Les archives de la Vendée

Critère(s) de recherche: 1 Num 403-32

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1 Num 403 - Papiers Pasquier (1914-1919) Inventaire complet (pdf)

  • 1 Num 403/3-69. Correspondance entre Michel Pasquier et sa femme Léonie

    • 1 Num 403/32-36. Dans la Meuse, 28 mai-18 août 1916

      Présentation du contenu :

      A la fin de mai 1916, le 337e RI est envoyé à Verdun pour défendre Thiaumont. Au cours de onze jours de lutte héroïque, le régiment conserve l'ouvrage mais perd la moitié de son effectif ; les survivants sont versés dans le 93e où ils forment un nouveau bataillon. Alors que la réorganisation du régiment est en cours, ils sont renvoyés sur Thiaumont et subissent de nouvelles pertes, cruelles pour Michel qui perd ses amis les plus proches.


      • 1 Num 403/32 - 

        Verdun, le tombeau des armées, 28 mai-10 juin 1916, 14 lettres.

        35 vues  - Verdun, le tombeau des armées, 28 mai-10 juin 1916, 14 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Partis en automobile le matin du 28 mai pour [Verdun], Michel demande à sa femme de prier pour lui ; il écrit sur la lettre où elle lui demandait de signaler par des points sa destination. Il est finalement resté aux cuisines, son capitaine aurait eu pitié de lui à cause de ses deux frères morts (le 31) et de sa surdité qui s'aggrave (le 2 juin). Il est content d'être à ce poste car bien qu'exposé, il est moins au danger que ses camarades dans les tranchées (31 mai, 1er, 5, 7 et 8 juin). La cuisine est installée dans la ville et ils vont une fois par jour, ou plutôt par nuit, porter le repas dans les tranchées situées à 6 km [ouvrage de Thiaumont] (1er juin). "Verdun c'est le tombeau des armées, j'en avais cependant déjà vu plus d'une façon depuis près de deux ans mais c'était rien envers ici... " (lettre du 2 juin). Les 8 et 9 juin, le moral est très bas, le régiment décimé, Michel commence à lister les morts : son capitaine, l'aumônier, Seguin de Beaurepaire.


      • 1 Num 403/33 - 

        A Chardogne, "sorti du purgatoire", 12-23 juin 1916, 16 lettres.

        39 vues  - A Chardogne, 'sorti du purgatoire', 12-23 juin 1916, 16 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 12, il annonce à sa femme être "sorti du purgatoire" : les hommes sont revenus méconnaissables des tranchées, ils sont restés 3 jours sans manger. Il dresse le bilan de ces quelques jours : dans sa compagnie, 35 morts dont le capitaine ; dans sa section, sur les 32 montés au front, il compte 17 morts, 6 blessés et seulement 9 hommes revenus sains et saufs. Il confirme un seul mort de Chambretaud, Charles Drapeau (le 13). En réponse aux inquiétudes exprimées par sa femme, il fera son possible pour la rassurer en lui écrivant tous les jours (le 16) mais il refuse de se faire porter malade et de perdre sa place (le 14), d'autant que la moitié de la compagnie est plus atteinte que lui (le 18). Michel rend régulièrement compte de ses rencontres avec les copains : Pierre Cousseau, Constant Baron (le 16) et Marcellin Drouet (le 18) de Chambretaud, mais aussi un autre camarade, blessé, dont il est très heureux d'avoir des nouvelles (le 17). Le 20, le bruit commence à circuler que leur régiment serait supprimé. Il parle de déshonneur : "on nous avait dit en partant, de suivre toujours notre drapeau, il retourne à Fontenay, et nous on reste ici" (le 21).


      • 1 Num 403/34 - 

        Passage au 293e RI, des Vendéens tout de même, 24 juin-4 juillet 1916, 10 lettres.

