Notice descriptive

  • 198 J - Papiers Valentin Thomas (1921-1946)
    • "Lettres à Pierrette sur l'astronomie"
198 J 41 - 

Vol. 41, "Un peu de philosophie (suite) " : 4 lettres (n° 251 à 254) du 9 avril au 16 juin 1940, pages 11007-11270, suivies de tables (numérisées).

Présentation du contenu :

9 avril : Valentin doit aller à Nantes, secourir sa belle-sœur, Yvonne Boinot. Il fustige à nouveau la "vieille société" : "Pendant ce temps-là, on nous rebattra les oreilles avec les boum badaboum de la commode guerre étrangère (...) et nos bons maîtres, si pieusement chrétiens (qu'ils disent...) enfermeront dans des prisons ou des camps de concentration ceux dont le nez ne leur plaira point, démoliront à coups de décrets toutes les conquêtes des travailleurs. "

26 avril 1940 : il revient de Nantes, où il a vécu la première alerte de la ville. Sa lettre rapporte des rumeurs : "Ils étaient en Vendée, parait-il, jetant des tracts du côté de La Roche-sur-Yon. Mais d'où venaient-"ils" donc ? D'Espagne murmure-t-on. (...) Et, à l'aube, dans le port, il n'y avait plus un navire anglais. (...) Les Anglais vont-ils évacuer Nantes ? "

Le 16 juin 1940, Valentin écrit à nouveau de Saint-Martin-de-Fraigneau, "chez Xavier Renaudet", où il s'est réfugié avec sa femme et sa belle-sœur. Résumé des derniers jours : "Le 23 [mai], nous fîmes une première expédition en Vendée, en plein bled, là où nous voici d'ailleurs maintenant. (...) Le 1er juin, il fallut, au son lointain du canon, aller chercher à la mairie nos cartes de rationnement. " Sous les violents bombardements dont Houilles est victime, ils décident de fuir la "ceinture rouge de Paris". La gare et les trains sont pris d'assaut mais ils arrivent tous les trois à monter dans un train avec leurs paquets. Le 12, arrivée à Saint-Martin-de-Fraigneau, via Paris, Nantes, Velluire et Fontenay-le-Comte. Le soir même, "il y eut alerte et les avions allemands survolaient le bled vendéen, allant, sut-on ensuite, bombarder La Pallice". Le 15, ils se rendent à Fontenay-le-Comte pour acheter des habits de paysans vendéens (tricot, chemises sans col, pantalon de coton, sabots, chapeau de paille à larges bords) pour vivre à l'unisson de ceux qui les accueillent fraternellement. Le soir, nouvelle alerte à Saint-Martin-de-Fraigneau. Valentin a déjà récupéré 19 caisses expédiées de Houilles et s'aménage un bureau-biliothèque pour travailler à l'étage.


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