (pdf)

  • 1 Num 403/3-69. Correspondance entre Michel Pasquier et sa femme Léonie

    • 1 Num 403/18-31. Dans la Marne, 30 août 1915-27 mai 1916

      Présentation du contenu :

      Arrivé dans la Marne en août 1915, le 337e RI est d'abord cantonné près de Sainte-Menehould. Dès le mois de septembre et jusqu'en mai 1916, les combats se concentrent dans les bois entre Ville-sur-Tourbe et Souain-Perthes-lès-Hurlus. Pendant les périodes de repos, le régiment est envoyé dans la région de Châlons-en-Champagne.


      • 1 Num 403/18 - 

        Arrivée dans la Marne, 30 août - 30 septembre 1915, 22 lettres.

        50 vues  - Arrivée dans la Marne, 30 août - 30 septembre 1915, 22 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 30 août, il envoie à son épouse une vue de la ferme de Puise près de Sainte-Menehould en lui expliquant que c'est là qu'ils sont cantonnés. Alors que son régiment est dans la Marne depuis le 22 (historique du 337e RI), son épouse lui envoie une carte postale le même jour pour lui demander d'écrire tous les jours : elle est très inquiète maintenant qu'elle le sait dans ce "terrible endroit".
        - A noter : il manque des lettres entre le 30 août et le 10 septembre.
        Le 10, il envoie une carte militaire pour indiquer qu'il est toujours en bonne santé ; le verso montre sous forme de cartes "les ambitions allemandes" et "ce que veulent les alliés". Le 16, promu caporal, il est de retour aux tranchées, toujours au même endroit. Le 21 et les jours qui suivent, il lui fait comprendre que la situation est grave et qu'il ne pourra peut-être pas écrire pendant quelques jours. Il s'interroge : "Peut-être ai-je tort de te donner à comprendre que nous sommes en danger" (le 22-23). Le 27 et le 29, toujours au même endroit, ils sont prêts à partir et à prendre part à la grande bataille qui s'est engagée [l'attaque générale de l'armée française au bois de Ville-sur-Tourbe].


      • 1 Num 403/19 - 

        Octobre 1915, 2 lettres.

        4 vues  - Octobre 1915, 2 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Il ne reste qu'une seule carte envoyée par Michel en octobre dans laquelle il précise être en bonne santé ; pourtant tout indique que la correspondance entre les deux époux s'est poursuivie normalement. La deuxième carte a été envoyée par Léonie le 9 octobre.


      • 1 Num 403/20 - 

        En première ligne, 4-17 novembre 1915, 14 lettres.

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        Présentation du contenu :

        Son régiment est retourné aux tranchées. Les cuisines sont assez loin en arrière, dans un bourg dont aucune maison ne subsiste (le 8). Les permissions sont suspendues, inutiles de l'attendre avant longtemps. Le 11 il lui demande de ne pas s'inquiéter si elle ne reçoit pas ses lettres, le 13 c'est de manière très explicite qu'il refuse de lui dire où il est : "ce n'est pas un point qui passe pour très bon", mais il n'y restera pas. Le 15, il veut savoir pourquoi son frère Joseph a été réformé (FLC, classe 1917, n°901).


      • 1 Num 403/21 - 

        Dans son trou, 18 novembre - 6 décembre 1915, 17 lettres.

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        Présentation du contenu :

        Le 18, il annonce être toujours dans les tranchées mais pense revenir en 2e ligne le soir même. Avec le retour du mauvais temps, les journées passent lentement dans les trous et les nuits sont longues. Finalement, il reste sur le front jusqu'au 3 décembre, dans son trou, exposé aux éléments, tentant de passer le temps en jouant aux cartes. Ce jour-là, il pleut dans le trou comme dehors, les tranchées s'écroulent, les boyaux sont inondés et ses galoches ne sont toujours pas arrivées. Le retour vers l'arrière se fait dans des conditions pitoyables ; aussi le 5 est-il heureux d'être à l'abri des obus à Saint-Amand-sur-Fion et d'avoir un bon couchage.


      • 1 Num 403/22 - 

        Retour de permission, 18-23 décembre 1915, 8 lettres.