        28 vues  - Passage au 293e RI, des Vendéens tout de même, 24 juin-4 juillet 1916, 10 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Le 24 juin, Michel annonce à sa femme qu'ils sont officiellement passés au 293e régiment d'infanterie où ils forment la 14e compagnie ; ce n'est pas vraiment un changement et il garde même sa place de caporal d'ordinaire. Le 25, un renfort de 60 hommes arrive, surtout des Vendéens ; leur départ est prévu pour le 27, toujours pour [Verdun] mais dans un coin "beaucoup moins mauvais". Finalement jusqu'au 4 juillet, ils restent loin des lignes, profitant de ses rencontres avec les camarades pour parler du pays (le 28, le 29) et continuant à regretter la suppression du 337e RI qui s'est glorieusement défendu à Verdun (le 30).


      • 1 Num 403/35 - 

        Verdun, enfer et débandade, 5-13 juillet 1916, 10 lettres.

        20 vues  - Verdun, enfer et débandade, 5-13 juillet 1916, 10 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        D'un mot très bref le 5 juillet, Michel signale à Léonie que la situation n'est pas brillante mais qu'elle est pire encore pour ses camarades. Les lettres des 6 et 8 juillet sont lacunaires. Le 9 juillet, alors qu'il craignait un massacre, son régiment n'est peut-être pas si atteint, il "était en débandade". Le 11, il lui envoie une carte par un autre régiment car chez eux les lettres ne viennent pas et le courrier doit partir avec du retard ; il évoque les forts combats de la nuit précédente mais n'en connaît pas encore les conséquences sur son régiment. Le 12, "sorti de la fournaise", il lui annonce la mort de son cousin Pierre Cousseau et la disparition de Jules Boudaud.


      • 1 Num 403/36 - 

        "2e anniversaire de cette terrible guerre", la censure veille, 14 juillet-18 août 1916, 43 lettres.

        105 vues  - '2e anniversaire de cette terrible guerre', la censure veille, 14 juillet-18 août 1916, 43 lettres. (ouvre la visionneuse)

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        Présentation du contenu :

        Plus que jamais, c'est auprès de ses camarades que Michel trouve du réconfort. Il signale à son épouse ses rencontres avec ceux de Chambretaud : Louis Pasquier, Eugène Bourasseau et M. de Suyrot (les 14 et 15 juillet), René de la Girafe (le 2 août). Il avoue se sentir plus isolé depuis la mort de Pierre Cousseau (le 17). Le même jour, il évoque Louis Manceau, gravement blessé, puis demande à sa femme de confirmer le décès de Dominique Brochard (le 7 août). Le 16 juillet, il lui signale l'arrivée d'un nouveau conducteur de cuisine, un Brin (FLC, classe 1903, n°710) de Beaurepaire qui a perdu 3 frères et 2 beaux-frères. Le 15 juillet au soir, il repart vers les tranchées, dans un endroit moins dangereux ; les cuisines sont bien installées, dans un bois, hors de vue de l'ennemi mais à portée de canon (le 16). Michel renvoie régulièrement les cartes postales que lui a adressées sa femme en ajoutant sur la photographie la date du jour et le lieu de son cantonnement : Franconville, Meuse (sic, les 19, 25 et 30 juillet, le 1er août). Dans une lettre commencée le 19 et achevée le 20 juillet, il explique à sa femme qu'ils sont privilégiés quant au courrier : lui peut écrire tous les jours et reçoit ses lettres alors qu'il n'a pas pu porter les lettres dans les tranchées depuis 4 jours. Il évoque la lettre qu'il lui a envoyée de Verdun le 8 juillet, jamais arrivée : il pense qu'elle a été censurée et avoue lui-même en avoir trop dit. Pour s'occuper et pour rendre service aux camarades, il met en place un petit commerce de vin : il refuse d'y gagner de l'argent, seulement de quoi s'entretenir (le 22 juillet, le 5 août). Relevés le 12 août au soir, ils sont envoyés au repos près de Bar-le-Duc, dans le bourg de Béhonne, qu'ils rejoignent en train et à pied.