Les archives de la Vendée

Imprimer cette page

L'appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu'en 1945 Inventaire complet (pdf)

  • Contenu ou introduction :

  • Le thème du concours de la résistance 2010 est "L’appel du 18 juin 1940 du général De Gaulle et son impact jusqu’en 1945"

    Le refus de la défaite du général de Gaulle, en juin 1940, est l’acte fondateur de la Résistance. A Londres, dans les territoires de l’empire, mais aussi en métropole, en zone libre ou zone occupée, des hommes et des femmes décident de "continuer le combat".

    Les réactions et les implications sont diverses. Chacune est l’aune de l’indignation que suscite la présence de l’occupant. Le dossier présenté ici en montre des exemples sur le territoire de la Vendée. En premier lieu, on transmet à la préfecture, un "référendum clandestin" où s’exprime le refus d’une "soumission à l’Allemagne". La Croix de Lorraine fleurit bientôt sur les lettres anonymes, la croix gammée sur les portraits de Pétain, et c’est des Sables d’Olonne qu’un "groupe d’anciens combattants" écrit au préfet pour s’indigner "qu’on associe le peuple français à cette criminelle folie pour le seul profit d’une nation…qui a décidé cette fois de nous réduire en esclavage".

    Le préfet rend compte, à Vichy et aux Allemands de ce que l’on nomme les "menées anti-nationales". Si les mouvements communistes sont rapidement et clairement identifiés, ceux qui s’en démarquent se voient attribuer dans un premier temps le qualificatif "d’anglo-américains" puis sont progressivement identifiés comme des "partisans de l’ex-général de Gaulle".

    La propagande s’organise. Sur les murs de Challans en avril 1941, la lettre V (pour Victoire) et les Croix de Lorraine sont apposés sur de nombreux murs du centre ville. En août 1941, c’est à La Chataigneraie et à Saint-Florent-des-Bois que sont découverts des tracts gaullistes. L’écoute comme la détention d’un poste de TSF deviennent des délits, durement réprimés par l’occupant, à l’image de cette infirmière de La Roche-sur-Yon, arrêtée à son domicile le 26 décembre 1942 pour "écoute d’une émission radiophonique anglaise".

    Mais c’est surtout à compter de l’année 1943 que l’existence de réseaux de résistance apparaît au grand jour et tout particulièrement leur activité principale, la cache des armes et des munitions parachutés par l’aviation anglaise, dans un département où les Alliés entretiennent l’hypothèse d’un débarquement. Les commissaires de police signalent alors au préfet que des particuliers ont été arrêtés par les autorités d’occupation "pour des motifs inconnus".

    C’est en fait tout un démantèlement de réseau qui s’opère, celui de l’O.C.M. (Organisation civile et militaire). Au 2 boulevard d’Italie, à La Roche-sur-Yon, le 2 septembre, c’est au domicile d’un couple "en fuite" qu’une cache d’arme est découverte et au même moment deux jeunes employés de la préfecture, un professeur de lycée et un secrétaire du commissariat de police de La Roche-sur-Yon sont arrêtés pour leur participation à ces actions.

    Les arrestations seront régulières jusqu’à la fin de la guerre et contribueront à "décapiter" les réseaux en place, par la déportation des principaux cadres des mouvements de résistance. A partir des maquis, notamment ceux de Mervent et de Dompierre-sur-Yon, les rescapés, rejoints par des réfractaires du Service du Travail Obligatoire organiseront la participation des forces résistantes à la libération du territoire.

    La Vendée est libérée au tout début de septembre 1944 et le 17 septembre, place Napoléon à La Roche-sur-Yon, la foule acclame le commandant des F.F.I (le colonel David) et le nouveau préfet Léon Martin sous les vivats "Vive la France, Vive de Gaulle".