Notice descriptive

  • Pièces isolées
    • Archives familiales
      • Documents isolés
        • XIXe-XXIe siècles
          • Journal de guerre et photographie d'Ernest Alfred Thièvre (Versailles (Yvelines), classe 1900, n° 4048), né le 22 janvier 1880 à Evry-Petit-Bourg (aujourd'hui Evry, Essonne), sergent à la 24e section d'infirmiers militaires à la mobilisation, nommé interprète auprès du corps expéditionnaire américain en mars 1918. - 3 carnets, non paginé, ms. et 1 photographie.

(1 Num 1/165-1). 1er carnet, 3 août 1914-12 août 1915
- Front des Vosges (3 août-4 sept. 1914, vues 2-9) : Parti de Versailles le 9 août 1914, Ernest Thièvre rejoint le massif des Vosges. Accueil enthousiaste dans les gares (09-08). Le 18 août, il conduit une première intervention pour ramener des blessés, regroupés au poste de secours de Russ (Bas-Rhin), à Schirmeck (Bas-Rhin). Les victimes sont pansées sommairement à l'école du village puis ramenés par chariots à boeufs. Commence alors une retraite d'une semaine à travers les Vosges (19 à 26-08) et au milieu les civils (23-08). Le 30 août, Ernest reçoit ses premières lettres.
- Bataille de la Marne (5-30 sept. 1914, vues 9-11) : Le 5 septembre, il gagne la région de Châlons-en-Champagne (Marne). Le spectacle qu'il découvre près de Sompuis l'horrifie (ruines, dépouilles humaines et animales, troupeaux errant, personne ayant perdu la raison, etc.) (11 et 12-09).
- Guerre de siège dans nord de la France (1er oct. 1914-12 août 1915, vues 11-27) : Début octobre, il rejoint la région de Béthune (Pas-de-Calais) et constate, au passage dans la capitale, le bon accueil des Parisiens. Il note les convois de civils (11-10) et l'arrivée de nombreuses troupes anglaises (13-10). Le 11 décembre, il assiste à un conseil de guerre où, contrairement aux affaires habituelles de mutilations ou d'abandons de poste, on juge une famille de civils accusée d'espionnage (signaux lumineux). Le lendemain, il est surprit par sa visite d'une tranchée allemande à Vermelles (Pas-de-Calais) : " Dans une tranchée allemande, j'ai vu un véritable appartement qui devait être occupé par un officier. A terre de la paille, sur les murs du linoléum, dans l'épaisseur de la muraille un buffet, un lit, un piano ! A côté une petite pièce qui servait de cuisine avec un fourneau, des fauteuils, des canapés ! C'est fantastique ". La fin de l'année est marquée par la bataille de Givenchy-lès-La Bassée (17 et 21-12). Ernest recopie une chanson créée par Demerle, un brancardier (04-01-1915, vues 17-18). Nouvelle affaire d'espionnage (10-01). Le 16 janvier, Ernest reçoit les premiers journaux. Le 8 mars, il croise le cortège de Millerand, ministre de la Guerre. Le 9 mai, début de la bataille d'Artois.

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Pour aller plus loin

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