Les archives de la Vendée

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1 Num 408 - Papiers Martin (1914-1918) Inventaire complet (pdf)

  • Notice/biographie :

  • Les papiers Martin concernent Clovis Martin, sa femme Léonide et leur fille, Madeleine, Léon Guenon, vraisemblablement, filleul de Léonide, et Léon Lucas, père de cette dernière.

    Clovis Martin est né le 04 août 1874 à Maillezais de François Martin, jardinier et de Célina Veillat. Il suit les traces de son père et exerce à 20 ans la profession de jardinier pépiniériste. Le 27 mars 1911, il épouse à Maillezais Léonide Lucas, fille de Léon Lucas, maire de la commune.

    Il est mobilisé dès le début du conflit et se retrouve dans le Pas-de-Calais à Wailly et Dainville. Il entretient avec Léonide et Madeleine, sa fille, une longue correspondance de septembre 1914 à décembre 1918. Il écrit plus d'une centaine de cartes l'année 1915. Il revient à Maillezais en janvier 1919.

    Léon Guenon est né le 18 mars 1896 à Maillezais de Pierre Guenon, maître d'hôtel à sa naissance et de Marie Métayer. Il est cultivateur quand la guerre éclate et est mobilisé en 1915 à l'âge de 19 ans. Il va correspondre de façon régulière avec Léonide et Madeleine et envoie également quelques cartes à Clovis, déjà sur le front, en 1915 et 1916. Il rentre à Maillezais en septembre 1919 et sera père d'au moins 3 enfants. Son acte de naissance porte la mention de son décès le 04 octobre 1979.

    Léon Lucas devient maire de Maillezais en 1900 et le sera pendant toute la période du conflit. En relation avec le préfet, il veille au ravitaillement des soldats sur le front car la commune, comme les autres, est mise à contribution en vue d'alimenter l'armée en vivres. Il reçoit également pendant cette période les avis de rapatriement, de décès… En 1921, il est toujours maire de la commune et propose au conseil municipal d'ériger un monument aux morts. Il fera un discours émouvant lors de l'inauguration de celui-ci.

  • Contenu ou introduction :

  • Ce fonds est essentiellement composé de correspondance, constituée uniquement de cartes postales, et couvre toute la durée du conflit (1914 à 1919). Elle est remarquable par l'intimité qui lie les différents correspondants.

    Les écrits de Clovis à sa famille sont nombreux (214 cartes) mais ne donnent que peu de détails sur la vie militaire et le conflit. En 1915 lorsque celui-ci se durcit, la censure s'intensifie. Clovis, très respectueux des ordres, obéit aux directives de sa hiérarchie ; il l'écrit très clairement à Léonide " Ne rien mettre sur les lettres de ce qui concerne les opérations militaires, même pas l'endroit où nous sommes ". A partir de cette date, il n'indique plus les lieux où il se trouve, ni les événements. Il n'exprime pas non plus de sentiments personnels afin de ne pas inquiéter sa famille, parlant surtout de sa santé, qui reste bonne, du temps et des camarades du pays. Il évoque très souvent son ami le caporal Charon.

    Cependant, les illustrations des cartes postales qu'il envoie dévoilent souvent l'endroit du cantonnement. En novembre 1915, il est à Berles-au-Bois (Pas-de-Calais) et en mars 1916, il se trouve à Hérimoncourt (Doubs). En 1918, il est caporal à la 7ème compagnie du 84ème régiment territorial d'infanterie en Alsace où il est chargé du ravitaillement de sa compagnie. Il a consigné dans deux petits carnets les marchandises achetées pour les soldats et les officiers.

    De son côté, Léonide a écrit 53 cartes à son époux de 1915 à 1918, évoquant principalement leurs souvenirs communs, le quotidien de leur fille Madeleine et les gens du pays.

    Le fonds contient en plus deux numéros du journal le " cri des boyaux " organe officieux du 2ème Bataillon du 84ème régiment territorial d'infanterie.

    La correspondance de Léon est plus restreinte (65 cartes) mais elle fournit davantage de détails sur la guerre. Il confie ses sentiments, ses peurs, son quotidien à Léonide, tandis qu'il ne cesse d'interroger Clovis sur sa vie au front.

    Ses cartes sont toutes datées et localisées, ce qui permet de suivre son parcours durant la guerre. Il est incorporé au 51ème régiment d'artillerie à compter du 8 avril 1915 à Nantes. Il passe au 86ème régiment d'artillerie lourde le 21 février 1916 à Lyon. Le 25 juillet 1916, il part pour le front en passant par l'Yonne et Creil (Oise). En février 1917, il est en Champagne et est nommé brigadier en novembre. En 1918, il se retrouve en Alsace. En 1919, il est basé en Allemagne où il attend sa démobilisation qui arrivera le 19 septembre. Il se retire ensuite à Maillezais. Il sera cité à l'ordre du régiment : " jeune brigadier remplissant avec autorité les fonctions de chef de pièce, a obtenu un rendement excellent de ses suivants par l'exemple de courage et de discipline qu'il leur a montré en toutes circonstances et en particulier à Verdun " et recevra la Croix de Guerre.

    Le dernier ensemble contient le diplôme de Léon Lucas alors maire de Maillezais durant la guerre, la liste des hommes appelés de la commune et son discours pour l'inauguration du monument aux morts.

  • Mots-clés :

  • Typologie documentaire

    Correspondance

  • Contexte historique

    1914-1918

  • Matière(s)

    Guerre 1914-1918 / Soldat

  • Communicabilité :

  • Libre accès

  • Modalités de reproduction :

  • Reproduction numérique sur demande

  • Sources complémentaires :

  • Aux Archives de la Vendée

    Voir les notices biographiques de Clovis Gustave Victor Martin et de Léon Pierre Ferdinand Théodule Léandre Guenon dans le Dictionnaire des Vendéens