Les archives de la Vendée

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40 Fi 1 - Fonds des photographes René Simonneau et Charles Petit Inventaire complet (pdf)

  • Notice/biographie :

  • René Alexis Théophile Simonneau est né à Maillezais en 1899. Sourd-muet de naissance, il apprend la langue des signes à Nantes et à Orléans puis intègre l'Institut régional des jeunes aveugles et sourds-muets à Marseille où il est professeur de dessin le matin et apprend le métier de photographe le soir. En 1922, il s'inscrit au registre des métiers et succède au photographe Charles Petit, dont l'atelier avait ouvert entre 1905 et 1911 à Fontenay-le-Comte ; lui-même avait repris le commerce Gaborit, fondé en 1875.

    A la toute fin des années 1920, il installe son studio au n° 23 de la rue Blossac. Dès lors, les Fontenaisiens désireux de voir leur portrait et ceux de leurs proches naître sous les gestes affairés de notre photographe vont défiler devant son objectif. Il tient également jusqu'en 1950 une succursale à Coulonges-sur-l'Autise (Deux-Sèvres) où il opère les jours de marché.

    Il se marie avec Cécile Bizière en avril 1929 dont il aura cinq enfants (René, Annette, Alexis, Michelle et Chantal).

    René Simonneau exercera son activité durant plus de 40 ans, de 1925 à 1968, et partagera son engouement pour la photographie avec son ami Jean Robuchon (avocat de la ville) qui a pris de nombreux clichés lors de ses voyages, clichés réunis sous la cote 40 Fi 2 - Photographies de Jean Robuchon (1922-1935).

    Une généalogie retraçant les liens entre les membres de la famille Simonneau et les branches alliées est mise à disposition.

  • Document(s) numérisé(s) :3 vues  - généalogie Simonneau et familles alliées (ouvre la visionneuse)

    3 vues

  • Légende du(des) document(s) numérisé(s) :

    généalogie Simonneau et familles alliées

  • Contenu ou introduction :

  • Les plaques de verre conservées dans ce fonds proviennent de deux photographes fontenaisiens, René Simonneau et Charles Petit, sans qu'il soit possible de les attribuer précisément à l'un ou l'autre de ces professionnels, excepté pour celles qui sont signées (40 Fi 1 46/21) ou celles qui concernent la famille Simonneau. Toutefois, les plus anciennes (antérieures à 1925) semblent avoir été réalisées par Charles Petit, peut-être même par son prédécesseur, Gaborit.

    Ainsi, il est difficile de qualifier leur technique respective. Chacun utilise, pour les portraits en studio, des décors variés, s'adaptant ainsi aux circonstances qui amènent les "modèles " : mariage, communion, permission pour soldats en garnison, et tous les instants à célébrer en famille ou seul. On retrouve trois principaux types de décors : architecture antique, fenêtre et paysage champêtre, paysage vaporeux. Les portraits en buste sont plutôt sur fond uni ou flouté. De même, les "défauts" de certaines photographies exposent les ficelles du métier de nos artistes, comme l'ajustement du décor à l'intérieur du studio et les diverses astuces créées pour produire une belle photo.

    Charles Petit fait preuve de créativité en reconstituant, par exemple, un salon de couture (40 Fi 1/17, vue 7) dans son studio. René Simonneau n'est pas en reste, faisant poser son fils en habit de marin (40 Fi 1/4, vue 6) et bénéficiant de l'aide de quatre assistantes dans son travail (40 Fi 1/17, vue 8).

    L'un et l'autre se font aussi reporter. A Fontenay, Charles Petit couvre les faits marquant la rue de la République : l'arrivée de l'électricité, les travaux de voirie..., (40 Fi 1/46) et René Simonneau s'intéresse aux aménagements intervenus dans la ville entre 1925 et 1936 : constructions du Crédit Lyonnais et de la passerelle surplombant la Vendée. Ce dernier sillonne également le Sud-Vendée (et parfois le territoire français) pour photographier bâtiments et châteaux pour les éditeurs de cartes postales.

    Enfin, pour illustrer les articles de journaux, tous les deux nous font revivre plus de 50 ans d'un événement cher aux Fontenaisiens, la "fameuse" fête des fleurs (ou cavalcade) qui anime les rues de la ville de ses chars fleuris durant le week-end de la Pentecôte.

  • Tris et éliminations :

  • De nombreuses plaques de verre abîmées ont été recadrées lors de la numérisation.

  • Communicabilité :

  • Les photographies et cartes postales numérisées sont consultables en ligne.

  • Modalités de reproduction :

  • Reproduction numérique sur demande.

  • Sources complémentaires :

  • Aux Archives de la Vendée

    On retrouve également aux Archives de la Vendée, un film réalisé par René Simonneau "concours hippique à Fontenay-le-Comte", vers 1935, sous la cote 16 Ci 142 et deux cartes postales éditées par le photographe, dont le château de la Salière à Saint-Hilaire-du-Bois (1Num379/2-6) et l'intérieur de l'église d'Oulmes (1Num20 1/168).