Notice descriptive

  • Pièces isolées
    • Archives familiales
      • Documents isolés
        • XIXe-XXIe siècles
          • Correspondance active du soldat Camille BILLAUD (RSY, classe 1912, n° 83), originaire de La Chaize-le-Vicomte, à ses parents (64 lettres). S'y ajoutent 5 autres lettres et un fragment de journal de marche.

(1 Num 1/104). Lettres de Camille BILLAUD à ses parents, 2e semestre 1915.
10 juill., un prisonnier allemand ayant affirmé qu'ils ont " de quoi pour faire la guerre encore un an ", Camille juge que " tout cela c'est de la frime ". Il parle de la guerre de 1870 qu'il considère moins dure que celle de 14.
5 août, revue de plusieurs régiments devant le général de corps d'armée. Le drapeau est décoré de la légion d'honneur et la compagnie citée à l'ordre de l'armée.
17 août, il révèle, tout en sachant que c'est défendu, qu'ils sont alors à " Beauséjour presque dans l'Argonne au camp de Chalant ".
1er sept., dans sa lettre à l'une de ses soeurs, Camille indique qu'ils ont quitté la Somme et sont plus au nord. Il craint l'approche de l'hiver.
16 sept., " le chagrin mange les hommes ".
14 oct., " l'attaque que nous avons commencée le 25 du mois dernier dure tout le temps…" - il s'agit de l'offensive sur Tahure, dans le cadre de la deuxième bataille de Champagne - " bientôt nous n'avons plus d'officiers de reste dans notre corps d'armée, il y a 7 colonels de morts… ce qui fait que le corps d'armée est presque foutu ".
22 oct., ils devaient attaquer la veille mais l'attaque est manquée car " le 65 n'a pas voulu marcher … nous n'avons pas été plus sots qu'eux, nous n'avons pas bougé non plus ".
24 oct., alors en 2e ligne (sa lettre est datée de 11h30), il doit bientôt passer en 1ère pour reprendre l'attaque manquée - attaque de la Courtine (Marne) - " je me vois en grand danger ". Camille écrit cette lettre sur la partie vierge d'une lettre reçue de sa soeur Constantine le 7 oct.
16 déc., après l'attaque de la Courtine, 10% des hommes du 137e RI, dont C. Billaud, se voient accorder une permission "C'est dur lorsque on est chez soi en permission de retourner dans l'enfer ".
17 déc., il est en colère contre les patriotes et veut la paix.
22 déc., en 1ère ligne : " je vous dirai que j'ai grand peur ".
24 déc., Il pense que la guerre va durer car " chez nous ils ont ramassé plus d'argent qu'ils en voulaient ".
27 déc. (dernière lettre), alors en 1ère ligne il note : " la situation est critique ". Ce jour-là, la compagnie est attaquée à deux reprises. Elle repousse les assauts mais subit des pertes sérieuses. Décès de C. Billaud.

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