Sont appelées "littérature éphémère", les publications imprimées, ou modestement ronéotées, qui, en raison de leur contenu et de leur présentation matérielle, ne peuvent être considérées ni comme des livres, ni comme des périodiques. Elles ne justifient pas un traitement à la pièce, mais, regroupées, elles peuvent constituer des ensembles d'un grand intérêt.
On en distingue deux grandes catégories : les prospectus édités à des fins publicitaires ou de communication et distribués gratuitement ; les feuilles d'information d'intérêt ponctuel et immédiat comme les horaires, tarifs, programmes, calendriers, tracts, etc.
La collecte de ces écrits est difficile car leur diffusion passe par de multiples réseaux (guichets des administrations, caisses des commerçants, distribution dans les boites aux lettres ou sur la voie publique, etc.) Il en résulte que cette démarche est le fruit d'une action volontariste, et qu'elle ne peut prétendre à l'exhaustivité. La collecte est ainsi assurée essentiellement par le personnel des Archives départementales.
La logique de constitution de ces ensembles documentaires, artificiels et ouverts, détermine la particularité de la description en articles factices. La répartition par auteurs a été privilégiée afin d'accompagner l'historien dans sa compréhension de ces sources particulièrement sujettes à caution, spécialement lorsqu'elles sont distribuées en période de guerre et de troubles politiques, parfois simplement d'élections locales... Sans oublier que ces écrits échappent pour la plupart aux contrôles inhérents à l'édition traditionnelle.
Source primaire de l'histoire, ces publications permettent d'étudier un contexte politique particulier (Occupation, mai 1968) ou l'organisation et le fonctionnement de tel ou tel organisme public ou privé. Sur le plan local, elles constituent une source importante pour l'histoire du tourisme. Souvent très illustrées, elles sont enfin une réserve iconographique.