        19 vues  - Retour de permission, 18-23 décembre 1915, 8 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Difficile de se séparer après seulement 7 jours passés ensemble, il évoque ses sentiments et leur amour qui grandit (le 18, le 20). Depuis qu'il l'a quittée, il a davantage besoin du secours de Dieu, il regrette de devoir passer Noël dans les tranchées. Arrivé le 19 à Saint-Amand-sur-Fion, il est très bien accueilli par ses camarades et reçoit les visites de Baptiste Graveleau, Auguste Loizeau et Pierre Cousseau.


      • 1 Num 403/23 - 

        Dans les tranchées, prière et lectures pieuses, 24 décembre 1915 - 7 janvier 1916, 17 lettres. 1915-1916

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        Présentation du contenu :

        De retour dans les tranchées, il retrouve des conditions de vie très difficiles : dormir par terre, ce qui fait une très grande différence avec sa semaine de permission, nourriture médiocre et froide, "bombardement terrible" (lettre du 28 décembre). Le 4 janvier, après un énième changement de tranchées, il annonce avoir mangé chaud pour la première fois depuis qu'ils y sont. Il semble se réfugier dans la prière et les lectures pieuses (le 2) et continue à montrer un très fort attachement à ses camarades, notamment un caporal d'ordinaire originaire de Vouvant (le 5). Le même jour, c'est avec tristesse qu'il annonce à son épouse la mort d'Alphonse Pignon de la Boutinardière.


      • 1 Num 403/24 - 

        En retrait, retour sur ses dernières volontés, 8-22 janvier 1916, 15 lettres.

        41 vues  - En retrait, retour sur ses dernières volontés, 8-22 janvier 1916, 15 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 8 janvier, il est soulagé d'être sorti de ses malheureuses tranchées dans les environs de Tahure et veut qu'elle se rassure : il va bien malgré ses problèmes de surdité. Ils sont désormais installés dans un bois, dans des maisons en planches et il peut s'adonner aux activités du quotidien : manger chaud, nettoyer ses affaires, assister aux offices, visiter les environs et notamment le cimetière. Il reparle des dernières volontés qu'il lui a laissées au cours de sa permission : il a eu tort de lui demander de ne pas se remarier s'il venait à mourir, il la laisse libre et est heureux qu'elle entretienne de bonnes relations avec sa famille au Tourny (le 11 et le 22).


      • 1 Num 403/25 - 

        Toujours en première ligne, comment se projeter dans l'avenir, 23 janvier-16 février 1916, 22 lettres.

        56 vues  - Toujours en première ligne, comment se projeter dans l'avenir, 23 janvier-16 février 1916, 22 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 23 janvier, il est de retour en première ligne et va voir ses camarades du 293e : les deux Graveleau et Auguste Rautureau, bientôt relevés. Le 27 au soir, il quitte les premières lignes mais le dimanche suivant (le 30), il regrette tout de même de n'entendre que le son du canon, il préférerait entendre les cloches. De nouveau en première ligne du 2 au 6, il regrette surtout l'impossibilité de se laver. Le 12, il affirme qu'il ne s'est pas rasé ni débarbouillé depuis un mois. Le 13, il refuse de s'engager à prendre une borderie suivant la demande de Léonie : il pourrait mourir dans les heures qui suivent.


      • 1 Num 403/26 - 

        Retour sur les combats, solidarité entre poilus, 17-27 février 1916, 11 lettres.

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        Présentation du contenu :

        Sorti "sain et sauf de ce terrible passage", il revient sur les combats qui se sont déroulés du 13 au 15 février (le 17). Blessé lui-même par deux fois légèrement, il considère qu'il n'ira jamais plus près de la mort et remercie Dieu de l'avoir préservé. Dans une deuxième lettre le même jour, il annonce la mort des deux Graveleau de Bel-Air et la disparition d'Auguste Rautureau. Les 25 et 26 février, répondant à la demande de son épouse, il revient sur ces combats, sur la disparition d'Auguste avec une demi-section et sur la mort de Louis Graveleau, tué par le même obus que son frère Baptiste. Par loyauté vis-à-vis de ses camarades, Michel refuse d'utiliser ses problèmes de surdité pour obtenir un poste moins exposé (le 26).


