Notice descriptive

  • Pièces isolées
    • Archives familiales
      • Documents isolés
        • XIXe-XXIe siècles
1 Num 416/69 - 

Transcription (non datée) d'un carnet de notes appartenant à Alexis Ange Marie Mathurin Danard (Rennes, classe 1906, n°2082), sergent au 41e régiment d'infanterie. Le récit est quasi-journalier du 1er août 1914 au 4 juillet 1915. Alexis participe à la bataille des Ardennes puis à la bataille de la Marne avant d'être envoyé dans l'Artois. Il est évacué malade le 30 décembre 1914 pour une entérite, passant près de 6 mois en convalescence. - (1914-1915). 28p. dact.

Son feuillet matricule précise qu'il revient au dépôt de Rennes après sa maladie ; il passe le 29 novembre 1915 au 70e régiment d'infanterie puis au 296e le 31 mai 1916 et devient sous-lieutenant. Porté disparu le 23 octobre 1916 au cours de la bataille de la Somme, entre Le Transloy et Sailly-Saillisel, il se trouve en fait prisonnier des Allemands. Rapatrié le 9 janvier 1919 au centre de Cherbourg, il mis en congé illimité de démobilisation le 3 avril et reprend alors son métier de clerc de notaire en Mayenne. 1914-[1915]

Présentation du contenu :

Le 8 août 1914, Alexis part du dépôt de Rennes et après un long voyage en train, arrive le 13 août dans les Ardennes à Sauville. Prenant la direction de la Belgique, il participe à la bataille des frontières, se disant impressionné par les obus qui tombent et par " l'effrayant spectacle de la guerre moderne " (vue 4). Le 24 août, l'offensive allemande gagne du terrain obligeant les français à se replier. Son bataillon repasse la frontière pour arriver en France, reculant jusqu'aux environs de Reims (Marne).

A partir du 6 septembre, Alexis se retrouve engagé dans la bataille de la Marne. Son bataillon est en soutien de l'artillerie et son régiment entier (41eRI) est distingué en faisant 700 prisonniers allemands. Il décrit un champ de bataille : " dans une tranchée allemande, il y a plus de 500 cadavres " (vue 7). Il est révolté par l'attitude des Allemands (qu'il nomme aussi Prussiens ou Boches) qui commettent des actes de banditisme en pillant et incendiant les villes et villages.

A la mi-septembre, se trouvant malade, il est évacué vers Limoges où il restera quelques jours en convalescence.

Le 13 novembre, il part dans le nord de la France et se retrouve à Bailleulval (Pas-de-Calais) dans les tranchées évoquant une " vie de taupes " (vue 10). Il travaille à l'amélioration de celles-ci et fabrique des fourneaux pour réchauffer les aliments gelés (vue 10). Il alterne les postes d'écoute (peu enviable et dangereux) et l'attente dans les tranchées, dans la boue et la canonnade.

Le 27 décembre, atteint d'une entérite, il est évacué du front et envoyé à l'hôpital à Saint-Amand-Montrond (Cher). En convalescence jusqu'à la mi-avril, il rentre au dépôt de Rennes le 15 mai 1915.

Modalités d'entrée :

Collecte 14-18. Prêt, 2013

Typologie documentaire : journal
Contexte historique : 1914-1918
Personne(s) : Danard, Alexis Ange Marie Mathurin
Matière : guerre 1914-1918 / soldat

Iconographies

Pour aller plus loin

L'inventaire Pièces isolées