Les archives de la Vendée

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Congrégation des Filles de la Sagesse - Membres de la Congrégation et historique des maisons Inventaire complet (pdf)

  • Notice/biographie :

  • La Congrégation des Filles de la Sagesse a été fondée à l'hôpital de Poitiers en 1703 par Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716) et Marie-Louise Trichet (1684-1759), première fille de la Sagesse sous le nom de Marie-Louise de Jésus. Les Filles de la Sagesse s'attachent tout particulièrement au service des hôpitaux. Le traité établi pour leur installation à l'hôpital de Poitiers servira de modèle en France jusqu'au XXe siècle. La Congrégation s'installe à Saint-Laurent-sur-Sèvre en 1720, lieu de décès de Montfort. Elle y conserve sa maison-mère aujourd'hui. Son recrutement, d'année en année plus important, stoppé à la Révolution, reprend dès le Consulat avec l'appui des autorités civiles qui comptent sur elle, notamment pour les hôpitaux militaires. En 1811, un décret assure à la Congrégation une existence légale. En forte expansion au XIXe siècle, la congrégation diversifie ses oeuvres, avec certaines spécificités très particulières (éducation des sourdes-muettes-aveugles) mais les mesures anticongréganistes, préalables à la séparation de l'Église et de l'État (1905), obligent les soeurs à abandonner leurs oeuvres scolaires. La fermeture de nombreuses communautés en France est à l'origine de son expansion dans le monde.

    Les Filles de la Sagesse étaient réparties jusqu'en 1954 en soeurs de choeur et soeurs converses. Depuis l'origine, plus de 17 000 soeurs ont fait profession. Elles sont aujourd'hui (2016) 1388 réparties dans 20 pays sur les 5 continents.

  • Contenu ou introduction :

  • Les archives de la Congrégation sont en cours de classement.

    En juillet 2016, un inventaire de la partie consacrée aux "Membres de la Congrégation" a été publié. L'ensemble recouvre les registres du personnel, les dossiers individuels de soeurs ainsi que le suivi de leurs obédiences en France et dans le monde. Il comprend également les registres de décès et de sorties des soeurs et les statistiques sur l'activité de la Congrégation.

    Réparties jusqu'en 1954 en soeurs de choeur et soeurs converses (ces dernières étaient employées aux travaux domestiques), les religieuses sont recensées dans plusieurs catégories de registres, ouverts par nom civil, par nom de religion - avec obédiences parfois, ou encore par matricules - avec ou sans obédiences. Pour chacune de ces catégories, plusieurs séries existent ; celle placée en tête d'inventaire est en général la plus complète et a été totalement ou en partie numérisée.
    N'oubliez pas de consulter les registres par entrée au postulat, au noviciat ou bien par voeux temporaires ; vous disposerez alors de l'état civil complet des soeurs. Ces documents sont également indispensables pour retrouver les personnes sorties de la Congrégation avant de prononcer leurs voeux perpétuels.

    En février 2017, cet inventaire s'enrichit de notices sur les maisons fondées par la Congrégation de par le monde. Une série de registres reprenant les faits marquants de tous les établissements encore ouverts au début du XIXe siècle est en effet tenue à jour jusqu'aux années 1950. On y suit les différentes étapes de l'implantation des communautés et les vicissitudes dues notamment aux décisions politiques - fermetures et réouvertures d'écoles, perte de l'administration des établissements de santé, évolution des matières enseignées…-. Ces documents ont été entièrement dépouillés - les dates de fondation de chacune des oeuvres sont précisées - et numérisés.
    D'autres séries de registres ont fait l'objet d'un dépouillement similaire : sur l'une d'elles sont retranscrites les premières lettres officielles échangées entre la Supérieure Générale et les autorités civiles au début du XIXe s. pour favoriser l'installation des différentes œuvres ; une autre résume leur situation financière.

    Les archives de ces établissements sont également conservées et réunies dans des dossiers qui représentent plus d'une centaine de ml. Elles permettent de retracer la vie des communautés (visites canoniques, chroniques, listes de soeurs, comptes et budgets...) et de connaitre leur situation administrative (traités, délibérations du Conseil général, décisions d'ouverture et de fermeture). De nombreuses photographies et des plans des lieux, en cas de travaux notamment, viennent illustrer l'ensemble. Pour certaines oeuvres, une volumineuse correspondance échangée en temps de guerre est à signaler. Il n'y a en revanche que peu de pièces administratives sur les structures dont les sœurs ont la charge (peu ou pas de listes d'élèves ou d'enfants secourus, peu ou pas de programmes scolaires).
    Ces dossiers sont très complémentaires des registres cités plus haut, voire la seule source de renseignements lorsque l'œuvre est ouverte ou réouverte après les années 1950.
    Ils sont classés suivant l'ordre alphabétique des communes accueillant des œuvres. Pour la France, une partie seulement des communes commençant par la lettre A sont traitées. Mais le dépouillement continue...

  • Historique de la conservation :

  • Une partie des archives de la Congrégation a suivi en 1950 la Maison généralice à Rome pour revenir en juillet 2015 à Saint-Laurent-sur-Sèvre. On distingue aujourd'hui deux fonds, dits " de Rome " et " de Saint-Laurent-sur-Sèvre ", chacun répondant à un cadre de classement différent. Le classement en cours permet de réunir les deux fonds dans un plan de classement conforme à leur histoire.

  • Mots-clés :

  • Contexte historique

    18e siècle / 19e siècle / 20e siècle

  • Matière(s)

    Filles de la Sagesse / Congrégation hospitalière / Congrégation enseignante

  • Communicabilité :

  • Ce fonds est consultable aux Archives de la Congrégation des Filles de la Sagesse (3 rue Jean Paul II B.P. 79 85292 St Laurent sur Sèvre ), sur rendez-vous (mail : fdls.archives.mm@orange.fr). Certains documents peuvent être incommunicables pour mauvais état ou en application des règles de communicabilité propres à la Congrégation.

    Un certain nombre de registres du personnel, librement communicables, ont été numérisés en totalité ; d'autres proposent quelques vues masquées en raison des règles de communicabilité. Les registres sur l'histoire des maisons ouvertes par le Congrégation sont entièrement numérisés.

  • Bibliographie :

  • - Règles de Vie de la Congrégation des Filles de la Sagesse (Archives de la Sagesse - Saint-Laurent-sur-Sèvre, 6B, 1 G 5/4, 10 G 7/1);

    - Constitutions des Filles de la Sagesse ((Archives de la Sagesse - Saint-Laurent-sur-Sèvre, 6B et 10 G 7/1) ;

    - Le code du droit canonique, consultable sur le site du Vatican (http://www.vatican.va/) ;

    - Soeur Simone de Marie, "Province France 1955-1995" , [1995], 124 p. ;

    - Soeur Lise Therrien, "Histoire des Filles de la Sagesse au fil des jours", 2012, 14 p. ;

    - A travers 300 ans d'histoire de 1703 à 2003, [2003], 78 p. (Archives de la Sagesse - Saint-Laurent-sur-Sèvre, 6 G 7).