      • 1 Num 403/27 - 

        Moins exposé, il s'intéresse au pays, 28 février-28 mars 1916, 29 lettres.

        67 vues  - Moins exposé, il s'intéresse au pays, 28 février-28 mars 1916, 29 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Reparti pour les tranchées, vers Souain, ils ne sont pas trop mal installés et sont moins exposés qu'avant (28 février, 3 mars). Le 5, il rassure son épouse : ses blessures sont guéries. Moins au danger, il prend des nouvelles de la vie au pays : il s'inquiète de la réaction de la femme de Louis Graveleau à l'annonce de sa mort (le 23), de la santé déclinante de son père (les 17, 18 et 19 mars) et commente les rumeurs sur les combats (19 mars) et la situation à Verdun (le 27).


      • 1 Num 403/28 - 

        A l'infirmerie, 29 mars-5 avril 1916, 8 lettres.

        17 vues  - A l'infirmerie, 29 mars-5 avril 1916, 8 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 29, il lui annonce être à l'infirmerie pour une entorse du genou. Il est transporté par étapes vers un hôpital à Troyes, installé dans une école de jeunes filles (le 1er avril). Le 3, malgré l'ennui, il savoure le fait d'être à l'abri des obus, bien couché et bien nourri.


      • 1 Num 403/29 - 

        Retour de permission, plus tendre et plus religieux, 18-30 avril 1916, 14 lettres.

        38 vues  - Retour de permission, plus tendre et plus religieux, 18-30 avril 1916, 14 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Envoyé en permission pour terminer sa convalescence, il en revient plus tendre, plus sentimental et plus religieux. Les époux semblent plus proches et il pense beaucoup à elle après 8 jours passés ensemble (le 21). Il est heureux de voir leurs familles s'entendre et lui conseille de rester avec ses parents jusqu'à la fin de la guerre (le 26). A son retour, il retrouve avec plaisir ses camarades : ceux du 137e, Pierre Cousseau (le 21), Célestin de la Gastière et Jules Boudaud (le 22). Il affirme être devenu patient, la guerre l'a profondément changé et l'a fait réfléchir (le 30).


      • 1 Num 403/30 - 

        Ordres et contre-ordres, 1er-15 mai 1916, 20 lettres.

        50 vues  - Ordres et contre-ordres, 1er-15 mai 1916, 20 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 1er mai, il annonce qu'ils vont se déplacer mais ont interdiction d'en parler sous peine de punitions sévères. Finalement ordre est donné de remonter aux tranchées. Le 5 mai, on leur annonce l'arrêt du courrier puis finalement les lettres partent. Il profite de ce temps d'attente pour voir les camarades et parler du pays (le 4, les 11-12-13). Le 13, bien que cela soit interdit, il commence sa lettre en notant le nom du bourg où ils sont installés : Juvigny ; il veut pouvoir s'en rappeler s'il revient de la guerre. Il s'inquiète de la santé de sa femme qui semble souffrir d'une blessure à la jambe (les 3 et 4).


      • 1 Num 403/31 - 

        Retour aux cuisines, réflexion sur les fins dernières, 16-27 mai 1916, 13 lettres.

        32 vues  - Retour aux cuisines, réflexion sur les fins dernières, 16-27 mai 1916, 13 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 16 mai, il est nommé caporal d'ordinaire : il n'est pas malheureux mais beaucoup plus occupé et ne peut plus suivre tous les offices. "Le principal c'est que les obus n'éclatent pas à nos oreilles" (le 18). Le 22, ils sont placés en cantonnement d'alerte à une trentaine de kilomètres des lignes avec 2 jours de vivres. Le 24, Michel tient à son épouse un grand discours sur leur soutien mutuel sur la voie du Salut. Ils doivent bientôt partir : dans son courrier, plusieurs lettres marquées d'une croix forment le mot VERDUN. Il lui demande de ne pas s'inquiéter : "Tous ceux qui y vont n'y restent pas" (le 24). En attendant le départ, il continue d'évoquer les camarades de Chambretaud comme Pierre Cousseau qui a mis trois jours à les trouver à son retour de permission (le 24, le 27).